mercredi 27 juin 2018

Rallye ornitho avec la LPO.

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Retour dans l'Ain et l'Isère fin mai 2018 pour un événement un peu particulier, un rallye ornitho. Qu'est ce que donc ? Il s'agit tout au long d'un parcours dessiné à l'avance d'observer le plus d'espèces d'oiseaux possible. Composées en petits groupes, les équipes doivent se déplacer sur 3 à 4 sites afin de pouvoir mener leur inventaire. L'enjeu de cette matinée d'observation est d'évaluer année après année la présence et le nombre d'oiseaux pour évaluer leur population. Il n'y a pas de mystère, la tendance est encore et toujours à la baisse, de quoi se miner le moral malgré cette journée placée sous le signe de la convivialité et de la découverte. Cela ne serait cependant faire oublier la beauté de site, en particulier de l'étang de Lemps et du plateau de Larina où nous retournons de temps à autre traîner nos savates. Le temps et couvert et la pluie s'invite par moment, c'est idéal pour observer certains animaux en quête de chevreuil. Un ragondin et un chevreuil d'humeur matinale croise notre route, il n'en faut pas plus pour contribuer à notre bonne humeur. Pour l'occasion je suis avec 4 de mes camarades qui m'ont accompagnés tout au long de mon GPN, et qui, passionnés de nature et d'ornithologie m'ont convié à eux pour cette sortie.

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Le paysage n'est pas forcément celui auquel on s'attend. La centrale nucléaire du Bugey s'offre au promeneur, mais c'est sur les falaises qu'il faut s'attarder. Outre l'autour des palombes (Accipiter gentilis) qui nous a gratifié d'un très rapide passage, il y a fort à voir. Déjà en contre-bas, où une grande héronnière s'étend, on peut y observer les parents nourrir leurs pettis. Sur la falaise, les choucas des tours (Corvus monedula) sont rois, ce qui semble nullement déranger ce pigeon colombin (Columba oenas).

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Les ascalaphes (Libelloides) malgré leur aspect ne sont pas des papiilons. Ils se reconnaissent à leurs ailes en partie transparentes, aux massues au bout de leurs antennes et à leur régime alimentaire qui se compose essentiellement de mouches qu'ils capturent en plein vol. Ils sont typiques des milieux secs et pierreux.

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Le gazé (Aporia crataegi) est aussi nommé piéride de l'aupébine. Généralement, les ailes aux nervures noires des femelles sont beaucoup plus transparentes que celles des mâles et possèdent une marge brune, ce qui permet de différencier les sexes, à condition que les individus aient déjà quelques heures d'existance sous leur forme d'imago. Une quinzaine de pontes de 60 à 120 oeufs jaunes à chaque mise sous feuilles finissent par épuiser dame gazé qui bien souvent, meurt d'épuisement. Comme son nom l'indique, l'aubépine est l'arbre hôte des chenilles de ce papillon. 

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Sur le plateau de Larina, bien d'autres espèces se rencontrent. Ceux de la famille des nymphalidae sont les plus abondants. Souvent de grande taille, ces papillons sont des butineurs précieux car ils sont souvent les seuls à être capable avec leurs longues trompes à atteindre le nectar contenu dans les éperons profonds de certaines fleurs.

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Le lézard vert occidental (Lacerta bilineata) a fait de Larina son fief. Pourtant celui-ci n'y a pas été observé. Il est originaire de l'ENS de l'étang de Lemps. C'est un endroit idéal pour d'observer la faune de part ses observatoires et ses palissades. Bien cachés, nous sommes gratifiés du passage de la bondrée apivore (Pernis apivorus) et semble-t-il du faucon hobereau (Falco subbuteo) s'ajoutant à la multitude de canards présents.

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Deux couples de grèbes huppés (Podiceps cristatus) s'affèrent à leur pêche. En fin de notre parcours, nous avons même la chance d'observer sur le lac devant le quel nous pique-niquons un adulte transportant un petit sur son dos. Cet oiseau se caractérise par plumage pourpre, par son vol saccadé et par son cri de trompette.

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Ô joie ! Nous tombons sur l'emblême de l'ENS : la tortue cistude (Emys orbicularis). C'est la première fois que j'observe des specimens sauvages, autant vous dire que je n'en reviens toujours pas. C'est une des deux espèces de tortues sauvages en France métropolitaine avec la tortue d'Hermann (Testudo hermanni). Aquatique, elle était présente dans tout le pays avant que les milieux humides ne se réduisent à peau de chagrin. Désormais elle est en voie de disparition dans l'ensemble de l'Europe, en Russie et au Nord de l'Afrique.

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L'ornithogale des Pyrénées (Ornithogalum pyrenaicum) est appelé asperge des bois. Au stade de fleurs il n'est plus apte à être cueillie. C'est quand il est en bourgeon, quand le soleil n'est pas encore trop dur, qu'on le récolte en forêt ou en lisière. Sa saveur douce, verte et sucrée en fait un met recherché. De ce fait il se ratifie dans de nombreuses forêts se qui a poussé certaines régions et communes à le protéger complètement ou de manière partielle en réglementant sa récolte. Ce soir là, c'est omelette aux asperges des bois à la maison.

DSC04064Notre itinéraire s'arrête dans les marais qui se trouvent au pied du plateau de Larina. Sur la berge, un héron pourpré (Ardea purpurea) tente de trouver un peu de calme malgré les piaillements incessants des locustelles cachées dans la phragmitaie. La matinée rallye prend fin, au compteur plus de 140 espèces mais avec des effectifs très faibles. Mauvais temps, activité humaine, prédation ... nos amis à plumes sont de moins en moins présents dans nos campagnes et les causes sont multiples. Notre morale s'en trouve quelque peu endeuillé, malgré la convivialité ambiante qui émane du repas partagé avec les autres équipes.


mercredi 31 août 2016

Dernier séminaire de l'Institut de l'Engagement.

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 Voilà, le dernier séminaire de l'Institut de l'Engagement a eu lieu et je fais désormais partie, avec mes camarades de la promo Phoenix (2015), des anciens. Ce fût une expérience riche et passionnante qui m'a permit d'échanger un grand nombre de personnes, de vivre des aventures uniques et de  créer des amitiés solides et heureuses. Nous avons même pu rencontrer Plantu et suivre une de ses conférences passionnantes. 

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Je quitte Autrans et mes amis avec nostalgie mais ce n'est pas une fin en soit. L'institut m'a énormément apporté au court de cette année, il m'a amené à me bouger, à reprendre mes études et m'a surtout donné beaucoup plus confiance en moi. À tous les jeunes en service civique, bénévoles ou qui se sont illustrés pour leur implication dans la vie du pays, je ne peux que vous conseiller de candidater pour être lauréat 2017 de l'Institut.

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mardi 19 avril 2016

Sortie dans les Calanques 9.

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 Nous revoilà pour une rapide expédition dans les Calanques de Luminy. Nous devons faire face à un vrai casse-tête : l'identification des orchidées de saison. Toutes aussi charmantes qu'elles soient, elles ont la fâcheuse tendance à se ressembler et surtout, à s'hybrider. La paternité n'est pas toujours évidente à déterminer.

 

La coronille glauque (Coronilla valentina subsp. glauca).

C'est un petit arbrisseau méditerranéen que l'on trouve sur le pourtour de la mer. En France il se limite aux départements du sud avec parfois, quelques individus échappés des jardins et des parcs. C'est dans les zones calcaires boisées qu'on le rencontre le plus souvent. Dans les zones très ensoleillées on trouve sa grande soeur avec la quelle on peut la confondre, la coronille de Valence (Coronilla valentina) qui aime les zones rocheuses. 

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La famille des ophrys fusca.

La classification de certaines espèces d'orchidées n'est pas simple. Cela est dû à plusieurs facteurs :
- une ressemblance morphologique importante entre les différentes espèces et sous-espèces.
- le fait que certains spécialistes soient très (trop) tatillons sur des différences infimes et souvent,
veulent avoir une orchidée à leur nom ou dans leur tableau de chasse pour marquer les esprits.
- le fait que certaines orchidées aient été décrites en même temps dans plusieurs pays et portent
des noms différents alors qu'il s'agît de la même plante et que seule la zone géographique change.
- la distinction que font certains auteurs entre les taxons et que d'autres ne font pas du tout.

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 Pour les orchis de la famille des ophrys bruns (Ophrys fusca sp.), c'est la même chose. Pour faire simple ou du moins essayer, l'oprhys brun (Ophrys fusca) ne se trouve qu'au Portugal et en Espagne mais, en France d'autres espèces décrites sous des noms différents peuvent être rattachées à cette unique et même espèce. D'ailleurs le site Tela Botanica ne fait pas de distinction sur ce point là contrairement au site de l'INPN, ce qui ne simplie rien.

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Dans les Calanques de Marseille et en particulier dans celles de Luminy et des pelouses de l'université, on trouve l'ophrys de Forestieri (Ophrys Forestierii) que certains associent à l'ophrys des lupercales (Ophrys lupercalis). C'est l'un des ophrys plus les simples à identifier du groupe fusca car il possède peu de détails sur le labelle (pour rappel le labelle est le pétale de la fleur et qui se différencie par son aspect des autres parties florales).

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Mais ce n'est pas tout, on peut aussi rencontrer l'ophrys sillonné (Ophrys sulcata) avec son sillon labiale, l'ophrys à deux lunules (Ophrys bilunulata), l'ophrys marbré (Ophrys marmorata) ou encore l'ophrys de Delforge (Ophrys delforgei). Pas simple de s'y retrouver avec toutes ces espèces supposées. Sur les photos on notera la présence de l'ophrys de Forestieri et peut être, d'un peu d'ophrys des lupercales pour ceux qui font la distinction.

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Quelques oothèques des mantes.

 Qu'est-ce donc ? Les oothèques sont  es loges fabriquées par les femelles mantes et empuses qui pondent à l'interieur leurs oeufs pour les protéger des intempéries et des prédateurs. Une fois leur tâche accomplie, les mères meurent. Ici il pourrait s'agir d' l'ootèque d'une menthe religieuse (Mantis religiosa) et de celle d'une mante décolorée (Ameles decolor) ou d'une Iris oratoria qui ne possède pas de nom commun/vernaculaire.

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Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis).

Le romarin est une plante aromatique typique du Sud qui fleurie toute l'année. Parfois on peut avoir la surprise de tomber sur un individu aux fleurs étrangement blanches. Cela indique que la plante est atteinte d'une forme d'albinisme. Cela ne modifie que l'aspect visuel des fleurs et non pas ses vertus et caractéristiques.

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Le tircis (Pararge aegeria).

C'est un papillon commun de taille moyenne que l'on peut voir voler de février à décembre. Les chenilles atteignent rarement 3 cm et se nourrissent essentiellement de graminées (Poaceae). Celles nées au printemps font leur métamorphose en quelques semaines, les autres hiberneront en attendant les beaux jours.

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L'orchis géant (Himantoglossum robertianum).

Nommée aussi orchis à longues bractées ou orchis Robert, cette orchidée est l'une des plus imposantes de France. Elle a été placée dans une succession de noms et de familles ces dernières années avant d'être rattachée aux Himantoglossums après les travaux de Pierre Delforge qui n'ont pas toujours été bien accueilli.

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 C'est la fin de la belle, on commence désormais à trouver d'autres espèces. C'est l'une des premières orchidées à fleurir de l'année et sa longue floraison s'étale pendant 4 mois, de la fin janvier à la fin avril, ce qui assez exceptionnel. C'est dans les zones de pleine lumière, chaudes et marines qu'on la rencontre.

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Le pinson des arbres (Fringilla coelebs).

Le mâle présente une jolie tête bleu-gris et un poitrail rosé. La femelle est beaucoup plus discrète. On le trouve dans tout l'hémisphère Nord pour un peu qu'il y ait des feuillus et des conifères à proximité. Dés le mois de mars le couple de pinsons commence son nid et couve ses première oeufs entre le mois d'avril et de mai.

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Le serin cini (Serinus serinus).

C'est l'ancêtre de certains de nos canaris domestiques chez qui on peut retrouver parfois le motif tachetés du plumage. C'est un oiseau commun que l'on trouve un peu partout en France. En période de reproduction le mâle est couvert en partie de jaune vif. Il s'approche facilement des hommes et de leurs habitations au point d'être devenu anthropophile comme certaines espèces d'autres oiseaux (Pigeons, colombes, moineaux, merles etc.).

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Le grand casse-tête des orchidées du Sud.

Ici l'exercice d'identification est bien plus complexe que pour la famille des Fusca car plusieurs espèces distinctes peuvent être confondues et surtout, s'hybrider avec une grande facilité pour simplifier les choses ... Parmi les critères utilisés pour la détrmination on retient :
- Le degrés d'écartement entre le labelle et la cavité stigmatique ainsi que leur taille et leurs motifs.
- La taille et la couleur des sépales ainsi que leur forme et la présence d'anomalies.
- La taille et la couleur des pétales latéraux ainsi que la forme de leurs bordures.
- La taille globale des fleurs, leur nombre et leur disposition sur les tiges de l'ophrys.
- La couleur des polinies appelées parfois "oeil" et les dimension/couleurs du gynostème.
- La présence sur le labelle d'un liséré coloré ou non, d'une macule et d'un appendice.
- Sa localisation précise, sa période de pousse et la date de floraison.

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Je le dis avec franchise, je n'ai pas les capacité de déterminer toutes les orchidées présentées sur ces photos, tout au plus juste quelques pieds de 2-3 espèces différentes. Les espèces que je vais citer ne sont pas toutes reconnues par certains des auteurs, d'autres sont considères comme des sous-espèces de certaines par d'autres et pour simplifier, certains de ces ophrys peuvent porter plusieurs noms vernaculaires et scientifiques.

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 On peut rencontrer autour de Marseille pas moins d'une dizaine d'espèces selon les flores et les auteurs (j'avoue avoir fait une sélection dans celles à présenter). Comme on le dit chez nous, à la bonne votre ! À savoir, l'ophrys araignée (Ophrys sphegodes) n'est, semble-t-il, pas présent dans la région ce qui simplifie un peu les choses.

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 Commençons dans l'ordre en présentant une orchidée que l'on trouve uniquement dans le sud du Sud : l'ophrys de Marseille (Ophrus massilensis). Il peut être accompagné de l'ophrys petite araignée (Ophrys araneola) qui est beaucoup plus commun et de l'ophrys verdissant (Ophrys virescens). Pour une partie des orchidophiles, l'ophrys petite araignée et l'ophrys verdissant ne sont qu'une seule et unique espèce mais cela prête à débat.

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Continuons avec cinq autres espèces à connaître : l'ophrys de Provence (Ophrys provincialis), l'ophrys de la passion (Ophrys passionis), l'ophrys en forme d'araignée (Ophrys arachnitiformis), l'ophrys occidental (Ophrys occidentalis) et l'ophrys de mars (Ophrys exaltata subsp. marzuola). Pour ces trois dernières espèces là aussi les auteurs et amateurs d'orchidées ne partagent pas forcément le même point de vu.

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L'iris des garrigues (Iris lutescens).

Cet iris sauvage peut être jaune, violet, blanc ou même bicolore. On le reconnaît à sa petite taille et à sa période de floraison. Bien que populaire dans les bouquets de fleurs, il ne semble pas menacé et sa population reste stable hormis dans les zones très fréquentées par le public comme les sentiers de randonnée.

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La grande sauterelle verte (Tettigonia viridissima).

Les premières larves de sauterelles sont sorties et ont déjà leur forme adulte. Ce sont des prédatrices qui peuvent manger des végétaux mais surtout, qui croquent d'autres insectes. Sa population a grandement diminué suite à l'augmentation de l'agriculture intensive qui a détruit une partie de son habitat naturel.

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L'erodium à Bec-de-grue (Erodium cicutarium).

Il est un cousin des géraniums sauvages que l'on rencontre dans nos jardins. C'est une bonne plante fourragère que les bergers faisaient paître par les troupeaux quand il était encore commun de croiser des moutons dans la garrigue. Elle a l'avantage d'engraisser rapidement les animaux dans un milieu plutôt inhospitalier.

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Le mot de la fin.

 Les passionnés de nature, les naturalistes en herbe et les botanistes ont parfois à faire à des identifications ardues pour certaines plantes. J'espère avoir réussi à vulgariser le cas des ophrys que j'ai mis bien du temps à comprendre et pour les quels j'ai encore des difficultés. Tout est une question de patience, d'apprentissage et d'observation. À suivre dans le prochain article, j'aurais le plaisir à vous montrer nos morilles de l'année 2016.

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vendredi 14 août 2015

Premier séminaire de l'Institut du Service Civique.

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 Me voilà partie fin juin à Autrans pour une formidable aventure. J'ai été, avec 400 autres jeunes, sélectionnée par l'Institut du Service Civique pour être lauréate de l'année 2015. Notre promotion porte le nom de Phoenix ce qui est pour certains très parlant. L'expérience a été extra et très riche en émotions. C'est aussi l'occasion d'ouvrir une nouvelle catégorie intitulée "Service Civique" et ainsi promouvoir ce formidable organisme qu'est l'Institut.

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Sortie botanique avec une guide nature de montagne super. Digitales à grandes fleurs, traces de blaireau, squelette de cerf, pins blancs et épicéas communs, en montagne il y a toujours à voir. Pendant notre séjour le thermostat affichait plus de 40°C  à l'ombre, nous pendant ce temps nous étions au frais en forêt.

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 Notre semaine a été rythmée par des conférences,ateliers et projections regroupées sur notre thématique de l'anné " Le populisme,chance ou danger pour la démocratie ? ". Pap Ndiaye est l'un des intervenants qui m'a le plus touché et que j'ai eu le plaisir de retrouver dans le très bon reportage "L'ADN, nos ancêtres et nous".

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 Passage par le mémorial et le musée de la résistance du Vercors. L'instant n'est plus à la rigolade au milieu des tombes et des ruines et des habitants. Le maquis, les falaises rocheuses et les failles escarpées n'ont pas changé, le contexte si. Bref, une journée assez forte en émotion, le lieu prend aux tripes.

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 Autour d'un grand feu, il est aisé de se faire des copains. Un accordéon, une guitare, quelques chansons, des jeunes dynamiques et le tour est joué. Les nuits blanches ont été nombreuses, les éclats de rires aussi. Être avec tout un groupe (et quelque groupe !) qui a les mêmes inspirations que soit c'est vivifiant.

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 Sortie avec les amoureux de la nature. Nous voilà un petit groupe partir à l'aventure. Au programme : observation d'un couple de faucons crécerelles avec leur petit et d'un chevreuil disrait, découverte du chant de la chouette d'Athéna, des larves de libellules et des tritons alpestres dans la mare ainsi que de la flore locale.

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 Voilà quelques mots et photos qui ne seront rendre l'ambiance du séminaire mais qui en donnent un aperçut. Bon la plupart du temps nous avons été très studieux mais aussi un poil fêtards. Bref, j'ai hâte d'être en octobre pour cette fois ci retrouver tout le monde à Paris. Cela ferras plus de 10 ans que je n'ai pas vu la capitale.

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mercredi 11 mars 2015

Embauchez-moi !

Ce soir on joue la carte du mélodrame à fond !

Voilà un cri du coeur ! Oui embauchez-moi ! ... Ce titre n'a pas grand chose à voir avec le blog je dois l'avouer mais voilà depuis plusieurs mois j'alterne les petits boulots, les expériences, le bénévolat et surtout la galère. Alors ce soir, je vide ce que j'ai sur le coeur.

Je ne suis pas à plaindre, j'ai une voiture (qui aime beaucoup mon garagiste), un toit, une chambre, un amoureux intentionné, une famille formidable, des frangins vraiment sympa, une maman et un papa dévoués pour subvenir à ma pitance. Malgré cela, je me laisse de plus en plus aller à la déprime (je n'ai même plus envie de sortir en Nature).

Dur de garder le moral quand on a l'impression que personne ne veut de vous. J'envois moult CV et lettres de motivations, je les corrige, je les reformule pour être sûre que le soucis ne viens pas de là. Je me bats avec Pôpole (Pôle Emploi dans le jargon familiale) pour avoir, si ce n'est quelques sous, une formation, je prends rendez-vous à la maison de l'emploi, au relais emploi, au service emploi... J'écoute l'émission "Emploi" de Radio ISA, je parcours les sites internet (Pôle emploi, Beeing emploi, Beemploi, Le Bon Coin), tiens en parlant du Bon Coin j'y ai même passé mon annonce (qui paraîtra d'ici peu et qui est un peu folklorique je dois le reconnaître), je suis sur Viadeo. Presque toutes les semaines je fais les agences d'intérim de mon département (Isère) et même de celui d'à côté (Savoie)... non rien, rien de lui là haut !

Mais bordel (à prononcer avec l'accent SVP) qu'ont les autres que je n'ai pas ? (Une bonne orthographe peut être). La motivation, la rage d'y arriver, l'envie, la détermination, la passion ... j'ai tout ça (je suis même prête àpartir à l'autre bout du pays ou du monde) mais il semblerait que ça ne soit pas suffisant. Zut, me voilà à me morfondre, je me suis connue meilleure. Non pas que je sois impatiente (enfin si un peu tout de même) mais j'ai l'impression de mettre trompée, que les études ce n'était peut être pas une bonne idée et que le meilleur aurait été de travailler tout de suite ou du moins d'essayer ... et pourtant ... pendant 3 ans je me suis éclatée, hébergée à Grenoble chez une de mes tantes (envers qui je ne serai jamais assez reconnaissante), j'ai pu comprendre les mécanismes de la société, casser mes préjugés (bon y encore du boulot) et appréhender le monde grâce à la sociologie et à l'anthropologie.

Alors non, au final je ne regrette pas ou alors bien peu mais cela reste dur.

Alors toi, oui toi là, toi qui cherche un élément motivé, ponctuel et qui en veut, sache que je suis là ! Prends donc quelques minutes à admirer mon superbe CV dans CE LIEN (n'ayont pas peur des mots !) ou ICI et à te dire : cette nana, c'est l'employée qu'il me faut !

PS: n'hésiter pas à me contacter au besoin via le blog !

mardi 10 février 2015

Aix en Provence.

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Passage rapide par la belle ville d'Aix en Provence et son marcher. Fondée sur une riche cité celte (cité du peuple Salluviens) détruite par les romains, elle figure parmi les 30 villes de France les plus peuplées. C'est la ville de Paul Cézanne, cela s'en ressent aux nombreuses librairies qui sont réputées. De climat méditerranéen, il y fait bon et chaud, et le mistral y souffle rarement mais les orages y sont virulents.  

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C'est jour de marché à Aix ... et que de bonheur sur les étales ! De la truffe noire du Périgord (Tuber melanosporu) ! C'est le champignon phare de l'hiver  mais aussi cher du fait de sa rareté. On rencontre aussi de superbes girolles (Cantharellus cibarius), un de mes champignons préféré et très savoureux.

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C'est un court, très court article même sur une petite mais belle joie : le marché et ses champignons. Loin de la neige, croiser des champignons qui dorent au soleil ça fait plus que plaisir. Cela me replonge dans les beaux jours de l'été et de l'automne où les cueillettes se sont faites belles et gourmandes.

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samedi 6 septembre 2014

Le Seaquarium du Grau du Roi.

 Pour retrouver toutes les infos sur le Seaquarium, c'est pas ICI.
Une visite que deux heures dans l'antre de requins.

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 Bon, rassurez-vous, il n'y a pas que des requins !!! Mérous, rascasses, raies, oursins, hyppocampes, anémones, anthias, girelles... une grande diversité de créatures se trouvent dans les aquariums. La plupart entrent dans le cadre de mission de protections voir de réintroduction.

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 "La Murène de Méditerranée peut mesurer 1.50 m. Munies de dents très fines, elle chasse à l'affût  depuis des trous rocheux ou dans les épaves. Leur morsure est très douloureuse et peut s'infecter facilement.
Nom scientifique: Muraena helena" 

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  Les terribles poissons-scorpions croisent les paisibles poissons chirurgiens. Le Seaquarium est également un centre de soins pour les tortues marines retrouvées échouées ou blessées. Toutes sont rendues à la nature à l'exception d'une pensionnaire qui suite à une paralysie à élue domicile dans l'aquarium des requins.

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 "La Médue Aurélie semble danser en apesanteur aux grès des courants. Son corps est composé d'une ombrelle entourée de filaments urticants et de 4 tentacules buccaux. Elle peut provoquer des inflammations temporaires si on la touche.
Nom scientifique: Aurelia aurita"

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 Les requins taureaux, les requins nourices et les requins citrons font bon ménage et nagent paisiblement autours du tunnel aux requins. Le requin taureau a ma préférence: "Le requin taureau est très impressionnant avec ses longues dents effilées qui lui permettent d'attraper les poissons et mollusques qu'il chasse en compagnie de ses congénères. Ce requin est ovovivipare c'est à dire qu'après 9 mois de gestation, les oeufs éclosent dans l'utérus de la femelle et les premiers petits requins qui naissent dévorent les autres: il s'agit de cannibalisme intra-utérin !
Ce requin est présent en Méditerranée, Atlantique ainsi que dans les océans Pacifique et Indien. Le requin taureau est classé parmi les espèces menacées sur la liste rouge de l'UICN.
Nom scientifique: Carcharias taurus" 

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"Ouvert aux visiteurs du Seaquarium, le requinarium est un espace unique sur 1000 m2entièrement dédié au Requin, l'un des plus redoutables prédateurs vivant depuis 400 millions d'années dans nos océans…

Avec plus de 30 espèces de squales évoluant dans des aquariums géants dont un sur 2 étages, c'est sûr, vous allez en prendre plein les yeux !
Et pour vous permettre d'en savoir toujours plus, un parcours aussi ludique que pédagogique a été imaginé, avec des jeux et des animations vidéo pour mieux comprendre leur comportement mais aussi découvrir leur anatomie.

Les plus grands requins n'auront plus de mystères pour vous !

Accessible à toute la famille, le Requinarium est un véritable livre à taille humaine : une exposition permanante dédiée aux 350 espèces de requins, pour encore plus frissonner… de plaisir !"

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Mais ce n'est pas tout. Une joyeuse compagnie de phoques veaux marins et d'otaries à crinière de Patagonie évolue dans un immense bassin d'où il est possible de voir les prouesses de ces derniers. 

Pour tenter l'expérience:

JUILLET, AOUT : 9h30 à 23h30*

OCTOBRE à MARS : 9h30 à 18h30*

AVRIL, MAI, JUIN, SEPTEMBRE : 9h30 à 19h30*

* les caisses ferment 1 heure avant l'aquarium. 
  Prévoir un temps de visite d'environ 2h.

Le Seaquarium est ouvert tous les jours toute l'année (sauf le 25 décembre)

BONNE VISITE !

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mardi 29 octobre 2013

Objectif Wwoofing.

Salut à tous, du 4 au 24 novembre je pars en terre d'Aquitaine et en particulier, en Gironde (à quelques pas de la Dordogne), départements dont l'histoire et les coutumes me sont complètements inconnues. J'ai hâte de pouvoir vous faire partager mon wwoofing et surtout, les contes et légende de ce mystérieux coin de France.

600px-GirondePays

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Gironde_(d%C3%A9partement))