samedi 28 octobre 2017

Sortie en montagne 16.

DSC01979Évasion dans la Loire et plus particulièrement dans le massif du Pilat, pour une ascension forestière vers les sommets. Loin du brouhaha de la ville, la fraîcheur des arbres et l'envie de se faire une bonne fricassée de champignons nous ont poussé à nous perdre en auto parmi les forêts sombres de conifères. Le dépaysement est complet, loin des arrêtes rocheuses de la Méditerranée et des verts sommets de la Chartreuse que nous aimons tant. Les étroits chemins caillouteux nous mènent vers de sombres fourrés.

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Les genêts ne sont plus en fleurs depuis un moment mais forment de jolis bosquets verdoyant le long du chemin.

Après nous être engagés sur les chemins forestiers dans notre petite auto, nous voilà partis vers l'ascension du sommet, sans savoir vraiment où nous nous trouvions. Sans pour autant nous perdre, nous aimons prendre plaisir à partir à l'aventure en laissant libre court à notre imagination et à nos pieds quand nous sommes en forêt.

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Surprise, pendant notre marche nous tombons sur une très belle poussée de girolles (Cantharellus cibarius). Entre les pierres du chemin, elles se frayent un chemin jusqu'à notre panier, laissant ainsi voir la force dont les champignons peuvent faire preuve, certaines poussant ou ayant déplacées d'imposants blocs de roches.

DSC01998Après une bonne toilette pour les débarasser de leur terre, elles finiront en omelette avec quelques oignons.

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En montagne, c'est encore la saison des petits fruits. Baies d'églantier (Rosa sp.), de busserole (Arctostaphylos uva-ursi) et de framboisiers sauvages (Rubus ideas) régalent nos yeux et parfois nos estomacs. Quelques fleurs comme celle de la grande berce (Heracleum sphondylium) viennent compléter le tableau.

DSC02004Le lieu est très riche en naturalité, c'est à dire qu'il possède un caractère sauvage de par les éléments qui le compose. Fourrés denses de ronces, éboulements de pierres, terriers, bois mort et troncs sur pied (que l'on nomme chandelles) font partis du décor. C'est un lieu privilégié pour écouter et voir la faune mais aussi, pour se sentir immergé dans cet espace remarquable. Si le mal de la civilisation prend le promeneur, il lui est possible de voir au loin les grandes villes et usines de la Loire. Ici les pics se sont donnés à coeur joie.

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Quelques bolets ligériens (de la la Loire).

Arrivés sur le sommet, nous pouvons voir que la forêt laisse place à une végétation beaucoup plus rase qui fait le bonheur des moutons et des callunes. Le vent souffle sans discontinuer et le ciel est gris-bleuté ce qui est bienvenu car bien que l'air soit frais, nous suons à grosses gouttes après avoir affronté des montés escarpées.

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Quelques arbres se maintiennent sur le col. Vieux, petits et parfois tortueux, leur condition reflètent la force des éléments qui parcours ce milieu et face aux quels les plantes doivent faire face. Cela donne des groupement et des biotopes très particuliers que l'on ne peut rencontrer qu'après avoir usé de ses mollets.

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lundi 17 juillet 2017

Tendres poisons : Venum, un monde empoisoné.

DSC07661À deux pas de chez nous se trouve le Musée des Confluences, prouesse architecturale au croisement du Rhône et de la Saône. Pour l'été, ce musée dédié à l'histoire naturelle mais aussi humaine accueille l'exposition temporaire Venum, un monde empoisoné. Autant vous dire que nous nous sommes régalés avec cette thématique !

 

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On doit l'architecture du Musée des Confluences à l'agence d'architecture Coop Himmelb(l)au connue pour ses monuments atypiques de verre et d'acier.

 

Quand on parle de poisons, on pense de suite à La Voisin, terrible empoisonneuse disposant d'une clientèle couronnée et qui conduisit à l'affaire des poisons à la cour du rois Soleil ou encore, à  la mort par lempoisonnement forcé de Socrate, brillement peinte par Jacques-Louis David. Les poisons, qu'ils soient faits de la main de l'Homme ou directement tirés de la nature, ont émaillé notre histoire de faits divers et rocambolesques qui ont fait entrer certains personnages dans la grande Histoire.

DSC07665Pauvre Héracles, ou Hercule si vous préférez son patronyme latin. Fils d'Alcmène et de Zeus, sa force et sa filiation divine ne lui permettront pas d'échapper à une mort terrible. Trompée par le centaure Nessos, Déjanire la seconde épouse d'Héracles fit revêtir à son bien aimé une tunique empoisonnée, persuadée de s'attirer l'amour éternel de celui-ci. Notre héros, revêtu de son habit, voit alors sa peau et sa chair partir en lambeaux. Pour mettre fin à son calvaire, il demande à son fils de l'innumer sur un bûcher au sommet du Mont Œta. Son tourment enfin abrégé, il fut accueillit sur le Mont Olympe parmi les dieux.

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La Voisin, terrible empoisonneuse. 

DSC07675DSC07688La couleuvre verte à long nez (Philocheras baroni), appelée aussi serpent liane à long nez et présentée sur cette photo, est un serpent placide amateur de lézards mais dont certains proches parents causent chaque années des drames et des décès humains dans les régions où ils vivent. Cette famille à la particularité d'être composée d'espèces dont les crochets se trouvent à l'arrière de leur gueule.

Sur la vignette à gauche, il s'agît d'une vipère à cornes (Cerastes cerastes). Ce serpent massif vit dans les zones désertiques et se plaît à se dissimuler dans les roches nues et dans le sable. Elle présente, en plus de deux petites écailles formant sur sa tête des cornes, de longs crochets qui peuvent s'enfoncer profondément dans sa proie. Sans être nécessairement mortel, son poison est extrêmement virulent et peut causer des hémorragies, des oedèmes et des vomissements.

DSC07691Il ne faut pas oublier que la notion de poison est toute relative. La virulence d'un poison dépend de l'âge, du sexe, du physique et des allergies d'un individu mais aussi de son espèce. Pour certains oiseaux, l'écaille chiné (Euplagia quadripunctaria) est parfaitement inconsommable, ses couleurs étant là pour le rappeler. Par contre cela ne posera pas de problème aux chauves-souris.

Les espèces colorées avertissant de leur dangerosité ou de leur toxicité, qu'elle soit réelle ou non, font preuve de ce que l'on nomme l'aposématisme. Ce procédé se rencontre chez certains crapauds comme le siffleur à ventre jaune (Bombina variegata) ou de nombreux coléoptères comme la cocinelle à sept points (Coccinella septempunctata) mais aussi chez les papillons de couleur blanche. C'est Alfred Russel Wallace le premier à avoir développé le concept d'aposématisme.

DSC07700"Chez les crabes aussi on trouve des toxines virulentes voire mêmes mortelles."

DSC07744Le musée des Confluence, c'est aussi des expositions permanentes qui retracent le foisonnement du vivant et, Ô bonne surprise, qui tâchent par de nombreux outils pédagogiques à montrer que l'Homme n'est qu'une branche parmi des millions et des millions d'autres qui composent l'arbre du vivant. C'est brillamment amené et très bien construit. Sincèrement, c'est la première fois que je vois cela dans un musée. Ce qui m'a particulièrement touché, c'est le fait qu'enfin le schéma classique de l'Homme au sommet d'une pyramide hiérarchisant les espèces commence à disparaître dans les représentations et mine de rien, c'est une grande avancée même s'il reste encore du travail.

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Il est temps de revoir notre conception du monde, de la nature et du vivant, et cela, dans notre quotidien.

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Parmi les expositions temporaires ou non il est possible d'observer de nombreux animaux naturalisés, des squelettes, des fossiles de dinosaures, des reliques égyptiennes, des statuettes hindous, des oeuvres d'art inuites, des cristaux de quartz, des papillons et des orthoptères sous verre ou encore, des méduses dans leur aquarium et des veuves noires sagement installées sous une lumière tamisée. Vous l'avez compris, en un seul bâtiment une grande partie de mes passions sont réunies. Voilà une bonne excuse pour oublier la vaisselle et flâner des heures devant les vitrines.

DSC07775Bienvenu sur la terre des géants. Aux pieds de ce titan, une tortue et dans fond, le crâne d'un célèbre prédateur.

DSC07786Pour finir, voici une statuette d'une des divinités de la mythologie chinoise, Lei Gong. Dieudu tonnerre, il frappe de sa foudre ceux dont les méfaits sont restés impunis et ceux qui se sont illustrés par leurs mauvais comportement. Il a de nombreuses caractéristiques que l'on retrouve en partie ici, à savoir le bec d'oiseau, les ailes et les serres mais aussi un maillet à sa main droite généralement. Parfois représentée sous la forme d'un géant, il est dieu majeur dans certaines congrégations taoïstes.

En Conclusion : je suis plus que ravie de cette sortie, il y a encore beaucoup de choses à voir. Le musée des Confluences en quelques chiffres c'est 2,2 millions d'objets et 330 000 fiches d'inventaires dont 117 000 dédiées à la paléontologie, 112 500 aux sciences de la vie et 21 000 pour les sciences humaines. En plus c'est gratuit pour les étudiants ! Pour plus d'infos : http://www.museedesconfluences.fr

jeudi 22 juin 2017

Sortie en forêt 71

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Changement de style pour le blog. Sa forme ne me convenait plus et me contenait dans un format m'empêchant de m'exprimer à ma guise. Du coup on reprend les bases pour un nouveau visuel qui permet plus de lisibilité et surtout, de simplicité. Début mai nous sommes retournés en Isère pour passer quelques jours au calme et faire descendre la pression des cours qui se sont terminés depuis.

C'est l'occasion de visiter une gorge calcaire qui aboutie sur une cascade magique nommée la Cascade aux fées. C'est dans ce type de milieu que l'on peut trouver des morilles mais aussi des orchidées appréciant les sols frais et calcaires comme l'orchis mâle (Orchis mascula) qui s'accompagne de la grande listère (Neottia ovata) et parfois en lisière de l'orchis pourpre (Orchis purpurea).

 

Retour en image sur cette sortie bien sympathique.

L'objectif est de montrer quelques unes des espèces typique de ce milieu que l'on définit comme une ripisylve, c'est à dire une formation végétale qui se trouve sur les abords d'un cour d'eau et qui sert de refuge à de nombreuses espèces. En règle général, une ripisylve est un milieu très riche ne biodiversité.

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L'héllébore fétide (Helleborus foetidus) fait partie des renoncules. C'est une espèce très précoces qui fleurit pendant l'hiver et qui se reconnaît à la marge rouge des ses pétales verts. Je l'apprécie tout particulièrement. On la nomme parfois rose de serpent, pattes de lion ou de griffon. Cela fait écho à sa toxicité et à son usage passé dans les traditions populaires.

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Cardamine à cinq folioles (Cardamine heptaphylla).

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Pause syndicale au bords de l'eau. C'est le moment de poser les fesses sur la mousse et les pieds dans l'eau, au risque de déranger quelques larves de salamandres tachetées (Salamandra salamandra) et de libellules de la famille des anisoptères en pleine chasse dans le fond des cuvettes calcaires.

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Exemple d'une larve de libellule que l'on peut trouver
dissimulée dans les débris de la rivière.

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Des champignons pour répondre à ma passion. Malheureusement cette année nous n'avons pas été très chanceux. Tampis, l'an prochain nous retendrons notre chance. Parmi les espèces observées on peut citer les pézizes veinées (Disciotis venosa), quelques coprins et un polypore marginé (Fomitopsis pinicola) qui pour certains, serait un champignon médicinal.

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Le printemps est aussi la période où els oiseaux chantent tous d'une seule voix (ou presque).

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Buse variable (Buteo butoe).

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Le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum) partage avec les autres sceaux de Salomon la particularité d'avoir sur son tubercule une forme proche du symbole du Roi Salomon. Cela est dû au fait que chaque année, la plante perd sa tige. Celle-ci repousse l'année suivante un peu plus loin sur le même rhizome laissant une marque. 

 

Sceau de Salomon. Source : Wikipéda.

 

Distinction entre la ficaire ( Ficaria verna) et l'anémone fausse renoncule ( Anemone ranunculoides).

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mercredi 7 juin 2017

Sortie amphibiens.

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 Je n'ai pas beaucoup de photos à vous partager de cette équipée nocturne, mon petit appareil n'étant pas adapté pour photographier de nuit. Heureusement, il l'est bien plus pour filmer dans l'obscurité ce qui m'a permit de produire un film documentaire d'une minute sur les actions menées ce soir là, à savoir, compter et identifier les batraciens d'une zone humide aménagée pour le public. Les travaux sont récents mais déjà il y a fort à voir.

 Parmi les espèces observées, on peut citer les grenouilles vertes (Pelophylax sp.), les larves de salamandres tachetées (Salamandra salamandra), les tritons palmés (Lissotriton helveticus) mais aussi des loches (Cobitis sp.) qui sont des poissons filiformes présents dans les eaux d'un grand nombres de régions du monde.

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jeudi 1 juin 2017

Semaine agricole : l’Île de la Chèvre.

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 Dernière étape de la semaine agricole au sein d'Agrotec : visite de l'île de la Chèvre et des rives opposées de l'île du Beurre afin de comprendre les échanges et dynamiques observées entre l'agrosystème et l'écosystème. L'objectif : comprendre les apports de l'un en vers l'autre, les bienfaits et méfaits de cet échange.

 

La Via Rhôna.

Elle s'étend sur plusieurs centaines de kilomètres et permet de suivre le Rhône de sa source jusqu'à la mer à pied ou à vélo. Ici elle serpente sur la rive opposée pour ne pas perturber la faune et la flore de l'île du Beurre. Néanmoins il est possible d'y observer des orchidées rares comme l'épipactis du Rhône (Epipactis rhodanensis).

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L'île de la Chèvre.

 Attenante à l'île du Beurre, elle s'en différencie par le fait qu'elle est accessible au public et qu'elle est cultivée de manière plus ou moins intensive ce qui a des répercussion sur la zone naturelle toute proche, notamment par l'impact des bâches plastiques. Les cultures sont également impactées par la faune sauvage qui transite à proximité, en particulier par le castor et le sanglier. Tout l'enjeu des gestionnaires est de trouver le bon équilibre. 

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 La héronnière.

Le long de la Via Rhôna, côté île du Beurre, il est possible depuis un observatoire cossus, de regarder les hérons nidifier et élever leurs petits. Une quarantaine de couples nichent ensemble dans ce que l'on nomme une héronnière. Il est possible de voir les oisillons éclore, êtres nourris par leurs parents et prendre leur envole.

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La petite faune.

L'enthomofaune est encore mal connue dans de nombreux sites naturels, en particulier pour tout ce qui touche aux araignées et aux opilions. Leur détermination est complexe et peu de professionnels sont spécialisés dans ce domaine. De ce fait tous les ans de nouvelles espèces sont découvertes sur le territoire français.

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Le lentin tigré (Lentinus tigrinus).

Il est présent sur une grande partie du globe mais reste peu courant localement. On le reconnaît à son chapeau blanc aux écailles brunes, à ses lamelles étroites et à sa chair blanche élastique. Il pousse sur bois mort, en particulier des essences à bois tendre comme le peuplier, de préférence dans les zones humides. 

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Le vulcain (Vanessa atalanta).

Lui aussi a pour hôte au stade de chenille l'ortie dïoique (Urtica dïoica) et les urticacées proches. On le reconnaît aux motifs blancs et orangés de ses ailes noires. Dans certaines régions il est sédentaire, d'en d'autres il migre, en particulier dans les zones où l'hiver est plus rude comme dans les Alpes ou les Pyrénées. 

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L'action des vignes.

Les coteaux et vignobles surplombent les deux îles. Remis en terrasses il y a peu, leur défrichement commence à avoir des répercussions graves sur les écosystèmes et agrosystèmes. Le lessivement des sols par les eaux de pluies entraîne peu à peu la sédimentation en contrebas des canaux essentiels au fonctionnement des îles.

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Le mot de la fin.

Journée intense avec une belle montée dans les vignes pour observer le paysage. Il est toujours difficile de concilier environnement et économie humaine et pourtant, si le premier peut parfaitement tourner et fonctionner seul, ce n'est pas le cas de la seconde qui ne peut subvenir à ses besoins par elle même. Cela rappel que les questions d'écologie sont également des questions économiques essentielles au fonctionnement de nos sociétés.

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dimanche 14 mai 2017

Semaine agricole épisode 1 : le piège Barber.

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Semaine agricole au sein de la formation de BTS GPN 1 d'Agrotec, autant vous dire que je suis ravie car une bonne partie des cours se sont effectués sur le terrain et en laboratoire. Au programme : étude des auxiliaires et ravageurs d'une parcelle agricole et des alternatives permettant de favoriser les insectes alliés.

 

Pose du piège Barber.

Le piège Barber répond à un protocole très simplifié : creuser un trou dans le sol à une distance précise du centre de la parcelle, y placer le piège remplit aux 2/3 d'eau, de sel et de liquide vaisselle. Couvrir d'une planche pour que les prédateurs ou la pluie ne tronquent pas les résultats. Récupérer le pot au bout de 7 à 10 jours.

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L'analyse des résultats.

La démarche malheureusement tue les invertébrés récoltés mais est nécessaire pour connaître la biodiversité de la parcelle, ce qui permet de la préserver en adaptant les mesures de gestion agricoles. Dans chaque pot le nombre d'individus et leur espèce sont dénombrés afin d'avoir un représentation de la dynamique du milieu. Ici, on peut constater que le centre de la culture et la zone forestière ont un indice de biodiversité faible.

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Dame de onze heure ou ornithogale en ombelle ?

 Voilà un genre difficile, celui des ornithogales. Cette jolie fleur blanche pourrait appartenir à deux espèces distinctes, la dame de onze heure (Ornithogalum divergens) et l'ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum). Pour les différencier il faut déterrer la plante et regarder si le bulbe présente des écailles ou non. La présence de ces dernières indique qu'il s'agit d'un ornithogale en ombelle, espèce qui aime les milieux secs.

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Le morillon à demi-libre (Mitrophora semilibra).

Petite surprise sur le chemin du retour, quelques morillons à demi-libres pointent leur nez. Ce sont de bons comestibles qui depuis peu sont rattachés à la grande famille des morilles et plus uniquement comme parents éloignés. Leur chair est parfumée et est cassante, il faut les manipuler avec douceur pour ne pas les abîmer.

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Le mot de la fin.

 Première étape de cette semaine de travaux sur le monde agricole. Pour chacun de ces épisodes vous pouvez retrouver à la fin de l'article comme ici, une vidéo retraçant les actions menées et leur intérêt, tout comme pour la série de l'Île de la Table ronde. Cette découverte du monde agricole s'est soldé par la réalisation d'un important dossier sur la compréhension des dynamiques entre écosystème et agrosystème et sur les mesures à mener.

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mercredi 26 avril 2017

Quelques minutes de Nature : la Nature Ordinaire.

 

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Quelques Minutes De Nature est une série de reportages amateurs de 2 à 5 min ayant pour thème la faune, la flore, les espaces naturels, le patrimoine campagnard et tout ce qui touche de près ou de loin à l’environnement. QMDN est issu du blog "La Renarde des Alpes". Pour cet épisode, petit point de définition sur ce qu'est la nature ordinaire et sur les enjeux de celle-ci.

La nature ordinaire se définit par le fait qu'elle compose notre quotidien. C'est la nature de tous les jours, celle que l'on croise au coin d'une rue entre deux pavés, dans un parc périurbain ou le long d''un talus longeant une route.

Difficile à définir, elle correspond à la fois à une zone tampon, c'est à dire un écotone entre le milieu imaginé comme sauvage et les zones de grande activité humaines mais aussi, à la faune et à la flore ne représentant pas un intérêt de protection ou d'étude particulier ou encore, aux espèces qui s'installent de manière spontanée et durable dans un milieu anthropisé.

Cette nature si ordinaire et si commune est dans les faits mal connue. Victimes de son ordinarité, certaines espèces qui la composent sont en forte régression et pourraient, même à terme, disparaître de nos paysages urbains. De ce fait, des études sont actuellement menées sur certaines espèces qui la composent pour mieux la comprendre et la maintenir, voire au besoin, la protéger.

dimanche 23 avril 2017

Ma formation en BTSA GPN.

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Comme tous les ans pour la plupart des établissements, c'est le moment des journées portes ouvertes pour Agrotec. C'est l'occasion de voir de près le matériel employé mais aussi de rencontrer les encadrants et les étudiants de première et de deuxième année de la formation pour connaître le fond de celle-ci et de regarder ce qui fait sa spécificité et de voir si celle-ci convient aux projets d'avenir que l'on peut se fixer, du moins à un instant T et je dois avouer avoir prit beaucoup de plaisir à rencontrer les futurs GPN.

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Vous l'avez bien compris je suis complètement dingue de ma formation de GPN. C'est un peu les études dont j'ai toujours rêvé et que je me suis pendant longtemps interdis, les pensant inaccessibles ... et pourtant ! 6 ans après avoir obtenu mon BAC et 3 ans après ma licence de sociologie j'ai enfin sauté le pas, en grande partie grâce à ceux qui m'entouraient et qui ont, je dois l'avouer, changé mon quotidien : mon compagnon et l'Institut de l'Engagement à qui je dois énormément. Désormais je m'épanouie complètement dans ce que je fais. Alors à ceux qui hésitent, sautez le pas ! Et si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter par commentaire ou via la plateforme blog, ça sera avec grand plaisir que je répondrai à vos interrogations.

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jeudi 2 mars 2017

Visite de l'Île de la Table Ronde avec le SMIRIL.

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 Voilà l'une de nos nombreuses sorties du jeudi. L'Île de la Table Ronde se trouve au Sud de Lyon. Elle s'étend sur 10,5 kilomètres de long et sur 2 kilomètres de large. Elle est soumise à un APB en raison de la richesse de sa biodiversité. Depuis plusieurs années, elle est gére par le SMIRIL. Cet organisme mixte a pour mission depuis les années 95, de valoriser et réhabilité le Rhône et ses lônes dans le département du même nom. 

 

Carte d'identitié.

Elle s'inscrit dans un ensemble d'îles remarquables pour les espèces qu'elles abritent, en particulier le castor (Castor fiber) et de l'épipactis du castor (Epipactis fibri). Ainsi elle se rattache de par sa nature à l'île du Beurre, à l'île de la Platière et à l'île de la Chèvre. Actuellement une campagne de ramassage des tontes de l'automne est menée, elle sera bientôt suivit d'un chantier de coupe, en partie sous tutelle de notre classe.

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La pleurote pétaloïde (Hohenbuehelia petaloides).

Ce champignon se plaît à pousser sur les souches et parfois sur les troncs morts enfouis dans l'humus. Il n'est pas courant de le rencontrer, généralement il se développe en touffes de quelques individus. D'ordinaire on le trouve en été et en automne mais il arrive qu'il pousse au court de l'hiver. Néanmoins je n'ai pas vraiment au le temps de me pencher sur ces spécimens, l'identification est comme toujours, à prendre avec des pincettes.

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Le rouge gorge (Erithacus rubecula).

C'est un oiseau territorial et sur l'île ils sont nombreux, au point de se donner en spectacle à quelques mettre de nous. Peu farouche, certains suivent les promeneurs. C'est un animal insectivore qui pendant les périodes de froid se rabat sur les baies et les graines, en particulier d'églantier, d'if, de sorbier ou de cornouiller.

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Les orchidées de l'île.

 Le SMIRIL en collaboration avec la SFO a dénombré pas moins de 24 espèces d'orchidées sur l'île de la Table ronde. Néanmoins certaines espèces sont observées de manière ponctuelles et n'ont été cochées qu'à une seule occasion, tel que l'épipactis du castor et l'ophrys frelon en 1995 ou la dactylorhize de Fuchs en 1996. D'autres ont disparu avec l'évolution du milieu, en particulier la listère à feuilles ovales (Neottia ovata).

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La petite prairie et ses mares.

La petite prairie abrite un ensemble de mares pédagogiques creusées par le SMIRIL. Elles présentent chacune un faciès particulier avec sa faune et sa flore. Ainsi on observe une phragmitraie, des massettes, quelques sphaignes et une flopée de dytiques (Dytiscidae), de petites insectes voraces et rapide comme l'éclair.

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Le mot de la fin.

Voilà une première visite bien sympathique de cette île. D'autres visites sont programmées et j'ai hâte de connaître plus en profondeur ce territoire, en particulier ses lônes, bras du Rhône en retrait du fleuve, et où l'on peut observer le castor et le martin pêcheur (Alcedo atthis). Pour avoir un aperçu du travail que nous menons au sein de notre formation, je vous invite à regarder la petite vidéo à la fin de cet article.

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vendredi 24 février 2017

Le MIL cartographie du BTSA GPN d'Agrotec Vienne-Seyssuel.

 

Le MIL QGIS du BTSA GPN

En BTS(A) GPN, deux épreuves un epu particulières figurent au programme. Elles sont obligatoires mais non pénalisantes, c'est à dire que seuls les points au dessus de la moyenne sont retenus. Elles varient d'un établissement à l'autre. En première année, mon établissement propose une semaine de MIL centrée sur la cartographie avec le logiciel QGIS. Personnelement, je me régale à réaliser des cartes d'habitats.

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