samedi 1 février 2020

Quelques nouvelles de ma vie à la LPO.

DSC06795Quoi de neuf depuis les dernières brève sur mon métier d'animatrice nature à la LPO ? Beaucoup de choses pour tout vous dire. Voilà plus d'un an que je suis en poste et je m'y plaît toujours autant. J'ai pu découvrir de nouvelles facettes du métier, me former auprès des collègues de toute la France mais aussi de partenaires variés. Ce ne fût pas toujours facile, ce n'est pas toujours encore, mais le challenge est là, et cela est plus que motivant, d'autant plus qu'il est question de transmettre des valeurs auxquelles je tiens férocement. J'ai désormais je temps de lire des écris plus profond sur la pédagogie, le développement de l'enfant et les attentes d'un public. Le choix des lectures n'est pas toujours simple, mais petit à petit j'arrive à me faire une idée sur ce que je crois être la voie que j'aimerai suivre ou du moins, expérimenter.

Se former et apprendre : journée au SMIRIL.

Nous aussi nous avons pu faire notre rentrée dès septembre. Les animateurs des associations partenaires du SMIRIL, le Syndicat Mixte du Rhône, des Îles et des Lônes, ont pu le temps d'une journée découvrir ou redécouvrir le site où chaque année, des centaines d'animations nature autour du fleuve se déroule. Quelques nouveautés vont nous permettre de profiter au maximum du lieu.

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Un point sur les crues n'est pas de trop, le Rhône n'étant pas toujours aussi tranquile qu'il peut le laisser croire. Des bonhommes de crue sont là pour nous le rappeler, tout comme le sable qui reconvre certains sentiers qui pendant l'hiver voire le printemps, peuvent se retrouver submergés.

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Une grande mare a été construite, j'ai même pu la tester à la fin du printemps avec plusieurs classes. Toute récente qu'elle est, elle déborde déjà de vie. Grenouilles, crapauds, salamandres et canards colverts mais aussi nymphes de libellules et larves de diptyques ont pris place. J'ai hâte de voir les espèces nouvelles qui pourraient d'ici peu y prendre place. Cependant, l'observation et la pèche de petites bêtes ne se fait pas simplement. En effet les crapauds communs (Bufo bufo) aiment y pondre dans la maigre végétation s'y développant. Il faut prendre alors garde en manipulant les épuisantes pour ne pas détruire les fragiles chapelets d'oeufs accrochés aux algues ou dissimulés dans la vase.

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S'il est possible de rencontrer des espèces autochtones comme le milan noir (Milvus migrans) qui est nicheur sur l'Île de la Table ronde, on peut tomber aussi sur des EEE, c'est à dire des espèces exogènes envahissantes. Parmi celles-ci, on trouve les renouées asiatiques, les Fallopia sp. dont la renouée de Sakhaline (Fallopia sachalinensis). Originaire d'Asie, elle s'est naturalisée en Europe où l'absence de prédateurs lui a permit de se développer vite voire très vite, et au dépend des plantes et insectes indigènes. Cette problématique est étudiée et traitée entre autre, par les agents du SMIRIL dans le cadre de la gestion des espaces naturels du Rhône.

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Outre les oiseaux et les batraciens, on trouve énormément des plantes. Outre les étrangères, venues d'Asie ou des Amériques comme la renouée de Sakhaline (Fallopia sachalinensis) citée plus haut et le robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), on observe également des espèces locales, appréciées en tisanes, en confitures ou dans la bière comme c'est le cas pour les mures (Rubus sp.) et le houblon grimpant (Humulus lupulus).

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Pour finir cette journée conviviale, un bon repas entre animateurs permet de resserer les liens. Plats maisons, produits locaux, et surtout fromages et bons vins ... je retrouve pour un temps le petit côté Dauphinois qui, avec les montagnes aux sommets enneigés, me manque parfois dans ma vie plus que citadine.

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Les éco-citoyens d'aujourd'hui.

Mon travail est très varié. Hormis la partie bureau où je me consacre à remplir des dossiers, à construire des emplois du temps, à répondre aux mails ou encore, et à facturer, je suis la plus par du temps sur le terrain. J'ai pu par exemple animé le temps d'un arpès-midi un atelier mangeoires et nichoirs avec le jardin partagé des Coccinelels dans Lyon 3e.

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Autant vous le dire tout de suite, j'étais entourée d'une sacrée équipe habituée à l'exercice. Nous avons pu à l'aide de saindoux et de margarine sans huile de palme réaliser des boules de graisses pour les oiseaux. Pour cela rien de plus simple, il suffit de couvrir de graisse une pomme de pin bien ouverte et de la rouler dans un mélange de graines pour oiseaux, idéalement de graines de tournesols ou d'un mélange tournesol et lin. Cette activité se réalise aussi bien avec les petits que les grands, dans les écoles, les EHPAD, avec les conseils de quartier ... pour peu qu'il ait des mains de libres, l'envie de bricoler et de partager. Un moyen simple d'aider les oiseaux et de sensibiliser à leurs besoins de manière ludique.

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Autre action, celle de nettoyer et réparer les vieux nichoirs pur accueillir les oiseaux dès février mais aussi, d'en construire de nouveaux. Les nichoirs sont apportés en kit. Ceux-ci sont réalisés par les bénévoles de la LPO du Rhône aux cours de sessions automnales et hivernales. Sans eux, pas d'animations. Nichoirs à mésanges charbonnières, à mésanges bleues, à rougequeue noir et gîtes à chauves-souris figurent parmi la construction des 12 aménagements destinés à la faune du jardin partagé. Une belle initiative pour la biodiversité.

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Changeons de ville et partons pour Bron, où avec le conseil de quartier nous réalisons un inventaire des oiseaux de Bron Terraillon ainsi qu'un livret pour les observer. Plus de 20 espèces ont été observées et parfois photographiées par les membres du collectif. Certains se sont montrés pro-actifs et ont même réalisés des nichoirs pour aménager leur ville et sont allés dans une des écoles de Bron pour animer autour des oiseaux. Une véritable fierté pour moi de voir des éco-citoyens s'investir autant et avec passion pour la nature et pour leur ville.

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La jeunesse en action pour valoriser et protéger la faune nocturne.

Pas de panique, ces jeuens gens ne sont pas enfermés mais en repérage naturaliste. Ils font partis des 8 participants à encadrer la sortie s'étant déroulée à Saint Priest pour le Jour de la Nuit, manifestation visant à sensibiliser le public à la faune nocturne et aux dangers de la pollution lumineuse. Cette action est menée par le groupe jeune LPO Rhône.

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Petit tour du fort de Bron, où nous avons pu cet été poser deux gîtes à chauves-souris et réaliser une sortie nocturne. Pour l'occasion nous prenons le temps de repérer les bosquets où des espèces communes et plus discrètes susciteront l'intérêt des 25 habitants du quartier qui se joignent à nous. Mésanges à longue queue, merles noires et geais des chênes sont attendus pour animer le début de soirée, avant que la nuit s'installe pour de bon et nous plongent dans l'obsercurité complète.

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Sur le site, de nombreux lapins de Garenne (Oryctolagus cuniculus) filent entre nos pieds, que ce soit à la tombée du jour ou dans la nuit noire, ne nous laissant voir dans la lumière de nos lampes torches que leur croupion blanc. Il n'en est pas de même pour celui-ci. Atteint de myxomatose, maladie introduite pour réduire leur population et qui les amené au bord de la disparition, il a peut de chances de s'en sortir, la maladie étant mortelle.

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Les insectes et les arbres sont de la partie, les champignons aussi. Maillons essentiels dans le cycle de la matière et dans sa transformation, sans eux il n'y aurait ni forêt, ni agriculture. Parmi les espèces présentes et les feuilles, on trouve l'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea).

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Cette espèce considérée longtemps comme comestible porte aujourd'hui à débat. En cause, la toxicité des levures blanches qui se développe sur le champignon et que l'on peut observer ici. De ce fait on recommande pour ceux qui veulent tenter l'expérience de ne prélever les jeunes spécimens, encore en boutons c'est à dire fermés et à peine sortis de terre. On rencontre cet armillaire se développant souvent en grandes colonies, sur les arbres et les racines des arbres aussi bien mourants que vivants, les condamnant à moyen terme à une mort certaine. Si cela cause bien des soucis dans les vergers, cette action est essentielle pour permettre le rajeunissement de la forêt, laissant la place aux jeunes arbustes.

Animer au fil des saisons : sortie champignons.

Chaque saison à ses spécialités. L'hiver on peut à loisir observer les oiseaux d'eau et venus du nord, au printemps se pencher sur la reproduction des amphibiens, l'été chercher les reptiles et l'auomne, courir les champignons. De nouveaux dans le cadre du groupe jeunes LPO Rhône, nous avons pu partir en forêt avec un peu plus de 25 participants nous initier à la mycologie et même pour certains, à la degustation sauvage.

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La diversité fongique est énorme, nous avons l'occasion d'identifier plus d'une trentaines d'espèces dont le strophaire vert de gris (Stropharia aeruginosa), l'amanite vaginée (Amanita vaginata) ou encore, le scléroderme commun (Scleroderma citrinum) parasité par la bolet parasite (Boletus parasiticus) qui porte plus que bien son nom. On le reconnaît à sa couleur fauve et à ses gros tubes devenant ocres puis pourpres.

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Belle surprise, sur le départ un jeune cueilleur, sans doute habitué du coin, nous a laissé un jeune cèpe de Bordeaux (Boletus edulis). L'attention est plus que délicate. Nous avons alors la chance de le déguster sur place en capriccio. Les fines lamelles permettent d'exalter toutes les saveurs boisées de ce champignon si recherché et que je ne pensais pas trouver dans le Rhône. Néanmoins 2019 fût une année à cèpes, rien d'étonnant donc.

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Quand on parle de bolets et de cèpes, il est souvent d'usage de trouver à proximité des amanites tue-mouches (Amanita muscaria). Je ne fais pas de mystères là-dessus, à chaque fois que j'en parle c'est pour rappeler qu'il s'agit de mon champignon favoris, ne serait-ce que pour son visuel.

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Plus toxique que mortelle, elle croît dans les forêts suite aux fortes pluies et aux piques de chaleurs, faisant d'elle un champignon typique de la fin de l'été et du début de l'automne. Si on l'a trouve surtout dans les bois de feuillus, on peut également la rencontrer sans peine dans les boisements mixtes et de conifères. Se développant en symbiose avec les arbres, on la trouve surtout associée aux boulots, aux chênes, aux hêtres, aux épicéas, aux pins, aux sapins et aux cèdres. Avec la mondialisation et l'importation d'arbres sur pied, on la trouve même dans l'hémisphère sud. Commune en Amérique du Nord, on y rencontre même une sous-espèce jaune et une autre virant au blanc. Du côté de la Suède et en Finlande, c'est une sous-espèce rouge sang que l'on trouve dans les grandes forêts au climat rude.

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Portée comme un bouquet, cette poignée de laccaires laqués (Laccaria laccata) terminera au fond du panier. Poussant dans les forêts à tendance humide, en particulier dans la mousse au pied des arbres, c'est une espèce exemplaire dans la pratique de la mychorization. Bon comestible, il est est parfois jugé comme médiocre en raison de sa faible exaltation. Captant les composés radioactifs, sa consommation doit rester occasionnelle.

Faire vivre un site : découverte des rapaces.

Le 11 novembre, c'est la fête du fort à Villefranche avec Fort en Nature. L'occasion pour la LPO de présenter les espèces et les enjeux locaux. J'y suis sous ma casquette d'animatrice nature salariée, accompagnée de 7 bénévoles motivés et passionnés et à qui je dis merci. Sans eux pas de stands, pas de manifestation et surtout, pas de sensibilisation. Pour 2019, la thématique se centre sur les rapaces nocturnes et la forêt.

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Nichoirs, plumes d'oiseaux communs, atelier d'identifications des micromammifères dans les pelotes de hiboux moyens duc (Asio atus) du parc de Parilly et sorties aux jumelles, l'après-midi et le stand sont bien chargés, malgré le froid et quelques gouttes de pluie. Plus de 600 visiteurs ont pu déambuler ce jour là parmi les tables des diverses associations rhodaniennes oeuvrant pour la nature et pour la biodiversité.

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LPO AuRA : se réunir.

Au premier janvier 2019, toutes les LPO d'Auvergne Rhône Alpes ont fusionné pour ne donner plus qu'une seule et unique association nommée LPO AuRA, ce qui donne le nom à rallonge de Ligue de Protection des Oiseaux d'Auvergne Rhône Alpes. Autant vous dire que pour rester simple, je continuerai d'employer le nom de LPO Rhône ou LPO dt Rhône, le dt signifiant "délégation territoriale". Afin de marquer la fusion, les 110 salariés de la toute jeune LPO AuRA se sont réunis pendant 2 jours pour se rencontrer et apprendre à travailler ensembles. Ils ont été rejoins pour certains le 3e jour par des bénévoles de chaque délégation pour proposer des projets communs. Il ne reste plus qu'à voir ce que donneront ces rencontres.

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Pour l'occasion nous sommes dans la Loire et hébergés chez les Maristes. Leur propriété est adossée à une imposante barre rocheuse assurant aux passionnés des oiseaux que nous sommes d'en voir. Une forêt de feuillus, une rivière, un vergé et quelques flocons de neiges complètent le paysage. Les plus chanceux ont même pu y observer il y a un peu moins de deux ans de cela un hibou grand duc (Bubo bubo) en pleine parade.

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Entre les rochers où l'eau vient déposer son écume, un petit passereau blanc et brun plonge avec ardeur. Il s'agit du cincle plongeur (Cinclus cinclus), le seul de son genre car capable de marcher sous l'eau à contre-courant, à la recherche de sa nourriture en utilisant son plumage comme un scaphandre, celui-ci emprisonnant les bulles d'air. C'est sans mal qu'il se saissit des larves mollusques et autres petits poissons dont il se nourrit.

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Un jeune mâle faucon crécrelle (Falco tinnunculus) a prit ses aises au-dessus de le domaine. Nous avons pu le voir se poser sur le bâti et sur les arbres morts nous surplombant. Il a pour particularité de présenter un plumage très pâle, en particulier sous les ailes ce qui nous donne l'impression d'être survolés par une ombre fantôme.

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Premières neiges, nous n'en reverrons pas dans les semaines et mois qui suivrons. Départ le matin en solitaire en en bonne compagnie pour chercher les animaux forestiers. Un chevreuils, quelques pics, une flopée de tarins des aulnes et de bruyantes mésanges nous font bon accueil sous la lune qui s'annonce presque pleine.

Oeuvrer pour la biodiversité : chantiers mares.

L'automne est toujours synonyme de mare, période de l'année idéale pour les récurer et surtout, pour les construire. Une fois n'est pas coutume, nous avons pu participer à la réalisation d'une mare, chez deux jeunes exploitants très dynamiques producteurs de fruits et en particulier de pommes. Sensibles aux menaces pesant sur la biodiversité, leurs parcelles sont entourées de haies diversifiées champêtres et équipées de nichoirs variés.

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Première étape, creuser la mare. Nous sommes 20 armés de pèles et de pioches à marteler le sol boueux sous la pluie. Par chance, le trou a été précreusé par une pelteuse, reste à adoucir les berges pour que les animaux puissent sans mal sortir de l'eau et ne pas prendre le risque de se noyer en allant boire ou pondre. Au vue du nombre que nous étions et de mon envie de photos, je dois avouer n'avoir pas beaucoup mis la mains à la pâte.

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Étape suivante, poser le revêtement géotextile. Celui-ci protégera pour les 30 prochaines années la bâche impérméable des racines et des pierres pouvant la perforer et faire que la mare ne soit plus. En effet, les mares sont des zones humides se remplissant sous l'action de la pluie.

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Reste à leur à disposer la bâche, en prenant soin qu'elle soit étendue au mieux et sans causer de plis. En plastique ou en caoutchouc, elle est utilisée quand le sol n'est pas suffisamment argileux pour empêche que l'eau ne s'inlfiltre. Profonde, cette pièce d'eau devrait avec un peu de chance abriter deux voire peut être trois espèces différentes de tritons. Il faudra attendre quelques mois pour voir les premiers végétaux pionniers s'installer et les  grenouilles rousses et les grenouilles vertes y disposer leurs oeufs. Peut être y trouverons nous même cet été quelques crapauds communs s'y abritant de la chaleur estivale.

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Pour finir, on dépose à nouveau un géotextile pour protéger le fond mais aussi pour permettre l'intégration de la mare dans le paysage. De couleur blanche, il prend rapidement la teinte de la terre et de la vase. On peut parfois accélérer les choses en recouvrant de terre le textile pour qu'il se teinte de maron. Reste alors à couvrir généreusement les bords de terre pour qu'ils ne puissent pas glisser et faire que les couches se percent.

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Sur le retour, nous tombons sur deux ragondins (Myocastor coypus) peu farouches. Paisibles herbivores, ils broutent au bords de la route les herbes vertes. Classés parmi les espèces exotiques pouvant entraîner des dégâts, les EEE, il semblerait qu'ils ne soient en réalité que peu impactant pour la faune et la flore et pour l'activité humaine. Accusés de fragiliser les berges, il faudrait regarder du côté de l'abbatage des arbres de bord de rives.

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Nous terminons pas un rapide tour dans les grands vergers d'Irigny. Les chanpignons sont nombreux, à pousser sur le bois mort et sur les arbres au boix tendre. Nous récoltons sous l'oeil d'un rougegorge famillier (Erithacus rubecula) une énorme brassée de pholiotes des peupliers (Cyclocybe aegerita) qui termineront le soir venu, en poëlée automnale avec les légumes récoltés sur l'exploitation : butternut et patates douces.

Se former et apprendre : séminaire EEDD LPO France.

J'ai eu la chance de pouvoir partir 5 jours du côté de Vaujours en Seine Saint Denis (93) pour me former à l'Education à l'Environnement et au Développement Durable avec 35 autres éducateurs LPO venus des 4 coins de la France. 5 jours très riches et passionnants sur la thématique des trames vertes et bleues et surtout, sur les publics adolescents. Un programme riche qui me donne l'envie de développer de nouveaux outils et approches.

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Parmi les outils présentés, la grainothèque de la LPO IDF, organisatrice du séminaire. Destinées aux collèges et lycées, elle s'inscrit dans un programme d'animations dessiné autour du jardin, des herbes folles et des aménagements simples à réaliser pour favoriser la biodiversité. Une grande diversité de graines permet aux publics de prendre conscience de la richesse des végétaux poussant spontanément dans les villes.

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J'ai été très surprise d'observer de nombreuses perruches à collier (Psittacula krameri). J'ai même appris que du côté du nord de la France, un arbre abritait plus de 2800 individus qui y passaient la nuit avant de retourner en journée sur leur territoire, parfois même du côté de la Belgique.

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Classées elles aussi en EEE, espèces exogènes envahissantes, l'impact de ces oiseaux d'origine asiatique est encore mal connu. Une étude de la LPO des Hauts de France va débuter sur ce sujet. Le problème se pose plus particulièrement pour les animaux cavernicoles, ayant besoin de trous pour nicher. Les perruches en colliers occupant le même habitant, elles font concurrence à la faune locale, allant parfois jusqu'à déloger les passereaux et les mammifères se trouvant dans les loges de pics abandonnées. Côté nourriture, elles se nourrissent d'une grande diversité de végétaux, dont les fruits des cyprés que la plupart des animaux ne consomment pas, faute d'avoir un bec crochu et puissant comme celui de ces perruches.

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Parmi ces animaux impactés, l'écureuil roux (Sciurus vulgaris). Solitaire en hiver, on peut le voir en cette période chercher sa nourriture et arpenter le sol forestier, visitant ses caches où il a pu pendant l'automne stocker des fruits. Cependant, dès que les températures sont basses, il se réfugie dans le sommeil, à l'abris dans son nid qui se compose d'une boule de feuilles mortes accrochée dans les branches ou au fond d'un trou de pic.

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Nous sommes au parc de la Poudrerie de Sevran, où dans le pavillon nous avons loisir à découvrir tout un tas de nouvelles choses qui nous serons précieuses pour nos futures animations. Ce parc urbain de 137 hectares fût, jusqu'en 1973, un site de production de poudre et d'explosifs à des fins militaire (pendant près de 200 ans). Autant dire qu'aujourd'hui il a bien changé d'aspect et ne représente plus de danger pour les habitations proches.

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Dernier jour de séminaire. Avant de nous quitter, direction les grands ensembles humides au sud de l'ïle de France. Dans le ciels, des centaines de vanneaux huppés (Vanellus vanellus) forment des vols harmonieux. Petits limicoles, on les reconnaît à leurs ailes arrondies, à leur plumage noir et blanc, à leur huppe fine qui se dresse bien droit et surtout,  leurs cris dignes de R2D2. Dans le Rhône, il est rare d'en croiser plus d'une vingtaine réunis ensemble, autant vous dire que j'étais complètement émerveillée de ce spectacle.

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Ce fût l'occasion de faire de très belles observations, avec un couple de garrots à oeil d'or (Bucephala clangula), une famille d'oies cendrées sauvages (Anser anser) et même mon tout premier grèbe esclavon (Podiceps auritus). Voilà de quoi tordre le coup à l'idée qui voudrait qu'en Île de France, il n'y ait que peu de faune à observer. C'est sur cette sur ce bon moment que nous nous quittons pour retourner sous la pluie dans le Rhône.

Voici donc quelques brèves de septembre à décembre de ma vie de salariée et de bénévole à la LPO dt Rhône. Tout n'y figure pas bien sûr, entre les sorties grands publics, les animations avec les collèges et les écoles primaires, les réunions, les journées de bureaux et les soirées mensuelles ou thématiques avec le groupe jeunes, mais cela donne un aperçu que je trouve assez fidèle à qu'ont pu être ces 5 mois passionnants et bien remplis.

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dimanche 22 juillet 2018

Épilogue de fin.

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Tout est dans le titre, je viens d'obtenir le précieux Graal, mon diplôme et qui plus est avec la mention très bien, une chose que je n'aurai jamais crue possible en débutant cette aventure. Il m'est un peu dur de savoir comment terminer cette rubrique, faut-il revenir sur les 2 ans de classe ? Sur la formidable équipe pédagogique qui m'a accompagnée tout du long de mon parcours ? Sur le fait que cette formation demande avant tout de l'investissement en dehors de cours,

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sur le terrain et que c'est cela qui ferra la différence une fois le diplôme en poche ? Ou tout simplement dire que l'aventure continue là, sur le blog, avec l'esprit GPN qui désormais m'accompagnera dans chacune de mes sorties ? 

Les projets sont nombreux, entre la recherche de travail, ma mission actuelle, mes envies, les grandes questions sur lesquelles je travaille en ce moment et mon besoin de nature. D'ici quelques mois il pourrait y avoir de grands chamboulements dans mon quotidien et de ce fait sur le blog, mais pour l'heure, l'été avance à grands pas et je pense ne pas voir défiler la saison que déjà l'automne frappera à ma porte.

samedi 12 mai 2018

Objectif BTS.

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La fin de l'année approche ! D'ici un peu moins de deux mois, je saurai enfin si j'ai validé mes deux années de formation en BTS GPN (Gestion et protection de la nature). Deux années où j'ai été formée à de très nombreuses disciplines et où j'ai énormément appri. J'ai pu vivre des expériences professionnelles formidables, certaines restant à venir comme mercredi prochain où je dois apprendre à des enfants à construire des nichoirs à oiseaux ou dans trois semaines où je vais leur faire découvrir la faune et la flore de leur quartier. Deux années pour devenir technicienne environnementale et animatrice nature, c'est peu et beaucoup à la fois, le temps passe vite et on aimerait rester là, à apprendre encore mille et unes choses sur les écosystèmes et leur gestion. Cependant, l'heure est venue de se jeter dans la vie active. Pour la peine nos professeurs de sport, une fois l'épreuve diplômante passée, ont eu à souhait de nous aventurer le temps d'une mâtiné sur Lieu-Dieu pour une randonnée nature au milieu des lacs et de la forêt.

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Parmi quelques unes des compétences que j'ai pu acquérir, on peut compter sur la cartographie, la mise en oeuvre de protocoles botaniques et la réalisation de chantiers mais aussi, la création de formations et d'animations, et je peux le dire sans mentir, c'est dans ces domaines que je me suis le plus réalisée. J'ai désormais bon espoir de pouvoir bientôt mettre à profit l'expérience que j'ai acquise à travers ceux-ci. Quelques unes de mes réalisations :

Création et application du protocole orchidées.
Création d'un plan de gestion différenciée.
Réalisation d'IBGN sur le ruisseau Gerbole.
Cartographie d'habitats du Pilat.
Présenter les becs et mâchoires à des scolaires.
Organisation du forum des métiers d'Agrotec.
Réalisation d'affiches pour un Copil.

Vous pouvez retrouver la plupart de ces missions sur le blog dans la rubrique "Gestion et Protection de la Nature". Elles sont un aperçu relativement réduit de tout ce qu'un étudiant GPN peut être amené à faire à travers son parcours d'étude et sa vie future. En attendant, nous sommes sur làpour mettre à profit cette sortie de terrain car certes, la fin de l'année scolaire approche, mais pas celle des beaux jours. C'est l'occasion d'intier nos camarades GEMEAU au naturalisme.

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Dans les prairies humides on rencontre des rosettes d'orchidées, principalement des dactylorhizas. C'est aussi le moment pour certains papillons d'émerger comme ce macaon (Papilio machaon) que l'on nomme aussi grand porte queue. Bien connue, sa chenille imposante se nourrie parfois de certains légumes du potager, en particulier du fenouil. Adulte, il se rabat sur les prairies fleuries jusqu'à 1800 mètres d'altitude.

L'escapade finie, il est temps de retourner aux révisions. Les écris et l'oral ne sachant tarder, il va falloir se parer pour tenir face au jurry pendant les 40 minutes de présentation et de questions.

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vendredi 6 avril 2018

Initiation à la photographie animalière.

DSC09828Comme vous le savez-peut être, je suis actuellement en fin d'étude de mon BTS GPN. Dans le cadre de celui-ci et plus particulièrement, de mon établissement, le lycée Agrotec Vienne Seyssuel, j'ai eu la chance avec plusieurs de mes camarades de suivre un véritable cour sur les bases de la photographie animalière. Animé par le photographe Bruno Fouillat et appuyé par notre professeurs d'aménagement Raphael Barlot (deux des trois auteurs/photographes de l'ouvrage "Le Castor : En région lyonnaise"), nous avons pu pendant 1h30 apprendre les bases du métier. Apprentissage des règles d'optique, respect de l'intimité des animaux, gestion de la lumière ... 

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Les grands aspects ont pu être abordés au cour de cette conférence passionnante, avec pour support les incroyables photographies de Bruno Fouillat. Le concours photo qui en résulte est désormais lancé, et d'ici fin avril nous serons quel agrotecien aura le droit aux honneurs. L'an dernier j'avais pu rafler le 1er prix avec une photographie de grenouille verte en bord de bassin dans la catégorie nature mais, je doute pouvoir cette année réaliser la même prouesse tant le niveau des concurrents est élevé. Autant partir sur un triptyque de portraits un peu déjantés pour avoir au moins le mérite d'avoir tenté de respecter le difficile art de la photographie, du dosage de l'ISO et de la perspective qui me manquent cruellement.

vendredi 21 juillet 2017

Découvrir le Trièves : Le Centre européen de l'écologie de Terre Vivante.

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Comme chaque année à la fin du printemps, des centaines d'étudiants en BTS GPN entament une grande migration à travers la France (et parfois le monde) pour réaliser leur stage d'étude et cela, pendant 2 mois complets. Avec mon comparse Sébastien, avec qui je partage la même formation et la même salle de classe et, que vous pouvez voir se faire dorer tranquillement la pillule au bord du bassin ou admirer le paysage sur ces photos, nous avons eu la chance de pouvoir réaliser le notre au Centre Européen de l'Ecologie de Terre Vivante du 23 mai au 17 juillet 2017. Nombreux ceux sont d'entre-vous qui devez connaître la maison d'édition du même nom et qui se rattache au centre. Parmi les publications les plus connues, on peut citer le magasine "Les quatre saisons du jardin bio" dont les articles sont tirés en grande partie des expérimentations menées ici.

À travers ce long billet, je vais tâcher de vous raconter mon vécu dans ce site idyllique, enclavé dans les montagnes du Trièves mais aussi, de vous faire découvrir les bonnes adresses et les gens fantastiques que j'ai pu côtoyer, sans oublier le travail que j'y ai mené, du moins, dans les grandes lignes. Faune, flore, champignons et inventaires, j'espère ne rien oublier de ces deux mois riches en aventures.

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Par où commencer ? Par l'acceuil chaleureux de Cathy et de Christian au Cris-Cath où j'ai été logée ? Par le travail fantastique d'Héléna qui nous a accompagné pendant ces deux mois ? Par la flore et la faune ? J'avoue qu'il m'est dur de choisir. Le plus simple est peut être de vous parler de Terre Vivante. Cette SCOP, issue d'une association vieille de 38 ans, est venue il y a 23 ans de ça, poser ses valises dans le Trièves dans 50 hectares de friche. Plus tard s'en suivra l'arrivée de la maison d'édition, d'abord à Mens puis directement dans l'enceinte du centre et cela, depuis 3 ans. Pour reprendre leur phrase d'accroche, Terre Vivante c'est l'écologie pratique mais aussi des livres, un magazine (37 ans de vie pour plus de 30 000 lecteurs) et un centre d'étude et d'expérimentation ouvert au public de juin à aout. Cuisine, jardinage, soins et méthodes de vie, construction écologique ... ils sont les précurseurs de tout ce qui fait l'écologogie que nous connaissons aujorud'hui. Depuis 2015 c'est Olivier Blanche qui est à la tête de la direction. Si le coeur vous en dit, le centre de formation propose des visites guidées des jardins, des stages de vanneries et de jardinage, des ateliers pour les scolaires et des formations pour les professionnels.

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Aperçu des jardins. Fin mai, ils étaient illuminés par les ancolies. Désormais on y trouve des lavandes, des serpolets et des rudbeckias. Les tomates sortent sur les bottes et le lièvre prend plaisir à grignoter les courgettes.

DSC06621Le stage de vannerie vivante se fait à côté des cultures de saules. Les jeunes rameaux sont maintenus dans l'eau pour prendre racine dans le sol rapidement.

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Le principe est de créer des structures tréssées et feuillues.

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Depuis la terrasse, un panorama superbe s'offre aux visiteurs sur les montagnes. Au pied des glycines, dans les centranthus, on rencontre parfois le sphinx gazé (Hemaris fuciformis), aux ailes entièrement transparentes. D'ici quelques semaines, une marequarium devrait s'installer juste à côté. Deux vitres permettrons aux petits et au grands d'observer la vie aquatique qui s'y développe.

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À propos de mare, en voici la réalisation. Au cours de mon séjour, j'ai pu voir un atelier se dérouler juste à côté du Projet Biotope sur le quel je travaillais. Avec pour encadrant le photographe et auteur de l'ouvrage "J'aménage ma mare naturelle" Gilels Leblay, cette dernière à vite prit forme. Il n'aura pas fallu plus de 3 jours pour que les sonneurs à ventre jaune et diverses libellules ne s'y installent et viennent y pondre.

DSC07524Exemple d'une ponte de libellule sur des végétaux aquatiques. Cette femelle d'anax empereur (Anax imperator) pond dans la tige de la plante pour y installer à l'abri un oeuf. La larve qui en sortira sera une terrible chasseresse qui n'hésitera à pas à se nourrir d'insectes, de têtards voire même de petits poissons et de ses congénères.

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Ce mâle de libellule déprimé (Libellula depressa) est gravement blessé. Il a disputé un point d'eau à d'autres mâles mais n'a pas su faire le poids. Le voilà privé d'une de ses ailes. Sauvé de la noyade, il n'est pas pour autant tiré d'affaire. Il fera s'en doute le plaisir d'un oiseau de passage.

DSC07469Exuvie d'un libellule sortie de l'eau après y avoir séjourné plusieurs mois voire plusieurs années.

DSC07351En parlant de Gilles Leblais, le voilà à l'oeuvre aux portes ouvertes de Terre Vivante entrain de photographier une céphalanthère à feuilles étroites (Cephalanthera longifolia) parmi les molinies bleues (Molinia caerulea). Ce jour là et malgré la petite pluie fine, le public a été au rendez-vous. À l'occasion, nous avons pu participer à une visite organisée par la LPO sur le centre pour nous initier au chant des oiseaux. Roitelets huppés et à triples bandeaux, merles, fauvettes, buses, pouliots véloces et pies ont pu, si ce n'est être observés, du moins entendus. En effet, la faune et la flore du site sont remarquables, et bien qu'il soit cultivé par endroit, ce n'est pas moins de 50 hectares de forêts, de prairies et de cours d'eau qui composent une mosaïque d'habitats où les espèces s'épanouissent. Lièvres, cerfs, renards, sangliers, chevreuils et martres sont à la fête.

DSC08618Le centre se caractérise également par ses expérimentations. Actuellement on trouve à l'étude de nouvelles techniques pour accroître la production du potager tout en respectant le sol mais aussi, la culture de légumes anciens et de champignons comme c'est le cas pour ces pleurotes en forme d'huître (Pleurotus ostreatus).

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Une botte de paille, du mycélium, de l'eau et le tour est joué. Dans les faits c'est un peu plus compliqué mais le résultat paye. Après quelques mois les premiers carpophores, partie que l'on récolte chez les champignons, font leur apparition et sont bons à récolter. Ils finiront dans la cuisine.

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Un peu de pluie et ces caprophores reprendrons leur forme. Certains champignons résistent très bien au manque d'eau et peuvent adapter leur forme en fonction de la météo. Certains peuvent être de bons comestibles mais devenir toxiques après s'être desséchés puis réhydratés aux premières pluies tombées.

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La paille est un excellent substrat pour la culture de nombreuses espèces comme les pleurotes ou les shiitakés.

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Certains champignons et myxomycètes préfèrent comme substrat le bois, le café ou le fumier. Parfois d'autres espèces peuvent le contaminer ce qui implique de faire preuve de vigilance. La culture de champignons non comestibles est également possible et permet de diversifier l'aspet du jardin mais aussi de valoriser des espèces rares ou peu connues comme l'hydne rameux (Hericium clathroides) ou l'hydne hérisson (Hericinum erinaceus).

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DSC08555Voilà notre lieu de travail, le Lab'Biotope, du moins en grande partie car nous avons pu également nous exercer au travail de bureau à la maison bleue, nom donné à la maison d'édition où l'on trouve également le bureau des jardiniers, des animateurs et de la comptabilité. Je ne m'étendrai pas plus sur le projet mais je vous invite à le découvrir d'ici quelques semaines sur le site officiel de Terre Vivante : http://www.terrevivante.org.
Ce projet est mené par Héléna Amalric, biodesigner de métier, créatrice, porteuse de projet, amoureuse de la nature et des champignons et touche à tout. Travailler avec un telle passionnée a vraiment été une chance pour nous, nous avons pu tâter du terrain et nous éclater à proposer des initiatives et à les mettre en place. Si vous souhaitez découvrir une partie de son travail, je vous invite à vous rendre à cette adresse : http://www.champignonluminescent.com. Nous avons débarqué sur le site seulement 2 jours après l'arrivée du laboratoire et, on peut le dire, il n'avait alors pas du tout cet aspect là. Après 5 semaines de travail acharné sur les conseils et directive d'Antonin, charpentier de métier et de talent, il a pu s'intégrer parfaitement au paysage et l'ambiance générale que l'on trouve sur le Centre.

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Voici quelques exemples d'expérimentations qui ne tarderont pas à arriver au labo. Celui-ci se centre sur le biomimétisme : puiser dans des mécanismes présents dans le vivant, que ça soit chez les espèces ou les écosystèmes et les dynamiques naturelles, pour répondre aux besoins de nos sociétés tout en respectant notre environnement. C'est une science vielle comme le monde dont on peut citer quelques exemple pour l'illustrer : l'utilisation du système de vol de la libellule pour concevoir l'hélicoptère, l'echolocalisation des cétacés pour les sonars sous-marins ou l'utilisation de la forme du crâne du martin pêcheur pour limiter le bruit provoquer par le train le plus rapide du monde qui se trouve au Japon, le Maglev qui tient des pointes à 603 km/h.

DSC07581Pour parvenir à mener à bien cette entreprise, de nombreux partenaires se sont joints à ce projet. Parmi ceux-ci, on peut compter sur la Casemate de Grenoble et plus particulièrement de son Fab Lab qui met à disposition des étudiants et des porteurs de projet un local et du matériel.

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Un Fab Lab, c'est à dire un laboratoire de fabrication, est un espace de partage en open source (c'est à dire où l'information est libre d'accés), où des logiciels, des outils et des appareils de fabrication sont mis à disposition d'un public de manière libre pour aider des projets à voir le jour. Celui de Grenoble porte également une dimension pédagogique.

DSC07633"Photographie à travers l'objectif d'un des microscope de la Casemate."

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DSC06688Visite aux Jardins du Margarou à Prébois pour agrémenter la foret jardin en devenir. Une forêt jardin est une technique de permaculture qui consiste à cultiver dans la forêt des essences fruitières mais aussi des légumes racines et des légumes fruits voire des plantes à fleurs.

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Elle se différencie du jardin forêt, également pratiqué à Terre Vivante, par le fait qu'elle n'est pas pas entièrement plantée par l'Homme. Le but ici est de tirer profit des spécificités d'un milieu sans le dégrader, sans le modifier en profondeur et sans apporter d'ajout, que ce soit de l'engrais ou de l'eau. Il faut prendre garde à ne pas introduire de plantes invasives, car le milieu est riches. On y rencontre de nombreuses espèces rares et/ou protégées. Peu avant la fin du stage, j'ai eu le bonheur d'enfin trouver le cirse de Montpellier (Cirsium monspessulanum), une plante peu commune chez nous en Isère et protégée en Rhône Alpes.

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DSC06632Voici l'une des espèces emblématiques du Centre qui fait l'objet de soins et de suivis particuliers sur l'ensemble du pays. Le sonneur à ventre jaune (Bombina variegata) est un petit crapaud qui se reconnaît facilement à sa pupille noire en forme de coeur, à son iris dorée, à son ventre jaune et à son chant mélodieux qui est très proche de celui du petit duc scops (Otus scops). Il est menacé par la disparition de son habitat mais se rencontre en nombre dans les nombreuses mares des jardins ce qui nous a permit de les suivre dans leurs amours pendant ces deux mois.

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Il n'est pas rare d'observer des sonneurs à la surface de l'eau profitant tranquillement du soleil et de la fraîcheur de la mare.

DSC06599Ces sont des animaux particulièrement bien adaptés à leur milieu. Leur dos leur permet de se camoufler dans le fond et sur les berges des mares où ils vivent. Une fois repérés, ils n'hésitent pas à se retourner pour montrer leur ventre jaune ponctué de tâches noires indiquant leur toxicité à leurs prédateurs potentiels. On le trouve aussi dans les lacs, les talus et les fossés, en lisière de forêt et dans les zones bocagères.

C'est un bon auxiliaire au jardin qui peut vivre longtemps et qui apprécie de manger les limaces, les escargots et les insectes mais parfois aussi, d'autres auxiliaires comme les cloportes et les lombrics. Sa protection est totale, c'est une espèce au statut de vulnérable en France, c'est à dire qu'elle subie des menaces importantes pouvant conduire à sa disparition bien que très polyvalente dans son choix d'habitats. En Belgique elle a même manqué de peu de disparaître complètement.

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Autre espèce remarquable, le lézard vert occidental (Lacerta bilineata). Il s'agît ici de deux mâles se mesurant pour savoir le quel des deux aura droit sur le ponton baigné de lumière. On les reconnaît à leur gorge bleue ce dont les femelles et les juvéniles sont dépourvus. 

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Ce lézard a des besoins importants en chaleur se qui le rend fréquent sur les murets et les pierres des rocailles. Parfois, il s'aventure dans les clairières forestières où il trouve une végétation suffisamment dense pour se dissimuler et chasser. C'est aussi un bon auxiliaire. Au Centre, le lézard vert d'occident est facile à observer et, est peu farouche.

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Les clairières forestières sont souvent dues à la chute d'un ou plusieurs arbres permettant la création d'une ouverture dans le manteau forestier. Les espèces pionnières, c'est à dire celles qui sont les premières à s'installer dans ce nouveau milieu, vont se développer rapidement avant d'être supplantées par d'autres espèces.

DSC06847Les ronces, le sorbier des oiseleurs et le sureau noir sont des exemples de plantes pionnières. Elles vont s'intaller là où le sol est riche en humus et la lumière abondante. Leur ombre va être propice aux plantules des arbres comme les pins, les érables ou les chênes qui vont se développer, protégés des rayons du soleil. Ils finiront pas couvrir à leur tour ces espèces pionnières qui, par manque de luminosité, finissent par disparaître. Cela fait parti du cycle naturel de la forêt. Le bois mort y joue un rôle extrêmement important. Sa décomposition enrichie le sol et permet aux végétaux de se développer, abrite et nourrie les insectes et par la même occasion, les oiseaux comme les pics qui prédatent les larves xylophages. Bref c'est un maillon important dans les dynamiques de nos forêts que l'on a bien trop souvent tendance à supprimer par méconnaissance ou apriori.

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Découverte aux mares à proximité des boutasses d'un crâne de biche blanchi par le soleil.

Nous avons pu à plusieurs reprises observer des cerfs élaphes (Cervus elaphus), plus particulièrement une biche et son petit, que ça soit à travers nos diverses prospections de terrain ou à travers l'affût que nous avons mené au petit matin dans une clairière éloignée des chemins forestiers, après avoir écouté pendant une nuit les hulottes.

DSC06715Qui dit jardin dit rongeurs. On en trouve de nombreux à venir grignoter les pieds de blettes et les tomates bien mûres. Parmi ceux-ci on peut citer le campagnol (Clethrionomys sp.). Celui-ci a été victime d'une vipère aspic (Vipera aspis) que nous avons pu voir partir avec son butin.

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Ce mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) a été piégé. Trop gourmand il a fait bien des dégâts et n'a pas su résister à la gourmandise disposée dans le piège. Il sera relâché un peu plus loin dans un endroit calme où il trouvera à loisir la nourriture qu'il lui faut. Peu difficile, il se nourrie de grains, d'insectes, de racines, d'herbes, de champignons et de fruits.

DSC08433Voici un aperçu des montagne au petit matin à Terre Vivante, quand la brume s'apprête à quitter la cime des pins. Nous avons pu profiter de ce spectacle à l'occasion d'un affût nocturne que nous avons mené début juillet.

DSC08606Certains téméraires ont pu passer une partie de la nuit dans leur hamac, bercés par les sérénades des siffleurs à ventre jaune. Nous sommes partis en aventure peu avant le couché du soleil et nous nous sommes avancés dans la nuit jusqu'à minuit. Nous avons pu au petit matin repartir une demie heure avant le levé du soleil. Ce fût une nuit assez fantastique et malgré le nombre que nous étions, nous avons pu observer cerfs, chevreuils et sangliers, le tout accompagné des chants des rapaces nocturnes et du vol des chauves-souris.

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Le tableau qu'offre les pins maritimes à la tombée du jour est superbe. Une ambiance très particulière se dégage la nuit de la lisière, entre magie, frisson et excitation de la découverte.

DSC08595En arrivant sur la pinède à mollinies, nous tombons sur la dépouille d'un malheureux épervier d'Europe (Accipiter nisus). Ce majestueux oiseau de proie discret chasse à l'effet de surprise. Il se plaît dans les zones mêlant forêts mixtes de conifères et de feuillus et alternant avec des prairies et des ouvertures, tout ce qu'offre le site. C'est avant tout des petits oiseaux qu'il prédate, en particulier les grives et les merles bien que ces derniers soient plutôt visés par les femelles éperviers, plus grosses et plus puissantes que les mâles. Il possède une large répartition, on le trouve ainsi dans toute l'Eurasie et au nord de l'Afrique, où il est représenté par 6 sous espèces distinctes. L'emploi de certains produits comme le DDT ont produit une chute vertigineuse des populations de cet oiseau qui depuis peu, commence à revenir dans notre paysage bien que sa dynamique reste fragile, en particulier dans les pays nordiques et de l'Est.

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Exemples de proies potentielles ou de restes de repas de l'épervier d'Europe (Accipiter nisus).

DSC08392Cette sortie ne va pas sans me rappeler celle de la LPO à la quelle nous avons pu participer. Afin de mieux connaître sa biodiversité et ses habitats, le Centre a mandaté l'association pour effectuer une série d'inventaires et d'études. Nous avons ainsi pu être initié à l'identification des orthoptères qui comprennent entre autre les criquets et les sauterelles et aux lépidoptères, c'est à dire les papillons. Nous avons pu aussi nous initier au chant des cigales des collines (Cicadetta brevipennis) et des nombreux oiseaux du coin, bien difficiles à voir dans le feuillage dense des arbres.

DSC08414À cette occasion, nous avons même pu trouver une mue de ce qui semble être une coronelle lisse (Coronella austriaca), abandonnée dans un bosquet de petits arbrisseaux épineux.

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Nous avons même pu observer cette femelle orvet
(Anguis fragilis), appelé parfois serpent de verre.

Après une matinée passée avec cette belle équipe, nous nous sommes éclipsés pour profiter du jardin. Désormais et grâce aux membres de la LPO, nous savons différencier et reconnaître la zygène de la filipendule (Zygaena filipendulae) et la zygène transalpine (Zygaena transalpina) ainsi que leur milieu.

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De gauche à droite : une zygène de la fillipendule sur un orchis moucheron (Gymnadenia conopsea), une filipendule commune (Filipendula vulgaris), l'explication des critères de détermination chez cette famille de papillons et un de ses prédateurs, la redoutable mante religieuse (Mantis religiosa).

DSC07064Ce terrain où sont menées les observations, nous le connaissons bien. Nous l'avons parcouru de manière assidue pour en déterminer les habitats et les espèces le peuplant par la pratique d'analyses phytosociologiques. Cette démarche consiste à identifier un milieu par la végétation, son abondance et les groupements de plantes qui la composent et la caractérisent.

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Voici l'exemple d'un schéma d'une étude phytosociologique menée sur une pelouse calcaire semie-arride. Les mesures de terrain sont très importantes car permettent de situer dans l'espace et dans un contexte des espèces.

DSC07066     DSC06880     DSC07061     DSC07091Pendant notre travail, nous avons pu croiser de jolies surprise comme c'est le cas pour cette chrysalide.

DSC08746Nosu avons également prélevé quelques fourmis pour nous essayer à la rentrée à la myrmécologie. Connaître l'espèce des individus récoltés nous permettra de savoir exactement quel type de milieu nous avons mais aussi, de savoir si s'y trouve les fourmis hôtes d'espèces rares de papillons comme l'azuré du serpolet (Phengaris arion).

DSC07868Pendant ces deux mois de stage nous avons également pu nous exercer à l'entomologie et plus particulièrement, à travers l'étude des papillons. Ainsi nous avons pu nous familiariser avec la baccanthe (Lopinga achine) que l'on reconnaît à ces grosses ocelles et à ses ailes marrons. C'est un papillon peu commun mais que l'on voit sans mal à Terre Vivante. Elle est protégée à l'échelle européenne et figure en France sur la liste rouge des insectes.

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Parmi les autres espèces que l'on peut citer, voici le petit sylvain (Limenitis camilla), qui apprécie les forêts ouvertes et les clairières forestières ainsi que les lisières broussailleuses. N'ayez crainte, celui-ci à rapidement retrouvé sa liberté après une petite séance photo. Sa chenille hiberne dans un hibernaculum sur les jeunes rameaux des arbres, c'est à dire dans un étui de feuilles et de soie qui la protège du gel et des prédateurs.

DSC07898Hélas, trois fois hélas, nous avons pu aussi faire la rencontre de la pyrale du buis (Cydalima perspectalis), un petit papillon de nuit exotique originaire d'Asie qui décime les populations de buis de nos forêts ce qui lui a valu son statut d'EEE (Espèce Exotique Envahissante). C'est un gros problème quand on sait qu'une grande partie des forêts du Trièves se composent de sous-bois à buis, un milieu qui pourrait disparaître d'ici quelques années comme c'est le cas sur les coteaux viennois.

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Que serait le blog sans ses orchidées ? Fin mai, elles étaient encore nombreuses à pousser et à fleurir. On peut ainsi citer, de gauche à droite la cépahlanthère rouge (Cephalanthera rubra), l'ophrys mouche (Ophrys insectifera), la néottie nid d'oiseau (Neottia nidus-avis) et l'épipactis pourpre noirâtre (Epipactis atrorubens).

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L'orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii) est une orchidée commune qui peut présenter un labelle aux motifs et teintes variées. Assez courante, il n'est pas rare de la voir fleurir en juillet. Elle est typique des forêts calcaires.

DSC06818Exemple de ce à quoi ressemble la pinède à molinies peuplée de genévrier commun (Juniperus communis) dans la quelle on trouve énormément de fleurs remarquables. C'est un type de de forêt caractéristique du Trièves.

DSC07901S'il y en a bien un qui fait le buzz cet été, c'est le blob ! Ce Physarum est un drôle d'organisme composé d'une unique cellule. Il a aussi la faculté d'être ni un animal, ni un végétal, ni un champignon ce qui pousse certains chercheurs à reconsidérer la manière dont le vivant est catégorisé. Il se nourrit de spores et de mycéliums vieillissants (de champignons) en sécrétant des enzymes qui vont les digérer. Il est également capable de se déplacer, à hauteur d'un centimètre par heure. Certains spécimens peuvent même parcourir plus de 30 kilomètres tout au long de leur vie.

Pour rester dans le thème de l'incroyable, j'en profite pour glisser quelques mots sur le salon du biomimétisme, Biomim'Expo, qui s'est tenu au dessus de Paris à Senlis au Ceebios (vous avez bien lu) le 29 et 30 juin 2017 et au quel nous avons pu participer. De ce que je peux vous en dire, ce n'est que du bonheur ! De l'innovation à gogo, des découvertes étonnantes, un peu de langue de bois tout de même mais surtout, des gens qui font bouger les choses et qui inventent le monde de demain... et nous au milieu. Il y a vraiment de quoi ce sentir tout petit.

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 Des champignons, du café, des livres ... de quoi tenir deux jours sur place sans soucis.

DSC08504Pendant ces deux jours nous avons ainsi pou découvrir les villes de demain, aux grands immeubles couverts d'arbres, les nouvelles énergies qui marqueront peut être l'après pétrole et surtout, de nombreuses initiatives locales. Nous avons pu aussi assister à de superbes conférences comme celle de Audrey Dussutour sur le blob.

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Un grand merci au mycologue François Petit avec qui nous avons pu échanger pendant ces quelques jours et qui a partagé avec nous ces découvertes :  une jolie caisse de truffes d'été (Tuber aestivum) et quelques pleurotes pulmonaires (Pleurotus pulmonarius). Ci dessous-sous, un exemple des concepts et des innovations que nous avons pu présenter sur le stand. Il s'agît d'une pile à boue qui fonctionne avec de la laine de graphite et des bactéries électrogènes présentes dans le sol des mares et sur les berges des cours d'eau fréquentés par les animaux.

DSC08509Avec ce dispositif il est possible d'alimenter une led et un petit réveil. Pour en savoir plus, je vous invite à découvrir le collectif Enzym & Co, véritable star du salon et dont deux des membres, Chloé et Michka, on pu le temps d'un workshop organisé à Terre Vivante au début du mois de juillet, nous initier à ce procédé.

DSC06889Retour au Centre, avec au passage la découverte de cette jolie chenille qui se dissimule dans les arbres en prenant les motifs du lichen dans le quel elle vit. Il s'agît de celle de la boarmie des lichens (Cleorodes lichenaria), un papillon qui se fond tout aussi bien que sa larve dans le décor. Sa repartions est atypique, on le trouve surtout en Bretagne, dans le Centre de la France et dans les Alpes du sud.

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Voici un petit coléoptère (Coleoptera) qui m'est inconnu. Il pourrait s'agir de la rhagie mordante (Rhagium mordax) ou de la rhagie sycophante (Rhagium sycophanta). Les adultes sont phytophages et les larves xylophages.

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DSC08626Levé du soleil sur le jardin des cinq éléments. C'est le moment de mettre l'arrosage avant qu'il ne fasse trop chaud et que l'apport en eau ne s'évapore en un claquement de doigt. Dans les plates-bandes, les jardiniers que sont Genièvre, Maxime et Pascal s'évertus à pailler et à construire des massifs colorés et parfumés. Ainsi les bourraches prennent pied à ceux des courgettes et des vignes.

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Les jardins ne manquent de fantaisie et du surprise avec les scutigèes (Scutigera) qui se glissent parmi les roses de la maison d'édition et les cupidones (Catananche caerule). Heureusement le chien de Genièvre veille.

DSC07477Le triton palmé (Lissotriton helveticus) cohabite souvent dans les mares du Centre avec le sonneur à ventre jaune. C'est un animal possédant comme beaucoup de batraciens une respiration cutanée, il peut aussi bien s'oxygéner par sa peau que par l'aide de ses poumons. On ne le rencontre dans l'eau que pendant la période de reproduction.

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En cela, il partage de nombreux points communs avec la grenouille rousse (Rana temporaria) qui présente un comportement et des aptitudes similaires. Néanmoins elle est plus forestière que son voisin le triton.

En prenant un peu de hauteur, on peut aisément surplomber le Centre et profiter de la vue sur les montagnes. Bientôt, une parcelle en terre nue accueillera une plantation de raisin de table issus de variétés locales.

DSC06720Mais tout beau qu'il soit, le Centre n'est pas l'une des seules pépites du Trièves. Parmi celles-ci on compte le village de Tréminis et sa grande diversité de milieux qui en font une des communes de France la plus riche en espèces végétales, du fait qu'elle se trouve à la limite de deux climats mais aussi par l'écart important entre ses sommets et le coeur du village (plus de 2000 mètres de dénivelé) et l'abondance de coteaux ensoleillés.

DSC06729Pendant toute la durée de mon séjour, j'ai pu être hébergée dans le cadre idyllique du Cris-Cath, un gîte comme on en fait pas deux et qui depuis 30 ans régale les randonneurs et les amoureux de la motnagne. Je peux vous dire que là bas, je ne me suis pas laissée aller. Extrêmement bien accueillie par Cathy et Christian, avec qui j'ai passé des soirées que je ne suis pas prête d'oublier et dont j'ai eu le coeur très gros à quitter, j'ai pu être initiée aux bons petits plats locaux comme les ravioles à la pomme de terre et aux oignons fris.

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Néanmoins les conditions ne sont pas idéales pour travailler le soir sur le projet. Non mais vous avez vu la nonchalance de ce fauve ? C'est scandaleux d'autant plus qu'ils sont deux à se relier pour effectuer la besogne. Non mais je vous jure ! C'est également le moment que mon ordinateur a choisi, après avoir bien entamé mon stage, pour rendre l'âme avec toutes mes données, mes rapports et mes photos. Dans l'attente de trouver une solution je me suis mise pendant quelques jours à travailler à l'ancienne, autant vous dire que les deux matous ont apprécié l'abondance de feuilles pour y piquer un somme.

DSC07401Aperçu de la vue depuis la terrasse, le cadre n'est-il pas incroyable ? voilà le Grand Ferrant sur le quel le soleil projette ses derniers rayons. Les repas le soir sont animés, il y a très souvent de nouveaux visages avec qui discuter et même parfois, refaire le monde. DSC07800Dans nos assiettes, on ne compte plus les délices. C'est Cathy qui est aux fourneaux et ce que l'on peut dire, c'est qu'elle s'y connaît. Tartes aux fleurs de sureau, gâteaux aux noix, escalopes de veau à la crème, petits pommes de terre nouvelles, lasagnes au chèvre et aux épinards sauvages, plâtrées  de reines des glaces ... on ne sait plus où en donner du ventre, d'autant plus que tous les produits viennent de la ferme et sont cultivés sans aucuns phytosanitaires. Bref, si vous êtes une fine fourchette, vous savez où vous rendre, d'autant plus que je ne vous ai pas encore parlé des fromages. Deux fois par jours, vaches et chèvres sont traites à la main dans les champs ou viennent à l'étable pour passer sous la trayeuse. Le lait est transformé dans la journée pour devenir de délicieux fromages blancs et secs que j'ai eu la chance de déguster au dîner et au petit déjeuner. Je vous promets que pour commencer la journée, une tartine de chèvre frais sur un bon pain de campagne avec un peu de confiture rhubarbe-fraise, il n'y a rien de mieux ! Au dessus de la ferme, on peut trouver la basse-cour où coqs, oies, poussins et canards sont réunis. À l'occasion, Cathy organise des visites de la ferme pour les petits et les grands qui souhaitent découvrir cet univers passionnant et riche.

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Le troupeau de chèvres n'est peut être pas bien gros mais le soin porté aux animaux et à la traite demande du temps. Dans son domaine, Christian est roi. Dans un parc au pied des montagnes, il s'affère avec ses biquettes.

DSC08674Les chèvres sont friandes de feuilles, en particulier de celles des ronciers, et bien qu'elles se contentent d'herbes et de temps à autre de branches de frênes dont elles raffolent, elles ne rechignent pas non plus leur ration quotidienne de grains. Parfois, elles s'offrent un extra en grignotant l'écorce des arbres. Dans de nombreuses régions du monde elles sont élevées pour leur bon caractère et leur capacité à résister à la sécheresse, au froid, aux zones désertiques ou broussailleuses. Ce sont des animaux rustiques aux quels on s'attache rapidement et que l'on prend plaisir à voir galoper dans le pré, en particulier quand il s'agît des cabris qui pas farouches pour un sous viennent vous mordiller le bout de la manche et reparte avec une touffe de vos cheveux. Là aussi on ne se lassent pas du paysage qui est tout simplement extraordinaire. Les aigles en ont fait leur domaine.

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DSC08813Les chèvres savent poser mieux que personne. Elles savent aussi distinguer les herbes grasses de celles qui pourraient leur causer bien du soucis même si les plus jaunes croquent parfois ici ou là la feuille d'une toxique.

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C'est parfois le cas de la digitale jaune (Digitalis lutea) qui contient de la digitaline. Cela ne leur empêche cependant pas de se faire plus ou moins manger la tête. Elle aime les sols calcaires et se rencontre le plus souvent à proximité des forêts. Elle ne fait pas plus d'un mètre et peut être confondue avec la digitale à grandes fleurs (Digitalis grandiflora).

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Y il a un petit goût de paradis dans ces montagnes, un je ne sais quoi qui vous donne envie de vous y perdre ne serait-ce qu'un après midi pour écouter le clapotement de l'eau et le brame du cerf qui ne serait tarder.

DSC08798C'est un coin où l'on peut faire de nombreuses randonnées et avoir de très bonnes surprises. Au retour des chèvres, nous sommes tombés sur ce beau mâle chevreuil (Capreolus capreolus), tranquillement entrain de brouter à quelques pas d'un lièvre tout aussi tranquille. Ce petit cervidé n'excède pas 30 kilos mais fait preuve d'une rapide et d'une endurance à toute épreuve. Il s'agît ici d'un brocard car il porte des bois. Il les perdra à l'automne mais ceux-ci repousseront rapidement pour la saison des amours. Ces bois sont une source importante de calcium et de minéraux pour les rongeurs.

La veille de mon départ, j'ai pu avoir la surprise de me faire conduire par Christian sur la futur ENS du village. Au passage nous prenons avec nous Jean, ancien prof d'SVT de Valence qui connait le secteur depuis plus de 50 ans et qui pratique depuis tout aussi longtemps la botanique et qui est à l'origine du projet. Avec de tels guides, je ne risque pas de m'ennuyer d'autant plus que quelques jolies raretés sont encore fleuries.

DSC08766Le chardon fausse bardanne (Carduus personata) est aussi appelé chardon masqué. Il tient son nom de sa ressemblance avec les bardane de par son involucre et les bractées qui ressemblent en tout points à ses lointaines cousines mais qui n'accrochent pas. Cette espèce se trouve souvent à l'étage montagnard. Elle apprécie la fraîcheur et les bords de ruisseaux. En France on la rencontre à l'est du pays, en particulier dans les Alpes. Quelques stations sont à noter dans le Massif Central.

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Enclavée entre les montagnes, cette zone humide est un véritable fond de cuvette. C'est là que se trouve le captage d'eau potable mais aussi, une biodiversité très riche avec un cortège d'espèces atypiques que l'on ne croise pas couramment. Il est possible d'y observer par exemple la parnaisie des marais (Parnassia palustris) et le cirse de Montempellier (Cirsium monspessulanum) partager les mêmes touradons (typiques des tourbières) dans le cœur du marais bien que leurs besoins soient très différents.

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Il y a bien d'autres espèces remarquables à observer ici. De gauche à droite : l'épipactis des marais (Epipactis palustris), le tabac d'Espagne (Argynnis paphia), le monotrope sucepin (Monotropa hypopitys) et l'oeillet de Montpellier (Dianthus hyssopifolius). Vous avez dû au passage remarquer que de nombreuses plantes portairnt le nom "de Montpellier". Cela tient au fait que la ville comportait l'uen des toutes premières écoles de botanique moderne. De nombreuses espèces y ont été identifiées d'où leur dénomination.

DSC08170Ce n'est cependant pas la première fois que je me rendais au marais. J'avais déjà pu, le temps d'une matinée, découvrir les orchidées de la commune et de sa zone humide avec mon acolyte Sébastien, mais aussi avec Freddy et Anthony, guides de montagne et Valérie, la dame aux plantes. Cette sortie a vu le jour après une soirée très animée autour d'un immense plat de ravioles au Cris-Cath où j'ai pu rencontrer les acteurs locaux (office de tourisme et mairie), la joyeuse troupe des rencontres paysannes et brièvement les globes bloggueurs. Je vous invite à y jeter un coup d'oeil car ça vaut le détour, d'autant plus que vous pourrez avoir un autre regard sur Tréminis et ses alentours (juste ICI).

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La laîche à épis pendants (Carex pendula), appelée aussi laîche pendante, est une grande poacée (graminée) qui aime les zones fraîches, à tendance forestières, humides et si possible dans les ravines. On la rencontre presque partout dans le pays. Très résistante au froid, on la rencontre souvent dans les jardineries.

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Cette fois là encore nous avons pu observer des espèces remarquables dont certaines que je n'avais pas vu depuis très longtemps. De gauche à droite : des racines de corail (Corallorhiza trifida) qui sont des orchidées forestières surprenantes et magnifiques mais hélas en graines, un très beau lis martagon (Lilium martagon), une surprenante plante carnivore au nom de grassette commune (Pinguicula vulgaris) qu'il est possible de croiser au Cirque de Saint Même et de nouveau l'épipactis des marais (Epipactis palustris), une orchidée qui a pour particularité de se faire polliniser par les insectes en leur servant d'abri pendant la pluie ou pour la nuit.

DSC07043Cette randonnée est pour moi l'occasion d'en parler d'une autre, celle de la Randocroquis de Tréminis. Elle invite le promeneur à profiter du paysage et à partager à travers plusieurs supports pédagogiques, les techniques permettant de l'immortaliser sur papier. Le totu est réunis sur 10 stations et 4,5 km de sentier. C'est l'occasion de sortir les pinceaux et les crayons d'aquarelle.

DSC06925En prenant un peu de hauteur on arrive dans le domaine des tarines, jolies vaches à robe fauve et aux grands yeux noires. C'est une race typique des zones montagneuses qui rencontre de plus en plus de succès à l'extérieur de nos frontières. Elles pâturent à proximité de deux jolies pieds d'orchis moucherons (Gymnadenia conopsea).

DSC06939Caché dans les fourrés, le village ne laisse entrevoir que sont clocher. Tréminis présente une histoire riche. Ancienne seigneurie, on en trouve par endroit les vestiges. Elle fût également un refuge pour certains huguenots qui marquèrent durablement le site sur l'un des quatre hameaux.

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Sa faible démographie et ses nombreux accueils paysans en font un endroit rêvé pour tous ceux qui veulent profiter de la montagne à pied ou à cheval sans se retrouver pris par la foule comme c'est parfois le cas en Chartreuse ou du côté de Belledone. Il y est même possible d'y observer des aficionados de base jump, discipline sportive consistant à se jeter dans le vide puis à surfer sur l'air avec une combinaison conçue spécialement pour cela. Le Grand Ferrant figure parmi les meilleurs spots pour les pratiquants, néanmoins ce sport n'est pas sans danger et chaque année la commune se retrouve endeuillée.

DSC06937"Les champs présentent une grande diversité de plantes à fleurs."

DSC08196J'en profite aussi pour vous glisser quelques mots pour vous parler de la commune de Lalley dont j'ai pu visiter les forêts un après midi, me baigner dans son torrent de montagne à l'eau translucide et même y passer une nuit à la belle étoile avant de rentrer au petit matin, bien honteusement dans la maison, indisposée que j'étais dans mon sommeil par les cris des renards et de leurs petits que j'avais pour voisins. Un comble pour une renarde !

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Là encore, le panorama est superbe. Des champs de blés et d'avoins dorés font face aux sommets où ça et là, on peut apercevoir quelques reliquats de neiges, les névés.

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Voilà une vraie plante de sorcières comme je les aime. La belladone (Atropa belladonna) a une place de choix dans l'imaginaire collectif et dans les pratiques passées. À la coure des rois italiens, les nobles dames se frottaient les pupilles avec les fruits de belladone pour avoir une regard plus grand. Cependant cette entreprise n'était pas sans risque et plus d'une malheureuse a fini avec les yeux abîmés. C'est une plante extrêmement toxique dont les alcaloïdes entraient dans la composition du célèbre baume des sorcières.

DSC08338Hé puis il y a l'eau et la joie de pouvoir enfiler le maillot de bain pour y piquer une tête. C'est dans l'Ebron que nous avons passé une après midi complète à profiter de la fraîcheur de l'eau et de sa transparence pour y observer les galets blancs sur les quels une multitude de têtards se promènent et broutent tranquillement.

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C'est un cour d'eau resté sauvage du fait qu'il n'est bordé par la route que sur un tiers de son tracé et par seulement quelques hameaux qui se sont construits sur ces berges au fil des années. De se fait on peut y observer facilement des batraciens et même nager avec les poissons.

Retour sur le Centre de Terre Vivante. Il a été dur de quitter ce petit coin de paradis et de se faire à l'idée que je n'y reviendrai qu'en octobre. J'ai hâte de voir l'évolution du milieu, de regarder si les cartes que nous avons élaboré sur DSC07079QGIS correspondent à la réalité du terrain un fois les feuilles tombées et surtout, voir sortir les champignons d'automne. En traditionnel mot de la fin, je ne peux m'empêcher de vous inviter à venir découvrir le Trièves et la multitude activités que l'on peut y pratiquer. Nuits à la belle étoile, baignades sauvages, randonnées botaniques, affûts nocturnes ... c'est l'endroit idéal pour renouer avec la nature. Je tiens aussi à remercier Héléna, Christian, Cathy, Maxime, Morgane, Josselyn, Geniévre, Olivier, Sébastien, Antonin et tout ceux qui m'ont accompagné pendant ce fabuleux séjour.

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dimanche 23 avril 2017

Ma formation en BTSA GPN.

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Comme tous les ans pour la plupart des établissements, c'est le moment des journées portes ouvertes pour Agrotec. C'est l'occasion de voir de près le matériel employé mais aussi de rencontrer les encadrants et les étudiants de première et de deuxième année de la formation pour connaître le fond de celle-ci et de regarder ce qui fait sa spécificité et de voir si celle-ci convient aux projets d'avenir que l'on peut se fixer, du moins à un instant T et je dois avouer avoir prit beaucoup de plaisir à rencontrer les futurs GPN.

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Vous l'avez bien compris je suis complètement dingue de ma formation de GPN. C'est un peu les études dont j'ai toujours rêvé et que je me suis pendant longtemps interdis, les pensant inaccessibles ... et pourtant ! 6 ans après avoir obtenu mon BAC et 3 ans après ma licence de sociologie j'ai enfin sauté le pas, en grande partie grâce à ceux qui m'entouraient et qui ont, je dois l'avouer, changé mon quotidien : mon compagnon et l'Institut de l'Engagement à qui je dois énormément. Désormais je m'épanouie complètement dans ce que je fais. Alors à ceux qui hésitent, sautez le pas ! Et si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter par commentaire ou via la plateforme blog, ça sera avec grand plaisir que je répondrai à vos interrogations.

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vendredi 28 août 2015

BTSA GPN.

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Hé bien ! Le blog fête son 200 000e visiteur, si c'est pas chouette ça ! Je dois avouer qu'il a bien chnagé depuis ses débuts en 2012 ce qui ne va pas sans me plaire. Néanmoins je me refuse encore à supprimer les vieux articles à la mise en page ratée, aux photos un peu (beaucoup) loupées et aux informations peu précises voire parfois douteuses (je suis assez nostalgique de la période pendant la quelle ils ont été réalisés).

Bref, c'est peut être là l'occasion de parler un petit peu de mes projets. À partir de la rentrée 2016 j'espère débuter un BSTA GPN pour deux ans (Brevet de technicien supérieur agricole en gestion et protection de la nature). Pour se faire j'ai besoin d'un maître d'apprentissage et d'une structure. Association, Communauté de Commune, entreprise privée, structures d'Etat ... tout se qui ce rapporte à la Nature et aux interactions entre les acteurs de l'environnement m'intéréssé. Cette reprise d'études vient compléter ma licence de socio-anhropologie mais surtout, me permettre d'accéder aux métiers liés à ma passion : la nature, la découvrir, la faire découvrir, la protéger et transmettre au public cette passion que j'ai pour elle. Autre nouvelle, cette année je compte bien m'inscrire à la super association de botanique et de mycologie de Voiron, la SHNVC, et vous en faire profiter via le blog.

Alors voilà, si à tout hasard vous connaissez une structure en Rhône-Alpes qui pour 2016-2017 et 2017-2018 est susceptible d'acceuillir une petite jeune de 23 ans comme moi, n'hésitez pas à me faire signe. Merci à tous pour les échanges et les rencontres faites ici depuis 2012, elles sont toujours riches en émotions.

La Renarde.

Emoticon Red Fox espionnage avec des jumelles