dimanche 16 juin 2013

Sortie en montagne 7.

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 Cette Année la nature est une peu en retard, particulièrement en montagne, ce qui donne l'occasion de voir des espèces et des essences florales qui devraient être fanées depuis belle lurette et qui d'ailleurs le sont sur les plateaux de basse altitude. Petit topo.

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 Certaines plantes  se fondent dans le décors, d'autres rayonnent au soleil, ce qui rend leur capture photographique compliquée.

1: Le séneçon doronic est souvent confondu avec l'arnica officinale à cause de sa grosse fleur jaune. L'ensemble de la plante est toxique, elle ne sert donc que comme plante ornementale. Cependant elle surprend par ses tiges et feuilles pruineuses, c'est à dire pareilles à du duvet.

2: Le mélinet est une plante appartenant à la famille des Boraginaceae que l'on rencontre dans les alpages et les bords de chemin. Cultivée comme plante décorative, elle a été utilisée fort longtemps comme plante mellifère, astringente, rafraîchissante, vulnéraire mais aussi bénéfique pour les inflammations oculaires.

3 et 4: Il est toujours un peu compliqué d'identifier les euphorbes car leur familles est grandes et bon nombre d'entre-elles sont semblables. Ici il s'agit de l'euphorbe verruqueuse, à qui le roi de Mauritanie Juba aurait donnée le nom de son médecin prénommé Euphorbe. Le terme de verruqueux vient de l'aspect de ses capsules arrivées à l'âge mature. Ayant le statu de "fortement présent" dans les Hautes- Alpes, en voilà la confirmation.

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 L'adonis d'été est aussi appelée "goutte de sang" ou "oeil de faisan". C'est une plante très toxique qui peut entraîner la mort par épuisement suite à des coliques et des diarrhées résistant à toute forme de traitement. C'est une espèce en net recule car poussant dans les cultures, l'emploit de pesticides et de traitements l'on amoindrit. De ce fait l'adonis d'été a disparu en Wallonie et est protégée en Alsace.

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Les fleurs sont sorties, les insectes aussi! Cliquer sur la photo n°2 et affichez la en gros plan. Trouverez vous le nous de ces trois acolytes? La réponse ici: réponse.

1 et 2: La raiponce globuleuse est une petite plante de la famille des campanules qui tient son nom de ses inflorescences qui ont des formes arrondies. Elle pousse dans les prairies calcaires de 0 à 2600 mètres d'altitude de juillet à septembre. Depuis 1993 elle est protégée en Alsace.

3 et 4: La dame d'onze-heure est une fleur souvent confondue avec sa cousine, l'ornithogale à feuilles étroites. Elle tient son nom du fait que ces pétales s'ouvrent en plein soleil et ne se referment qu'à la tombée de la nuit mais aussi que l'on peut préparer un bouillon mortelle (plante toxique) avec celle-ci nommé bouillon de onze heure. Plus poétique, on l'appelle aussi étoile de Bethléem. Elle a inspiré bien des auteurs comme Jacques Bens et Jean Devaivre. En phitothérapie elle soigne les traumatismes et les douleurs.

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Surprise! Les coucous ici sont nombreux et très fleuris. Passés depuis un bon moment en Isère où il ne reste d'eux qu'un bocal d'infusion, c'est une bonne surprise d'en rencontrer, un peu comme si nous assistions à un deuxième printemps 2013. Ses nombreuses vertus, en particulier contre la toux et la bronchite en font une plante médicinale de choix.

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 Tout au long du chemin et parfois dans la maison, de petites bêtes se sont invitées. Il  s'emblerait que les papillons sont de nouveaux là.

1: On pourrait croire qu'il s'agit d'un papillon de nuit, mais ses antennes ne trompent pas, fines et dépourvues de poils, il s'agit ici d'un papillon de diurne au camouflage parfait. Tellement parfait que je ne suis pas parvenue à l'identifier.

2: Pas de cétoine dorée cette fois mais une cétoine cuivrée. Bien que relativement présente en France, elle se fait discrète. Comme toutes les cétoines c'est une espèce saproxylophage, c'est à dire qui à besoin de bois mort (donc n'abîme pas l'arbre) pour se développer (larves). Elle est de ce fait bénéfique à la forêt car de par son action elle enrichie le sol et l'humus, ce qui est bon pour nos chers champignons.

3: Voilà une toute jeune chenille de la livrée des près. On peut voir le papillon virevolter dans le soleil jusqu' à 1800 mètres d'altitude de juillet à septembre. On peut voir parfois de longues processions de cette petite chenille suivant à la queue leu-leu ses congénères.

4: Sur un brin d'herbe, une cantharide commune reprend son souffle après une étreinte enflammée avec son partenaire. La larve est une terrible prédatrice d'escargots qu'elle tue et consomme au moyen d'une morsure empoisonnée. On le nome ver-des-neiges car à l'arrivé des beaux jours les nymphes sortent toutes d'un coup de leur abris où elles ont hibernés et parfois se retrouvent se tortillant sur la neige.

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 Voilà l'escargot des forêts typiquement reconnaissable à sa carapace. Il s'apparente aux escargots des haies et aux escargots des jardins qui sont tous des sous-genres de la même espèce et qui peuvent facilement être confondus du fait de leur grande variété de couleurs.

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 La centaurée de Trionfetti est une espèce courante dans ce coin des Hautes-Alpes. Proche de la centaurée des montagnes, elle s'en différencie par sa taille et ses feuilles bien moins découpées.

1: En formation, les bougeons de cette centaurée peuvent tromper le promeneur car ils ressemblent fortement à des cocons de soie de chenilles ou d'araignées.

2: Sur le point de fleurir, les têtes florales sont souvent attaquées par les pucerons qui percent la fine membrane qui contient la sève de la plante. Pour pallier à cela, une myriade de coccinelles se sont emparées de la prairie pour festoyer. Ici il s'agit d'une coccinelle à sept points.

3: Une centaurée de Trionfetti fleurit. On la reconnaît à sa couleur, à la forme de ses pétales/fleurs et des dentelures sur les sépales.

4: Parfois une petite chenille se confectionne un nid dans les feuilles de la plante en rabattant les unes et les autres entre-elles avec ses soies, soit pour se protéger, soit pour muer.

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Me voilà de nouveau avec ma belle inconnue. Une chose est sûre, c'est un membre de la famille des lamiacées (sauges, lamiers, menthes ...) du fait de la fleur semblable à une gueule béante (le nom de cette famille vient du mot grec "lèvres".

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 L'orchis guerrier est une belle et grande orchidée qui s'épanouie d'avril à juin dans les zones claires, calcaires et non cultivées jusqu'à 200 mètres d'altitude. Elle a le statu de préoccupation mineure à l'échelle de l'Europe et est protégée en Belgique, en Suisse, en Auvergne, dans le centre et en Basse-Normandie. Elle s'hybride facilement ce qui rend parfois difficile l'identification des sous-genres engendrés. Elle est aussi appelée orchis casque en raison des pétales et sépales qui se rejoignent en formant une sorte de chapeau. Un seul plan peut vivre 15 ans mais n'est mature qu'à partir de 8 ans.

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 La primevère farineuse est une primevère de montagne plutôt rare qui peut mesurer 5 à 20 cm de haut et qui se plaît dans les marais et les alpages humides. Elle fleurit de mai à juillet et se distingue des autres genre du fait que sa racine contient des saponines. Elle tiens son nom de la poudre qui se trouve sur le revers de ses feuilles.

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   Voilà une superbe fleur qui semble plutôt s'être sauvée d'un jardin qu'appartenir véritablement à la montagne. Pourtant il s'agît bien d'une plante sauvage qui depuis a colonisé nos espaces de vie, charmés que nous sommes par son esthétique. Il s'agît donc ici de la pulsatille des Alpes (pulsatilla alpina) qui est une plante toxique. Présente dans toute l'Euope, elle pousse entre 1000 et 2750 mètres d'altitude. Elle appartient à la famille des renoncules au même titre que notre traditionnel bouton-d'or mis s'en différencie de part ses grands pétals blancs, son coeur fournit et sa taille: 15 à 35 cm. A savoir que la tige se développe complètement qu'après la floraison.

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 La joubarbe des toits commence à pousser doucement, le soleil la réchauffant (c'est une plante thermophile). Appelée barbe-de-Jupiter par les romains, la planter sur les toits protégerai la maisonnée de la foudre. Elle est associée à la magie blanche mais c'et avant tout une plante médicinale (regarder dans la rubrique "le grimoire des plantes").

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 Magie de la montagne, voilà que s'étendent à perte de vu des champs de narcisses et ce n'est pas un euphémisme, les pâturages en deviennent blancs et odorants.
Protégé, le narcisse des poètes est une fleur dont la cueillette est très réglementée, pas plus d'une poignée par personnes. Il aime les prairies humides et pousse jusqu'à 2300 mètres d'altitude en plein soleil et fleurit d'avril à juin. Utilisé en parfumerie, il a aussi été utilisé comme plante médicinale; Pline l'ancien le dépeignait comme une plante qui rend idiot. La liste des noms qui lui sont donnés est longue, on peut la consulter ici. En voici quelques exemples: clodinette, coqueton, vachette, olive blanche ou jannette. Il ne craint pas les incisives des rongeurs qu'il tendance à faire fuir.

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 Les prairies et les pâturages de montagnes sont verts et l'herbe commence à se faire haute. Pissenlits en graines, myosotis et mélinets les composent en grande partie mais bientôt, c'est la grande gentiane jaune qui se ferra remarquer par sa taille et son abondance.

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 Il faut parfois baisser les yeux bien bas pour pouvoir apercevoir les fleurs colorées qui se cachent sous les herbes hautes.

1: La grassette commune fleurit. C'est une plante carnivore qui se nourrit d'insectes en les piégeant dans ses feuilles aux poils collants. Elle pousse dans les zones humides et les bords des ruisseaux de montagne. L'unique fleur de la plante apparaît entre juin et juillet. La pollinisation se fait par les abeilles et les bourdons.

2: La pensée des Alpes est une espèce endémique au massif montagneux du même nom entre 1300 et 3000 mètres d'altitude. Elle peut être violette, jaune ou bigarrée. On la nomme aussi pensée éperonnée en raison de son long éperon que seul les papillons peuvent butiner. 

3 et 4: La gentiane printanière quand à elle est bientôt passé, il ne subsiste que ça et là quelques touffes bleues. On est bien loin des bleues tapis que l'on peut voir à la mi-mai. On peut rencontrer cette plante jusqu'à 2600 mètres d'altitude dans des prairies calcaires. On raconte que placer une fleur de gentiane printanière dans une maison attirerait le malheur et surtout la foudre.

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La pâquerette annuelle est commune en France mais peut présente dans le département des Hautes-Alpes. Elle se reconnaît à sa haute taille et à ses longues feuilles. Les fleurs se ferment la nuit mais aussi peu avant les averses ce qui en fait un bon indicateur du temps à venir.

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 Les pissenlits sont en graines mais bien d'autres fleurs viennent donner une couleur ambrée aux champs et prairies.

1 et 2: Le trolle d'Europe n'est pas une créature difforme et sanguinaire vivant dans les cavernes de montagnes, non non, c'est une très belle est précieuse fleur de nos contrées. Appelé aussi trolle des montagnes, il aime les prairies humides et les bois clairs et peut pousser jusqu'à 2800 mètres d'altitude pour une taille d'un mètre et des jolies fleurs qui s'épanouissent de mai à juillet. Ces mêmes fleurs ne s'ouvrent jamais et forment des boules de pétales jaunes que seule une petite mouche (six espèces en tout) est capable de traverser et de polliniser.

3: La petite rhinanthe est très présente et se trouve en pleine floraison. Elle se nourrie en partie d'autres plantes (des graminées) et e fait donc parasite. Sèche, elle libère des graines qui sont toxiques.

4: Une petite renoncule (même famille que le trolle d'Europe) se présente en bords de chemin. Communément appelées bouton-d'or, ce genre de fleurs regroupe en réalité 27 espèces et sous-espèces qu'il est bien difficile d'identifier.

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 Regard sur les monts et pics qui entourent les pâturages du lac du Pontet. On peut distinguer de nombreuses montagnes comme "les Agneaux" ou une partie du "Bec de l'Homme", noms qui ont été donnés aux restaurants et brasseries du villages pour n'en citer que quelques uns.

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 De grandes hampes florales roses s'élévent des feuilles de plantain. En France on trouve de nombreuses espèces de plantains, les trois plus importantes sont le grand plantain (plante médicinale), le plantain médicinale et le plantain lancéolé (plante comestible).

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La vie prend son envole. La chaleur montante et l'abondance d'eau sont propices aux larves et à leurs prédateurs.

1: L'araigné Loup est un terme commun pour désigner tout une famille d'araignées, les lycosidae. On les rencontre partout dans le monde. Les femelles se reconnaissent au cocon d'oeufs qu'elles transportent sous leur ventre. Exception faite, les araignées-Loup chassent à l'affût en bondissant sur leur proie et en les tuants avec leurs morsures.

2: Les têtards sont les larves de batraciens (tritons, grenouilles, crapauds, salamandres ...) qui vivent dans l'eau et respirent à l'aide de branchies. Ils sont essentiels au biotope car ils nettoient les fonds de flaques, d'étangs et des zones humides où ils vivent. De plus leurs mouvements de va et vient oxygène l'eau et font remonter à la surface les nutriments. Devenus adultes ils sont de féroces insectivores qui détruisent de nombreux nuisibles.

3 et 4: Les prairies alpines sont un biotope propre au massif, définit par la WWF. C'est un biome, c'est à dire une région atypique de par son climat et le composition de son sol qui abrite des espèces endémiques. Ici on parle de toundra alpine, elle s'étend de la fin de la présence des arbres jusqu'aux dernières touffes d'herbe.

 Bref, notre coin de montage est un endroit riche et précieux qui regorge de découvertes, de créatures et de plantes atypiques et incroyables.


samedi 1 juin 2013

Sortie en montagne 6.

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 Me voilà pour quelques jours en montagne. La végétation et les fleurs sont encore rares et le temps reste relativement rude mais quel plaisir de parcourir l'herbe verte et grasse. Au programme, traversée à pied entre les communes de Villar-d'Arêne et de La Grave-La Meije.

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 Les gentianes de printemps sont toutes de sortie. Elles sont annonciatrices de l'été même si en ce moment, on peut en douter. Bien que commune à toute l'Eurasie et même à l'Atlas, sa rareté dans de nombreux pays font d'elle une plante menacée.

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 La pensée des Alpes se rencontre au printemps. Elle peut être violette, jaune ou bigarrée. Appartenant à la famille des violettes, c'est une plante endémique des Alpes. Elle apprécie les pâturages et les zones d'herbes rases.

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 Mais voilà, le temps en montagne est capricieux et tout le monde a été pris au dépourvu par la neige, car bien qu'elle soi tombée longuement ici, c'est bien la première fois qu'elle perdure jusqu'à la fin mai.

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 Mais entre deux tombées de flocons, le ciel se dégage et bien que la chaleur ne soit pas au rendez-vous, le soleil lui est là et c'est un véritable bonheur d'en profiter.

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Pas simple d'identifier les euphorbes, celle-ci n'est pas encore complètement fleurit ce qui ne rend pas la tâche plus facile. Cependant, la taille des plants, l'aspect des tiges et des feuilles laisse penser qu'il pourrait s'agire de l'euphorbe de Séguier.

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 La primevère farineuse tient son nom du dessous des feuilles qui à un aspect farineux et blanc. Elle n'est pas utilisée comme plante médicinale bien que ses racines contiennent des saponines mais la petite taille de celles-ci rend l'extration de la substance compliquée et coûteuse en temps et en énergie pour un maigre résultat.

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 Proche du saxifrage de par l'apparence, l'arabette des Alpes s'en différencie de par la présence de ses 4 pétales (crusifère) contre 5 pour le lys des champs. C'est une plante commune dans le département ses fruits sont de longues cosses.

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 Une plante sans floraison reste toujours très compliquée à identifier, même si celle-ci est commune ou bien connu. Ici les feuilles sont atypiques et même agréables à regarder mais sans fleurs, pas de noms à donner.

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 Hépatique à trois lobes est protégée sur une partie du territoire français. Fleurissant au printemps, elle peut être bleue, blanche ou violette. Son nom vient de ses feuilles en forme de lobes du foie. Séchée pui macérée dans du vin, elle aurait des propriétés diurétique.

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 Le bois-joli ou bois-gentil est sur la fin de sa floraison. Cette arbrisseau aux fleurs très parfumées d'un joli rose reste néanmoins très toxique. Son nom scientifique est Daphne mezereum, en hommage de la nymphe Daphne, fille de Pénée et courtisée par Apollon qui se retrouva transformée en bois-joli. C'est une plante protégée.

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 Surprise, dans les pins et les quelques feuillus du chemin, une bande de pézizes veinées se sont installées. Plus tard dans une pâture, un morillon en fin de vie se rejoint à la cueillette.

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 Il semblerait que les champignons de printemps fassent de la résistance en haute montagne.

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 Le chemin se poursuit dans une zone plutôt raide où touristes et troupeaux se partagent les mêmes sentiers. Au détour d'un virage, une superbe cabane se dresse. Abris pour moutons ou refuge pour sorcières, j'opte plus facilement pour la première option même si l'aspect de cet abris est des plus atypique.

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 Traversée de marais, la fonte des neiges a transformé le chemin en ruisseau... il semblerait que la montagne n'est pas l'un des terrains des plus simples à pratiquer.

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 Les grandes gentianes jaunes commencent à pousser. On peut les différencier des plants de vératre blanc qui ont des feuilles alternes comme ici alors que notre gentiane à des feuilles opposées. Il ne faut pas les confondre, le vératre étant sévèrement toxique voire mortel. Ici il s'agît de lui.

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 Plus on monte en altitude, plus la végétation se fait disparate. Les feuillus sont absents à l'exception de quelques boulots et les flancs roches brutes de la montagne se dessinent.

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 Le cirse acaule est très commun dans les étages collinéens et alpins. C'est une plante vivace qui aime les sols calcaire et qui fleurit du début de l'été à la fin de l'automne. Le terme acaule signifie qu'il y a une absence ou une faible tige.

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 Voilà une autre arabette que je n'ai pas su identifier et qui se différencie de la première de part sa petite taille, sa tige verte et ses feuilles alternes.SAM_7605 SAM_7606

 Le prunus mahaleb porte également le surnom de bois-de-Sainte-Lucie. Ce nom religieux vient son origine d'un couvent des Miniles de Sainte-Lucie-du-Mont où l'artisanat d'ojets religieux à partir de cette essence de bois fût mise en place car abondante autours du lieu Saint.

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 L'odeur de ses fleurs blanches est toute à fait délicieuse. S'adaptant à tout type de sols, il est un bon porte-greffier. Ses fruits on mauvais goût ce qui ne semble pas gêner les oiseaux qui en raffolent, cependant ils peuvent entre dans la composition de liqueurs.

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 Le voyez vous, caché parmi les hautes herbes, derrière les épicéas observer son monde? Non, alors approchez-vous.

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 Voilà Sir renard, que mon appareil photo ne m'a pas permis de "capturer" à ma guise. Peu attentif à ma présence, il a mit dix bonnes minutes avant de dresser l'oreille, ce qui m'a donné l'occasion de le regarder faire sa toilette à loisir.

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 Voilà deux fleurs dont la multitudes des espèces et genres voisins peuvent entraîner quelques confusions.A gauche, une violette du chien qui appartient aux violaceaes et qui englobe plus d'une vingtaines de fleurs très semblables.  A droite, la rare potentille des frimas que l'on peut facilement confondre avec les fumanas ou les hélianthèmes.

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 Il n'y a pas à dire, il faut de bons mollets pour suivre la route. A savoir, il faut envrion une heure et demi pour descendre par les bois et une quarantaine de minutes pour remonter par la Romanche, sans compter le temsp passé au bar local pour reprendre son souffle et des forces.

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 Voilà une fleur à la quelle je suis peu habituée, c'est notre toute première rencontre. La pensée ou violette à deux fleurs aborde un jaune pétant strié de brun et des feuilles en forme de coeur. Elle fleurit habituellement de juin à juillet et est typique des zones de haute altitude humides. Dans certaines régions européennes elle est protégée.

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 Le myosotis des champs (à gauche) appartient aux myosotis à petites fleurs, il est très commun dans les prairies jusqu'à 2000 mètres d'altitude. A droite une inconnue, croisée il y a peu de temps sur un blog mais dont le nom m'échappe. 

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La pulsatille de printemps est aussi nommée anémone de printemps. Elle pousse dans les prairies d'altitudes de nature rocailleuse. Elle se reconnaît à ses fleurs blanches à l'intérieur et mauves à l'extérieur. Les longs poils qui la recouvre la protège du froid printanier. 

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Poussant entre 1300 et 3600 mètres d'altitude, elle demeure une plante toxique comme la plupart des renoncules.

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 Orchis guerrier (orchis militaris) est une orchidée eurosibérienne robuste et rare dans les régions méditerranéennes. Elle fleurit entre avril et juin jusqu'à 2000 mètres d'altitudes et peut atteindre 20 à 50 cm de haut.

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 D'autres plantes sont plus discrètes. Certaines n'ont pas fleurie et n'ont pas de determinations, d'autres se fondent dans la végétation locale comme le raison du renard ou parisette à quatres feuilles à droite.

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 La saponaire de Montpellier a une floraison très longue (de mars à octobre). Elle contient une substance qui fait mousser l'eau et a été utilisée comme nettoyant dès néolithique et jusqu'à l'arrivé du savon moderne mais surtout ça démocratisation, c'est à dire une mélange de cendres et de graisses animales.

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 Qu'ils sont beaux les narcisses du poète. Rares et protégés en raison de la sur-cueillette qu'ils ont subit et la disparition de leur lieu de pousse, il est néanmoins autorisé d'en cueillir 15 brins maximum par personne.

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 Autre découverte à gauche avec cette drôle de plante sûrement apparentée aux lamiaceaes ou aux astragalus. A droite un tapis de petites pervenches à conquis la butée et longe la route qui borde les pâturages.

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 Qui dit lieu calcaire dit escargots. Ceux-ci affectionnent ce genre d'endroit, en particulier quand ils sont humides car ils leurs fournissent la nourriture dont ils ont besoin mais surtout, de quoi former et consolider leur coquille.

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 La ballade se poursuit sous un vent frais accompagné de quelques rayons de soleil mais pour peu de temps, le lendemain ce sont les gouttes puis les flocons qui ont prit le relais pour mon plus grand regret. Néanmoins cette abondance d'eau est bénéfique pour la Romanche qui fait tourbillonner ses eaux à gros débit.

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 Mouches et tétards sont de retour, c'est signe que le froid n'est plus là pour bien longtemps, enfin espérons le, sinon les hommes et les bêtes auront du soucis à se faire.

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 La renoncule à feuilles d'aconit est une plante qui apprécie les zones humides, les marais et les bords de torrent. On la rencontre dans les massifs montagneux et est parfois voisine, quoi que rarement, avec la populage des marais.

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 La romanche est une rivière alpine qui prend sa source dans le coeur du parc des Ecrins avant de traverser une partie des Hautes-Alpes puis de l'Isère avant de se jeter dans le Drac peut avant Grenoble. 

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 Mesurant 78km, elle est mise au profit de l'énergie hydrolique à l'aide de plusieurs barrages et turbines. Au moyen âge, un éboulis provoqua la cédé d'un des bassins de rétention qui inondat la succession de vallées encaissées jusqu'à Grenoble. Aujourd'hui encore et pour cette raison, la Romanche fait l'objet d'observations minutieuses.

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 Bref, il ya de par ce beau temsp quoi que bref, beaucoup de nouvelles essences à contempler et de nombreux animaux à rencontrer.

 

mardi 10 juillet 2012

Sortie en montage (1).

Cette sortie date du début mai, depuis la montagne a bien changé.
Le lac du Pontet est un lac de haute montagne située à 2000 mètres d'altitude
qui regorge de vie aussi bien d'un point de vue de la flore que de la faune.

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 Le bois joli est aussi appelé bois gentil. Protégé, on ne peut en cueillir qu'une poignée par personne.
Sa bonne odeur est très puissante et sucrée.

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Le lac regorge de vie : poissons, grenouilles et têtards s'y donnent à coeur-joie.

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À gauche un bouillon-blanc en graine qui a sommeillé sous la neige. À droite, des petites gentianes de printemps.
Toutes les deux sont protégées. On peut cueillir 4 racines de gentiane jaune par personne et par an.
Pour la gentiane de printemps, la cueillette est interdite.

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À gauche une jolie qui est une plante grasse de montagne, à droite une pensée sauvage de printemps.

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À gauche des tussilages, plantes médicinales, prônent face à la montagne et qui peuvent être cueillis
raisonnablement. À droite un délicat crocus de printemps qui est protégé.

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À gauche, vue du mont sur le lac du Pontet. À droite, une petite mare qui s'est formée en parallèle du lac
et qui fait office de nurserie aux larves de grenouilles et de tritons alpestres.