jeudi 19 janvier 2017

Un weekend en famille, plaisirs de l'été.

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 Faisons un bon de la passé, histoire de ce remémorer un peu le plaisir que nous avons eu cet été en profitant du soleil et de tous ces bienfaits. Qu'il a été doux de lézarder sous ses rayons, étendus sur une plage ou dans la verte pelouse. On a vite fait d'être nostalgique de cet temps heureux qui reviendra dans quelques mois.

 

Le bonheur d'être en famille.

 Le jardin est le lieu tout trouvé pour reçevoir la famille et les amis. Herbe verte pour jouer et planter les tantes, ombre salvatrice des grands noyers, eau du puit ... j'ai l'impression que nous avons vécu cet été comme on peut vivre ceux de l'enfance, à savoir tel de véritables Robinson Crusoé échoués quelques part en campagne.

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 La fraîcheur des bois.

Face aux fortes chaleurs de l'été, il est tout trouver de se rabattre sur la forêt. C'est l'occasion de montrer aux petits comme aux grands les traces du passage des animaux. Par chance nous sommes tombés sur un crâne de ce qui semble être un pic noir (Dryocopus martius). C'est le plus grand des pics. Son habitat de prédilection sont les grands espaces boisés. On en trouve dans presque toutes les forêts et même la taïga.

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 Une récolte bien méritée.

Se promener en forêt c'est parfois aussi faire de jolies rencontres voire, de belles récoltes. Sous les frênes dans le sous-bois nous avons eu la chance de découvrir quelques girolles améthystes (Cantharellus amethysteus) qui ont terminé bien vite en fricassée dans la poêle. Calvaires et autres amanites rougissantes (Amanita rubescens) sont quant à elles sont restées bien sagement à leur place parmi les fougères aigles (Pteridium aquilinum).

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 Le pie grièche écorcheur (Lanius collurio).

C'est un superbe oiseau qui ne reste que quelques mois sur le territoire avant de reprendre son envol. En effet c'est un inlassable migrateur peut se rencontrer de mai à août dans les milieux ouverts où il trouve sa nourriture. Il gobe ses proies ou les embroches sur des branches épineuses ou sur le barbelé comme garde manger. Ainsi on peut voir embrocher des mouches, des papillons mais aussi de petits lézards ou des musaraignes.

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La vie de la maison.

La vigne vierge à trois pointes (Parthenocissus tricuspidata), accompagnée du saule pleureur (Salix babylonica), apporte une fraîcheur agréable sur la terrasse familiale, c'est parfait pour prendre le petit déjeuner à la fraîche comme on aime le dire. La table est prête pour accueillir tous les cousins et les appétit du matin. 

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Le petit peuple du jardin.

Le jardin est en ébullition en août. Sauterelles, géraniums, les tournesols et papillons sont de sortie. On reconnaît une femelle sauterelle au long sabre qui se trouve au bout de son abdomen. Il s'agît d'un ovipositeur, un organe qui lui permet de pondre ses oeufs dans le sol. Contrairement à la légende populaire, il ne coupe pas.

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Un détour par ma tourbière de l'Herretang.

Voilà un détour que nous ne manquons jamais de faire en Chartreuse, celui de passer par la tourbière de l'Herretang. Cette tourbière calcaire de 60 hectares se visite surtout l'été pour ne pas perturbé la faune et la flore mais aussi, quand le niveau d'eau de la rivière du même nom est au plus bas pour ne pas avoir les pieds dans l'eau. C'est un espace remarquable où il est possible d'observer de nombreuses espèces de libellules. 

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Les plaisirs de l'été.

 On les connaît tous et on les savoure avec plaisir. C'est l'occasion de vous présenter la bière locale de mon village, la Dauphine. En avril 2016 la brasserie a fêté ces 10 ans et on peut le dire, a acquit depuis son installation une jolie réputation. Il est possible de visiter la fabrique gratuitement pour les petits groupes.

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Dans les près.

L'herbe reste verte malgré les fortes chaleurs et l'absence de pluies. Au petit matin on peut voir la rosé qui trempe l'herbe et parfois, le pelage des chats à l'affut. On peut aussi observer des chevreuils (Capreolus capreolus) au petit matin qui broutent tranquillement dans les champs. Ils regagnent vite la forêt à notre arrivée.

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Le mot de la fin.

Les souvenirs de l'été ont un goût tout particulier, et on ne peut en être que nostalgique quand on voit les températures qui s'affichent actuellement (-10°C !). Bientôt l'automne fera son entrée mais avant, à nous le Sud, les grandes migrations des Dombes et la magie de la Chartreuse. Vaste programme en perspective.

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dimanche 15 mai 2016

Sortie en campagne 5.

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Petit week-end en campagne au pied du Mont Ventoux. On voit encore au loin des nappes de neige mais dans les vignes et les champs de lavandes, c'est la pluie qui règne son plein. Entre deux éclaircies, nous avons pu sortir le bout de notre nez et affronter le froid pour photographier les nombreux oiseaux présents.

 

Le geai des chênes (Garrulus glandarius).

 Le geai des chênes est un oiseau bruyant qui s'identifie facilement au régime de ses ailes composé de plumes bleues azures et noires. Il est capable de produire une multitude de sons et de cris d'alertes, il peut même imiter le chant de la buse variable (Buteo buteo). On le trouve dans les forêt de feuillus et mixtes où il peut trouver facilement des fruits et des baies sauvages. Il s'aventure aussi dans les vergers et les jardins des particuliers.

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La gagée des champs (Gagea villosa).

Il ne faut pas la confondre avec sa cousine, la rare gagée jaune (Gagea lutea). On peut la rencontrer jusqu'à la fin avril. On la détermine par la forte pilosité que l'on trouve sur la plante et sa taille (10 à 20 centimètres). C'est dans les collines et les montagnes (jusqu'à 1800 mètres) qu'on l'a rencontre le plus. Elle fait l'objet d'une protection sur l'ensemble du territoire français. La ramasser ou la détruire peut s'accompagner d'une très forte amende.

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Le milieu forestier.

Il est à l'image du climat local : rude. Les arbres et arbustes les plus communs composants la forêt "presque" naturelle sont les cèdres, les chênes, les cornouillers mâles, les prunelliers, les rosiers sauvages et les pins. Les chênes sont des arbres formant une ombre peu dense ce qui permet à plusieurs espèces herbacées de pousser au sol. Cela permet d'admirer des fleurs qui demandent des conditions particulières pour pousser.

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Le cornouiller mâle (Cornus mas).

C'est un arbuste peu rependu en France qui a la particularité de donner des fleurs avant ses feuilles. Petites, elles forment cependant sur l'arbre nu un nuage jaune imposant. Bien que petit, il est résistant et pousse sur les sols calcaires. On l'employait pour ses vertus mellifères, ses fruits riches en vitamines et en sucre, son feuillage qui attire le gibier de chasse-à-coure et ses racines qui ont l'avantage de fixer le sol durablement.

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La mésange à longue queue (Aegithalos caudatus).

Cette toute petite mésange porte bien son nom. Sa longue queue colorée de noir/gris/blanc/rose et son corps rond la rendent facilement identifiable. On peut la voir un peu partout en Eurasie, du moins dans les zones éloignées du Grand Nord. Elle s'observe toujours en bande dans les arbres et les taillis où elle cherche sa nourriture.

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L'anémone trilobée (Anemone hepatica). 

 Elle tient son nom de ses feuilles trilobées rougies qui ont la forme et la couleur d'un foie. Dans la théorie des signatures, on pensait qu'elle soignait l'organe susnommé en raison de leur ressemblance. C'est dans les broussailles et les sous-bois herbeux et calcaires qu'on peut la trouve, jusqu'à 2200 mètres d'altitudes.

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La bergeronette grise (Motacilla alba).

Ce petit oiseau noir et blanc est commun en campagne. Vif, il ne tient pas en place et est toujours à la recherche d'insectes et de vers. On peut l'observer dans les champs dont le sol a été retourné, dans ceux où du fumier a été épandu ou dans ceux qui sont légèrement humides et qui attirent de nombreux invertébrés.

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La passerage drave (Lepidium draba).

On la nomme parfois brocolis sauvage ou pain blanc. C'est un légume sauvage oublié originaire des régions orientales et méditerranéennes. On en consomme les graines comme un condiment piquant, les feuilles en salade et les jeunes pousses/inflorescences crues ou cuites à la vapeur. Les anciens pensaient à tord que cette plante pouvait soigner la rage. De ce fait on l'employait surtout dans les soins vétérinaires populaires.

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La pensée des champs (Viola arvensis).

 La floraison de cette pensée est assez étendue, d'avril à octobre en fonction des régions. Elle aime les sols bien drainés, souvent arides, pierreux et peu hospitaliers. Elle ne craint pas le froid, ni le vent, ni de subir un ensoleillement prolongé. De ce fait on la trouve dans toute l'Europe sur des terres en friches et difficiles.

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Le bruant proyer (Emberiza calandra).

C'est un oiseau petit mais qui a du coffre. Son plumage tacheté et terne lui permet de se dissimuler dans fourrés sans difficultés. On le rencontre dans les plaines et les plateaux où l'agriculture est développée. On le voit souvent sur des postes élevés sur les arbres et les haies d'où il peut chanter et observer les autres oiseaux.

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La sylviculture en milieu semi-montagnard.

La culture des résineux en France est importante. Ces arbres rentre dans une multitude d'usages : bois de chauffe, bois de charpente, planches ... la liste est longue. En France on compte 3 à 4 essences très utilisées : le sapin, l'épicéa, le pin sylvestre et le pin douglas, le plus populaire de tous, venu des États-Unis. 

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La galle en champignon (Andricus dentimitratus).

Cette galle est due à un petit insecte (Andricus dentimitratus) de la famille des Cynipidae comme c'est le cas de la galle de l'églantier (bédégar). La femelle pond ses oeufs dans les glands qui vont produire du tissus plus que nécessaire et souvent, de manière anarchique ce qui donne cette forme de champignon. Les larves vont s'en nourrir puis à maturité, sortir de leur cage dorée en perforant la paroi du gland vidé de sa substance.

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Le prunellier (Prunus spinosa).

Il porte de nombreux noms comme celui d'épine noire, de buisson noire ou de prunellier commun. C'est le prunier sauvage. C'est une espèce pionnière qui s'installe souvent en lisière de bois ou dans les champs laissés à l'abandon. Ses fruits sont instragints, amers et font une délicieuse eau de vie. Petit mais dense et épineux, le prunellier est utilisé pour fabriquer des haies naturelles impénétrables qui font le bonheur des mésanges.

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La chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa).

 Cette chenille venue d'ailleurs pose bien des soucis à la faune, à la flore et aux productions humaines. Ses poils urticants peuvent provoquer des lésions pulmonaires et des oedèmes chez les chiens qui ont la mauvaise idée d'en croquer. Cette espèce affaiblit aussi gravement les arbres sur les quels elle vit et se nourrie.

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Le muscari à grappe (Muscari neglectum).

C'est un des muscaris sauvages les plus communs en France. C'est surtout dans le sud qu'on le rencontre. On le rencontre dans les pelouses sèches, les champs d'herbes rases et les vignes. Il a été introduit depuis peu dans d'autres régions du monde où il semble avoir un caractère envahissant si ce n'est pas invasif.

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Le passé géologique de la région.

On l'oublie parfois mais le sud de la France est riche en fossiles. Au delà de ceux des ammonites et nautiles plutôt communs, on trouve parfois de véritables trésors et le mont Ventoux ni fait pas exception. Fémurs de dinosaures du Jurassique, dents de requins, crânes de crocodiles, oeufs ... la liste est longue.

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L'orchis géant (Himantoglossum robertianum).

Cet orchis a été renommé une multitude de fois depuis son identification. C'est l'une des plus grandes et des plus massives orchidées de France mais aussi, l'une des premières à fleurir. On la rencontre sur le pourtour méditerranéen sur les sols calcaires. Ces dernières années l'orchis géant remonte vers le nord de la France par la vallée du Rhône. Ses graines se disséminent par l'action du vent, on le dit à dissémination anémochore.

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Le chardonneret élégant (Carduelis carduelis).

C'est un petit passereau que l'on peut rencontrer dans presque tous les pays de l'Eurasie. Le mâle se différencie de la femelle par sa tâche rouge qui englobe toute la face est passe derrière les yeux. À la fin de l'été on peut le voir perché sur les sommités fanées chardons et en particulier les cardères pour en manger les graines.

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Le mot de la fin.

Super ballade, super week-end. Nous avons pu voir une grande variété d'oiseaux et même les pister, surprendre un jeune brocard et toucher la neige. Bref, un vrai plaisir. Depuis le paysage locale a du bien changer avec l'arrivée du beau temps mais la pluie et le vent restent très présent, peut être est-ce pour ces deux raisons que le vin du mont Ventoux est si bon et la lavande si parfumée. À venir, une petite sortie dans les marais isérois.

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lundi 21 mars 2016

Le parc de la Tête d'Or au fil des saisons.

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 Je me souviens toujours avec plaisir de notre première sortie et découverte du jardin botanique de la Tête d'Or de Lyon (jardin au quel j'ai pu consacrer l'un de mes articles les plus complets du blog ICI). En février nous sommes retournés au parc pour en découvrir une nouvelle facette, toute aussi plaisante et à la quelle j'ai dédié une petite vidéo ICI. Je vais finir par ouvrir une rubrique propre à la ville lumière tant nous y sommes attachés.

 

Ballet musicale.

Voilà une belle chorale. Les cygnes tuberculés (Cygnus olor) se font discrets à côté du tintamarre provoqué par les turbulantes oies cendrées (Anser anser). Cet hiver, on a peu en voir plus d'une centaine se promener nonchalamment sur les pelouses du parc peu fréquenté à cause la pluie et du froid. Tout incident est l'occasion pour elles de donner de la voix et les chamailleries pour de la nourriture sont nombreuses.

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Voilà un paisible couple de cygnes tuberculés (Cygnus olor) qui va bientôt s'apprêter à couver.

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L'appétit et la curiosité des oies cendrées (Anser anser) est sans limite, leur hardiesse aussi.

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Les saules (Salix sp.).

Ce genre compte pas moins de 360 espèces. Dans ce cas il devient vient difficile de faire la distinction entre une espèce et une autre quand on se trouve dans un jardin botanique qui comporte des plantes originaires des quatre coins du monde. Les parties reproductives de l'arbuste qui sont des fleurs se nomme des chatons. Les pollens sont déplacés par le vent, on dit alors que la reproduction est faite par une pollénisation anémophile.

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Ce saule (Salix sp.) commence à donner des chatons. Bientôt ils se couvriront de pollen jaune.

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Les prunus et leur histoire.

Les prunus un sous grande de la vaste famille botanique des rosacées et chez qui ont trouve plus de 200 espèces. On les reconnaît à leurs fleurs blanches ou roses à 5 pétales. Ce sont pratiquement toujours des arbres fruitiers. Parmi les plus connus il y a le cerisier, le prunier, l'abricotier ou encore l'amandier.

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Le daim européen (Dama dama).

En faisant quelques recherches sur le daim, j'ai découvert avec beaucoup de surprise qu'à l'origine il vivait de manière naturelle dans le sud-est de la France (départements du pourtour méditerranéen). On le trouvait ainsi jusqu'en Turquie. Aujourd'hui on le rencontre dans notre pays plus que dans les parcs et jardins où il fait figure d'espèce ornementale. Voilà de quoi se mettre à rêver de grandes hardes de daims tachetés dans nos forêts.

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Contrairement à la plupart des cervidés, les daims adultes gardent leurs tâches sur leur pelage.

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Après 8 mois de gestation, il n'est pas rare que la daine mettent au monde deux faons.

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La lobulaire maritime (Lobularia maritima). 

Elle dégage une délicieuse odeur de miel. Petite et vivace, elle attire par sa floraison abondante les insectes pollinisateurs. On dit alors d'elle qu'elle est mellifère. D'ordinaire présente dans les dunes et les rochers, elle est de plus en plus utilisée dans les jardins comme couvre sol pour son odeur et ses jolies fleurs blanches. 

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L'hellébore orientale (Helleborus orientalis).

Elle est à l'origine d'un nombre incroyable d'espèces horticoles et d'hybrides issues de cette belle fleur appelée également rose de Carême. Pourtant elle n'a rien de la famille des rosacées mais de celle des renonculacées. Ce nom erroné est dû à la grande passion que l'on vouait (et que l'on vous toujours) aux roses, au point de donner ce nom à d'autres fleurs à fort potentiel esthétique. Elle s'en différencie par sa morphologie et sa toxicité.

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C'est une plante rustique qui peut résister au gel et aux très basses températures, jsuqu'à - 19°C.

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Vive le printemps.

Je ne vous apprends rien en écrivant que c'est la toute première saison de l'année et pourtant, en fonction des régions du monde ce n'est pas forcement le cas. Pour ceux  qui connaissent la mousson, il n'existe tout simplement pas. Pour d'autres c'est une saison importante liée à la fécondité et à la vie. De nombreuses festivités sont alors organisées pour rendre hommage aux divinités et au Saints pour s'attirer leurs grâces.

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Les dahlias (Dahlia).

Ce sont des plantes originaires d'Amérique centrale. Elles sont très prisées et on en compte un grand nombre d'espèces. Ils servaient de nourriture pour le bétail des Aztèques, comme plante médicinale et comme plantes ornementales pour décorer leurs cités. Il faudra attendre la fin du 18eme siècle pour voir ces plantes prendre leur nom de dahlias et fleurir sur le sol européen. Depuis on en compte des centaines de variétés. 

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C'est une plante fragile qui ne supporte pas le gel et qui demande un certain nombre de soins.

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Le cyclamen du Caucase (Cyclamen coum subsp. coum). 

Il est originaire des pays du sud-est de l'Europe. Comme pour les autres plantes présentées, on trouve une grande variété de sous-espèces, de variétés et d'hybrides de cette fleur. Sa floraison est plutôt hivernale et peut se prolonger sur le printemps. Le mieux est de l'installer dans une terre riche et plutôt bien ombragée.

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Le flamant rose (Phoenicopterus roseus).

 C'est le flamant le plus commun. Il vit en très grands groupes comportant parfois plusieurs milliers d'individus. De petites populations restent à l'année en Europe mais la plupart des oiseaux migrent vers l'Afrique pour  nicher. Ils tiennent leur couleur rose des microalgues et des microscrustacés qu'ils consomment grâce à leur bec atypique crochu, large et pourvu d'une sorte de filtre. Avec un tel physique, il est bien difficile de le confondre.

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L’émeu d’Australie (Dromaius novaehollandiae).

C'est le deuxième plus gros émeu au monde et le dernier représentant de sa famille, les autres espèces étant éteintes. Tout comme l'autruche, il est élevé pour ses plumes et sa viande. Ainsi en Australie il n'y a rien d'extraordinaire à manger un blanc d'émeu, pas plus qu'il est incroyable pour un saoudien de manger un steack de chameau ou pour un lapon de se faire un pavé de renne, tout est une question de culture.

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Le jardin botanique.

C'est notre endroit favoris dans le parc. Pour le moment il est encore peu fleurit mais il sera au top de sa forme aux alentours de la fin avril et au début mai. Pour ceux qui veulent se familiariser avec les différentes espèces de plantes sauvages indigènes à notre territoire et à leurs fleurs, c'est ce qu'il y a de mieux. Ainsi il est possible de comparer directement sur les plantes tout en sous les yeux les noms des espèces observées.

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Au bord de l'eau.

Il ya bien des choses à voir : des oies, des cygnes, des foulques, des poules d'eau ou encore des canards mais aussi des tortues qui se la dore tranquillement au soleil. Et puis il y a les arbres. Grands, beaux et majestueux, ils en imposent par leur stature. Ces photos datent de cet automne. Il s'agît de cyprès chauves (Taxodium distichum) et de tulipiers de Virginie (Liriodendron tulipifera) aux fleurs magnifiques et énormes.

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Les grandes serres. 

Pas de grand reportage photo sur les serres cette fois-ci. En effet elles ont déjà eu leur moment de lumière sur le blog. Et pourtant, il y a encore bien à dire. Elles abrite toute une variété de plantes exotiques, cela va de la minuscule orchidée à l'immense palmier en passant par toute une déclinaison de plantes originaires des quarte coins du monde. La serre des plantes originaires de Madagascar est la plus saisissante à mon goût.

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La capilaire (Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens).

Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens : c'est un bien long nom scientifique que porte la capillaire. Son nom vernaculaire fait référence à la croyance populaire erronée (et issue de la théorie des signatures) selon la quelle cette petite fougère aurait le pouvoir de faire repousser les cheveux et de lutter contre la calvitie

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Le mot de la fin.

Voilà un pot pourri de nos dernières sorties au parc de la Tête d'Or (d'octobre à février) et, qui je le crois ma foi, symbolise assez bien le printemps avec les fleurs roses et les quelques oiseaux que vous pouvez voir dans cet article (et la vidéo). À venir en complément, d'ici un ou deux jours maximum, un petit billet sur la magie des halles Paul Bocuse, un endroit où la ripaille, la gastronomie et les arts de bouche sont mis en avant. 

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mercredi 18 septembre 2013

Le jardin aux couleurs de l'automne.

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Dans trois jours c'est l'equinoxe d'Automne, appelé par les adeptes du New-age ou de la Wicca Mabon. Personnellement je ne mets pas de symbolisme religieu sur cette journée mais c'est pour moi le début de la plus belle des saisons, un peu comme un début d'année ou du moins, celui du "printemps de l'Hiver". Pour moi c'est le temps de l'introspection, du renouveau et des châtaignes!

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1 et 2: La vigne vierge s'est bien développée et a fini de fleurir (si on peut nommer cela fleurs...bref), elle a envahi le mur de la façade et le bienvenu de l'entrée a du mal à se faire voir.

3: Cette grande tipule, surnommée en France et en Belgique "cousin", prend du repos sur un genêt d'hiver. On peut voir ici qu'il s'agît d'une femelle car le bout de l'abdomen est pointu. Il s'agît de l'ovipositeur qui permet de déposer les oeufs fécondés. Pour l'identification de l'espèce, c'est une autre histoire.

4: Les feuilles de la vigne vierge commence à jaunir, d'ici quelques temps elles aborderont une très belle teinte rouge-or.

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Les pouliche du prés attenant au jardin profitent des rares éclaircies entre deux grosses pluies. Avec un peu de chance il y aura quelques rosés des prés qui pointeront le bout de leur nez d'ici une a deux semaines.

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1: Les premiers champignons sont apparus dans la pelouse. Pas d'itentification pour celui-ci, peut être un entolome livide mais sans plus.

2: Les noisettes commencent à tomber. Ici il s'agît de quelques spécimens "avortés" mais déjà on peut remplir un fond de panier avec celles-ci et en déguster la précieuse amande.

3 et 4: Les feuilles mortes commencent à chuter en abordant tout un motif de couleurs variées et chatoyantes.

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Et pendant ce temps là le jardin du voisin est resplendissant!

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Il ya bien nombre d'autres champignons dans le jardin:

1: Les marasmes petite roue sont revenus et commencent même à passer. Non comestibles, leur esthétisme est fort plaisant. 

2, 3 et 4: pas de nom là aussi (ou du moins pas encore) pour ces coprins qui semblent proche du coprin à tête dorée. Tout les ans ils arrivent dans la pelouse, à proximité du passage des bovins. Éphémères, ils apparaissent et disparaissent en 2-3 jours à peine. Ici je vous présente les différents stades.

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Voilà, l'été se meurt et laise place à l'automne. Il ne géle pas encore mais la rosée donne un aspect féérique aux arbres de la propriété.

 

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Et pour finir, une photo d'une mouche-scorpion (panorpa communis ici). Depuis le début de l'été j'essaie d'en photographier une sans jamais y parvenir car elles sont d'un naturel timide et leur vivacité ne leur permet pas de prendre la pose devant l'objectif. Voilà chose faite avec celle-ci, une femelle qui est entrain de pondre.

mardi 27 août 2013

Dans le jardin de ma grand-mère.

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Le jardin de ma grand-mère est un endroit incroyable qui petit, m'apparaiçait comme un labyrinthe. Même en grandissant, je le trouve toujours aussi beau et délicat. Il y a beaucoup à voir, à humer et à déguster.

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Les dahlias sont resplendissants et pleins de vie comme on peut le voir en haut à droite où une jeune sauterelle prend le soleil. Introduits en France pour la comestibilité de leur racine une fois cuites, aujourd'hui on les emploi à des fins décoratives. Son pollen est très allergisant.

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Voilà un beau papillon inconnu qui, à l'instar de l'écaille marte, rappel sur ces ailes les motifs du pelage des girafes africaines.

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1 et 2: Les rosiers cette année sont fort prolifiques, il semblerait que le temps pluvieux puis secs leur aient plût comme à ce rosier blanc.

3 et 4: Les oeillets du poète connaissent des variations de couleurs importantes mais ceux-ci font dans le classique: blanc. 

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Bref, un jardin de grand-mère, c'est des couleurs mais aussi des souvenirs, des fraises, des tomates cerises et des mûres grignotées ça et là, des chats coursés, des mousserons ramassés dans le près attenant, le bêlement des moutons mais surtout, de bons petits plats dégustés au soleil un soir d'été.

lundi 11 février 2013

Le perce-neige.

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En ce temps de fortes neiges, une fleur resplendie bien plus que les autres. La quelle? le perce-neige. Je l'avaidéjà évoqué ici, à travers un long blabla présentation ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/05/15/24266981.html Néanmoins rien ne vaut la fleur en vrai!

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Bref, notre ami perce-neige est l'une de ces rares plantes qui est capable de percer une faible couche de neige pour fleurir, d'où son nom. Cette particularité est utile à la plante dans le sens où elle s'assure une concurrence quasi-nulle pour profiter des ressources et du soleil, les arbres ne pouvant masquer de leurs feuilles les rayons et les autres plantes étant encore en sommeil, le sol ne se voit pas appauvrit par un grand nombre de plantes.

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Autre particularité de la plante, ce sont les fourmis qui dispersent leurs graines. Mais le moyen de reproduction le plus courant de la plante est sa division par sa motte, c'est à dire que la plante se dédouble par elle même.

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On le surnomme aussi Galanthus Nivalis car selon la légende, lil fut la seul fleur à offrir à la neige sa jolie couleur blanche. Pour le remercier, elle lui permit chaque hiver de percer son blanc manteau avant les autres.

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Le soucis avec le froid et l'humidité, ce sont les parasites. Le perce-neige n'y loupe pas: anguillules des tiges, pourritures grises et dès qu'il fait beaux, mouches du narcisse viennent l'envahir. C'est dans les forêts fraîches qu'il s'épanouit le plus, mais également dans les jardins où il pullule, néanmoins il reste une plante rare et protégée qu'il faut préserver. Cueillette interdite. De plus sa légère toxicité doit convaincre le promeneur de ne pas y toucher.

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dimanche 25 novembre 2012

Le jardin aux couleurs de l'automne.

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Enfin la jardin ressemble à un jardin d'automne.Oublié la neige et le froid polaire, place aux feuilles mortes, au parfum de l'humuse et aux rayons rasants du soleil.

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C'est aussi le moment où on reçoit chez soi, d'ici peu les fêtes de fins d'années et les grands rassemblement de famille auront lieux.

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Bouquet de fleurs passées, quelques brins de berces séchés dans la grange, deux ou trois autres de monnaie des papes, un grand pot de fer ...

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...et le tour est joué.

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Il ne reste plus grand chose des feuilles de la vigne vierge de la façade, mais c'est fruit sont à point pour les oiseaux qui en rafolent.

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Les feuilles commencent doucement à tout recouvrir, comme la neige l'a fait précédemment.

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Et puis au milieu de tout ça, ils y a les chats.

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Espiègles et malins, ils sont les premiers pour les espiègleries.

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Par contre pour redescendre, c'est autre chose!

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Qui l'aurait cru, il reste de nombreuses fleurs. La lamier tacheté est fidèle au poste.

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Seigneur pissenlit fait même une poussée timide. C'est un symbole de vie, de connaissance, de surprise, de naissance et de joie. Voilà de quoi égayer la saison.

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Ce lichen jaune moutarde sur l'honorable noyer du jardin résulte, comme pour tout les lichens, du mariage heureux d'un champignon et d'une algue. C'est union peut donner une grande palette de couleurs et de formes.

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Avec le redoux, les étourneaux sont venus s'intaller pour quelques temps près du jardin pour profiter des dernières baies, noix et noisettes.

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Gerbe d'or n'est décidément pas prête à laisser s'envoler ses chatons (graines retenues par des toupets de duvet), voilà près d'un moi qu'elle demeure sous cette état de coton.

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Toujours sur le vieux noyer, une percée dans son tronc (à gauche) laisse s'échapper sa sève, odorante, peut collante et brune. A droite une autre espèce de lichen a prit place sur le tronc. Les lichens sont de bon indicateurs de la pureté de l'air, en effet ils supportent très mal la pollution.

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Mais il faut bien avouer que la plupart des plantes sont en graines.

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Près et dans le potager, le constat est mitigée, l'arbre à papillon (1) et les framboises (2) sont passées. A contrario, le viburnum (3) et le photinia (4) sont en bourgeon et s'aprètent même à fleurir.

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Les feuilles son tombées, la pelouse en est couverte, la terrasse et les marches aussi.

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Elles finiront comme leurs consoeurs sur le tas à composte.

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Il est parfois difficile de différencier les divers plantes officinales de nos campagnes, surtout quand elles ne sont pas en fleurs.

1:l'épiaire des bois, appelée ortie puante, se reconnaît à la forme de ses feuilles lancéolées proches de l'ortie (mais moins découpées) qui elles ne possèdent pas de poils urticants. Lorsqu'on les froissent, elles dégagent une odeur désagréable qui au bout de quelques minute devient proche de celle du cèpe.

2:l'ortie est facilement identifiable, elle est urticantes en raison de ses poils crochetés qui se trouvent sur la face exposée des ses feuilles très découpées et allongées. La tige elle aussi a ces propriétés. Roulées sur elles mêmes, dans le sens contraire des poils, les feuilles peuvent être croquées crues sous les molaires sont être irritantes. Elles ont un goût d'épinard.

3:la menthe peut être confondue avec la mélisse officinale, cependant, ses feuilles sont légèrement moins découpées, elles sont plus alternes et surtout quand elles sont frottées, elles ont l'odeur caractéristique de la menthe.

4:la mélisse officinale, appelée citronnelle, à des feuilles plus grossièrement nervurées que la menthe et légèrement plus découpées, qui jaunissent plus facilement en leur extrémité. Lorsque l'on froisse les feuilles, elles dégagent une odeur de citron et de poivre dont les moustiques ont horreur.

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Deux autres herbacées sauvage du jardin, qui au printemps et au début de l'été donne de jolies fleurs roses, le géranium petit Robert à gauche, et le lierre terrestre à droite qui est un bon comestible souvent jugé comme une mauvaise herbe.

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Et le lierre rampant revient incessamment se glisser dans les fentes des piquets de bois de la clôture.

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L'activité mycologique est un peu au rabais ces temps -ci, néanmoins ont peut admirer encore de très beaux champignons comme ces russules de Sardoine, au pied rose vif, aux lamelles blanc-crème et au chapeau violet. Une explosion de couleur.

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Les choux sont à terme est déjà sont-ils victimes des potages et autres gratins.

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Bref, la terre n'est pas encoreen sommeil, animaux et végétaux 'nont pas dit leur derniers mots encore.

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Les insectes quoi que discrets sont visibles, que ça soit par leur sillons dans le bois comme à gauche, ou leurs sorties occasionnelles comme à droite avec ce jeune grillon sortie depuis peu de son oeuf qui ira se terrer pendant les froid de l'hiver avant de profiter des bons verres de terre (sa nourriture préférée) au printemps.

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Et puis il y a dame chat, qui aimerait bien se régaler d'un petit étourneaux qui fait le guet parmi les feuilles mortes.

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Autre champignon à la fête, le coprin chevelu, appréciés des amateurs de champignons pour la finesse de sa chair.

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Ces trois spécimens sont à point, ils sont jeunes, fermes et leurs chair et lamelles sont d'un blanc immaculé.Ils sont poussés si vite qu'ils ont gardé un chapeau de terre.

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Avec le froid les mouches et les larves n'agressent plus les champignons qui sont donc peu véreux, c'est le moment d'en profiter!

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Il y a également les tramètes versicoles, qui elles ne sont pas comestibles à part si vous aimez manger du bois.

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Cette semaine elles ont encore changées de couleurs, du marron elles sont passées par le bleu, le vert, le rouge, le blanc, mais néanmoins, elles restent fidèlement accrochées à leur souche de pommier.

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Les roses essayent une timide poussées, contrairement à la lavande qui a bien compris que le temps des fleurs pour elle, c'est fini.

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Désormais il ne reste plus qu'à couper les branches mortes, charrier les feuilles tombée et à attendre l'hiver.