mardi 18 février 2014

Quand viendra le printemps! (Mythologie)

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(Article illustré par les oeuvres de l'artiste Mucha)

Mais quand viendra le Printemps? Le 21 mars officiellement mais dans les faits? Je me languis de voir arriver la belle saison, ses fleurs et ses morilles.
Loin d'être ma saison préférée, le printemps reste pour moi l'éveil de la Nature même si cette année, l'Hiver ne s'est pas bien fait ressentir et que la faune et la flore ont été relativement activent. 

Pendant la saison des fleurs, nos aïeuls avaient bon nombre de traditions. Je pourrais revenir sur la date de la célébration de son arrivée ou évoquer quelqu'uns des mythes associés à sa venue mais cela est déjà fait.
Au lieu de ça, ce soir je vous parlerai de la mythologie du Printemps.

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Parmi les divinités célébrées, on retrouve la Maia romaine, déesse dite primitive du renouveau et de la fertilité, la Bona Dea: "la Bonne Déesse". Son nom est lié au mois de Mai et à la pousse des végétaux (en latin: maius). Elle est l'épouse du dieu Vulcain, dieu du feu, des métaux, des volcans, de la forge et des forgerons. Pour les calendes de mai, pendant les flamines, on offrait à la déesse en sacrifice uen truie pleine.

Par la suite son nom est attribuée à d'autres divinités: 
- à la Maia amante de Jupiter et mère d'Hermes.
- à une des facette de Gaïa, déesse de la Terre.
- à la Maia pléiade, mère de Jupiter et de Mercure.
Ainsi elle personnifie l'accroissement du vivant et le bonifie, en particulier chez les végétaux.

 

Autre personnage, la Baba Dochia (vieille Doquia - grande-mère Dochia) appelée aussi Baba Marta (et non Barba Mama!).
Comme son nom l'indique, elle apparaît sous les traits d'une très vieille femme qui dans l'imaginaire roumain et bulgare incarne l'impatience manifestée dans l'attente de l'arrivée du printemps (je suis donc "vieille"). Ce terme désigne aussi la guérisseuse, l'herboriste, la sorcière ou encore l'incantatrice. Les "ZileleBabei", jours de la vielle femme qui désignent la première quinzaine de Mars au temps changeant, lui sont dédiés.

Elle serait:
- la réminiscence des divinités antiques de l'agriculture, de la pousse et de la fertilité (en somme un archétype de Maia).
- un héritage de la culture Byzantine avec Eudoxie, prostituée repentie puis martyre fêtée le 1er Mars.
- la représentation figurative de la Dacie. 

Grand mère Dochia n'est pas des plus douces, pour l'appaiser, il faut lui faire de nombreuses offrandes soit attachées à des arbres fruitiers, soit cachées sous des pierres. L'animal qui y prendra abris annoncera de par sa nature le déroulement de l'année à venir. Dans tous les cas, la Dochia fait de son mieux pour que le Printemps arrive et que l'Hiver dure peu de temps.

Selon les légendes, parfois teintées de christianisme, cette déesse serait une belle-mère acariâtre qui aurait fini gelée, croyant le Printemps revenu. Dans d'autres versions elle fini pétrifiée.
Chez les anciens peuples, on lui rendait hommage en particulier le 1er, les 2 et le 3 mars.

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Quant à Déméter, déesse romaine de la Nature, des moissons et de la terre, elle laisserait place au printemps quand sa fille, destinée aux Enfers, en sortirait pour passer 6 mois de l'année avec elle avant de retourner dans les entrailles de la Terre.

Flore serait elle la déesse des fleurs, de la fécondité et du Printemps, associée par Ovide à la nymphe Chloris. D'une grande beauté, elle estlafemem de Zéphyr, le vent, et à le pouvoir de maîtriser les floraisons. En cadeau de mariage elle reçoit un immense champs de fleurs. Elle permet même à Junon de concevoir Mars sans qu'elle n'ait à s'unir à Jupiter. Pour l'honnorer, pendant les floralides, les romains s'ornaient de couronnes et de guirlandes de fleurs, sacrifiaient du gibier tel le lièvre mais aussi des chèvres. Le vin, l'amour et la danse rythmaient ces jours de fête.

Eostre, parfois nommée Ostara, est une déesse anglo-saxonne et germanique dont il reste peu de traces hormis quelques écrits. Le moi de Mai lui serai consacré (mois de la Lune également). Son équivalent hindou serait Usha, déesse de l'aube, de l'aurore et de l'éveil spirituel. C'est latoute première femme à porter  le Tilak,marque rouge traditionnelle que porte les hindous et qui symbolise le soleil levant.

Ces trois divinités ont pour mythe fondateur la divinité indo-européenne Hasos, la mère adoptive du Soleil issue de ladéesse Nuit, qui meurt de manière perpétuelle en couche (pour le glamour on repassera).

Mat'syra Zemlia est une divinité appartenant aupanthéonslave. Son nom signifie littéralement Mère-Terre-Humide. C'est l'une des divinités les plus importantes. Personnifiée, elle était représentée sous les traits d'une belle femme dont la végétation lui fait office de chevelure. Les roches sont ses os, les racines ses veines, et l'eau son sang. Comme les animaux qui hibernent, elle s'endort pendant l'Hiver pour se réveiller au Printemps.

Lelia figure aussi parmi les déesses du Printemps (à mon grand dam on n'y trouve pas de figure masculine). Elle est aussi la divinité des premières fleurs, des premiers émois, la protectrice des amoureux, de la beauté et du bonheur (rien que ça!). Pour les slaves qui la vénérait, elle prenait soin des jeunes pousses. Les filles entrant dans l'âge adulte l'honoraient pendant la Lelinik le 21 avril. La plus belle d'entre toutes était choisie pour jouer le rôle de Lelia et se parait d'une couronne de fleurs puis s'installait au sommet d'une colline où les habitants lui apportait des fleurs, des pains, de la crème, du lait, des oeufs et du beurre puis dansaient en formant des rondes.  

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Chez les Lettons, c'est Saules Meita, littéralement Fille du Soleil en lithuanien, qui estladéesse qui fait revenir le printemps.

Pour les Arméniens, on retrouve la déesse Astlik, Petite Étoile (nommée aussi Astighik ou Asdghig) qui figurait la divinité de l'amour, de la fertilité, du printemps et des sources.

En Irlande, Brig était aussi la déesse du printemps. Elle était honorée lors de la fête d’Imbolc (Oimelc / Emwalc'h), le 1er février. Cette date, dans le calendrier irlandais, correspondait au début du printemps (chez les Celtes, en effet, l'équinoxe était placé au milieu de la saison et non pas à son début). On dit que la déesse sortait alors de sa prison d'hiver : la montagne Ben-Nevis. Lors de cette fête, les paysans portaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles. Lorsque l'Irlande deviendra chrétienne, cette déesse sera remplacée par Sainte Brigitte de Kildare sensée avoir vécu de 451- 523 ap.JC.

Vient ensuite le temps des fêtes. Parmi celles-ci on compte Ostara, une célébration moderne néo-paganique mais aussi le Schieweschlawé (à vos souhaits), dit le lancé de disque, une fête païenne que l'on retrouve dans le nord de l'Alsace, le sud de l'Allemagne et en Suisse alémanique et qui a lieu à l'équinoxe de printemps. Rajoutons à cela le Norouz, nouvel an Iranien qui débute à l'arrivée du Printemps; l'Hag HaAviv, la fête de cette saison chez les Karaïtes; le Carnaval et le Setsubun, fête nationale japonaise du printemps qui se célèbre selon le calendrier lunaire. 

 

Bref, voici un petit aperçu qui ne reflète qu'un petit aperçu des mythologies liées au Printemps et on l'aura comprit, de part sa symbolique de la (re)naissance et de la fertilité, il est associé aux femmes.... vraiment? 

Pas tout àf ait. Parmi les représentants masculins de cette saison on trouve le Mars romain, dieu de la guerre et père des fondateurs de Rome, Romus et Romulus mais aussi de la fertilité des cultures et de la végétation. Cen'estdonc pas pour rien qu'un des mois de notre calendrier porte son nom. Le dieu Arès lui est associé.

 

Enfin pour clôre ce billet, je m'attarderais sur une fête qui me plaît tout particulièrement, la Nuit de Walpurgis à propos de la quelle on peut lire ceci:

"La nuit de Walpurgis,  est une fête de printemps qui a lieu dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Célébrée dans toute l'Europe depuis des temps reculés, malgré les interdits et les excommunications des Églises chrétiennes, elle a été identifiée au sabbat. Elle est surtout le symbole de la fin de l'hiver, parfois associée à la plantation de l'arbre de mai ou à l'embrasement de grands feux.

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Dans l'ancienne Germanie, on croyait qu'à cette date les divinités du printemps (dieux et déesses de la fécondité) se répandaient dans la nature pour mettre fin à l'hiver. 

Aujourd'hui, la fête a surtout survécu en Suède. Dans la journée du 30 avril, jour de la Valborgsamässoafton (vous me le répéterez 3 fois, les étudiants de l'université d' Uppsalase réunissent devant la rivière Fyris et procèdent à la destruction (simulée) de leurs vieilles casquettes de l'hiver. 

Sur le Hartz, un massif ancien d'Allemagne centrale, on célèbre la Walpurgisnachtstraum (littéralement « le songe d'une nuit de Walpurgis »). Sainte  Walburge ou Gauburge (en France) était une religieuse anglaise appelée en Allemagne . Selon la légende, pendant la nuit qui précédait sa fête, le 1er mai (nuit de Walpurgis), sorcières et sorciers se réunissaient sur un mont proche (le Blocksberg ou Bocksberg) pour un sabbat.
En Belgique, plus précisément dans le Condroz, durant les mois de mars et d'avril, sont organisés des Grands Feux. Ces festivités sont organisées dans différentes localités.

En Finlande, le Vappu est avec le Nouvel An et la fête de la Saint-Jean une des plus grosses fêtes. La célébration de Vappu est l'occasion d'une large consommation de vin pétillant et de différents alcools.Les traditions étudiantes sont une des principales caractéristiques de Vappu. Dès la fin du XIX, cette fête traditionnelle des classes aisées est devenue celle des étudiants allant à l'université et ayant déjà reçu leurs casquettes (à la fin du lycée généralement). Les traditions incluent notamment la consommation d'une boisson fermentée (le sima), dont le contenu en alcool peut varier. À Helsinki, la tradition veut que les étudiants nettoient la statue Havis Amanda sur la place du marché (sur le port face à l'hôtel de ville) et la coiffent de la casquette blanche des étudiants. Les festivités incluent aussi un pique-nique le premier mai dans les parcs des villes .

En France, elle est connue sous le nom de « nuit des Sorcières », en particulier en Moselle Est, ainsi qu'en Basse Alsace (Hexennacht). Les enfants sortent dans les rues et font des farces, comme envelopper les arbres de papier toilette.

En République tchèque (Bohème, Moravie), les enfants se déguisent en sorcières. À la tombée de la nuit, des feux sont allumés dans les campagnes. Les gens dansent autour pour célébrer le retour des beaux jours.

En Roumanie, et dans certains pays de l'Est, tous les esprits maléfiques, fantômes et vampires sont libérés et sont censés se livrer à des bacchanales infernales, dangereuses pour tout mortel qui les découvrirait.

En Suède, les branchages de l'hiver passé sont rassemblés en de grands bûchers qu'on allume sur les collines. Les gens chantent des chants traditionnels sur le printemps. Le repas qui suit comprend notamment du saumon mariné  à l'anth avec du schnaps.  Dans les villes étudiantes, coiffés de casquettes blanches, les étudiants font des discours sur l'arrivée du printemps et les chorales (masculines) chantent les hymnes de printemps classiques devant l'université et le feu. Les parcs de chaque ville sont remplis par des gens qui viennent regarder le feu, écouter les chansons et faire la fête."

Bref,voilà de quoipatienter jusqu'à l'arrivée du printemps.

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samedi 21 décembre 2013

Dieux et divinités de nos montagnes.

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(Source: http://lemontventoux.skynetblogs.be/tag/symbolique+du+printemps)

Le n°48 de la revue "Histoire et Archéologie" dédiés aux religions alpines commence ainsi: "Lorsque les peuples abordèrent le massif alpin vers le septième millénaire, ils étaient porteurs d’une riche tradition iconographique. Bien qu’éloignés des sanctuaires franco-cantabriques, ils n’en restaient pas moins les héritiers d’une tradition prenant ses sources dans l’absolu mental humain. Les œuvres d’art pariétal de cette époque, ainsi que les gravures rupestres attestent la bonne facture et le haut niveau de leur religiosité."

Ainsi notre région à un passé riche. De nombreuses peuplades comme les allobroges y ont élues domicile et avec elles, leurs rites et leurs croyances. On retrouve tout un panthéon de dieux et de déesses souvent méconnus et dont parfois, la fonction c'est perdue. Voici donc quelques unes de ces divinités venues d'un autre âge (et en particulier dans la région Rhône Alpes).

A

- Adsmerius, dieux local picton, assimilé à Mercure. Vienne.

- Alambria, montagne divinisée, Mont Arambre. Isère et Hautes Alpes.

- Alaunius, dieu local rhodonien. Basses Alpes.

- Allobrox, dieu éponyme des allobroges. Hautes Alpes.

- Ambisagnus, dieu de la Gaule cisalpine. Massifs alpins.

- Andarta, déesse ourse nommée parfoit Artaius ou Artio. Drôme.

- Antaios, surnom de Mercure. Isère.

- Artio, déesse ours de Berne. Drôme.

B

- Baginus, génie local du mont Vonige, prés de Bésigan. Drôme.

- Bésignan. Drôme.

- Bagina, forme féminine de Baginatis. Isère.

- Baginatis, surnom de Jupiter. Isère.

- Bergimur, dieu localde la population cisalpine. Massifs alpins.

- Bormamus, sources thermales divinisées. Ain, Boûches du Rhône, Drôme.

- Bormana, associée à Bormanus ou à Apollon (qui rappelons le est le dieux de la médecine). Ain, Boûches du Rhône, Drôme.

- Bormo, dieu analogue à Bormanus. Savoie.

- Borvo, dieu associé à Bormanus ou à Appolon. Savoie, Nièvre.

C

- Carrus, montagne divinisée, Pic du Gar, puis assimilé à Mars. Basses Alpes.

- Cicirus,dieu local alpin assimilé à Mars. Basses Alpes.

- Comedoave, déesse Mère ou des mères. Savoie.

D

- Dervones ou Dervonnae, sortes de nymphes des arbres. Régions cisalpines.

- Divond, que l'on traduit par "divine", sources multiples personnifiées. Ain, Lot, Gironde.

- Dominae, déesse Mère ou des mère latinisée (dominae veut dire "maîtresse de maison"). Savoie.

- Dunalis, dieu défenseur associé à Mars et à Mercure. Ain, Isère, Nièvre.

- Dunisia, déesse locale. Loire.

E-F-G-L

- Eburricae. Rhône.

- Fagus, dieu du être. Massifs Alpins.

- Fonia, dieu local. Gaule cisalpine.

- Griselicae, eaux thermales divinisées en nymphes. Gréoult, BassesAlpes.

- Leucitica, déesse Cisalpine. Massifs Alpins.

M-N-O-P

- Mogniacus, dieu localassocié à Mercure. Ain, Isère.

- Matres, divinités anonymes ou nommées avec des épithètes locaux. Massifs alpins.

- Nemetiales, divinité protectrice d'un bois sacrée. Isère.

- Nervinae, dieu allobroge mais aussi des peuplades du Nord. Massifs alpins.

- Oberlerses. Ardèche.

- Osdiatae, déesse locale. Basses Alpes.

- Pluto. Isère.

R-S

- Revinus, dieu local cisalpin. Massifs Alpins.

- Robeo, dieu local cisalpin. Massifs Alpins.

- Rudianus, dieu éponyme du Pagus Royanensis assimilé à Mars. Drôme.

- Segama, "le victorieux", dieu assimilé à Mars. Alpes Maritimes, Rhône, Ain, Jura, Côte-d'or.

- Smertulas, surnom d'Essus. Gaule.

- Soio, source divinisée. Ardèche.

U-V

(Rappelonsque pendant longtemps ces deux lettres n'en formait qu'une.)

- Vallaunus, dieu local assimilé à Mercure. Isère.

- Verotnatis, dieu assimilé à Apollon. Haute Savoie.

Vintius, assimilé à Polux. A proximité de Notre Dame de Valence, Haute Savoie.

 

 

Informations complémentaires

C'est pendant le VIe millénaire av J.C. que dans nos belles Alpes des agriculteurs se seraient sédentarisés pour de bon, amenant avec eux leurs croyances (mais il existe des traces bien plus anciennes qui atteste de la présence de l'Homme via le nomadisme). On parle alors de préalpins. 

Quelques siècles plus tard arrive les romains. Les peuples annexés rattachent alors leurs dieux locaux aux divinités de l'empire selon la fonctions de celles-ci. De là, leurs traces à travers l'Histoire ce sont peu à peu effacées mais perdure encore quelques signes. Ainsi on peut parler des pétroglyphes du Val d'Aoste, de Val Camonica, de la Vallée des Merveilles, du Vallais réalisés par des bergers mais aussi ce qui semble être des chamans, du célèbre abri La Barmaz de Valtournenche au pied du Mont Cervin où se trouvent des gravures du IIIe millénaire av J.C. ou du trésor d'Erstfeld en 1962 près de la route de Gothard.

 

Sources:

http://www.infobretagne.com/liste-dieux-gaule.htm

http://www.dossiers-archeologie.com/numero-48/dieux-religions-alpes/peuplement-prehistorique-alpes.18784.php#article_18784 (ouvrage de 1981 disponible en partie en PDF ici: http://www.antropologiaalpina.it/Download/Pubblicazioni/014-Signes%20christianisation%20Pi%C3%A9mont%201980.pdf)

 

Pour aller plus loin:

http://jc.clariond.free.fr

"Les dieux des Alpes de ligurie, le poteau de l'enfer à Baudinard". Brochure de 1946 tirée à 100 exemplaires.

"Les dieux des Alpes et dal aliturgie. La mort la vie (XXe, Ier siecles avant Jésus-Christ". Ouvrage de Georges De Manteyer édité en 1945.

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(Source: http://www.la-question.net/de_la_nature/)

dimanche 22 septembre 2013

Aujourd'hui c'est l'automne, c'est Mabon!

 

MABON

L'an dernier à l'occasion de l'equinoxe automnal, j'ai fait un petit article sur Mabon, cette jolie fête de la nouvelle pratique religieuse. Celle-ci m'intérrésse tout particulièrement dans le sens où j'adore l'automne. Or l'entrée dans la belle saison correspond à cette célébration, alors voici une petite présentation de cette dernière.

(Cet article paraitra bientôt dans le numéro 3 de "La Renarde des Alpes).

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(photo issue de: http://tyrionmaccrann.wordpress.com/jahreskreisfeste/albanelfedmabon/)

 

Les traditions de l'équinoxe d'automne

 

 Le temps des moissons s'achève, voici celui des fruits, des graines, des baies, de l'abondance et des premières gelées. Voilà le moment où le brume se lève, enveloppe de sa bienveillance les huttes et les chaumières endormies. Enfin la nature se part de ses couleurs d'automne, l'herbe reverdie pour la toute dernière fois et la terre se fait humide. C'est là, dans le brouillard, que les âmes oubliées et les premiers hommes se mettent à errer agars. C'est là que l'âtre faire tinter ses premiers crépitement et que le vent chaud venu du sud rassure les cœurs. 

Le terme équinoxe vient du latin « aequinoctium », dérivé de « aequus » qui signifie égal et de « nox » (noctis), la nuit. C'est la période de l'année où le jour et la nuit sont de durée égale sur l'ensemble de la planète car le soleil passe par l'équateur. Il en existe deux: celui de printemps et celui d'automne. Leurs dates peuvent être variables (en générale entre le 20 et le 24 mars pour celui de printemps, septembre pour celui d'automne) car le cycle de la Terre a une durée de rotation légèrement différente de celle que nous connaissons à travers notre calendrier.

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(photo issue de: http://tyrionmaccrann.wordpress.com/jahreskreisfeste/albanelfedmabon/)

 

Une fête à travers les cultures européennes:

C'est un mythe nouveau, apporté par la vague néo-paganique des années 70-80 en partie par Aidan Kelly. Dans les cultures européennes, on trouve peu de traces de cultes célébrés à l'équinoxe. La plupart sont des fêtes agraires aux dates variables en fonction du climat et des récoltes amassées et non du calendrier lunaire. Néanmoins quelques mythes y sont rattachés comme celui selon le quel les œufs ne tiendraient debout que ce jour là. Cependant, le terme Tiocoberxtio revient dans certaines cultures celtes et galloises indiquerait la possibilité de l'existence passée d'une célébration semblable. Ce serait la dénomination d'une fête célébrée à la mi-septembre une année sur deux, une nuit de pleine lune. On ne peut s'empêcher de faire le lien avec les célébrations anglo-saxonnes qui ont lieu chaque année à la première pleine lune qui suit l'équinoxe. De plus, les fouilles archéologiques auraient mit à jour des cites pré-chrétiens où les constructions ou dispositions d'éléments (tel que des pierres) interagiraient par l'alignement avec les derniers rayons de soleil de ce jour si particulier.

Dans les cultures asiatiques, l'équinoxe d'automne symbolise le yin et le yang, c'est le temps où comme le jour et la nuit, le masculin et le féminin s'équilibrent. C'est le symbole de androgénie mais aussi l'entrée dans le signe de la balance.

En cette période on fête Mabon qui symboliserait la naissance du Dieu du même nom est le temps de l'introspection sur soi-même, du renouveau et du changement. Mais aussi Alban Elfred qui est un temps de mystère, permet d'accéder facilement aux autres mondes. Ce sont des sabbats préparatoires de Samhain. C'est aussi, pour les pratiquant wiccans, le troisième mois de la grosses de la Déesse, celui où on ramasse les fruits de son labeur (symbolique du 9e mois de l'année associé au cycle de la procréation).

Ces deux fêtes ont de nombreux points communs. Elles marquet la deuxième récolte qui se succède à Lughnasadh. Pour les pratiquants modernes, c'est la fin du cycle de la nature, c'est le temps de finir les actions commencées, de méditer et d'entamer son introspection. C'est la journée pour les consécrations et les rituels de dédication. Le festival se veut sobre pour les praticiens des rites gallo-romains, on accompagne la déesse jusqu'à son lieu de repos. Pour les adaptes du dieu gallois, les réjouissances seront gaies et placées sous le signe de l'abondance. C'est le moment de stocker les récoltes et de sacrifier le bétail qui servira de réserves pour l'hiver. On offre du cidre et des herbes magiques aux divinités symbolisant la vieillesse et la sagesse. On fait du vin, on rassemble et on fait sécher les herbes et les graines, on offre des libations aux arbres et on décore les tombes avec des feuilles, des glands et des fruits.

L'autel peut être décoré avec des cônes, des banches de pin, des feuilles mortes, des feuillages colorés, des cornes d'abondance, des légumes et des fruits de saison comme des pommes, des carottes, du raisin ou des courges, des graines, des noix et des baies, du vin, des gerbes de blé, du maïs, du lierre, des tresses d'ails et des écorces.

On peut associer de nombreux symboles à ces célébrations. Pour les encens on favorisera le lotus, le cyprès, l'œillet, la sauge, la myrrhe, le benjoin et le santal. Les plantes de cette saison sont le pommier, le chrysanthème, le gland, la fougère, le chèvrefeuille, le soucis, la passiflore, la rose, la sauge, la vigne, le lierre, le cèdre, le noisetier, le tabac, le chêne et l'œillet. Les tons sont chauds et les couleurs sont le jaune, l'orange, le rouge, le brun-roux, le bordeaux, l'or et le marron. Les pierres associées son l'agate jaune, la cornaline, le saphir, lapis-lazuli, la topaze jaune, le saphir, les galets des cours d'eau et la citrine. La planète qui s'associe est Mercure, en particulier pour le culte romain.

La nourriture rituel se composera de pain, de fruits secs, de noix, de pommes (qui prendront un statu sacré), de fèves, de courges, de haricots, de racines et de légumes de terre comme les pommes de terre, de carottes et d'oignons mais aussi les venaisons et la viande car c'est le temps de la chasse. L'élément Terre est déterminant en cette période.

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(Photo issue de: http://www.ilsentierodialchimilla.com/demo/index.php?option=com_content&view=article&id=861:mabon-il-figlio-della-grande-dea&catid=106:le-feste-della-ruota-dellanno&Itemid=58)

 

Quelques divinités à invoquer:

On peut faire appel aux divinités du vin (Dionysos, Bacchus), de la sagesse (Ea, Odin), de la mort (Hadès), de la nature (Gaïa, Adonis, Pan), de la chasse (Mabon, Diane), du temps (Chronos), des récoltes (Perséphone, Déméter, Ceres) et de l'abondance.

Dans la pratique, Mabon n'est pas forcément un temps à célébrer avec entrain, c'est avant tout le moment de se rapprocher de la nature et si besoin, de célébrer avec des gestes simples le cycle des saisons.

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 (photo issue de: http://philomela997.wordpress.com/tag/mabon/)

 

- chez les gallois:

Mabon est le nom gallois du dieu de l'agriculture, de la virilité, de la jeunesse, de la mort, de l'amour, de la fertilité masculine et représente le soleil captif de la Terre. Il a pour frère jumeau Gwynn mab Nudd. Ce nom qui signifie fils était aussi employé dans le langage quotidien et est aujourd'hui un nom de famille commun en Bretagne. Il fait écho à l'ancien dieu celte Maponus qui représente la musique et la poésie et d'où son nom est tiré. Il serait l'alter égaux de la Perséphone romaine mais la romanisation lui prête tout d'abords des affiliations avec les dieux du vin Dionysos (Bacchus) puis à Apollon pour ses traits de guérisseur et de lumière qui veille dans les ténèbres.

Il possède plusieurs noms: Maponos en celtique, Mabon ap Modron (« le grand fils de la Grande Mère », la déesse Modron, terme d'origine saxonne « Modr », qui personnifie la Terre et la mère pluriel) en gallois, Diancecht chez les peuples irlandais nommé également Angus Og, Mac Oc ou fils de Dagda.

Cette origine saxonne de la mère, fille d'Afallach et de Mellt, la présence au Pays de Galle de ce dieu dans des temps pré-chrétiens et la méconnaissance de celui-ci, laisse penser qu'il s'agît d'un dieu vieux, si vieux qu'il est issu de la terre elle même. Historiquement il serait peut être le fruit de la rencontres entre les cultures galloises et saxonnes pendant les grandes invasions de ces derniers.

Il y a plusieurs prononciations possibles en fonction des lieux de cultes: may bun, may bone, mah boon ou encore mah bawn.

Dans la légende, Mabon selon les versions à l'âge de 3 jours ou de 3 ans est enlevé à sa mère et est fait emprisonné dans l'Annwn. Modron, désespérée se met à le pleurer. Mais voilà que le dieu, devenu jeune adulte, est sauvé par Arthuret Culhwch car il est le seul à pouvoir commander Drudwyn mais aussi par le savoir qu'il tire de la sagesse des animaux primordiaux: le cerf, l'aigle, le hibou, le merle et le saumon, Llyn Llin, le seul à connaître son lieu de captivité.

Mabon doit par la suite,aider Culhwch car celui-ci, refusant d'épouser sa belle-soeur, se voit maudit par sa belle-mère. Il peut désormais se marier, mais uniquement avec la belle Olwen, fille du terrible et cruel géant Ysbaddaden qui, s'il se retrouve séparé de celle-ci décéderait dans l'instant. Pour obtenir la main de la belle, Culhwch doit offrir les instruments que la truie légendaire Twrch Trwyth porte entre ces deux oreillese. Mabon, le seul à pouvoir maîtriser le chien Drudwyn capable de terrasser le sanglier géant, réussit l'exploit. Les amants sont réunis, le géant abattu.

Restitué à sa mère, le dieu Mabon est éduqué dans les Entrailles de Modron, le gouffre du monde magique qui symbolise l'utérus maternel et qui représente la consolidation et le défi. C'est de là qu'il renaît en symbolisant la figure de la lumière retrouvée.

Dans la littérature galloise (moyen-gallois, langue employée entre le 12e et le 16e siècle), il existe quatre textes sacrés, les Mabinogion ou Quatre Branche du Mabinogi qui font référence à la mythologie celte antique. Le terme Mabinogion s'avère être le pluriel de Mabinogi qui viendrait de Mabon. Ces quatre récits portent les noms de « Pwyll, prince de Dyved », « Le Mabinogi de Branwen », « Manawydan fils de Llyr » et « Math fils de Mathonwy ».

Ils ont été fondé sur la base de deux manuscrits plus anciens, « Le livre blanc de Rhydderch » rédigé entre 1380 et 1410 et « Le livre rouge de Hergest » qui date de 1350. Bien que véridiques, certains concepts chrétiens récents pour l'époque y sont intégrés. La rédaction tardive des ces contes et légendes atteste d'une longue tradition orale.

On retrouve également Mabon accompagné de Modron dans les légendes arthuriennes.

Dans le néo-paganisme l'invoquer permet de sortir d'une mauvaise passe, d'une situation difficiles dans ce qui concerne les domaines de l'amour, du travail ou du financier.

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(photo issue de: http://mystery-and-magic.deviantart.com/gallery/26898492)

 

- chez les celtes:

Cette célébration est elle aussi relativement récente. Elle a été matérialisée par Edward William à la fin du 18e siècle, un brillant faussaire connu sous son nom de Barde de Lolo Morganwg (Lolo est le diminutif de Lorwerth), un des fondateurs du néo-druidisme. Né en 1747 et décédé en 1826, il se passionne pour le druidisme après une brève expérience dans la franc-maçonnerie. Il est à l'origine de la première Gorsedd (une association culturelle et littéraire druidique). Il avait pour thèse que les pratiques druidiques galloises malgré les différentes invasions saxonnes, romaines et la christianisation, étaient restées dans leur forme première. Ainsi ses travaux se fondent sur les vestiges de cette culture avec des emprunts aux concepts arthuriens et à la culture galloise. Aujourd'hui sa crédibilité est remise en cause du fait qu'il est l'auteur de nombreux textes comme « Cyfrinach Beirdd Ynys Prydain » qu'il a attribué aux bardes anciens pour valider ses propres concepts. La supercherie n'a été détectée qu'en 1970.

La célébration se nomme comme le dieu, Alban Elfed et porte de nombreux noms comme le festin d'Avallon, la récolte des vins, le jour des récoltes, l'Ungathering ou la nuit des chasses. C'est une célébration relativement récente associée à la lune descendante orientée sur l'arrivée de l'hiver. C'est le mois de la vigne et du lierre en raison des pampres qui vrillent et symbolisent la spirale de la vie sans fin, du cycle de la nature.

Alban Elfed est le dieu de l'agriculture, de la fertilité, de la jeunesse, de la mort et de la résurrection. Il marque la fin des récoltes et est célébré quand la dernière gerbe est sectionnée. Celle-ci était façonné comme une poupée et nommée Cailleac (ce qui signifie vielle femme en gaélique) et qui symbolise la mère du blé ou la reine des récoltes. Le fermier ayant eu la plus petite récolte se la voyait offrir pour que la chance le guide jusqu'au printemps.

C'est aussi une fête dédiée à la forêt, au chêne, aux esprits de la Terre mais surtout au Dieu-Cerf, parfois représenté sous les traits de Cernunnos dont les bois symbolisent le lien entre le sol et le ciel, les hommes et l'immatériel.

Dans la nouvelle tradition paganique, les druides fêtent la fin de l'été, quand les derniers fruits de la Terre tombent. On célèbre la nuit, les tempêtes qui apportent un cycle nouveau et commencent à ouvrir les portes vers le monde des morts.

On arpente les champs, les forêts à la recherche de graines, de plantes et de fruits secs pour orner la maison et préparer les vivres. C'est le temps où la Vieille (parfois représentée par la Dame Noire) passe pour chercher ce qui doit mourir pour y mettre dans son chaudron et en faire sa nourriture. Ici on symbolise le lâché prise, il est temps de faire le vide, de préparer l'hiver et de jeter ce qui doit l'être.

 

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(photo issue de: http://pagan-depot.tumblr.com/post/1099701933/mabon-autumn-equinox-2nd-harvest-september)

 

- chez les gallo-romains:

Dans la mythologie gallo-romaine, les derniers jours de l'été correspondent à la descente aux Enfers de Perséphone. Celle-ci cueillait des fleurs des champs quand Hadès, sorti du royaume des morts l'aperçu. Séduit par la déesse, il s'en éprit et l'enleva pour en faire sa femme et régner avec elle sur son domaine de l'éternel. Mais quand Déméter, mère de celle-ci et déesse des récoltes, eu connaissance de sa disparition, son chagrin et son désespoir furent si grands que toutes les plantes se mirent à dépérir. Alarmés par le déclin de la nature, les dieux de l'Olympe firent passer un accords entre les deux divinités. Ainsi Perséphone demeurera 6 mois au royaume d'Hadés, 6 autres auprès de sa mère. Mais Déméter blessée, en guise de représailles et depuis ce temps, fait porter son deuil à la nature jusqu'au retour de sa fille qui se symbolise par l'arrivée du printemps.

 

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(photo issue de: http://www.interregnum.amberhorizon.com/tales/?p=975)

Les sources:

Sites internet divers-Dana Corby-H.r. Ellis-Davidson-Guyonvarc'h-Gilles Lenglet.

 

mercredi 20 mars 2013

Aujourd'hui c'est le printemps, c'est Ostara!

Aujourd'hui c'est le 20 mars, c'est le printemps! Voilà le retour annoncé des hirondelles, des fleurs et des grenouilles!

Mais le printemps c'est aussi Ostara, une fête païenne dont il découle directement et qui pendant longtemps a animé les contrés et le folklore européen.

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(http://www.heimdallr.ch/Interviews/2001/ostara.html)

Ostara est une célébration paganiste du renouveau de la terre et de la vie qui a lui pendant l'equinoxe. Chez certains wiccans la déesse sort de sa léthargie de l'hiver sous les traits d'une jeune fille/femme.

Ostara c'est avant tout l'aube naissante et l'explosion de la vie foisonnante. Pour l'occasion on peint des oeufs (la tradition de Pâques vient en partie de là) que l'on consacre avant de les servir à table.

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L'animal totémique de cette célébration sont les petits d'animaux, signe de régénération, mais particulièrement le lapin, symbole de la Lune et de la fertilité de la Terre. 

C'est aussi le jour du jeune dieu, qui ayant vaincu les ténèbres de l'hiver, revient pour assurer son rôle protecteur sur les animaux, les plantes et du soleil levant.

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 Cette aussi le début des célébrations de la fertilité. Les animaux s'accouplent, les hommes plantes et entretiennent le jardin, les fleurs commencent à répandre leur pollen.

C'est en fonction de ces éléments que l'autel, d'une partie des paganistes célébrant les anciennes divinités occidentales, sera décoré. Fleurs fraîches, lait, oeufs, graines à semer et encens floraux y prendront place. 

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(http://ostara.eventbrite.com/)

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Ostara dans certaines célébrations est une journée où de nombreux rituels peuvent être célébrés, notamment à travers la récolte de feuilles fraîches, la promenade pieds nus ou même nu dans la nature pour capter les bonnes énergies qui émanent de la Terre.

Bref, folklore ancien pour certains, mode du new age pour d'autres, les rites païens, traces d'un passé plus ou moins oublié, continus de vivre dans nos campagnes mais surtout et contrairement à ce que l'on pense, dans nos villes. 

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jeudi 14 février 2013

La Saint Valentin, une fête païenne.

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Que de fêtes à souhaiter et à fêter cette semaine. Aujoud'hui la Saint Valentin. Que l'on soit un "anti" ou un "pro", que l'on soit loin des préoccupations commerciales qu'elle engendre ou attaché à son romantisme, on ne peut s'empêcher de se demander d'où elle vient.

 

La Saint Valentin, une fête païenne:

Avant d'être une fête chrétienne, qui depuis est devenu laïc (l'Eglise ayant associée celle-ci à la luxure), la Saint Valentin était une fête païenne d'origine romaine, la Lupercalia c'est à dire le jour de la fertilité, pendant la quelle les bergers célébraient le dieu Lupercus protecteur des troupeaux et les femmes Junons, la protectrice de la gente féminine et du mariage.

Si je m'en référe au site d'Arte (http://archives.arte.tv), on peut lire que "cette fête était l'occasion de célébrer des rites de fécondité, dont le plus marquant était la course des Luperques, au cours de laquelle des hommes à moitié nus poursuivaient les femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc. Les coups de lanière reçus devaient assurer aux femmes d'être fécondes et d'avoir une grossesse heureuse.
On dit aussi qu'à cette occasion, une sorte de loterie de l'amour était organisée qui consistait à tirer au hasard le nom des filles et des garçons inscrits de façon à former des couples pour le reste de l'année."

Y a pas à dire ma p'tite dame, chez les romains, on savait s'amuser. Oui mais voilà,dans une Eglise toute naissante, ce genre de pratiques n'étaient pas très bien vues et il fût décrété qu'aurait lieux le 14 février, date de la Lupercalia, une fête des amoureux, plus intimiste et plus calme diront nous. Mais cette célébration n'a pas encore vraiment de nom.

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Pourquoi le nom de Saint Valentin?

Saint Valentin est un prêtre ayant vécu sous l'an 200. A cette époque l'empire romain est en guerre, assaillit de toute part. Les hautes sphères de l'empire décrètes que tout mariage pour chaque homme partant guerroyer est interdit. Mais notre bon père Valentin ne mange pas de se pain là, et marit en secret les amoureux. Mais voilà qu'il se fait prendre et finit au cachot, où après avoir miraculeusement rendu la vue à une aveugle il sera exécuté. C'est qu'à l'époque on ne rigole pas avec ces choses là. Ce n'est que plus tard, lorsque l'empire aura pardonné au défunt Valentin canonisé au début du moyen âge, que la fête prendra son nom.

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Mythes et légendes:

De la Saint Valentin, découlent plusieurs histoires plus ou moins véridiques:

- au moyen âge on pensait que c'était à partir du 14 février que les amours des oiseaux débutaient.

- voir un vol de cygnes le 14 février annonce un mariage heureux.

- voir ce jour là un rouge-gorge annoncerait un mariage avec un homme en uniforme.

- voir un moineaux signifierait un mariage heureux mais avec un homme pauvre.

- c'est aussi le jour où Cupidon, le dieu romain de l'amour, Eros pour les grecs, décocherait le plus de ses flèches qui ferrait se rencontrés les êtres qui sont prédestinés les uns ou les autres.

- l'emploit abondant de la couleur rouge vient de l'association faite avec celle-ci à l'amour mais également à ce qu'elle reflétait pour les romains (encore eux), c'est à dire la fidélité.

- plusieurs pays Européennes comme l'Espagne ou la Belgique revendiquent être en possession des reliques de Saint Valentin. Selon les régions du monde il est un prêtre miséreux ou un grand évêque.