lundi 8 octobre 2018

Le forum Mycélium : le secret des champignons.

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Grand évènement à venir, tous à vos agendas ! Le 13 et 14 octobre de cette année se tiendra sur les terres de Regis Marcon à Saint André en Vivarais le forum Mycélium. Si l'Ardèche verte est propice à ce type de manifestations autour du champignon, elle l'est encore bien plus en terme d'échanges et de découvertes.

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Pour cette 2e édition, j'ai la très grande fierté d'animer une conférence sur l'amanite tue-mouche. L'approche que j'aurai s'articulera autour de deux grandes question que l'on me pose parfois : Pourquoi parler des champignons ? Qu'elle utilité à les connaître ? Outre le fait que la fonge est un objet d'étude facinant et inépuisable d'un point de vue scientifique, il anime les foules quand il est question de gastronomie mais aussi de développement durable, d'agronomie, d'agriculture, de recyclage, de médecine et d'innovation. Cependant, ce n'est pas sur ces thématiques que je vais m'aventurer, ou du moins pas directement. Les champignons font partie de notre quotidien culturel. On les trouve partout, dans les jeux vidéos, la mode, la littérature, la peinture, le cinéma ... et pourtant nous n'en avons pas toujours conscience.

Quoi de mieux alors que de prendre le plus emblématique d'entre eux dans l'imaginaire populaire pour mettre en lumière ce phénomène ?

Suscitant la peur et la fascination, l'amanite tue-mouche véhicule à elle seule toute une partie des mythes et traditions européennes. Oubliés ou encore très vivaces, les usages et représentations liés à ce champignon ont marqué profondément la culture du vieux continent. De la Sibérie avec les chamanes et les éleveurs de rennes, en passant par la vallée des merveilles en France en poursuivant notre route jusqu'en Inde sur les traces des époux Gordon Wasson, je vous invite à retracer quelques brides de notre histoire à travers la célèbre amanite rouge à points blancs. Nous découvrirons ensemble des oeuvres, des récits, des religions et des reliques nous donnant quelques indices sur ce qu'était ce champignon pour nos ancêtres et pour nous même, nous offrant ainsi un nouveau regard, si ce n'est pas notre société, du moins sur les symboles qui l'animent. Cependant, il serait présomptueux de réduite l'événement à cet unique aspect de la mycologie.

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Organisé par le Mycorium Sauvage de France que vous pouvez également retrouver sur les réseaux sociaux, l'événement propose une multitude de conférences, de débats, d'ateliers et de sorties sur les thèmes de la mycologie, de la botanique, de l'agriculture et de la cuisine. Une très belle exposition mycologiquee avec de nombreux spécimens permettra aux curieux et aux passionnés de découvrir et redécouvrir le monde fongique. Loin de l'image vieillotte que l'on peut se faire de la mycologie, ce week-end forum se déroulera sous le signe de l'innovation, de la sicence et de l'éveil à la nature. De nombreuses activités s'adressent aussi bien aux enfants qu'aux parents. C'est aussi un moyen idéal de se reconnecter à la nature en famille. Bref, je vous y attends avec impatience et pour vous faire un idée, vous retrouverez ci-dessous les intervenants pour ces deux jours qui s'annoncent radieux.

Christophe France

La mycorhization d'arbustes et d'arbrisseaux fruitiers a pour objectif de permettre au végétal de créer un réseau avec les autres plantes qui l'entourent pour créer des échanges d'informations et de nutriments. Appliqué à l'agriculture, c'est un outil pour rendre les cultures plus productives tout en repectant le sol et la santé humaine.

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Les champignons ont pour réputation d'être des accumulateurs. Métaux lourds, éléments polluants ... ils peuvent également de capter la radioactivité dans le sol. Cette capacité ne va pas sans risque pour la santé humaine mais s'avère fournir de précieuses informations sur l'état d'un milieu et son rayonnement ionisant.

Damien Duverger

La question de comestibilité est souvent au coeur des échanges sur les forums de mycologie mais aussi dans les bois quand les cueilleurs se croisent. Qui de mieux pour aborder cette thématique qu'un fin gourmet, amoureux de la nature qui se trouve confronté chaque jours sur les réseau à la question de la dangerosité des champignons ?

Gérard Mottet

Parce que la mycologie est tout un art, quelques bases s'imposent avant de se lancer dans la détermination. Apprendre à reconnaître un milieu, distinguer ce qu'est un stipe, une marge, une lamelle, un pli ou un tube est essentiel si on veut pouvoir remplir avec plaisir son panier et sa tête des bons noms d'espèces sans danger.

Helena Amalric

Les champignons, on ne les trouve plus seulement dans l'assiette et le jardin, désormais ils s'invitent dans notre quotidien. Cuir, isolation thermique, liant, teinture et aggloméra, ce sont quelques unes des nombreuses fonctions qu'ils peuvent revêtir pour changer notre quotidien et tendre à un mode de vie plus éthique et durable.

Hervé Cochini

Parler du monde fongique c'est bien, l'observer dans la nature avec tout ce qui peut interagir avec lui, c'est bien mieux. Laissez vous guider par la voie d'Hervé et partez à la découverte de l'environnement sous un jour nouveau. C'est l'occasion de se retrouver en famille, de découvrir les joie du pleine air et de l'automne.

Hervé Coves

Plus qu'une maxime, une philosophie. Avec Hervé vous découvrez au combien la vie est belle à travers les relations complexes mais si passionnantes qu'entretiennent les êtres vivants entre eux. Les champignons jouant un rôle fondamentale dans ces unions cachées sous nos pieds auront la belle place lors de ces échanges.

Issoufou zougrana

Tirer profit des déchets agricoles tout en soignant les sols, une utopie ? Pas si sûr que cela à la vue des travaux d'Issoufou au Burkina Faso. Une discussion riche pour prendre conscience des possibles qui s'offrent à nous et qui peuvent permettre de solutionner bien des problèmes dans notre monde moderne à bout de souffle.

Jacques Marcon

Avis aux gourmets ! L'heure est à la ripaille. Étudier les champignons c'est bien beau, mais les cuisinier c'est bien bon ! Pour autant on peut vite se trouver désarmé fasse à un sparrassis crépu ou une poignée de pézizes veinées. Pas de panique, cet atelier est l'occasion de découvrir des gestes simples pour les accommoder.

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Et quoi de mieux pour une plâtrée fongique qu'un vin choisit à la perfection ? À vos stylos, avec la cave Marcon vous aurez toutes les informations nécessaires pour ne plus commettre d'impairs lors de vos dîners. Sans pour autant vous ruiner, suivre quelques règles simples vous suffiront à réussir un repas du meilleur effet.

Jérôme Legros

Cueilleur, passionné de nature, de plantes et d'agriculture, Jérôme est un touche à tout. Outre son intervention dans un domaine qu'il connaît et maîtrise, la culture de champignon, vous pourrez aller à sa rencontre lors de ce forum pour découvrir et apprendre auprès de lui la spécificité des espèces et les liens qui les unissent aux sols.

La forêt des contes

Parce que la nature et les champignons ne sont pas seulement une histoire de science et de cuisine, venez découvrir à travers les contes et histoires la mémoire de nos campagnes et de nos bois. Laissez-vous le temps d'une échappée poétique partir à la découverte de nos forêts et du petit peuple mycélien qui l'habite.

Marc Andre selosse

Le monde végétal nous est encore étranger cependant il s'ouvre peu à peu à nous avec les dernières découvertes scientifiques. Sensible, complexe et beau, c'est aussi un saut vers l'inconnu que de s'imisser dans les interactions symbiotiques qu'entretiennent les plantes et les champignons que nous invite à faire Marc André.

Nathael Jouhet

Loin de l'image que l'on peut parfois se faire de la paysannerie, il est bon de rappeler l'importance de l'agriculture dans le maintien de la biodiversité. Producteurs de ressources, les exploitants sont aussi garants de la diversité des milieux et de leur durabilité, un mission trop souvent oubliée et pourtant essentielle pour les espèces.

Pierre Roux

Un pharmacien et mycologue pour parler de comestibilité et de danger, c'est s'assurer doublement que l'on a les éléments nécessaires et essentiels en main pour partir faire sa récolte en toute sécurité. Et si l'on doute encore, on pourra toujours se plonger dans les recueil "Le Guide des Champignons - France et Europe".

J'espère avec ces quelques lignes vous avoir donné l'envie de nous rejoindre le 13 et 14 octobre 2018, ou du moins, de découvrir l'univer des intervenants pour ces deux jours de forum qui s'annoncent être riches en rencontres et en découvertes. Pour ceux qui sont hélas trop loin de nous, ils vous est possible sur adhésion à l'association, de reçevoir toutes les prises vidéos des interventions qui marqueront cette 2e édition.

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vendredi 1 juin 2018

Exposition botanique de Pérouge.

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Weekend botanique en vue.  Pour l'occasion, nous avons pu rencontrer le groupe mycologique et botanique du Val de Saône, qui a pu mettre en place cette superbe exposition dans le cadre de la Foire aux plantes rares de Pérouge. Celle-ci a pu d'une part permettre aux adhérants de sensibiliser un public élargi, et d'autre part d'inventorier les espèces locales. Nous voilà donc ans Pérouge, cité médiévale réputée pour ses vieilles pierres, son tilleul multicentenaire et ses galettes au sucre vendues aux fenêtres qui font le bonheur des petits et des grands. Cependant, c'est tout autre chose qui fait briller nos yeux. Disposés dans des pots de ver, une centaines d'espèces végétales nous attendent. Carex, prêles, coquelicots, anémones ... c'est tout un décor qui se dresse et qui nous invite. C'est l'occasion rêvée pour compléter mon herbier numérique et m'entrainer à la botanique de terrain, histoire de faire rentrer un peu plus dans la caboche un vocabulaire plus technique et qui m'échappe parfois.

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L'euphorbe petit cyprès (Euphorbia cyparissias) est une plante commune dont la sève était utilisée en médecine populaire pour le soin des verrues et des lésions cutanées. Toxique et irritante, celle-ci était souvent présumée être une plante de sorcière. Le sphinx de l'euphorbe (Hyles euphorbiae) est son régulateur naturel. Bien que ternes, les chenilles donnent naissances à un magnifique papillon aux teintes rosées.

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La populage des marais (Caltha palustris) est une fleur typique des milieux humides et ombragés. Elle se reconnaît à ses inflorescences jaunes et à ses feuilles en forme de coeur. C'est la seule plante à appartenir au genre des Caltha, lui même appartenant à la grande famille des renonculacées comme les boutons d'or.

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L'exposition présentait quelques espèces d'orchidées communes. À gauche, deux orchis mâles (Orchis mascula) nommés ainsi en raison de la forme de leurs tubercules. Au centre, un orchis singe (Orchis simia), du fait de ses fleurs ressemblant à un personnage simiesque et à droite, un orchis militaire (Orchis militaris) dont les tépales rayés de rose sont semblables à la forme d'un casque de soldat d'où son surnom d'orchis guerrier.

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Voilà un travail titanesque ! Chaque espèce a été classée et identifiée avec la nouvelle taxonimie. L'entrée de la phylogénétique dans le monde botanique n'y est pas pour rien. Elle a l'avantage comparé aux anciennes classifications de représenter l'évolution des espèces avec plus de justesse. Les marqueurs retenus ne sont pas ceux de la morphologie mais ceux que l'on peut retrouver sur le génome. Les conséquences sont multiples. Outre des nouveaux noms pour certaines d'espèce, c'est aussi la représentation que nous nous faisons de l'arbre du vivant qui s'en trouve chamboulé, prenant désormais la forme d'une sphère.

L'objectif de ce travail ? Disposer des bons outils pour communiquer au mieux avec le public et le sensibiliser sur les grands enjeux liées à protection de la flore mais aussi, sur les bonnes pratiques liées à l'observation des milieux. Nous avons pu de ce fait avoir quelques précieux conseils sur la détermination des poacées.

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Le rorripe amphibie (Rorippa amphibia) est parfois nommé cresson amphibie. Bien qu'appartenant à la famille de la moutarde, il n'en est pas et est parfois confondu avec celle-ci. Il apprécie les bords de fossés et les milieux marécageux. La difficulté dans l'identification de cette espèce réside dans sa grande capacité à s'hybrider avec des espèces similaires. Néanmoins sa tige vert clair est un bon critère de distinction.

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Voilà un taxon que je trouve particulièrement difficile, celui des carex, nommé communément les laîches. Hormis la laîche à épis pendants (Carex pendula) et quelques autres espèces similaires, leur identification reste ardue. Celle-ci repose avant tout sur la détermination portée sur les épis mâles et femelles.

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Le lin pérenne (Linum perenne) est une espèce très cultivée qui se trouve ça et là en milieu naturel. Il a une nette préférence pour les sols secs et bien exposés, ce qui explique peut être son abondance les longs de talus sur élevés des routes et des autoroutes situées dans le sud de l'Ain que nous aimons emprunter.

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C'est une belle exposition à laquelle nous avons pu participer en tant que curieux. Ce type d'événement est un bon moyen de s'initier à la botanique ou de prendre plaisir à découvrir et redécouvrir les plantes que nous croisons au quotidien et qui parfois titillent notre curiosité, évoquant pour certains de lointain souvenir d'enfance.

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mercredi 15 février 2017

Découverte de MuCEM : l'exposition Babel.

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Depuis le 14 décembre 2016 et jusqu'au 20 mars 2017, il est possible de voir au MuCEM l'exposition "Après Babel, traduire", qui met en lumière les problématiques liées à la traduction et les difficultés de celle-ci. Avec un monde ouvert qui tend de plus en plus à la globalisation, la traduction est un enjeu important voire primordial. Aujourd'hui, on compte près de 6900 langues dans le monde. 2500 d'entre elles seraient en danger.

 

Le fort Saint Jean.

Il est rattaché au MuCEM part une grande passerelle et par une plus petite à l'église Saint Laurent. Son emplacement est occupé par les hommes depuis près de 2600 ans. Les premiers furent les grecs qui peu à peu furent peu à peu remplacés par les romains. En son sommet on trouve le "Jardin des civilisations" qui retrace la migrations des plantes comme les épices via les déplacements humains dans le bassin méditerranéen.

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L'étourneau Sansonnet (Sturnus vulgaris).

Celui-ci est en plumage nuptiale, on le remarque à ces plumes irisées de vert, de violet et de jaune. Pour reconnaître les deux sexes, on observe les yeux qui sont plus clairs chez la femelle. Celle-ci possède un plumage plus tacheté et coloré que le mâle ce qui est rare dans le règne animal. C'est un très bon chanteur qui est capable d'imiter le chant d'autres oiseaux mais aussi le son d'une alarme ou d'une sonnerie de téléphone.

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La criée aux poissons.

C'est une des manifestations de Marseille que j'aime le plus. À chaque fois je m'émerveille devant les étales et devant la diversité des espèces présentées. Pourtant, je ne peux m'empêcher de penser à quelle vitesse nos océans se vident et qu'une partie de la pêche vient des eaux polluées par les Boues Rouges.

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Le MuCEM.

 Le musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée est dédié à l'histoire des peuples de la Méditerranée, à leur construction, à leurs échanges et à leurs migrations. Créé par Rudy Ricciotti, il s'inscrit dans la volonté de rénover et transformer la région portuaire et en particulier celle des môles (brises-vagues) et des grands quais. C'est dans cette même optique que les Terrasses ont vu le jour, suivit par les Docks de Marseille.

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Le mot de la fin.

C'est une très belle exposition que nous avons pu parcourir. Néanmoins elle n'est pas forcément accessible à tous, et hormis pour la partie historique et sociologique, je suis bien souvent restée un peu perdue face au contenu. Néanmoins certaines installations sont faciles à aborder et même passionnantes, en particulier celle dédiée aux langages des signes qui diffèrent d'un pays à un autre et qui sont parfois surprenants.

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mercredi 18 mai 2016

Journée des plantes au Fort Saint Jean.

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Il y a quelques semaines, nous avons pu participer à la fête des plantes de Marseille au Fort Saint Jean. La journée du samedi a été ensoleillée et un peu venteuse, elle a été parfaite pour que mon bien-aimé puisse animer le stand de son école et j'ai pu l'y rejoindre avec plaisir. En prime, il a eu sa bouille dans le journal.

 

La fête des plantes.

Au mois d'arvil on trouve un peu partout en France à des fêtes dédiées aux plantes des jardins ou à celles peu communes. L'an dernier nous étions allés à celle de Réaumont en Isère (ICI) mais cette année nous avons décidé de partir pour Marseille à la découverte des plantes des potagers et des bords de mer. Organisée au Fort Saint Jean, elle a l'avantage d'avoir lieu dans un jardin ethnobotanique tout à fait appropiré pour l'événement.

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Quelques aromatiques du jardin des migrations.

Cette journée fût l'occasion de découvrir quelques plantes aromatiques communes en Méditerranée. La germandrée des chats (Teucrium marum) porte bien son nom. C'est un arbrisseau à la floraison violine qui produit un terpène, c'est à dire un ensemble de molècules odorantes qui ont la particularité de protéger la plantes des insectes mais aussi de provoquer chez les chats des comportements sexuels comme les chaleurs.

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La santoline petit cyprès (Santolina chamaecyparissus subsp. magonica ou plus simplement Santolina chamaecyparissus), est une petite plante à fleurs qui fleurit de juin à août en plein soleil. Très aromatique, elle est employée parfois dans la cuisine mais le plus souvent comme insecticide et dans les produits d'entretien.

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La sauge (Salvia interrupta) est une plante qui a accompagnée les hommes dans leurs migrations à travers le bassin méditerranéen. Elle était utilisée par les premiers peuples comme condiment et médicament. Elle serait originaire du Maghreb est plus particulièrement de l'Atlas. C'est également une plante mellifère. 

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Enfin, la lavande papillon (Lavandula stoechas) se fait remarquer par son parfum. Elle était utilisée et l'est encore pour parfumer le linge et pour soigner les petits maux du quotidien. Depuis quelques années on la trouve aussi dans la cuisine des grands chefs en particulier dans les crèmes brûlées et les grillades de poissons.

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Le jardin des migrations.

Il a été réalisé pour mettre en lumière l'architecture du Fort Saint Jean et pour relier celui-ci au Mucem et à son exposition permanente. Il est composé d'une multitude de tableaux qui ont pour but de raconter l'histoire commune des plantes et des hommes (ethnobotanqiue). Parmi ceux à ne pas manquer : le jardin des herbes de la Saint Jean, celui des herbes à sorcière, les plantes de la mythologie et de l'antiquité et le jardin des aromates.

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Des végétaux en autonomie.

Le jardin des migrations est presque exclusivement composé de plantes qui poussent de manière autonomes. La technique employé est celle du jardin sec : beaucoup de paillage pour retenir l'humidité, des espèces résistantes à la sècheresse et aux fortes chaleurs et très peu d'intervention humaine si ce n'est pour retirer les euphorbes characias abondantes (Euphorbia characias) et soigner les plantes et les arbre malades ou fatigués.

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Les visites guidées.

Ce jour là pour l'achat d'un billet du Mucem, les visiteurs pouvaient bénéficier d'une visite du jardin des migrations avec l'ethnobotaniste, le paysagiste et le jardinier qui l'on conçu ... un vrai régale. Non seulement ce sont des puits de sciences, mais aussi des passionnés qui restent accessibles au public et ont grand plaisir à partager la petite et la grande histoire des plantes. Désormais je connais les secrets du plantain corne de cerf grâce à eux. 

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Intégrer la nature à la ville.

Tout le quartier entourant le Mucem et le Fort Saint Jean a été remit à neuf. La volonté est de faire rentrer la nature dans la ville tout à la maîtrisant. De ce projet est née la grande allée qui va du Fort aux terrasses du port et qui est couverte de plantes à fleurs méditerranéennes : coronilles, euphorbes ou encore cistes blancs.

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Le CFPPA/UFA d'Aix en Provence - Valabre - Marseille.

C'est là qu'étudie mon bien-aimé, enfin au sein de cette structure qui se divise en sept établissements ! Ce samedi là il était là pour présenter plus précisément le lycée des Calanques de Marseille. Les formations sont essentiellement centrées sur les aménagements paysagers mais aussi le métier de maréchal-ferrant, les métiers de l'alimentation industrielle, la protection et la gestion de la nature et les métiers liés à l'animal.

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Pour rester dans le thème du lieu, le stand du lycée a présenté de petites jardinières en étages. Elles s'inspirent du jardin et sont économes en eau : plantes de rocailles, résistantes et peu gourmandes en arrosage, paillage minéral, galets et veilles pierres. Elles s'inscrivent dans l'esprit des jardins en carrés et en tiroirs.

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L'histoire du Fort Saint Jean.

Il tient son nom de l'ordre religieux qui y fût établit pendant de nombreux siècles. Le site est occupé depuis l'époque grec pour son emplacement stratégique qui permet d'avoir une vue dégagée sur la baie et les îles alentours. C'est de là que passait le pont à transbordeur jusqu'à ce qu'il soit dynamité en 1944.

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Les stands et les commerçants.

Bien que certaines espèces soient un peu excessives niveau prix, c'est l'occasion de trouver quelques perles rares ainsi que de recevoir des conseils bien avisés des professionnels. Un stand de troc, une conférence, des démonstrations pratiques et techniques liées au végétal et des dégustations complètent le tout.  

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Mouvements et Paysages.

C'est l'une des sociétés de paysagistes des plus renommées dans la région. Leur spécialisation dans les jardins méditerranéens en accord avec le milieu leur a permis de se faire connaître pour les chantiers publics et auprès des particuliers. L'netreprise travaille avec des plantes qui proviennet de tous les continents.

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Le mot de la fin.

Très belle journée où j'ai découvert une multitude d'inforamtions sur ce jardin que nous avons visité à de nombreuses reprises avec mon tendre sans jamais en connaître les secrets. Désormais c'est chose faite. Il me tarde d'y retourner pour découvrir toutes les plantes qui compose le jardin dédié à la magie et à la sorcellerie.

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jeudi 17 mars 2016

Les voyages arctiques.

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Actuellement à la Maison des Parcs de la Montagne de Chambéry, on peut assister à une super exposition sur les voyages arctiques. De nombreuses activités sont proposées aux enfants et un film interactif est diffusé toute les heures. Le top ? c'est gratuit et accessible sur une large plage horaire, même le dimanche.

 

Les précurseurs et les grands explorateurs.

La conquête de l'Antarctique et de l'Artique a été jalonnée de grandes explorations polaires. Pour le pôle Nord, le premier homme à l'atteindre est Robert Peary malgré quelques incertitudes sur son exploit. Pour le pôle Sud, le premier explorateur est Ernest Shackleton et le premier à l'atteindre est Robert Falcon Scott. 

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Les animaux du grand froid.

On rencontre peu d'animaux de grande taille dans cette région du monde. La quasi totalité d'entre eux sont des mammifères carnivores et se nourrissent de poissons et/où d'autres mammifères. Parmi ceux-ci ont peu citer l'ours blanc (Ursus maritimus), l'orque (Orcinus orca), le narval (Monodon monoceros), le morse (Odobenus rosmarus), l'éléphant de mer du Sud (Mirounga leonina) et le léopard des mers (Hydrurga leptonyx).

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Les créatures du fond des mers froides.

Elles peuvent sembler effrayantes mais en réalité elles ne mesurent pas plus que quelques millimètres voire quelques centimètres. Elles sont la base du cycle de la vie dans ces régions aux conditions rudes. La plus connue de ces espèces est le krill, de petites crevettes qui vivent en grands bancs et dont certains poissons et baleines se nourrissent. Les poissons sont dévorés par de plus gros poissons et ainsi de suite.

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Les activités proposées.

Tout comme pour l'exposition permanente, l'exposition temporaire sur les explorations polaires se veut didactique. Il est ainsi possible de conduire la barre d'un navire scientifique, de jouer au détective, de découvrir la chambre d'un explorateur faite pour s'abriter de la neige, de faire un jeu de l'oie géant et de ramener chez soit une version réduite de son grand manchot (Aptenodytes forsteri) dont on aura pu écouter au par-avant les cris d'amours.

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Le mot de la fin.

Bref, j'espère que vous aurez l'occasion d'aller profiter de cette très belle installation mais aussi du reste de la galerie qui vaut le détour et pour cause; il y a bien des choses à faire comme répondre à un quizz dans une cabine de téléphérique, partir à la découverte de la flore et de la faune, analyser la neige ou provoquer des tempêtes et des chutes d'eaux diluviennes sur les vallées de la Chartreuse et des Pays de Savoie. . 

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mardi 8 mars 2016

Orchidées d'ailleurs et de chez nous.

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Du 12 au 14 février se tenait à Bouc-Bel-Air le 9ème salon international des orchidées & Co : Orchiday's. Pour tout vous avouer, nous avons été un peu déçu. Pour un salon qui se veut international il y avait peu de stands et le lieu d'exposition n'était pas très accueillant. Néanmoins nous avons pu voir quelques espèces incroyables. Pour une partie de cet article j'ai pu profiter des photos de mon bien aimé et je trouve que le résultat est réussi.

 

Quelques mots sur le salon.

On pouvait lors de ce week-end rencontrer 19 exposants spécialisés en orchidées et venus des quatre coins de la France mais aussi du Brésil, d'Italie, de Belgique ou encore d'Allemange. Les stands étaient très beaux, parfois kistchs, mais riches en espèces végétales rares et colorées. J'ai eu un gros coup de coeur pour la Phalaenopsis 'Mini Mark', une belle orchidée blanche au label orange et aux pétales tachetés de la même couleur.

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Le vaniller (Vanilla).

Il existe plusieurs espèces d'orchidées pour produire de la vanille. La principale est la Vanilla planifolia. Ce vaniller pousse au Mexique et est cultivé  partout où les conditions climatiques le permettent, à savoir, dans des régions tropicales et subtropicales entre 20 et 30°C. La plupart du temps la fécondation des fleurs est faite à la main car les insectes polinisateurs et associés à la plante (Melipona sp.) ne se trouvent qu'en Amérique du Sud.

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Orchidées du monde.

Les orchidées sont regroupées sous la famille des Orchidaceae. On en compte 25 à 30 milles espèces. Elles représentent 1/20 des espèces végétales dans le monde. En France métropolitaine on compte 120 à 168 espèces d'orchidées sauvages en fonction des auteurs et des dernières découvertes. Il  semblerait que les premières d'entre elles soient apparus il y a 20 millions d'années, soit 45 millions après l'extinction des dinosaures.

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Le faux patchouli (Tetradenia riparia).

Cet arbuste africain est utilisé dans la pharmacopée de certains pays du continent noir pour soigner divers maux liés aux migraines et aux infections par ses feuilles odorantes riches en composés chimiques. Il peut mesurer 6 mètres de haut. Sensible au froid, il est souvent cultivé en Europe comme plante ornementale d'intérieur.

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L'art du Bonsaï.

 Allant de pair avec le salon, un très beau stand sur les bonsaïs a été présenté. Il s'agît d'une méthode de taille élevée au rend d'art en Asie (Japon/Chine). Les arbustes et arbres (If, romarin, hêtres, pommier etc.) sont constamment taillés. Les racines sont raccourcies, les branches ligaturées et le feuillage retiré par endroit avec attention. On obtient ainsi des arbres nains vieux de plusieurs dizaines voire centaines d'années.

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Le mot Bonsaï signifie "plateau"et "culture". La culture d'arbres en pot date d'environs 4000 ans.

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Et dans la nature ?

 Ce qui m'a un peu chagriné lors de ce salon, c'est de voir à la sortie de celui-ci les visiteurs ne pas prêter attention aux orchidées sauvages se trouvant à quelques mètres d'eux en grand nombre. Bien que très belles, les orchidées exotiques ne font pas le poids face à nos orchidées sauvages mais ce n'est là que mon avis. 

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L'ophrys de Forestier (Ophrys forestieri).

Bien que discrète, elle vaut le coup d'oeil. Elle est parfois classée comme sous-espèce de l'ophrys brun (Ophrys fusca) dont la liste des sous-groupes et sous-espèces n'en finit pas de s'allonger. C'est le premier des Ophrys à fleurir (dès février) et on le rencontre assez facilement, en particulier dans le sud de la France.

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On voit bieb sur le long du label l'absence d'un sillon marqué propre à l'ophrys funèbre (Ophrys funera).

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L'Orpin âcre (Sedum acre).

 On le nomme aussi poivre des murailles en raison de son goût. Bien que parfois consommé cru ou cuit, il s'avère être très irritant pour une partie des gens qui le manipulent, en particulier au niveau des muqueuses et de la peau. Il aime les éboulis où on le rencontre souvent mais aussi les murets et les toits des maisons.

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Ci-dessous son cousin, l'orpin de Nice (Sedum sediforme) aux feuilles plus charunes et plus pointues.

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L'euphorbe réveil-matin (Euphorbia helioscopia).

C'est une plante qui tient son nom du fait qu'aux premiers rayons de soleil, elle déploie son ombelle (partie végétale qui regroupe les fleurs et parfois des feuilles) là où se trouve le soleil et va le suivre à la manière des tournesols. Son latex toxique est parfois porté à la bouche par mégarde quand la plante est cueillie.

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L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus).

Cet un ajonc qui fleurit très tôt dans l'année, d'ordinaire dès janvier (mais cette année il l'était déjà en décembre). Il ne dépasse que rarement 1 mètre 50. Ses rameaux denses et nombreux comportent des rangés de longues épines pointues et légèrement recourbées pour se protéger des prédateurs potentiels qui peuvent se nourrir de ses branches. Ses fleurs jaunes sont typiques des fabacées car elles présentent une symétrie bilatérale.

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Le muscaris à grappe (Muscrais neglectum).

On le trouve un peu partout en France. Ce muscaris se reconnaît aux fleurs de son sommet qui sont d'un bleu plus clair. C'est l'une des premières fleurs du printemps que l'on remarque aisément en raison de sa couleur et du fait que peu d'autres plantes présentent des caractères similaires. Il a un parfum subtile de musc.

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L'orchis géant (Himantoglossum Robertianum).

Cette orchidée que l'on trouve dans une partie sud de la France et de préférence dans les département proches de la Méditerranée porte de nombreux noms. Ainsi on la nomme orchis géant, orchis à longues bractées, Barlie, orchis de Robert ou Barlie de Robert. C'est l'une des premières orchidées à fleurir de l'année. C'est après plusieurs années de protection et de sensibilisation du public que les effectifs de celle-ci ont pû se reformer.

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L'orchis géant est aujourd'hui devenu l'une des orchidées les plus présentes sur le territoire français.

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Ses fleurs imposantes pour une orchidées terrestre européenne sont reconnaissables à leur grand label à quatre côtés, leur couleur rose tirant à la fois sur le blanc et le vert, leurs tépales et leur faible parfum. Pour la rencontrer il suffit d'aller sur les bords de route, dans les talus et les friches bien ensoleillés et au sol de composition argileuse et pauvre en nutriments. Avec sa grande taille (30 à 60 cm) il est difficile de ne pas la remarquer. 

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Parfois, certains individus présentent des fleurs presque blanches. On parle alors d'albinisme partiel.

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Pour débuter sur l'identification des orchidées, l'orchis géant est un candidat tout trouvé. En effet les différents éléments composants les fleurs peuvent facilement s'étudier car leur taille massive les rendent bien observables. Actuellement cette orchidée bénéficie du statu LC (préoccupation mineure) par la réglementation européenne. Celle-ci indique que la population de cette espèce est conséquente et peu menacée. 

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Rosette et orchidée.

Les rosettes sont les jeunes feuilles d'une plante qui commencent à sortir de terre et qui s'étallent au sol en formant un cercle plus ou moins régulier. Chez les orchidées elles sont parfois étudiées pour connaître l'espèce ou du moins le type d'orchidée dont la fleur doit faire son apparition en temps voulu. Ici elle me reste inconnue, il faudra donc suivre son évolution ou revenir aux alentours de avril-mai pour connaître son nom.

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L'amandier (Prunus amygdalus).

Malgré les gelées sur les monts provençaux, l'amandier a débuté sa floraison et cela, depuis décembre dans certaines régions. Dans le bassin méditerranéen il possède une symbolique forte qui le rattache à la pureté de la virginité mais aussi au mariage et en particulier à la robe des mariées. On l'utilise massivement dans les zones où le sol est pauvre en nutriments et est riche en pierres. Son huile et son fruit sont excellents.

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Les plantes de la garrigue.

La guarrigue est typique des sols calcaires du bassin méditerranéen. On y rencontre un grand nombre de plantes très denses et de taille réduite pour mieux résister aux vents violents, au feu et au manque d'eau. Si aujourd'hui on y trouve de petits animaux, en particulier des reptiles, des insectes et des oiseaux, elle était autrefois riche en animaux de taille imposante. Les troupeaux de chèvres menés par les bergers venaient y paître.

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Le mot de la fin.

Cette sortie a été une belle occasion de fêter la Saint Valentin en amoureux. En effet, quoi de mieux que des fleurs pour ce jour si particulier ? L'exposition a été bien sympathique mais la rencontre avec les deux magnifiques orchidées sauvages que sont l'ophrys de Forestier et l'orchis géant a été bien plus intense et il y a fort à parier qu'il sera toujours possible de les rencontrer aux prochaines expéditions et cela jusqu'à fin avril.

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dimanche 7 février 2016

Marseille, ville des fleurs.

Marseille, encore Marseille, toujours Marseille ... hé oui, j'ai du mal à me défaire de la ville. En cette période de l'année la nature de chez moi n'est que peu palpitante et l'absence cruelle de neige ne rend ni beau, ni vilain le paysage. Alors pourquoi pas se tourner un peu vers la mer, les Calanques et les parcs de la cité phocéenne qui possède mille visages ? Cet article est réalisé dans la même optique que celui sur Nice publié il y a peu.

PB060426Pour la peine j'aimerai mettre à l'honneur les fleurs à la fête. On ne le croirait pas comme ça mais Marseille est la ville des fleurs et pour bien des raisons.

Les kiosques à fleurs
Ils se trouvent le long de l'avenue du Prado ont un charme tout particulier. Ils abritent chacun un petit fleuriste qui chaque matin pendant le marché jusqu'à dans l'après midi s'ouvre pour vendre une multitude de fleurs. Parmi celles-ci on peut trouver cette véronique en épis issue de l'horticulture qui n'a plus grand chose à voir avec notre véronique en épis sauvage (Veronica spicata) et que nous avons eu la chance de voir dans son milieu naturel au mont Granier.

À savoir, ici il s'agit de la variété Veronica spicata 'Erika' dont le nom fait référence aux bruyères en raison des fleurs rosesqu'elle porte. C'est une arbustive résistante qui est commune dans les jardins de ville du sud de la France. Elle aime le soleil et peut faire plus d'un mètre.

Les marchés aux fleurs
On en trouve dans toute la ville et dans toutes les rues. Pour en faire la liste rapide on peut parler de celui de la Canebière et du vieux port le mardi et le samedi matin, celui de la belle de mai le jeudi, mais mon préféré est celui du samedi matin sur le Prado. On y trouve énormément d'exposant, beaucoup de très fleurs mais aussi des oliviers, des citronniers et des orangers en pot. Bref, c'est une bonne dose de couleur et de Méditerranée à s'administrer sans modération.

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Le parc du 26e centenaire
Voilà un parc de Marseille où on peut être sûr de trouver tout au long de l'année des fleurs en abondance. Certaines zones sont à privilégier comme le jardin australien ou le jardin oriental. Il a été réalisé pour le 2600e anniversaire de la ville. Autre sa superbe oasis on peut rencontrer toute une basse cour en liberté et de belles fleurs comme l'éternelle véronique en épi, la myrte ou encore la terrible plante cruelle, l'Araujia sericifera.

 

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L'orchis géant
Il porte le nom scientifique d'Himantoglossum robertianum. Cette orchidée est réputée pour être la première de l'année à fleurir. C'est une bonne indicatrice dans les variations climatiques. En effet plus il fait chaud et plus elle tend à remonter le long du Rhône si bien que désormais dans l'Ain. Très robuste et grande, elle fleurit de janvier à avril dans les zones méditerranéennes. On la rencontre dans certaines Calanques mais aussi dans les jardins de ville et chez les particuliers.

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Le quartier du Panier
Le Panier est un vieux quartier de Marseille assez réputé et qui a connu d'importants aménagements. Désormais il n'est plus insalubre mais très touristique. Il a toute fois su garder un côté authentique grâce à ses couleurs et à ses rues étroites. C'est aussi le quartier préféré des artistes qui s'y donnent à coeur joie mais également celui des fleurs. De nombreux bords de fenêtres et pas de portes sont ornés de végétation et ça vaut le détours.

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Le jardinier Marseillais
Bon j'avoue, cette merveille là je la garde pour moi ! Plus sérieusement il y a fort à voir sur Marseille. Par exemple le 14-15 février nous aurons le plaisir de participer au 9e Salon International de l’Orchidée & Co à Bouc Bel Air où l'on rencontre quelques unes des plus belles orchidées qu'il soit et en avril, nous serons sûrement sur le cours Julien où sont organisées les "Journées des plantes et des jardins de Marseille".
Un programme chargé en somme.

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mardi 14 avril 2015

19ème fête des plantes et graines rares - édition 2015

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C'est le 4 et 5 avril qu'eu cette année lieu à Réaumont (Isère) la "19ème fête des plantes et graines rares", organisée par l'association "La maison de l'Arbre". Malgré la pluie la manifestation fût des plus réussie § Fleurs, ouvrages de collection et autres trésors ont fait briller les yeux du Chat et de la Renarde en ce début avril.

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Les fritillaires (voir ici) sont des plantes superbes qui peuvent avoir sur leurs pétales de nombreux motifs. Elles figurent parmi les nombreuses plantes qui sont vendues place du village, là où trône fièrement le vieux tilleul de la commune multi-centenaire. Planté en 1390, l'honnorable vétéran fait face à l'église en pierres.

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C'est le temps des plantations et de la cuisine ! L' oignon, l'ail et l'échaotte ont une place de choix dans la gastronomie française. Connus depuis l'antiquité, ils proviendraient d'Asie. À force de croisements et de sélections, les espèces que nous connaissons aujourd'hui ont prit leur forme définitive puis se sont démocratisés.

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Les narcisses et les muscaris en plus de leurs belles couleurs qui tapent à l'oeil embaument l'air. Les espèces proposées à la vente pour le jardin sont un bon exemple des plantes sauvages qui, avec ou sans "transformations" finissent dans nos propriétés pour leur beauté, comme le perce-neige ou la fritillaire pintade.

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Ce type d'expositions permet de dénicher des végétaux rares mais aussi de faire de belles découvertes sur notre terroir. Ici on peut voir toute une flopée de pommes typiques du Dauphiné et que l'on ne trouve pas dans le commerce. L'occasion est toute trouvée pour tester de nouvelles saveurs et pourquoi pas planter un pommier.

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Quelques catées et plantes grasses viennent compléter le tableau (avec les légumes, les aromatiques et les arbustes). Résistantes à la pluie mais aussi et plus souvent qu'on le pense à l'humidité. Ces plantes s'installent facilement sur les terrasses et les bords de fenêtres, aussi bien en intérieur et qu'en extérieur.

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Je me dois de faire la part belle à cette librairie itinérante où nous avons passés des heures (et ce n'est pas une expression). "Nature à lire" fait parti de ces petites librairies que l'on aimerait rencontrer à chaque coin de rue. Jeux éducatifs ludiques et beaux, livres rares, guides pratiques, ouvrages de cuisine... c'est le paradis et le top du top ?  Les vendeurs sont drôles, de bon conseil et surtout passionnés ! Alors on file sur leur site en vitesse !

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Autre stand que j'aimerai mettre en lumière, celui des orchidées ! Il y en a pour toutes les goût ! On trouve même des orchidées bleues colorées par pigmentation de l'eau ou des orchidées à planter dans son jardin et qui se plaît sous nos latitudes européennes. Bref, c'est le paradis des orchidophiles passionnés !

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Une euphorbe dans son jardin équivaut à une explosion de couleurs ! Souvent persistante (tout dépend de l'espéce), son feuillage claire donne un côté printanier surtout quand elle accompagne des plantes à fleurs comme des rosiers. Il lui faut un sol bien drainé et humide hormis pour les espèces originaires du Sud.

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Clou du spectacle, initiation à la greffe avec l'association "Les croqueurs de Pommes"des greffeurs mais
aussi de passionnés qui sauvegardent nos espèces de fruits locales comme la poire, la pomme ou la noix.

Bref une belle manifestation à laquelle nous manqueront pas de retourner l'an prochain, même sous la pluie.

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lundi 23 février 2015

Le muséum d'histoire naturelle de Marseille : Longchamp.

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 Visite en ce début janvier du muséum d'Histoire naturelle dans le palais Longchamps (je reviendrai sur l'histoire de ce superbe édifice en fin d'article), pour découvrir l'impressionnante collection naturaliste de celui-ci et l'exposition du moment intitulée "Des océans et des hommes". À savoir, les animaux présentés proviennent de l'ancien zoo, annexe au bâtiment et qui aujourd'hui a été transformé en un joli parc familiale.

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 Qu'est-ce qu'un muséum d'histoire naturelle ? C'est un lieu qui a pour vocation d'exposer des collections naturalistes, c'est à dire des éléments naturels centrés sur la zoologie, la botanique, la géologie, l'anthropologie et/pu les sciences permettant d'appréhender le monde naturel. Ils sont le fruit des cabinets de curiosités et des expositions universelles qui étaient en vogue au 17e et au 18e siècle.

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 Leur mission est triple. D'une part ils permettent au public de découvrir la Nature sous toutes ses formes et de mener sur celui-ci une approche pédagogique, d'autre part ils permettent aux scientifiques de disposer d'une solide base d'information et d'outils perfectionnés pour leurs travaux scientifiques. Enfin, ce type d'établissement mène une mission de conservation et de mémoire.

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 Le muséum de Marseille suit point par point ces trois axes en proposant une mission scientifique (maintient et mise à disposition des collections aux chercheurs), une mission pédagogique (proposition d'une certaine lecture de la Nature, organisation d'évenements et politique familiale) et une mission culturelle (élaboration d'un programme culturel, expositions, arts, mises en scène ludiques).

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La collection zoologique se compose de plus de 83 000 pièces, exposées ou non. Celle-ci est composée de 45 000 coquilles de mollusques ce qui en fait l'une des plus importante au monde. Celle-ci est entouré d'oiseaux et de poissons présents de la région. Dans la salle d'exposition principalement, 300 espèces animales sont présentés dont une girafe, un rhinocéros blanc, un lion et un ours brun.

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La collection d'ossements est l'une des plus ancienne traditions humaines. La symbolique de ceux-ci, en particulier des crânes (où l'âme et l'esprit de l'homme ou de l'animal sont censés résider). L'exposition de ceux-ci remonte à la naissance de la médecine moderne et de la chirurgie.

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 Joyaux du muséum, ce squelette fossilisé de mosasaure (Prognathodon sp.), l'un des plus grand reptile marin ayant existé (chez certaines espèces les individus dépassent les 15 mètres !). C'est un groupe de reptiles apparu il y a plus de 95 millions d'années. Redoutables prédateurs, ils sont taillés pour la vitesse.

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 "Des océans et des hommes" est une exposition qui, sur environs 500m², met en lumière les relations entre l'Homme et le milieu marin. De la découverte de ce dernier par les humains aux grandes avancées scientifiques actuelles et modernes, cet espace ludique invite à la réflection. Scaphandres, lémuriens préhistoriques et aquatiques, coelacanthes .... beaucoup de surprises vous y attendent.

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 Fraîchement rénovée, la dernière salle d'exposition permet de découvrir en plus des collections animales, minérales et végétales (ainsi que quelques fossiles), les blasons des villes locales. Ceux-ci sont affichées sur le portour de la pièce, à ras-de-plafond. On peut ainsi retrouver l'aigle d'Aix-en-Provence (article lié ICI).

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 L'étude des reptiles (tortues, lézards, serpents ...) et/ou des amphibiens se nomme l'herpétologie et est une branche de la zoologie. Bien que ces familles soient très différentes, leur étude est jointe. De ce fait il n'y a pas de nom particulier pour les herpétologues qui étudient uniquement les reptiles ou les amphibiens.

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 L'étude des oiseaux se nome quant à elle l'ornithologie. Elle est très pratiquée, aussi bien des amateurs que des scientifiques. La France métropolitaine compte environs 570 espèces d'oiseaux fréquentant de manière ponctuelle ou régulière les différentes régions de l'hexagone ce qui donne de quoi faire de nombreuses observations.

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 La collection de coquillages provient de celles de Couturier, de Mars ou encore de Hagenmüller. On parle alors de conchyliologie. Nombreux sont les naturalistes amateurs ou noms, hommes d'affaire ou simples passionnés qui par leurs travaux ont contribué à la richesse de nos mussées.

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 La baudroie abyssale de Johnson (Melanocetus johnsonii) est un animal surprenant. Pour attirer puis dévorer ses proies dans les profondeurs elle utilise un appendice au bout lumineux qui se trouve au dessus de sa tête. Employé comme une canne à pêche, il attire les petits animaux pensant voire dans cette lueur un bon repas.

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 Araignée de mer, Bernard l'hermite, crabe, homard... la famille des crustacés est vaste ! Plus de 50 000 espèces et sous-espèces la compose. La plupart sont minuscules voire microscopiques et forme le zooplancton, l'une des bases de la vie dans les océans car se trouvant en bas de l'échelle alimentaire. Citons par exemple le krill qui est l'aliment principal de certaines baleines ou requins.

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La tête de méduse (Astrospartus arborescens anciennement, Astrosartus mediterranus actuellement), n'est pas une plante mais bien un animal. Le jour il reste caché dans les rochers, la nuit il déploie sesbrasqui peuvent atteindre 1 mètre. Il appartient à la même famille que celle des oursins et des étoiles de mer.

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 Les herbiers présentés respectent une nomenclature spécifique et précise. Ils sont aussi un précieux héritage de la recherche et des premiers pas de la botanique dans le Sud de la France, quand la photographie n'était pas encore là pour aider les botanistes, ni l'analyse génétique. Récolter la plante, la dessiner et la conserver étaient alors essentiel pour mener les observation en intérieur.

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 Pour rappel un herbier est une collection de fleurs (plus rarement de champignons), séchées puiscompréssées entre des feuilles de papiers.Celles-ci sont étiquetées, classées et identifiées par familles, genres et/ou espèces. Mais on trouve aussi des "herbiers" constitué avec des collections animales. 

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La férule commune (Ferula communis) est une plante typique des régions méditerranéennes. Cette vivace à la croissance rapide est réputée pour son latex qui est toxique. On suppose que les tiges de cette plante a permit à l'Homme en Europe, de transporter le feu d'une endroit à l'autre mais cette hypothèse ne semble pas pertinente.

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La leuzée conifère (Leuzea conifera) est la seule espèce à composer le genre Leuzae. Vivace, on la rencontre sur le pourtour de la méditerranée. On la nome aussi pomme-de-pin en raison de son bourgeon florale qui rappel un cône mais aussi un artichaut. Elle fleurit en juin et donne des akènes en juillet et en août.

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Les fossiles sont des pièces prisées des collectionneurs. Heritage du passé, ils rappellent au combien la vie avant l'homme moderne fût riche mais aussi étrange. Ils informent aussi sur la nature des sols mais également sur l'évolution des espèces, et ont par cela toute leur place dans ce type de musée. 

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 Galerie des oiseaux. Rapaces et proies se font face. En France on compte une cinquantaine d'espèces d'oiseaux de proies que l'on classe dans cinq genres différents : les Accipitridae, les Pandionidae, les Strigidae, les Tytonidae et les falconidae. Ses oiseauxsotn protégés et beaucoup sont menacés.

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Nombreux sont les oiseaux dont les plumes ornaient les chapeaux autrefois. On parle alors de plumasserie, c'est à dire la préparation (nettoyage, séchage voire taille et coloration de la plume) pour de nombreux objet: bijoux, abats-jours, manteaux... cet art a bien faillit disparaître et a été sauvé par la haute couture.

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 Longchamp est un superbe bâtiment avec un histoire riche. Actuellement il abrite le muséum d'histoire naturelle (fondée par le marquis de Montgrand, maire de Marseille à l'èpoque) mais aussi le musé des beaux arts. Ce château fût à l'origine édifier pour pourvoir en eau la ville de Marseille. Inauguré en 1869 il accueil les eaux de la Durance. Il estaujourd'hui un lieu de promenade prisé de par la vue qu'il offre et le cadre rétro qui s'en dégage.

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 En somme c'est un lieu à voir ! Une très belle balade qui se ponctue par une visite culturelle, y à rien de mieux pour animer un après-midi d'hiver ensoleillée mais froid. Beaucoup d'article sur Marseille en ce moment ... et c'est pas fini mais bientôt la neige s'invitera en image, patience. 

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mardi 27 janvier 2015

Le muséum de Grenoble 2.

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 Retour au muséum d'histoire naturelle de Grenoble. Pendant mes années d'étudiante je prenais souvent plaisir à m'y rendre pour y flâner en particulier lors de nouvelles expositions. Vous pouvez ICI, LA ou encore ICI retrouver 3 article datant de 2012 traitant plus ou moins du lieu (expo d'ouvrages naturalistes, jardin et taxidermie). Cette fois-ci ce n'est pas en solo mais en amoureux la visite se fait. Suivez le guide.

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 La petite serre tropicale du musée est accessible gratuitement presque toute l'année. Elle fait partie du jardin des plantes qui inclus une collection d'arbres et arbustes, un parcours des sens et un roseraie. De taille modeste, il a le mérite de proposer un espace agréable pour la détente et la promenade, et peut être une prolongation du parc Mistral au quel il fait fasse. Je reviendrai au jardin en fait d'article.

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 La serre se compose d'un circuit : une première salle abrite des plantes exotiques tel que des orchidées comme la vanille ou l'angreacum, des bananiers, les kalanchoes mais aussi de nombreuses plantes carnivores. Une deuxième pièce, bien moins humide accueille les plantes de milieu désertique comme les cactus, les euphorbes, les agaves et les aloes qui y font bon ménage.

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Enfin pièce maîtresse, une grande annexe présente des arbres et des lianes tropicales variées. Ficus, néflier du Japon, ravenala, fougères et monsteras entourent une petite marre où, entre les nymphéas, une multitude de combattants du Siam aux couleurs éclatantes nages. Originaires du Sud-Est de l'Asie, ces poissons territoriaux se livrent à de terribles combats qui peuvent être parfois mortels.

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 Le muséum d'histoire naturelle de Grenoble fût construit en1845 mais n'ouvrira ses portes quand 1855. Orienté sur les animaux de montagnes et en particulier des Alpes. On peut également retrouver une collection géologique mais aussi une collection entomologique et plus récemment, une collection de fossile qui toutes deux s'inscrivent dans la tradition des cabinets de curiosités.

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 Les insectes comptent parmi les animaux les plus nombreux sur Terre, on en recense 1 million d'espèces mais il en existerais plus de 30 à 70 millions ! Parmi celles-ci on peut citer la famille des coléoptères, Coleoptera. C'est dans celle-ci que figurent les plus gros insectes, comme le Goliathus goliatus ou le Dynastes hercules.

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 Apparus au dévonien inférieur, les insectes ont eu à la préhistoire leurs géants. Aidés par la composition de l'atmosphère (plus de 30% d'oxygène contre 20,95 % aujourd'hui), la Terre a connu des libellules de 70 cm d'envergure comme Meganeura monyi mais aussi du côté des arthropodes des titans comme des scorpions marins (Jaekelopterus henaniae) ou des milles pattes de 2 mètres de long.

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Disparus, communs ou rares, les grands prédateurs des Alpes sont à l'honneur. Le loup (Canis lupus) si décrié après avoir disparu de nos massifs et de retour. On le retrouve dans 8 des départements qui couvrent notre massif. En Isère on le retrouve sur les Hauts plateaux du Vercors, le massif de Belledone, les deux massifs Taillefer-Luitel et serait suspecté de passer de temps à autre en Chartreuse. Le lynx européen (Lynx lynx) est un animal très discret difficile à voir. Certains indices laissent penser que la Chartreuse et le Vercors en habriteraient une petite population. Quand au renard roux d'Europe (Vulpes vulpes crucigera) malheureusement concidéré comme nuisble (Rahhhh!), on le trouve partout dans les Alpes.

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 Et puis il y a l'ours brun (Ursus arctos). Voilà bientôt 100 ans que celui-ci a disparu des Alpes françaises. La chasse et l'urbanisation dans les vallées reculées de montagnes eurent raison de cette espèce considérée dangereuse pour le bétail et les hommes. On comptais 300 ours dans les Alpes en 1800.
En l'espace de 120 ans, il n'en resta plus un seul.

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 En France on compte environs 578 espèces d'oiseaux sédentaires ou de passage. 280 fréquenteraient de manière régulière notre territoire pour se nourrir, se reproduire et/ou nicher. Les oiseaux les plus communs sont le pigeon biset (Columba livia) et le pinçon des arbres (Fringilla coelebs).

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 Le cerf élaphe (Cervus elaphus) est le plus grand cervidé de France métropolitaine. Rare en Isère, il est possible d'en croiser, à proximité de la Savoie en Chartreuse où les effectifs ont connu une augmentation rapide. C'est dans le centre de la France, le bassin parisien et les Pyrénées qu'il est le plus commun.

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 Dans les vitrines, proies et prédateurs se se font face. Le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) et la souris des greniers (Mus (Mus) musculus domesticus) sont les proies naturelles de la belette pygmée (Mustela nivalis) et de la martre des pins (Martes martes) mais aussi du renard.

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 Il existe plus de mille espèces de chauves-souris. En France on dénombre 34 espèces plus ou moins communes. La plus connue est la pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus). Protégées, la plupart sont gravement menacées. Le rhinolophe de Mehely (Rhinolophus mehelyi) et le vespertillion des marais (Myotis dasycneme) sontmême en voie de disparition.

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  L'archéozoologie est l'art de faire parler les ossements des animaux. Cette discipline étudie les restent d'animaux présents sur des lieux de vie ou de passage des hommes de jadis. Elle permet de connaître et comprendre les débuts de l'élevage mais aussi de la chasse, les rites religieux et funéraires etc.

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Le quartz est un minéral commun dans les Alpes où il y a encore peu il était exploité dans des mines privées. Il existe une grande variété de quartz, certains roses, d'autres violets comme l'améthyste ou jaune comme la citrine. Ces deux dernières sont recherchées en lithothérapie et en joaillerie.

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 Les fougères sont de véritables fossiles vivants. Leur génome n'a jamais changé depuis leur apparition il y a 180 milions d'années. Parmi les espèces antiques on peut citer les Dactylotheca ou les Ptychocarpus.

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 La famille des Ichthyosauria (en grec : poissons lézards) regroupe de nombreux genre et sous-genres. A ne pas confondre avec les dinosaures avec les quels ils évoluaient, ils sont apparus et ont disparu avant ces derniers. De la forme de dauphins, certaines espèces de cet orde ont atteint des tailles respectables.  

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Le premier arbre est apparu il y a 350 à 400 milions d'années. Nommé Archaeopteris, il pouvait attendre 50 mètres de haut. De Gauche à droite et de haut en bas : Platanus wyomingensis (Platane), Populus cinnamomoides (peuplier), Sterculia coloradensis (Arbre parasol) et Lygondium kaulfussi (Fougère grimpante).

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Les ptérodactyles ne sont pas des dinosaures mais des reptiles volants. Appartenant à la famille des ptérosaures, ils ne sont pas  les ancêtres des oiseaux et n'ont laissé aucun descendant, du moins à notre époque moderne. Le ptérodactyle est le premier reptile préhistorique volant découvert de l'histoire, au 18 ème siècle en Allemagne.

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 De Gauche à droite et de haut en bas : Populus wilmattae (Peuplier), Platanus wyomingensis (Platane), Leguminosites lesquereuxiana (Légumineuse) et Zelkova nervosa (Zelkova). 

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 Du 26 avril 2014 au 8 mars 2015 au Muséum d'histoire naturelle de Grenoble il vous est possible d'aller voir la super expo "Au fil des araignés". Didactique, intérréssante, amusante et accessible à tous, cette exposition sur les araignées donne un tout autre regard sur ces animaux très souvent mal aimés et méconnus.

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Quelques mots de vocabulaire. L'aranéologie est l'étude des araignées sous toutes leurs coutures. L'arachnologie quand à elle est l'étude des arachnides : scorpions, araignées ou pseudoscorpions etc. Les scientifiques qui étudient les araignées sont des aranéologues, ceux qui s'intérréssent de manière plus globale aux arachnides des arachnologistes et ceux qui se passionnent pour les insectes des entomologistes.

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 Ludique, l'exposition permet de voire sous différents assez les araignées de notre quotidien mais aussi exotiques qui sous les loupes grossissantes prennent des allures de monstres. L'espace dédié aux sens et notamment au toucher peut parfois réserver quelques surprises.

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  Retour dans le parc. Le temps est morose, il pleut. De nombreux nichoirs installés dans les arbres et les structures abritent des oiseaux comme des merles et des chouettes mais aussi des chauves-souris et des écureuils. Ces derniers s'approchent facilement des promeneurs pour quémander un peu de nourriture.

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Pour finir je vous propose une présentation des quelques roses qu'abrite la roseraie du musée et qui l'été est resplendissante. De gauche à droite : Charles Aznavour, Lolita Limpicka, The Mc Cartney Rose, et Acapella.

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Il existe des milliers d'espèces de rosiers, le choix est vase quand il s'agit de faire son jardin. Toujours de gauche à droite : The Mc Cartney Rose à nouveau, Rendez-vous, Princesse de Monaco et Caprice de Meilland.

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De gauche à droite : Annecy perle du Lac, Prince Jardinier, Honoré de Balzac (espèce de rosier assez connue), Banco 86 et enfin, ci-dessous, Iceberg. Voilà un tour d'horizon de ce musée que j'aime beaucoup. L'entrée est de 2,50 € mais est gratuite le mercredi après-midi, les premiers dimanches de chaque mois, pour les chômeurs, les étudiants etc. Été comme hiver c'estun merveilleux lieu pour flâner et pour apprendre.

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