samedi 25 janvier 2020

Un peu de nature en ville.

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Je vous rassure, je ne suis pas adossée depuis un an à ma fenêtre, à me la couler douce et à regarder ce qui se passe dehors. Non, cela fait juste 3 ans et demi que nous vivons dans notre petit appartement à Oullins et seulement une année que nous prenons le temps de regarder ce qui se passe derrière nos vitres et plus précisément, le long de l'Yzeron, rivière capricieuse qui se jette dans le Rhône et qui passe tout au pied de notre immeuble.

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Cet article est donc l'occasion de vous montrer la grande diversité d'espèces remarquables que l'on peut trouver dans une zone ultra-urbanisée pour peu qu'il y ait quelques arbres et un peu d'eau. C'est aussi un retour d'expérience sur le fait qu'en ville, on peut rencontrer des espèces que l'on pourrait croire inféodées au monde rural ou/et plutôt rares. Il y a aussi les oiseaux communs, ceux que l'on croise trop souvent pour y prêter attention et qui pourtant, sont tout aussi fascinants que d'autres espèces rares et recherchées.

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Sur la barre qui domine le quartier et qui nous fait face, le faucon crécerelle (Falco tinnunculus) aime venir prendre ses aises. Nous avons identifié trois couples sur la commune mais il est fort à parier qu'il y en ait d'autres. L'un d'entre eux à même élu domicile dans le clocher de l'église, juste au-dessus de notre composteur collectif. Il n'est pas rare de le voir nous survoler quand nous partons en courses, avec parfois un rongeur dans les serres.

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Au début de l'été, nous avons pu voir les premiers vols des jeunes bergeronettes des ruisseaux (Motacilla cinerea). Maladroites, elles ont pu observer leurs parents en chasse, n'oubliant jamais de réclamer quelques larves et insectes à ces derniers. Inféodés aux milieux humides, on reconnaît ces petits insectivores à leur croupion jaune, leurs ailes grises et les soubresauts qui donnent l'impression que ces oiseaux ne s'arrêtent jamais.

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Revenant à notre barre HLM. Elle n'est pas seulement un poste d'affût pour le faucon crécerelle, c'est aussi un formidable site de nidification pour les martinets noirs (Apus apus). Chaque aération correspond à une ou deux cavités dans lesquelles un couple de martinet c'est installé.

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Autant vous dire que c'est la fête au balcon. Cependant, elle reste de courte durée, les martinets étant d'incroyables migrateurs n'étant présent chez nous que de mars à juillet. C'est uniquement à la période de reproduction que les oiseaux se posent pour pondre, couver et nourrir leurs petits. Le reste de l'année ils planent dans le ciel, se nourrissent et dorment même en volant. Les jeunes mettrons 3 ans avant de poser à nouveaux leurs pattes sur une surface solide. Dans la nature, les martinets noirs nichent dans les cavités des vieux arbres, mais hormis en Corse, ce comportement ne s'observe pratiquement plus.

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Pendant 5 jours une tortue de Floride (Trachemys scripta elegans) est venue se plonger dans les eaux de l'Yzeron. On la reconnaît à ses tempes rouges et son ventre jaune. Cette espèce arrivée tout droit des États Unis à un appétit féroce. Elle se nourrie d'alvins, d'insectes ou encore d'animaux morts, entrant en compétition avec les tortues indigènes. Il en est de même pour les sites de pontes qui, déjà rares deviennent l'objet de convoitises.

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Le chevalier guignette (Actitis hypoleucos) est un petit limicole au dos gris-brun et aux pattes jaunes. Il s'identifie facilement à l'aide de son plastron blanc qui remonte légèrement au-dessus de son aile. Il parcoure les dalles bétonnées à la recherche des petits invertébrés pour satisfaire sa faim, dans une eau pauvre en oxygène.

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Classique des parcs et des plans d'eaux minéralisés, le canard colvert (Anas platyrhynchos) ne se présente plus. Les mâles figurent parmi les seuls canards à avoir des plumes noires à l'arrière du derrière rebiquant en bouclettes. Celles-ci indiquent que leurs propriétaires sont entrés dans la période de reproduction. Sur cette photographie, on peut observer un jeune n'ayant pas atteint la maturité sexuelle, ces plumes caudales étant bien droites, contrairement à ces deux compères qui se trouve en arrière plan.

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Un autre canard se présente à nos fenêtres. Il s'agit d'un canard de Barbarie rouge (Cairina moschata var. domestica) issu des canards musqués (Cairina moschata) américains. Il est reconnaissable à la peau rouge de sa tête couvrant la base de son bec, et à son plumage noir et blanc. Il se nourrit d'une grande variété de végétaux, aussi bien d'herbes, d'algues que de grains. Dans les élevages, il est courant de les nourrir de farine pour les engraisser plus rapidement. Si les femelles sont suffisamment légères pour voler, les mâles bien plus lourds se contente de marcher et de voleter.

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Un jeune martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) est venu s'intaller à l'exutoire de l'Yzeron. Il profite des eaux peu profondes pour attraper les petits poissons qui viennent trouver refuge, protégés du Rhône, des poissons chats et des courants puissants. Avec un peu de chance, nous aurons l'occasion d'entre tout l'hiver son chant métallique, pour peu que la rivière ne gèle pas comme ce fût le cas en 2016 et en 2017.

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Deux nouveaux venus ont partagé notre vie dans notre appartement. Tombés au sol, nous n'avons pas eu le courage d'abandonner ces deux bébés pigeons bisets féral (Columba livia var. domestica). Ils représentent près de 90 % des pigeons présents en ville. Ils trouvent là un substitut aux grandes falaises qui composent leurs milieux naturels qu'aime la souche sauvage (Columba livia), présente sur le portour méditerranéen sauf en France.

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C'est après avoir parcourue divers départements de France métropolitaine que j'ai pu prendre conscience que l'aigrette garzette (Egretta garzetta) n'était pas si commune que cela. Elle n'est référencée qu'à proximité des grands fleuves et rivières et surtout, du littoral. Autant dire ma surprise, car pendant la majorité de ma vie passée en Isère ce sont surtout les aigrettes garzettes que j'ai pu observer, rencontrant mes premières grandes aigrettes il y a seulement 5 ans, à l'époque où je ne m'intérréssais absolument pas à l'ornithologie et me concentrais bien plus sur mon job d'ouvrière mécanicienne en usine. Depuis elles font parties de mon paysage.

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Autres grandes stars des rivières et lacs, les cygnes tuberculés (Cygnus olor). On les trouve surtout dans les deux tiers nord du pays même s'ils sont aussi présent dans le sud. Autochtones dans certaines régions d'Europe, introduits dans d'autres, dans la plupart leur statut reste incertain. Seule certitude, ils ont manqué de disparaître au moyen-âge sur la pression de la chasse, trouvant refuge dans les pièces d'eau des châteaux et des abbayes.

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Bien d'autres animaux s'observent depuis notre fenêtre. Pics verts, mésanges, rats, corneilles et goélands rythment nos journées. On peut aussi compter sur les mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), aux cris stridents qui sont particulièrement présentes cet hiver. En cette période leur tête est blanche à l'exception d'une tâche noire à l'arrière de l'oeil. Au printemps et l'été elle devient intégralement noire. Ici il s'agit d'un juvénile dans sa première année, reconnaissable au brun de son plumage, couleur absente chez les adultes.

Voilà un rapide tour d'horizon. J'aurai aimé vous parler plus longuement des corneilles qui livrent une guerre acharnée aux rats, au rougegorge familier qui chante dans le froid de l'hiver, au merle qui pousse la voix dès 4 heures du matin ou encore, des nuées d'étourneux qui ont pris siège dans l'un des derniers grands platanes de la ville. Pas de soucis, cela se ferra dans l'article restropesctive de l'année 2020. Il faudra donc patienter.

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samedi 9 décembre 2017

Le jardin de Gaston -

DSC00138La jardin de Gaston se compose d'un arboretum, d'un étang alimenté de jets d'eau, de volières et de pelouses rases sur les quelles on peut récolter une multitude de plumes. Il se situe sur la commune de Saint Martin de Crau dans les bouches du Rhône, commune connue pour sa flore de pelouses sèches nomée "coussoul". C'est un village ancien dont les premières traces remontent à la période néolitique.

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L'arboretum n'est pas très grand mais à le mérite de présenter une forte diversité d'espèces à travers un sentier qui tantôt est encadré par de grandes haies formées d'espèces locales, tantôt dans les vertes pelouses. Cet espace vert est un havre de paix pour de nombreux oiseaux qui attisent la convoitise des chats du quartier, attirés par la promesse d'un repas qui les sortiraient un peu de l'ordinaire. Néanmoins ils ne sont pas les seuls prédateurs. Dans les branches des arbres, un épervier d'Europe (Accipiter nisus) guette patiemment.

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Les volières présentent des espèces de basse-cour dites de collection. On y rencontre donc des paons blancs (Pavo albus), des faisans vénérés (Syrmaticus reevesii), des brahma (une très grosse espèce de poule (Galus galus)) ou encore des pigeons paons blancs (Columbina sp.), une très vieille race issue d'Inde et de Chine à l'origine. Ces derniers ont la chance de pouvoir voler librement et de prendre un repos bien mérité dans leur dortoir. De nombreux cygnes ont aussi le loisir de pouvoir se promener dans le parc en toute liberté.

DSC00129Le ragondin (Myocastor coypus) n'a pas toujours très bonne presse. Issu des fermes à fourrures, se gros rongeur nord-américain il s'est échappé pour s'installer peu à peu sur le territoire français. Gourmand, il cause des dégâts dans les cultures en bord de rivière, creuse les berges qui s'érodent, forme par endroit des bassins et est un des vecteurs de la leptospirose. Autant dire qu'il cumule les facteurs entraînant son mésamour. Dans certaines régions tel le marais Poitevin, il reste cependant très apprécié, en particulier en ragoûts.

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C'ets un animal inféodé aux milieux aquatiques, bon nageur, qui cohabite souvent avec d'autres espèces. Beaucoup piégé, il est parfois confondu avec une espèce protégée au comportement proche, le castor d'Europe (Castor fiber) qui dans certains secteurs possède mauvaise réputation. Pour les distinguer on retiendra que la castor à une queue plate et nage en laissant voir que  le bout de son nez alors que le ragondin a une queue fine et nage en laissant apparaître une grande partie de son corps.

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 Des oies et de blancs canards suivent le promeneur tout au long de sa marche. L'eau est fraîche mais limpide, permettant ainsi d'observer le ballet nautique des pattes et des plumes sous l'eau où, de temps à autre, viennent miroiter le reflet de centaines de petites écailles. Bien que peu visible, les poissons sont nombreux dans les bassins. L'occasion de programmer une prochaine sortie dans ce petit coin de paradis.

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jeudi 6 décembre 2012

De plumes et de poils.

Seriez-vous reconnaître qui se cache derrière chaque photo?

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 De gauche à droite et de haut en bas:

A: oie blanche, B: oie blanche, C: oie blanche, D: chat, E: chat, F: chat

G: chat, H: cheval, I: chat, J: chat, K: chat, L: cheval

M: vache, N: âne, O: chat, P: poule, Q: cygne blanc, R: oie cendrée

S: dindon, T: lapin, U: tortue de Floride, V: tortue de Floride, W: âne, X: lapin

 

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