jeudi 12 avril 2018

Sortie en montagne 17.

DSC09870

En avril, on se fait les mollets. Nous voilà partis dans la Loire pour les sommets du mont Pilat, donnant une vue superbe sur la vallée viennoise. Nous débutons par les trois Crêtes, là où l'herbe se fait rase et où le spartier à tiges de jonc (Spartium junceum) est roi, au milieu des tapis de raisins d'ours (Arctostaphylos uva-ursi).

DSC09859    DSC09860

Les arbres subissent de très fortes pressions. Gel, vent, neige et soleil de plomb, il leur faut tenir bon. Les pins sylvestres (Pinus sylvestris) sont les champions dans cet exercice. Ils sont les tous derniers à tenir bon face aux conditions avant que le milieu ne s'ouvre et se couvre d'arbrisseaux et de plantes rases.

DSC09881    DSC09884

Pour reprendre le slogan de Terre Vivante : à plusieurs, c'est meilleur. Nous voilà donc quatre à arpenter les sentiers. La neige est tombée quelques jours avant notre passage et ne semble pas vouloir partir. Cela ne dérange pas les lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus) qui ont laissé de nombreuses crottes entre les rochers de granite, à proximité des plaques de lichens et les herbes jaunies qu'ils viennent grignoter.

DSC09880

Deux sommets. À gauche, on trouve la base militaire de la Crête de l'Oeillon, photographié ici depuis le col de l'Oeillon. À droite, l'émetteur du Pilat, perché à 1361 mètres et qui couvre une grande partie de la Loire, du Rhône et une plus moindre de l'Isère. Il est à ce titre, l'un des plus puissant émetteurs télévisuel, radio et téléphonie du pays, du haut de sa tour de 80 mètres qui s'observe même depuis les vignobles de Côte-Rotie !

DSC09911    DSC09916

Nous sommes freinés dans notre entreprise. Le manteau neigeux est épais et surtout inattendu. Nous ne sommes pas équipés pour nous y aventurer. Reste alors à profiter du paysage en regardant les vallées alentours, que nous surplombons à presque 1400 mètres d'altitude. Le vent battant nous fait bien vite quitter notre observatoire.

DSC09843

Voici notre récompense en rentrant à la maison, après une bonne randonnée, un délicieux liégeois à la Jasserie (établissement à la forte renommée locale qui tir son nom de son architecture typique du haut Pilat), et une super soirée chez nos amis, autour d'un verre de vin. Le Pilat est plein de ressources, nous avons pu l'expérimenter à travers la récolte des girolles et des cèpes, la pratique de la transhumance aou encore, la rando. Prochaine étape, partir à la récolte des baies sauvages, toujours dans le respect de la réglementation du parc régional. Myrtilles, fraises des bois ou framboises, les confitures seront nombreuses cet automne, pour peu que les cueillettes soient bonnes. Reste alors à s'initier à la fabrication de la sapinette. Déjà le planning se replit, avec un calendrier strict en fonction des saisons pour ne pas louper le coche !


mercredi 15 novembre 2017

Le Jardin Botanique de Nice

DSC00032

DSC00003Nous continuons notre chemin le long de la côte en direction de Nice. Cet été a été fabuleux, entre mer et ciel, nous avons pu visiter de nombreux parcs et jardins. Parmi ceux-ci figure le jardin botanique de Nice. Niché sur les hauteurs, il est une ode aux plantes de climat méditerranéen. De petite dimension, il a le mérite de présenter une collection composée de plus de 3000 espèces végétales tout en offrant une vue superbe sur la baie des anges. Le jardin possède plusieurs missions : conserver les espèces, les faire découvrir au public, pratiquer des échanges et acclimater de nouvelles essences. Les cinq grandes régions du globe y sont représentées, auxquelles s'ajoutent un espace dédié aux collections classiques et un autre à l'ethnobotanique, une de mes passions. De l'Afrique à l'Australie en passant par l'Asie nous avons de quoi faire.

DSC00018

Le site est également un refuge pour la faune. Bien souvent enclavée dans la ville, elle doit sa survie aux jardins de ville et des particuliers, formant parfois de véritables corridors.

DSC00026

Les nombreux points d'eau sont salvateurs pour les libellules méditérranéennes. Elles y trouvent de quoi pondre mais aussi de chasser. Terribles prédatrices, elles se nourrissent d'insectes volants et se font un plaisir de chasser les abeilles, les mouches, les moustiques et les papillons. Bien que l'hiver soit doux dans le sud, les adultes meurent aux premiers froid (excepté chez une espèce), laissant place à la saison suivante à la nouvelle génération.

DSC00007    DSC00010    DSC00008    DSC00017

Attention à la où l'on met ses doigts ! Les figuiers de Barbarie (Opuntia ficus-indica) et autres aloès épineux peuvent se relever être redoutables. Dans les milieux hostiles où poussent ces plantes, il faut être ultra adapté. Les ressources étant rares, elles se sont équipées pour résister aux assauts des grands herbivores.

DSC09981L'eucalyptus à odeur de citron (Eucalyptus maculata var. citriodora) se rencontre aussi sous les noms de Corymbia citriodora et d'eucalyptus citron (pas simple). C'est du feuillage que l'odeur citronnée très marquée se dégage.

DSC09983

C'est des feuilles que l'on tire une huile essentielle aux nombreuses vertus, utilisée dans l'industrie pharmaceutique. On l'emploie entre autre pour ses propriétés antivirales, anti-inflammatoires, calmantes et fongicides. C'est une espèce que l'on rencontre de préférence en Australie, son lieu d'origine, mais depuis peu dans le sud de la France, en Chine, en Amérique du Sud ou encore,  au Maghreb. C'est un arbre qui vit particulièrement vieux, plus de 500 ans. Il séduit les jardiniers et les pépinéristes de par son tronc élancé qui porte des couronnes de branches harmonieuses à plus de 30 mètres au dessus du sol et, de par son écorce est remaquable par son aspect lisse et doux.

DSC00037Le pin colonnaire (Araucaria columnaris) est, comme son nom ne l'indique pas, un araucaria à l'instar du désespoir des singes (Araucaria araucana). Endémique de Nouvelle-Calédonie, son port colonnaire et sa grande taille (pas moins de 50 mètres), il est renommé pour sa particularité à pencher fortement en direction de l'équateur, en particulier quand il en est très éloigné. l'origine de ce phénomène n'est pour l'heure pas connue.

DSC00036Le pin faux-Weymouth (Pinus pseudostrobus) est un conifère d'Amérique centrale aux aiguilles fines et extremement longues (jusqu'à 25 centimètres de long) disposées le plus courament en groupe par 5.

DSC00034    DSC00035

Les cônes femelles ne sont pas en reste avec des dimensions respectables, pouvant atteindre pas moins de 16 centimètres pour les plus grands. Chacun d'entre eux relâche 50 à 100 graines. Celles-ci tombent à maturité du sommet de l'arbre, soit 25 à 50 mètres pour les plus grands spécimens. Il se plaît sur les sols dépourvus de calcaire et dans les zones où les pluies sont abondantes. Peu résistant au froid, il faudra s'il on souhaite en posséder un chez soi, au mieux vivre dans le Sud, au pire s'équiper d'un bon voile d'hiverbnage épais, en veillant à  ce que l'arbre ne dépasse pas une trop grandes hauteur au niveau du houppier.

DSC09996        DSC09997

Voici deux herbacées typiques des côtes méditerranéennes françaises. Elles se caractérisent par leur indifférence à la sécheresse, leur capacité à pousser dans des zones rocheuses voire presque désertiques et leur résistance.

DSC00009    DSC00033    DSC09986    DSC09987

Des agaves d'Amérique (Agave americana) aux floraisons impressionnantes, des ipomées (Ipomea sp.) chatoyantes, une vue sur la mer et un cadre dépaysant, il n'en faut pas bien plus pour se croire ailleurs.

DSC09984 Koelreuteria integrifolia ne porte pas de nom commun à ma conaissance (on parle de nom vernaculaire). On le trouve parfois sous autre nom scientifique, celui de Koelreuteria bipinnata var integrifolia, c'est à dire comme un cultivar peu commun du savonnier de Chine (Koelreuteria bipinnata).

DSC09985

Les savonniers sont des arbres résistants aux éléments, en particulier au soleil (mais peu résistant au vent) et qui peuvent croître en très haute altitude, plus de 1800 mètres pour certaines espèces. Ils sont connus pour leurs capsules, c'est à  dire un ensemble de membranes qui protègent le fruit et qui sont semblables à des lanternes chinoises.

DSC00002 Quelques délicates et discrètes cigales (peut être bien grises et nommées Cicada orni), accompagnent nos pas sur les sentiers du parc qui montent et descendent inlassablement, donnant un aperçu de la flore de pas moins de 75 pays. Nous partons donc, la tête pleine d'images et d'idées, en direction de la vallée du Rhône.

DSC00016    DSC00042    DSC00046    DSC00048

lundi 15 février 2016

Sortie en montagne 13.

DSC09794

N'est-il pas beau, ce sommet enneigé du mont Ventoux ? Été comme hiver il est d'une blancheur immaculée. Quand les rayons du soleil se feront abondants et chauds, la neige laissera rapidement place à de la caillasse tout aussi blanche. On y trouve une flore rare et de nombreuses espèces uniques en France.

 

Le Cynips de la galle ronde du chêne (Andricus kollari).

Ce cynips est un tout petit insecte de la famille des Cynipidae. Il est un lointains cousin des guêpes, des fourmis et des abeilles. Les femelles pondent leurs oeufs sur les rameaux du chêne pédonculé (Quercus robur). L'arbre va produire pour se protéger des tissus qui vont entourer le corps étranger et vont former une "noix de galle". Les larves vont s'en nourrir jusqu'à s'en extirper en perforant la paroi. Ces galles ne sont pas dangereuses pour l'arbre.

DSC09450

DSC09542 DSC09561

DSC09851

DSC09854 DSC09540

 

La campanule fausse raiponce (Campanula rapunculoides).

 Cette grande campanule est très présente dans toute la partie Est de la France. On la rencontre dans les friches, les champs, les jardins, les forêts, les bords de route etc. Elle a été pendant un temps utilisée comme légume dans les potagers car ses tubercules et ses jeunes feuilles cuites à l'eau sont comestibles sans pour autant être très bons. C'est désormais dans les jardins qu'elle est cultivée pour sa beauté et ses dimensions.

DSC07780 DSC07782

DSC07769

 

Le pavot cornu (Glaucium flavum).

 Ses feuilles sont très reconnaissables mais c'est surtout grâce aux longues cosses de ses fruits que l'on peut avec certitude le reconnaître. Ici sur la commune de Sault elle pousse un peu près à la hauteur maximale qu'on lui connaît : 800m. Elle est très présente dans le midi et le long des côtes françaises. Sa floraison se fait normalement entre février et juillet mais cette année elle est en avance comme pour de nombreuses plantes.

DSC07928 DSC07930

DSC07931

DSC07934 DSC07943

 

La famille des trèfles (Trifolium).

 Les trèfles appartiennent aux fabacées. Ils vivent en symbiose avec des bactéries qui fixent l'azote au niveau de leurs racines. On rencontre de nombreuses espèces de trèfles comme le trèfle des prés (Trifolium pratense) présent sur les deux premières photographies ou le trèfle blanc/rampant (Trifolium repens) visible en dessous. Ils sont cultivés pour redynamiser les sols et comme fourrages pour de nombreuses espèces animales.

DSC07788 DSC07783

DSC07791

 

La scabieuse à trois étamines (Scabiosa triandra).

 En voilà une autre à la floraison détraquée. D'ordinaire cette scabieuse fleurie de juillet à octobre. Celle-ci début décembre était encore bien ouverte. On la rencontre surtout dans le Sud-Est de la France dans les zones très ensoleillées et plutôt exposées à des températures chaudes, même sur un court laps de temps.

DSC07802

 

Le silène enflé (Silene vulgaris).

 Il porte ce nom en raison des calices des fleurs bombés et nervurés. Les enfants les utilisent comme claques doigts en fermant l'extrémité ouverte d'une main et en écrassant de l'autre le ballon ainsi formé. Les jeunes pousses sont parfois récoltées pour être cuisinées crues ou cuites à l'eau pour leur goût de petit pois.

DSC07978

DSC07903 DSC07908

 

La centaurée jacée (Centaurea jacea).

 Elle porte aussi le drôle nom de "tête de moineau". On la rencontre un peu partout en France dans les champs, les près et dans les milieux plus ou moins frais. Elle s'étant du Sud de l'Europe au Nord de la Sibérie. Elle est récoltée pour les structures pharmaceutiques pour les propriétés médicinales qu'on lui prête.

DSC07809 DSC07814

DSC07810

DSC07813 DSC07817

 

Le Gaillet gratteron (Galium aparine).

 Pour le reconnaître il faut se fier à ses tiges carrées, aux petits fleurs blanches à quatre pétales, aux graines qui s'accrochent aux poils et aux feuilles se terminant par un léger crochet. On l'utilisait enfant comme "balle adhésive" en formant avec les tiges une boule qui s'accroche aux vêtements et aux cheveux. Les pousses sont parfois consommées en salade ou en soupe et parfois, comme traitement pour la peau en médecine populaire.

DSC07913 - Copie DSC07915

DSC07924 - Copie

 

L'absinthe (Artemisia absinthium).

 Nommée aussi armoise ou herbe sainte, elle est intimement liée à l'histoire des hommes. C'est une plante médicinale utilisée autrefois pour les maux d'estomac, les règles, les fatigues etc. Elle est surtout connue pour son utilisation dans la célèbre absinthe, alcool du même nom qui en France était très apprécié à l'époque des romantiques. Dans l'emploie médicamenteux comme dans l'alcool, elle s'avère toxique et dangereuse. Certains auteurs comme Charles Baudelaire s'en enivrait et la nommait "la fée verte", lui prêtant les traits d'une muse.

DSC07820 DSC07822

 

Les églantiers sauvages (Rosa sp).

 On confond trop souvent l'églantier (Rosa canina) avec les autres espèces de rosiers qui pousse de manière naturelle en France. Bien qu'il soit très courant, il se différencie des autres espèces par la forme de ses feuilles, la couleur des pétales ou la taile des fruits. Néanmoins la distinction est rarement simple à faire.

DSC07988 DSC07989

DSC07991 DSC09396

 

Le pin à crochet (Pinus uncinata).

 Très abondant au mont Ventoux, il résiste très bien au froid, à la neige mais aussi aux vents violents et aux fortes chaleurs. Pour certains botanistes il est une espèce à part entière mais pour d'autre il s'agît d'une sous-espèce du pin de montagne (Pinus mugo), ce qui entraîne parfois de vifs débats. On l'emploi pour reboiser les zones déforestées ou pour les industries gourmandes en bois, en particulier dans la construction de charpentes.

DSC09761 DSC09770

DSC09788 DSC09782

 

L'étude des lichens : la lichénologie.

 Les lichens sont l'heureux mariage entre un champignon et une micro algue (pour simplifier les choses). La naissance d'un individu viable et fécond se nomme une lichénisation. La lichénologie se penche sur les phénomènes liés à l'apparition des lichens, des espèces découvertes et à découvrir, à leur symbiose, de la manière dont elles s'adaptent à travers le monde et à l'identification des champignons et algues les composants.

DSC09407 DSC09618

DSC09623

 

Pelouses sèches de la vallée du Ventoux.

 C'est un milieu bien particulier où l'on rencontre des espèces rares. On parle de pelouse sèche quand on fait face à une zone composée d'herbes rases composées de graminées et de petites herbacées. Ce type de végétation se rencontre de manière ponctuelle au Ventoux en raison des forts vents dépassants parfois les 250km/h, du sol qui est très drainant, pauvre en substrat et en éléments, des pluies faibles et aux fortes variations de chaleurs.

DSC07962

DSC09367 DSC07792

 

Les fruits de montagnes.

En montange on rencontre de nombreusesbaies qui peuvent aussi bien nourrir les oiseaux que les hommes. Les fruits d'aubépine (Crataegus sp.) étaient employés dans la confection de farine. Les pines de pin à crochet (Pinus uncinata) peuvent se consommer comme des pignons et les baies du genivrier commun (Juniperus communis) fait le plaisir des amateurs de choucroute. Par contre les frutis du lierre (Hedera helix) nous son toxiques.

DSC09399 DSC09400

DSC09580

DSC07799 DSC09393

 

Le village de Sault.

 C'est une commune du Vaucluse qui culmine à 765 m d'altitude. Elle est entouré du haut de son piton rocheux de champs de lavande et de pâtures à moutons qui composent une partie de la vallée du Ventoux. Le climat y est rude : l'été y est sec et chaud, il n'est pas rare de voir des abondantes chutes de neiges l'hiver et le vent qui y souffle décorne un boeuf sans mal. Malgré cela, Sault reste un très beau village où il fait bon s'y promener.

DSC07996 DSC09369

 DSC09376

Cycle d'une plante annuelle.

 Comme leur nom l'indique, il s'agît de plantes qui ne vivent pas plus d'une année. Parmi celles-ci on trouve par exemple le basilic, la bourrache, la marjolaine, le datura ou encore le pourprier. De leur germination à leur mort, pas plus d'un an ne s'est écoulé. Pour favoriser la survie de l'espèce, elles ont une floraison rapide, prolongée et importante pour augmenter leur reproductivité et une production de graines souvent très abondante.

DSC09477 DSC09874

DSC09877

PB080458 PB080460

 

L'oothèque de la mante religieuse (Mantis religiosa).

 C'est dans l'oothèque que la femelle de la mante religieuse dépose sa ponte, soit entre 200 et 300 oeufs. Elle la produit grâce à ses valves génitales qui donnent une soie résistante durcissant à l'air libre. C'est par la bande blanche que les petites mantes sortent à l'arrivée des beaux jours, c'est à dire vers le mois de mai.

PB080453

 

Le sous-bois des chêneraies.

 Le Ventoux est une terre de vins mais surtout de truffes noires (Tuber melanosporum). De ce fait on croise de nombreuses chênaies plus ou moins anciennes dont certaines abritent le précieux champignon. Sur le sol de celles-ci on trouve une variété de plantes importantes et atypiques car le chêne est un arbre qui laisse filtrer facilement la lumière. Ainsi des plantes peu commnes d'ordinaire dans les bois s'y épanouissent plutôt bien.

DSC07797 DSC09502

DSC09422 DSC09894

 DSC09449

Le mot de la fin.

 Un très bon séjour en perspective où la gastronomie a été à la fête. En effet, au Ventoux il y a de quoi boire et manger bien et bon .... mais les mollets ne sont pas restés inactifs pour autant ! Il a fallu d'autant plus affronter de terribles rafales de vent pour admirer le paysage. Heureusement qu'au centre du village se trouve une boutique de nougat pour motiver et redonner un peu de courage aux marcheurs au nez rougit par ce vilain temps.

PB080483 PB080557

mercredi 12 novembre 2014

Le jardin en Octobre.

PA300046

Octobre a été doux et beau, et ce n'est pas pour rien qu'il est l'un de mes mois adoré. Malgré quelques grosses averses, c'est un véritable été indien au quel nous avons eu droit. Chaleur, lumière rasante de l'automne, animaux de sortie, feuillages rouges et dorés des arbres, il n'en fallait pas plus pour sortir l'appareil photo.

Le beau temps m'a aussi fait déserter le web pendant quelques temps. Me revoilà donc avec une flopée d'articles : montagne, forêt et jardin, il y en a pour tous les goûts. Et même pour les sudistes, quelques photos des champs de lavandes et des chênes truffiers devraient faire leur apparition.
L'été indien est fini, place au temps gris, au froid, aux feuilles mortes, aux derniers orages et à la pluie...

PA120601   PA120608

PA230680   PA230709

 Petit passage par la cuisine. Les récoltes ont été bonne, pommes, poires, girolles, cèpes, columelles, noix, noisettes.... chez nous pas de disette. Un peu de beurre, un peu de crème, un peu de sucre et le tour est joué.

PA260349

 L'hortensia (Hydrangea macrophylla) est un arbuste à fleur originaire du Japon. C'est une plante ornementale rependue dans les jardins. En fonction du sol les fleurs sont roses (sol acide) ou bleues (sol basique). 

PA220016 PA220076

PA220050 PA220052

Une jolie faisane d'élevage est venue se réfugier dans le jardin. On compte en tout et pour tout une trentaine de sous-espèces de ces oiseaux à travers le monde. C'est un gibier prisé, aussi bien pour sa chair que pour les jolies plumes qui ornent le mâle. On estime que Rhône Alpes est une des régions de France où l'on croise le moins ce bel animal ce qui explique les nombreux lâchés.

PA120572

 Les jours se font cours. 

PA170008 PA170009

PA170010 PA170011

 Le fusain du Japon (Euonymus japonicus) est un bel arbrisseau aux feuilles marginées qui trouve aisément sa place parmi les massifs de fleurs. Sont feuillage persistant dure toute l'année.

PA130621

 Les jours sont donc courts mais aussi très gris. À charge de revanche il y a beaucoup à faire dans la maison et le temps passe plus vite qu'on aimerai. C'est aussi le moment parfait pour passer en revue notre troupe de charmants et bruyants poilus.

PA170205 PA170164

PA170082 PA200044

 Les chats domestiques (Felis silvestris catus) se rencontrent sur tous les continents. Parfois devenus sauvages (chats harets), ilspeuventalors représenter un danger pour la faune sauvage : destruction d'spèces locales (oiseaux, rongeurs etc.), hybridation avec des espèces félines sauvage (le chat sauvage européen par exemple : Felis silvestris silvestris). Mais nos doux compagnons ne représentent un danger actuellement que pour les mulots et rats du jardins et aussi pour le canapé neuf. Don't panic.

PA170068

PA170146 PA270366 PA010018 PA280428

 D'après les dernières études menées, le chat domestique comme nous le connaissons (et qui regroupe une soixantaine d'espèces reconnues et définies), serait issue du chat africain. Vénéré par les égyptiens sous les traits de la déesse chat Bastet, i aura longtemps une mauvaise réputation en Europe. En Afrique il est souvent chassé des foyers car il lui arrive de ramener des serpents encore vivants ... chose à la quelle nous avons eu droit avec notre teigne Khéops l'été dernier.

PA170038 PA170099

PA200050 PA200122

 On oubli trop souvent que le chat possède de véritables superspouvoirs, en dehors de son agilité, de sa patience ou encore de sa rapidité. Il peut goûter les odeurs avec son odorat grâce à l'organe de Jacobson et presque toujours retomber sur ces pattes grâce à l'organe vestibulaire. Un véritable ninja.

PA200012

PA270380 PA200042 PA170185 PA170172

  Aujourd'hui le chat domestique est en passe de détrôner le chien dans le coeur des Français. On compte plus de 10 000 000 dans les foyers français. Son indépendance, ses soins de moindre coût, sa sociabilité et sa petite taille en font un compagnon de choix.

 PA170176

La pâquerette vivace (Bellis perennis) est une plante commune, en particulier dans notre pelouse. Cette vivace est utilisée en médecine populaire pour soigner l'hypertension, soulager les poitrines douloureuses ou les baisses d'énergie. On peut la voir fleurir presque toute l'année.

PA280453 PA280456

PA200014 PA170003

 La vigne-vierge à trois pointes (Parthenocissus tricuspidata) pare la maison de jolies teintes rouges et or. Cette vigne vierge originaire de l'Asie (en particulier Chine, Japon et Corée) est la plus résistante de toutes et ne craint pas les températures qui descendent au dessous du zéros.

PA100558

 Des nuées d'étourneaux, suivit par les grands corbeaux se régalent des noix qui nous n'avons pas eux le temps de récolter. Leur plumage terne de loin, flamboyant de près leur permet de se dissimuler. Sur cette photos, on peut facilement les confondre avec les feuilles mortes des noyers.

PA170087 PA170086

PA170124 PA170125

 Que le jardin est beaux ! Choux, poireaux, framboises tardives et même courgettes.
Les soupes et les tartes n'en sont que meilleures. 

PA170012

 La menthe (mentha) fait grise mine. C'est une plante connue un peu partout à travers le monde pour ces très nombreuses qualités, tant gustatives que médicinales. On la connait notemment pour ses propriétés stomachiques: elle ouvre l'appétit, soigne les maux d'estomacs et apaise les brûlures de celui-ci.

PA170107 PA170138

PA170120 PA170121

 Beau noyer commun (Juglans regia L.) ! Arbre vénérable ! (oui je suis à fond) ... chez nous la noix de Grenoble, c'est notre fierté. Celle-ci permit à la région Dauphinoise de connaître un bel essor économique mais aussi de pallier à la disparition des arbres fruitiers au XVIIIe siècle à cause de nombreuses maladies dans la région.
Moi chauvine ? Jamais !

PA290463

 Une abeille ? une guêpe ? Rien de tout cela mais un imposteur (ou un nain posteur...j'ai mangé un clown ce soir ...) et il n'est pas le seul. Nombreux sont les insectes en particuliers les mouches à immiter les rayures des insectes à dards pour faire fuir les prédateurs potentiels et butiner en toute tranquillité. 

PA170188 PA170187

PA170039 PA170193

 Autre délice, la noisette, furit du noisetier commun (Corylus avellana). Chez nous, nous en avons de toutes les formes et provoque la convoitise chez les oiseaux, les écureuils et ... les promeneurs (grrrr !). L'amande est riche en vitamines et en divers nutriments ce qui en fait un aliment de choix. La France est le 9e pays producteur au monde de noisettes avec loin devant la Turquie et l'Italie.

PA290458

 La maison est vieille et a connu bien des vies d'hommes comme le rappel ces plaques qui font le charme des portes de l'ancienne écurie. Elle est devenue le repaire de mes deux arsouilles de frangins.

PA170130 PA170131

PA170132 PA170134

 Mycologie :science étudiant les champignons, des oomycètes et des myxomicètes. Mentionné sous l'antiquité, elle ne prend forme que véritablement au XVIe siècle avec Hermolaus Barbalos, grand humaniste, scientifique et homme de science italien.

PA170127

 La balsamine de Balfour ou petite impatiente de l'Himalaya (Impatiens balfourii) a conquit le jardin. Cette plante à la particularité de voir sa gousse exploser quand elle est à maturité pour laisser s'échapper ses graines. En milieu sauvage c'est une invasive.

PA170628 PA170630

PA290701 PA290703

 En voilà un qui n'a pas trouvé la sonnette est qui vient directement frapper à la porte ! Quel effronté !
Peut-être a-t-il eu peur de finir en hors d'oeuvre de manière un peu prématuré.

PA300083

 Une petite pause s'impose !

PA300049 PA300089

PA300090 PA300074

 L'automne et ses bouquets! Fusain d'Europe, fougères aigles, branches de noisetiers,
chat malicieux et roses de mon amoureux viennent égailler le salon. 

PA200066

 Place au land art. Les feuilles et les derniers fruits tombent, il fait frais mais la lumière du dehors est magnifique... tous les ingrédients sont là pour laisser parler l'imagination. Ludique et artistique, le land art est un moyen superbe d'initier les enfants à la nature par le jeu et qui plus est, il peut se pratiquer toute l'année, aussi bien en intérieur qu'en extérieur.

PA200020 PA200023

PA200032 PA200034

  Quelques pommes tombées ? Voilà un cour de géométrie improvisé. Une fois la création finie,
les chevaux voisins auront le droit au plus beau des repas de fête.

PA200097

 Quelques battons et voilà une présentation originale des droites et des parallèles.

PA200063 PA200069

PA200079 PA200072

Et pour finir, quelques vagues, courbes et autres cercles.
Voilà en somme le résumé d'octobre.

PA280434

dimanche 16 décembre 2012

Début des fêtes!

SAM_9334

La neige est partie et les fêtes débutes. Déjà la nature s'éveille et se donne en spectacle, de la fenêtre de mon amie Poppy, un superbe arc-en-ciel rayon sur la campagne. Dans la tradition européenne, il est symbole de bonheur et de joie. 

SAM_9337 SAM_9378

C'est chez elle aussi que nous avons dégusté les noix mondées, récoltées au début de l'automne et séchées avant d'être dégustées ou vendues pour la pâtisserie.  

SAM_9395 SAM_9358

Retour au foyer où la maison se met aux couleurs de la fête. Au programme: petites douceurs et table festive, avec une nappe plus que chatoyante.

SAM_9321

C'est aussi la période où les mandarine et les peaux d'oranges grillent tranquillement au coin du feu et embaume la maison d'une délicieuse odeur d'agrumes.

SAM_9355 SAM_9394

La décoration de noël et les accessoires légèrement rétro donne un côté de maison d'antan délicieux à la tablée. 

SAM_9331 SAM_9387

C'est le moment de se parer de sa plus belle tenue, d'enfiler ses talons et de couvrir ses cheveux de laques, de tresses et de strass pour rayonner.

SAM_9406

Et surtout, c'est le temps de passer au fourneau, pour émerveiller petits et grand dans l'assiette. Et bien que certains plats restent simples, ils contribuent à réunir la famille autour d'un bon repas.

SAM_9369 SAM_9370

Et pour l'occasion, on réalise des petites douceurs que l'on ne prendrait pas forcément de paufiner en cuisine. Ici des verrines de saumons dont la recette se trouve dans la rubrique cuisine.

SAM_9399 SAM_9534

Un peu de déco par-ci, par-là pour finir de rappeler qu'aujourd'hui est un jour de fête!

SAM_9472

Et après un bon repas et quelques jolis cadeaux, une petite balade digestive ne fait pas de mal et détend les jambes engourdie. Le soleil est haut dans le ciel et la température frôle les 11°C ce qui est très agréable après les grands froids que la région à connue. 

SAM_9449 SAM_9414

La neige est partie et l'herbe est verdoyante. Petit drame cependant avec la découverte d'un jeune chevreuil mort dans le hameau. Ici la population connaît une forte consanguinité, ce qui rend les individus beaucoup plus sensibles aux maladies. C'est aussi pendant la période froide que les animaux sont les plus faibles et connaissent un fort taux de mortalité. C'est le jeu de la sélection naturelle.

SAM_9460 SAM_9458

C'est aussi le temps pour le lierre de donnent ses fruits que les oiseaux s'empresseront de grignoter avant d'en ressemer les graines naturellement. Au printemps de nouveaux pieds de lierre pourront grimper à leur tour sur les troncs.

SAM_9517

Mais le soleil se couche vite en cette saison et bientôt il faudra rentrer à la maison pour laisser la nuit prendre doucement sa place.

SAM_9529 SAM_9537

Mais il reste encore de temps pour récolter avec les petits bouts quelques trésors du jardin. Au tableau: quelques coquilles d'escargots blanchis par la pluie, un tête florale d'ortensia séchée, quelques lamiers, une baie d'églantier, deux ou trois noix tombées à l'automne et un tout jeune polypore.

SAM_9558 SAM_9539

Mais voilà la nuit, il faut rentrer se mettre au chaud car la température tombe de manière vertigineuse et la luminosité s'efface. 

SAM_9507

En tout cas ce fût une belle fête de Noël, un peu en avance certes, mais haute en couleur.

mardi 25 septembre 2012

Jardin et serre botanique du muséum d'histoire naturelle de Grenoble.

Ce n'est pas parce qu'on se trouve en ville que l'on échappe à la nature. Certains lieux lui sont dédiés.


SAM_5356
 SAM_5352

La roseraies de Grenoble n'est pas bien grande mais elle est charmante. Cela est dû aux noms de ses rosiers.

SAM_5360 SAM_5361

Les botanistes et les particuliers sont souvent inventifs pour nommer les nouvelles variétés qu'ils créent. Ici un rosier Jacques Prevert mais ce n'est pas le seul à porter un nom illustre. On peut ainsi trouver le Louis de Funès, le Nicolas Hulot, le Philippe Noiret ou le Anthony Meilland par exemple.

SAM_5367

Un petit jardin éducatif a été mis en place devant la serre.

SAM_5363 SAM_5366

Abris pour insectes et tomates sont de mise.

SAM_5365 SAM_5368

Un des bacs en bois a été aménagé en jardin aromatique, à côté des pieds de tomates et de haricots qui se sont vus parés de drôles de décorations.

SAM_5370 SAM_5372

L'intérieur de la serre se divise en plusieurs zones: l'espace désertique, le jardin d'hiver(zone semi-marécageuse) et la zone les plantes des forêts tropicales (on peut y voir un ana). Ici nous sommes dans l'espace désertique où euphorbias, cereus, ferocactus, agaves, myrtillocactus, aloes, yuccas, sedums, haworthias, kalanchoes, xerosycios (de la famille des cucurbitacées) s'épanouissent.

SAM_5400

L'espace dédié aux plantes des forêts tropicales n'est plus ou du moins, pas encore en fleurs, cependant anas, fougères, bananiers, plantes carnivores équatoriales et orchidées sont bien présents.

SAM_5385 SAM_5384

Une fleur bien étrange à fait son apparition parmi les fougères.

SAM_5402 SAM_5410

Dans le jardin d'hiver, une grand nombre de fleurs ont fleurit comme cet arum et cette étrange fleur à droite. Mais elles ne sont pas seules, des fleurs du paradis et des orchidées en gueule de loup violettes tachetées de blanc sont là aussi, sans oublier les nénuphars.

SAM_5420

A l'extérieur on peut voir plusieurs variétés de plantes carnivores qui ma foi, sont bien plus nombreuses cette année que l'an passé. (ci une plante carnivore du type sarracenia et couchée sur une autre plante carnivore, une drosera qui est couverte de milliers de poils gluants.

SAM_5416 SAM_5419

Les plantes carnivores se nourrissent de petits insectes mais on a retrouvé dans les plus grosses des grenouilles et même des rats. Pour se nourrir les plantes du type drosera attendent que les insectes touches ou se posent sur leurs feuilles. Celles-ci sont couvertes de petits poils gluants qui se referme sur les malheureux. Ils sont digérés et absorbés par ces mêmes feuilles, comme un estomac à l'air libre.

SAM_5417 SAM_5421

Pour le type sarracenia, le mode de capture est simple. L'insecte vient boire l'eau ou le nectar contenu dans le réceptacle de la plante. A ce moment là elle n'a plus qu'à fermer son claper et à digérer tranquillement son repas.

SAM_5422 SAM_5423

Les plantes carnivores sont fragiles. Rares et précieuses, elles sont protégées sur le territoire français.

SAM_5429

Les opuntias qui supportent la vie à l'extérieur offrent de beaux fruits roses.

SAM_5428 SAM_5429

Bien que ce parc et cette serre soient tous petits, il y a beaucoup à voir. Il y a également une belle collection d'arbre (et même un olivier) identifier et la faune est importante. Bien que l'on trouve les canards et les écureuils, communs à tous les parcs et pas peureux pour un sous, d'autres espèces sont facilement visibles comme les merles, les grives et même les chouettes,  grâce aux nombreux nichoirs installés dans les arbres en hauteur.