samedi 21 septembre 2019

Sortie en montagne 25 : les Écrins.

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L'été est là, c'est le moment des grandes explorations en montagne. Nous voilà partis pour 3 jours dans les Écrins, 3 jours sur les lieux que j'ai connu il y a 9 ans de cela et que j'avais à coeur de faire découvrir à mon bien-aimé, pour y graver là des souvenirs indélébiles. Nous n'avons pas été déçus, le voyage fût fabuleux et nous avons pu découvrir une multitude d'espèces. Arrivés peu avant la tombée de nuit, quatre chamois (Rupicapra rupicapra) nous accueillent de leur silhouette, un moment magique et unique qui se renouvellera le soir suivant. 

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Visite du village peu avant manger. L'église de Villar d'Arêne, commune où nous logeons est sur le point de s'effondrer en raison de malfaçons. De larges fissures lézardes les murs, mettant à nu les fossiles des pavés de calcaire qui la composent. L'entrée toujours ouverte, sert de reposoir à une hirondelle rustique (Hirundo rustica) pour la nuit.

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Une autre hirondelle peuple le hameau, l'hirondelle des rochers, une espèce des falaises au plumage terne qui se plaît aussi sur les habitations qui offrent de nombreuses failles et recoins et où, les oiseaux peuvent y installer leur nid fait de boue, d'herbes et de salive. À la différence des hirondelles rustiques, elle n'a pas besoin de s'engouffrer plus en profondeur dans les greniers et dans les granges. Insectivore elle aussi, elle chasse les moucherons, les moustiques et les petits insectes volants très présents dans le coin en raison des nombreuses étables qui se trouvent autour du village et des champs de pâtures où bon nombres arthropodes se développent.

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Nous arrivons au sommet du col du Lautaret, à 2085 mètres d'altitude. Nous sommes accueillis au point culminant par une bergeronnette grise (Motacilla alba) en chasse dans la prairie fleurie. Très souvent liée à l'eau, elle semble tirer profit ici des nombreux ruisseaux montagnards. Énergique, on la reconnaît comme toutes les bergeronnettes aux soubresauts incessants de sa queue quand elle est posée au sol et à son vol onduleux.

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Une belle surprise nous attendait aux abords du jardin alpin, la polémoine bleue (Polemonium carerulum). Inconnue dans les Hautes-Alpes, celle-ci s'est échappée des collections botaniques. Protégée nationalement, elle est extrêmement rare mais doit être désherbée localement.

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Il arrive ça et là que certains plants soient entièrement blancs, un peu comme chez la bourrache. D'ordinaire, la plante se rencontre dans les prairies et fonds de vallées humides jusqu'à 2000 mètres d'altitude dans les régions de l'Alsace, du Massif Jurassien ou encore du Cantal et de la Haute-Garonne. Elle est parfois appelée valériane grecque en raison de ses feuilles un peu similaire, elle n'est pas native de Grèce et elle n'appartient pas à la famille des Valérinanacées mais à celle des des Polemiacées au même titre que les phlox, beaucoup plus connus. On compte 27 espèces de polémoines dont, d'après mes recherches, une seule espèce serait présente en France, la fameuse polémoine bleue que voici.

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Moment d'émotion, un vautour fauve (Gys fulvus) nous survole. Nous en verrons pas loin d'une quarantaine pendant notre séjour. Ce matin là, nous sommes chanceux, les rapaces ayant plutôt l'habitude de s'élever dans les airs depuis le plateau voisin. Par trois, puis par dix et au final, par trente, ils ont tranquillement pris les courants d'air chaud pour partir à la recherche de leur nourriture. Nécrophage, leur rôle est essentiel.

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En débarrassant les montagnes des carcasses d'animaux morts, ils jouent aux éboueurs, empêchant l'apparition de zoonoses (épidémies du bétail) et la pollution organique des points d'eau potables. Cependant ces animaux protégés sont encore accusés de nombreux actes et maux dont ils ne peuvent être à l'oeuvre. Les préjugés ont la vie dure, on peut lire ça est là qu'ils capturent des animaux encore vivants, chose dont ils sont incapables du fait de leur pattes et serres trop peu puissantes. On peut aussi entendre qu'ils effrayent volontairement le bétail pour le précipiter dans le vide ou qu'ils peuvent en vol venir prélever des lambeaux de chair sur les promeneurs ... ces idées infondées et fausses ont conduit à l'éradication de ces animaux de nos montagnes, et de même pour les trois autres vautours français. Revenant peu à peu mais encore menacés, la sensibilisation semble être désormais la meilleure arme pour que ces oiseaux majestueux puissent continuer à faire partie de notre patrimoine. Les mentalités changent, et des placettes de nourrissage voies le jour sous l'impulsions des agriculteurs et des naturalistes. Remplaçant les équarrisseurs, elles permettent aux oiseaux de se nourrir, aux exploitants de gérer les pertes à moindre coûts et aux villes de maintenir la sécurité sanitaire.

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Si le jardin alpin du col du Lautaret est si connu, c'est d'une part pour son emplacement et la longévité (120 ans!), mais d'autre part, pour les espèces rares et exceptionnelles qu'il acceuille. Ci-dessus, je vous propose de découvrir de gauche à droite 4 fleurs hors normes qui font bien souvent le bonheur des visiteurs. 1 : Le mulinum épineux (Mulinum spinosum) est une espèce d'Amérique du Sud, épineuse mais prisée pour le bétail en raison du goût particulier qu'il donne à la viande, surtout chez les lapins. On la nomme localement neneo 2 : Le pavot bleu de l'Himalaya (Meconopsis betonicifolia), une espèce très rare et qu'ont ne peut voir que dans 10 à 15 jardins en Europes. Son succès tient à sa couleur si particulière. 3 : L'iris de Sibérie (Iris sibirica) est une espèce résistant à des températures artiques. 4 : La primevère à fleurs d'un seul côté (Primula secundiflora) porte peut être le nom vernaculaire le plus long parmi toutes les espèces présentées.

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Pour finir cette visite, voici deux petits passereaux communs aussi bien en plaine qu'en montagne, granivores et qui tirent profit des nombreux arbres à graines et conifères plantés il y a des dizaines d'années de cela. À gauche, un chardonneret élégant (Carduelis carduelis) posé sur un pin à crochet (Pinus uncinata) observant les visiteurs. À droite, un pinson des arbres (Fringilla coelebs) dans la même position et tout aussi curieux.

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Nous quittons les sentiers battus pour en rejoindre d'autres, ceux de la montagne pour une randonnée calme mais riche, à la découverte du lac du Pontet et de l'Aiguillon. La boucle fait un peu plus de 3,8 kilomètres et le dénivelé approche les 500 mètre, rien de très compliqué en somme, mais comme toujours, quand on a l'appareil photo en main et les jumelles autour du coup, les minutes peuvent vite devenir des heures.

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La grande astrance (Astrantia major) figure parmi les plus belles fleurs de nos montagnes. Fine, délicate, gracile ... bien des adjectifs peuvent lui être attribués. On la reconnaît à ses fleurs blanches et violines, perchées sur des tiges hautes de 30 à 90 centimètres. D'ordinaire présente dans les zones ombragées voire en limite de bois, elle pousse ici en prairie bien exposée, mais très humide. Leur floraison prolongée égaie les jardins anciens.

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La gentiane champêtre (Gentianella campestris) présente des pétales violacés, parfois roses ou blancs, au nombre de 4 ce qui la différencie d'autres espèces très proches ayant 5 pétales. Elle présente un port érigé mais reste petite.

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Bien que subalpine voire alpine, on peut la rencontrer de juin à septembre dans d'autres milieux, notamment en Bretagne où elle est protégée. En général, c'est entre 1000 mètres et 2700 mètres d'altitude ce qui en fait en France une des championnes de nos massifs. Elle aime les sols acides et neutres, ce qui en fait un indicateur précieux. Néanmoins la littérature scientifique l'indique comme bio-indicatrice des milieux calcicoles. Bisannuelle le plus souvent, elle fût utilisée par le passé pour aromatiser la bière et les liqueurs, surtout dans les pays de l'Est, et pu être utilisée comme légume en cas de famine. Cependant son goût très amer ne permet pas d'en faire un aliment du quotidien.

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Dans l'herbe, des belles des champs. Parmi elles, des orchidées, et d'autres qui leur ressemble sans en être. Toujours de gauche à droite. 1 : L'orchis vanille (Gymnadenia nigra subsp. rhellicani), à l'odeur si douce et puissante. 2 : Une fleur plus discrète, la renouée vivipare (Bistorta vivipara) que je redécouvre cette année. 3 : une seconde orchidée, l'orchis globulaire (Traunsteinera globosa). 4 : L'épiaire hérissée (Betonica hirsuta), dont les fleurs en pompons roses me charme toujours. Plante de montagne, on l'identifie à ses feuilles velues.

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Retour de l'hirondelle de rochers (Ptyonoprogne rupestris), qui survole une prairie fleurie à la chasse d'insectes au-dessus de nos têtes. Sa reconnaissance est aisée, son dos gris brun, son ventre et le dessous de ses ailes blanches, sa queue noire ornée de deux tâches blanches permettent de ne pas se tromper.

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Nous avions pu en voir quelques brins dans le jardin alpin, nous avons cet après-midi la chance de pouvoir en croiser de sauvage. Le génépi jaune (Artemisia glacialis) n'a pas besoin de plus de présentation, sa réputation est déjà faite. Appelé parfois génépi blanc en opposition au génépi noir (Artemisia genipi), il est à l'origine de la délicieuse liqueur du même nom. Sa récolte est très réglementée et certaines espèces sont protégées.

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Une drôle de grenouille dalmatien fait son apparition. La grenouille rousse (Rana temporaria) se confond aisément avec la grenouille agile (Rana dalmatina) mais présente de légères variations et vit en plus haute altitude même si toutes deux partagent certaines zones sur l'hexagone. Celle-ci aborde un paterne un peu inhabituel. En milieu montagnard, le développement des amphibiens est beaucoup plus lent. Les oeufs sont mis en eau aux toutes premières fontes des neiges. Les têtards qui en émergent mettront tout le printemps et tout l'été à devenir grenouillettes ou crapelets, là où en plaine ils mettent d'ordinaire 72 jours grand maximum. Pour en revenir à note grenouille, elle se rencontre surtout dans le nord de la France mais aussi dans nos massifs. Dans les Alpes, elle peut être observer à plus de 2800 mètres d'altitudes, un sacré record pour un animal poïkilotherme, c'est à dire dont la température interne dépend du milieu dans lequel il se trouve.

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Arrivés au sommet, à 2086 mètres d'altitudes. En contre-bas, minuscule, Villar d'Arêne et au loin, dans le creux du vallon, la Grave-La Meije. En face, immenses et écrasants, la Meije et le Bec-de-l'Homme. Le paysage laisse sans voix. Les neiges éternelles ne seront bientôt plus, tout comme les glaciers. Entre ma première arrivée ici à 18 ans et maintenant, il y a 9 ans, ils ont fondu de moitié et je crains qu'à notre prochain séjour ils ne soient plus.

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Autre moment magique, avec le passage de ce grand corbeau (Corvus corax) poursuivit par deux corneilles noires (Corvus corone) inquiètes de le voir s'approcher de leur territoire d'un peu trop près. Immense, avec pas loin d'1,20 mètre d'envergure. Je dois avouer qu'il s'agit là d'un des oiseaux que j'aime le plus et qui, il y a quelques jours de cela, nous a fait la surprise de traverser à deux le jardin familial, nous laissant ébahis. Craint, c'est pourtant un animal inoffensif, peu commun et protégé dont la réputation ne reflète pas le génie de l'oiseau.

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L'edelweiss (Leontopodium nivale subsp. alpinum) est l'étoile de nos montagnes. Rare voire très rare, c'est une des espèces emblématiques des Alpes. Relique de l'époque glacière, elle surprend par ses pétales blancs velus. Ceux-ci sont une défense contre la rudesse du climat et en particulier du soleil qui est si mordant en haute altitude.

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Ceux-ci protège la plante de l'évapotranspiration, mais aussi des UV, du gel et de la gourmandise de certains phytophages. Pour la trouver, il faut scruter les pelouses, les rocailles et les pâturages qu'ils soient calcaires ou schisteux. Néanmoins, il faut se montrer patient. Protégée, c'est une plante qui attire la convoitise mais aussi, qui ne pousse pas sur tous les massifs alpins, d'autant qu'il ne faut pas craindre d'utiliser ses mollets, la fleur poussant entre 1200 et 3000 mètres d'altitude. Aujourd'hui, on en trouve des cultures ça et là dans des exploitations spécialisées. Les brins fleuris sont récoltés pour être utilisés pour aromatiser les liqueurs et les infusions traditionnelles.

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Les machaons (Papilio machaon) sont à la fête, les floraisons battant leur plein là où en vallée, le soleil grille tout. Leurs chenilles sont uniques. De forte taille et reconnaissables à leur couleur verte et leurs tâches noires, elles se nourrissent d'apiacées, que cela soit des fenouils et des persils au jardin ou les grandes berces des fossés. Plusieurs générations, deux à trois, peuvent animer les champs fleuris de mars à septembre jusqu'à 2000 mètres.

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Deux petits oreilles dépassent des bosquets de gentianes jaunes (Gentiana lutea). Voilà une jolie chevrette, une femelle de chevreuil d'Europe (Capreolus capreolus). Ce petit cervidé est commun aime les milieux ouverts pour se nourrir mais favorise les milieux forestiers pour s'habriter. Son principal prédateur, outre le chasseur, est d'ordinaire le lynx boréal (Lynx Lynx), mais celui-ci est quasi-absent en France. Longtemps chassé, disparu puis réintroduit, la principale menace de ce gros félin est le braconnage, accusé souvent de prédater les chevreuils (que certains veulent s'accaparer), pourtant jugés comme trop nombreux, occasionnant des dégâts.

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Le tarier des prés (Saxicola rubetra) fût l'oiseau du week-end. C'est bien simple, à chaque visite, à chaque sortie, à chaque randonnée, il était là. Difficile de de ce fait de passer à côté. Autrefois commun en basse altitude, il s'observe désormais plutôt dans les milieux montagnards.

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C'est un oiseau bio-indicateur des prairies de bonne santé, où les plantes sont très diversifiées et l'entomofaune riche. C'est un oiseau migrateur qui niche en Europe et en Asie et qui retourne à l'hiver en Afrique pour profiter de l'abondance d'insectes. On connaît encore mal les déplacements et le mode de vie de ce petit passereau, et bien qu'il ne soit pas encore considéré menacé, bien des éléments sont alarmants. Baisse de l'effectif de 90% en Alsace, quasi-disparition des plaines françaises et fort échec des nichés (nids au sol), il est temps d'agir. La disparition des insectes, la fauche et le pâturage intensif, la transformation des plaines alluviales en culture arboricole et la disparition des jachères mettent à mal le tarier des prés.

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Les patous veillent au grain, les loups et les chiens n'ont qu'à bien se tenir. Ici les moutons passent la journée en alpage, dans des parcs électrifiés sous la surveillance de leur chien de garde, puis regagnent à l'arrivée du soir la bergerie, toujours accompagné de leur veilleur. Ce dernier rejoint le troupeau encore chiot pour s'identifier au mieux à brebis qui deviennent alors ses mères de substitution. Il restera alors en tout temps avec elles.

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Fin de ballade, retour à l'hotel-restaurant du Faranchin, qui en plus de donner une très belle vue, apporte un calme bienvenue et offre des plats délicieux. Quel étrange sentiment d'arpenter ces sentiers qui n'ont pas changés. Il n'en est pas de même pour la montagne. Rongée, fatiguée, elle perd à grande vitesse son manteau blanc.

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Levé tardif, il fait bon de passer une nuit, bercés par les bruits des animaux nocturnes. Passage rapide à La Grave - La Meije. Objectif : observer les fossiles de l'église locale, chercher les traces du tichodrome échelette (Tichodroma muraria), un oiseau incroyable que nosu rêvons de voir et qui l'hiver, vient régulièrement sur les murs de l'édifice.

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Certes, nous ne verrons pas le tichodrome, mais nous aurons la chance de tomber sur de très nombreux nids d'hirdonelles des rochers. Équipés d'un téléphone avec l'application NaturaList, pendant du site Faune-France, nous avons pu nous adonner à un de nos passe-temps préférés, cartographier et indiquer le nombre d'individus et de nids que nous croisions. Voilà de quoi nous mettre en jambe pour arpenter les hauts sommets même si la machinerie humaine nous a bien aidée ce jour-là, quitte à nous promettre d'entreprendre l'assencion à pied l'an prochain. Nous verrons si la promesse est tenue.

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Loué soit le téléphérique de La Meije ! L'assencion se fait en deux temps, une première descente à 2400 mètres puis une seconde à 3200 mètres, chaque tronçon étant sensiblement le même. Amateurs du vide, c'est votre instant, la vue étant imprenable sur les montagne. Dans les petites cabines colorées, il nous a été possible d'observer un faucon crécerelle, des rouges-queues noirs, des niverolles alpines et même des chamois.

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Arrêt à 2400 mètres. L'acceuil se fait par des bouquets d'asters des Alpes (Aster alpinus). Poussant sur des sols rocailleux, elles font figure d'emblême des montagnes au même titre que les edelweiss. Sa floraison estivale et sa rusticité lui ont valu sa culture et sa démocratisation dans les jardins de plaine et des grands parcs.

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Étonnant non ? Un lac ou plutôt un étang artificiel a été créer il y a quelques années, il permet de jouird'une pièce d'eau dont le reflet agît comme un miroir et reflète avec grâce le glacier d'en face. Dans l'eau, des truites d'élevage, un ajout que je trouve pour ma part un peu dommage car absolument pas nécessaire au lieu qui se suffit à lui même. Des agrès, des hamacs, un terrain de bois pour les VTT et du mobilier complètes l'ensemble.

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Elles étaient là, les grassettes communes (Pinguicula vulgaris), des plantes carnivores dont les feuilles sont des pièges mortels pour les petits insectes. Couvertes de poils gluants, odorants et sensibles, celles-ci se referment à la moindre goutte d'urée détectée sur les arthropodes maladroits et inattentifs. Ils apportent aux plantes tous les éléments nutritifs absents dans les sols où elles poussent, sols bien souvent pauvres en nutriments.

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Les espèces nouvelles sont encore nombreuses ce jour-là, aussi bien pour le végétal que pour les animaux. Nous croisons quelques niverolles alpines (Montifringilla nivalis), véritables moineaux des neiges qui sautillent de rocher en rocher. Quelques venturons montagnards (Carduelis citrinella) sont de la partie aussi, pour notre plus grand plaisir, ces oiseaux ne s'étant présenter à nous 4 ans auparavant dans le Vaucluse, au mont Ventoux.

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Arrivée à 3200 mètres, nous posons le pied sur l'un des plus belles montagnes des Alpes. Nous ne serons jamais, je pense, suffisamment prêts et équipés pour en gravir le sommet mais la vue nous suffit amplement. Le thermostat est bas, et s'il n'est pas à 0°C même s'il s'en rapproche.

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Pause de midi, au menu tartiflette, il faut bien honorer les traditions locales bien que ce plat soit relativement récent. Sa création daterait des années 1960, en faisant une spécialité montagnarde depuis peu. Depuis la terrasse, nous observons le Grand Pic, trophée de bien des alpinistes des quatre coins du globe. Il s'agit ici de l'une des ascensions les plus difficiles d'Europe, aucun des itinéraires existant n'étant simples. Nous ne nous lassons pas du paysage, et le bain de soleil est au programme. De là-haut, le Râteau, grand plateau d'alpage, s'étend de tout son long. Nous n'y verrons pas les vautours fauves qui font notre bonheur mais de nouveaux les grands corbeaux ainsi que quelques chocards à bec jaune (Pyrrhocorax graculus), nos mascottes quand nous nous trouvons en Chartreuse. Ils tirent profit de la générosité des clients du restaurant d'altitude.

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Voici la reine du sommet, la linaire des Alpes (Linaria alpina) aux couleurs éclatantes appelée parfois muflier des Alpes bien qu'elle n'en soit pas un. Ne poussant que dans les grands massifs (à l'exception des Pyrénées, du Jura et en Bourgogne), ont la trouve ça et là en Europe central et du Sud. Elle ne se plaît que dans les milieux très pauvres, la caillasse et les pierriers, sous des climats arides voire hostiles. Elle ne craint ni la neige, ni le gel.

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C'est sur ces images et la visite de la grotte de glace que nous terminons notre week-end. Il n'y a pas à dire, les montagnes nous appellent et bien que nous ne soyons pas des alpinistes dans l'âme, nous ne pouvons nous empêcher de monter au plus près des sommets. Notre pallette s'est aggrandie, désormais les oiseaux ont une belle part dans nos découvertes à côté des fleurs. Vivement les prochaines sorties dans de nouveaux massifs.

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lundi 17 novembre 2014

Sortie en montagne 7.

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Voilà plus d'un an que je n'ai pas posté un article sur la montagne (depuis le 1 juin 2013 exactement). Mais cette fois-ci l'appareil photo est de partie et j'ai matière à vous parler des hauts sommets. Comme toujours, merci à Sébastien pour cette super rando et pour m'avoir donné à voir comme jamais le Mont Blanc
(que vous pouvez retrouver plus bas en photo).

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 Nous ne sommes pas en Suisse mais bien en Savoie.
Le Mont Granier fait parti des sommets emblématiques de la Chartreuse. Dans la nuit du 24 au 25 décembre 1248 une partie de la montagne s'effondre sur elle même, balayant les villages alentours et causant la mort de 5000 personnes. C'est l'une des plus hautes falaises de calcaires de France avec 700 mètres à pic. 

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Quoi de plus beau que de tomber au coeur de la Chartreuse sur un oeillet des Chartreux (Dianthus carthusianorum) ? Manque de chance il s'agit ici de l'oeilet mignardise (Dianthus gratianopolitanus) qui n'en est pas moins beau. Il fleurit d'ordinaire de mai à juillet mais en montagne il n'est pas rare de voir certaines fleurs s'épanouir bien après la saison avec les différences de températures et l'ensolleillement plus prolongé.

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Cette spécificité donne l'occasion de voir quelques belles fleurs comme avec ces gentianes.
1 et 2 : Gentiane à feuilles courtes (Gentiana brachyphylla). Elle fleurit entre juillet et août et peut être facilement confondue avec la gentiane printanière (Gentiana  verna) que l'on appel aussi oeil de chat.
Cette gentiane se rencontre à partir de 1800 m d'altitude.

3 et 4 : La gentiane jaune (Gentiana lutea) ou grande gentiane est la plus populaire de toutes. Elle entre dans la composition de liqueurs et d'alcool comme la Suze ou la Chartreuse. Sa racine amère stimule l'appétit,soigne les troubles digestifs, soulage les maux de coeurs et les lourdeurs d'estomac. 

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 La vulnéraire des Chartreux (Hypericum nummularium) est une plante endémique des Alpes et de certaines régions des Pyrénées (les stations en Isère se trouve en Chartreuse et dans les Bauges). Elle aime les rochers et les crevasses des zones calcaires à l'abris du soleil. Il est autorisé d'en récolter un brin par personne pour une consommation dite familiale. Dans le Dauphiné, la plante est recherchée pour l'éllaboration de l'eau-de-vie de vulnéraire. Pour la cueillette commerciale, il faut un autorisation préfectorale.

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 La gentiane champêtre (Gentianella campestris) est une jolie gentiane que l'on trouve à l'étage alpin et sub-alpin entre 0 et 2700 m d'altitude. Elle affectionne les pelouses d'herbe rase et les pâturages bien broutés, de préférence sur les sols siliceux. Elle fleurit de juin à septembre.  

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 L'euphraise officinale (Euphrasia officinalis) est une plante employée par l'Homme depuis le Moyen Âge. Encore couramment prescrite en homéopathie, en particulier pour les problèmes occulaires, elle a longtemps était utilisée pour lire l'avenir. Pour cela on appliquait des compresses d'infusion d'euphraise sur les yeux pour provoquer la claire-voyance ou sur les oreilles pour la clairaudiance.

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 Les lichens sont les organismes symbiotiques qui comptent parmi les plus résistants qui soient. Plus anciens que les dinosaures, ils peuvent supporter à des conditions extrêmes : absence d'air, d'eau,de lumière... en 2008 deux espèces de lichens sont laissées pendant 2 semaines dans le vide intersidérale de l'espace... et y survivent !

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La joubarbe de montagne (Sempervivum montanum) se différencie de la jourbarbe des toits (Sempervivum tectorum subsp. tectorum) par la présence de poils gras. On la trouve sur les zones de montagne entre 1000 et 300 m d'altitude et parfois bien plus. On la trouve dans toute l'Europe mais se fait de plus en plus rare.

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  Voilà de beaux agarics. Les quels ? Impossible de vous le dire, peut être des agarics des jachères (agaricus nivescens). La famille des Agaricus comprend de nombreuses espèces. Si toutes presque sont comestibles, certaines se révèlent être sans intérêts quand d'autres comme Agaricus xanthoderma sont toxiques. 

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La boviste plombée (Bovista plumbea) est comestible jeune mais sa petite taille le rend inintéressant.
Il est courant en été et en automne dans les prés et les pâturages en groupes.

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 L'hygrophore perroquet (Hygrophorus psittacinus) est un joli champignon aux formes et couleurs variées. Jeune il est vert, puis devient jaune et enfin rouge avant de se décolorer. Sur ces clichés vous pouvez voir des individus représentatifs des stades de croissance. Non comestible, on le trouve à la fin de l'été et à l'automne dans les pâtureq, les pelouses et les prairies.

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Je vous présente Psilocybe semilanceata. Cela ne vous dit rien ? il s'agit pourtant du célèbre Psilocybe lancéolé. Comme pour la plupart des drogues, la psilo est interdit à la cueillette et à la consommation. Il est connu des amateurs pour ces propriétés hallucinogènes et se reconnaît en partie au petit mamelon foncé qui le surmonte, chose absente sur cette individu fatigué.

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 Voici deux espèces de champignons que je trouve tout à fait superbe à photographier mais dont j'ai bien du mal à donner des noms. Dommage, mais cela ne retire pas le plaisir de les avoir croisé. Il s'agit peut être d'hygrophores ou de proches parents mais sans grande conviction.

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 Le genévrier commun (Juniperus communis) se rencontre un peu partout en France, en particulier à l'étage collinéaire et sub-alpin. Les baies de cette arbrisseau étaient employées dans toutes les Alpes pour confectionner l'Estre de genièvre, une sorte de confiture ou de pâte à tartiner locale. C'est après une très longue préparation que l'on obtient la préparation.

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Le terme chardon englobe de nombreuses espèces de plantes qui parfois n'en sont pas. 
1 et 2 : Le Carduus defloratus est un chardon que l'on peut rencontrer en France, si on se tient à la fiche de Tela botanica dans les "bois et pâturages des montagnes : Jura, Bourgogne, Bugey, Savoie, Haute-Savoie, Dauphiné, Alpes-Maritimes, Pyrénées." Il fleurit de juillet à août.
3 et 4 : La Carline acaule (Carlina acaulis L. subsp. caulescens) se rencontre dans les prairies subalpines jusqu'à 1500 m d'altitude. Elle fait l'objet de plusieurs mesures de protection. En montagne, de manière traditionnelle, l'accrocher à sa porte où aux mûrs des maisons porterai chance.

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 La potentille de Braun (Potentilla brauneana) apprécie les pelouses des hauteurs, entre 2000 et 3000 m d'altitude qui restent enneigées longuement. Elle fleurit de juillet à août et porte également le nom de potentille douteuse. 

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 La lépiote déguenillée (Macrolepiota rhacodes) est une columelle comestible et même réputée. On la rencontre dans les bois, les jardins, les clairières, les prairies et les terrains vagues. Courant, on peut parfois confondre les jeunes exemplaires avec des lépiotes mortelles. Mieux vaut ne pas ramasser les individus dont les chapeaux sont inférieurs à 10 cm.

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 La petite tortue (Nymphalis urticae) est un papillon commun en France. Sa chenille se nourrit principalement de la grade ortie d'où son nom. Cette espèce connait un déclin rapide à travers toute l'Eurasie. La multiplication de nombreux parasite et le réchauffement climatique n'y seraient pas pour rien.

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 La ballade est sympa comme tout et bien que nous nous soyons cantonné au vallon, la vue reste incroyable.
Il est possible de monter au sommet en une demie journée via une voie parfois compliquée pour les promeneurs.

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 Vue sur Chapareillan mais aussi sur l'Isère (la rivière), les coteaux vinicoles, le beau massif des Bauges... et surtout, vue sur le Mont Blanc qui se dessine avec en arrière fond un superbe ciel bleu.

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 Vestiges de l'éboulement de l'an 1248, d'énormes pierres viennent parsemer le vert vallon dont les marmottes ont fait leur terrain de jeu et les vaches tarines, leur domaine. On pourrait se croire dans le légendaire Val-sans-retour où sont prisonniers les amants infidèles.

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 Entre les deux blocs, le Mont Blanc. Il est le point culminant des Alpes avec 4810,02 m d'altitude et le 6 ème plus haut sommet au monde. Situé en Haute-Savoie, il est gravi pour la première fois en 1786. À cette époque, il porte encore le nom de "Montagne Maudite".

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La frontière du Mont Blanc porte à débat. Côté français comme côté italien, le sommet est revendiqué si bien que dans les manuels scolaires de chaque pays, il est tour à tour italien ou français. Autrefois le problème ne se posait, celui-ci se situant sur le Duché de Savoie. L'affaire se corse en 1792 avec l'annexion du Duché.

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 La légende de la Montagne Maudite :
En des temps immémoriaux, le Mont Blanc était une montagne verdoyante où les bergers menaient paître les troupeaux en passant par le col des Géants. Mais voilà que des démons des glaces viennent se pointer. Adieux prés verts, bonjours neiges, froids et tempêtes. C'est la que vivrait la déesse des fées, la Dame Blanche, entourée de fleurs et de pâtures. C'est là aussi que se réunissaient certains sorciers. 

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 Quelques champignons inconnus mais courant dans les prés, encore humide de la rosée. L'ombre de la montagne a maintu la végétation à l'abri des rayons du soleil.

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 Le Mont Granier est aussi appelé Montagne aux Vaches. C'est là que paissent les troupeaux dont le lait servira à confectionner des fromages aux noms célébres comme le délice de Chartreuse, le "Chartreuse", le "Granier", l'estival de "Chartreuse" ou encore la raclette des Entremonts (la vraie) que l'on peut retrouver sur le site de la coopérative ICI.

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 Ces grandes feuilles pourrait appartenir à la primevère oreille d'ours (Primula auricula) mais sans certitude. Elle pousse sur les rochers peu après la fonte des neiges jusqu'à 2300 m d'altitude.

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 La vallée est un endroit de mystères et de légendes fréquenté par de nombreux promeneurs.
Il n'en faut pas plus pour tomber sur ce genre d'objets  distrayants.

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 C'est aussi dans ce biotope que l'on trouve le thé des Alpes (Sideritis hyssopifolia) appelé aussi Crapaudine des Alpes. Comme la vulnéraire il est protégé et ne peut être récolté que pour l'usage familliale (pas plus d'une petite poignée) sauf autorisation préfectorale. On l'utilise pour aromatiser l'eau-de-vie ou comme infusion.

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 L'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides) aime les sous-bois humides et ombragés. Elle peut atteindre 90cm de hauteur. Toxique, elle produit un latex blanc. Toutes les parties de la plantes peuvent provoquer des vomissements et des effets purgatifs chez l'Homem et se montrer dangereuses pour le bétail.

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 Les falaises abrite une grande et bruyante colonnie de chocards à bec jaune (Pyrrhocorax graculus). Dès les premiers rayons du soleil ils prennent leur envole. Aux alentours de midi on peut les voir chercher leur nourriture en groupes dans l'herbe rase.

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 Le thym serpolet (Thymus serpyllum) ou serpolet est une plante aromatique très parfumée et commune dans les zones ensoleillées jusqu'à 3000 m d'altitude. Riche en propriétés médicinales, il est antiseptique, anti-virale, stomachique, expectorant, antispasmodique, désinfectant et anti-inflammatoire.

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 Petit tour par la forêt, au milieu des résineux et des fougères. Les feuillus se font rares voir absent. On rencontre majoritairement des épicées pour les 2/3 et des pins pectinés pour environ 1/3. Ce dernier est la nourriture principale du grand gibier (mouflons, chamois, cervidés etc.) pendant l'hiver.

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 Les forêts de hautes montagnes sont des forêts anciennes. Difficiles d'accés elles sont peu ou pas exploitées par l'Homme ce qui permet aux arbres d'ateindre des tailles exceptionnelles mais aussi, pour les espèces qui vivent et se reproduisent dans le bois mort, de se multiplier.

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 On rencontre là encore quelques champignons, dont certains comestibles.
1 et 2 : En cour d'identification pour le moment.
3 et 4 : Le lactaire délicieux (Lactarius deliciosus) est parfois confondu avec le lactaire délicieux. Il se consomme jeune, de préférence en condiment après avoir été cuisiné au vinaigre. On le trouve dans les forêts de pins humides ou/et fraîches jusqu'à la mi-automne en fonction de l'altitude.

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 Les pierres trouées sont, dans les cultures pré-chrétiennes, des éléments religieux importants que l'on retrouvent dans les légendes et la littérature comme le cycle arthurien. Elles étaient censée apporter la chance, donner des pouvoirs magiques, prémunir des sortilèges et des sorcières. Regarder par le trou permet de voir le monde des fées et des lutins.

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 Pour parfaire le tableau, les amanites tue-mouchessont nombreuses. Son nom vient du latin fungus muscarum qui veut littéralement dire champignons des mouches" en raison des propriétés insecticides qu'on lui prêtes, en particulier en France mais aussi en Allemagne, en Suède et dans les autres pays de culture slave. Ne dit-on pas aux enfants pour les éloigner du dangereux champignon qui mêlé à du lait tue les mouches et autres insectes? (en réalité il les endort). Mais l'emploi du terme mouche pourrait aussi être lié à l'expréssion médiévale qui désignait l'état de démence par la présence de mouches dans la tête du malade.

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 On a longtemps cru que la muscarine de cette amanite (découverte en 1869) était l'origine des effets psychédéliques du champignons de par son effet excitant en agissant sur les synapses mais cette molécule est bien trop peu présente dans l'amanite tue mouche pour expliquer ses propriétés. Il faut chercher du côté de la muscimole et de l'acide iboténique (majoritairement concentrés dans le chapeau, en particulier la cuticule rouge) pour trouver les causes des hallucinations mais aussi des vomissements, des somnolences, d'une certaine euphorie, des délires, des confusions, des états de prostration, des troubles de l'équilibre, de l'hypervantilation, une sudation accrue et/ou des troubles gastriques. 

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 L'endroit est féerique, entre les jeux d'ombres, les volutes de vapeurs qui montent du sol, les champignons, les vieilles pierres, les chemins de mousse, les rayons du soleil et la vue sur les sommets... on en prend plein les yeux !

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 Les vesses de loup brun d'ombre (Lycoperdon umbrinum) ne sont pas en reste. Très nombreuses elles aussi, elles relâchent leurs spores en laissant s'échapper un joli nuage. Les aider dans leur démarche en les écrasant est non seulement utile mais aussi délassant.

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 Les Cairns sont des monticules de pierres placés là par l'Homme pour marquer un lieu particulier pour baliser un sentier dans un milieu difficile, un sommet, un site religieux, une tombe ou pour servir de support pour prier, officier ou se recueillir. Cette pratique remonterai au néolithique.

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 Le chemin ne sent peut être pas la noisette mais reste plaisant à parcourir même si pentu (du moins pour mes petites jambes). Tout au long de celui-ci on peut voir petit à petit les feuillus céder la place aux résineux. Les hêtres sont les derniers à s'effacer face aux pins et aux épicéas.

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On croise une végétation diversifiée et abordant des couleurs ou des formes superbes. Chardons, lichens, asters... bref le désert de Chartreuse regorge de vie malgré son nom.

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 La calocère visqueuse (Calocera viscosa) est comestible médiocre suspecté de provoquer des troubles gastriques. On la rencontre toute l'année sur les bois pourrissants des conifères, en particulier de sapins.

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 En quelques mots, voilà l'une des plus belles promenades de l'année. Pas un nuage, un joli soleil avec, dans les premières heures de la sortie, pas un pelo (bon à midi c'était plus vraiment le même cas de figure...) mais tout de même, que demander de plus ! Des fleurs, des champignons, des monts enneigés, des oiseaux... le paradis !

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vendredi 17 mai 2013

Sortie en montagne 5.

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Petit tour rapide en montagne, les révisions étant prenantes, je n'ai pas eu vraiment le temps de sortir le bout de mon nez dans la nature. Néanmoins, les quelques rayons du soleil m'ont gaiement entraîné dans les près montagnards. C'est d'ailleurs à cette occasion que l'on peut voir les chèvres, les vaches, les agneaux et leurs mères gagner les pâturages.

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L'androsae vitaliana est une primevère propre au sud des Alpes, au Ventoux et aux Pyrénées. Cette petite fleur fleurie de mai à juillet, entre 1500 et 3000 mètres d'altitude.

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Les pâtures sont bien vertes, les marmottes sorties. Il est temps de partir préparer les parcs pour le bétail qui y passera l'été.

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Les premières orchidées sont là, mais il faudra attendre qu'elles soient fleuries pour les identifier. Celle-ci semble porter des fleurs blanches et a de très larges feuilles plutôt fournies. Il faudra retourner sur place pour parfaire l'identification.

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Voilà que la grande gentiane pointe le bout de son nez. Cette plante peut vivre jusqu'à 80 ans et est mature dans sa dixième année. Il ne faut pas la confondre avec les différentes espèces de vératres qui elles sont très toxiques.

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La montagne commence doucement à prendre vie tandis que la plaine est noyée par la pluie. Le bois joli commence lui aussi à fleurir et embaume l'air. Bref, c'est un joli début de printemps.

vendredi 13 juillet 2012

Sortie en montagne (2).

Aujourd'hui, grimpette au sommet du petit Charmant Som (prononcer "son"), facile à grimper même avec de jeunes enfants et qui offre une très belle vue sur les vallées et les montagnes alentours.

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Le joli petit sommet culmine à 1500m.

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Les chardons commencent à fleurir. Sur les côtés des chardons à queue nue, au centre un inconnu qui ne va pas tarder à offrir ses fleurs. 

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La belle aster des Alpes.

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Les orchidées sont très nombreuses dans ces alpages. De gauche à droite, l'orchis globuleux, l'orchis vanille et l'orchis moucheron. On peut les retrouve sur cet article: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/06/26/24581697.html

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L'arnica des montagnes est une fleur protégée dans le parc de la chartreuse. Elle est réputée pour ses vertus médicinales qui sont nombreuses. Il est même possible de fumer ses feuilles pour calmer la toux. On la trouve ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/05/09/24221645.html

Attention! les fleurs peuvent provoquer des malaises et les feuilles sont mortelles si on en ingère ne serait-ce qu'une petite poignée!

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Le lis martagon est rare. C'est le symbole des Alpes.

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Il aborde de très belles fleurs roses mouchetées de rouge pourpre. Ses étamines oranges colores les doigts si on ose les toucher.

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Il pousse dans les prairies et les rocailles de haute montagne.

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C'est une plante protégée, il est donc strictement interdit de les cueillir, de les abîmer ou de les piétiner, car ce lis pousse aux abords des chemins de randonnée.

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Il fleurit de juin à août.

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A gauche, le rhinanthe crête-de-coq que l'on peut rencontrer ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/12/24689193.html. A droite la renonculée, qui peut provoquer des vomissement si ingestion.

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A gauche le lamier jaune et à droite le leucanthème des Alpes.

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L'orobanche sanglante, est une plante sans chlorophylle qui se nourrit de la sève d'autres plantes comme celle des légumineuses par exemple. On peut aussi la voir ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/12/24689193.html.

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A gauche une belle raiponce hémisphérique et à droite une fleur d'eglantier.

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A gauche une scabieuse colombaire et à droite une fleur d'une géranium sauvage de montagne.

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Les gentianes bleues ont fini de fleurir, elles sont désormais fanées et vont donner une multitude de graines.

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Les gentianes jaunes, un des ingrédients de la chartreuse, sont en pleines épanouissement. On peut les retrouver ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/05/11/24235553.html

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De droite à gauche: le serpolais, la sarliette des Alpes et la siliène d'Italie.

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Les pends du petit Charmant Som sont couverts de framboisiers sauvages, sur les quels les sauterelles semblent prendre du bon temps.

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Nous avons pû observer deux types de centaurées, avec à droite le bleuet vivace et à droite la centaurée jacée.

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Les choucas sont des oiseaux ayant un chant très mélodieux.

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Il ne faut pas les confondre avec les corbeaux qui sont eux entièrement noirs. Les choucas sont noirs avec un bec jaune, des pattes oranges et des griffes noires.

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A gauche, une belle et fragile aconit tue-loup et à droite une gesse jaune.

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L'ail de cerf est proche de l'ail des ours, à la différence qu'il pousse en altitude et que sa tête est beaucoup plus fournie en fleurs.

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Il reste encore beaucoup de belles inconnues à identifier. Au cnetre, après recherche, il semblerait que les fleurs en formes de pompons bleus soient des globulaires à feuilles en forme de coeur.

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Bref une bien belle promenade au coeur de la montagne.

Tout à gauche, (numéro 1), la pulsatille des Alpes. Son drôle de plumeau contient les graines. Sa fleur est blanche mais il existe une sous espèce jaune.

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vendredi 11 mai 2012

La gentiane jaune.

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Reine de la chartreuse, la gentiane jaune ou grande gentiane.

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La gentiane jaune:

noms- grande gentiane, gentiana lutea. Le premier usage de la plante aurait été fait par Gentius, roi d'Illyrie au II siècle av J.-C d'où son nom.

classification- famille des gentianaceae (gentianacées) de la classe des angiospermae.

habitat- Dans toute l'Europe, présente en Isère et dans les hautes alpes.

description- Plante de montagne qui pousse de 800m jusqu'à 2200m dans les près et pâtures, la gentiane jaune peut atteindre 1 m de haut. Ses feuilles font jusqu'à 30 cm de long et 15 cm de large. Les grandes fleurs jaunes de la plante possèdent 5 à 6 pétales réunies en grappes qu'y se trouvent par nombre de 5 à 10 sur la tige de la plante. Elle peut vivre 70 ans et fleurit seulement au bout de 10 ans.

A ne pas confondre avec le vératre.

propriétés- La gentiane jaune est indiquée pour les troubles digestifs, anorexiques, le manque d'appétit, la dyspepsie, les ballonnements, les flatulences, la dépression grâce à ses effets amers, stomachiques, toniques ainsi qu'à l'augmentation de la sécrétion gastrique et la salive qu'elle provoque.

utilisation médicinale- en tisane ou en alcool, ce sont les racines séchées de la plante qui sont consommées.

Macération de gentiane jaune:

verser 300 ml d'eau chaude sur 3 gr de la plante, boire 4 fois par jours.

Tisane de gentiane jaune:

verser 200 ml d'eau chaude sur 1gr de la plante, laisser infuser 10 minutes puis consommer. On peut en boire plusieurs fois par jours, toujours 30 minutes avant ou après les repas.

Efficace contre la fièvre, il faut toujours en avoir sous la main.

alcools- beaucoup d'alcools sont faits à base de gentiane, tel que l'eau de vie de gentiane, l'avèze, le couderc gentiane, le salers gentiane, la ciane, la liqueur de gentiane, la liqueur pontiane, la martiane une bière à la gentiane, le bonal et bien d'autres encore. Elle rentre aussi dans la composition de la chartreuse dont la recette est secrètement gardée.

récolte- la racine est récoltée (difficilement) à l'automne sur les plants les plus âgés dont les racines ont plusieurs centimètres d'épaisseurs Pour cela un instrument spécial, à la fois levier et pioche, est utilisé: la fourche du Diable. Les racines une fois cueillis sont nettoyées, coupées, séchées à l'extérieur puis à l'intérieur. Les racines utilisées doivent être souples, jaunes à l'intérieur et très amères.

 Attention à ne pas la confondre avec le vératre qui est semblable mais mortel ! 

Posté par Renarde alpine à 11:35 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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