mercredi 6 avril 2016

Sortie en forêt 63.

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 Voilà une petite sortie en solitaire que j'ai pris beaucoup de plaisir à faire. Entre les marais et les cascades de la forêt, j'ai pu voir un grand nombre d'animaux et en particulier d'oiseaux, ce qui a été un véritable plaisir. Revenir dans les bois de mon enfance me fait toujours quelque chose au coeur, comme s'il y avait un petit parfum de magie dans l'air. Il faudra attendre encore quelques jours pour bien prdofiter des fleurs du printemps.

 

L'anémone Sylvie (Anemone nemorosa).

Elle se rencontre dans les forêts ombragées, fraîches et humides. On la trouve dans de nombreux pays de l'hémisphère Nord, en ayant cependant une préférence pour les zones de climat continentale voire montagnard.  En France on peut la voir presque partout. Elle est considérée en Europe comme un bon bio indicateur de l'ancienneté d'une forêt ou du moins, du fait qu'elle soit naturelle ce qui me fait plaisir car mes bois en regorgent.

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Cette anémone est utilisée dans la pharmacopée populaire bien qu'elle soit toxique.

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L'aulne glutinneux (Alnus glutinosa). 

Il aime bien avoir les pieds dans l'eau ou à proximité. On le trouve sur les sols acides ce qui sur nos terres iséroises en majorité calcaires, est un bon indicateur de délavement et de zone marécageuse. On en trouve trois sous-espèces en Asie Mineur. Il est mit à mal par une maladie qui ravage une partie des aulnaies.

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Le sanglier (Sus scrofa).

Il est l'ancêtre des porcs (Sus scrofa domesticus) que l'on trouve dans les cours de ferme. C'est un animal très intelligent qui vît seul ou dans des petits groupes. Il est capable d'adapter son mode de vie aux techniques de chasses pratiquées sur le territoire où il vit pour échapper aux chasseurs. Il a un rôle très important dans les milieux forestiers où il assainit les bois des cadavres et où il dissémine les spores des champignons.

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La ficaire fausse-renoncule (Ficaria verna).

Présente en Eurasie, elle vient d'être introduite en Amérique du Nord. Ses tubercules reconnaissables servent parfois aux enfants pour jouer à la dînette. Sa floraison arrive souvent en Isère à la mi-mars. Ses fleurs couvrent les sous-bois et les lisières humides de fleurs jaunes en de grands tapis. On l'utilisait pour soigner le scorbut et les hémorroïdes mais sa toxicité fait qu'il est conseillé de n'en consommer que quelques feuilles.

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Elle peut s'avérer mortelle pour le bétail ce qui pose des problèmes aux élevages des États-Unis.

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Le ganoderme aplani (ganoderma lipsiense).

 Ce champignon de bois peut dépasser les 50 centimètres de diamètre. On le trouve sur le bois mort mais parfois sur les troncs d'arbres sains et bien portants, en particulier de peupliers. Ce champignon comme la plupart des champignons de bois est très coriace. Impossible de le déguster pour ceux qui le voudraient.

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Indice à morilles.

La présence de coquilles d'escargots en nombre est signe que le sol est très calcaire. En effet ces gastéropodes ont besoin du calcium présent dans la terre et les plantes pour développer leur coquille protectrice. Qui dit calcaire dit morilles, car il est bien connu que ces champignons prisés ne poussent que sur ce type de sol.

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La Dorine à feuilles alternes (Chrysosplenium alternifolium).

 Cette jolie mais discrète plante devient bien visible au début du printemps. Elle forme des grappes et des tapis aux abords des ruisseaux d'eaux vives et fraîches. Ses fleurs et ses feuilles se déclinent dans un camaïeu de jaune et de vert qui attire l'oeil. La pollinisation est assurée par de petites mouches et des scarabées.

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La Dorine à feuilles alternes est en très forte régression et est protégée dans certaines régions.

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Le polystic à aiguillons (Polystichum aculeatum).

C'est une fougère commune en France qui est protégée dans certains départements et dans certaines régions. Très belle, elle est parfois commercialisée dans les jardineries, pas toujours sous le bon nom. Elle se plaît dans nos ravines et gorges humides abritées du soleil. Rustique, elle résiste au basses températures.

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Il est passé par là.

 Mais qui ça ? Le chat ! Nos chats de maison (Felis catus) ne se cantonnent pas à nos canapés et à nos jardins. Certains n'ont pas peur d'entrer en forêt pour chasser leurs proies. Ils se mêlent parfois avec le très rare chat sauvage (Felis silvestris) ce qui est problématique car l'espèce, déjà menacée, se voit appauvrie génétiquement. 

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L'arum maculé (Arum maculatum).

 Cette plante a déployé ses grandes feuilles vertes et va débuter sa floraison. On pensait autrefois que c'était dans ses fleurs atypiques que les vipères prenaient naissance ou au contraire, que posséder quelques plants dans le jardin chassait les serpents. On la confond parfois avec l'ail des ours ce qui s'évère funeste. En effet la plante est très toxique et, est même mortelle. Malgré son goût brûlant, certains font la dangereuse confusion.

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Les milieux humides.

 Comme vous l'avez peut être remarqué avec les derniers articles, je suis dans ma période "cascades". Le coin où je vis en regorge (plus d'une centaine) et j'ai eu l'idée d'en explorer et découvrir une bonne partie. Chaque chute d'eau à son propre écosystème et sa propre flore ce qui est fascinant et premet de faire des découvertes.

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Les pervenches (Vinca) indiquent souvent les vestiges de constructions humaines.

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Voilà une petite cascade qui dissimule en son sein une caverne humide et boueuse.

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L'eau dans tous ses états.

 Surprise, on trouve encore de la neige ! Certains creux et infractiosités de la roche lui ont permis de ne pas subir l'action des rayons du soleil. Autre découverte dans la "grotte", l'eau suintant du plafond forme de petits stalactites et stalagmites qui prennent une jolie couleur rosée. Qui sait, peut être se rejoindront-elles un jour.

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Les roches des cours d'eau.

 On trouve des galets (à droite) mais surtout, du tuffeau (à gauche). Chez nous on le nomme à tort "tuf" et est très présent dans notre quotidien en Isère. En effet une bonne partie des maisons et des bâtiments anciens du village (églises, châteaux, couvents ect.) sont en cette pierre issue du tuf, une roche calcaire.

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Le lierre grimpant (Hedera helix).

 Il a triste réputation et pourtant, il est bien loin de la mériter. Il faut savoir que c'est une plante qui n'étouffe pas et ne tue pas les arbres mais, qui leur procure bien des soins et qui leur est d'une aide bénéfique face aux éléments. Le lierre est aussi très important pour les abeilles et les oiseaux a qui il apporte une nourriture essentielle.

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Ce lierre à une bien drôle et triste mine (insectes ou maladie ?) ce qui le rend magnifique.

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La tramète versicolore (Trametes versicolor).

C'est un champignon que j'adore. Il détonne par ses couleurs qui se déclinent comme le ferraient celles d'un arc-en-ciel délavé. Ce  lignicole n'est pas comestible mais est utilisé pour la recherche contre le cancer. Il contiendrait des molécules qui soigneraient le cancer de la prostate. Les premiers essais sont concluants.

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Certains spécimens peuvent présenter des couleurs bien plus vives, surtout en pleine lumière.

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Dure comme du bois (si ce n'est pire), cette tramète est parfaitement inconsommable.

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La vie d'un vieux châtaignier (Castanea).

Il y a beaucoup de vie dans un vieux châtaignier, que ce soit la multitude d'animaux qui y vivent comme les oiseaux (chouettes dans les troncs, pinsons des arbres et mésanges sur les branches) que les champignons qui s'y installent. Certains ne font pas de mal à l'arbre et vivent presque en symbiose avec lui mais pour d'autres c'est toute une histoire. Quand le gymnopile pénétrant (Gymnopilus penetrans) est là, c'est souvent trop tard.

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Peut être s'agit-il ici des restes d'un vieux polypore soufré (Laetiporus sulphureus).

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Le chevreuil (Capreolus capreolus).

Il se plaît un peu partout en Eurasie, du moment qu'il ait a disposition une forêt mixte de conifères et de caduques à proximité. Gourmand on le voit l'été dans les prairies manger l'herbe verte. L'hiver il se rabat sur les écorces et les lichens. Au printemps sur les jeunes pousses et à l'automne il peut même croquer des champignons.

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Les saules (Salix).

C'est un peu ma grande hantise en botanique, surtout à cette saison où il faut l'avouer, ils se ressemblent tous. Entre le nombre d'étamines, leur couleur, la forme des bourgeons, leur taille ou encore le type de milieu dans le quel ils poussent on est vite perdu.  Heureusement les feuilles ne devraient pas tarder, ouf !

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Le narcisse jaune (Narsicus pseudo-narsicus).

 Il abonde dans les jardins pourtant il vient de nos campagnes et de nos forêts. On l'appel parfois à tort jonquille. Ce narcisse a été victime de sa beauté et après des années de cueillettes, a disparu dans certaines régions. Désormais, il est protégé dans bien des endroits où il est autorisé de n'en ramasser qu'une poignée.

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La formation d'un fossile. 

Un fossile se forme en général quand un être vivant meurt et tombe au fond d'une rivière (le schéma de base). L'eau va charrier des éléments comme des boues et du sable qui vont recouvrir l'animal / le végétal et le protéger des éléments extérieurs. Peu à peu les éléments minéraux vont le pénétrer et le transformer en pierre. 

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Cette reine des prés (Filipendula ulmaria) aime vraiment avoir les pieds dans l'eau.

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Qui sait, peut être qu'un jour l'une de ces feuilles deviendra un magnifique fossile.

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Le blaireau européen (Meles meles).

 Manque plus que le renard et nous aurions eu dans cet article un aperçu de tous les gros mammifères qui vivent près de chez moi. Le blaireau ne peut pas rétracter ses griffes, c'est aux marques qu'elles laissent que l'on reconnaît ces traces. Mine de rien c'est un gros animal qui peut peser entre 10 et 13 kilos ce qui n'est pas rien.

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Le réveil du bois.

 Enfin la forêt s'anime. Les euphorbes des bois (Euphorbia amygdaloides) relèvent la tête et les bourdons de terre (Bombus terrestris) s'empressent d'aller butiner les premières fleurs sorties. Il s'agît bien souvent de violettes (Viola) ou de pâquerettes vivaces (Bellis perennis) qui font le bonheur des polinisateurs affamés.

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Dans les arbres ça s'agite.

 Les oiseaux sont en ébullition, c'est le meilleur moment pour les observer en toute discrétion. En effet ils arrivent en nombre et se posent à la cime des arbres qui n'ont pas encore repris leurs feuillages verts. Les branches nues sont parfaites pour les voir même s'il faut se tenir à distance pour ne pas les déranger, ni les appeurer.

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Le mot de la fin.

Il aurait été sympa de croiser quelques morilles ou deux-trois orchidées mais ça ne saurait tarder, il faut attendre de voir les feuilles sortir sur les branches des frênes. Déjà repartie en prospection, je peux vous annoncer que la récolte de champignons et de fleurs sauvages s'annonce bonne cette année. De nouvelles espèces d'oiseaux sont arrivées, en particulier du côté des hirondelles ce qui me met en joie. Le printemps s'annonce beau. 

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dimanche 3 avril 2016

Le jardin en hiver.

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Au moment où j'écris ces lignes, il neige encore dehors. Ce sont les giboulées de mars, des chutes de neiges intenses, parfois abondantes et surtout, très brèves qui laissent vite place au soleil. Il n'est pas à exclure que le printemps soit encore marqué par un manteau blanc formé de flocons, mais il y a fort à parier qu'il sera chaud et ensoleillé, rappelons que le mois de février a été le plus chaud qui n'a jamais été enregistré en France.

 

Carte postale hivernale.

Tout est blanc. Nous avons eu de beaux épisodes neigeux qui pendant quelques jours ont changé le paysage. Dans les stations ils se sont fait plutôt attendre ce qui a fait crisser bien des dents mais désormais, la neige inonde les pistes pour le plus grand bonheur des skieurs mais aussi des randonneurs en raquettes.

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Le calme de la campagne.

L'hiver, j'ai toujours du mal à sortir de chez moi, je dois avouer ne pas vraiment apprécier la neige et adorer rester près de la cheminée. Le terrain est peu praticable, beaucoup d'espèces ont migré et bien d'autres ce font très discrètes. Néanmoins, l'absence de feuilles sur les arbres permet d'observer à loisir de nombreux oiseaux qui passent leur journée à chercher leur nourriture, à défendre leur territoire et à guetter les prédateurs.

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Les traces du chevreuil.

Souvent les chevreuils (Capreolus capreolus) aiment venir dans le jardin pour profiter des légumes fatigués qui n'ont pas été récoltés et des bourgeons sur le point de s'ouvrir. On peut voir leur passage dans la neige, les lichens rongés qu'ils ont pu laisser derrière eux ou encore, les "nids. Il s'agît d'espaces d'herbes couchées ou de neige tassée où les animaux ont passé la nuit groupés

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Notre couple de pics épeiches (Dendrocopos major).

 Nous avons toujours eu, aussi loin que je me souvienne, des pics épeiches chez nous et souvent, un voire plusieurs couples nicheurs. Les traces de leur passage sont nombreuses : plumes colorées au sol, cris et bruits de becs qui résonnent sur les troncs mais surtout, énormément de trous dans les arbres et de nids. Les vieux fruitiers en sont criblés et habritent d'autres espèces bien heureuses d'avoir un logis à leur taille.

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Des lichens pour connaître la pureté de l'air.

 En fonction des espèces présentes et de leur nombre, il est possible de connaître la pureté de l'air d'un lieu. La coupelle d'or (Lecanora conizaeoides) par exemple est très tolérant aux particules et pousse bien en ville. Par contre l'arbre de velours (Anaptychia ciliaris) ne se rencontre que là où l'air est dépourvu de pollution.

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La primevère acaule (Primula vulgaris).

 Elle fleurit souvent très tôt dans l'année et parfois, dès décembre. Les feuilles et fleurs se consomment en salade. Elle aurait les mêmes propriétés médicinales que les autres primevères mais aucune étude n'a encore vraiment été menée pour le savoir. Parfois les espèces sauvages d'un jaune pâle s'hybrides avec les espèces horticoles (violettes). Il faut attendre plusieurs générations pour que les plans redeviennent naturellement jaunes.

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Le perce neige (Galanthus nivalis).

 Il est protégé en Isère. Nous avons la chance d'en avoir une colonie impressionnante dans notre jardin et notre champs. Il semble plutôt rare en France, en effet la plupart des perces neiges que l'on rencontre proviennent d'espèces issues de l'horticulture, ils se sont naturalisés un peu partout détrônant la plante type.

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Bien que le manteau neigeux soit épais, le perce-neige n'a pas de problème à commencer sa floraison. Après avoir traversé la neige, il s'ouvre. Il est butiné par de nombreux insectes mais en particulier par les premières abeilles à quitter les ruches et qui sont affamées. On le rencontre dans les prairies humides et les forêts.

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Le noisetier (Corylus avellana).

Ici ils se plaisent dans le sol calcaire et argileux. C'est à leurs pieds que l'on trouve la délicieuse truffe d'été (Tuber aestivum). Les longs chatons (fleurs mâles) donnent du pollen en abondance entre janvier et mars. Les fleurs femelles sont beaucoup plus discrètes et délicates, on les distinguent à peine sur les rameaux.

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Le cognassier du Japon (Chaenomeles japonica).

Dans de nombreux pays d'Europe on ne peut désormais plus se le procurer. Cet arbuste héberge facilement le feu bactérien et le transmet facilement aux autres arbres, les condamnant. Ceux-ci sont sur la propriété depuis plus de 50 ans et sont le vestige du jardin de mes arrières grands-parents. Difficile de s'en séparer car ils sont un peu lier à l'histoire familiale. Cette plante est originaire du Japon et des archipels alentours. 

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Le narcisse en trompette (Narcissus pseudonarcissus).

 On l'appel à tort jonquille, nom qui est réservé à un autre narcisse. Les graines se disséminent le plus souvent avec la gravité : elles poussent là où elles sont tombées. On appel ce mode de dissémination la barochorie. C'est une fleur qui a tendance à se raréfier. Pour sa préservation, il est conseillé de n'en ramasser qu'une poignée.

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Le lamier pourpre ( (Lamium purpureum var. purpureum).

On le confond parfois avec une ortie, pourtant il en est bien différent. Non urticant, on peut consommer ses sommités en salades (mais je n'en raffole pas). Il est réputé pour être médicinale mais là aussi, certains aspects bénéfiques qu'on lui prête sont très surfaits. Il se rencontre dans tout l'hémisphère nord dans les terrains incultes. 

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L'oreille de Judas (Auricularia auricula-judae).

Drôle de nom pour ce champignon que l'on trouve à toutes les sauces dans la cuisine asiatique. La légende veut qu'il soit apparut le jour de la pendaison de Judas à un sureau. En attendant je ne me prive pas d'en manger. Utilisé pour remplacer parfois le viande ou épaissir les jus et les bouillons, il peut néanmoins se relever émétique si on en consomme une trop grande quantité. En France il est très courant mais souvent délaissé.

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La pâquerette vivace (Bellis perrenis). 

C'est une warrior. Elle résiste à tout : aux moutons, à la tondeuse, à la neige, à la sécheresse ... c'est une plante tout terrain. On la trouve partout en Europe dans les zones dites rustiques. Ses feuilles en rosette, quand elles sont tendres, se mangent en salade. Après l'avoir infusée, on en tire une eau de beauté pour la peau et en particulier, pour la poitrine. On peut également la préparer en macérât huileux mais l'opération est plus délicate.

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La pézize veinée (Disciotis venosa). 

 Elle porte le nom disgracieux d'oreille de cochon. Malgré l'odeur de javel qui s'en dégage et son aspect repoussant, c'est un bon champignon de la famille des morilles qui se cuisine plutôt bien (personnellement j'en suis fan). Il faut cependant bien la cuire pour venir à bout des toxines qu'elle contient. Quand les pézizes sortent, on peut être sûr que trois semaines plus tard les morilles communes (M. esculenta) seront au rendez-vous.

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L' arum maculé (Arum maculatum).

 On le distingue de l'arum d'Italie (Arum italicum) par l'absence de réseaux blanc sur les feuilles et par la présence fréquente de tâches noires, mais pas toujours. Toxique, chaque année il provoque des accidents avec des ramasseurs un peu trop sûrs d'eux qui le confondent avec le très prisé ail des ours qui est à la mode.

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L'hellébore fétide (Helleborus foetidus).

 Cette belle plante possède une forte odeur qui indique sa toxicité. Nommée patte de griffon ou griffe d'ours, elle se différencie des autres hellébores par ses fleurs peu ouvertes et vertes, possédant sur le bord des pétales un liseret rouge pourpre. Elle peut vivre 12 ans et sa première floraison arrivent au bout de 3 à 7 ans.

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Le mot de la fin.

 Je dois vous l'avouer, je n'ai pas été très inspirée pour cet article. Je n'ai été que peu présente dans les Alpes et je me suis vraiment éclatée dans les Calanques et au mont Ventoux. Du coup pour cette saison, j'ai laissé de côté le jardin mais promis, dès maintenant je vais profiter du printemps pour alimenter cette rubrique qui je le pense, mérite que je m'y attarde un peu plus. La naissance de nombreux oisillons est un thème tout trouvé.

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jeudi 31 mars 2016

Une nouvelle série d'émissions en vue.

 

Le pouvoir des plantes :

Ce n'est pas un mystère, je suis passionnée de naturalisme, de mycologie, de botanique et ethnologie. De ce fait j'ai lancé un nouveau format vidéo très court qui me prend bien moins de temps que ceux expérimentés jusqu'ici (pas plus de  5 heures pour tout réaliser). Les vidéos ont pour sujets les plantes mais pas n'importe les quelles, celles ayant un rapport bien particulier aux hommes : les croyances magico-religieuses. Bon visionnage !

 

Pouvoir de plantes est une petite mission d'ethnobotanique, d'une à deux minutes, qui traite des plantes et en particulier de celles aux quelles les hommes ont prêté (et prêtent parfois encore) des vertus et des pouvoirs magiques. Pour ce premier épisode, nous partons à la découverte de l'ancolie, la plante des amoureux mais aussi des empoisonneuses et pour cause, elle est l'une des plantes les plus dangereuses d'Europe.

 

Pouvoir de plantes est une petite mission d'ethnobotanique, d'une à deux minutes, qui traite des plantes et en particulier de celles aux quelles les hommes ont prêté (et prêtent parfois encore) des vertus et des pouvoirs magiques. Pour ce deuxième épisode, nous partons à la découverte de la belladone, la plante des sorcières et des médecins de campagnes qui faisait le bonheur des belles italiennes.

 

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mercredi 30 mars 2016

Plantes et oiseaux du bord de mer.

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Voici un gros article qui m'a pris plusieurs jours. Il concentre notre sortie (sous le vent marin) à la découverte des plantes et des oiseaux de Marseille. Nous avons exploré ainsi une partie des parcs, des jardins et un peu de Calanques pour pouvoir mettre la main sur des espèces qui valent le détour. Nous avons eu quelques belles surprises et découvertes des animaux que nous ne pensions pas présents aux abords de la Cité Phocéenne.

 

La Nivéole de printemps (Leucojum vernum).

C'est une jolie plante protégée en Isère et qui mériterait de l'être bien plus dans les autres départements de France. Elle est souvent confondue avec le perce-neige, un proche cousin dont on la différencie par ses pétales non soudés. C'est la plus petite des nivéoles européennes avec une tige qui ne dépasse que rarement 25 centimètres. Ici s'agit ici d'une d'horticole plantée dans un des nombreux parcs de la ville (abords de Borély).

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L'ail de Naples (Allium neapolitanum).

On le trouve partout en ce moment dans le coin et pour cause, c'est à l'origine une plante méditerranéenne qui fleurit jusqu'à juin. Ses feuilles plates et ses fleurs blanches en grappes ne dégagent qu'une faible odeur d'ail. Il est employé comme plante d'ornement car il ne nécessite peu voir pas d'entretien et se maintient bien d'une année à l'autre. On peut cuisiner ses feuilles mais il vaut mieux lui préférer des espèces plus consistantes et parfumées.

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Le rougequeue noir (Phoenicurus ochruros).

Il s'agit  ici d'une femelle, on la distingue de celle du rouge rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus), une espèce aussi très présente dans la région, par l'absence de chamois sur le poitrail. À la place l'oiseau présente une belle nuance gris souris. Il a une longue durée de vie pour un petit oiseau (environ 8 à 10 ans). Pour l'observer de près, le mieux est de faire mine de l'ignorer pour qu'il ne se sente pas importuné. 

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Les rougesqueues noirs sautillent de partout et se déplacent vite, pas simple pour les photos.  

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Les iphéons (Tristagma uniflorum).

 Bien qu'elle ne soit pas un ail, ses feuilles dégagent une légère odeur proche de celui-ci. Cette belle invasive nous vient d'Amérique du Sud et commence à fortement se naturaliser dans la nature sauvage. Elle entre en compétition avec les espèces locales au risque de faire diminuer leurs populations déjà affaiblies.

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Le grand Cormoran (Phalacrocorax carbo).

Voici un bel oiseau. Celui-ci n'aborde pas encore son plumage nuptial (mais ce sera le cas dans un prochain article). Cet oiseau marin aux doigts palmés est un redoutable pêcheur qui plonge inlassablement à la recherche de sa nourriture. Il vit en grandes colonies et passe l'hiver sur les côtes maritimes. On le rencontre en mer comme dans les terres, dans presque tous les pays du monde hormis en Amérique du Sud et à Madagascar.

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Le laurier-tin (Viburnum tinus).

Ce n'est ni un laurier, ni un thym mais une viorne. Il n'est pas comestible ni aromatique comme pourrait laisser penser son nom.  J'ai longtemps cru que c'était un arbuste venu de contrées lointaines pour orner les villes et routes de l'Isère mais il n'en est rien. Il pousse de manière naturelle dans les régions méditerranéennes comme les Calanques et ce n'est que depuis une vingtaine voir une trentaine d'années qu'il est employé pour l'ornementation.

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Certains viornes sauvages peuvent faire 7 mètres de haut pour plus de 3 mètres de large.

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Le bal macabre.

Ce fait m'était connu mais c'est la première fois que j'y assistais et je dois avouer que c'est assez impressionnant. On l'observe chez un bon nombre de batraciens et plus particulièrement ici chez ces deux crapauds communs (Bufo bufo). La femelle sous l'afllux de mâles sévèrement amourachés d'elle a fini par mourir d'épuisement; noyée sous le poids des nombreux prétendants ne voulant pas renoncer à la belle et ses oeufs. 

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Cette photo aurait pu parfaitement illustrer l'image de ce que peut être la danse macabre.

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On voit parfois aussi des grenouilles vertes ou rieuses reproduire le même comportement.

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Un mâle têtu ne veut pas voir l'évidence et se cramponne à la femelle. Avec ses pattes avants, il malaxe son corps pour la faire réagir tandis qu'avec ses pattes arrières il se propulse pour avoir un peu plus de tranquillité. En restant ainsi à la surface il prend le risque de se faire repérer par un oiseau de proie et d'être dévoré.

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Le cadre (mare du parc Camapgne Pastré) reste tout de même magnifique.

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Les asperges sauvages sont sorties.

Qu'elles sont belles les asperges sauvages (Asparagus acutilolius) mais attention, il faut se dépêcher de les ramasser avant qu'elles ne deviennent de petits buissons denses. Néanmoins la cueillette de ces légumes ne doit pas se faire n'importe comment. Dans certaines régions elles se raréfient et sont parfois protégées. La récolte doit donc être raisonnée et il faut faire en sorte de permettre aux populations de rester stables.

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Le jeu des sept différences. 

Alors à votre avis, où se trouvent la luzerne arbustive (Medicago arborea) et la coronille des Calanques (Coronilla valentina glauca) ? La luzerne, une invasive, se trouve à gauche et la coronille indigène à notre territoire à droite. Sous chaque photo vous pouvez trouver une petite indication pour faire la distinction entre les deux. 

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Par la couleur : la luzerne est orangée le plus souvent (mais pas toujours), la coronille est jaune.

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Les fleurs : elles sont nombreuses et en grappes fournies pour la luzerne,
ordonnées et peu abondantes pour la coronille dont 5 à 8 fleurs forment une ombelle.

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La luzerne à maturité va mesurer 2 à 4 m, la coronille entre 50 cm et 1 m, rarement plus.

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La luzerne possède 3 folioles (composants de la feuille), la coronille entre 5 et 7.

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Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

C'est l'arbuste des calanques. On le trouve dans la garrigue sans mal. Ses feuilles et ses graines sont très parfumées et ont de nombreuses vertus. Elles renferment des huiles essentielles et des composants chimiques qui ont un fort pouvoir antifongique. C'est pour ces raisons que depuis plusieurs siècles les hommes les utilisent pour soigner certaines maladies mais aussi pour traiter les cultures et le bois d'ouvrage.

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La prêle (Equisetum).

 Pas facile d'identifier les prêles, avec les tiges stériles et les tiges fertiles le niveau de complexité est augmenté. Pour faire simple il faut regarder les dents de ce que l'on nomme les noeuds (parties noires et blanches) et la forme intérieure de la tige ce qui veut dire la couper, or certaines espèces sont protégées.

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Les entre-noeuds et les noeuds avec leurs jolis motifs sont capitaux dans les identifications.

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Le spartier à feuilles d'ajonc (Spartium junceum).

C'est la seule espèce de son genre. On le confond souvent avec l'ajonc et le genêt en raison de ses fleurs. D'ailleur il porte parfois le nom de faux genêt ou à tort, celui de genêt d'Espagne. Il contient de puissants alcaloïdes toxiques pour l'Homme. Il a été longtemps utilisé par les populations méditerranéennes comme textile, fourrage pour les bêtes, bois de chauffe ou encore comme plante mellifère pour les abeilles.

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La famille des narcisses (Narcissus).

Il existe une multitude de narcisses sauvages et encore bien plus d'ornement. Ceux-ci se trouvent dans le parc Borely de Marseille et forment une véritable marée jaune. On les appelle à trot jonquilles,
ce nom revenant exclusivement à une seule espèce, la jonquille vraie (Narcissus jonquilla).

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Une marée de petites fleurs jaunes de narcisses a envahi le parc ces derniers jours.

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La scabieuse colombaire ornementale (Scabiosa columbaria var.).

Elle diffère de sa consoeur sauvage par sa grande taille et la variété de couleurs que présentent les cultivars. C'est une plante très rustique qui peut résister à des -15°C mais qui a besoin d'un sol frais pour s'épanouir et de soleil. D'ordinaire elle fleurit en mai mais dans le sud avec les fortes températures et le temps tout patraque que nous avons eu ces derniers mois, on peut avoir ce genre de bonnes surprises.

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Le bleuet véritable (Cyanus segetum).

C'est celui qui a gagné peu à peu les jardins et a pu échapper à la disparition. Habitué aux champs, la mécanisation et les produits chimiques ont bien failli avoir raison de lui. Autrefois on en trouvait dans tous les jardins de curés. Il était utilisé une fois infusé comme eau de beauté par les dames (que l'on trouve encore aujourd'hui en magasin) ou comme soin pour les infections des yeux et les irritations des muqueuses.

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Scilla mieschenkoana ?

 Il semblerait que les jardiniers du jardin botanique de Marseille se soient emmêlés les pinceaux dans leur identification. Il y a bien plus à parier que nous nous trouvons en face d'une variété d'ornithogale indigène et non une scille venue du fin fond du Caucase aux couleurs chatoyantes mais introuvables sur le net.

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L'étourneau sanssonet (Sturnus vulgaris).

 De loin on pourrait penser voir un oiseau tranquille et à la couleur noir mais il n'en est rien, surtout en période nuptiale. Son plumage se couvre de reflets irisés ce qui le transforme en boule à facette. Il se déplace en bande plus ou moins importante pour se nourrir. Son chant est très beau et évoque l'arrivée du printemps. Il se compose de gazouillis, de cris, de piaillements et d'imitations d'autres bruits comme celui des téléphones. 

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Le plumage de l'étourneau sanssonnet est remarquable par sa couleurs et ses motifs.

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La rue  (Ruta graveolens) et le bourdon terrestre (Bombus terrestris).

Les bourdons sortent butiner, c'est signe de beau temps. Celui-ci est posé sur un pied de rue officinale dont les fleurs viennent tout juste de s'ouvrir. Cette plante a été très longtemps bannie des jardins, au point de voir la Marie chaussée faire le tour des maisons. Son tort ? être dangereusement toxique mais surtout abortive. On se plait parfois à raconter que l'on en trouvait un pied dans tous les couvents de religieuses. 

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Les bourdons sont de proches cousins des abeilles mais n'ont pas le même système de colonies.

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Les Rhododendrons.

Ils font partie de la même famille que celle des bruyères : les éricacées. Ils sont originaires d'un peu partout dans le monde, on en trouve même quelques espèces indigènes aux Alpes mais ceux de nos jardins viennent bien souvent d'Asie. Appelés aussi azalées, ils aiment généralement les sols acides voire très acides.

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Le tilleul d'appartement (Sparmannia africana).

Cette belle plante vient d'Afrique du Sud. Il nécessite beaucoup de soin en extérieur (peu résistant aux faibles températures) mais se garde bien en pot en intérieur. Exposé dans une pièce fraîche il peut fleurir presque toute l'année. Les fleurs ne durent que quelques jours mais peuvent rester sur la plante plusieurs semaines.

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Le tilleul d'appartement est de la famille des Tillacées tout comme notre tilleul européen.

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La rhodante hosmariense (Rhodanthemum hosmariense).

C'est une plante du vent. En effet elle ne craint pas les fortes brises ni les embruns. Très résistante elle se plait en plein soleil, sur un sol drainant et ne craint pas les -20°C. Il y a débat sur son nom, certains lui préférant celui de "Leucanthemum hosmariense". Ce cultivar nous vient tout droit du Maroc d'où sa résistance.

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On peut les voir fleurir tôt dans l'année, parfois dès le mois de janvier jusqu'à mai-juin.

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Des nids et des oiseaux. 

On a souvent tendance à penser que les nids sont les lieux où dorment les oiseaux mais en réalité c'est là où ils élèvent leurs petits. La plupart d'entre eux passent leur nuitée sur une branche à l'abris dans le feuillage. Pour revenir aux nids, le parc Borely n'en manque pas. Ils sont divers et parfois facilement observables.

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Le buddleja salvvifolia.

 Encore une belle africaine qui a le statut d'endémique là où elle pousse (en particulier au Kenya et au sud de l'Angola). Sa floraison est hivernale et son feuillage vert cendré est persistant. Il est employé en Afrique pour ses propriétés médicinales le plus souvent en infusion ou en décoction mais aussi pour son bois dur et résistant.

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Il mesure 4 à 8 mètres de haut et est utilisé pour la fabrication de cannes à pêche artisanales.

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La tulipe humilis (Tulipa humilis var pulchella).

Elle vient d'Iran et des contrées alentours. Elle se décline en une multitude de variétés issues de l'horticulture comme ici, avec la variété "Pulchella" qui est de petite taille. Elle est arrivée dans les jardins et plus particulièrement chez les collectionneurs au 19e siècle en Europe. Certaines variétés sont blanches, violines avec un coeur jaune ou encore blanches en tirant parfois presque sur le bleu. Elle aime les sols rocailleux.

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Le ricin commun (Ricinus communis).

Cette plante exotique était associée au Moyen Âge à la magie noire. Très toxique, on en tire un violent poison et une huile essentielle utilisée pour la médecine et les soins (parfois mortelle si mal utilisée). Elle peut atteindre plus de 10 mètres de haut sous les tropiques. On la reconnait à ses feuilles atypiques qui se teintent de rouges. Les fleurs femelles poussent sur le haut de la plante, les fleurs mâles sur le bas.

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Le goéland leucophée (Larus michahellis).

Il est depuis peu séparé du goéland argenté. On différencie les deux espèces surtout en période internuptiale, quand les mâles et les femelles ne sont pas en période de parade nuptiale. Chez le goéland argenté les adultes ont sur la tête un plumage tacheté de brun alors que les goélands leucophés restent d'un blanc immaculé. Nombreux à Marseille, ils remontent dans les terres en suivant les cours d'eau et les décharges.

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Le martin pêcheur (Alcedo atthis).

Quel plaisir d'observer de prêt cet oiseau qui d'ordinaire se montre timide. Et quel autre plaisir de le voir plonger et remonter sa prise puis l'engloutir (vous trouverez bientôt la vidéo sur le youtube de la Renarde). Pour assommer un poisson ou un crabe, le martin pêcheur le secoue violemment et le frappe contre une branche avec son bec puissant. On le rencontre d'ordinaire dans les eaux pures et poissonneuses à l'abri du vent et des vagues.

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Son plumage bleu métallisé le rend presque invisible quand il vole au dessus de l'eau.

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L'acrobranche du parc Campagne Pastré.

Bien que ces jours soient comptés (malheureusement), on peut encore profiter du parc de Campagne Pastré et de son acrobranche. Celui-ci a l'avantage de faire découvrir la forêt de grands pins qui s'y trouve et qui abrite de très nombreux oiseaux ainsi qu'une ribambelle d'écureuils. Il est accessible à tous et cela, dès l'âge de 5 ans.

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On se sent vite petit au milieu de ces immenses arbres qui parfois sont centenaires.

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La pie bavarde (Pica pica).

 Elle a la réputation d'aimer voler tout ce qui brille. Son plumage blanc et noir et ses cris bruyants permettent de l'identifier sans mal. Sur ses ailes et sa queue, des plumes irisées bleu-vert permettent de la voir à travers le feuillage grâce à leurs reflets. On la rencontre un peu partout, en ville comme en campagne dans les jardins, les forêts claires et les prairies entourés d'arbres. Cette opportuniste se nourrit surtout de graines et d'insectes.

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Elle est encore considérée comme nuisible dans bien des endroits et chassée.

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Le ragondin (Myocastor coypus).

Originaire d'Amérique du Sud, quelques individus se sont échappés dans la nature d'élevages à fourrure. Depuis on le rencontre un peu partout en France où il cause bien des torts à la faune et à la flore mais aussi aux berges par ses terriers qui provoquent un effondrement des berges. Dans certains départements il est piégé et vendu aux restaurateurs où il est proposé sur la carte. On peut le présenter en ragoût, en civet ou en terrine.

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 Le maceron (Smyrnium olusatrum).

On le trouve un peu de partout en ce moment, là ou en ville on peut voir des pelouses et des friches herbeuses. C'est une plante aromatique présente en méditerranée qui a été utilisée et qui l'est encore comme légume "oublié" en salade (jeunes pousses), dans les soupes (feuilles) et comme condiment (graines et fleurs).

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L'hellébore Corse (Helleborus argutifolius).

Celle que l'on rencontre dans les parcs et jardins est souvent un peu différente et pour cause, elle vient tout droit des serres des horticulteurs. Néanmoins cela ne lui retire pas son charme. Dans son milieu elle est endémique, c'est à dire qu'elle ne pousse que dans un petit périmètre, à savoir la Corse et la Sardaigne.

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L'absinthe (Artemisia absinthium).

Voilà une vieille célébrité. C'est grâce à elle que les artistes du 18eme et surtout du 19eme ont pu être inspirés par la petite fée verte. L'alcool d'absinthe, du même nom, est une liqueur verte et sirupeuse qui a fait bien tourner des têtes. Aujourd'hui on en trouve de nouveau dans le commerce mais on est loin de la recette originale qui avait tendance à faire avorter et à rendre fou les consommateurs en raison de sa concentration en méthanol.

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Les romanciers et artistes appelaient l'absinthe la fée verte en raison de sa couleur.

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Le lézard des murailles (Podarcis muralis).

Protégé en Europe, on le trouve aujourd'hui en Amérique du Nord où il pourrait s'avérer être invasif. Il aime se prélasser et chasser sur les vieux murs ensoleillés, dans les côtes abruptes et rocheuses ou encore dans les gros tas de pierres. Les mâles à la saison des amours présentent un beau ventre de couleur orange vif.  

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 Les carpes Koï (Cyprinus carpio).

 Elles sont à l'origine issues de la carpe commune qui vit dans les rizières. Poissons de collections, certains individus peuvent valoir plus d'un million d'euros. On trouve énormément de fermes en Asie où les plus réputées aiment faire des démonstrations avec leurs champions. En fonction de la couleur de sa robe, de l'implantation des tâches et de la taille, chaque poisson aura un nom bien défini comme chez les chevaux.

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Dans le bassin du jardin ethnobotanique de Marseille on peut observer de nombreuses carpes Koï.

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Les plus gros poissons viennent à la surface prendre un peu d'air ou voir s'il y a à manger.

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Le daphné odorant (Daphne odora).

 Cet arbuste chinois ressemble beaucoup aux espèces européennes. Sa floraison est très odorante et a lieu en hiver. Son parfum est associé à de nombreuses senteurs mais c'est avant tout les odeurs de clou de girofle et de jasmin qui dominent. Cependant attention aux baies, bien que chatoyantes elles sont mortelles.

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On le rencontre souvent dans les jardins chinois de moyenne et haute altitude.

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L'Arbutus X andrachnoides.

C'est un grand arbuste qui appartient aux argousiers. Il existe depuis les années 1800 et se reconnait très facilement à son écorce colorée qui part en lambeaux ainsi qu'à ses jeunes pousses rougissantes. Lui aussi présente une floraison hivernale et a l'avantage de ne demander que peut si ce n'est aucun soin.

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L'aralia du Japon (Fatsia japonica).

Dans le jardin japonais du jardin ethnobotanique de Marseille (parc Borely), on peut aussi trouver cette petite merveille dont je n'avais pu trouver le nom la première fois où je l'ai rencontré à Nice. Dans son environnement naturel il pousse sur les bords côtiers du Japon et de la Corée du Sud. Il se multiplie assez facilement.

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La bourrache officinale (Borago officinalis).

C'est une plante que l'on trouve dans la cuisine du sud, en particulier en Italie où les ravioles à la bourrache au beurre de sauge font fureur. Néanmoins elle est hépatotoxique ce qui implique qu'il faut en consommer très modérément. Les fleurs ont un goût très marqué et surprenant d'huître ce qui ne va pas pour me déplaire.

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Les fleurs de la bourrache sont d'un bleu éclatant mais peuvent être aussi blanches.

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La corneille noire (Corus corone).

C'est un oiseau assez timide que l'on rencontre dans les zones peu touffues, riches en pelouses arides et en bosquets ou dans les estuaires. On le confond avec les corbeaux qui sont bien plus gros, souvent en groupe et bavards. Les corneilles noires vivent seules ou en couples et défendent avec acharnement leur territoire.

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C'est quand la lumière est faible et les visiteurs peu nombreux que l'on peut voir les conreilles.

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La mer Méditerranée.

On peut facilement passer plusieurs jours à Marseille sans la voir et sans penser à elle mais l'odeur du sel, les goélands et le mistral finissent toujours par nous la rappeler. Bien qu'elle soit une petite mer comme on le dit parfois, elle possède une faune et une flore incroyable qui forment de vastes écosystèmes complexes et variés.

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Le goéland leucophée ne craint pas de faire des acrobaties au dessus de la mer déchaînée.

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La mer est d'un bleu superbe mais il est encore un peu tôt pour aller s'y baigner.

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Le muscari à grappe (Muscari neglectum).

C'est une fleur de printemps qui peut atteindre de belles dimensions. On le trouve presque partout en France. Il possède des feuilles fines et élancées ainsi qu'une jolie grappe de fleurs bleues qui présente souvent un dégradé. Fait surprenant, la plupart des fleurs sont stériles et ne font qu'attirer les insectes pollinisateurs. 

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Le moineau domestique (Passer domesticus).

J'adore cet oiseau qui est de moins en moins commun dans nos villes et nos campagnes. Très intelligent il vit en groupes très structurés où des éclaireurs, des vigiles et des "récolteurs" se partagent tour à tour le travail. On peut voir les parents nourrir leurs petits dans des nids fait sous les toits et dans les murs. 

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Le mot de la fin.

Avec le retour des beaux jours et nos nouveaux appareils photos, nous avons pu nous régaler. Il y a des oiseaux en abondance et de très nombreuses plantes commencent à fleurir, c'est le paradis ! Autre belle surprise, sur un marché d'antiquaires nous avons pu trouver un vendeur de cartes anciennes, autant vous dire que nous avons fait une véritable razzia. Bref c'est le printemps et ça fait le plus grand bien. Vivement les sorties en forêt.

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samedi 26 mars 2016

Anniversaire.

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wwwAujourd’hui La Renard des Alpes a 4 ans. Vous êtes bientôt 300 000 à être passés par chez moi et ça me fait énormément plaisir. Que de projets depuis 2012, des collaborations, des sorties groupées, des expos, des ateliers … c’est formidable et c’est pas prêt de s’arrêter. Merci à tous, du fond du coeur.

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Depuis l'arrivée de mon nouvelle appareil photo j'ai des dizaines et des dizaines de photos d'animaux et surtout d'oiseaux à vous présenter, j'ai hâte de vous les montrer dans les prochains articles. D'ici là je vous souhaite une bonne journée depuis la plaine du Mont Ventoux où je me trouve pour quelques jours.

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La saison des morilles débute doucement chez nous mais pas de panique, je suis persuadée que dans quelques jours nous trouverons les premières, ce qui ne m'empêche pas d'êntre impatiente. En attendant au programme c'est plâtré de pézize et malgré leur odeur et leur aspect, c'est juste divin !

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lundi 21 mars 2016

Le parc de la Tête d'Or au fil des saisons.

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 Je me souviens toujours avec plaisir de notre première sortie et découverte du jardin botanique de la Tête d'Or de Lyon (jardin au quel j'ai pu consacrer l'un de mes articles les plus complets du blog ICI). En février nous sommes retournés au parc pour en découvrir une nouvelle facette, toute aussi plaisante et à la quelle j'ai dédié une petite vidéo ICI. Je vais finir par ouvrir une rubrique propre à la ville lumière tant nous y sommes attachés.

 

Ballet musicale.

Voilà une belle chorale. Les cygnes tuberculés (Cygnus olor) se font discrets à côté du tintamarre provoqué par les turbulantes oies cendrées (Anser anser). Cet hiver, on a peu en voir plus d'une centaine se promener nonchalamment sur les pelouses du parc peu fréquenté à cause la pluie et du froid. Tout incident est l'occasion pour elles de donner de la voix et les chamailleries pour de la nourriture sont nombreuses.

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Voilà un paisible couple de cygnes tuberculés (Cygnus olor) qui va bientôt s'apprêter à couver.

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L'appétit et la curiosité des oies cendrées (Anser anser) est sans limite, leur hardiesse aussi.

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Les saules (Salix sp.).

Ce genre compte pas moins de 360 espèces. Dans ce cas il devient vient difficile de faire la distinction entre une espèce et une autre quand on se trouve dans un jardin botanique qui comporte des plantes originaires des quatre coins du monde. Les parties reproductives de l'arbuste qui sont des fleurs se nomme des chatons. Les pollens sont déplacés par le vent, on dit alors que la reproduction est faite par une pollénisation anémophile.

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Ce saule (Salix sp.) commence à donner des chatons. Bientôt ils se couvriront de pollen jaune.

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Les prunus et leur histoire.

Les prunus un sous grande de la vaste famille botanique des rosacées et chez qui ont trouve plus de 200 espèces. On les reconnaît à leurs fleurs blanches ou roses à 5 pétales. Ce sont pratiquement toujours des arbres fruitiers. Parmi les plus connus il y a le cerisier, le prunier, l'abricotier ou encore l'amandier.

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Le daim européen (Dama dama).

En faisant quelques recherches sur le daim, j'ai découvert avec beaucoup de surprise qu'à l'origine il vivait de manière naturelle dans le sud-est de la France (départements du pourtour méditerranéen). On le trouvait ainsi jusqu'en Turquie. Aujourd'hui on le rencontre dans notre pays plus que dans les parcs et jardins où il fait figure d'espèce ornementale. Voilà de quoi se mettre à rêver de grandes hardes de daims tachetés dans nos forêts.

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Contrairement à la plupart des cervidés, les daims adultes gardent leurs tâches sur leur pelage.

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Après 8 mois de gestation, il n'est pas rare que la daine mettent au monde deux faons.

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La lobulaire maritime (Lobularia maritima). 

Elle dégage une délicieuse odeur de miel. Petite et vivace, elle attire par sa floraison abondante les insectes pollinisateurs. On dit alors d'elle qu'elle est mellifère. D'ordinaire présente dans les dunes et les rochers, elle est de plus en plus utilisée dans les jardins comme couvre sol pour son odeur et ses jolies fleurs blanches. 

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L'hellébore orientale (Helleborus orientalis).

Elle est à l'origine d'un nombre incroyable d'espèces horticoles et d'hybrides issues de cette belle fleur appelée également rose de Carême. Pourtant elle n'a rien de la famille des rosacées mais de celle des renonculacées. Ce nom erroné est dû à la grande passion que l'on vouait (et que l'on vous toujours) aux roses, au point de donner ce nom à d'autres fleurs à fort potentiel esthétique. Elle s'en différencie par sa morphologie et sa toxicité.

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C'est une plante rustique qui peut résister au gel et aux très basses températures, jsuqu'à - 19°C.

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Vive le printemps.

Je ne vous apprends rien en écrivant que c'est la toute première saison de l'année et pourtant, en fonction des régions du monde ce n'est pas forcement le cas. Pour ceux  qui connaissent la mousson, il n'existe tout simplement pas. Pour d'autres c'est une saison importante liée à la fécondité et à la vie. De nombreuses festivités sont alors organisées pour rendre hommage aux divinités et au Saints pour s'attirer leurs grâces.

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Les dahlias (Dahlia).

Ce sont des plantes originaires d'Amérique centrale. Elles sont très prisées et on en compte un grand nombre d'espèces. Ils servaient de nourriture pour le bétail des Aztèques, comme plante médicinale et comme plantes ornementales pour décorer leurs cités. Il faudra attendre la fin du 18eme siècle pour voir ces plantes prendre leur nom de dahlias et fleurir sur le sol européen. Depuis on en compte des centaines de variétés. 

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C'est une plante fragile qui ne supporte pas le gel et qui demande un certain nombre de soins.

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Le cyclamen du Caucase (Cyclamen coum subsp. coum). 

Il est originaire des pays du sud-est de l'Europe. Comme pour les autres plantes présentées, on trouve une grande variété de sous-espèces, de variétés et d'hybrides de cette fleur. Sa floraison est plutôt hivernale et peut se prolonger sur le printemps. Le mieux est de l'installer dans une terre riche et plutôt bien ombragée.

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Le flamant rose (Phoenicopterus roseus).

 C'est le flamant le plus commun. Il vit en très grands groupes comportant parfois plusieurs milliers d'individus. De petites populations restent à l'année en Europe mais la plupart des oiseaux migrent vers l'Afrique pour  nicher. Ils tiennent leur couleur rose des microalgues et des microscrustacés qu'ils consomment grâce à leur bec atypique crochu, large et pourvu d'une sorte de filtre. Avec un tel physique, il est bien difficile de le confondre.

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L’émeu d’Australie (Dromaius novaehollandiae).

C'est le deuxième plus gros émeu au monde et le dernier représentant de sa famille, les autres espèces étant éteintes. Tout comme l'autruche, il est élevé pour ses plumes et sa viande. Ainsi en Australie il n'y a rien d'extraordinaire à manger un blanc d'émeu, pas plus qu'il est incroyable pour un saoudien de manger un steack de chameau ou pour un lapon de se faire un pavé de renne, tout est une question de culture.

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Le jardin botanique.

C'est notre endroit favoris dans le parc. Pour le moment il est encore peu fleurit mais il sera au top de sa forme aux alentours de la fin avril et au début mai. Pour ceux qui veulent se familiariser avec les différentes espèces de plantes sauvages indigènes à notre territoire et à leurs fleurs, c'est ce qu'il y a de mieux. Ainsi il est possible de comparer directement sur les plantes tout en sous les yeux les noms des espèces observées.

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Au bord de l'eau.

Il ya bien des choses à voir : des oies, des cygnes, des foulques, des poules d'eau ou encore des canards mais aussi des tortues qui se la dore tranquillement au soleil. Et puis il y a les arbres. Grands, beaux et majestueux, ils en imposent par leur stature. Ces photos datent de cet automne. Il s'agît de cyprès chauves (Taxodium distichum) et de tulipiers de Virginie (Liriodendron tulipifera) aux fleurs magnifiques et énormes.

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Les grandes serres. 

Pas de grand reportage photo sur les serres cette fois-ci. En effet elles ont déjà eu leur moment de lumière sur le blog. Et pourtant, il y a encore bien à dire. Elles abrite toute une variété de plantes exotiques, cela va de la minuscule orchidée à l'immense palmier en passant par toute une déclinaison de plantes originaires des quarte coins du monde. La serre des plantes originaires de Madagascar est la plus saisissante à mon goût.

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La capilaire (Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens).

Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens : c'est un bien long nom scientifique que porte la capillaire. Son nom vernaculaire fait référence à la croyance populaire erronée (et issue de la théorie des signatures) selon la quelle cette petite fougère aurait le pouvoir de faire repousser les cheveux et de lutter contre la calvitie

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Le mot de la fin.

Voilà un pot pourri de nos dernières sorties au parc de la Tête d'Or (d'octobre à février) et, qui je le crois ma foi, symbolise assez bien le printemps avec les fleurs roses et les quelques oiseaux que vous pouvez voir dans cet article (et la vidéo). À venir en complément, d'ici un ou deux jours maximum, un petit billet sur la magie des halles Paul Bocuse, un endroit où la ripaille, la gastronomie et les arts de bouche sont mis en avant. 

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samedi 19 mars 2016

Sortie en forêt 62.

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Nous étions partis pleins d'espoir à la recherche des premières morilles coniques (Morchella conica) suite à l'avalanche de photos et de publications sur les réseaux sociaux relatant les premières sorties de ce rare champignon. Hélas, trois fois hélas il est encore un peu tôt et depuis, la neige à fiat son retour. Mais rien n'est perdu, nous avons pu découvrir une superbe cascade que je vous invite à découvrir dans cette vidéo ICI.

 

La grande prêle (Equisetum telmateia).

 Voici les tiges fertiles de la plus grande prêle d'Europe. Une fois qu'elles auront contribué à la reproduction de l'espèce, elles laisseront place à des tiges stériles vertes, fines et élancées. Cette espèce se rencontre partout en France dans les zones humides et les bords de route argileux jusqu'à la limite de l'étage colinéaire.

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La tramète rougissante tricolore (Daedaleopsis confragosa var. tricolor).

 Ces champignons se présentent parfois délavés, signe que la fructification du mycélium est sur la fin. Ces tramètes sont d'un beau rouges sang, même quand on les brise en deux. Les carpophores sont striées de gris et de brun et marginées de noir. Elles peuvent présenter des formes variées quand elles s'agglomèrent entre elles.

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Le rôle écologique des cascades.

Les cascades ont un rôle écologique important pour le bon fonctionnement de nos écosystèmes. Elles permettent aux torrents et rivières de s'oxygèner et de brasser les particules nutritives qui remontent ainsi à la surface et font le bonheur de nombreux poissons comme les truites et les saumons. Elles sont un véritable filtre.  

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 Découverte de la cascade aux "sorcières" qui coule dans un coin de forêt à la limite du Parc de Chartreuse.

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Parmi les espèces rencontrées on peut citer les gammares, des crustacés qui sont souvent détritivores.

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Les torrents de montagne.

 Ce sont des cours d'eau tumultueux qui descendent les pans raides des monts. Ils sont souvent dépendants des aléas de la météo et peuvent subir des variations de niveau très importantes. La faune et la flore qui dépendent de ce milieu se nomment torrenticoles. Les espèces concernées sont souvent propres à une région voire même à un court d'eau. Leurs flots entraînent avec eux une grande quantité de sédiments et de déchets issus de la forêt.

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La formation de l'écume.

L'écume se forme de diverses manières. Elle résulte de diverses actions pratiquées sur des liquides : quand ceux-ci sont chauffés, sont en fermentation et dans ce cas présent, quand ils sont agités. À la manière de l'écume des vagues quand on regarde la mer, la vive action des eaux de montagne provoque son apparition. 

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Les traces des animaux.

Parmi les indices permettant de déceler la présence d'aniamux en forêt, on peut compter sur les crottes que l'on nomme laissées. Leur forme, leur couleur et leur odeur (beurk) permettent de connaître les espèces présentent dans un secteur. De gauche à droite, on peut citer le sanglier (Sus scrofa) dont on peut voir en dessous une trace de patte, le merle noir (Turdus merula), le renard roux (Vulpes vulpes) et le chevreuil (Capreolus capreolus).

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En lisière de bois, un sanglier ne s'est pas aperçu qu'il était sur le point de marche dans une bouse !

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Parmi les autres traces visibles pour connaître la faune locale, il y a celles laissées par des animaux ayant été prédatés. Ici il pourrait s'agir d'un lapin de ferme n'ayant pas eu de chance face au renard. Il n'est pas rare de voir en forêt des plumes de poules et de dindes mais aussi des restes d'animaux sauvages ayant servit de proies. Les plumes et les oeufs de petits oiseaux sont les éléments que l'on trouve le plus souvent à cette saison.

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Le cincle plongeur (Cinclus cinclus).

Cet oiseau est incroyable. Il plonge dans les torrents allant jusqu'à marcher sur le fond pendant plusieurs secondes à la recherche de nourriture. Son plumage imperméable retient l'air ce qui lui permet de respirer sous l'eau, de ne pas se mouiller et de remonter facilement à la surface. On peut l'observer facilement. Il chante presque toute l'année. Le Parc de Chartreuse a installé des nichoirs pour favoriser leur nidification.

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Les forêts chartrousines.

Elles couvrent 60% du parc naturel sur environs 42 000 km². Les 4 arbres composants essentiellement sont dans l'ordre le sapin pectiné (Abies alba), l'épicéa commun (Picea abies), le hêtre commun (Fagus sylvatica) et l'érable sycomore (Acer pseudoplatanus). Une partie de celle-ci est exploitée et de manière respectueuse. Pas de grandes coupes à blanc, chaque arbre est sélectionnée avec quelques autres dans une zone délimité.

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 Le sapin blanc et l'épicéa forme une grosse partie de nos forêts. Ils sont idéaux pour les morilles noires.

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Champignons et lichens des milieux humides.

 On les trouve un peu partout et même dans l'eau ! Ils sont indicateurs de la bonne santé d'un milieu mais aussi, des marqueurs précieux. Ainsi la pézize écarlate (Sarcoscypha coccinea) que l'on peut voir ci-dessous est utilisée par les chercheurs de champignons car elle permet de savoir que c'est un secteur qui pourrait plaire aux morilles blondes qui ne devraient pas tarder à sortir. Elle est comestible mais sans goût particulier.

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Les lichens sont (souvent) la symbiose entre un algue / une cyanobactérie et un champignon.

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La prêle d'Hiver (Equisetum hyemale).

Voilà une autre prêle beaucoup plus grêle que sa cousine géante. Elle est protégée dans de nombreuses régions de France et se montre invasive dans les pays au climat semi-tropicale. Elle a besoin d'une atmosphère humide et d'un sol riche en matières organiques. On l'identifie à ses dents noires et sa bande blanche.

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Les gorges, un refuge pour animaux.

 Des gorges se sont formées suite aux inondations de 2002. Certaines cavités ainsi formées sont impressionnantes et laissent apparaître les différentes strates qui forment le sol. C'est là que les animaux blessées ou en fin de vie viennent parfois se réfugier. Ils finissent par y mourir et l'eau se charge alors de lessiver leurs os. C'est ainsi que nous avons pu faire la découverte des restes de renards verdis par les microalgues.

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Restes d'un renard roux (Vulpes vulpes) venu trouver refuge dans une avancée d'argile de la gorge.

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Mon bien aimé dans une des cavernes formées par la colère des eaux qui s'ouvre sur la forêt.

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Le mot de la fin.

J'adore ce type d'expédition faite de multiples surprises. Celle-ci fut tout particulièrement intense car la découverte d'un lieu tel que celui-ci à quelque chose de magique. Je sais désormais où partir observer les cincles plongeurs à côté de chez moi, mais aussi où voir l'histoire géologique de la région et où prendre des bains bien frais l'été. J'ai hâte de retourner en ce lieu pour pister et observer les animaux sauvages, ça s'annonce intense !

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Envol d'une buse variable (Buteo buteo) au dessus des champs et des pâturages à vaches.

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mardi 15 mars 2016

Plantes médicinales de Marseille.

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 On ne le dirait pas à première vue mais Marseille est liée de par son passé aux plantes médicinales. Cela vient en partie de son statut de port qui depuis ses débuts reçoit les marchandises exotiques et précieuses du monde entier et de ce fait, les précieuses plantes pour soigner. Aujourd'hui les plantes médicinales sont de nouveau sur le devant de la scène. Entre science, nécessité et effet de mode, il est devenu courant de se les procurer.

 

L'herboristerie du Père Blaize.

Crée en 1815, cette herboristerie a été fondée par un certain Père Blaize (à ne pas confondre avec le père Blaize de Kaamelott) dont on ne sait que peut de chose (il aurait été guérisseur quelque part dans les montagnes de Haute Provence). Dans les innombrables tiroirs, on trouve une grande diversité de plantes médicinales entières, en poudre ou en morceaux destinées à soigner les malades ou à les accompagner vers la guérison.

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Après avoir connue 6 générations continues, l'herboristerie du Père Blaize a été revendu. 

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L'empreur, une institution.

 Il s'agît de la plus ancienne quincaillerie de France (fondée en 1827). C'est une entreprise familiale. Si aujourd'hui elle attire les foules pour les produits rétros et "authentiques" que l'on y trouve, on s'y rendait autrefois pour sa droguerie et les différents produits naturels qu'elle proposait. Fioles, pots et boacaux, éponges naturelles mais aussi bonbons pour les maux d'estomacs et sirops contre la fièvre et les rages des dents y étaient proposés. 

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Le kit parfois pour aller pique-niquer et ramener le fruit de sa récolte dans la garrigue marseillaise.

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Le Fort Saint Jean et le jardin des migrations.

Au Fort Saint Jean, on peut trouver un très beau jardin retraçant les plantes qui ont accompagnées les hommes tout au long de leur périple autour de la méditerranée. La plupart de ces plantes sont comestibles et/ou médicinales. C'est un bonne endroit pour s'entrainer à les reconnaître et pour apprendre leur histoire.

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Le jardin des migrations donnent vue sur la mer. Une délicieuse odeur s'en dégage tout au long de l'année.

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Le MuCEM et l'histoire des plantes.

Pour comprendre un peu mieux les plantes médicinales, le MuCEM attenant au fort est un très bon musée qui retrace l'histoire des peuples de la Méditerranée. De nombreuses expositions, conférences, projections et ateliers sont proposées en ces lieux sur ce thème ou sur des sujets se rattachant à celui-ci. 

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Notre Dame de la Garde et son jardin.

En contre bas de l'édfice se trouve un jardin qui serpente le long de la paroi rocheuse. Bien qu'il ne soit pas exclusivement destiné aux plantes médicinales, on y rencontre beaucoup d'espèces locales ayant ce statut. On peut ainsi citer le romarin commun (Rosmarinus officinalis) ou le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

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Le mot de la fin.

P1070082La mode (pour ne pas dire le business) du "tout naturel" me pousse souvent à me méfier des remèdes dits naturels. Néanmoins l'étude de l'histoire des plantes médicinales (cette discipline se nomme l'ethnobotanique) me passionne. Celle-ci est riche, elle est à mon sens essentielle pour comprendre l'histoire de l'Europe, des peuples et de nos pratiques passées mais aussi moderne pour tout ce qui touche à notre santé et au "bien être", bien loin des charlatans et des potions miracles. 

mardi 8 mars 2016

Orchidées d'ailleurs et de chez nous.

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Du 12 au 14 février se tenait à Bouc-Bel-Air le 9ème salon international des orchidées & Co : Orchiday's. Pour tout vous avouer, nous avons été un peu déçu. Pour un salon qui se veut international il y avait peu de stands et le lieu d'exposition n'était pas très accueillant. Néanmoins nous avons pu voir quelques espèces incroyables. Pour une partie de cet article j'ai pu profiter des photos de mon bien aimé et je trouve que le résultat est réussi.

 

Quelques mots sur le salon.

On pouvait lors de ce week-end rencontrer 19 exposants spécialisés en orchidées et venus des quatre coins de la France mais aussi du Brésil, d'Italie, de Belgique ou encore d'Allemange. Les stands étaient très beaux, parfois kistchs, mais riches en espèces végétales rares et colorées. J'ai eu un gros coup de coeur pour la Phalaenopsis 'Mini Mark', une belle orchidée blanche au label orange et aux pétales tachetés de la même couleur.

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Le vaniller (Vanilla).

Il existe plusieurs espèces d'orchidées pour produire de la vanille. La principale est la Vanilla planifolia. Ce vaniller pousse au Mexique et est cultivé  partout où les conditions climatiques le permettent, à savoir, dans des régions tropicales et subtropicales entre 20 et 30°C. La plupart du temps la fécondation des fleurs est faite à la main car les insectes polinisateurs et associés à la plante (Melipona sp.) ne se trouvent qu'en Amérique du Sud.

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Orchidées du monde.

Les orchidées sont regroupées sous la famille des Orchidaceae. On en compte 25 à 30 milles espèces. Elles représentent 1/20 des espèces végétales dans le monde. En France métropolitaine on compte 120 à 168 espèces d'orchidées sauvages en fonction des auteurs et des dernières découvertes. Il  semblerait que les premières d'entre elles soient apparus il y a 20 millions d'années, soit 45 millions après l'extinction des dinosaures.

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Le faux patchouli (Tetradenia riparia).

Cet arbuste africain est utilisé dans la pharmacopée de certains pays du continent noir pour soigner divers maux liés aux migraines et aux infections par ses feuilles odorantes riches en composés chimiques. Il peut mesurer 6 mètres de haut. Sensible au froid, il est souvent cultivé en Europe comme plante ornementale d'intérieur.

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L'art du Bonsaï.

 Allant de pair avec le salon, un très beau stand sur les bonsaïs a été présenté. Il s'agît d'une méthode de taille élevée au rend d'art en Asie (Japon/Chine). Les arbustes et arbres (If, romarin, hêtres, pommier etc.) sont constamment taillés. Les racines sont raccourcies, les branches ligaturées et le feuillage retiré par endroit avec attention. On obtient ainsi des arbres nains vieux de plusieurs dizaines voire centaines d'années.

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Le mot Bonsaï signifie "plateau"et "culture". La culture d'arbres en pot date d'environs 4000 ans.

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Et dans la nature ?

 Ce qui m'a un peu chagriné lors de ce salon, c'est de voir à la sortie de celui-ci les visiteurs ne pas prêter attention aux orchidées sauvages se trouvant à quelques mètres d'eux en grand nombre. Bien que très belles, les orchidées exotiques ne font pas le poids face à nos orchidées sauvages mais ce n'est là que mon avis. 

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L'ophrys de Forestier (Ophrys forestieri).

Bien que discrète, elle vaut le coup d'oeil. Elle est parfois classée comme sous-espèce de l'ophrys brun (Ophrys fusca) dont la liste des sous-groupes et sous-espèces n'en finit pas de s'allonger. C'est le premier des Ophrys à fleurir (dès février) et on le rencontre assez facilement, en particulier dans le sud de la France.

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On voit bieb sur le long du label l'absence d'un sillon marqué propre à l'ophrys funèbre (Ophrys funera).

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L'Orpin âcre (Sedum acre).

 On le nomme aussi poivre des murailles en raison de son goût. Bien que parfois consommé cru ou cuit, il s'avère être très irritant pour une partie des gens qui le manipulent, en particulier au niveau des muqueuses et de la peau. Il aime les éboulis où on le rencontre souvent mais aussi les murets et les toits des maisons.

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Ci-dessous son cousin, l'orpin de Nice (Sedum sediforme) aux feuilles plus charunes et plus pointues.

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L'euphorbe réveil-matin (Euphorbia helioscopia).

C'est une plante qui tient son nom du fait qu'aux premiers rayons de soleil, elle déploie son ombelle (partie végétale qui regroupe les fleurs et parfois des feuilles) là où se trouve le soleil et va le suivre à la manière des tournesols. Son latex toxique est parfois porté à la bouche par mégarde quand la plante est cueillie.

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L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus).

Cet un ajonc qui fleurit très tôt dans l'année, d'ordinaire dès janvier (mais cette année il l'était déjà en décembre). Il ne dépasse que rarement 1 mètre 50. Ses rameaux denses et nombreux comportent des rangés de longues épines pointues et légèrement recourbées pour se protéger des prédateurs potentiels qui peuvent se nourrir de ses branches. Ses fleurs jaunes sont typiques des fabacées car elles présentent une symétrie bilatérale.

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Le muscaris à grappe (Muscrais neglectum).

On le trouve un peu partout en France. Ce muscaris se reconnaît aux fleurs de son sommet qui sont d'un bleu plus clair. C'est l'une des premières fleurs du printemps que l'on remarque aisément en raison de sa couleur et du fait que peu d'autres plantes présentent des caractères similaires. Il a un parfum subtile de musc.

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L'orchis géant (Himantoglossum Robertianum).

Cette orchidée que l'on trouve dans une partie sud de la France et de préférence dans les département proches de la Méditerranée porte de nombreux noms. Ainsi on la nomme orchis géant, orchis à longues bractées, Barlie, orchis de Robert ou Barlie de Robert. C'est l'une des premières orchidées à fleurir de l'année. C'est après plusieurs années de protection et de sensibilisation du public que les effectifs de celle-ci ont pû se reformer.

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L'orchis géant est aujourd'hui devenu l'une des orchidées les plus présentes sur le territoire français.

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Ses fleurs imposantes pour une orchidées terrestre européenne sont reconnaissables à leur grand label à quatre côtés, leur couleur rose tirant à la fois sur le blanc et le vert, leurs tépales et leur faible parfum. Pour la rencontrer il suffit d'aller sur les bords de route, dans les talus et les friches bien ensoleillés et au sol de composition argileuse et pauvre en nutriments. Avec sa grande taille (30 à 60 cm) il est difficile de ne pas la remarquer. 

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Parfois, certains individus présentent des fleurs presque blanches. On parle alors d'albinisme partiel.

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Pour débuter sur l'identification des orchidées, l'orchis géant est un candidat tout trouvé. En effet les différents éléments composants les fleurs peuvent facilement s'étudier car leur taille massive les rendent bien observables. Actuellement cette orchidée bénéficie du statu LC (préoccupation mineure) par la réglementation européenne. Celle-ci indique que la population de cette espèce est conséquente et peu menacée. 

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Rosette et orchidée.

Les rosettes sont les jeunes feuilles d'une plante qui commencent à sortir de terre et qui s'étallent au sol en formant un cercle plus ou moins régulier. Chez les orchidées elles sont parfois étudiées pour connaître l'espèce ou du moins le type d'orchidée dont la fleur doit faire son apparition en temps voulu. Ici elle me reste inconnue, il faudra donc suivre son évolution ou revenir aux alentours de avril-mai pour connaître son nom.

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L'amandier (Prunus amygdalus).

Malgré les gelées sur les monts provençaux, l'amandier a débuté sa floraison et cela, depuis décembre dans certaines régions. Dans le bassin méditerranéen il possède une symbolique forte qui le rattache à la pureté de la virginité mais aussi au mariage et en particulier à la robe des mariées. On l'utilise massivement dans les zones où le sol est pauvre en nutriments et est riche en pierres. Son huile et son fruit sont excellents.

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Les plantes de la garrigue.

La guarrigue est typique des sols calcaires du bassin méditerranéen. On y rencontre un grand nombre de plantes très denses et de taille réduite pour mieux résister aux vents violents, au feu et au manque d'eau. Si aujourd'hui on y trouve de petits animaux, en particulier des reptiles, des insectes et des oiseaux, elle était autrefois riche en animaux de taille imposante. Les troupeaux de chèvres menés par les bergers venaient y paître.

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Le mot de la fin.

Cette sortie a été une belle occasion de fêter la Saint Valentin en amoureux. En effet, quoi de mieux que des fleurs pour ce jour si particulier ? L'exposition a été bien sympathique mais la rencontre avec les deux magnifiques orchidées sauvages que sont l'ophrys de Forestier et l'orchis géant a été bien plus intense et il y a fort à parier qu'il sera toujours possible de les rencontrer aux prochaines expéditions et cela jusqu'à fin avril.

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vendredi 4 mars 2016

Quelques Minutes de Nature en Chartreuse.

Quelques Minutes De Nature est une série de reportages amateurs de 2 à 5 min ayant pour thème la faune, la flore, les espaces naturels, le patrimoine campagnard et tout ce qui touche de près ou de loin à l’environnement. Pour cet épisode, nous voilà partis dans les cascades et torrents de Chartreuse sur la piste du cingle plongeur, de quelques champignons d'hiver annonciateurs de morilles, et des premières fleurs de l'année.