mercredi 17 août 2016

Sortie en montagne 14.

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 Petite virée en montagne au Cirque de Saint Même. Nous sommes partis à la recherche de la source du Guiers Vif, une rivière rapide d'eau fraîche qui sépare en partie la Savoie et l'Isère. Nous avons eu la chance de nous y rendre l'an dernier un peu plus tard dans la saison (juste ici). Nous avons pu y découvrir de nouvelles espèces végétales en fleurs et quelques oiseaux colorés grâce au temps pluvieux et à le bruine qui nous entourait.

 

L'érine des Alpes (Erinus alpinus).

Elle porte aussi le joli nom de mandoline des Alpes. On ne l'a rencontre que dans les zones montagneuses de l'ouest et du centre de l'Europe, ce qui en fait une plane endémique. Elle forme de gros buissons gazonnants sur les sols et les roches calcaires. Ressemblant à une primevère, elle appartient cependant aux plantaginacées.

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La grasette des Alpes (Pinguicula alpina).

 C'est une plante carnivore des tourbières alpines (présente aussi dans les zones humides de montagne), dont les feuilles sont couvertes de "glue" et de sucs digestifs sur lesquelles les insectes viennent se piéger puis sont peu à peu digérés. Elle produit une grande fleur blanche unique. Assez rare, elle n'est pas protégée en France.

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La véronique à feuilles d'ortie (Veronica urticifolia).

On la trouve souvent sur les sols calcaires et ombragés, à tendance humide. Plante de montagne, elle pousse entre 1000 et 2000 mètres d'altittude et sa floraison s'étale de juin à août. Ses feuilles ressemblent quelques peu à celles de l'ortie d'où son nom mais n'en on pas les propriétés urticantes. Elle produit des fleurs hermaphrodites.

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L'orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii).

Cette orchidée sauvage fleurit très tôt dans l'été et souvent, à la fin du printemps quand les conditions lui permettent. On la reconnaît au labelle de la fleur qui est très trilobé chez cette espèce bien que la facilité qu'ont les orchidées à se croiser ne simplifie que rarement les identifications. Comme la plupart des orchidées et des plantes citées dans cet article, elle aime les sols calcaires. C'est une espèce dite eurosiberienne.

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À la recherche des orchidées de chartreuse.

Nous sommes partis avec un très bon couple d'amis (dont vous pouvez voir les superbes clichés ICI) à la recherche des orchidées de Chartreuse. Nous avons pu voir quelques beaux spécimens comme cette céphalanthère rouge (Cephalanthera rubra) à droite ou cet orcis à deux feuilles (Platanthera biofolia). À savoir, il existe plus du'une soixantaine d'orchidées dans le parc de Chartreuse sans compter les nombreux hybrides.

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La pyrole à feuilles rondes (Pyrola rotundifolia).

C'est une plante rare qui possède un fonctionnement proche de celui des orchidées, à savoir des mycorhizes (association symbiotique entre une plante et des champignons). C'est une plante médicinale qui est très utilisée en Chine malgré sa rareté et pour cause, elle possède des propriétésanti-biotiques importantes contre certains bacilles qui sont dangereux pour l'Homme. Elle est aussi utilisée pour bien d'autres troubles de l'organisme. 

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Les cascades du cirque de Saint Même.

 J'ai déjà eu l'an dernier l'occasion de vous parler un peu des cascades qui traversent le cirque de Saint Même et qui forment le Guiers vif, court d'eau impétueux qui sépare la Savoie et l'Isère et que les contrebandiers avaient plaisirs à traverser pour semer leurs poursuivants. De la grotte on peut en voir jaillir la source dont l'eau n'est qu'à quelques degrés celsius. Elle a parcouru plusieurs kilomètres sous terre avant de voir à nouveau le ciel.

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Le sentier des cascades.

Les quatre cascades majeurs du cirque se sont formées dans des roches urgiennes, c'est à dire une pierre sédimentaire du crétacé. Elles sont très présentes dans le parc et sont réputées pour leur solidité. On les employait dans la construction de maisons. C'est dans ces mêmes roches qu'il y a peu un fossile exceptionnel d'une nouvelle espèce de reptile marin de grande taille a été découvert dans le coeur de la Chartreuse.

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Le mot de la fin.

C'est un plaisir de retourner chaque année dans ce lieu somme toute assez impressionnant observer les oiseaux et découvrir de nouvelles espèces de plantes endémiques, rares et/ou typiques des Alpes et des forêts calcaires de nos montagnes. Pas de soleil en vu mais un épais brouillard proche de nos têtes que l'on nomme en montagne "plafond" et qui je trouve, porte plutôt bien son nom. Pour le prochaine article nous repartirons pour l'Herretang.

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lundi 7 septembre 2015

Sortie en montagne 8.

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Il fait un temps magnifique, c'est l'occasion de commencer notre série de randonnées de l'été. Voici la première réalisée au Charman Som. Facile pour tous les niveaux et les enfants, on peut accéder au pied du sommet en voiture après avoir parcouru la route étroite qui y mène, entre forêts de connifères et alpages.

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 Pour se faire je me suis munie d'un nouvel ouvrage sur les plantes : "400 èspèces, fleurs des Alpes" aux éditions ULMER, le "Flora Alpina" de mon bien aimé faisant le reste. J'ai pu ainsi identifier l'alchémille des Alpes (Alchemilla alpina). Les gouttes de rosée formées sur les feuilles des alchémilles (toutes espèces confondues) ont été utilisées au Moyen Âge par les alchimistes (d'où son nom) pour tenter de transformer le métal en or, de soigner les maladies incurables et de prolonger le vie humaine ... bref créer la pierre philosophale.
Voilà une petite histoire que je trouve assez sympa pour débuter.

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 Lagrandegentiane est aussi nommée gentiane jaune (Gentiana lutea).Dans les montagnes elle a longtemps été une plante capitale et aujourd'hui encore elle est rattachée au patrimoine et à la culture montagnarde. Pour rester dans le domaine des légendes, la plante était réputée pour être miraculeuse (on pensait qu'elle soignait la peste) et avoir des vertus magiques. C'est peut être pour cela que la fourche qui était utilisée pour récolter sa racine se nommait "Diable" (celle-ci pèse plus de 13 kilos). Pour rappel c'est une plante protégée.

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 Les saxifrages sont surprenantes, elles peuvent en fonction de l'espèce avoir des feuillages très singuliers pouvant parfois tromper le botaniste amateur. Cette saxifrage paniculée (Saxifraga paniculata) une fois fanée pourrait être confondue avec une joubarbe. Sesfeuilelsétrangessont en réalité une adaptations aux conditions rudes imposées par la montagne. Petites et épaisses, elles permettent à la plante de faire des réserves d'eau, de garder ses calories, de résister au froid, au gel et au vent. Les romains l'appréciaient dans leur cuisine.

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 Le vératre blanc (Veratrum album) est parfois confondu, quand il n'est pas en fleurs, avec la gentiane jaune (qui se récolte avant floraison) ce qui peut être dramatique, le vératre étant très toxique. Pour les différencier il faut se souvenir que les feuilles de la grande gentiane sont opposéesalorsque celles du vératre blanc (ou de son cousin le vératre vert) sont alternes. C'est simple mais efficace pour éviter de s'empoisonner pour de bon.

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L'ail des cerfs (Allium victorialis) possèdent de nombreux noms en fonction de la montagne où on le rencontre. On peut ainsi l'appeler l'ail de la Sainte Victoire, l'ail victorial ou l'ail serpentine. On le pensait autrefois magique en raison de ses bulbes qui s'entre-croisent comme les maillons d'une côte de maille. Il protégerait celui qui le porte dans un conflit ou sur le champ de bataille. Bien que non protégé il est plutôt rare ou du moins peu commun.

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 Pour parler un peu du Charman Som il faut savoir que c'est un sommet isèrois qui culmine à  1 867 mètres d'altitude. Il fait partis du parc Naturel de Chartreuse et d'une zone Natura 2000. De ce fait la cueillette des plantes y est strictement interdite. Riches en prairies herbeuses, ce mont est pâturé depuis le Moyen Âge. Le pâturage exercé remplace celui d'animaux disparus ou peu présents, ce qui permet de conserver la flore montagnarde.

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 L'orchis grenouille (Dactylorhiza viridis) est une orchidée peu commune ayant pour statut les initiales "NT" que l'on traduit par "quasi menacé". Presque toutes les régions l'ont inscrites sur leur liste des plantes protégées hormis la région Rhône-Alpes où elle est pourtant présente dans de nombreuses réserves, nous sommes mauvais élève. Elle ne peut être détenue qu'avec un permis (Annexe B de Washington). Ici elles sont fanées.

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 La nigritelle noire ( Nigritella nigra subsp. rhellicani) comme l'achémille des Alpes possède de nombreux noms mais celui que je préfère est celui d'orchis vanille qui rappel au combien le parfum de cette orchidée est puissant et délicat. Elle aussi figure sur la liste des orchidées protégées et sur lesquelles il faut faire de la sensibilisation. En effet on croise encore trop souvent des promeneurs arborant de gros bouquets de cette espèce montagnarde.

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 L'orchis globuleux (Traunsteinera globosa) tient son nom de la forme sphérique que donnent ses fleurs collées les unes aux autres. C'est une stratégie bien étudiée. Plus les fleurs sont nombreuses et proches, plus il aura de chance que les insectes pollinisateurs restent longtemps sur la plante, collent à leur corps du pollen et fécondent d'autres fleurs. Plus commune que les autres orchidées elle est peu ou pas protégée ce qui est bien dommage.

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 Pour continuer avec les orchidées d'été, en voici une sur ça fin, la spiranthe d'été (Spiranthes aestivalis). C'est une orchidée en très forte régression dont très peu de stations sont connues en Isère. Considérée comme espèce vulnérable voire en danger pour certains, elle est protégée à l'échelle nationale. Elle a disparue en Belgique depuis 1981 et dans le nord de la France elle est en voie de disparition (moins de 20 stations recensées). 

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 La driade à huit pétales (Dryas octopetala) appartient à la famille des rosacées comme le rosier ou le prunier. Rare, elle se distingue par les poils présents sur ses feuilles, en particulier en dessous qui forment un duvet, et qui empêche à l'eau qu'elle contient de s'évaporer, comme les poils des animaux. On l'appel parfois thé des alpes à tort, ce nom revenant à Sideritis hyssopifolia rencontré quelques jours plus tards sur un autre sommet.

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 Les anémones appartiennent à la famille des renonculacées. Les formes alpines pour se prémunir du froid sont souvent mais pas toujours couvertes de duvet sur les tiges, les feuilles et le calice. En graines elles sont toutes semblables en particulier les espèces élevées. Pour celle-ci j'héiste entre quandidates : l'anémone des alpes (Pulsatilla alpina), l'anémone pulsatille (Anemone pulsatilla L) et l'anémone des montanges ( Pulsatilla montana).

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Deux plantes qui s'invitent parfois dans les jardineries si bien qu'on en oublierait leur caractère montagnard.
1 et 2 : L'aster des alpes (ster alpinus) est assez commune et parfois nommée reine marguerite des Alpes.
3 et 4 : La gentiane acaule (Gentiana acaulis) se différencie de la gentiane de gentiane de Koch (Gentiana
kochiana
) par le fait qu'elle est calcicole (aime les sols calcaires) contrairement à celle de Koch.

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 Le polygala commun (Polygala vulgaris) comporte plusieurs sous-espèces. Très commun et vivace, on le trouve jusqu'à 2400mètres d'altitude. Ila besoin de pleine lumière pour fleurir. Polymorphe il peut être rose, pâle ou plus rarement blanc. Les espèces proches avec qui il peut être confondues sont le polygale du calcaire (Polygala calcarea), le polygale amer (Polygala amarelia) et le Polygale à feuilles de serpolet (Polygala serpylifolia).

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La zone Natura 2000 du Charman Som comme toutes les zones Natura 2000 est une réserve protégée mais accessible aux promeneurq. Pour reprendre les mots du ministère de l'écologie (ICI) : "Le réseau Natura 2000 est un ensemble de sites naturels européens, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales, et de leurs habitats. Natura 2000 concilie préservation de la nature et préoccupations socio-économiques. En France, le réseau Natura 2000 comprend 1758 sites."

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 Le rhododendro ferrugineux, appelé aussi laurier-rose des Alpes (Rhododendron ferrugineum) se trouve aussi désormais dans nos jardins bien qu'il soit montagnard. Il résiste à des froids  élevés s'il se trouve couvert par la neige,sinonilpeut s'accomoder de température situées entre -15 et -20°C. Très toxique voire mortel (bois, fleurs, feuilles, fruits etc), ses baies font le régale des oiseaux qui les ressèment sur les coteaux escarpés.

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 C'est en montagne que l'on peut encore croiser une multitude d'insectes sans avoir à les chercher. Papillons, scarabées, guêpes, abeilles et mouches savent profiter à l'étage alpin des fleurs qui ont très souvent une floraison courte. Certaines espèces sont communes, d'autres bien moins et sont propres à cette zone.

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Certaines plantes pour s'habiter de variations de climat brutales en montagne comme le froid extrême, les grosses chaleurs, l'absence d'eau, la neige, les vents violents, le gel ou encore les UV bien plus nombreux en altitudes n'ontpas développées de stratégie précise. Elles poussent alors dans les rochers pour se protéger.

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 Autrefois une grande partie de la montagne étaient couverte des forêts. Les arbres ont été coupés pour transformer le Charman Som en alpage pour les troupeaux. D'abords propriété de l'abbaye de Bonnevaux, il devient celle des pères chartreux qui mènenet ces grands travaux. Par la suite le pâturage devient national.

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Sans vient alors la seconde guerre mondiale, le sommet est alors confié à ce que nous nommons actuellement l'ONF. Pendant la seconde guerre mondiale des camps de jeunesse ("Jeunesse et Montagnes" puis "Chantiers de la jeunesse française") sont implantés avec l'aide de Vichy mais ferront acte de résistance.

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 La grande astrance (Astrantia major) est une plante que l'on ne croise que dans les montagnes calcaires. Très rustique elle résiste à des températures frôlant les -30 °C. C'est une vivace qui aime les sols de préférence riches et frais, ce qui explique pourquoi nous en avons trouvé beaucoup sur le replat du sommet. En effet l'eau de pluie n'en ruisselle pas et peu stagner, rendant le sol lègèrement humide et accélérant la décomposition de matière.

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 La valériane à feuilles rondes (Valeriana rotundifolia) est présente dans les 6 départements des Alpes les plus au sud-est et sur l'ensemble de la Corse. Elle aime les éboulis de préférence calcaires (et argileux comme dit sur Tela botanica). Même si elle est très peu commune elle fait l'objet d'aucune réglementation.

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 L'aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia) est une des plantes les plus toxiques d'Europe (le plus vénéneuse étant l'ancolie commune). On l'utilisait autrefois pour empoisonner les animaux perçus comme indésirables comme les loutres, les loups ou encore les renards. C'est de la qu'elle tient son nom funeste.

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 Les prairies alpines sont des milieux fragiles qu'il faut préserver. Ce sont parmi les derniers sanctuaires de nature un peu prés préservés. Au court de notre randonnée nous avons trouvé de nombreux déchets (que nous avons pris dans nos sacs), des plantes arrachées et/ou piétinés parce que les gens marchaient en dehors des sentiers ou voulaient faire de jolis bouquets qui finissent par être abandonnés. S'il vous plaît, préservez nos montagnes.

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 Le lis martagon (Lilium martagon) a bien faillit dispraître pour les mêmes raisons que le sabbot de Vénus. Emblême des Alpes, sa beauté a attiré la convoitise des hommes qui l'offrait à leur bien-aimée ou desbergères qui en confectionnait de gros bouquets pour les maisons. Il aime aussi bien les bois que les près.

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 On le croise rarement en plainemaisfacilement en montagne jusqu'à 2800 mètres d'altitude. Il est protégé sur tout le territoire français mais aussi en Suisse. Il aime les sols riches en humus, argileux, exposés à la lumière et au climat continental dans les zones assez froides. Il est surtout présent dans le Sud et l'Est.

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 Le trolle d'Europe (Trollius europaeus) n'est pas un petit gnome propre à notre continent mais une plante à fleur alpine plutôt rare. Seuls les gros bourdons on la force nécessaire pour passer à travers ses pétales (qui lui donne l'apparence de n'avoir pas encore fleurit) pour accéder au pollen. Il est parasité par une petite mouche qui y pond ses larves. Celles-ci se nourrissent des graines de la plante l'empêchant de se reproduire.

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 La vache Tarentaise nommée aussi Tarine est ma vache adorée. Typique des montagnes cette espèce rustique s'aclimate bien aux conditions difficiles avec sa petite taille et ses sabots robustes. C'est une très bonne laitière qui donne un lait de bonne qualité en abondance. pour les fromages. Sa viande est aussi assez bonne.

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 Pour finir cette journée de randonnée, détente au bords du lac de Charavine (nommé aussi Paladru) en très bonne compagnie. Au son des instruments et des voix nous nous laissons bercés par l'eau et gardons la tête dans les nuages comme nous l'avions plus tôt, là bas, quelque part en Chartreuse à plus de 1 867mètres.

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lundi 9 juin 2014

Les Orchidées de printemps en Chartreuse.

le Granier
(Vu du Granier depuis le haut du col, les pieds dans la gadoue de la zone humide).

Nous voilà dans les Entremonts à la recherche des belles orchidées de Chartreuse. Rappelons que le massif enregistre 66 des 165 taxons connus en France. Merci encore à Sébastien qui au court d'une journée riche en découvertes a eu la gentilesse de me supporter et surtout, de me montrer de très beaux spots à orchidées. Et encore merci à lui pour les conseils, les explications et les identifications !

Ascalaphe blanc (4) Ascalaphe blanc

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On commence en douceur avec ce drôle d'insecte de la famille des libellules, l'ascalaphe soufré (Libelloides coccajus). On le rencontre dans les pelouses calcaires méditarréennes et montagnardes, jusqu'en Turquie (parfois à plus de 2000 mètres d'altitude). On peut le voir voler entre mai et juillet à la belle saison.

chenille

Avec la fin du printemps les chenilles font leur apparition. Fraîchement sortie de l'oeuf, elles ont généralement bon appétit et font leur entrée dans les potagers pour le plus grand malheur des jardiniers. Celle-ci a prit le parti d'imiter un fiente pour ne pas se faire becqueter par ses potentiels prédateurs.

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Belle rencontre avec c'est orchis guerrier (Orchis militaris) albinos. L'albinisme de ce type chez les orchidées est dû à une absence partielle ou complète des chloroplastes qui contiennent les cellules chlorophylliennes et des vacuoles qui contiennent les pigments qui colorent les pétales. Ici il semblerait que ce ne soit que les vacuoles qui soit  absente, la tige et les feuilles ayant gardé leur belle teinte verte.

raiponse globuleuse

La raiponce globuleuse (Phyteuma orbiculare) appartient à la famille des campanules. Elle apprécie les sols calcaires, les zones herbeuses et pousse entre 0 et 2600 mètres d'altitude. Cette vaste amplitude fait que l'on peut la rencontrer dans une large partie de l'Europe et même de l'Asie.

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Céphalanthère à longues feuilles Céphalanthère à longues feuilles (2)

La céphalanthère à longue feuilles ou à feuilles étroites (Cephalanthera longifolia) est une orchidée courante dans le Sud du massif de Charteuse. Elle peut atteindre 60 cm de haut et partage les mêmes milieux que le sabot de Vénus, c'est à dire qu'elle a une attirance toute particulière pour les zones de mi-ombre au sol calcaire, en bordure des chênaies ou des hêtraies.

Céphalanthère de damas

Proche cousine, la céphalanthère de Damas (Cephalanthera damasonium) se distingue de sa consoeur par ses larges feuilles, ses grosses fleurs peu ouvertes, plus abondantes et de couleur crème. Elle est classée à l'échelle européenne LC: préoccupation mineur.

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L'orchis à deux feuilles ou platanthère à deux feuilles (Platanthea biofolia) se confond facilement avec l'orchis verdâtre mais la blancheur de ses fleurs ne trompe pas. Elle aime les zones humides ou/et de demi-ombre, riches en humus et de nature basique. Présente dans toute la France elle se rencontre jusqu'à 2200 mètres d'altittude.

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Les céphalanthères rouges (Cephalanthera rubra) ne tarderont pas à fleurir. Pour le moment elles abordent de beaux boutons floraux. Ces jolies orchidées sont peu fréquentes et se rencontre les forêts claires et broussailleuses jusqu'à 1800 mètres d'altitude. Elle a le statu LC: préoccupation mineur.

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Deux jolis classiques qu'il est difficiles de confondre:

En haut: l'orchis moucheron ou orchis moustique (Gymnadenia conopsea) qui peut contenir jusqu'à 80 fleurs sur un même épi. Plante de plaine lumième, elle fleurit de mai à août bien qu'ici la fleuraison ne fait que débuter. Espèce classée LC.

En bas: l'orchis de l'homme pendu (Orchis anthropophora) nommée ainsi en raison de la ressemblance des fleurs avec un homme pendu par la peau du coup. Certains specimens offrent des dégrédés allant du pourpre au jaune pâle stupéfiants. Espèce classée LC.

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 Le muguet de mai (Convallaria majalis) est une fleur printanière. Réputé pour fleurir à l'arrivée du 1er mai, on en rencontre encore quelques brins fleuris dans les Entremonts. Associé au bonheur, ce n'est que tardivement, sous les ordres de Pétain, qu'il devient l'emblême de la fête du travail, remplaçant la fleur d'églantier associée à la gauche. Rappel, cette plante est très toxique.

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 Voilà une belle parmi les belle. L'orchis brûlée (Neotinea ustulata subsp. ustulata) a été longtemps considérée comme appartenant au genre orchis, aujourd'hui on la classe dans le genre Neotinea. Elle dépasse rarement les 20 centimètres et fleurit d'avril à août jusqu'à 2400 mètres d'altitude. Indifférente bien souvent à son milieu si ce n'est qu'elle ait besoin d'un ensoleillement important, on la rencontre presque exclusivement en montagne.

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On la nomme aussi Cap nègre, orchis mignon ou mouchette. Elle bénéficie en France du statu LC et est protégée en Picardie, dans le Centre, en Lorraine et en Belgique où elle se fait rare. 

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 Autres stations, autres orchidées, toujours en Savoie.
En haut: La listère à feuilles ovales (Neottia ovata) est une plante discrète malgré ses 60 cm. Cela est dû à ses petites fleurs vertes. Elle se différencie ainsi de la listère cordata aux fleurs bordées de pourpres. Elle figure sur la liste des espèces classées en LC.
En bas: L'orchis sureau (Dactylorhiza sambucina) est une orchidée de montagne. Habituée du massif centrale, on l'a rencontre plus épisodiquement dans les Alpes. Souvent jaune, on peut aussi observer des spécimens pourpres et plus rarement crèmes. Elle fleurit d'avril à juin.

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La globulaire à feuilles en coeur ou Veuve-céleste (globularia cordifolia) appartient à l'ordre des Globulariacées (et, n'est donc pas une orchidée). Cette plante montagnarde se rencontre dans les massifs calcaires du Sud de l'Europe (Alpes, Caucase, Jura et Pyrénées). Elle est protégée en Midi-Pyrénées.

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 On passe aux choses sérieuses avec l'ordre des ophrys qui sont, ma foi, pas des plus simples pour réaliser des identifications claires (je vous rassure, il y a pire... voir plus bas). En cas d'erreurs, mea culpa et vous êtes les bienvenus pour me les indiquer.

 Ophrys bourdon ou ophrys frelon (Ophrys fuciflora) est une orchidée qui dépasse rarement les 40 centimètres. On la rencontre dans les zones calcaires et ensoleillées, sur les pelouses rases ou dans les herbes hautes (qui les dissimulent complètement). Classée LC, on peut la voir un peu partout en Europe jusqu'à 1300 mètres d'altitude.

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Pétales et sépales blanches pour ce plan d'ophrys bourdon aux nombreuses fleurs et ce n'est pas le seul de la station. On peut parler de veridissmeici partiel ou d'hypochromie, le reste de la fleur étant colorée. Pour certains, il pourrait s'agir d'une sous-espèce, pour d'autre d'une simple décoloration.

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L'ophrys mouche (Ophrys insectifera) fleurit d'avril à juillet. Présente dans les pelouses de pleine lumière ou dans les sous-bois ombrés, elle aime les sols calcaires. On la rencontre dans toute l'Europe. En France, elle est absente dans deux régions: la Bretagne et la Corse. Elle possède le statu LC et est complètement protégée en Auvergne et dans le Nord-Pas-de-Calais.

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Proche cousine de l'ophrys bourdon, voici l'ophrys abeille (Ophrys apifera). En bouton sur le cliché, il a été attesté depuis qu'il s'agît bien de cette belle orchidée. Elle pousse dans les pelouses rases ou les hautes herbes des sols calcaires ensoleillés. Elle tient son nom de sa faculté à reproduire l'odeur des abeilles solitaires femelles pour attirer les mâles qui après un simulacre de copulation avec la fleur, transporteront son pollen. Si les butineurs se font absents, la fleur peut s'auto-féconder, ce qui crée des populations atypiques parfois classées comme sous-espèces. Elle est classée LC.

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 Alors plus dur pour ce coup. Qui est qui?
A votre gauche: L'ophrys petite araignée (Ophrys litigiosa). On la reconnaît à sa petite taille, au liseret vert peu étroit qui entour son label et à la form ealongée et régulière des sépales. 
A votre droite: L'ophrys verdissant (Ophrys virescens) possède un liseret plus large et un labelle beaucoup plus sombre. 
Ce genre comporte un nombre incroyable d'orchidées semblables les unes aux autres. Pour avoir un berf aperçu c'est par ICI.

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Gentiane à feuilles étroites (Gentiana angustifolia). On la confond souvent avec la gentiane alpine (Gentiana alpina) et la gentiane acaule (Gentiana acaulis). Elle aime les pâturages rocailleux et calcaires. On la trouve tout particulièrement dans les Alpes mais aussi dans le Jura et les Pyrénées.

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V'là ma préférée de toutes, celle avec qui j'ai commencé à me passionner pour les orchidées sauvages. Il s'agit de l'orchis pourpre (Orchis purpurea), nommée dans l'ouest de la France Pentecôte. Elle s'étend du nord de l'europe jusqu'au nord de l'Afrique en passant par la Turquie. Robuste, elle peut atteindre 80 cm de haut. Elle tient son nom de ses fleurs pourpres au label blanc tacheté. Elle aime les pelouses et les bois calcaires. Elle a le statu LC et est protégée en Franche-Compté.

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Drôle d'orchis pourpre que voilà ! On peut parler ici d'hyperchromie. Celle-ci se caractèrise par une forte accentuation de la couleur des fleurs, à l'invers hypochromie qui, rappelons le, est une absence partielle ou presque complète de couleur. 

orchis guerrier (2) orchis guerrier

orchis militaire anomalie orchis militaire anomalie (2)

Voilà une autre orchidée que j'affectionne tout particulièrement. L'orchis guerrier appelé aussi guerrier militaire (Orchis militaris) pousse d'avril à juin et peut atteindre 40 centimètres de haut. Adepte des sols calcaires, on la rencontre dans les prairies, les pelouses et les talus calcaires, parfois en mi-ombre, le plus souvent en pleine lumière. Présente jusqu'à 2000 mètres d'altitude, ellesur presque tout le territoire Français. Elle est classée LC et est protégée en Belgique où elle est très rare. 

Ici les specimens photographiés à l'exception de les deux premières photos (en haut) ne sont pas représentatifs de la plante. En effet les fleurs attestent de par leur ouverture démesurée d'un lusus. Un lusus est une anomalie morphologique dû à une déficience génétique ou à une attaque (maladie, insectes etc...). L'identification de l'orchidée devient alors délicate, en particulier quand les fleurs sont en parties déformées.

orchis hybrida (2)

Quand l'orchis guerrier rencontre l'orchis pourpre, on obtient cette belle hybride au doux nom d'ochis hybride (Orchis x hybrida). On la rencontre plus ou moins fréquement jusqu'à 1700 mètres d'altitude d'avril à juin. Quand on parle d'hybride chez les orchidées, on place un "x" entre les deux parents dont est issu le spécimen ici: orchis militaris x orchis purpurea.

orchis singe orchis singe (3)

orchis singe (2) orchis singe (4)

Autre orchidée remarquable, orchis singe (Orchis simia) qui tient son nom de sa drôle de fleur en forme de petit singe. Cousine de l'orchis guerrier, elle fleurit de mi-avril à mi-juin sur les terrains calcaires secs, dans les zones atlantiques et méditerranéennes. Elle est classée LC et comme sa consoeur, est protégée en Belgique car rare.

Orchis x beyrichii

Nouvelle hybride à vous présenter: Orchis x beyrichii, fruit de l'orchis singe et de l'orchis militaire (O.simia x O.militaris). Peu courante voir rare, cette belle hybridation s'observe d'avril à juin jusqu'à 1600 mètres d'altitude.

Dactylorhiza maculata (2) Dactylorhiza maculata (8)

Dactylorhiza maculata (4) Dactylorhiza maculata

L'orchis tacheté (Dactylorhiza maculata) est l'une des orchidées les plus difficiles à idenditifer en raison des 12 sous-espèces qui la composent. L'orchis tacheté à proprement parlé se nomme Dactylorhiza maculata subsp. maculata. Roses ou blancs, les épis floraux peuvent atteindre 20 à 40 centimètres de haut. On la rencontre dans toute l'Eurasie. 

Dactylorhiza maculata hypochrome (3) Dactylorhiza maculata hypochrome (4) Dactylorhiza maculata hypochrome Dactylorhiza maculata hypochrome (2)

Alors, dactylorhiza maculata subsp.maculata décolorées, avec veridissmeici partiel, attientes d'hypochromie ou d'albinisme?
Affaire à suivre, en tout cas il n'est pas rare de rencontre ce type de spécimens et pour cause, les orchis tachetés peuplent abondamment nos coins de montagnes.

orchis de mai

Plus dur ici, avec l'orchis de mai ou dactylorhize de mai (Dactylorhiza majalis). Haute de 20 à 40centimètres sur sa tige creuse, elle fleurit d'avril à juillet. Elle aime les zones de pleines lumière, humides voir marécageuses. On la trouve dans toute l'Europe, même en Scandinavie. On compte sept sous-espèces toutes aussi dur les unes que les autres à identifier. Elle est classée NT, c'est à dire casiment menacée. Cela est dû à la destruction de son environnement. Elle est protéée en Bretagne, dans le Centre et en Haute-Normandie.

orchis incarnat (3) orchis incarnat (4)

orchis incarnat orchis incarnat (2)

Encore plus complexe, l'identification de l'orchis incarnat (Dactylorhiza incarnata subsp. incarnata). Elle réquente les zones humides de pleine lumière jusqu'à 2000 mètre d'altitude et fleurit de mai à juin. On compte 5 à 6 sous-espèces qui nécessitent parfois une observation au microscope poussée pour pouvoir les nommer. Elle est classée VU: espèce vulnérable.

Bref, le genre dactylorhyza et comme le genre ophrys: pas simple de s'y retrouver !

chenille sur orchis singe

Les orchidées ont de nombreux ennemies: sangliers, oiseaux, chenilles, limaces, chevreuils et rongeurs... contrairement à certaines croyances, les orchidées ne contiennent pas de poisons et ne sont pas efficaces contre les nuisibles.

orchis mâle (2) orchis mâle

orchis mâle (4) orchis mâle (5)

Plus classique,en voilà une que je rencontre en bas de chez moi et que je vous présente de temps à autre. L'orchis mâle (Orchis masculata) porte ce drôle de nom à cause de ses deux bulbes. Il était conseillé au moyen âge de consommer le plus petit pour calmer l'ardeur sexuelle, le plus gros pour la réveiller. Aujourd'hui encore on consomme les bulbes d'orchidées à cette fin à travers une boisson sucrée: le Salep.

troll d'Europe troll d'Europe (2)

troll d'Europe (3)

Le trolle d'Europe ou trolle des montagnes (Trollius europaeus) n'est pas une créature repoussante de nos contrée, ni une orchidée mais une belle plante aux fleurs jaunes qui ne peuvent être fécondées que par les gros bourdons capables de perforer les pétales pour atteindre le nectar et donc, le précieux pollen. C'est une plante rare et vénéneuse qu'il ne veut mieux pas cueillir.

viorne viorne (2)

 Les viornes (viburnum) sont des arbrisseaux récitants souvent plantés dans les jardins pour l'ornement. En forêt, on croise souvent le viorne lantane (Viburnum lantana). Il aime les sols alcains des bords de forêt. Les baies sont légèrement toxiques.

Limodore à feuilles avortées Limodore à feuilles avortées (2)

Limodore à feuilles avortées (3)

Drôle d'orchidée que la limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum). Comme son nom l'indique, cette orchidée pouvant atteindre 80 centimètres de haut ne possède pas de feuilles et à l'instar de la néottie-nid-d'oiseau, elle tire ses nutriments de la symbiose qu'elle entretient avec un peit champignon. Elle fleurit entre avril et juillet ce qui explique pourquoi sur ces clichés elle est encore en bouton. Elle est classée LC.

Renoncule à feuilles d'Aconit Renoncule à feuilles d'Aconit (2)

La renoncule à feuilles d'aconit (Ranunculus aconitifolius) appartient à la famille des boutons d'or. C'est une plante de montagne qui poussent comme la populage des marais dont elle est proche dans les zones humides en formant de larges touffes. On la rencontre dans les montagnes du sud et du centre de l'Europe.

église SPE isère

 Retour par Saint Pierre d'Entremont ou plutôt par les Saint Pierre d'Entremont. Les deux villages qui aux premiers abords semblent n'en être qu'un sont séparés par le Guiers. L'un se trouve en Isère, l'autre en Savoie qui pendant fort longtemps fût un pays indépendant ce qui explique pourquoi ce genre de particularité à l'échelle nationnale concerne au 3/4 ces deux départements.

sabot de Vénus (6) sabot de vénus

sabot de Vénus (5) sabot de Vénus (3)

Certes, j'ai déjà parlé dans un article précédant de la magnifique orchidée rencontrée pendant cette sortie qu'est le sabot de Vénus (Cypripedium calceolus L.) ICI. Mais je ne peux m'empêcher de remettre quelques clichés. Extrait:
"Le sabot de Vénus ou sabot-de-Vénus d'Europe (Cypripedium calceolus L.) est aussi nommé sabot de la Vierge, Cypripède, Nervine, pantouffle de Notre-Dame ou soulier de Notre-Dame. C'est une orchidée qui apprécie les sols alcalins et que l'on rencontre en Suise, en Italie, parfois en Espagne, en Grèce, en Amérique du Nord, plus fréquemment en Sibérie et dans quelques pays d'Asie. En France on la trouve tout particulièrement dans les Alpes et demanière épisodique dans les Pyrénées, dans le Jura, en Moselle et sur le Massif Central entre 300 et 1200 mètres d'altitude dans les zones de mi-ombre en particulier dans les hêtraies et les hêtraies-sapinières." C'est une espèce menacée et rare.

ophrys petite araignée (6) ophrys petite araignée (3) ophrys veridissan ophrys petite ariagnée

Ouf, il m'aura fallu plus de 2 semaines pour pondre cet article mais le voilà enfin. Encore merci à Sébastien pour ces belles découvertes et ce petit aperçut en photo que je vous livre ce soir.

Mes sources: 
Mycohétérotrophie.
Variation chez les orchidées.
Singularité des orchidées.
Identifier.
Reconnaître les hybrides.
Et puis l'éternel WIkipédia,
pas toujours très au point sur
certaines classifications.

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