mardi 5 avril 2016

Animation Nature : l'araignée et les insectes.

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Atelier sur les insectes et les araignées.

Petite atelier sur la découverte des insectes et des araignées avec les enfants de l'école de Velanne. C'est une super occasion de sortir mes insectes pris dans la résine, ma grosse maquette d'araignée, mes plumes et mes dents de requins, de sortir les vieilles émissions de "C'est pas sorcier" sur l'ordinateur ou encore mes fossiles de crottes de dinosaures (véridique !). C'est vraiment dans ce type d'animations que je m'éclate le plus.

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mercredi 23 mars 2016

Sortie raquettes avec l'école du pays Velannois.

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Voilà une très chouette sortie en nature, et qui plus est, avec des guides natures ! Nous voilons donc partis avec toutes une troupe d'enfants émerveillés par la neige mais un peu perdu par le vent et le froid. Heureusement, la sortie se fait à travers à la forêt, bien à l'abris des intempéris. C'ets parfait pour découvrir le domaine de Col de Porte qui d'ordinaire est une station de Chartreuse connue pour ses pistes de ski de fond et de ski de piste.

 

Les arbres du Parc de Chartreuse.

En plus des 3 formidables guides qui nous ont accompagnés tout au long de la journée, un garde forestier et son apprenti sont venus nous rendre visite et surtout nous parler de la gestion des arbres. Ici, rien n'est laissé au hasard. Les vieux arbres isolés ou morts sont laissés à leur place pour servir de gîte et de nourriture aux animaux et aux champignons. Les arbres robustes aptes à l'abattage sont marqué du sôt du garde pour éviter toute erreur.

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À la découverte de la neige : la nivologie.

La neige est pleine de surprise. Les flocons peuvent présenter des formes variées et originales. Les couches de neige peuvent être dures, molles, granuleuses et glisser les unes sur les autres. Ces dernières peuvent être de température variable. Plus on s'approchera du sol, et moins elles seront froides. La neige est aussi un très bon isolant thermique, car elle est composée d'air ce qui protège les petites animaux et les plantes du gel. 

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L'invention des raquettes à neige.

 Les premières raquettes à neige étaient faites de peuplier et parfois agrémentées de cuire. On ne connaît pas très bien leur origine bien que l'on pense qu'elles soient apparue il y a 4000 ou 5000 ans en Asie. Ce sont les peuples nord-américains qui ont le plus utilisés cette technique pour se déplacer rapidement dans la neige mais aussi les zones marécageuses. Celles-ci de se déplacer plus vite et de chasser de manière silencieuse. 

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Faire un feu comme un trappeur.

Pour réchauffer nos explorateurs en herbe et manger au chaud, rien de mieux qu'un bon feu. Un peu d'amadouvier (Fomes fomentarius), un champignon utilisé depuis des millénaires comme allume feu, quelques brindilles, un peu de lichen et un tapis de branches de sapin vertes suffisent à débuter notre brasier. Le feu va grandir au point de former un grand trou dans la neige. Tant qu'il sera alimenté il manquerait pas de réchauffer les marcheurs.

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Monsieur renard.

 Comme le dit la chanson, "il est passé par ici, il repassera par là". Le renard aime parcourir son territoire, il y laisse de très nombreuses traces qui permettent de connaître assez facilement ses habitudes. Ses traces de pattes indiquent à quelle cadence il avance, ses crottes (et le lieu où elles sont disposées) où il est chez lui. Pour les reconnaître à coup sûr, il faut ... les sentir. Il paraît qu'elles dégagent une odeur fruitée et légère.

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Le mot de la fin.

J'avais envie de vous parler depuis un sacré moment de cette sortie. J'ai peu de photos à vous présenter car la plus part sont centrées sur les petits bouts de choux que j'ai pu accompagner. J'adore ce genre d'expérience, parce qu'on apprend beaucoup de chose, on en prend plein les yeux et surtout, parcequ'on partage avec les autres. Je vous invite tous à vivre un jour ce type de sorties dépaysantes et au combien instructives.

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jeudi 28 janvier 2016

La naissance d'une passion.

Souvenir de vacances en famille. Dans les ruine d'un vieux château, nous nous étions pris à rêver de dragons.

Aujourd'hui j'ai envie de vous présenter à travers quelques photos de famille un bout de la naissance de ma passion pour la nature avec cet article somme toute assez personnel. J'ai pu en parler brièvement dans cette interview ICI mais j'ai envie de la détailler un peu plus avec 2-3 anecdotes liées à mon enfance qui m'ont marquée et que je trouve amusantes. En passant votre souris sur les photos vous pourrez voir apparaître une légende.

Eté 1998, rentrée en CE1, chez ma grand mère.Une récole fantastique : aussi loin que je m'en souvienne, mes parents m'ont toujours emmenée en nature et pas qu'un peu. Ayant grandis en campagne, il était bien naturel pour eux de me faire partager comme leurs parents et leurs grands parents l'avaient fait pour eux le plaisir de la marche en nature et de la récolte de champignons. Toute petite déjà ils me portaient sur leur dos, parfois dans de longues randonnées en montagne en compagnie de mes oncles et de mes tantes, et on peut dire que cela m'a plutôt bien réussi. Mon père (avec moi sur la photo) me parlait et me parle encore parfois des récoltes incroyables de girolles qu'il pouvait faire avec son grand père dans les forêts de la Loire d'où il est originaire. Un après-midi de l'été 1999, nous avons eu la joie de revivre ces moments qu'il a pu connaître enfant en tombant littéralement sur un tapis de girolles. Nous n'avions pas de panier sous la main et nos sacs plastiques n'étaient pas assez grands et solides pour tout

Tous les plats de la cuisine ont été réquisitionnés.

ramasser en une seule fois. Après plusieurs allers-retours nous avons fini a bout du fameux tapis mais aussi de la "mè" (pétrin avec son couvercle, la madière, utilisés comme table) qui se retrouva couverte de jaune. Je ne vous parle pas du travail pour nettoyer ces montagnes de champignons et c'est avec une patience infinie que ma mère et ma grand-mère se mirent au travail pendant que nous couriations encore le bois. Cet épisode m'a énormément marquée et je crois, a été le déclencheur de ma passion pour la mycologie. Je ne crois pas avoir fait d'aussi belle récolte hormis 4 ou 5 ans plus tard avec des amis de la famille où nous avions trouvé une quantité pharaoïnique de trompettes de la mort qui avait fait le bonheur des 3 ou 4 familles que nous étions ce jour là à parcourir les bois. C'est un coin au quel nous nous rendons encore et qui, bien que moins prolixe depuis la grande coupe de bois, nous donne toujours de quoi remplir notre panier et partager avec nos proches.

Je n'étais pas toujours très sage.

Les robes de fougères : j'ai toujours eu une bonne mémoire (quoi que ça dépend pour quoi). De ce fait je me souviens très bien de la journée où a été prise cette photo ou du moins, de certaines brides de celle-ci. Nous étions dans la forêt proche de chez ma grand mère au Sacré Coeur, une place ouverte au pied d'une sapineraie où se trouve une petite tour à la quelle on peut monter par un escalier très escarpé et au sommet de la quel se trouve Jésus dans la représentation que l'on en fait pour symboliser la Dévotion (et de la quelle on a une vue incroyable). Au pied de cet intrigant édifice se trouve en abondance des framboisiers et des fougères. C'est là qu'une de mes tantes me confectionna ma première robe de fougère. Toute ma petite enfance et même jusqu'à la fin de l'adolescence, j'ai prit plaisir à me costumer de la sorte en ayant parfois pour chapeau une grosse feuille de pétasite. Les fougères aigles et les fougères mâles poussent en abondance dans les collines de mon Isère et j'ai pu avoir tout le matériaux nécessaire pour expérimenter à loisir le stylisme végétal. Depuis, à chaque fois que je sens l'odeur d'une fougère fraîchement coupée, je ne peux pas m'empêcher de me remémorer cette épisode.

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Famille et amis au Sacré Cœur en 90.              Une de mes nombreuses créations.

Le retour aux racines : J'ai grandi dans la patrie de ma mère, l'Isère mais je reste attachée au pays de mon père, la Loire. Je ne connais que peux de choses de ce département si ce n'est par le récit des membres de ma famille. L'été de ma 6e ou de ma 5e, je ne sais plus très bien, nous sommes partis passer une semaine de

On les attendait toujours avec impatience.

vacances chez un cousin de la famille sur ce territoire inconnu et pourtant, au combien le notre. J'en garde un souvenir tenace mais doux. Comment oublier le maquis, les visages des grands oncles et des grandes tantes, les forêts de chênes aux branches tordues, les vallons creusés, les rivières claires où il fait bon se baigner, le plafond blanc de la chambre où patiement une multitude de moustiques attendaient la tombée de la nuit et la ferme des aïeux où sont conservés tous les souvenirs de ma famille paternelle ? J'ai toujours un peu de nostalgie à évoquer la Loire. Le temps du séjour nous sommes allés à Vulcania. Les fougères arborescentes m'ont tout simplement fascinées, tout autant que le film en 3D sur la fin des mammouths, la salle d'astronomie avec son ciel étoilé et le sol de la chambre magmatique semblable à un torrent de la lave en fusion, mais ce sont les ballades en nature dont je me souviens le mieux. Partis tous les 5 dans la voiture familliale, nous avons pu parcourir le pays et voir les chèvres blanches qu'enfant mon père gardais pendant les vacance avec son grand père, la place où mes grands-parents dansaient au bal musette dans leur jeunesse (et où une partie de leur histoire s'est écrite) et caresser la biche apprivoisée de Natural Parc.

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Avec mes frères, nous étions ébahis par cette biche.               Promenade avec mon deuxième frère.

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À côté de la formidable ville de Mèze se trouve le musée des dinosaures
qui abrite de nombreuses merveilles mais aussi plusieurs sites de fouilles.
Je crois que le lieu nous a marqué pour des décennies car c'est là qu'est née
ma passion et celle de l'un de mes frangins pour les dinosaures et en particulier
pour les vélocéraptors après un visionnage intensif de Jurassic Park 2.

 

DSC00371J'aurais également aimé parler de la cascade aux fées, des sorties avec ma cousine, du fait qu'avec mes cousins nous partageons le même amour pour la nature et de bien d'autres choses mais ça sera pour une prochaine fois. Cet article très personnel et pas forcement simple à écrire (parce qu'il touche à la famille et à l'enfance) a été motivé par le fait que je me sois replongée par hasard dans les photos de familles (une bonne partie de celles présentées ici m'étaient inconnues), par l'envie que j'ai de remercier les membres de ma famille qui ont fait ce que je suis aujourd'hui (et j'en oublie beaucoup à travers les quelques lignes), pour montrer au combien la nature est importante pour les enfants et à quel point elle peut leur assurer une enfance heureuse mais aussi, pour donner un petit bout de moi à ceux qui voudraient mieux me connaître. Ces quelques mots font échos à un article qui devrait paraître bientôt sur éveil et nature et qui doit présenter une série de témoignages sur l'éducation à la nature. Vous pourrez y retrouver le mien en version beaucoup plus courte. J'espère que ce petit texte vous aura plut, n'hésitez pas à me faire part de vos expériences dans les commentaires, j'aurais grand plaisir à les lire.

Si vous êtes fan de récits de vie, d'enfance et de nature mais aussi de photographie animale, d'environnement et de rapaces noctures, je vous invite à lire l'article de Thomas ICI et plus globalement à visiter son site Nature de chez nous qui est drôlement chouette (et c'est le cas de le dire) !

J'étais déjà attirée par les plantes sans le savoir.