mardi 8 août 2017

Sortie dans les Calanques 14 : les Calanques par la mer.

DSC09372Qu'il fait chaud dans le sud de la France. À Marseille, le thermostat dépasse par moment les 40°C, ce qui rend l'air ambiant difficile à supporter. C'est une des raisons qui nous a mené à partir en famille en mer. Sur notre petit zodiac, prêté pour l'occasion, nous avons eu la chance de découvrir les Calanques par la mer.

DSC09373Il y a un petit goût de vacance avant l'heure. L'embrun de la mer, le vent calme et frais, les clapotis de l'eau et les immenses falaises blanches qui nous font face nous donnent des ailes. Passé le léger mal de mer, on peut profiter du décor sublime qui s'offre à nous. À savoir, le Massif des Calanques est une formation géologique de falaises calcaires dénudées de sol, ce qui les rend extrêmement arides et explique leur végétation très atypique adaptée aux conditions rudes. Elle est longue de 20 kilomètres et cumule au plus haut à 565 mètres d'altitude. Les Calanques, à distinguer du Massif, se rencontre sur toute la côte méditerranéenne française ainsi que sur le pourtour de la Corse. Elles sont l'un des atouts touristiques du sud de la France et sont visitées par plus de 10 milions de visiteurs chaque année.

DSC09434LA BAIE DES SINGES

Cette plage se trouve à l'ouest du le Cap Croisette, à côté de l'île de Tiboulen de Maïre appelée aussi La Tourtue et face à La Maïre, à l'extrémité des Goudes. On la nomme parfois la plage du bout du monde, en particulier par les marseillais. Vous pouvez la découvrir depuis la rive ICI.

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Autrefois c'était un haut lieu de contrebande et sa réputation était plus que mauvaise. Aujourd'hui, elle accueille de nombreux touristes, que ça soit sur sa plage privée ou sur celle du bout des Goudes. Un restaurant, le restaurant de la baie des singes, se trouve également face à l'île de La Maïre ainsi qu'un club UCPA. L'île qu'est La Maïre n'est pas accessible au public pour des raisons écologiques, les mêmes qui ont conduit au retrait du troupeau de chèvres sauvages qui y paissait depuis des décennies. On trouve les vestiges militaires d'une tourelle à son sommet mais aussi sur sa face intérieur. Celles-ci reflètent également le passé minier, pastoral et touristique de l'île.

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DSC09093À quelques dizaines de mètres de là, séparée par la Méditerranée, on trouve l'île Tiboulen de Maïre, qui se situe également dans l'archipel du Riou et se reconnaît à son feu qui prône à son sommet, situé 49 mètres au dessus de l'eau. Ces deux îles abritent une flore et une faune marine de grand intérêt, en particulier à travers leurs grottes et leurs tunnels où l'on peut observer le fragile et magnifique corail rouge ainsi que des éponges, des anémones jaunes, des langoustes, des poulpes, des rascasses et des congres.

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On pourrait presque distinguer sous le bleu de la mer le complexe de cavités et de failles qui abritent cette faune et cette flore remarquables. La zone est réputée pour être abritée des vents ce qui permet de pratiquer la plongée même quand les conditions ne sont pas vraiment au beau fixe. Néanmoins la natation y est fortement déconseillée hormis pour les bons nageurs en raison du courant. Ci-dessous un aperçu des différents éléments que l'on peut croiser pendant la navigation entre les deux îlots.

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Passé par l'Ouest le Cap Croisette, il est possible de voir s'elever fièrement le Fortin des Goudes. Il a vu le jour à la suite de la défaite de 1871 de Napoléon III. Séré de Rivières, général militaire de son état, reçoit alors à l'époque un important budget pour réaliser une série de constructions afin de protéger la côte des tirs d'obus.

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LA CALANQUE DE CALLELONGUE

En s'approchant de La Mounine, nous passons à proximité de Callelongue, la première des Calanques situées entre Marseille et Cassis. Son nom provençal signifie "Grande Crique". Entre 1967 et 1968, un téléphérique sous-marin, le téléscaphe, la reliait aux Goudes. Si on lève la tête on peut également voir le col du sémaphore, en particulier en arrivant

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sur la calanque de la Mounine. Longue, étroite et peu profonde, c'est un véritable aquarium naturel où on peut aisément observer les poissons, les coquillages et les oursins, ce qui explique qu'elle est particulièrement appréciée des plongeurs et des pêcheurs. Néanmoins elle peut être soumise à de violents courants qui empêchent alors toute baignade dans son eau turquoise. Vous pouvez la découvrir par la terre avec cet ancien article ICI.

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LA CALANQUE DE SORMIOU

C'est une calanque que nous aimons beaucoup et que nous avons pu visiter par la terre à plusieurs reprises. L'été la route permettant d'y accéder est fermée pour limiter les feux et les accrochages, celle-ci étant étroite et les visiteurs très nombreux. Il faut donc s'armer de patience et rejoindre la plage à pied. C'est un endroit idyllique mais bien que trop fréquenté à mon goût. C'est aussi là que l'on peut découvrir les célèbres cabanons (ICI).

DSC09167En arrivant par la mer, nous faisons face au Bec de Sormiou qui cache le Cap Redon. On le nome parfois l'Extrême Bec de Sormiou en raison de la difficulté de son ascension. Il n'y est pas rare d'y croiser des grimpeurs bien équipés. C'est là que se trouve la grotte du Capelan (du nom du poisson), une grotte semi-émergée dont les trois entrées permettent d'accéder à cette formation géologique soit par la nage, soit en l'escaladant, soit par la plongée sous-marine.

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C'est également un hotspot de la plongée, la faune marine y étant particulièrement diversifiée et l'eau claire permettant d'avoir une vision nette, même depuis le bord des falaises.

Il n'y a pas meilleur endroit pour s'arrêter pour manger un bout, piquer une tête, lire la dernière sortie d'espace naturel et bronzer un peu. Néanmoins la baignade ne s'éternise pas, l'eau étant particulièrement fraîche en raison des jours de vent qui ont précédé notre sortie. Cela nous a valu un bon mal de chien au retour à la maison.

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DSC09233SUGITON ET L'OEIL DE VERRE

Ce sont deux calanques que les étudiants connaissent bien. Celles-ci se trouvent juste en dessous de l'université de Luminy, et s'atteignent facilement après une petite heure de marche et avoir gravi une série de rochers escarpés. C'est un spot remarquable pour les amateurs de plongeons. Cependant la zone n'est pas protégé et le secteur fut endeuillé suite à des chutes de pierres mortelles.

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À proximité se trouve l'Oeil de Verre, une calanque difficilement atteignable avec ses 400m de dénivelé. Elle a la particularité de présenter dans sa paroi rocheuse un énorme oeil coloré en céramique pour faire écho à son nom qui viendrait d'une déformation de son nom occitan qui signifierait "eau à voir", en raison des cascades d'eau de pluie qui s'y forment quand le temps se fait gris.

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LES CALANQUES DE L'EISSADON

Cette calanque, comme celles qui l'entourent, n'est accessible que par la mer. Elle est particulièrement impressionnante de par la taille de ses falaises et son aiguille de calcaire blanc. Au coeur de celle-ci une brèche permet de voir à travers la roche. Une large faille permet de traverser la pierre pour atteindre la calanque de l'Oule.

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Il est possible de faire cette traversée en kayak pour profiter de cette particularité géologique et du calme qui y règne. C'est également un site d'escalade apprécié pour ces nombreuses anfractuosités et sa végétation éparse mais remarquable. Pour les plus téméraires, il est possible de gravire le sommet des falaises à pied.

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DSC09270LES CALANQUES D'EN-VAU ET DE PORT PIN

Ce sont deux des plus célèbres calanques marseillaises, en particulier celle d'En-vau, connue pour figurer dans de très nombreux films et séries télé, parfois à gros budget. Il faut souvent plus d'une heure pour y accèder à pied et c'est bien souvent en bateau qu'elle est visitée. Entourée de grandes falaises, son eau est peu chauffée par le soleil du fait de l'ombre, il y est donc difficile de s'y baigner.

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Il est également possible de visiter ces deux petits coins de paradis en kayak en partant depuis Cassis. Il suffit de longer la côte de roche blanche couverte de pins d'Alep (Pinus halepensis). Appelé aussi pin blanc de Provence ou pin de Jérusalem, il ne se trouve que sur les sols calcaires et dans les zones peu soumises au gel et à la neige. Il peut vivre 500 ans et atteindre plus de 30 mètres de haut.

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On peut rencontrer sur les plages et dans les eaux peu profondes d'En-vau et de Port Pin des sangliers se baigner et se promener joyeusement parmi les nageurs et les amateurs de bronzette. Cette proximité des animaux fait parfois oublier qu'ils sont sauvages. La tentation de les nourrir et de les caresser est alors grande mais il faut bien prendre garde à ne pas céder à l'envie au risque de se voir chargé par toute une troupe de ces pachydermes.

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Parmi les films tournés ici, on peut citer le Fantomas de 1964 avec Louis de Funès et réalisé par André Hunebelle et la Calanque, une série télévisuelle composée de 50 épisodes diffusés sur TF1 entre 1987 et 1988. Plus récemment, de nombreux clips de l'été ont été tournés çà la fin du printemps dans ce lieu mythique.

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CASSIS ET LE CAP CANAILLE

Je ne connaissais Cassis que depuis les hauteurs des falaises (ICI), désormais je la connais par la mer. En entrant dans la baie de cette ville célèbre, on est accueilli par un ensemble de roches blanches calcaires taillées en escalier par les éléments et qui plongent dans la mer. Celles-ci offrent des cavités idéales pour les poissons et les anémones qui y trouvent refuge. Elles contrastent avec les roches rouges qui font le Cap Canaille.

DSC09353On le voit de loin, ce Cap aux nombreux records. Il possède les falaises les plus hautes de France et les deuxièmes falaises maritimes les plus hautes d'Europe. Celles-ci se nomment les Falaises Soubeyrannes. Elles détrônent sans mal celle du Granier, ce qui ne va pas sans me faire un petit pincement au coeur. Leur couleur leur vient du mélange de roche qui les forme : le grès composé de grains de sables de quartz et qui donne cette teinte rouge, de calcaire et de poudingue, une roche sédimentaire composée de galets liés par une matrice ou un ciment.

La route des Crêtes, que nous avons eu l'occasion de parcourir l'an dernier, serpente tout le long de ces falaises, donnant un panorama incroyable sur la Méditerranée et ses îles. Les aphyllantes de Montpellier et les cistes s'y plaisent beaucoup. C'est aussi là qu'un grand nombre des scènes des films de la franchise Taxi ont été tournées.

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LE MOT DE LA FIN : DÉCOUVRIR LE PORT

Quelle bonheur d'être en mer, c'est une toute nouvelle expérience pour moi. Hormis le vent qui s'est levé sur la fin de journée, comme toujours en Méditerranée, la visite a été idyllique. Rentrés au port, nous avons pu profiter du décor mais aussi de la faune qui s'épanouie sous la cale des bateaux.

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jeudi 2 mars 2017

Visite de l'Île de la Table Ronde avec le SMIRIL.

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 Voilà l'une de nos nombreuses sorties du jeudi. L'Île de la Table Ronde se trouve au Sud de Lyon. Elle s'étend sur 10,5 kilomètres de long et sur 2 kilomètres de large. Elle est soumise à un APB en raison de la richesse de sa biodiversité. Depuis plusieurs années, elle est gére par le SMIRIL. Cet organisme mixte a pour mission depuis les années 95, de valoriser et réhabilité le Rhône et ses lônes dans le département du même nom. 

 

Carte d'identitié.

Elle s'inscrit dans un ensemble d'îles remarquables pour les espèces qu'elles abritent, en particulier le castor (Castor fiber) et de l'épipactis du castor (Epipactis fibri). Ainsi elle se rattache de par sa nature à l'île du Beurre, à l'île de la Platière et à l'île de la Chèvre. Actuellement une campagne de ramassage des tontes de l'automne est menée, elle sera bientôt suivit d'un chantier de coupe, en partie sous tutelle de notre classe.

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La pleurote pétaloïde (Hohenbuehelia petaloides).

Ce champignon se plaît à pousser sur les souches et parfois sur les troncs morts enfouis dans l'humus. Il n'est pas courant de le rencontrer, généralement il se développe en touffes de quelques individus. D'ordinaire on le trouve en été et en automne mais il arrive qu'il pousse au court de l'hiver. Néanmoins je n'ai pas vraiment au le temps de me pencher sur ces spécimens, l'identification est comme toujours, à prendre avec des pincettes.

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Le rouge gorge (Erithacus rubecula).

C'est un oiseau territorial et sur l'île ils sont nombreux, au point de se donner en spectacle à quelques mettre de nous. Peu farouche, certains suivent les promeneurs. C'est un animal insectivore qui pendant les périodes de froid se rabat sur les baies et les graines, en particulier d'églantier, d'if, de sorbier ou de cornouiller.

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Les orchidées de l'île.

 Le SMIRIL en collaboration avec la SFO a dénombré pas moins de 24 espèces d'orchidées sur l'île de la Table ronde. Néanmoins certaines espèces sont observées de manière ponctuelles et n'ont été cochées qu'à une seule occasion, tel que l'épipactis du castor et l'ophrys frelon en 1995 ou la dactylorhize de Fuchs en 1996. D'autres ont disparu avec l'évolution du milieu, en particulier la listère à feuilles ovales (Neottia ovata).

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La petite prairie et ses mares.

La petite prairie abrite un ensemble de mares pédagogiques creusées par le SMIRIL. Elles présentent chacune un faciès particulier avec sa faune et sa flore. Ainsi on observe une phragmitraie, des massettes, quelques sphaignes et une flopée de dytiques (Dytiscidae), de petites insectes voraces et rapide comme l'éclair.

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Le mot de la fin.

Voilà une première visite bien sympathique de cette île. D'autres visites sont programmées et j'ai hâte de connaître plus en profondeur ce territoire, en particulier ses lônes, bras du Rhône en retrait du fleuve, et où l'on peut observer le castor et le martin pêcheur (Alcedo atthis). Pour avoir un aperçu du travail que nous menons au sein de notre formation, je vous invite à regarder la petite vidéo à la fin de cet article.

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samedi 18 février 2017

Sortie dans les calanques 13.

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 Le nouvel an est passé, 2017 prend doucement la place de 2016. Pour ce premier jour de l'année, nous voilà partis dans le parc des Bruyères, l'une des portes d'entrée vers le Parc National des Calanques. Autrefois couvert de pinèdes, les incendies de 2009 l'ont transformé en landes d'ajoncs de Provence et de bruyères. On peut voir encore ça et là des troncs noircis et des arbrisseaux repousser sur les cendres de la catastrophe.

 

Les bruyères, un parc périurbain.

Un parc périurbain est un parc qui se trouve à proximité immédiate d'une ville de bonne taille. Depuis les Bruyères, on peut voir l'ensemble de la ville de Marseille et, avec le bus n°17, il est possible depuis le stade d'arriver directement dans celui-ci. Moins fréquenté que les autres parcs de la cité, il est entouré d'habitations. 

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 L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus).

C'est un arbrisseau méditerranéen équipé de grandes épines atteignant parfois 1 cm et qui ne dépasse que rarement les 1 m. Sa floraison s'étale de janvier à avril et couvre la garrigue de jaune. La dispersion des graines, protégées dans une cosse, se fait par les fourmis, on parle alors de dissémination myrmécochore.

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Le monticole bleu (Monticola solitarius).

Il s'agît d'un mâle aux couleurs plus ternes que ceux des autres mâles qui en période de reproduction ont un plumage bleuté. Cet oiseau vit à l'année dans les zones rocheusesensolleillées du bassin méditerranéen, en particulier au nord de celui-ci. Il est rare en France et figure sur les listes rouges. L'abandon de l'agriculture dans les zones de garrigue et la fermeture du milieu contribuent à la disparition de son habitat.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 Elle est typique de méditerranée et plus particulièrement de la garrigue. Comme les bruyères et les ajoncs, elle fleurit plutôt pendant les mois froids (d'octobre à mai) ce qui nous changent bien des Alpes où à cette période peu de plantes peuvent se permettre la même fantaisie, à savoir former un joli buisson bleu au coeur de l'hiver.

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La flore des Calanques.

Elle se caractérise par sa résistance aux éléments, en particulier aux variations de température, aux embruns, au soleil brûlant, parfois au sel et même aux incendies. Certaines espèces ont besoin des flammes pour que leurs graines puissent germer, on parle alors d'espèces pyrophytes. Certains cistes (Cistus sp.), le chêne liège (Quercus suber) et asphodèles (Asphodelus sp.) font partis de ces plantes aimant le feu. 

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Le mot de la fin.

Il fait frais sur Marseille, mais le temps est beau, on est bien loin des faibles températures lyonnaises ou de celles que l'on trouve en Chartreuse. C'est un plaisir de marcher à travers les plantes aromatiques et la garrigue. Nous avons eu la chance d'observer une perdrix mais hélas l'appareil photo n'a pas été assez rapide sur ce coup. Pour la prochaine sortie, l'étude des escargots (Malacologie), les sujets seront moins rapides. 

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lundi 25 janvier 2016

Sortie dans les Calanques 8.

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 La Calanque Sugiton fait partie d'une ensemble de Calanques accessibles depuis l'université de Luminy. Il est possible d'arriver par son entrée en transport en commun. Le chemin est raide par endroits mais si l'on suit bien les indication il n'y a pas de risques de tomber ou de se perdre. L'endroit est très beau et vaut le détour. Il ferra l'objet de plusieurs sorties en 2016 avec mon nouvel appareil photo qui devrait arriver prochainement. 

 

Lacentaurée fausse chicorée  (Cheirolophus intybaceus).

C'est une plante plutôt rare que l'on trouve dans les départements de bords de mer sur les falaises rocheuses comme le Var, les Bouches du Rhône, l'Aude ou encore les Pyrénées orientales. Le centre de l'inflorescence est composé de fleurs hermaphrodites alors que l'extérieur se trouve uniquement garni de fleurs femelles.

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La punaise du pin (Leptoglossus occidentalis).

Cette punaise appelée aussi punaise des pins vient, comme son nom l'indique, des Amériques et en particulier, d'Amérique du Nord. En Europe c'est une invasive qui fait du tort à la faune et à la flore sauvage. Elle est arrivée en occident par les bateaux transportant des résineux pour l'industrie du bois. Elle se nourrie des cônes et des graines de pins ce qui diminue le taux de productivité des arbres et le garde manger des oiseaux pendant l'hiver.

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Le pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus).

C'est un petit arbuste méditerranéen dont on tire artisanalement la célèbre térébenthine. Celle-ci est utilisée dans de nombreux produits comme les parfums, les peintures ou les vernis et même, autrefois, dans la pâtisserie. Le pistachier térébinthe était aussi utilisé, et cela dès l'Antiquité, en médecine. Les pastilles de sa résine étaient réputées pour soigner divers maux comme la bronchite et avec beaucoup moins de succès la tuberculose.

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Une question de différence.

Il n'est pas toujours simple de différencier les arbres de bords de mer (leur adaptation leur donne bien souvent des formes similaires). Les feuilles, les troncs et même parfois les fruits et les fleurs peuvent être très semblables. Voilà une image qui vous aidera peut être. En haut de ma paume il s'agît d'une feuille d'un petit nerprun alaterne (Rhamnus alaternu) et en bas, de celle d'une filaire à feuille étroite (Phillyrea angustifolia)

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Du côté des Opiliones : Mitopus morio.

 Ce faucheux appartient à la famille des arachnides et non des araignées qui sont néanmoins ses proches cousines. Il se rencontre un peu partout de juin à novembre. C'est un chasseur qui se nourrie aussi d'insectes morts. On le différencie de Phalangium opilio par l'absence d'épines marquées sur le corps et les pattes.

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La scabieuse à trois étamines (Scabiosa triandra).

On la trouve dans la calanques mais dans quelques autres régions de France : les Hautes-Alpes, le Var, la Haute-Vienne ou encore les Pyrénées Atlantiques. Les fleurs extérieurs de l'inflorescence sont très longues contrairement à celles du centre. Chez certains plantes les têtes fleuries peuvent être plus pâles.

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Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis).

 Il est bien connu ! Dans nos assiettes, nos sachets d'infusions ou dans nos placards à épices, on ne peut pas le louper. Le romarin c'est un peu l'emblême de la cuisine méditerranéenne avec le citron, les poissons de roches, l'huile d'olive et les tomates confites. Elle fait le bonheur des apiculteurs et des abeilles car c'est une plantes très mellifère qui augmente la production de miel chez ces polinisateurs et qui lui donne de nombreuses vertus.

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La bugrane minuscule (Ononis minutissima).

On l'a nomme également à tort bugrane naine ou plus justement, bugrane très grêle. On la rencontre elle aussi dans les zones méditerranéennes, en particulier dans les zones calcaires et très ensoleillées du bord de mer. Bien que ses feuilles soient dentées elle n'est pas piquante et ne présentent pas de danger.

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L'aster à feuilles d'orpin (Galatella sedifolia).

 On la présente comme une plante des pelouses sèches, c'est à dire semblables aux steppes que l'on peut rencontrer dans les Andes ou les zones de pelouses rases abandonnées par l'Homme. On parle alors dans son cas de plante xérophyte, c'est à dire adaptée aux milieux secs à très secs comme celui des Calanques.

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Les épeires et compagnie.

 En langage vernaculaire c'est un nom donné à de très nombreuses espèces qui sont parfois très peu voire pas du tout apparentées ce qui rend parfois pas vraiment simple l'identification d'un spécimen. Ainsi dans cette classe on peut citer certaines Agalenatea, Gibbaranea, Argiope ou encore Larinioides pour faire court.

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L'arbousier commun (Arbutus unedo).

 On le trouve aussi bien en Méditerranée que dans les territoires orientaux. Son nom latin undeo : "un seul" a deux origines possibles. Il indiquerait soit que son goût (pourtant bon) ne pousse à n'en consommer qu'un seul, soit qu'il ne faut en consommerpas plus d'un si l'on ne veut pas tomber malade (risque de coliques).

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La mue de la cigale.

 La cygale suit un cycle plus ou moins long. Les adultes pondent leurs oeufs aux pieds des arbres. Les larves qui en sortent s'enfoncent dans le sol et y resteront quelques mois à 10 ans voire plus en fonctions des espèces et des hivers passés. Les larves se nourrissent des racines ce qui explique la forme de leurs pattes avant très proche de celle des pattes de la courtillère (Gryllotalpa gryllotalpa). Vient ensuite la mue d'où sortira un adulte.

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Le Chèvrefeuille des Baléares (Lonicera implexa).

 C'est un petit chèvrefeuille que l'on trouve en France en provence et contrairement à son cousin des bois (Lonicera periclymenum), ses fleurs sentent très peu. Il n'est pas très grand ni très massif mais on le ramarque aisément à ses feuilles ovoïdes qui en leur centre porte les fruits qui sont ronds, rouges et toxiques.

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L'argiope lobée (Argiope lobata).

Nommée aussi argiope soyeuse; c'est une grosse araignée facilement reconnaissable aux lobes marqués de son abdomen (du moins chez la femelle) dont le dessous ressemble au sol. Le mâle lui ne dépasse pas 8 mm et passe inaperçu. Assez paisible et pas bien farouche, elle possède une morsure très douloureuse si on est prit par l'envie de la titiller. C'est la plus grande des deux argiope que l'on trouve en France métropolitaine.

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La douceur de la mer.

 La mer se pratique tard sur Marseille. D'avril à octobre on peut se baigner et pour les moins frileux, c'est pratiquement toute l'année (à condition d''être bien équipé). Personnellement je préfère me contenter de tremper les pieds quand le soleil de novembre pointe le bout de son nez. N'oublions pas la pêche à l'ousrin qui bat son plein et qui se pratique en ce moment, ce qui entraîne quelques doigts gelés et de bonnes oursinades sur le port.

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À en perdre la tête.

 Ce scarabée n'a pas supporté les chaleurs de cet été. Il pourrait s'agir d'un grand capricorne du chêne (Cerambyx cerdo), un insecte particulièrement bien adapté au climat et au paysage des Calanques. On le reconnaît à sa grande taille, à sa couleur noire et à l'extrémité de ses élytres qui sont sur le bout teinté d'orange.

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Le ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis).

 On renonctre plusieurs espèces de cistes dans les Calanques. Pour les différencier on retient que pour le ciste de Montpellier les feuilles sont longues et étroites, les fleurs blanches et que les fruits sont des capsules comportant 5 ouvertures. Il est l'un des premiers arbrisseaux à s'intaller après un feu de forêt.

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Quelques mantes du Sud de la France.

 On compte 9 espèces de mantes en France et la plupart d'entre elles se rencontre dans le sud ou du moins, dans les régions de basse altitude. L'Ameles decolor est une petite mante qui se distingue difficilement dans les herbes sèches. Son abdomen gonflé indique qu'il s'agît d'une femelle qui ne va pas tarder à pondre.

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La mante religieuse (Mantis religiosa).

C'est la plus célèbre des mantes. On la reconnaît à sa grande taille (jusqu'à 8 cm) et aux deux tâches noires qui se trouvent à la base des ravisseuses, les deux pattes lui servant à attraper ses proies et qu'elle tient de manière fermée (ce qui lui a valu son nom). Introduite ne Asie et en Amérique, elle y fait des ravages.

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 Les femelles sont très grandes comparées aux mâles qui ne font pas plus de 2 à 3 cm. Les deux sexes peuvent voler et ont la capacité en fonction de leur milieu de prendre lentement la teinte de celui-ci. De ce fait on peut rencontrer des mantes religieuses vertes et d'autres brunes. C'est une très bonne chasseresse ayant une vision perçante, une grande rapidité d'attaque, un solide appétit et une paire de mandibules solide et efficace.

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Les chênes (Quercus).

Le chêne est l'essence la plus courante en France métropolitaine. On peut rencontrer de nombreuses essences de cette famille en bords de mer : le chêne vert (Quercus ilex), le chêne kermes (Quercus coccifera), le chêne pubescent (Quercus pubescens), le chêne liège (Quercus suber) mais pas de chêne rouvre (Quercus petraea) qui lui préfère les zones continentales voire montagneuses et qui est l'arbre le plus commun en France. 

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Le criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens).

 Il n'est pas simple à voir du fait de son mimétisme (sa robe varie du gris au brun). C'est lors de ses longs sauts où il déploit ses ailes bleus qu'il devient plus facilement observable. Il n'est pas rare d'observer une mante religieuse entrain de dévorer ce beau criquet qui ne serait qu'une sous espèce d'Oedipoda fasciata.

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Le centranthe rouge (Centranthus ruber).

 Très populaire dans les jardins, c'est une plante indigène du sud de la France et du bassin méditerranéen. Très grande, elle se remarque par ses fleurs rouges, blanches ou roses nombreuses et de petites tailles qui forment une inflorescence importante. Elle aime la chaleur, les sols secs et ne craint pas la pollution. 

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Le Sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii).

 Cette espèce offre tout un panel de couleurs. Si les imagos (adultes) sont rouges, les immatures peuvent tirer sur d'autres teintes, en particulier le jaune pour les mâles en devenir. Leurs yeux rouges massifs sont un bon moyen pour les identifier. Dans de très nombreux départements cette libellule est classée comme vulnérable.

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 La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 C'est une liane pouvant monter à 3 mètres de haut. On la trouve un peu partout dans le monde : au Mexique, dans le Centre de l'Afrique, en Asie et en Europe méridionale. Elle possède des fruits rouges brillants (mais toxiques) formant d'imposantes grappes. Elle fut longtemps employée en médecine populaire.

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L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 Chassée des parcs et des vergers, elle y est de nouveau la bienvenue. Celle-ci capte l'attention de nombreuses espèces de mouches et de guêpes parasites qui pondent leurs oeufs dans la plante et non plus dans les fleurs et les fruitiers dans les lieux dépourvus de sa présence. C'est une vraie auxiliaire pour le jardinier.

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En cours d'identification.

 

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La bruyère à nombreuses fleurs (Erica multiflora).

C'est l'une des seuls pour ne pas dire la seule bruyère présente en France à aimer ou du moins à tolérer les sols calcaires. De ce fait c'est la seule de toutes celles que comporte la famille des Ericaceae à pouvoir pousser de manière naturelle dans les Calanques. Sa floraison est très prolongée et se termine en décembre.

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La Globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 C'est une plante phare de la flore des bords de la Méditerranée et en particulier, de la garrigue. Elle forme des buissons bleus massifs et imposants que l'on peut observer de novembre à mai. Autrefois on l'employait comme purgatif mais celui-ci pouvait très voire trop puissant et entraîner de graves empoisonnements.

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Le genévrier de Phénicie (Juniperus phoenice).

 Lui aussi est originaire de ce milieu méditerranéen. Il peut atteindre 8 mètres de haut et résiste aux embruns, aux sols pauvres, calcaires et rocailleux, au manque d'eau, aux fortes et basses températures (de +45°C à - 28°C) et à la haute altitude (jusqu'à 1800 mètres d'altitude). Bref, c'est un arbuste qui s'aclimate un peu partout.

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L'orpin de Nice (Sedum sediforme).

 On le rencontre jusqu'au centre de la France. Il aime les milieux pierreux, les roches, les falaises ou encore les éboulis où il y pousse très rapidement. Il fleurit en formant de grandes hampes florales jaunes ou blanchâtres de juin à août. Il est très commun et n'est pas propre à Nice contrairement au nom qu'il porte.

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Le pin maritime (Pinus pinaster).

 C'est un arbre très commun sur les côtes françaises. Il a été planté de manière massive pour assainir les zones considérées comme insalubres ou inutilisables par l'Homme, l'exemple le plus connu étant les zones marécageuses des Landes ou les dunes des bords de mer. Grâce à lui des villes entières ont pu émerger.

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Le fond des Calanques.

 Les fonds marins des Calanques sont comme les Calanques elles-mêmes protégés car ils font partie intégrante du parc naturel. Dans ceux-ci on peut trouver la telinne (Tellina tenuis), la moule (Mytulus edulis), le nigorneau (Littoria littorea), l'amande de mer (Glycymeris glycymeris) ou encore le pétoncle large (Pectunculus glycymeris).

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Les vrais chardons (Carduus).

 Dans cette famille ont trouve un grand nombre de chardons dont une partie qui peut être observer dans le superbe cadre qu'est la Calanque de Sugiton. Néanmoins il ne faut pas oublier non plus le genre Cirsium, la famille des Cirses qui elles aussi ont le nom "de chardons" et qui sont très présentes dans ce milieu.

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Les germandrées (Teucrium).

Ces petits arbrisseaux sont, en ce moment, la grande passion de mon bien aimé (dont provient la plupart des photos). Elles sont typiques du bassin méditerranéen bien que l'on trouve ailleurs. Dans les jardins elles ont trouvé une place de choix en servant de couvre sol. Elles ont su séduire par leurs feuillages cendrés.

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Le paysage de Sugiton.

La crique que forme cette Calanque comporte plusieurs roches en partie immergés et qui chacun, portent chacun leur noms comme le torpilleur ou l'îlot. On y trouve également une grande quantité de roches tombées à la mer. Le dernier éboulement date de 2006 et, malheureusement, entraîna le décès d'un homme de 60 ans.

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En cours d'identification.

 

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La criste maritime  (Crithmum maritimum).

 C'est une plante protégée qui fait l'objet d'une réglementation pour la cueillette. Son goût est très iodé et parfois associé à celui de la carotte. On la rencontre presque essentiellement sur les falaises et les roches de bords de mer. Ses feuilles sont très charnues, cette spécificité lui permet de conserver son eau.

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Qu'est-ce qu'une Calanque ?

 Pour faire simple, c'est une formation rocheuse très escarpée plongeant dans la mer. L'eau de mer et de pluie s'infiltrent dans la roche calcaire des falaises créant des failles profondes s'ouvrant parfois en d'étroites plages. Le terme plus global de Calanques sert également à désigner le massif marseillais du même nom.

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Le mot de la fin.

 Voilà une belle ballade que j'ai prit plaisir à partager avec vous. Un petit coucou au passage à nos compatriotes américains qui représente certains soirs 70 à 80 % des lecteurs du blog. C'est toujours agréable de voir que de nombreuses nationalités se retrouvent sur les pages de La Renarde des Alpes. Et merci à tous pour votre passage sur le blog, ce weekend vous avez été plus de 2200 visiteurs et ça aussi, c'est drôlement chouette.

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mardi 25 août 2015

Le chevreuil et les cerises.

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Le chevreuil européen (Capreolus capreolus) appartient à la famille des cerfs et des daims, c'est à dire celle des cervidés. C'est un mammifère grêle qui peut atteindre 35 kilos et mesurer au garrot 50 à 80 centimètres. Il est abondant en Europe et se rencontre sur tout le territoire français. Malgré sa mauvaise vue il est très alerte grâce à son odorat fin et ses grandes oreilles qui captent le moindre bruit. Il s'agît ici d'un tout jeune mâle que l'on nomme chevrillard, le terme brocard étant réservé aux mâles adultes (chevrette pour les femelles fécondes, bréhaigne pour celles qui ne le sont plus, faon pour les petits). Ses bois sont à peine formé alors que d'ordinaire chez les individus âgés leur pousse est terminée depuis la mi-février. Il devra donc attendre l'an prochain pour les affronter et espérer se reproduire. 

Le changement de son milieu, l'extension de l'agriculture, l'absence degrandsprédateurs, les baisses de pratiques de chasse on contribué à son importante expansion. Cette photo a été prise dans notre jardin et l'animal n'a pas été plus inquiété que cela par notre présence. Il faut dire que nous avons l'abitude d'en voir souvent en particulier dans le verger. Cette absence de prédation est, contrairement à ce que l'on pourrait le croire, néfaste pour les populations de chevreuil. Les animaux faibles et malades ont plus de chance de survivre, de ce fait les épidémies sont plus courantes et peuvent se transmettre à d'autres animaux des forêts et des champs. Les animaux deviennent plus fragiles et en cas de bouleversements moins aptes à s'y préparer.

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Notre jeune chevreuille n'est pas chez nous part hasard. C'est le vieux verger qui fait l'objet de toute son attention. Au sol, de nombreuses cerises que nous n'avons pas pu récolter sont tombées et n'ont pas toutes été bectées par les merles et les pies. Se sont des friandises. Le problème est qye ces fruits sont un peu blettes. Avec le soleil et le temps ils ont commencé à fermenter et contiennent une faible dose d'alcool. Rien de dangereux en soit hormis quand on en fait un festin.Voilà que notre compère s'avère être saoul ! On remarque le même phénomène avec les chamois qui au printemps aiment grignoter les jeunes bourgeons qui ont les mêmes propriétés.

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dimanche 26 juillet 2015

Le lézard des murailles (Podarcis muralis)

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Le Lézard des murailles (Podarcis muralis) est, tout comme l'étaient les dinosaures, un saurien. On le classe dans la famille des Lacertidae. C'est un habitant des murs de la maison , des rochers et des rocailles qui les entours. On le trouve aussi dans l'espace urbain, les souches et les carrières où il peut bronzer à loisir.

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 Ce long lézard peut atteindre 20 voire 25 centimètres et peut présenter divers formes, ici c'est un mâle en pleine saison des amours. On le reconnaît à son ventre qui en cette saison est exceptionnellement orange vif pour être visible de femelle mais aussi indiqué la bonne santé de l'individu, en ventre plus terne étant signe d'un animal faible ou malade. La ponte à lieu entre mai et juin et le petit sortirons en fonction du temps 4 à 12 semaines plus tard.

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Il craint comme prédateurs les chats domestiques, les oiseaux de proies mais aussi les corneilles, les corbeaux, les pieds, les pie grièche écorcheur et bien d'autres, les chiens et les hérissons. C'est un bon mangeur qui se plaît à attraper et manger un grand nombre d'invertébrés comme les araignées, les sauterelles, les grillons, les vers de terre, parfois les pucerons, les mouches, les coléoptères etc.

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dimanche 14 septembre 2014

L'étang de Berre.

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L'étang de Berre, c'est un peu comme la mer, en mieux mais aussi en plus (très) pollué. Il s'étend sur 20 km de long et 16,5 km de large. Dans l'antiquité il était nommé Stagnum Mastromela, et les romains pratiquaient sur ses berges al culture de l'olivier et des vignes. Site industriel majeur, la pêche dans ces eaux est interdite ou du moins très réglementée. La baignade y est limitée.

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La faune et flore des berges est riche. On rencontre de nombreux coquillages, en particulier des coques mais celles-ci sont malheureusement impropres à la consommation. Dommage, il suffit de passer les doigts dans le sables (et les très nombreuses algues) pour en dénicher rapidement quelques beaux exemplaires. On rencontre aussi à de nombreux endroits l'Inule Faux-Crithme ( Inula crithmoides L.), une plante aux jolies fleurs jaunes protégées dans de nombreuses régions comme en Basse-Normandie. Elle peut atteindre 1 mètre de haut et est connue pour ses vertus diurétiques. On la nomme également Inule-à-feuilles-de-Perce-pierres ou Limbard.

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L'eau de l'étang est réputée pour être plus froide l'hiver mais aussi plus chaude l'été que la mer. C'est une zone de protection spéciale (ZPS) qui a pour objectif la protection et l'étude mais aussi la gestion et la régularisation des populations d'oiseaux sauvages, soit environs 250 espèces sédentaires ou migratrices. 

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L'étang de Berre se trouve dans la Petite Camargue... et pour y parvenir depuis notre dernière halte nous avons dû parcourir un peu moins de 100 kilomètres. Voilà donc une hâte bien méritée face à l'étendue d'eau miroitante. Au programme pique-nique et nuit paisible au son des bateaux de pêche.

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Dans notre passage par la Camargue nous avons pu admirer les rizières, le vol des flamands roses, les pirouettes des hérons pique-boeuf les aras et leurs chevaux si typiques de la région. Nous avons aussi pu découvrir la férocité des moustiques tigres et la joie de plonger la tête la première dans la mer à la plage Napoléon de Port Saint Louis du Rhône. Que de souvenirs !

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Et comme toujours, après l'effort le réconfort... face au lac sous une charmante paillote... les pieds dans le sable!

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jeudi 15 mai 2014

60 000 et des poussières...

60 000 et des poussières... voilà que me fait bien plaisir. Avec un peu plus de 90 000 pages vues, vous êtes toujours plus nombreux à passer par là. Ces derniers temps je reçois pas mal de messages privés, de questions et de propositions de projets ... continuez j'adore ça ;)
De ce fait, je vous réserve dans les semaines à venir, du moins je l'espère, quelques beaux billets collaboratifs.

Bref, je suis ravie et j'espère que l'aventure Canalblog n'est s'arrêtera pas de si tôt. À venir, un petit billet sur le jardin et ses alentours dans la rubrique "Jardin Secret".

La Renarde.

Red Fox très heureux

mercredi 1 janvier 2014

La bonne année.

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Je vous souhaite la bonne année!

Qu'elle soit riche en Nature et en découvertes. Que les paniers foisonnes de champignons, de plantes, de mousses et de lichens. Que les animaux apparaissent derrière les verres de vos jumelles et que le temps soit doux et clément pour vos potagers.