dimanche 12 février 2017

Sortie en montagne 15.

DSC02395

 Au début de l'hiver nous avons eu la chance de partir tout un après midi visiter un bout du Jura en passant par la Savoie. Ce jour là le froid était plutôt mordant et une large mer de nuage couvrait une partie des collines alentours. Et pourtant, la journée fût radieuse. Les forêts de conifères contrastaient étonnement bien avec les quelques boulots blancs perdu dans le boisement. Depuis, une épaisse couche de neige a recouvert les arbres.

 

Boisement et végétation des couloirs de coupe.

Les coupes en montagne laissent parfois de vilaines traces dans la forêt. Le sol à nu s'érrode facilement et il n'est pas rare d'y observer des glissements de terrain importants. Depuis quelques années, les zones défrichées sont replantées avec de jeunes arbres ou ensemencées avec  des graminées (Poacées) qui ont la capacité de retenir la terre. Certaines espèces peuvent retenir entre 0,5 et 1,5 m³ avec leur système racinaire.

DSC02409 DSC02397

 

Les molènes (Verbascum).

Il existe une multitude d'espèces de molènes qui ont tous la capacité de se développer très vite. On les appel souvent bouillon blanc, ce qui est un tort car seul Verbascum thapsus peut prétendre à ce titre. Les molènes formes des fleurs colorées sur de grandes hampes florales. Ils peuvent produire plusieurs milliers de graines.

DSC02390 DSC02392DSC02393

 

L'héllébore fétide (Helleborus foetidus).

Elle porte également le nom de mords-cheval car on l'utilisait autrefois sur les animaux qui, ayant trop consommés d'herbe à la sortie de l'hiver, se retrouvaient avec des poches de gaz dans l'estomac ce qui peut leur être mortel. On attachait alors un bout de la plante à une ficelle puis on la faisait ingurgiter à la bête. Cette entreprise avait pour but de le faire vomir et ainsi libérer les gaz. Puis on tirait la corde pour éviter l'intoxication.

DSC02373 DSC02375

 

Le chevreuil (Capreolus capreolus).

Bonne surprise ! En week-end dans la maison familiale, nous avons pu voir depuis mon ancienne chambre de petite fille quatre chevreuils brouter tranquillement dans la brume. Nous avons toujours beaucoup de chance de voir au cour de l'hiver et de l'été plusieurs de ces cervidés s'aventurer dans le jardin. 

DSC02454 DSC02457DSC02458

 

Le pic épeiche (Dendrocopos major).

Toujours dans le jardin de famille, nous avons pu aussi observer ce pic épeiche affairé à chercher des larves dans les fruitiers vieillissants de l'ancien verger et dans les piquets fatigués de la clôture du voisin. La présence d'un carré rouge à la base du crâne indique qu'il s'agît du mal, la femelle ayant une calotte toute noire.

DSC02359 DSC02355

 

La Cascade du Grenand.

En passant par la Savoie nous faisons un petit détour par la Cascade du Grenand, sur la commune de La Bridoire. Ce torrent fait un lacé de 6 kilomètres de long avant de se jeter dans le Guier. C'est un cour d'eau que j'ai eu la chance, il y a quelques années, de découvrir à travers le canyonisme et ses nombreuses chutes d'eau.

DSC02423

 

Le plafond nuageux.

 En général en montagne on définit comme plafond un couche épaisse de nuage qui couvre entièrement le ciel et qui donne l'impression d'être extrêmement basse. Une fois que l'on s'éléve un peu, en montant par les petites routes du Jura par exemple, on peut l'observer de par le dessus et voir jusqu'où elle s'étend.

DSC02372 DSC02400DSC02387

 

Le mot de la fin.

 La neige n'est pas encore là mais l'atmosphère est hivernale. Le brouillard et le froid matinal, additionnés à quelques gelées, donnent un charme tout particulier aux montagnes et aux grands pins pectinés qui dégivrent dès qu'un rayon de soleil fait son apparition. Nous ne reviendrons pas de si tôt dans le Jura, les examens approchants, néanmoins nous aurons l'occasion de passer encore quelques jours du côté de la Chartreuse.

DSC02406


mercredi 8 février 2017

Sortie en forêt 67.

DSC02334

Depuis le début des cours il me reste que peu de temps pour parcourir les forêts de Chartreuse.  Nous voilà donc pour un week-end dans les bois du col des Mille Martyrs parmi les hêtres et les sapins, à la recherche des dernières girolles de l'année. Il fait chaud pour la saison et l'été semble s'éterniser. Néanmoins les feuilles jaunissantes sont là pour nous rappeler que nous sommes bien en octobre et que le gel sera bientôt là.

DSC02336 DSC02310 DSC02315 DSC02319

Dans les bois, les amanites tue-mouches (Amanita muscaria) sont à la fête. Quelques cèpes et pieds de moutons pointent ici et là le bout de leur nez mais la saison des champignons est sur la fin et déjà certaines cimes de la Chartreuse sont blanches. Ce n'est pas grave, nous profitons avec plaisirs de couleurs de l'automne.

DSC02338

dimanche 5 février 2017

Le domaine de Lacroix-Laval.

DSC01195

 Ce parc d'une centaine d'hectares de pelouse et de forêt est géré par la métropole de Lyon. Il est classé comme un espace sensible naturel, c'est à dire une ENS. Pour les promeneurs c'est un lieu de détente et de loisir. Pour la faune, un refuge en périphérie de ville où les arbres denses et la rivière qui traverse le domaine leur apportent la tranquillité et la nourriture nécessaire à leur reproduction.

 

Le polypore géant (Meripilus giganteus).

Ses fins chapeaux sont empilés les uns sur les autres tel un éventail. Il peut atteindre des grandes tailles, parfois plus d'un mètre de diamètre. Il n'est pas comestible ou du moins, que très jeune, quand sa chair n'est pas encore coriace mais il ne possède pas une grande saveur. Il s'attaque aux souches mais aussi aux arbres vivants ce qui parfois cause de gros problèmes dans les boisements, en particulier de hêtres.

DSC01207 DSC01208DSC01210DSC01213 DSC01214

 

Le châtea de Lacroix-Laval.

Il date du 16e siècle et fût fondé sur les bases d'un château fort. Au 18e il entre en possession du trésorier de France. Depuis les années 90 il est le propriété du conseil général. Il est connu pour ses salles de réception mais surtout, pour son potager qui abrite des variétés anciennes de fruits, de fleurs et de légumes oubliés typiques de la région lyonnaise. Sa roseraie abritent plusieurs rosiers rares que l'on retrouve au parc de la Tête d'Or.

DSC01203

 

Le canard colvert (Anas platyrhynchos).

C'est l'un des oiseaux les plus communs et les plus connus de France. On le trouve partout où il y a de l'eau et de la nourriture, à savoir des algues et plantes aquatiques flottantes. Il tient son nom du plumage que prend le mâle à la saison des amours, à savoir une jolie coloration vert métallique au niveau de la tête et du cou.

DSC01224 DSC01230

 

Les rongeus du parc.

On peut rencontrer énormément d'animaux dans le parc. Parmi ceux-ci on peut compter quelques rongeurs comme les lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus) où les ragondins (Myocastor coypus). Ces derniers ne sont pas timides pou un sous et viennent se nourrir aux pieds de promeneurs qui nourrissent les oiseaux. 

DSC01257 DSC01244

 

Le poisson rouge (Carassius auratus).

Dans les deux mares du parc on peut voir des centaines de poissons rouges. À la période du frais ils se rassemblent pour se reproduire ce qui colore l'eau en rouge et blanc. Les poissons rouges sont des cousins des carpes, dans la nature, l'espèce d'origine présente des écailles grises et argentées, parfois dorées. C'est après des siècles d'élevages que l'espèce domestique a prit les couleurs vives que nous lui connaissons.

DSC01237

 

Le héron cendré (Ardea cinerea).

Décidément il ne nous quitte plus. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre, ici un grand aulne qui surplombe les marais avec de grands prés souvent inondés où ils peuvent trouver leur nourriture : grenouilles, petits poissons et lézards en tout genre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

DSC01204 DSC01273

 

Le mot de la fin.

Passage rapide dans ce très beau parc, entre les enclos des poneys et des daims. Le soir ce couchant et les ventres criants famine, nous nous sommes éternisés que peu de temps sous les cèdres multi-centenaires et parmi les brins de bruyères. Une bonne excuse pour repartir à sa découverte à l'arrivée de la belle saison.

DSC01217 DSC01218

lundi 23 janvier 2017

Transhumance dans le Pilat.

DSC01295

Retour sur les premières activités pratiquées au sein de ma formation. Comme vous avez pu le lire ici et là, je suis actuellement en BTS GPN à AGROTEC Viene-Seyssuel. Je me plais énormément dans cette formation, en particulier à travers les différentes disciplines étudiées comme l'économie, la biologie, l'agronomie ou l'aménagement, mais également à travers les différents travaux pratiques proposés et surtout, les actions de terrain. En début d'année nous avons pu partir à la découverte du Pilat plus particulièrement de l'activité pastoral. Trois semaines plus tard, nous avons pu suivre la transhumance de près.

 

Les brebis des alpages.

Nous avons pu rencontrer Sylvain, jeune agricultueur dynamique qui comme ses parents, fait paître son troupeau de 300 brebis à viande dans les cimes du Pilat. Le partenariat passé entre le parc régional et les éleveurs à pour but de maintenir le paysage ouvert et ainsi de préserver les milieux typiques de cette zone de montagne ainsi que d'entretenir les circuits de randonnée qui sont fortement fréquentés l'été.

DSC01284 DSC01286

 

Le border collie.

 Le border collie est un chien de berger très dynamique qui a besoin constamment de dépenser son énergie. La race n'est pas très ancienne, celle-ci est reconnue depuis l'année 1893 bien que sa présence parmi les troupeaux comme chien d'utilité soit plus ancienne. C'est un chien qui est apprécié pour sa réactivité, sa rapidité, son enduranceb et son très bon caractère qui font de lui un compagnon attachant et dévoué.

DSC01292

 

Le marteloscope.

Nous avons pu le temps d'un après midi nous exercer au marteloscope. Cet outil développé par le parc régional du Pilat à pour but de montrer aux différents acteurs la perception que peuvent avoir les uns et les autres de la forêt et la gestion de celle-ci. Il permet ainsi de confronter les différents points de vue mais aussi de trouver des consensus pour préserver les arbres et espèces remarquables qui font la richesse d'un boisement.

DSC01299 DSC01307DSC01312

 

Le début de la transhumance.

Le temps est superbe pour descendre de la montagne bien qu'un petit air frais souffle au sommet et pour cause, il est encore tôt quand nous partons accompagner les brebis. Nous sommes pour la peine bien entourés, un groupe d'amoureux de la nature fait et de randonnées fait la route avec nous ainsi que les bergers d'expériences, les éleveurs, leurs proches et de quelques ânes, renouants ainsi avec la tradition.

DSC01987

 

Accomapgner un troupeau.

 Cette expérience ne va pas sans ma rappeler celle que j'ai pu avoir lors de mon premier wwoofing avec les 5000 chèvres et moutons de la ferme Leyssart. Accompagner un troupeau n'est pas de tout repos, il faut s'assurer que les animaux suivent le chemin et ne s'épparpillent pas dans le bois ou les champs, que certains ne s'éggarent pas, qu'ils ne mangent pas les fleurs de la voisine et qu'ils arrivent dans la bonne pâture.

DSC02000 DSC02011DSC01994 DSC02008 DSC02010 DSC01999

 

Les fruits de l'automne.

Cette traversée des forêts du Pilat nous a permit de voir quelques beaux fruits comme ceux du sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia) et même de profiter des champignons qui étaient pour lors encore de sortie comme ce très beau cèpe de Bordeaux (Boletus edulis). Pour l'occasion une rencontre avec le groupe de mycologie de Givors était proposée à l'arrivée au village sur la zone de pâture.

DSC01997 DSC02014

 

Le mot de la fin.

Je trouve toujours ça dingue de pouvoir vivre des expériences comme celle-ci dans le cadre d'une formation relativement scolaire, et sincèrement, ça me plaît énormément. Je dois avouer qu'il était un peu dur pour moi de me faire à l'idée de retourner sur les bancs de l'école, 3 ans après avoir obtenue ma licence et commencé à travailler, mais je peux dire sans mal que je ne regrette absolument pas ce choix.

DSC01285 DSC01288

jeudi 29 décembre 2016

Destination Bretagne : la forêt de Huelgoat.

DSC04270 - Copie

Nous voilà à Huelgoat. Traversé par un ensemble de rivières, c'est un véritable chaos de roches et de blocs qui forme le sol de la forêt et qui, au fil des siècles, c'est couvert de mousses et de fougères. Nous avons y passer une nuit, bercés par le chant des chouettes hulottes (Strix aluco) et  les gargouillis des torrents.

 

Une forêt magique.

Il y a de nombreuses légendes sur Huelgoat. Certaines sont anciennes, d'autres plus "touristiques". Néanmoins on ne peut pas lui retirer le fait qu'une certaine ambiance mystique plane ici. On peut ainsi tomber sur la Roche Tremblante, un énorme bloc de 137 tonnes qui repose en équilibre sur une autre roche et qu'il est possible de faire tanguer en s'y appuyant. Il deviendrait, à la nuit tombée, un lieu de festivité prisé pour de nombreux korrigans.

DSC09249 DSC09338DSC09397 DSC04429

 

Le chaos de la Vierge.

Appelé aussi ménage de la Vierge, cet ensemble de blocs à les pieds qui trempent dans la rivière d'Argent qui traverse la forêt. C'est là que l'on peut trouver une fontaine magique et qui pour certains, est l'une de celles que l'on rencontre dans le Graal. Cette fontaine merveilleuse apporterait vie et jeunesse éternelle.

DSC09264 DSC09409DSC09406DSC09275 DSC09281

 

Les petites oiseaux.

Ces milieux ouverts sont parfaits pour l'avifaune des espaces boisés. Outres les nombreux geais des chênes (Garrulus glandarius) que nous avons pu observer de près, beaucoup de petits passereaux peuvent être approchés sans mal. Ainsi la grive musicienne (Turdus philomelos) et le rouge gorge (Erithacus rubecula) figurent parmi les oiseaux communs de la forêt. L'abondance d'insectes des rivières explique leur présence.

DSC04351 DSC04339DSC04285 - Copie

 

Le gouffre du Diable.

La gorge granitique du gouffre du Diable porte ce nom depuis les années 1930. Celui-ci lui a été donnée dans le but de promouvoir le tourisme local en jouant sur des images à la fois romanesques mais aussi religieuses. Ainsi est née la légende selon là quelle cette cavité, où passe la rivière d'Argent, serait l'entrée des Enfers.

DSC09293 DSC09308

 

L'hépatique à large thalle (Conocephalum conicum).

 Les hépatiques sont des cousines des mousses (Bryophytes). Cette espèce apprécie les zones humides et soumises aux embruns d'eau douce comme ceux que peut dégager un torrent. Sa répartition sur le territoire français est disparate. Elle est absente dans certaines régions en raison de la perte de son habitat et de la pollution à la quelle elle est sensible même si dans certaines conditions elle peut avoir une fonction dépolluante. 

DSC04442 DSC04440DSC04439

 

La vallée du Fao.

L'action de l'eau aux fils des siècles a mit peu à peu à nu les roches granitiques qui forment la strate géologique de la forêt. C'est dans cette dernière que de nombreuses mines ont été ouvertes pour extraire la cérusite. On peut prafois tomber sur ces exploitations qui sont désormais fermées. Cependant il faut bien prendre garde à ne pas s'y aventurer pour ne pas déranger les populations de chauves-souris qui y vivent et ne pas se mettre en danger.

DSC09378 DSC09331DSC09363

 

La rivière d'argent.

 Cette rivière longue de 18 kilomètres tient son nom des mines argentifères la bordant d'où son surnom de "ruisseau de la mine" (Stêr Arc'hant). Par endroits il est possible de voir de vieilles ruines la surplombant. On pourrait alors y voir des châteaux et des donjons ayants subis les affres du temps après le passage d'un dragon.

DSC09370DSC09374 DSC09386DSC04425

 

Un peu de mycologie.

Que ça m'a manqué et quel plaisir de trouver quelques champignons !  À gauche il s'agît du bolet à beau pied (Boletus calopus), qui bien que beau n'est pas bon en raison de sa forte amertume. À gauche il s'agît de petites girolles (Cantharellus cibarius) trouvées dans la mousse totu au bords de l'eau. Un véritable plaisir.

DSC09395 DSC09366 - CopieDSC04293DSC09373 DSC09391 - Copie

 

Le mot de la fin.

Super nuit dans un cadre plutôt magique. Se promener tôt le matin, au lever du soleil, dans la forêt permet d'en voir un tout autre visage. Les nombreux charmes (Carpinus betulus) qui la compose forment un véritable écrin au dessus des chemins de randonnée. Bref, le temps de nous promener un peu dans le village, d'acheter du miel à l'apicultueur du coin (ses miels sont vraiment top), et nous revoilà parti une fois de plus pour le bord de mer.

DSC09417 DSC09324DSC09404


samedi 17 décembre 2016

Destination Bretagne : La campagne de Locronan.

DSC08875

Petit tour par les alentours de Locronan avant de se plonger dans cette cité de pierres au combien atypique et au passé chargé d'histoire. C'est l'occasion de se familiariser avec le milieu et de rencontrer quelques essences végétales typiques de la région et plus particulièrement des forêts. Pour l'anecdote, la nuit passé dans cette clairière humide et sous la pluie fût rude mais c'est toujours agréable de marcher pied nus dans l'herbe.

 

L'agriculture bretonne.

La Bretagne est surtout connue pour ses vaches laitières et les produits issus de cette production, à savoir le beurre, le camembert et toutes une série de fromages plus bons les uns que les autres. Pour nourrir tout ce bétail (plus de 3 millions de vaches, veaux et boeufs), il ne faut pas chaumer à la période des foins en vue de l'Hiver.

DSC08881 DSC08886

 

Petite dégagée dans le ciel.

Mais celle-ci ne dura pas bien longtemps, juste le temps d'admirer la flore du coin. Autant le chèvrefeuille des jardins (Lonicera caprifolium) à droite nous est bien connu dans nos Alpes, autant la digitale pourpre (Digitalis purpurea) nous l'est beaucoup moins. J'adore cette grande plante aux lourdes clochettes malgré sa toxicité. Pendant longtemps elle a été associée à la magie noir et aux sorcières pour ses vertus hallucinogènes.

DSC08884DSC08883 DSC08880

 

Les mystères de la forêt.

Nous avons passé la nuit dans la Forêt du Duc. Ce boisement au climat humide dégage une atmosphère toute particulière d'autant plus que nous avons découvert en son sein les vestiges d'un lavoir vieux de plusieurs siècles taillé dans un énorme bloc de pierre. Couvert de mousse et entouré de de fougère pectinée (Blechnum spicant), espèce dont je suis littéralement tombée amoureuse, on pourrait se croire perdu dans Brocéliande.

DSC08889 DSC08906DSC08908DSC08909 DSC08910

 

Le mot de la fin.

Voici une mise en bouche avant de vous partager notre découverte de Locronan, une ville sortie tout droit d'un conte médiéval et digne de cette forêt enchantée. Abrités par nos habits de pluie et par notre bonne humeur face aux éléments, nous avons eu le privilège de déjeuner dans ses murs et de profiter des pâtisseries locales.

DSC08913 DSC08915

jeudi 20 octobre 2016

Topoguide de la Chartreuse.

Du Charmant Som à Col de porte.

Je ne publie plus beaucoup sur mon blog en ce moment et pour cause, je suie actuellement un BTSA GPN et cela pour les deux ans à venir (BTSA GPN = BTS Agricole en Gestion et Protection de la Nature). Je suis passionnée par les études que je mène et je dois dire que c'est plutôt chouette, d'autant plus que je découvre chaque jour un peu plus la faune et la flore rhodanienne (vallée du Rhône), mais voilà, mon cursus me prend énormément de temps et je n'en ai que très peu à consacrer à "La Renarde des Alpes". Qu'à cela tienne ! Je vais me rattraper en publiant d'ici là quelques articles sur notre découverte de la Bretagne en juillet/août.

Pour se faire je partage avec vous l'un de mes travaux que j'ai réalisé en aménagement écologique. Il s'agît d'un topoguidesur le parcours reliant le Charmant Som à Col de Porte et que nous avons pu faire ma classe et moi lors de notre premier voyage d'intégration en ... Chartreuse. De ce fait je n'ai pas été trop dépaysée mais j'ai pu apprendre énormément de chose sur mes belels montagnes , en partie grâce à notre excellent guie Sébastien que vous pouvez retrouver au bureau des Guides Chartreuse-Grésivaudan. Bientôt paraîtrons trois articles sur les 3 sites que nous avons pu visiter, à savoir le Cirque de Saint Même, le Charmant Som (avec ses chamoix et ses mouflons) et la tourbière de l'Herrétang. J'espère que ce topoguide vous donnera l'envie de découvrir ce parcours.

laffay_chloe

mardi 19 juillet 2016

Sortie en forêt 66.

DSC06337

Enfin un nouvel article ! Avec le déménagement il y a fort à faire et ma confection internet ne me permet plus de publier et de me connecter comme je l'aimerai. Rajoutons à ça la sortie du soleil et la montée des températures qui me font déserter le salon et on se trouve avec un blog un peu à l'abandon mais c'est décidé, me voilà de nouveau d'attaque. Pour la peine petit retour en arrière fin mai lors d'un rallye pédestre en forêt plein de charme.

 

Le radis ravenelle (Raphanus raphanistrum).

Ce radis sauvage se rencontre souvent sur les bords ou même dans les champs ce qui cause des soucis aux cultures et lui vaut son statut de plante adventice. On le rencontre de mai à juillet sur la plupart des continents, à savoir une partie de l'Asie et de l'Amérique, l'Europe et l'Afrique. Parfois les fleurs sont blanches ou violines.

DSC06342 DSC06343

 

La mélitte à feuilles de mélisse (Melittis melissophyllum).

C'est une des stars sur les forums et groupes d'identification végétale. Ses grandes fleurs (4,5 cm) et son port hérrigé peuvent parfois la faire passer pour une plante ornementale échappée mais il n'en est rien. C'est une fleur de lisière et de sous-bois indicatrice des zones plutôts basiques, c'est à dire au pH plutôt élevé. 

DSC06387 DSC06391DSC06388

 

Le sainfoin cultivé (Onobrychis viciifolia).

Il était anciennement très cultivé, en particulier en montagne, pour nourrir les bêtes qu'il engraissait vite. Il était aussi très employé pour aider les animaux et les femmes à allaiter. C'est dans les sols calcaires qu'il se plaît le plus et peu amendés, en effet il supporte mal le travail de la terre. C'est pour cela qu'on lui préfère la luzerne.

DSC06400 DSC06401

 

Le lentin coquillage (Lentinus conchatus).

C'est un champignon peu commun à la chair coriace mais pour la plupart des auteurs, comestible à piètre comestible. Il possède une jolie couleur rosée qui tire parfois sur le crème. On le trouve d'ordinaire du début de l'été à la fin de l'automne. C'est sur les vieilles souches de feuillus qu'on a le plus de chance de le croiser.

DSC06321

 

Le muguet de mai (Convallaria majalis).

De nombreuses plantes portent le nom de muguet mais seule celle-ci peut revendiquer ce titre. Très populaire, par tradition on dit qu'il porte chance. Son parfum est recherché en parfumerie et dans les produits cosmétiques. Dans l'antiquité il était rattaché à de nombreuses divinités comme celle des fleurs ou les nymphes.

DSC06338 DSC06339

 

Les orchidées de nos contrées.

On trouve bien plus d'orchidées sauvages en France métropolitaine qu'on peut l'imagine soit environ 150 espèces dont  60 à 70 en Chartreuse. En voici cinq présentées de gauche à droite et de haut en bas : l'orchis de l'homme pendu (Orchis anthropophora), l'orchis bouc (Himantoglossum hircinum) encore en rosette, la céphalanthère à feuillesétroutes (Cephalanthera longifolia), l'orchis mâle (Orchis mascula) et l'orchis bouffon (Anacamptis morio).

DSC06282 DSC06308DSC06305DSC06366 DSC06379

 

Le pois élevé (Pisum sativum subsp. biflorum).

Ce pois est parfois semé et cultivé avec les blés et les orges pour l'azote qu'il leur apporte aux plantations mais aussi comme plante fourragère. On ne le trouve pas d'ordinaire en Isère, du moins pas de manière spontanée. Plutôt robuste il peut monter jusqu'à un mètre de haut. Les jeunes pousses et les fleurs peuvent se manger.

DSC06349 DSC06351

 

La consoude officinale (Symphytum officinale).

Cette plante est connue pour ses nombreux usages et vertus. C'est un excellent purin végétal mais aussi une plante médicinale dont le baume de la racine permettait aux anciens de se remettre plus vite des fractures d'où son nom de consoude (qu'on/qui soude). Ses feuilles sont parfois consommées mais sont mutagènes et représentent un risque pour la santé humaine et animale malgré leur goût plutôt agréable de sole pannée.

DSC06348

 

Le genêt à balai (Cytisus scoparius).

Très commun par chez moi, il est originaire du nord-ouest de l'Europe. On l'utilise encore parfois pour faire des balais grossiers pour nettoyer les sols en terre battue des vieilles grange comme il l'était d'usage dans les chaumes d'autrefois. Associé à la magie noire, on pensait que les sorcières chevauchaient de tels balais.
DSC06354 DSC06361

 

Le milieu.

Nous avons la chance de nous trouver dans une région riche : le sol est composé de grès, d'aglomérats de molasse et de sable de calcaire. On rencontre beaucoup de cours d'eau et de cascades aux eaux vives et calcaires qui forment sur les berges du tuffe, une pierre que l'on retrouve dans les mûrs des édifices religieux.

DSC06413 DSC06414DSC06415DSC06419 DSC06422

 

Quelques compagnons en chemin. 

Je ne résiste pas à l'envie de vous partager deux des rencontrs que nouas avons pu faire en route. Je dois avouer que l'on est bien loin du temps où les agneaux courraient dans l'herbe verte du printemps et où les hannetons pointaient le bout de leur nez en quête d'un ou d'une partenaire pour s'adonner aux jeux de l'amour.

DSC06396 DSC06406

 

Le bleu dans la nature.

La couelur bleue dans la nature n'est pas aussi commune qu'on le pense bien qu'on la croise sans mal. Elle attire les polinisateurs comme ce machaon (Papilio machaon) attiré par une bugle. Parmi les fleurs bleues on peut compter sur les polygales (Polygala), les globulaires (Globularia) ou les ancolies (Aquilegia).

DSC06374DSC06410 DSC06382DSC06408

 

Le mot de la fin.

Il s'est fait désirer cet article, mais enfin tout va revenir doucement à la normal même si cela va encore prendre un peu de temps. J'ai hâte de vous faire découvrir notre nouvelle région, notre chez nous qui petit à petit prend forme (j'espère pouvoir bientôt vous présenter mes trésors) et bien sûr, nos dernières aventures à travers les montagnes mais aussi la mer et les forêts qui sont depuis le début d'année plus nombreuses que jamais.

DSC06341 DSC06407

jeudi 26 mai 2016

Sortie en forêt 64.

DSC05077

 Pour cette sortie dans les bois nous sommes partis à la recherche des dernières morilles de l'année, sans grand succès. Cela ne nous a cependant pas empêché de faire comme toujours quelques belles découvertes. Nous avons même eu le plaisir de croiser quelques espèces qui n'ont jamais été identifier dans le secteur.

 

Le cerfeuil des bois (Anthriscus sylvestris).

On l'appel à tort ciguë blanche. Ses feuilles étaient utilisées pour faire fuir les moustiques grâce à leur odeur très particulière et leur richesse en particules odorantes. Il peut atteindre de grandes dimensions. Il peut se relever dangereux. En effet il est photosensibilisant et peut être confondu avec des espèces mortelles.

DSC05010 DSC05011

 

L'orchis mâle (Orchis masculata).

C'est orchis tient son nom du fait que, comme chez de nombreuses orchidées terrestres, ses deux tubercules ressemblent à une paire de testicules (la poésie des anciens me fascinera toujours). Autrefois en Europe et encore aujourd'hui en Orient et au Maghreb on fabrique une boisson énergisante à base de bulbes d'orchidées réduis en poudre et mélangés à de l'eau : le salep. On lui attribue des vertus aphrodisiaques très surfaites.

DSC01848 DSC01770DSC01783DSC01773 DSC01805

Elle est assez commune en France hormis dans les zones méditerranéennes. Sa jolie floraison se prolonge d'avril à juillet mais les fleurs dégagent une désagréable odeur associée pour certains à de l'urine animale. Bien que souvent abondante dans les sous-bois claires et les prairies ombragées, elle fait l'objet de protection dans certains départements mais aussi au niveau européen en raison de sa fragilité et de la disparition de son milieu.

DSC05042 DSC05043

 

Nos cascades iséroises.

Qu'elles sont belles nos cascades iséroises. L'eau et les sources calcaires contribuent à la pousse de nos morilles bien aimées mais aussi à la formation de cavernes. Sous cette cascade nommée la cascade aux fées on trouvait autrefois une petite grotte où les habitants venaient marquer leur nom sur la paroi.

DSC01844DSC05082 DSC05083

 

La cardamine digitée (Cardamine pentaphyllos).

 C'ette une cardamine nommée parfois dentaire palmée aime les bois de montagne et plus particulièrement dans les hêtraies. On la trouve principalement dans les régions montagneuses et riches en collines, en particulier dans le Centre, le Sud-Ouest et l'Est de l'Est de la France jusqu'à 2200 voire 2300 mètres d'altitude.  

DSC05071

 

L'arum maculé (Arum maculatum).

Il porte une multitude de noms à travers toute la France : gouet, pied-de-veau, vachotte, pilette etc. On pensait autrefois que c'est dans sa drôle de fleur que naissaient les vipères. C'est une plante toxique qui donne des fruits orangés à la fin de l'été. Il se distingue de l'arum d'Italie (Arum italicum) par l'absence de vénures blanches, la présence parfois de tâches noires, par un spadice violine et non jaune et par un spathe grand et très fin. 

DSC01803 DSC05009

 

L'anémone fausse renoncule (Anemone ranunculoide).

On l'appel aussi anémone Sylvie jaune ce qui peut entraîner des confusions avec sa cousine l'anémone Sylvie (Anemone nemerosa) qui est blanche. Elle est assez rare en France mais ne fait pas l'objet dans notre région ni dans notre département de protection malheureusement. Sa floraison a lieu entre mars et juin.

DSC05028 DSC05027DSC05026 DSC05029

 

Les arbres des forêts mixtes.

 Ici on rencontre de nombreuses essences d'arbres dans nos forêts, cela va du sapin pectiné (Abies alba) au châtaignier (Castanea) mais le plus populaire de tous reste le hêtre commun (Fagus sylvatica). C'est un arbre bio-indicateur de zones humides, fraîches et au climat tempéré montagnard. Il est utilisé dans diverses industries, en particulier dans celles du bois de chauffe, dans la papeterie, dans la myciculture et dans l'ammeublement. 

DSC01807 DSC01813

 

Le hanneton commun (Melolontha melolontha).

Sa population est en régression car l'agriculture intensive lui est néfaste, en particulier le labour. Il peut passer plusieurs années dans le sol à l'état d'une grosse larve blanche qui se nourrie des racines des végétaux. Les adultes ne vivent que peu de temps, juste de quoi se reproduire. Ils se nourrissent des feuilles des arbres. Pour distinguer les deux sexes il faut compter les lamelles des antennes : 6 pour la femelle, 7 pour le mâle.

DSC05122 DSC01857DSC05127DSC05125 DSC05126

 

Le grand chélidoine (Chelidonium majus).

On le nomme parfois lait de sorcière. Sa sève toxique a la capacité d'éliminer certaines verrues virales. On pensait autrefois à tord qu'il pouvait soigner les problèmes du foie en raison de sa ressemblance avec la bille. En plus de son goût infecte, l'ingestion de la plante peut provoquer de graves problèmes de santé.

DSC05024 DSC05025

 

La tramète bossue (Trametes gibbosa).

C'est un champignon ayant un gros chapeau pouvant atteindre plus de 20 centimètres. Cette tramète n'est pas comestible car sa chaire est très coriace. Jeune elle dégage une très bonne odeur de champignon. D'origine blanc, les vieux exemplaires peuvent paraître verts car peu à peu une algue verte s'y installe et les colore.

DSC05092

 

L'hellébore fétide (Helléborus foetidus).

Cette plante de la famille des renoncules est très toxique, cependant cela n'a pas empêché les hommes de l'utiliser en médecine populaire pour soigner la folie, en particulier chez les grecs. Malheureusement le remède s'avérait toujours plus mauvais que le mal et la plante n'apportait aucune amélioration aux malades.

DSC05001 DSC05005

 

L'orchis de Provence (Orhcis provencialis).

Elle n'est pas commune voire rare en Isère. En trouver plusieurs pieds dans le bois juste en dessous de la maison familiale a été une véritable surprise, d'autant plus qu'elle aime les sols pauvres en calcaire ce qui n'est pas le cas ici. La présence proche d'orchis mâles (Orchis mascula)  laisse présage la présence d'hybrides.

DSC01869 DSC05135DSC05139DSC05141 DSC05143

 

Les frondes des fougères.

Les frondes sont les jeunes pousses de fougères enroulées sur elles mêmes. Les frondes de certaines espèces se consomment après avoir été cuites dans plusieurs eaux ou comme au Japon, après avoir été cuites puis braisées avec du charbon mais leur forte teneur en arsenic implique d'e nfaire une très faible consommation.

DSC05047 DSC05070

 

Le héron cendré (Ardea cinerea).

Décidément il ne nous quitte plus. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre, ici un grand aulne qui surplombe les marais avec de grands prés souvent inondés où ils peuvent trouver leur nourriture : grenouilles, petits poissons et lézards en tout genre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

DSC05186

 

La valériane officinale (Valeriana officinalis).

Elle n'a pas encore fleurit mais ses boutons sont déjà bien formés. C'est une herbe à chats, ces derniers sont excités par les molécules odorantes qui se dégagent de la plante, en particulier au niveau de la racine et des fleurs qui sentent l'urine. Elle a été très utilisée au court de l'histoire par les hommes pour ses diverses vertus.

DSC05117 DSC05118

 

La sanicle d'Europe (Sanicula europaea).

J'adore cette plante discrète qui possède une très belle floraison. On la rencontre dans les forêts d'Europe, surtout dans les zones plus ou moins montagneuses ou semi-montagneuses. Elle est riches ne principes actifs et en tire ses propriétés médicinales, elle serait même une bonne cicatrisante sur les brûlures.

DSC05128 DSC05130DSC05129

 

Les myosotis (Myosotis).

L'identification des myosotis n'est pas toujours un exercice simple. Il en existe une grande variété dont de nombreuses espèces sont très proches. Plusieurs papillons dont l'écaille rouge (Callimorpha dominula) l'ont pour hôte (chenilles). Dans les champs et jardins il se ressème facilement et fleurit au printemps jusqu'en été.

DSC05175 DSC05177

 

Le peuple de l'herbe.

Pour passer d'un bois à un autre il faut faire comme les chevreuils : passer par les champs. Il faut prendre garde aux vaches, elles sont souvent plus curieuses que méchantes mais chaque années on compte quelques accidents graves. Les génisses sont les plus curieuses et se laissent parfois caresser sans mal.

DSC05107DSC05159 DSC05157

 

Les euphrobes (Euphorbias).

Pour cette famille aussi il existe beaucoup d'espèces qui parfois sont très proches. Heureusement celles-ci sont faciles à identifier. À gauche il s'agît de l'euphorbe épurge (Euphorbia lathyris) originaire du pourtour méditerranéen. À droite il s'agit de l'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides) qui est sur le fin de floraison.

DSC05018 DSC05124

 

Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum).

Pour reconnaître cette plante de sa cousine le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum), il faut regarder si la tige est ronde, si les fleurs ont leur pédoncule qui se rejoignent sur le 1 er tiers et si les fleurs sont étroites en leur milieu. D'ordinaire les fleurs sont groupées par 2, 3 ... ou même  6 mais parfois sont seules.

DSC05119

 

Les véroniques (Veronica).

Là encore il y a un grand nombres de véroniques. À gauche il s'agit de la véronique petit-chêne (Veronica chamaedrys) qui pousse dans une grande variété de milieux. À droite la très connue véronique de Perse (Veronica persica). Originaire d'Asie, elle a suivit les migrations humaines pour finir par se naturaliser en Europe.

DSC01798 DSC05023

 

La saxifrage granulée (Saxifraga granulata).

Bien qu'il n'en soit pas un, nous l'appelons lys des champs dans notre famille. On en croise dans tous les talus de bords de route et les champs qui n'ont pas encore été fauchés. Elle est commune dans toute la France et fait l'objet de protection dans certains départements. Elle fait l'objet d'un suivit dans la région chambérienne.

DSC05166

 

Le pic épeiche (Dendrocopos major).

C'est un pic très commun qui vit dans les zones boisées, les parc,s les vergers et les jardins. Avec son bec puissant et pointu il forme des trous dans le bois mort ou vieillissant. Puis avec sa longue langue gluante et piquetées, il attrape les insectes dont il se nourrit. Le mâle se reconnaît à la grosse tâche rouge de sa nuque.

 DSC05099 DSC05146

 

Champignons tueurs.

J'avais pu en parler brièvement ICI, mais jamais le photographier. En France il existe des champignons qui s'emparent des insectes vivants et qui finissent par les dévorer. J'ai pu le voir dans une caverne il y a 9-10 ans puis lors de cette sortie sur ces mouches figées par dizaines sur un "buisson" de bourses à pasteur.

DSC05151 DSC05153DSC05152

 

Le colchique d'automne (Colchicum autumnale).

À l'automne les fleurs de colchiques sortent un peu partout dans les sous-bois et les champs, mais il faut attendre le printemps pour voir les feuilles et les fruits de cette plante sortir. C'est une des plantes européennes les plus toxiques qui parfois se retrouve mêlé au foin du bétail ce qui provoque quelques accidents.

DSC05061 DSC05048DSC05039

 

Le mot de la fin.

Très belle sortie avec quelques découvertes qui nous ont ravies. Les orchidées sont encore bien là même si désormais on trouve d'autres espèces dans les champs et les sous-bois. Il continu a geler et haut loin on voit la neige sur la cimes de nos montagnes adorées. C'est le bon moment pour retourner à la mer.

DSC05065 DSC05063DSC05196

mercredi 6 avril 2016

Sortie en forêt 63.

DSC02247

 Voilà une petite sortie en solitaire que j'ai pris beaucoup de plaisir à faire. Entre les marais et les cascades de la forêt, j'ai pu voir un grand nombre d'animaux et en particulier d'oiseaux, ce qui a été un véritable plaisir. Revenir dans les bois de mon enfance me fait toujours quelque chose au coeur, comme s'il y avait un petit parfum de magie dans l'air. Il faudra attendre encore quelques jours pour bien prdofiter des fleurs du printemps.

 

L'anémone Sylvie (Anemone nemorosa).

Elle se rencontre dans les forêts ombragées, fraîches et humides. On la trouve dans de nombreux pays de l'hémisphère Nord, en ayant cependant une préférence pour les zones de climat continentale voire montagnard.  En France on peut la voir presque partout. Elle est considérée en Europe comme un bon bio indicateur de l'ancienneté d'une forêt ou du moins, du fait qu'elle soit naturelle ce qui me fait plaisir car mes bois en regorgent.

DSC02277 DSC02279

DSC02288

Cette anémone est utilisée dans la pharmacopée populaire bien qu'elle soit toxique.

DSC02289 DSC02411

 

L'aulne glutinneux (Alnus glutinosa). 

Il aime bien avoir les pieds dans l'eau ou à proximité. On le trouve sur les sols acides ce qui sur nos terres iséroises en majorité calcaires, est un bon indicateur de délavement et de zone marécageuse. On en trouve trois sous-espèces en Asie Mineur. Il est mit à mal par une maladie qui ravage une partie des aulnaies.

DSC02258

DSC02257 DSC02259

 

Le sanglier (Sus scrofa).

Il est l'ancêtre des porcs (Sus scrofa domesticus) que l'on trouve dans les cours de ferme. C'est un animal très intelligent qui vît seul ou dans des petits groupes. Il est capable d'adapter son mode de vie aux techniques de chasses pratiquées sur le territoire où il vit pour échapper aux chasseurs. Il a un rôle très important dans les milieux forestiers où il assainit les bois des cadavres et où il dissémine les spores des champignons.

DSC02262 DSC02268

 

La ficaire fausse-renoncule (Ficaria verna).

Présente en Eurasie, elle vient d'être introduite en Amérique du Nord. Ses tubercules reconnaissables servent parfois aux enfants pour jouer à la dînette. Sa floraison arrive souvent en Isère à la mi-mars. Ses fleurs couvrent les sous-bois et les lisières humides de fleurs jaunes en de grands tapis. On l'utilisait pour soigner le scorbut et les hémorroïdes mais sa toxicité fait qu'il est conseillé de n'en consommer que quelques feuilles.

DSC02214 DSC02226

Elle peut s'avérer mortelle pour le bétail ce qui pose des problèmes aux élevages des États-Unis.

DSC02239

 

Le ganoderme aplani (ganoderma lipsiense).

 Ce champignon de bois peut dépasser les 50 centimètres de diamètre. On le trouve sur le bois mort mais parfois sur les troncs d'arbres sains et bien portants, en particulier de peupliers. Ce champignon comme la plupart des champignons de bois est très coriace. Impossible de le déguster pour ceux qui le voudraient.

DSC02232

 

Indice à morilles.

La présence de coquilles d'escargots en nombre est signe que le sol est très calcaire. En effet ces gastéropodes ont besoin du calcium présent dans la terre et les plantes pour développer leur coquille protectrice. Qui dit calcaire dit morilles, car il est bien connu que ces champignons prisés ne poussent que sur ce type de sol.

DSC02220 DSC02230

 

La Dorine à feuilles alternes (Chrysosplenium alternifolium).

 Cette jolie mais discrète plante devient bien visible au début du printemps. Elle forme des grappes et des tapis aux abords des ruisseaux d'eaux vives et fraîches. Ses fleurs et ses feuilles se déclinent dans un camaïeu de jaune et de vert qui attire l'oeil. La pollinisation est assurée par de petites mouches et des scarabées.

DSC02304 - Copie DSC02470

La Dorine à feuilles alternes est en très forte régression et est protégée dans certaines régions.

DSC02301 - Copie DSC02302

 

Le polystic à aiguillons (Polystichum aculeatum).

C'est une fougère commune en France qui est protégée dans certains départements et dans certaines régions. Très belle, elle est parfois commercialisée dans les jardineries, pas toujours sous le bon nom. Elle se plaît dans nos ravines et gorges humides abritées du soleil. Rustique, elle résiste au basses températures.

DSC02327 DSC02330

 

Il est passé par là.

 Mais qui ça ? Le chat ! Nos chats de maison (Felis catus) ne se cantonnent pas à nos canapés et à nos jardins. Certains n'ont pas peur d'entrer en forêt pour chasser leurs proies. Ils se mêlent parfois avec le très rare chat sauvage (Felis silvestris) ce qui est problématique car l'espèce, déjà menacée, se voit appauvrie génétiquement. 

DSC02251

 

L'arum maculé (Arum maculatum).

 Cette plante a déployé ses grandes feuilles vertes et va débuter sa floraison. On pensait autrefois que c'était dans ses fleurs atypiques que les vipères prenaient naissance ou au contraire, que posséder quelques plants dans le jardin chassait les serpents. On la confond parfois avec l'ail des ours ce qui s'évère funeste. En effet la plante est très toxique et, est même mortelle. Malgré son goût brûlant, certains font la dangereuse confusion.

DSC02216 DSC02217

 

Les milieux humides.

 Comme vous l'avez peut être remarqué avec les derniers articles, je suis dans ma période "cascades". Le coin où je vis en regorge (plus d'une centaine) et j'ai eu l'idée d'en explorer et découvrir une bonne partie. Chaque chute d'eau à son propre écosystème et sa propre flore ce qui est fascinant et premet de faire des découvertes.

DSC02280 DSC02286

Les pervenches (Vinca) indiquent souvent les vestiges de constructions humaines.

DSC02334

Voilà une petite cascade qui dissimule en son sein une caverne humide et boueuse.

DSC02297 DSC02311

 

L'eau dans tous ses états.

 Surprise, on trouve encore de la neige ! Certains creux et infractiosités de la roche lui ont permis de ne pas subir l'action des rayons du soleil. Autre découverte dans la "grotte", l'eau suintant du plafond forme de petits stalactites et stalagmites qui prennent une jolie couleur rosée. Qui sait, peut être se rejoindront-elles un jour.

DSC02389 DSC02395

DSC02241

 

Les roches des cours d'eau.

 On trouve des galets (à droite) mais surtout, du tuffeau (à gauche). Chez nous on le nomme à tort "tuf" et est très présent dans notre quotidien en Isère. En effet une bonne partie des maisons et des bâtiments anciens du village (églises, châteaux, couvents ect.) sont en cette pierre issue du tuf, une roche calcaire.

DSC02352 DSC02353

 

Le lierre grimpant (Hedera helix).

 Il a triste réputation et pourtant, il est bien loin de la mériter. Il faut savoir que c'est une plante qui n'étouffe pas et ne tue pas les arbres mais, qui leur procure bien des soins et qui leur est d'une aide bénéfique face aux éléments. Le lierre est aussi très important pour les abeilles et les oiseaux a qui il apporte une nourriture essentielle.

DSC02415 DSC02412

Ce lierre à une bien drôle et triste mine (insectes ou maladie ?) ce qui le rend magnifique.

DSC02413

 

La tramète versicolore (Trametes versicolor).

C'est un champignon que j'adore. Il détonne par ses couleurs qui se déclinent comme le ferraient celles d'un arc-en-ciel délavé. Ce  lignicole n'est pas comestible mais est utilisé pour la recherche contre le cancer. Il contiendrait des molécules qui soigneraient le cancer de la prostate. Les premiers essais sont concluants.

 DSC02405 DSC02406

Certains spécimens peuvent présenter des couleurs bien plus vives, surtout en pleine lumière.

DSC02404

Dure comme du bois (si ce n'est pire), cette tramète est parfaitement inconsommable.

DSC02407 DSC02402

 

La vie d'un vieux châtaignier (Castanea).

Il y a beaucoup de vie dans un vieux châtaignier, que ce soit la multitude d'animaux qui y vivent comme les oiseaux (chouettes dans les troncs, pinsons des arbres et mésanges sur les branches) que les champignons qui s'y installent. Certains ne font pas de mal à l'arbre et vivent presque en symbiose avec lui mais pour d'autres c'est toute une histoire. Quand le gymnopile pénétrant (Gymnopilus penetrans) est là, c'est souvent trop tard.

DSC02426

Peut être s'agit-il ici des restes d'un vieux polypore soufré (Laetiporus sulphureus).

DSC02428 DSC02430

 

Le chevreuil (Capreolus capreolus).

Il se plaît un peu partout en Eurasie, du moment qu'il ait a disposition une forêt mixte de conifères et de caduques à proximité. Gourmand on le voit l'été dans les prairies manger l'herbe verte. L'hiver il se rabat sur les écorces et les lichens. Au printemps sur les jeunes pousses et à l'automne il peut même croquer des champignons.

DSC02507

 

Les saules (Salix).

C'est un peu ma grande hantise en botanique, surtout à cette saison où il faut l'avouer, ils se ressemblent tous. Entre le nombre d'étamines, leur couleur, la forme des bourgeons, leur taille ou encore le type de milieu dans le quel ils poussent on est vite perdu.  Heureusement les feuilles ne devraient pas tarder, ouf !

DSC02437 DSC02438

DSC02434

 

Le narcisse jaune (Narsicus pseudo-narsicus).

 Il abonde dans les jardins pourtant il vient de nos campagnes et de nos forêts. On l'appel parfois à tort jonquille. Ce narcisse a été victime de sa beauté et après des années de cueillettes, a disparu dans certaines régions. Désormais, il est protégé dans bien des endroits où il est autorisé de n'en ramasser qu'une poignée.

DSC02446 DSC02455

 

La formation d'un fossile. 

Un fossile se forme en général quand un être vivant meurt et tombe au fond d'une rivière (le schéma de base). L'eau va charrier des éléments comme des boues et du sable qui vont recouvrir l'animal / le végétal et le protéger des éléments extérieurs. Peu à peu les éléments minéraux vont le pénétrer et le transformer en pierre. 

DSC02475 DSC02474

Cette reine des prés (Filipendula ulmaria) aime vraiment avoir les pieds dans l'eau.

DSC02471

Qui sait, peut être qu'un jour l'une de ces feuilles deviendra un magnifique fossile.

DSC02493 DSC02499

 

Le blaireau européen (Meles meles).

 Manque plus que le renard et nous aurions eu dans cet article un aperçu de tous les gros mammifères qui vivent près de chez moi. Le blaireau ne peut pas rétracter ses griffes, c'est aux marques qu'elles laissent que l'on reconnaît ces traces. Mine de rien c'est un gros animal qui peut peser entre 10 et 13 kilos ce qui n'est pas rien.

DSC02480 DSC02511

 

Le réveil du bois.

 Enfin la forêt s'anime. Les euphorbes des bois (Euphorbia amygdaloides) relèvent la tête et les bourdons de terre (Bombus terrestris) s'empressent d'aller butiner les premières fleurs sorties. Il s'agît bien souvent de violettes (Viola) ou de pâquerettes vivaces (Bellis perennis) qui font le bonheur des polinisateurs affamés.

DSC02512 DSC02514

DSC02498

 

Dans les arbres ça s'agite.

 Les oiseaux sont en ébullition, c'est le meilleur moment pour les observer en toute discrétion. En effet ils arrivent en nombre et se posent à la cime des arbres qui n'ont pas encore repris leurs feuillages verts. Les branches nues sont parfaites pour les voir même s'il faut se tenir à distance pour ne pas les déranger, ni les appeurer.

 DSC02503 DSC02509

 

Le mot de la fin.

Il aurait été sympa de croiser quelques morilles ou deux-trois orchidées mais ça ne saurait tarder, il faut attendre de voir les feuilles sortir sur les branches des frênes. Déjà repartie en prospection, je peux vous annoncer que la récolte de champignons et de fleurs sauvages s'annonce bonne cette année. De nouvelles espèces d'oiseaux sont arrivées, en particulier du côté des hirondelles ce qui me met en joie. Le printemps s'annonce beau. 

DSC02463 DSC02464