samedi 14 décembre 2019

Sortie dans les marais 16.

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C'est le week-end ! Le soleil brille dans le ciel et l'air ambiant est doux malgré que nous soyoons en automne. Il faut en profiter. Nous voilà donc partis en direction Miribel Jonage, un ensemble de grands lacs formés par l'extraction des graviers issus de l'ancien lit du Rhône. D'ailleurs, la carrière est toujours en fonction et chaque fillon exploité à vocation à finir en étendue d'eau. Si une partie du plus grand étang est dédié à l'homme et à ses activités ludiques à travers une grande base nautique équipée entre autre d'un golf et de pontons à bateau, le reste de l'espace est relativement calme et seuls les promeneurs et les pêcheurs s'y aventurent. Cela en fait donc un avre de pais pour de nombreuses espèces, en particulier pour les oiseaux hivernants qui y trouvent refuges. Enfin, c'est un corridor écologique qui permet aux animaux revenants du sud de prendre repos dans leur périple avant de continuer leur traversée qui, entre autre, relie le fleuve Rhône aux zones humides de la Dombe.

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Entrés dans la lisère, nous tombons sur deux espèces que j'aime beaucoup. À gauche il s'agit de l'aubépine monogyne (Crataegus monogyna) aux beaux fruits rouges et à la floraison mellifère. Pour rester dans les odeurs, à droite il s'agit du calament nepeta (Clinopodium nepeta), plante très parfumée aux fleurs violines utilisée en Corse comme herbe aromatique dans la cuisine, chose que l'on ne retrouve pas sur le continent.

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Une jolie liane aux baies rouges s'enroule sans faire de mal au branches des buissons qui bordent le chemin. Il s'agit du tamier commun (Dioscorea communis) qui à cette période de l'années des feuilles jaunes en forme de coeur.

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Surnommé sinistrement herbe aux femmes battues, il était employé pour dissimuler les hématomes et autres bleus. Entièrement toxique, les jeunes pousses peuvent être toute fois consommées après avoir été récoltées au printemps puis passées dans au moins deux eaux de cuisson distinctes. Elles sont alors accommodées comme des asperges.On les connaît alors sous le nom de respountchous et sont assez prisées dans le sud de la France. On ne serait réserver le même traitement aux fruits ou au tubercules qui, dangereux par ingestions, peuvent également provoquer des dermites s'ils sont trop manipulés à main nue voire même des ampoules là où ils ont été en contact avec la peau.

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Sur un vieux champignon de bois, un bout de mue de serpent. Il s'agit des écaille ventrales, reconnaissables à leur grande taille et que l'on appel parfois gastrosteges. Composées de kératine à l'instar de nos ongles, elles protègent le corps du reptile, retiennent l'humidité et l'aident même à se mouvoir. La mue intervient à différents âges de l'animal. Celui-ci doit le plus souvent gêner pour pouvoir sortir de son ancienne peau avec aisance.

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En parlant de champignon, le voici. Il s'agit peut être d'un polypore hérissé (Inonotus hispidus) dont la carpophore délavé par la pluie lui confère un aspect blanc.  Poussant sur le tronc tombé à terre d'un peuplier noir (Populus nigra), il est connu pour s'installer souvent sur les vieux fruitiers, en particulier les pommiers (Malus sp.). Quand il est encore frais, il présente un chapeau roux et brun velouté, presque poilu.

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Sur le lac, plus de 500 foulques macroules (Fulica atra) se ressemblent en grand bancs. Nous sommes pliés de rire à les observer. Outre le vacarne, les osieaux se divisent en petits groupes tournants sur eux mêmes avant de se réunir, semblant au loin à des radeaux à la dérive. En période de reproduction il en est tout autre chose, les mâles devenant très territoriaux et ne laissant approcher que certaines femelles dans l'espoir de les courtiser.

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Pafois confondue avec le poule d'eau (Gallinula chloropus), on la différencie par son bec blanc et la tâche de la même couleur qui orne son front, ainsi que sa grande dimension et ses pattes aux larges doigts gris. Omnivore, on l'observe souvent à se nourrir de végétaux  attrapés dans le fond vaseux. Elle peut également se nourrir des petits invertébrés qu'elle glane dans les algues ou sur les rives des plans d'eau calmes qu'elle aime investir.

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Fendant le ciel, trois cigognes blanches (Ciconia ciconia) nous survolent. Elles viennent de la Dombe, où certaines d'entre-elles s'y sont établies pour l'année. Les prés semi-immergés, les marais, les champs retournés et les étangs aux berges en pente douce sont des lieux idéaux pour qu'elles puissent mener leurs chasses sans peine. Poissons, grenouilles, scarabées, mouches, petites rongeurs ... le choix est plus que large.

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Le calme plat est troublé par l'agitation d'une famille de cygnes tuberculés (Cygnus olor). Les petits, encore incapables de voler, déploient leurs ailes et encouragés par leurs parents, les battent de toutes leurs force, les plumes blanches détonnant avec le duvet gris qui recouvre ces gros poussins devenus adolescents. Il leur faudra , pour les parent, attendre en tout et pour tout 4 à 5 mois pour voir les cygnons s'élever dans les airs.

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Depuis le belvédère de l'étang des pêcheurs, deux géants nous attendent. À gauche, isolé et vêtu de cendre, le héron cendré (Ardea cinerea) qui semble jeune à la vue de son bec clair et des plumes plutôt claires de sa calotte.

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En dessous, trois grandes aigrettes (Adrea alba) donnent le change. Si on connaît le gracile volatile avant tout par sa blancheur, on oublie trop souvent que la belle prend des teintes marquées à la période des amours. Les tibias rougissent et le beau bec jaune devient plus verdâtre voire gris. Cependant cela ne se retrouve que chez une seule sous-espèce, Adrea alba alba qui est la plus commune des quatre grandes aigrettes que l'on retrouve sur le globe. Bonne chasseuse, son régime alimentaire est plus varié et comporte aussi bien des petits poissons que des grenouilles, des reptiles, des larves ou des insectes massifs, celle-ci n'hésitant pas à chercher dans les champs inondés les campagnols poussés par les galeries immergées à remonter à la surface.

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Pas moins de 13 tortues de Floride (Trachemys scripta elegans) barbottent dans les eaux claires de Miribel Jonage. Avec leurs tempes rouges, on ne peut les confondre avec aucune autre espèce indigène. Bien que très belles, ces américaines arrivées chez nous depuis une quarantaine d'années mettent à mal la faune en prenant le pas sur les tortues locales que ce soit pour les sites de pontes ou pour les ressources alimentaires.

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Une grenouille du type verte (Pelophylax sp.) partage le même milieu. C'est l'un des rares amphibiens à passer la majeur partie de son temps dans les mares. À l'arrivée de l'hiver, elle s'enfouie dans la vase pour hiverner, ne respirant alors que par sa peau. Sa cousine canadienne la grenouille des bois (Lithobates sylvaticus) est encore plus incroyable, ayant la capacité de geler intégralement avant de revenir à la vie quand arrive le printemps.

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Deux espèces de lézards se tirent la vedette. À gauche, le lézard de murailles (Podarcis muralis) qui sur un vieux mur réchauffe sa carcasse avant de partir à la chasse aux araignées et aux sauterelles. Non loin de là, dans un pique-nique abandonné sans aucune honte ce qui est hallucinant, un lézard vert à deux raies (Lacerta bilineata) fait festin d'une grappe de raisin bien qu'il aime tout autant croquer des insectes.

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Défilé de gobes mouches noirs (Ficedula hypoleuca). C'est bien simple, ils sont de partout à en ce retour de migration. Passant par la France pour regagner ses appartements d'hiver en Afrique occidentale après avoir niché dans le Nord de l'Europe, parfois même en France bien que cela soit relativement rare. Sa reproduction est très rapide, la femelle couvant 13 à 15 jours et le couplant menant à terme la portée en 12 à 17 jours.

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C'est dans une cavité (souvent de pic), que les oeufs bleus au nombre de 5 à 8 sont pondus. Fin juin voire début juillet, les nids sont désertés et les petits apprennent à faire leurs armes. C'est alors le moment de redescendre sous des latitudes plus clémentes. C'est ainsi qu'au début de l'automne les gobes mouches noirs abandonnent leurs belles couleurs pour adopter un plumage gris plus discret qui leur permet de passer inaperçu.

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Le Silène (Brintesia circe) est un papillon brun de belle taille qui à la particularité de partager son nom à la fois avec des plantes herbacées de la famille des Caryophyllaceae, un singe indonésien au pelage noir (Macaca silenus) et un satyre, demi-dieu personnifiant l'Ivresse. Percepteur du dieu Dionysos, on le fait souvent naître des amours d'Hermés mais aussi de Pan et d'une nymphe, de Pan et de Gaïa ou de Gaïa et d'Ourannos.

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Les oiseaux ont peut être déserté les nichoirs, mais les berges restent pleines de vie. Les castors d'Europe (Castor fiber) sont à l'oeuvre. Plutôt nocturnes, on peut parfois les observer en journée. Si l'été ils se nourrissent de jeunes pousses, ils se tournent assez volontiers le reste du temps vers les écorces, les jeunes branches et les feuillages qu'ils atteignent en faisant tomber à la force de leurs dans les troncs d'arbres au bois tendre.

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Voilà un des grands mal aimés du moment, le grand cormoran (Phalacrocorax carbo). Accusé de voler le poisson des pêcheurs, ses populations sont tombées au plus bas. Protégé, il a pu remonter doucement la pente bien qu'aujourd'hui il fasse l'objet à nouveau de tirs important, bien que nombreuses études tendent à prouver que l'oiseau ne pêche pas les mêmes espèces que celles prisées par les pêcheurs de loisirs et les pêcheurs professionnels. Reste le problème des piscicultures, ou bien des moyens autres que le tir peuvent être mis en place. Sur la dizaines de cormorans en pêche observés ce jour là, tous se nourrissaient de poissons chat américain (Ameiurus melas), une espèce invasive qui diminue l'effectif des autres espèces de poissons. La solution au problème est là, sous nos yeux, et nous ne trouvons rien de mieux que de lui tirer dessus.

C'est sur ce constat triste mais aussi, l'observation plus joyeuse d'un bongios nain (Ixobrychus minutus) et d'une mouette pygmée (Hydrocoloeus minutus), deux espèces peu communes, que nous achevons notre ballade d'une journée. Marcher au rythme des oiseaux, dans des aires de nature calmes et encore ensauvagées est un bonheur, malgré les tirs rapprochés ça et là qui nous ont pas endroits fait prendre la fuite.

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samedi 23 novembre 2019

Expédition en Camargue.

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Nous n'avons pu résister à passer de nouveaux quelques jours dans le sud. Le crochet par la réserve de Crau s'est mue en une longue visite des marais de Camargue. Mais avant cela, nous bifurquons en direction des falaises de Liou, non loin du Colorado Provençal avant de venir poser nos valises du côté de la citée phocéenne. Nous espérons voir alors les vols de guêpiers que nous avons pu croiser quelques semaines plutôt lors de notre escapade au mont Ventoux. Pour le coup, nous sommes chanceux et nous nous trouvons au sommet d'un rocher où pas moins d'une quarantaine de guêpiers d'Europe (Merops apiaster) aux couleurs chatoyantes nous survolent. Un moment magique passé à observer les oiseaux s'éloiogner dans le lointain. L'après-midi sera ponctué par ce type de rencontre, nous donnant un nouveau regard sur les terres agricoles éloignées du bord de mer et que nous boudions jusqu'alors lors de nos expéditions.

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Sur une aire d'autoroute au niveau de Valence, nous sommes témoins d'un spectacle sublime. Deux circaètes Jean-Leblanc (Circætus gallicus) sont en pleine chasse à quelques dizaines de mètres de nous. Immense rapace d'1,80 mètre pour les plus grands, il se nourrie presque exclusivement de reptiles et en particulier de serpents.

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De nombreux fruits se trouvent au pied de la falaise de Liou, ce qui fait le bonheur des passereaux. Les ronces (Rubus sp.) mais aussi les amélanchiers à feuilles ovales (Amelanchier ovalis) et les pommiers sauvages (Malus sylvestris) sont une grande source de nourriture pour ces derniers. Nous ne verrons pas le vautour percnoptère (Neophron percnopterus) tant espéré mais des dizaines de martinets à ventre blanc (Tachymarptis melba). Les faucons crécerelles (Falco tinnunculus) feront même une timide apparition.

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Des éclairs bleus traversent le ciel. Il ne s'agit pas des guêpiers mais d'un oiseau que nous croisons pour la première fois, le rollier d'Europe (Coracias garrulus). Cet oiseau turquoise au vol léger est un insectivore qui s'attaque aux gros insectes. Migrateur, on le rencontre uniquement dans le sud de la France où pendant l'été, il éleve ses petits le plus souvent abrités dans une cavité de pic, toujours entre 5 et 10 mètres de haut.

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Le promontoire rocheux regorge de papillons et en particulier de silènes (Brintesia crice), un lépidoptère reconnaissable à ses grandes ocelles noires et à ses ailes brunes. Sa chenille se nourrie essentiellement de poacées, anciennement appelées graminées. L'adulte se rencontre dans les milieux herbeux secs, de préférence dans la moitié sud du pays, parfois plus haut mais toujours éloigné des zones côtières.

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Changement de décor, nous voilà désormais au jardin de Gaston, du côté de la Crau. Arboretum et jardin de ville, le lieu est aussi connu pour sa collection d'oiseaux où les espèces sauvages et d'ornement se croisent. Nous pensions naïvement faire fasse à des oiseaux indigènes mais les nombreuses bagues vertes aux pattes des animaux nous ont indiqué que nous étions dans l'erreur, nous créant ainsi quelques fausses joies. Au milieu de la grande étendue d'eau, un couple de poules d'eau (Gallinula chloropus) se relaie pour couver. Le nid fait de branches glanées ici et là accueille les cinq petites têtes rouges des poussins qui viennent tout juste de naître. Nidifuges, il ne leur faudra moins d'une heure pour se jeter à l'eau et suivre leurs parents, histoire d'attendre que tout le monde soit sortie de son oeuf, ait eu le temps de se sécher et de faire connaissance avec le reste de la famille. Ils seront autonomes dans 3 à 6 semaines.

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Coup d'arrêt, un eider à duvet (Somateria mollissima) fait son apparition, un beau mâle en plumage post nuptial. Nous en avons les yeux brillants, nous qui depuis plusieurs jours suivons les observations de deux individus du côté de Nice depuis nos téléphones. Seulement voilà, celui-ci est bagué et en partie plumé pour ne pas quitter le plan d'eau. Il faudra donc encore attendre pour voir notre premier eider sauvage.

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Sur la berge creusée par l'eau, une tortue de Floride (Trachemys scripta elegans) prend un bain de soleil avant de rejoindre ses congénères dans l'étang. On l'a nomme également tortue à tempes rouges en raison de ce signe distinctif qui permet de ne pas la confondre avec les autres trotues nord américaines car oui, la belle n'est pas originaire de nos latitudes ce qui cause bien du tord à notre faune autochtone.

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Un fuligule morillon (Aythya fuligula) mâle barbotte tranquillement à proximité. Lui aussi porte à la patte une bague indiquant qu'il s'agit d'un animal de captivité. Nous avons l'habitude de croiser cet oiseau, mais plutôt en période hivernale où il se rassemble sur les étangs de Miribel et du parc de la Tête d'Or en petits groupes, souvent mêlé à d'autres canards. Chose surprenante, l'espèce peut être chassée dans certains territoires français mais est interdite à la vente. Il pourrait alors s'agir ici d'un hybride, qui n'est pas soumis à la même réglementation.

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Changement de paysage, nous partons pour les portes de la Camargue, non sans avant tomber sur un site remarquable. En bord de nationale, enclavé entre des entrepôts industrielles, une vieille gare et la rivière, un champ. Les jeunes pousses de la culture sont immergées de moitié, piégeant les insectes non volant au sommet des feuilles. C'est l'occasion rêvée pour de nombreux oiseaux de venir se nourrir sans le moindre effort.

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Ce sont là des centaines de volatiles qui ne sont perturbés dans leur recherche de nourriture que par le passage bref d'une buse variable (Buteo buteo). Des goélands (Larius sp.), des mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), des choucas des tours (Coloeus monedula), des étourneaux sansonnet (Sturnus vulgaris) et quelques corneilles noires (Corvus corone) sont affairés à se remplir le ventre. Une telle diversité d'espèces et un si grand nombre d'animaux laisse penser sans grand doute que la nourriture est plus qu'abondante.

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Nous voilà arrivés à la réserve naturelle nationale des Marais du Vigueirat, sur un coup de tête et après avoir croisé un panneau indiquant le site au détour d'une route de campagne. Sur place, on nous indique que la saison et l'heure ne sont pas les meilleurs pour croiser les oiseaux. En effet il fait chaud et la majeure partie des étangs est à sec. Qu'importe, nous sommes là pour découvrir le site.

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Première belle surprise, les cistudes d'Europe (Emys orbicularis). Ces tortues d'eau douce, indigènes en France, sont rares et difficiles à observer d'ordinaire. C'est la troisième fois que nous la crooisons cet été mais jsuqu'alors nous n'avions jamais pu la voir de si près. Inféodées aux eaux boueuses, elle se nourrie principalement de petits animaux mais peut également se tourner vers les végétaux tendres et les charognes pour complémenter son alimentation. Pour distinguer les sexes des individus, rien de plus simple, là où les jeunes et les femelles ont les yeux jaunes, les mâles les ont rouges.

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Depuis l'observatoire en restauration, nous admirons dans le loin une myriade d'oiseaux colorés et de grande taille sans pouvoir leur donnent de nom. Une troupe de hérons gardes-boeufs (Bubulcus ibis) vient suivre les chevaux camarguais qui entre dans notre champ de vision pour se nourrir des insectes que les pas des équidés font s'envoler dans l'air chaud et poussiéreux. C'est l'heure pour nous de rejoindre la visite guidée du marais.

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Arrivés dans le coeur de réserve, nous faisons la découverte de dizaines d'espèces. L'endroit est fantastique et accessible seulement sur autorisation comme c'est le cas pour cette visite guidée. Au loin, les flamants roses se nourrissent en fouillant la vase (Phoenicopterus roseus). Le passage d'un circaète Jean Leblanc croisé plus tôt sur la Crau fait lever la plus part des oiseaux qui ne mettront que peu de temps à revenir se poser sur l'étang.

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Dans le ciel, les cigognes blanches (Ciconia ciconia) font des passages remarqués et remarquables mais c'est leur cousine qui attire notre attention. Au loin, une cigogne noire (Ciconia nigra) s'élève dans les airs. Oiseau solitaire et rarissime, nous le voyons pour la première fois, autant dire que notre émotion est grande. Celle-ci est renforcé par l'observation d'une sarcelle marbrée (Marmaronetta angustirostris), petit canard présent uniquement en Espagne. C'est le premier signalement de l'espèce en France pour l'année en France, et nous sommes pas peu fiers de pouvoir ajouter cette observation à notre liste de nouvelles coches.

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Prenons le temps de poser les yeux au sol. La satice commune (Limonium vulgare) forme de grands tapis roses. Appelée lavande de mer bien qu'elle n'en soit pas une, elle a pour particularité d'exuder le sel contenu dans le sol et l'eau où elle puise de quoi se nourrir. Ce sel se retrouve au revers des feuilles qui, comestibles permettent de confectionner de délicieuses salades sauvages.

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Protégée par endroits, le pâturage, la cueillette et la bétonisation des côtes sont les trois principales menaces qui repose sur cette fleur. Aimant les pré-salés, l'irrigation et la désalinisation des sols pour créer de nouveaux espaces agricoles posent également problème dans le bon maintient de ses populations. On la trouve d'ailleurs sur une grande partie des côtes françaises mais aussi dans le bassin méditerranéen et même en Europe du Nord, jusqu'en Suède. Son nom scientifique est inspiré du grec "Leimon" qui désigne les prairies humides dans lesquelles bon nombre des espèces de satices se développent.

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Autre espèce halophile (qui se développe dans des milieux riches en sel), la salicorne d'Europe (Salicornia europaea). Les jeunes pousses sont bien connues en cuisine. Elles peuvent être cuisinées à la vapeur, blanchies comme des épinards, comme des cornichons au vinaigre ou plus simplement sautées à la poêle. Le site dans lequel nous nous trouvons étant une réserve, il est bien sûr hors de question de les récolter.

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Fouillant la vase, des mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), des échasses blanches (Himantopus himantopus), des chevaliers cul-blanc (Tringa ochropus), des chevaliers gambettes (Tringa totanus), des chevaliers guignettes (Actitis hypoleucos) et des chevaliers sylvains (Tringa glareola), une bécasse des marais (Gallinago gallinago) et bien d'autres oiseaux se mêlent et se chamaillent joyeusement dans un grand brouhaha. Dans notre observatoire, nous ne bougeons pas, subjugués par le spectacle.

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Changement d'étang. Nous sommes accueillis par un jeune crabier chevelu (Ardeola ralloides). Là aussi c'est la première fois que nous en observons un de si près. Face à nous, une île ou pas moins de 70 spatules blanches (Platalea leucorodia) prennent du repos. Elles sont entourées d'une colonie de grands cormorans (Phalacrocorax carbo) nichant là depuis 2-3 ans. Les ibis facinelles (Plegadis falcinellus) complètent le tableau. 

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Arrêt à Marseille, devant un bon plat traditionnel. Voilà de quoi reprendre nos esprits. Nous avons vécu une journée très folle, et bien qu'il ne s'agisse que d'animaux et de plantes, le plaisir de faire de nouvelles découvertes, de voir pour la première fois des espèces aussi bien communes que rares et de prendre le temps d'observer la nature nous met toujours autant en joie. Il nous reste encore temps à découvrir ! 

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Pour finir le séjour, petit saut par les Calanques, avec une superbe vue sur la baie des singes. Sur la roche, pousse la criste marine (Crithmum maritimum).  Comestible, elle possède elle aussi un goût proche de l'anis et légèrement salé. Cependant on prendra bien garde à respecter les règles de récolte, l'espèce étant protégée par endroit et/ou soumise à la réglementation pour ce qui est de sa cueillette.

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Poussant en buissons haut de 20 à 50 centimètres, sa floraison n'attire pas l'oeil au premier abord, ses fleurs vertes se confondant avec ses feuilles charnues. Résistant aux embruns salés, elle ne connaît que peu de concurrence sur les affleurements rocheux et les falaises où elle se développe, du fait qu'elle figure parmi les rares plantes à supporter les assauts des vagues. Cela lui a valu le surnom de perce-pierre, même si par endroit elle est connue comme fenouil de mer en raison de sa saveur.

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Toujours pour rester dans les comestibles, voici le diplotaxis à feuilles étroites (Diplotaxis tenuifolia) reconnaissable à ses feuilles découpées et à sa floraison jaune. On la nome également roquette sauvage ou roquette jaune, elle n'est pas du meêm genre que la roquette (Eruca sativa) mais appartiennent à la même famille, celle des brassicacées au même titre que les choux, la moutarde, les radis, les giroflées ou encore le colza.

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Nous regardons les voiliers se laisser porter par le vent et les bateaux de traversée partir pour la Corse. C'est le moment de prendre le large mais cette fois-ci dans le sens inverse, en direction de la vallée du Rhône, des gris vignobles et de l'herbe jaunie qui parsème les coteaux. L'automne se fait sentir avec une pointe d'été dans les températures. La migration bien avancée ne serait nous faire oublier que c'est le moment de rejoindre notre logis.

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dimanche 27 octobre 2019

Sortie en montagne 27 : le Pilat.

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Escapade en amoureux. Le Pilat semble le lieu tout trouvé. Il y a peu de monde ce jour là, juste quelques habitués venus récolter les myrtilles à l'aide de grands seaux de plastiques blancs et de peignes, outil à main destiné à la récolte des baies. Nous ne sommes pas là pour cela, seul le paysage nous attire à cette occasion. Nous sommes en recherche de calme et de sérénité. L'air est frais, le ciel dégagé, la faune et la flore et surtout le silence y contribuent. Nous sommes sur le crêt de la Perdrix culminant à 1431 mètres d'altitude, sommet de ce petit massif situé à la pointe nord-est du Massif Central bien qu'il soit proche des Alpes. Les grands pierriers de roches granitiques nous permettent de nous initier à la lichénologie, et de m'aperçevoir que malgré toute ma bonne volonté ce domaine ne sera jamais vraiment le mien, du moins pour l'aspect identification.

DSC05356En voilà un de lichens, identifié par le brillant Hervé Cochini, et dont j'ai déjà perdu le nom ... Mixte entre différents organismes, il s'agit le plus souvent d'un mariage plus ou moins heureux entre une cyanobactérie et un champignon.

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Sur les chirats, les amas rocheux du Pilat, on peut rencontrer la lécanorie à deux formes (Lecanora biformis), un lichen vert très épais représentatif du massif et de ses sommets. On le rencontre aussi en Cors, en Savoie, dans les Pyrénées ou dans le Massif Centrale. Peu commun, il abonde dans les rares endroits où il se plaît, ne laissant pas penser au regard profane comme le notre qu'il se trouve devant un petit joyau. Son aspect de croûte, en plaque et fendu le classe dans la famille des lichens crustacés, nommés aussi incrustant car donnant l'impression d'être fusionnés à la pierre et ne pouvant s'en détacher aisément. Ils figurent parmi les organismes pionniers, capables de s'installer dans les conditions les plus dures et formant le substrat nécessaire à l'installation à toute autre forme de de vie.

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La callune commune (Calluna vulgaris) ressemble aux bruyères avec qui elle peut pousser conjointement, toujours sur des sols acides. Cependant la callune présente des fleurs aux pétales peu soudées, donnant des fleurs en étoiles, là où les bruyères présentent des pétales soudées, ressemblant à des clochettes. 

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Les myrtilles (Vaccinium myrtillus) sont là. Fruits du myrtiller, petit arbuste de la famille des Ericacées comme les bruyères et les callunes, ils figurent dans la tradition gastronomique locale. Ses fleurs rosées en forme d'outre sont caractéristiques de cette famille et attire de très nombreux pollinistateurs, animaux souvent peu communs dans les peuplements de conifères et de landes de montagne, milieux où la plante aime croître dans nos régions.

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Quelques autres plantes illuminent la montagne. De gauche à droite, on peut observer la matricaire odorante (Matricaria discoidea), espèce nord-américaine à l'odeur de pomme verte et d'ananas, le fenouil des Alpes (Meum athamanticum) au goût anisé, la linaigrette (Eriophorum sp.) aux graines munies de longues soies blanches et enfin, l'achillée millefeuilles (Achillea millefolium) aux propriétés médicinales bien connues.

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Je suis toujours heureuse d'en voir. La digitale pourpre (Digitalis purpurea) est une plante des sols calcaires, portant en elle le poids des légendes liées à la sorcellerie du Moyen Âge et surtout de la Renaissance.

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Car il ne faut pas se mentir, si la belle est si populaire, c'est pour ses propriétés toxiques, médicinales, délirogènes et surtout, son usage par les sorcières dans l'imaginaire populaire. Elle serait entrée dans la conception du baume de vol, appliqué sur les manches des balais pour partir au sabbat. En Irelande, il n'en est pas de même, les parties fleuries étant bouillies pour être transformées en encre pourpre, utilisée pour peindre des croix sur l'entrée des maisons pour éloigner le démon. Sa longue et large fleur accueille sans mal le bout d'un doit, d'où son nom scientifique de "digitalis" mais aussi de doigtier, gant-de-la-bergère, gant-de-fée, gant-de-Notre-Dame ou gantière, mettant en lumière la perception ambigue de cette espèce portant des noms parfois Saints mais associée à la magie noire. Les anglais ont la délicatesse de la nommer foxglove, ce qui signifie gant de renard.

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Sur la route pour atteindre les crêts, nous tombons sur un jeune faucon crécerelle (Falco tinnunculus), posé sur le rebords d'un petit barrage. Impassible et affairé à sa toillette, il est survolé d'une miriade d'hirondelles des fenêtres, mécontentes de la présence de ce prédateur potentiel. Il n'en est pas de même pour la famille de crécerelles que nous croisons à notre arrivée. Deux jeunes accompagnés de leurs parents s'exercent à la chasse.

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Nous nous approchons d'une mare. Dans celle-ci évolue une multitude degrenouillettes. Celle-ci, peu timide, ne tardera pas à perdre sa queue par résorbation pour devenir une grenouille adulte. Sur 100 000 oeufs, seulement 1 à 10 % donneront un adulte viable, le reste servira de nourriture pour tous les prédateurs évoluant autour et dans la pièce d'eau. Ainsi, les tétârds constituent une des bases de la chaîne alimentaire des milieux humides.

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Restons en forêt. Sous l'ombre des sapins et des épicéas, nous sommes bien. Certains arbres semblent dépéris. Sur l'un d'eux, c'est tout un écosystème qui a prit place. Un polypore marginé (Fomitopsis pinicola) exsude des gouttelettes. Celles-ci contiennent molécules fongicides et des antibactériennes. Les abeilles sauvages viennent s'en délecter, assurant ainsi une automédication efficace. Cela ne serait être suffisant au champignon, il est également exceptionnel du fait qu'il serait transporté par le bec des pics, comme ici avec le pic noir (Dryocopus martius), pour coloniser de nouveaux troncs de conifères. Les recherches sur ces sujets en sont à leurs débuts. 

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Continuons dans les baies. Deux espèces s'illustrent particulièrement bien sur les sols acides de moyenne montagne. Le framboisier (Rubus idaeus) figure parmi les arbrisseaux les plus connus pour ses fruits sucrées et légèrement acides et ses tiges peu épineuses.

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Le sureau rouge (Sambucus racemosa) est un arbuste typique de montagne et de moyenne montagne. Les grappes de drupes rouges de part leurs couleurs attirent aisément les oiseaux qui sans mal les dispersent par leurs fientes au quatre coins de la forêt. On peut consommer ses fruits en confiture ou sirop, à condition de les mélanger à hauteur de 50% avec d'autres baies. Souvent on le couple avec du sureau noir ou des mures. En pleine floraison, on le différencie des autres sureaux par les fleurs qui forment non pas de belles ombrelles blanches mais des inflorescences crèmes et/ou verdâtres de forme pyramidale. 

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C'est au milieu des champs et des vaches quand prend fin notre épopée d'une après-midi, après un passage un peu décevant à la Jasserie, ou qui du moins, ne correspondait pas aux souvenirs que nous en avions. Les sentiers sont magnifiques, nous alternons entre les boisements de conifères et les pierriers exposés au soleil et où les serpents et les lézards ont trouvé refuge. Récompense du sommet, les baies font notre goûter.

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jeudi 12 avril 2018

Sortie en montagne 17.

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En avril, on se fait les mollets. Nous voilà partis dans la Loire pour les sommets du mont Pilat, donnant une vue superbe sur la vallée viennoise. Nous débutons par les trois Crêtes, là où l'herbe se fait rase et où le spartier à tiges de jonc (Spartium junceum) est roi, au milieu des tapis de raisins d'ours (Arctostaphylos uva-ursi).

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Les arbres subissent de très fortes pressions. Gel, vent, neige et soleil de plomb, il leur faut tenir bon. Les pins sylvestres (Pinus sylvestris) sont les champions dans cet exercice. Ils sont les tous derniers à tenir bon face aux conditions avant que le milieu ne s'ouvre et se couvre d'arbrisseaux et de plantes rases.

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Pour reprendre le slogan de Terre Vivante : à plusieurs, c'est meilleur. Nous voilà donc quatre à arpenter les sentiers. La neige est tombée quelques jours avant notre passage et ne semble pas vouloir partir. Cela ne dérange pas les lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus) qui ont laissé de nombreuses crottes entre les rochers de granite, à proximité des plaques de lichens et les herbes jaunies qu'ils viennent grignoter.

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Deux sommets. À gauche, on trouve la base militaire de la Crête de l'Oeillon, photographié ici depuis le col de l'Oeillon. À droite, l'émetteur du Pilat, perché à 1361 mètres et qui couvre une grande partie de la Loire, du Rhône et une plus moindre de l'Isère. Il est à ce titre, l'un des plus puissant émetteurs télévisuel, radio et téléphonie du pays, du haut de sa tour de 80 mètres qui s'observe même depuis les vignobles de Côte-Rotie !

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Nous sommes freinés dans notre entreprise. Le manteau neigeux est épais et surtout inattendu. Nous ne sommes pas équipés pour nous y aventurer. Reste alors à profiter du paysage en regardant les vallées alentours, que nous surplombons à presque 1400 mètres d'altitude. Le vent battant nous fait bien vite quitter notre observatoire.

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Voici notre récompense en rentrant à la maison, après une bonne randonnée, un délicieux liégeois à la Jasserie (établissement à la forte renommée locale qui tir son nom de son architecture typique du haut Pilat), et une super soirée chez nos amis, autour d'un verre de vin. Le Pilat est plein de ressources, nous avons pu l'expérimenter à travers la récolte des girolles et des cèpes, la pratique de la transhumance aou encore, la rando. Prochaine étape, partir à la récolte des baies sauvages, toujours dans le respect de la réglementation du parc régional. Myrtilles, fraises des bois ou framboises, les confitures seront nombreuses cet automne, pour peu que les cueillettes soient bonnes. Reste alors à s'initier à la fabrication de la sapinette. Déjà le planning se replit, avec un calendrier strict en fonction des saisons pour ne pas louper le coche !

mercredi 15 novembre 2017

Le Jardin Botanique de Nice

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DSC00003Nous continuons notre chemin le long de la côte en direction de Nice. Cet été a été fabuleux, entre mer et ciel, nous avons pu visiter de nombreux parcs et jardins. Parmi ceux-ci figure le jardin botanique de Nice. Niché sur les hauteurs, il est une ode aux plantes de climat méditerranéen. De petite dimension, il a le mérite de présenter une collection composée de plus de 3000 espèces végétales tout en offrant une vue superbe sur la baie des anges. Le jardin possède plusieurs missions : conserver les espèces, les faire découvrir au public, pratiquer des échanges et acclimater de nouvelles essences. Les cinq grandes régions du globe y sont représentées, auxquelles s'ajoutent un espace dédié aux collections classiques et un autre à l'ethnobotanique, une de mes passions. De l'Afrique à l'Australie en passant par l'Asie nous avons de quoi faire.

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Le site est également un refuge pour la faune. Bien souvent enclavée dans la ville, elle doit sa survie aux jardins de ville et des particuliers, formant parfois de véritables corridors.

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Les nombreux points d'eau sont salvateurs pour les libellules méditérranéennes. Elles y trouvent de quoi pondre mais aussi de chasser. Terribles prédatrices, elles se nourrissent d'insectes volants et se font un plaisir de chasser les abeilles, les mouches, les moustiques et les papillons. Bien que l'hiver soit doux dans le sud, les adultes meurent aux premiers froid (excepté chez une espèce), laissant place à la saison suivante à la nouvelle génération.

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Attention à la où l'on met ses doigts ! Les figuiers de Barbarie (Opuntia ficus-indica) et autres aloès épineux peuvent se relever être redoutables. Dans les milieux hostiles où poussent ces plantes, il faut être ultra adapté. Les ressources étant rares, elles se sont équipées pour résister aux assauts des grands herbivores.

DSC09981L'eucalyptus à odeur de citron (Eucalyptus maculata var. citriodora) se rencontre aussi sous les noms de Corymbia citriodora et d'eucalyptus citron (pas simple). C'est du feuillage que l'odeur citronnée très marquée se dégage.

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C'est des feuilles que l'on tire une huile essentielle aux nombreuses vertus, utilisée dans l'industrie pharmaceutique. On l'emploie entre autre pour ses propriétés antivirales, anti-inflammatoires, calmantes et fongicides. C'est une espèce que l'on rencontre de préférence en Australie, son lieu d'origine, mais depuis peu dans le sud de la France, en Chine, en Amérique du Sud ou encore,  au Maghreb. C'est un arbre qui vit particulièrement vieux, plus de 500 ans. Il séduit les jardiniers et les pépinéristes de par son tronc élancé qui porte des couronnes de branches harmonieuses à plus de 30 mètres au dessus du sol et, de par son écorce est remaquable par son aspect lisse et doux.

DSC00037Le pin colonnaire (Araucaria columnaris) est, comme son nom ne l'indique pas, un araucaria à l'instar du désespoir des singes (Araucaria araucana). Endémique de Nouvelle-Calédonie, son port colonnaire et sa grande taille (pas moins de 50 mètres), il est renommé pour sa particularité à pencher fortement en direction de l'équateur, en particulier quand il en est très éloigné. l'origine de ce phénomène n'est pour l'heure pas connue.

DSC00036Le pin faux-Weymouth (Pinus pseudostrobus) est un conifère d'Amérique centrale aux aiguilles fines et extremement longues (jusqu'à 25 centimètres de long) disposées le plus courament en groupe par 5.

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Les cônes femelles ne sont pas en reste avec des dimensions respectables, pouvant atteindre pas moins de 16 centimètres pour les plus grands. Chacun d'entre eux relâche 50 à 100 graines. Celles-ci tombent à maturité du sommet de l'arbre, soit 25 à 50 mètres pour les plus grands spécimens. Il se plaît sur les sols dépourvus de calcaire et dans les zones où les pluies sont abondantes. Peu résistant au froid, il faudra s'il on souhaite en posséder un chez soi, au mieux vivre dans le Sud, au pire s'équiper d'un bon voile d'hiverbnage épais, en veillant à  ce que l'arbre ne dépasse pas une trop grandes hauteur au niveau du houppier.

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Voici deux herbacées typiques des côtes méditerranéennes françaises. Elles se caractérisent par leur indifférence à la sécheresse, leur capacité à pousser dans des zones rocheuses voire presque désertiques et leur résistance.

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Des agaves d'Amérique (Agave americana) aux floraisons impressionnantes, des ipomées (Ipomea sp.) chatoyantes, une vue sur la mer et un cadre dépaysant, il n'en faut pas bien plus pour se croire ailleurs.

DSC09984 Koelreuteria integrifolia ne porte pas de nom commun à ma conaissance (on parle de nom vernaculaire). On le trouve parfois sous autre nom scientifique, celui de Koelreuteria bipinnata var integrifolia, c'est à dire comme un cultivar peu commun du savonnier de Chine (Koelreuteria bipinnata).

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Les savonniers sont des arbres résistants aux éléments, en particulier au soleil (mais peu résistant au vent) et qui peuvent croître en très haute altitude, plus de 1800 mètres pour certaines espèces. Ils sont connus pour leurs capsules, c'est à  dire un ensemble de membranes qui protègent le fruit et qui sont semblables à des lanternes chinoises.

DSC00002 Quelques délicates et discrètes cigales (peut être bien grises et nommées Cicada orni), accompagnent nos pas sur les sentiers du parc qui montent et descendent inlassablement, donnant un aperçu de la flore de pas moins de 75 pays. Nous partons donc, la tête pleine d'images et d'idées, en direction de la vallée du Rhône.

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lundi 15 février 2016

Sortie en montagne 13.

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N'est-il pas beau, ce sommet enneigé du mont Ventoux ? Été comme hiver il est d'une blancheur immaculée. Quand les rayons du soleil se feront abondants et chauds, la neige laissera rapidement place à de la caillasse tout aussi blanche. On y trouve une flore rare et de nombreuses espèces uniques en France.

 

Le Cynips de la galle ronde du chêne (Andricus kollari).

Ce cynips est un tout petit insecte de la famille des Cynipidae. Il est un lointains cousin des guêpes, des fourmis et des abeilles. Les femelles pondent leurs oeufs sur les rameaux du chêne pédonculé (Quercus robur). L'arbre va produire pour se protéger des tissus qui vont entourer le corps étranger et vont former une "noix de galle". Les larves vont s'en nourrir jusqu'à s'en extirper en perforant la paroi. Ces galles ne sont pas dangereuses pour l'arbre.

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La campanule fausse raiponce (Campanula rapunculoides).

 Cette grande campanule est très présente dans toute la partie Est de la France. On la rencontre dans les friches, les champs, les jardins, les forêts, les bords de route etc. Elle a été pendant un temps utilisée comme légume dans les potagers car ses tubercules et ses jeunes feuilles cuites à l'eau sont comestibles sans pour autant être très bons. C'est désormais dans les jardins qu'elle est cultivée pour sa beauté et ses dimensions.

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Le pavot cornu (Glaucium flavum).

 Ses feuilles sont très reconnaissables mais c'est surtout grâce aux longues cosses de ses fruits que l'on peut avec certitude le reconnaître. Ici sur la commune de Sault elle pousse un peu près à la hauteur maximale qu'on lui connaît : 800m. Elle est très présente dans le midi et le long des côtes françaises. Sa floraison se fait normalement entre février et juillet mais cette année elle est en avance comme pour de nombreuses plantes.

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La famille des trèfles (Trifolium).

 Les trèfles appartiennent aux fabacées. Ils vivent en symbiose avec des bactéries qui fixent l'azote au niveau de leurs racines. On rencontre de nombreuses espèces de trèfles comme le trèfle des prés (Trifolium pratense) présent sur les deux premières photographies ou le trèfle blanc/rampant (Trifolium repens) visible en dessous. Ils sont cultivés pour redynamiser les sols et comme fourrages pour de nombreuses espèces animales.

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La scabieuse à trois étamines (Scabiosa triandra).

 En voilà une autre à la floraison détraquée. D'ordinaire cette scabieuse fleurie de juillet à octobre. Celle-ci début décembre était encore bien ouverte. On la rencontre surtout dans le Sud-Est de la France dans les zones très ensoleillées et plutôt exposées à des températures chaudes, même sur un court laps de temps.

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Le silène enflé (Silene vulgaris).

 Il porte ce nom en raison des calices des fleurs bombés et nervurés. Les enfants les utilisent comme claques doigts en fermant l'extrémité ouverte d'une main et en écrassant de l'autre le ballon ainsi formé. Les jeunes pousses sont parfois récoltées pour être cuisinées crues ou cuites à l'eau pour leur goût de petit pois.

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La centaurée jacée (Centaurea jacea).

 Elle porte aussi le drôle nom de "tête de moineau". On la rencontre un peu partout en France dans les champs, les près et dans les milieux plus ou moins frais. Elle s'étant du Sud de l'Europe au Nord de la Sibérie. Elle est récoltée pour les structures pharmaceutiques pour les propriétés médicinales qu'on lui prête.

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Le Gaillet gratteron (Galium aparine).

 Pour le reconnaître il faut se fier à ses tiges carrées, aux petits fleurs blanches à quatre pétales, aux graines qui s'accrochent aux poils et aux feuilles se terminant par un léger crochet. On l'utilisait enfant comme "balle adhésive" en formant avec les tiges une boule qui s'accroche aux vêtements et aux cheveux. Les pousses sont parfois consommées en salade ou en soupe et parfois, comme traitement pour la peau en médecine populaire.

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L'absinthe (Artemisia absinthium).

 Nommée aussi armoise ou herbe sainte, elle est intimement liée à l'histoire des hommes. C'est une plante médicinale utilisée autrefois pour les maux d'estomac, les règles, les fatigues etc. Elle est surtout connue pour son utilisation dans la célèbre absinthe, alcool du même nom qui en France était très apprécié à l'époque des romantiques. Dans l'emploie médicamenteux comme dans l'alcool, elle s'avère toxique et dangereuse. Certains auteurs comme Charles Baudelaire s'en enivrait et la nommait "la fée verte", lui prêtant les traits d'une muse.

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Les églantiers sauvages (Rosa sp).

 On confond trop souvent l'églantier (Rosa canina) avec les autres espèces de rosiers qui pousse de manière naturelle en France. Bien qu'il soit très courant, il se différencie des autres espèces par la forme de ses feuilles, la couleur des pétales ou la taile des fruits. Néanmoins la distinction est rarement simple à faire.

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Le pin à crochet (Pinus uncinata).

 Très abondant au mont Ventoux, il résiste très bien au froid, à la neige mais aussi aux vents violents et aux fortes chaleurs. Pour certains botanistes il est une espèce à part entière mais pour d'autre il s'agît d'une sous-espèce du pin de montagne (Pinus mugo), ce qui entraîne parfois de vifs débats. On l'emploi pour reboiser les zones déforestées ou pour les industries gourmandes en bois, en particulier dans la construction de charpentes.

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L'étude des lichens : la lichénologie.

 Les lichens sont l'heureux mariage entre un champignon et une micro algue (pour simplifier les choses). La naissance d'un individu viable et fécond se nomme une lichénisation. La lichénologie se penche sur les phénomènes liés à l'apparition des lichens, des espèces découvertes et à découvrir, à leur symbiose, de la manière dont elles s'adaptent à travers le monde et à l'identification des champignons et algues les composants.

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Pelouses sèches de la vallée du Ventoux.

 C'est un milieu bien particulier où l'on rencontre des espèces rares. On parle de pelouse sèche quand on fait face à une zone composée d'herbes rases composées de graminées et de petites herbacées. Ce type de végétation se rencontre de manière ponctuelle au Ventoux en raison des forts vents dépassants parfois les 250km/h, du sol qui est très drainant, pauvre en substrat et en éléments, des pluies faibles et aux fortes variations de chaleurs.

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Les fruits de montagnes.

En montange on rencontre de nombreusesbaies qui peuvent aussi bien nourrir les oiseaux que les hommes. Les fruits d'aubépine (Crataegus sp.) étaient employés dans la confection de farine. Les pines de pin à crochet (Pinus uncinata) peuvent se consommer comme des pignons et les baies du genivrier commun (Juniperus communis) fait le plaisir des amateurs de choucroute. Par contre les frutis du lierre (Hedera helix) nous son toxiques.

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Le village de Sault.

 C'est une commune du Vaucluse qui culmine à 765 m d'altitude. Elle est entouré du haut de son piton rocheux de champs de lavande et de pâtures à moutons qui composent une partie de la vallée du Ventoux. Le climat y est rude : l'été y est sec et chaud, il n'est pas rare de voir des abondantes chutes de neiges l'hiver et le vent qui y souffle décorne un boeuf sans mal. Malgré cela, Sault reste un très beau village où il fait bon s'y promener.

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Cycle d'une plante annuelle.

 Comme leur nom l'indique, il s'agît de plantes qui ne vivent pas plus d'une année. Parmi celles-ci on trouve par exemple le basilic, la bourrache, la marjolaine, le datura ou encore le pourprier. De leur germination à leur mort, pas plus d'un an ne s'est écoulé. Pour favoriser la survie de l'espèce, elles ont une floraison rapide, prolongée et importante pour augmenter leur reproductivité et une production de graines souvent très abondante.

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L'oothèque de la mante religieuse (Mantis religiosa).

 C'est dans l'oothèque que la femelle de la mante religieuse dépose sa ponte, soit entre 200 et 300 oeufs. Elle la produit grâce à ses valves génitales qui donnent une soie résistante durcissant à l'air libre. C'est par la bande blanche que les petites mantes sortent à l'arrivée des beaux jours, c'est à dire vers le mois de mai.

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Le sous-bois des chêneraies.

 Le Ventoux est une terre de vins mais surtout de truffes noires (Tuber melanosporum). De ce fait on croise de nombreuses chênaies plus ou moins anciennes dont certaines abritent le précieux champignon. Sur le sol de celles-ci on trouve une variété de plantes importantes et atypiques car le chêne est un arbre qui laisse filtrer facilement la lumière. Ainsi des plantes peu commnes d'ordinaire dans les bois s'y épanouissent plutôt bien.

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Le mot de la fin.

 Un très bon séjour en perspective où la gastronomie a été à la fête. En effet, au Ventoux il y a de quoi boire et manger bien et bon .... mais les mollets ne sont pas restés inactifs pour autant ! Il a fallu d'autant plus affronter de terribles rafales de vent pour admirer le paysage. Heureusement qu'au centre du village se trouve une boutique de nougat pour motiver et redonner un peu de courage aux marcheurs au nez rougit par ce vilain temps.

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mercredi 12 novembre 2014

Le jardin en Octobre.

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Octobre a été doux et beau, et ce n'est pas pour rien qu'il est l'un de mes mois adoré. Malgré quelques grosses averses, c'est un véritable été indien au quel nous avons eu droit. Chaleur, lumière rasante de l'automne, animaux de sortie, feuillages rouges et dorés des arbres, il n'en fallait pas plus pour sortir l'appareil photo.

Le beau temps m'a aussi fait déserter le web pendant quelques temps. Me revoilà donc avec une flopée d'articles : montagne, forêt et jardin, il y en a pour tous les goûts. Et même pour les sudistes, quelques photos des champs de lavandes et des chênes truffiers devraient faire leur apparition.
L'été indien est fini, place au temps gris, au froid, aux feuilles mortes, aux derniers orages et à la pluie...

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 Petit passage par la cuisine. Les récoltes ont été bonne, pommes, poires, girolles, cèpes, columelles, noix, noisettes.... chez nous pas de disette. Un peu de beurre, un peu de crème, un peu de sucre et le tour est joué.

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 L'hortensia (Hydrangea macrophylla) est un arbuste à fleur originaire du Japon. C'est une plante ornementale rependue dans les jardins. En fonction du sol les fleurs sont roses (sol acide) ou bleues (sol basique). 

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Une jolie faisane d'élevage est venue se réfugier dans le jardin. On compte en tout et pour tout une trentaine de sous-espèces de ces oiseaux à travers le monde. C'est un gibier prisé, aussi bien pour sa chair que pour les jolies plumes qui ornent le mâle. On estime que Rhône Alpes est une des régions de France où l'on croise le moins ce bel animal ce qui explique les nombreux lâchés.

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 Les jours se font cours. 

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 Le fusain du Japon (Euonymus japonicus) est un bel arbrisseau aux feuilles marginées qui trouve aisément sa place parmi les massifs de fleurs. Sont feuillage persistant dure toute l'année.

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 Les jours sont donc courts mais aussi très gris. À charge de revanche il y a beaucoup à faire dans la maison et le temps passe plus vite qu'on aimerai. C'est aussi le moment parfait pour passer en revue notre troupe de charmants et bruyants poilus.

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 Les chats domestiques (Felis silvestris catus) se rencontrent sur tous les continents. Parfois devenus sauvages (chats harets), ilspeuventalors représenter un danger pour la faune sauvage : destruction d'spèces locales (oiseaux, rongeurs etc.), hybridation avec des espèces félines sauvage (le chat sauvage européen par exemple : Felis silvestris silvestris). Mais nos doux compagnons ne représentent un danger actuellement que pour les mulots et rats du jardins et aussi pour le canapé neuf. Don't panic.

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 D'après les dernières études menées, le chat domestique comme nous le connaissons (et qui regroupe une soixantaine d'espèces reconnues et définies), serait issue du chat africain. Vénéré par les égyptiens sous les traits de la déesse chat Bastet, i aura longtemps une mauvaise réputation en Europe. En Afrique il est souvent chassé des foyers car il lui arrive de ramener des serpents encore vivants ... chose à la quelle nous avons eu droit avec notre teigne Khéops l'été dernier.

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 On oubli trop souvent que le chat possède de véritables superspouvoirs, en dehors de son agilité, de sa patience ou encore de sa rapidité. Il peut goûter les odeurs avec son odorat grâce à l'organe de Jacobson et presque toujours retomber sur ces pattes grâce à l'organe vestibulaire. Un véritable ninja.

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  Aujourd'hui le chat domestique est en passe de détrôner le chien dans le coeur des Français. On compte plus de 10 000 000 dans les foyers français. Son indépendance, ses soins de moindre coût, sa sociabilité et sa petite taille en font un compagnon de choix.

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La pâquerette vivace (Bellis perennis) est une plante commune, en particulier dans notre pelouse. Cette vivace est utilisée en médecine populaire pour soigner l'hypertension, soulager les poitrines douloureuses ou les baisses d'énergie. On peut la voir fleurir presque toute l'année.

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 La vigne-vierge à trois pointes (Parthenocissus tricuspidata) pare la maison de jolies teintes rouges et or. Cette vigne vierge originaire de l'Asie (en particulier Chine, Japon et Corée) est la plus résistante de toutes et ne craint pas les températures qui descendent au dessous du zéros.

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 Des nuées d'étourneaux, suivit par les grands corbeaux se régalent des noix qui nous n'avons pas eux le temps de récolter. Leur plumage terne de loin, flamboyant de près leur permet de se dissimuler. Sur cette photos, on peut facilement les confondre avec les feuilles mortes des noyers.

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 Que le jardin est beaux ! Choux, poireaux, framboises tardives et même courgettes.
Les soupes et les tartes n'en sont que meilleures. 

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 La menthe (mentha) fait grise mine. C'est une plante connue un peu partout à travers le monde pour ces très nombreuses qualités, tant gustatives que médicinales. On la connait notemment pour ses propriétés stomachiques: elle ouvre l'appétit, soigne les maux d'estomacs et apaise les brûlures de celui-ci.

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 Beau noyer commun (Juglans regia L.) ! Arbre vénérable ! (oui je suis à fond) ... chez nous la noix de Grenoble, c'est notre fierté. Celle-ci permit à la région Dauphinoise de connaître un bel essor économique mais aussi de pallier à la disparition des arbres fruitiers au XVIIIe siècle à cause de nombreuses maladies dans la région.
Moi chauvine ? Jamais !

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 Une abeille ? une guêpe ? Rien de tout cela mais un imposteur (ou un nain posteur...j'ai mangé un clown ce soir ...) et il n'est pas le seul. Nombreux sont les insectes en particuliers les mouches à immiter les rayures des insectes à dards pour faire fuir les prédateurs potentiels et butiner en toute tranquillité. 

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 Autre délice, la noisette, furit du noisetier commun (Corylus avellana). Chez nous, nous en avons de toutes les formes et provoque la convoitise chez les oiseaux, les écureuils et ... les promeneurs (grrrr !). L'amande est riche en vitamines et en divers nutriments ce qui en fait un aliment de choix. La France est le 9e pays producteur au monde de noisettes avec loin devant la Turquie et l'Italie.

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 La maison est vieille et a connu bien des vies d'hommes comme le rappel ces plaques qui font le charme des portes de l'ancienne écurie. Elle est devenue le repaire de mes deux arsouilles de frangins.

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 Mycologie :science étudiant les champignons, des oomycètes et des myxomicètes. Mentionné sous l'antiquité, elle ne prend forme que véritablement au XVIe siècle avec Hermolaus Barbalos, grand humaniste, scientifique et homme de science italien.

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 La balsamine de Balfour ou petite impatiente de l'Himalaya (Impatiens balfourii) a conquit le jardin. Cette plante à la particularité de voir sa gousse exploser quand elle est à maturité pour laisser s'échapper ses graines. En milieu sauvage c'est une invasive.

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 En voilà un qui n'a pas trouvé la sonnette est qui vient directement frapper à la porte ! Quel effronté !
Peut-être a-t-il eu peur de finir en hors d'oeuvre de manière un peu prématuré.

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 Une petite pause s'impose !

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 L'automne et ses bouquets! Fusain d'Europe, fougères aigles, branches de noisetiers,
chat malicieux et roses de mon amoureux viennent égailler le salon. 

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 Place au land art. Les feuilles et les derniers fruits tombent, il fait frais mais la lumière du dehors est magnifique... tous les ingrédients sont là pour laisser parler l'imagination. Ludique et artistique, le land art est un moyen superbe d'initier les enfants à la nature par le jeu et qui plus est, il peut se pratiquer toute l'année, aussi bien en intérieur qu'en extérieur.

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  Quelques pommes tombées ? Voilà un cour de géométrie improvisé. Une fois la création finie,
les chevaux voisins auront le droit au plus beau des repas de fête.

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 Quelques battons et voilà une présentation originale des droites et des parallèles.

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Et pour finir, quelques vagues, courbes et autres cercles.
Voilà en somme le résumé d'octobre.

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dimanche 16 décembre 2012

Début des fêtes!

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La neige est partie et les fêtes débutes. Déjà la nature s'éveille et se donne en spectacle, de la fenêtre de mon amie Poppy, un superbe arc-en-ciel rayon sur la campagne. Dans la tradition européenne, il est symbole de bonheur et de joie. 

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C'est chez elle aussi que nous avons dégusté les noix mondées, récoltées au début de l'automne et séchées avant d'être dégustées ou vendues pour la pâtisserie.  

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Retour au foyer où la maison se met aux couleurs de la fête. Au programme: petites douceurs et table festive, avec une nappe plus que chatoyante.

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C'est aussi la période où les mandarine et les peaux d'oranges grillent tranquillement au coin du feu et embaume la maison d'une délicieuse odeur d'agrumes.

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La décoration de noël et les accessoires légèrement rétro donne un côté de maison d'antan délicieux à la tablée. 

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C'est le moment de se parer de sa plus belle tenue, d'enfiler ses talons et de couvrir ses cheveux de laques, de tresses et de strass pour rayonner.

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Et surtout, c'est le temps de passer au fourneau, pour émerveiller petits et grand dans l'assiette. Et bien que certains plats restent simples, ils contribuent à réunir la famille autour d'un bon repas.

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Et pour l'occasion, on réalise des petites douceurs que l'on ne prendrait pas forcément de paufiner en cuisine. Ici des verrines de saumons dont la recette se trouve dans la rubrique cuisine.

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Un peu de déco par-ci, par-là pour finir de rappeler qu'aujourd'hui est un jour de fête!

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Et après un bon repas et quelques jolis cadeaux, une petite balade digestive ne fait pas de mal et détend les jambes engourdie. Le soleil est haut dans le ciel et la température frôle les 11°C ce qui est très agréable après les grands froids que la région à connue. 

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La neige est partie et l'herbe est verdoyante. Petit drame cependant avec la découverte d'un jeune chevreuil mort dans le hameau. Ici la population connaît une forte consanguinité, ce qui rend les individus beaucoup plus sensibles aux maladies. C'est aussi pendant la période froide que les animaux sont les plus faibles et connaissent un fort taux de mortalité. C'est le jeu de la sélection naturelle.

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C'est aussi le temps pour le lierre de donnent ses fruits que les oiseaux s'empresseront de grignoter avant d'en ressemer les graines naturellement. Au printemps de nouveaux pieds de lierre pourront grimper à leur tour sur les troncs.

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Mais le soleil se couche vite en cette saison et bientôt il faudra rentrer à la maison pour laisser la nuit prendre doucement sa place.

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Mais il reste encore de temps pour récolter avec les petits bouts quelques trésors du jardin. Au tableau: quelques coquilles d'escargots blanchis par la pluie, un tête florale d'ortensia séchée, quelques lamiers, une baie d'églantier, deux ou trois noix tombées à l'automne et un tout jeune polypore.

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Mais voilà la nuit, il faut rentrer se mettre au chaud car la température tombe de manière vertigineuse et la luminosité s'efface. 

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En tout cas ce fût une belle fête de Noël, un peu en avance certes, mais haute en couleur.

mardi 25 septembre 2012

Jardin et serre botanique du muséum d'histoire naturelle de Grenoble.

Ce n'est pas parce qu'on se trouve en ville que l'on échappe à la nature. Certains lieux lui sont dédiés.


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La roseraies de Grenoble n'est pas bien grande mais elle est charmante. Cela est dû aux noms de ses rosiers.

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Les botanistes et les particuliers sont souvent inventifs pour nommer les nouvelles variétés qu'ils créent. Ici un rosier Jacques Prevert mais ce n'est pas le seul à porter un nom illustre. On peut ainsi trouver le Louis de Funès, le Nicolas Hulot, le Philippe Noiret ou le Anthony Meilland par exemple.

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Un petit jardin éducatif a été mis en place devant la serre.

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Abris pour insectes et tomates sont de mise.

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Un des bacs en bois a été aménagé en jardin aromatique, à côté des pieds de tomates et de haricots qui se sont vus parés de drôles de décorations.

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L'intérieur de la serre se divise en plusieurs zones: l'espace désertique, le jardin d'hiver(zone semi-marécageuse) et la zone les plantes des forêts tropicales (on peut y voir un ana). Ici nous sommes dans l'espace désertique où euphorbias, cereus, ferocactus, agaves, myrtillocactus, aloes, yuccas, sedums, haworthias, kalanchoes, xerosycios (de la famille des cucurbitacées) s'épanouissent.

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L'espace dédié aux plantes des forêts tropicales n'est plus ou du moins, pas encore en fleurs, cependant anas, fougères, bananiers, plantes carnivores équatoriales et orchidées sont bien présents.

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Une fleur bien étrange à fait son apparition parmi les fougères.

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Dans le jardin d'hiver, une grand nombre de fleurs ont fleurit comme cet arum et cette étrange fleur à droite. Mais elles ne sont pas seules, des fleurs du paradis et des orchidées en gueule de loup violettes tachetées de blanc sont là aussi, sans oublier les nénuphars.

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A l'extérieur on peut voir plusieurs variétés de plantes carnivores qui ma foi, sont bien plus nombreuses cette année que l'an passé. (ci une plante carnivore du type sarracenia et couchée sur une autre plante carnivore, une drosera qui est couverte de milliers de poils gluants.

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Les plantes carnivores se nourrissent de petits insectes mais on a retrouvé dans les plus grosses des grenouilles et même des rats. Pour se nourrir les plantes du type drosera attendent que les insectes touches ou se posent sur leurs feuilles. Celles-ci sont couvertes de petits poils gluants qui se referme sur les malheureux. Ils sont digérés et absorbés par ces mêmes feuilles, comme un estomac à l'air libre.

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Pour le type sarracenia, le mode de capture est simple. L'insecte vient boire l'eau ou le nectar contenu dans le réceptacle de la plante. A ce moment là elle n'a plus qu'à fermer son claper et à digérer tranquillement son repas.

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Les plantes carnivores sont fragiles. Rares et précieuses, elles sont protégées sur le territoire français.

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Les opuntias qui supportent la vie à l'extérieur offrent de beaux fruits roses.

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Bien que ce parc et cette serre soient tous petits, il y a beaucoup à voir. Il y a également une belle collection d'arbre (et même un olivier) identifier et la faune est importante. Bien que l'on trouve les canards et les écureuils, communs à tous les parcs et pas peureux pour un sous, d'autres espèces sont facilement visibles comme les merles, les grives et même les chouettes,  grâce aux nombreux nichoirs installés dans les arbres en hauteur.