dimanche 11 mars 2018

Sortie dans les marais 12 (autours des grands lacs).

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Ce n'est pas en réalité une sortie que nous vous présentons ici mais sept. Février a été un mois rude, oscillant entre des périodes de révisions intenses, d'un temps gris ponctué d'éclaircies et de gros épisodes neigeux mais aussi, de quelques sorties ornithologiques. Les plans d'eau sont désertés par les promeneurs, ils sont donc propices à l'observation de l'avifaune locale en toute quiétude. Les oiseaux, contraints par les conditions météo, se réunissent sur les étendus d'eau. Depuis la berge, il est aisé de les repérer. En cette période hivernale, il est possible de rencontrer des espèces rares ou du moins, peu communes.

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Le ciel est gris mais cela n'empêche pas le lac de Paladru d'être couvert d'oiseaux d'eau. Ce grand lac isérois est réputé pour ses petits ports de plaisance où l'on peut y pratiquer la voile mais surtout, pour la mystérieuse église qui y serait engloutie par les flots et dont on pourrait entendre les cloches aux alentours de minuit.

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Une troupe de fuligules morillons (Aythya fuligula) stationne aux abords de la rive. Elles sont plusieurs à se partager les 3,9km² du lac. Les mâles sont reconnaissables à leur plumage noir et blancs. Les femelles et les juvéniles possèdent quant à eux des plumes brune. Cette espèce se reconnaît à sa huppe à l'arrière de la tête, en particulier chez messieurs où elle est très développée en période de reproduction. Les fuligules morillons peuvent être confondus avec les fuligules milouinans (Aythya marila), les fuligules leurs hybrides, le fuligule milouin x fuligule morillon et le fuligule milouinan x fuligule morillon.

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Ces canards plongeurs petits et trapus possèdent comme la plupart des oiseaux de ce genre, celui des Aythya, un oeil de couleur or et une pupille noire. On reconnaît les mâles chantants aux gazouillements et aux sifflements mélodieux qu'ils émettent. Les femelles grognes des sons aiguës et brefs. Elles s'occupent seules de leur couvée.

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La foulque macroule (Fulica atra) est un oiseaux bien connu des promeneurs et même des citadins de par son ubiquité. Présente dans une grande diversité de milieux, elle est chapardeuse et n'hésite pas à retirer la nourriture du bec de ses voisins. Son régime omnivore lui permet de trouver de quoi se nourrir aisément. C'est un oiseau peu farouche qui peut s'approcher par curiosité des badauds. Elle est parfois confondue avec la gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus) qui s'en distingue par un bec et un front rouge, tandis que la foulque macroule les présente comme blancs. Ses pattes sont aussi plus massives.

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À la naissance, les adultes se répartissent les petits. La femelle reste au nid avec la moitié de la portée, tandis que le mâle par construire sa propre demeure avec le reste des jeunes. Passé 4 semaines, les poussins sont capables de se nourrir seuls. À partir de 8 semaines, ils sont peuvent voler et commencent à quitter leurs parents.

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On croise aussi quelques échappés comme cette bernache nonnette (Branta leucopsis) qui tient compagnie à une bande de canards de ferme qui ont élu domicile sur le lac. Cette espèce ne fréquente que le nord du pays et, à l'état sauvage, se montre très farouche, tout le contrainte de cet individu curieux et sûrement, un peu gourmand.

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Plus sauvage, le sud du lac est aménagé sur plusieurs centaines de mettre. Contournant la zone humide composée d'une phragmitaie, d'une ripisylve et de champs humides, le sentier permet de découvrir la faune et la flore locales mais aussi les pratiques agricoles qui y sont associées. Bancs, oeuvres d'art, panneaux et pontons sont tout autant de moyens pour permettre la sensibilisation du public aux enjeux environnementaux.

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C'est l'occasion d'avoir un autre regard sur ce lieu que je fréquente depuis ma petite enfance et qui pourtant, ne m'est pas aussi familier que j'aurai pu le penser. Accompagnée de mon bien aimé et pour l'occasion, photographe, j'ai pu percer quelques uns des secrets de ce site sans pour entendre les cloches de l'église engloutie retentir.

DSC08875Autre département, autre lac. Nous voilà en Savoie, au lac d'Aiguebelette qui a été le lieu de tout mes étés et de mes premiers émois de lycéenne, il y a un peu plus de 10 ans de ça. Il est connu pour être l'un des plus profonds de France mais aussi, l'un des plus chauds. Il est d'ailleur celui d'Europe qui se réchauffe le plus rapidement. Avec ses 5,45km² et ses 71 m-tres de fond, il offre de nombreuses plages pour les baigneurs mais aussi, des aires de tranquillité pour la faune, rendues incessibles par l'installation de barrières et de piquets. Il est le 7e plus grand lac de France mais est la première réserve naturelle régionnale d'eau douce du pays. C'est aussi un espace interdit à toute circulation de bateau motorisé et cela, depuis plus de 50 ans, ce qui garantie en partie la qualité de son eau et la tranquillité nécessaire aux animaux.

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Une réserve naturelle régionale est une aire de protection de la faune, de la flore, des services écosystémiques et des milieux crée et gérée par la région qui peut déléguer son pouvoir de gestion à une structure de son choix, bien souvent une association environnementale, un CEN, un CBN ou une association locale. Cet outil est à la fois un outils de protection mais aussi, de valorisation du territoire que cela soit pour le tourisme, le bien être de la population, ou le maintient d'éléments naturels garantissant la pérennité des services : filtration de l'eau, limitation des crues et inondations, accès à une source d'eau en cas de sécheresse... la liste est longue.

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Comme sur terre, le milieu aquatique est préservé des intrusion humaines. En quelques chiffres, les réserves naturelles régionales couvrent 39 581 ha et sont au nombre de 172. Leur statut perdure pendant 10 ans et peut être renouveler autant de fois que cela est jugé nécessaire. Une aire peut perdre ce statut pour des raisons économiques mais également, parce qu'i lest jugée qu'elle ne craint plus de disparaître ou d'être dégradée.

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Posés au milieu de l'eau, une troupe de grands cormorans (Phalacrocorax carbo) fait face aux premières gouttes de pluie naissantes et qui ne tarderont pas à devenir de gros flocons. Mal-aimés, ces oiseaux sont essentiels au bon fonctionnement de nos lacs, bords de mer et rivières. De récentes études en Allemagne ont révélé que les poissons qu'ils consommaient n'étaient pas ceux pêchés par les hommes, faisant tomber l'argument de la concurence pour les ressources. Reste le problème des élevages piscicoles et des dégâts qui y sont occasionnés par les cormorans. Néanmoins, les abattages massifs ce sont révélés contre-productifs dans cette situation et n'ont réussi qu'à affaiblir cette population. Protégé, le grand cormoran pourrait être de nouveau soumit aux tirs.

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Changement de paysage ! Voilà le Rhône. Le temps d'une journée, Thomas a pu échappé à l'insupportable grisaille de Lyon pour découvrir la Savoie et la Haute-Savoie sous la neige. D'ordinaire, c'est un fleuve sage, bétonné de part en part et entouré de hauts immeubles dont nous perçevons les pointes depuis notre fenêtre. Ici il prend un aspect bien plus sauvage, en particulier quand il a son blanc manteau et que son eau se fait turquoise. Bien que ce tronçon soit situé en montagne, on trouve une grande variété d'oiseaux sur ses rives et les hautes falaises qui le dominent.

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Les choucas des tours (Coloeus monedula) l'ont bien compris, le temps n'est pas à la sortie. Accrochés aux parois rocheuses, ils attendent patiemment que la météo s'appaise. C'est le plus petit des corvidés que l'on trouve en France métropolitaine. On le rencontre aussi bien en milieu naturel que dans les édifices des villes, en particulier dans les clochers ou les allées boisées. C'est un animal sociable qui est fidèle à vie à son partenaire.

DSC08921Tout en suivant le fleuve, on fini par arriver à l'un des plus beaux lacs de France, celui du Bourget. Avec plus de 44,5km², c'est le deuxième plus grand lac issu d'un glacier présent en France. Vieux de 19 000 ans, il est un havre de paix pour de nombreuses espèces, en particulier pour les oiseaux pendant la période de migration. En rencontre dans ses eaux beaucoup de poissons dont certains en sont endémiques. Cette biodiversité riche a conduit les autorités françaises et européennes à classer le lac comme site Ramsar il y a 15 ans, c'est à dire la signature d'uen convention visant à préserver les zones humides remarquables, à y limiter l'action humaine, à conserver les ressources, à former et sensibiliser à leur sujet et à réaliser un travail scientifique sur celles-ci, en particulier à travers l'échange international. L'objectif étant de préserver les populations d'oiseau d'eau qui sont depuis 50 ans gravement menacées.

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Le grèbe huppé (Podiceps cristatus) est un oiseau aux moeurs fascinantes. Il s'agit ici d'un adulte n'ayant pas encore son plumage nuptiale, ses joues n'étant pas rouge-orangées. On le différencie d'un juvénile à l'absence de rayures noires sur son cou et sa tête. Les adultes effectuent des danses et d'offrent des algues pour se séduire. Les couples se forment pendant l'hiver et la nidification intervient entre mars et début juin dans la végétation.

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Les oiseaux ne sont pas timides. Sur les berges enneigés, ils ne sont pas inquiets de voir passer les promeneurs qui sont parfois équipés de skis. Les alouettes (Alaudidae) sont nombreuses à y chercher leur nourriture. À la bonne votre pour déterminer leur nom ! Rien ne ressemble plus à une alouette qu'une autre alouette et avec les trois espèces présentes sur le territoire à cette période de l'année, la marge d'erreur est grande.

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La neige s'est emparée d'Annecy. La ville est superbe, les rues sont désertes et le bruit feutré de la neige donnent une atmosphère toute particulière à cette ballade. Le lac du même est un peu plus petit que le Bourget et un peu moins vieux (entre 17 et 15 000 ans) et bien que possédant une biodiversité remarquable, écologiquement parlant, c'est assez délicat. En effet, pas moins de 45 à 60 % des populations d'oiseaux y ont disparu depuis la fin des années 1990 selon les associations ce qui ne laisse présager rien de bon pour les années à venir.

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Le harle bièvre (Mergus merganser) figure parmi les oiseaux les plus impactés sur le lac d'Annecy, avec une baisse de son effectif de de 65 %. C'est un gros canard au bec crochu pouvant faire plus d'1,5 kg. Le dimorphisme sexuel est marqué : le mâle à une tête vert sombre, celle de la femelle est entièrement rousse. On le rencontre surtout dans le nord Est de la France et n'est nicheur dans le pays qu'au niveau des Alpes dans les roselières.

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Il a fait très fois et les eaux sont glacées. On voit ça et la des bloques de glaces flotter, tels des icebergs. Les embarcations attendent gentiment les beaux jours. Une multitude de bases nautiques ceinturent le lac, faisant de celui-ci un des plus grands sites dédiés aux sports aquatiques d'Europe.

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Dix-sept espèces de poissons peuvent y être pêchées. En raison des pollutions, certaines ne peuvent l'être qu'au titre de la pêche sportive tel que l'omble chevalier (Salvelinus alpinus). Rechercher des pêcheurs, il prend une teinte orangée sous le ventre en période de reproduction. Comme la plupart des salmonidés auxquels il appartient, sa mâchoire s'alonge et son corps s'aippaissit pendant le frayage.

La disposition des quais permet d'approcher la faune. Cependant les animaux ont souvent une préférence marquée pour les eaux calmes, dans les zones d'amarage des bateaux où leur sommeil n'est pas perturbé.

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Une bande de fuligules s'est formée sur une aire de nage. Elle se compose de fuligules morillons (Aythya fuligula) au plumage noir et blanc, avec une petite huppe sur la tête, et de fuligules milouins  (Aythya ferina) aux ailes grises, au croupion noir et à la tête rouge. La population de ces deux espèces diminue drastiquement sur le lac d'Annecy, en raison de la hausse de la température, de l'activité humaine et de la raréfaction de leur milieu.

DSC09108La mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) tient son nom de son cri aigü. Chez les adultes aptes à se reproduire, la tête est entièrement noire, mais uniquement en période des amours. On peut en voir de grands peuplements que cela soit dans les estuaires, les bords de mer, le long des fleuves ou les lacs.

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Dans la zone humide aménagée, on peut apercevoir de nombreux oiseaux. Bordant la ripsylve, une digue de bois sert de reposoir aux grands cormorans. L'été, dans les phragmites (Phragmites australis), on rencontre parfois un petit oiseau insectivore du même nom : le phragmite aquatique (Acrocephalus paludicola).

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Le merle noire (Turdus merula) est un oiseau commun de nos jardins. Ce mâle que l'on reconnaît à son plumage noir et à son bec jaune, semble bien gros. Face au froid il gonfle son plumage pour mieux isoler son corps, ce qui le fait paraître plus gros qu'il n'est. À cette période de l'année il se régale de baies hivernales comme le lierre.

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Il est temps de revenir au bercail, nous voilà donc dans le Rhône, à l'Île de la Table Ronde. J'avais en tête d'aller voir l'évolution de l'ail des ours (Allium ursinum), et le cas échéant, dans récolter quelques brins. Hélas, il n'est encore que trop peu développée et j'ai du me rabattre sur celui qui pousse dans les coteaux de Seyssuel et qui commence à présenter quelques boutons floraux. Face à l'observatoire, un couple de cygnes tuberculés (Cygnus olor) entame sa parade nuptiale. C'est une danse langoureuse où leurs cous forment de temps à autre un coeur.

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Parmi la végétation se cachent de petits oiseaux. Sans longue vue, difficile de les identifier. Pouillot véloce (Phykkoscopus collybita), bouscarde de Cetti (Cettia cetti) ou locustelle luscinoïdes (Locustella luscinioides) revenue trop tôt de migration, voilà trois candidats qui pourraient correspondre à l'oiseau de cette photo. Mais avant d'identifier la bête, la voyez-vous dans le décor, parmi les tiges brunies et défraîchies ?

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D'une traite nous filons à l'Île du Beurre et de la Chèvre. Arrivée sur place nous tombons nez à nez avec deux martins pêcheurs d'Europe (Alcedo atthis) en plein duel. Rapide, ils n'ont pu être imprimés sur la lentille de l'appareil photo. Si l'île du Beurre est un espace protégé du Rhône où il n'est ni possible de s'aventurer, ni possible de récolter de plantes sauvages, il n'en est pas de même pour l'île de la Chèvre. Cultivée en grande partie, de nombreuses adventices poussent sur ses abords. Il faut alors bien prendre garde à ne pas les prélever dans des secteurs traités. Dans le panier, une grosse poignée de rosettes d'onagre bisanuelle (Oenothera biennis). Leur racine piquante peut être cuisinée comme un légume ancien : en vapeur, bouillie ou en gratin. Petite déception cependant, bien que ce ne soit que les spécimens soient très jeunes et n'aient jamais connu de floraison, ils se sont avérés trop épicés pour être consommés tels quels et ont demandé d'être préparés tel un accompagnement plus classique : pommes de terre, carottes, persil et oignons.

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Si l'île du Beurre est si connue, c'est en partie la via Rhôna, la piste cyclable qui suit le Rhône de sa source jusqu'à ce qu'il se jette dans la mer. Cependant il ne faut pas en oublier la série de palissades et d'affûts qui attire un public familiale. Parmi les attratction, une héronière à la quelle on peut accèder par un observatoire vitrée et qui en est séparé par une lône, un bras mort du Rhône. Pas moins d'une soixantaine de couples de hérons cendrés (Ardea cinerea) nifdifient ici. Ces oiseaux ont pour habitude de se réunnir pour pondre et pour élever leurs petits.

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L'avantage de la vie est groupe, c'est qu'il y a toujours un adulte dans le coin pour donner l'alarme.

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Un couple de cygnes tuberculés a élu domicile dans la lône. Grands cormorans et canards colverts s'y croisent aussi. Et puis il y a le castor d'Europe (Castor fiber). Deux familles y ont élu domicile au Sud de l'île. Nocturnes, les membres qui la composent ne s'observent que rarement, dans leur vadrouille au clair de lune. Avec l'arrivé des beaux jours ils s'aventurent de nouveau dans la ripisylve pour mettre à terre les arbres dont il se nourrit.

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Fin du périple, nous voilà au barrage de Vienne. Construit en aval de la ville pour que le niveau du Rhône soit similaire à celui de la ville de Vienne, il est un endroit prisé pour observer la faune. Que cela soit sur le fleuve ou son contre-canal, les amateurs de naturalisme peuvent se régaler en observant des castors, des ragondins, des colverts, des filigules en tout genre, des pies, des grands cormorans, des mouettes rieuses, des goélands leucophés, des hérons cendrés, des martins pêcheurs ou encore, des hérons bihoreaux. Et puis il y a la découverte, avec l'observation que nous faisons pour la première fois de canards chipeaux (Anas strepera). Communs mais timides, les mâles de cette espèce présentent un plumage cendré. Les cannes sont proches des cannes de colvert et il est difficile de les distinguer de ces dernières. De plus leur écologie est très similaire. Néanmoins, il est partiellement migrateur et niche plus rarement en France.

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vendredi 13 janvier 2017

Destination Bretagne : le Cap Fréhel.

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Dernière journée en Bretagne. Avant de rejoindre notre petit appartement lyonnais, nous partons à la découverte du Cap Fréhel et de son phare. Ce jour là, lui et la côte étaient plongés dans la brume. C'est un temps idéal pour observer les oiseaux marins ainsi que les insectes qui vivent dans les buissons de bryères.

 

La fougère aigle (Pteridium aquilinum).

Elle couvre une grande partie de la côte d'Opale et surplombe ici les falaises, disputant la place aux bruyères. Les dernières études attesteraient de la toxicité de ses frondes mais aussi de ces spores. Néanmoins elle continue d'être consommée dans certaines régions du monde en particulier en Asie comme au Japon.

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Duo gagant.

Parmi les espèces se plaisants dans les fougères on trouve la chanverine eupatoire (Eupatorium cannabinum) et le chèvrefeuille des jardins (Lonicera caprifolium) qui attirent de nombreux insectes pollinistaures, en particulier des abeilles et des syrphes. On les retrouve couramment dans les Alpes et en particulier en Isère.

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Le Pinson des arbres (Fringilla coelebs).

Il s'agit d'un mâle peu farouche. Cette espèce de passereau est très commune, on la rencontre un peu partout en France. Elle est partiellement migratrice mais les individus se plaisants dans leur habitats y passent toute l'année et bien souvent, toute leur vie. Le pinson des arbres se nourrie de graines et de petits invertébrés.

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La cuscute du thym (Cuscuta epithymum).

C'est une plante parasite des landes et des sols pauvres qui adore les ajoncs et les bruyères. On la trouve un peu partout en France, en particulier dans les zones côtières et montagneuses. Ne produisant pas de chlorophylle, elle se nourrit de ses hôtes d'où sa couleur rose, sa quasi absence de feuilles, et ses drôles de fleurs.

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Le bombyx du chêne (Lasiocampa quercus).

Il s'agît ici d'une femelle dont les couleurs sont beaucoup moins marquées que celles du mâle dont les ailes possèdes de larges bandes brunes et jaunes. Cette espèce se rencontre de la fin du printemps à celle de l'été. Dès que la femelle émerge de son cocon, un grand nombre de mâles se présentent à la dame pour lui rendre ses hommages. La ponte est très particulière, en effet les oeufs sont lâchés en plein vol sur les sites de nourrissage. 

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L'abondance des bruyères (Erica).

On trouve de nombreux bosquets de bruyères qui forment de véritables landes. On les rencontre sur des sols acides et font le bonheur de nombreux animaux, en particulier des cervidés, des petits passereaux qui s'y cachent et des renards qui y trouvent leur repas. La plus présente des bruyères est la bruyère cendrée (Erica cinerea). 

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

Pour s'alléger et avoir une meilleure pénétration dans l'eau, son plumage n'est pas imperméable, ce qui l'oblige à passer une partie de son temps à sécher ses ailes en les tenant grandes ouvertes. Amateur de poisson et concurent des pêcheurs, des miliers d'entres eux vont être tirés cette année bien que les populations sont encore très fragiles. Sa couleur et sa mauvaise réputation pourraient avoir raison de lui.

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Un pays de la Manche.

 Elle vient s'écrasser aux horaires de la marée sur les falaises de granite rose et sur les plages de sable fin. Ses eaux sont plutôt poissonneuses ce qui explique l'abondance de pêcheurs et les grandes populations d'oiseaux marins, cela vaut aux côtes et aux îlots du secteur d'être classés comme réserve ornithologique. 

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Les aventuriers du dimanche.

 Nous voilà tous les quatre en habit de lumière, perdus dans les falaises à chercher du regard les oiseaux et en particulier l'huîtrier pie. Ce road trip fabuleux nous a fait découvrir une région magnifique mais aussi des amis précieux et chers à notre coeur. Je pense que nous garderons un souvenir impérissable de cette grande aventure.

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Le pipit maritime (Anthus petrosus).

Avec son plumage, il se fond dans son milieu sans mal. On ne le rencontre que sur le littoral où il trouve ses proies favorites, à savoir les petits animaux de vases et les insectes des plages. On peut parfois le voir chasser dans les landes de bruyères ou à même les falaises. C'est dans ces mêmes milieux qu'il aime nicher.

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L'écosystème des falaises.

C'est le territoire des goélands (Larus) mais aussi des macareux moines (Fratercula arctica) que nous n'avons pas eu la chance de voir. Les falaises abritent des espèces végétales indigènes mais sont surtout essentielles aux oiseaux marins qui pour la plupart y nichent. C'est aussi un rempart pour les nombreux villages côtiers.

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Vous nous voyez ? Face au vide nous semblons minuscules, voilà de quoi avoir le vertige.

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L'huîtrier pie (Haematopus ostralegus).

C'est un superbe oiseau des rives qui se reconnaît à son vol en V, à son plumage noir et blanc, à son bec orange et à ses pattes roses. On le rencontre dans de nombreux pays de l'hémishère Nord et dans une grande partie de l'Afrique. Son long bec lui permet de se nourrir de coquillages de vases, de vers et de gros lombrics.

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Le mot de la fin.

Voilà, ce fût notre dernière sortie en pleine nature en Bretagne. Nous rentrons chez nous avec énormément de souvenirs et de photos mais ce n'est pas complètement la fin du périple. Dans le prochain épisode, nous ferons une dernière halte à Matignon et à Dinan pour nous régaler des nombreuses spécialités locales.

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lundi 26 décembre 2016

Destination Bretagne : l'estuaire de Brest.

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Petite nuit dans le camping bordant l'estuaire de Brest. Nous ne résistons pas à l'envie de sortir vers minuit pour observer la marée, phénomène que nous n'avions jamais vu auparavant mais aussi, pour traquer les crabes et admirer leur ballet nocturne. De cet expédition nous revenons les pieds couverts de vase. Après un somme bien mérité nous revoilà repartis au petit matin pour observer les oiseaux se nourrissant sur la plage.

 

La famille des Ardéidés.

Voilà un nom un peu complexe pour désigner tout simplement les hérons. On en dénombre neuf espèces en France. Ici il d'agît des deux plus communes ou du moins, les plus facilement reconnaissables, à savoir le héron cendré (Ardea cinerea) et l'aigrette grazette (Egretta garzetta). Les hérons sont des échassiers qui se nourrissent de poissons, d'amphibiens, de petits insectes, de rongeurs voire d'oisillons quand l'occasion se présente.

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Gourmandises d'oiseaux.

La marrée est essentielle pour de nombreux oiseaux, elle leur permet de se nourrire et parfois de tomber sur des "gourmandises" comme sur ces huître creuses du Pacifique (Crassostrea gigas) à gauche, agglomérées les unes aux autres et dissimulées par les algues ou, sur ce flotteur de seiche. Nommé aussi os de seiche, il est riche en calcium et apporte des nutriments absents d'ordianire dans l'alimentation des oiseaux de vase. 

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La grive musicienne (Turdus philomelos).

C'est un oiseau commun qui se plaît dans de nombreux habitats plus ou moins variés tel que les forêts, les parcs, les jardins et les haies. Très friande d'escargots, cette grive forme par endroit de véritables charniers comme ceux que nous avons pu observer autour de notre tente. C'est un bon moyen de repérer sa présence.

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

Le grand cormoran est l'un des seuls oiseaux marins à ne pas posséder de plumage imperméable. Cela lui permet de plonger plus rapidement et plus profondément pour attraper ses proies, à savoir des poissons. En contre partie, il doit le sécher régulièrement pour ne pas se voir couler, le risque étant que celui-ci se gorge d'eau.

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La vie de l'estuaire.

L'estuaire porte aussi le nom de Rade de Brest. Il s'engage dans les terre sur 180 kilomètres ce qui lui a valu le nom de mer d'Iroise. Sa richesse environnementale et sa biodiversité ont été très fortement impactées et aujourd'hui, ont été réduites à peau de chagrin. Néanmoins l'estuaire reste une zone de grande importance pour les oiseaux et fait figure de corridor marin pour de nombreuses espèces de poissons et d'athropodes.

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La migration des hirondelles rustiques (Hirundo rustica).

Chaque année ces oiseaux entament un voyage spectaculaire qui peut s'étendre sur plus de 10 000 kilomètres pour se rendre dans des contrées plus accueillantes où elles ont la garantie de trouver les insectes dont elles se nourrissent mais aussi des températures plus clémentes. Le phénomène n'est connu que depuis 200 ans, auparavant on pensait que ces hirondelles passaient la mauvaise saison enfouies dans la vase des mares. 

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La magie de la Bretagne.

De gros blocs de grès sur la plage, des herbiers denses au bord de l'eau, une vielle église à la quelle on peut accéder par le front de mer qu'à marée basse ... il faut dire que le lieu dégage une certaine magie. Selon les légendes locales, on pourrait voir à la nuit tombée des marins débarquer de navires fantômes sur cette côte.

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Le mot de la fin.

 Voilà une pause bien mérité qui nous a permit de découvrir la faune locale et surtout, le fonctionnement de cet écosystème fragile.  C'est aux alentours de 6 heure du matin que l'on peut faire les plus belles observations sur la plage si on ne craint pas de mettre les pieds dans la vase. Après avoir longé le long de mer pendant quelques jours, nous voilà repartis dans les terres pour découvrir un nouveau lieu emprunt de mystère, la forêt de Huelgoat.

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dimanche 17 avril 2016

Les animaux de ma campagne.

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 Je suis ravie de vous présenter cet article où cette fois vous allez y trouver beaucoup d'animaux et quelques plantes (ce qui change un peu). Ma campagne est une zone peu urbanisée ce qui permet de voir et d'approcher des oiseaux et des mammifères d'ordinaire méfiants. Il me faudra encore quelques séances d'entrainement pour arriver à photographier les renards, les martres et les hermines mais je ne me décourage pas.

 

Le pinson des arbres (Fringilla coelebs).

Sur ces cinq photos on ne voit que des mâles. Leurs couleurs chatoyantes les différencient des femelles qui, pas moins timides que leurs turbulents confrères, ont un plumage plus discret qui les dissimulent dans l'herbe et les feuilles. Ils se nourrissent des graines et de petits invertébrés souvent à ras le sol ou sur les branches.

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Le tarier pâtre (Saxicola rubicola).

Il existe énormément de races/sous-espèces de ce petit oiseaux aux moeurs variés. Certains couples vivent unis à l'année sur un même territoire qu'ils défendent avec ardeur. D'autres sont migrateurs et ne s'aiment que le temps d'un été. Présent dans tout l'hémisphère Nord et même en Afrique Centrale, le tarier pâtre se plaît dans une multitude de milieux et n'est pas regardant sur son régime alimentaire qui se compose d'insectes.

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Le verdier d'Europe (Chloris chloris).

J'aurais aimé vous montrer quelques photos de cet oiseau vert qui se montre bien trop vif pour moi. J'ai cependant quelques minutes d'enregistrement de son chant mélodieux que je publierai bientôt. En attendant vous avez un aperçu du milieu qu'il affectionne : les arbres en lisière de bois mais aussi les parcs et jardins.

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Le chevreuil (Capreolus capreolus).

C'est un petit cervidé qui ne dépasse que rarement les 35 kilos. Son pelage varie en fonction de la saison et de son environnement. Ce jeune mâle est en pleine mue, ses bois se développent et son pelage se fait plus ras et plus brun. C'est entre juin et juillet que le rut à lieu . Il faudra attendre mai de l'année suivante pour voir la chevrette mettre bas. Les faons se dissimulent très bien dans les prés, ils deviendront mature au bout d'un an.

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L'art de faire son nid.

 Les nids sont très importants et pas seulement pour les oiseaux et leurs petits. Ils permettent de déterminer quelle espèce se trouve dans le secteur même si on ne la voit pas et plus important encore, s'elle nidifie. Pour certaines espèces ces informations sont précieuses car elles permettent d'estimer la taille de leur population.

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Le lac de Saint Sixte.

Il a bien reprit du poil de la bête depuis cet hiver et on y voit beaucoup de poissons, bien que certains tirent un peu la tête comme ce pauvre gardon (Rutilus rutilus). Bientôt il sera vidé pour être curé. Les épaves de voiture quitteront son fond et les carpes, tanches et brochets pourront y reprendre une vie plutôt paisible.

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Une cache pour les créatures de la nuit.

 Les grands creux comme celui-ci formé dans le tronc d'un vieux chataignier et couvert de polypode (fougère) sont des abris plus que bienvenus pour les rapaces noctures et les chauves-souris qui y trouvent refuge. Autrefois abbatus systèmatiquements, les vieux arbres troués ont retrouvés leur place dans nos paysages.

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Festival de plumes.

Dans un grand arbre on peut trouver une multitude d'espèces. Certains oiseaux sont très sociables, ils n'ont pas de mal à vivre avec quelques voisins voire, à faire preuve de coopération avec eux. Certains passereaux niches avec les grands corbeaux qui protègent leurs nids pendant qu'ils exercent comme sentinelles.

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L'hellbore fétide (Helleborus foetidus).

Chaque printemps je ne peux m'empêcher d'en faire des tonnes en vous parlant de cette plante, mais je l'aime tellement ! Elle porte une multitude de noms : rose des serpents, griffe de lyon, patte d'ours, pied de griffon, mords au Diable, herbe aux fous ... elle a été gâtée par nos enciens. Sa mauvaise odeur va de pair avec sa toxicité. On l'utilisait autrefois pour soigner la folie mais le remède s'avèrait plus terrible que le mal.

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Différencier les rapaces.

 Il y a encore peu, dés qu'un rapace au ventre clair passait au-dessus de moi, je m'esclamais "Buse !" ... les choses sont cependant un peu plus complexes que je le pensais. En France on trouve énormément de rapaces diurnes qui de temps à autre passent tranquillement au dessus de nos têtes. Sur la première photo il s'agît d'une bondrée apivore (Pernis apivorus) et sur la deuxième d'une buse variable (Buteo buteo).

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Le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula).

Il porte bien son nom de familier. On le croise partout à proximité des habitations humaines, dans les parcs et les jardins. Il aime aussi les forêts boisées et les taillis. Curieux, il va jusqu'à frapper aux carreaux des maisons. En fonction de la saison il se nourrit de petits insectes, de graines et parfois de quelques baies.

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Le polypore du bouleau (Piptoporus betulinus).

Pour fêter le printemps il me faut bien vous présenter quelques champignons (au passage nous avons trouvé nos premières morilles !). Bien que non comestible car trop coriace sous la dents, sa chair a un goût acidulé pour les plus courageux qui s'aventure à la mâchonner. Il était utilisé par Cro-Magnon comme vermifuge pour les hommes et les bêtes. Aujourd'hui encore on l'emploit à ces fins pour les animaux en Europe de l'Est.

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La sittelle torchepot (Sitta europaea).

 C'est un joli oiseau vif et pas bien gros qui figure parmi les rares bêtes à plumes à descendre les branches et troncs d'arbres la tête la première grâce à ses longues griffes et ses pattes musclées. Cet insectivore possède un chant bref qui est parfois confondu avec celui des mésanges, des moineaux et autres passereaux. 

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Les observateurs.

 Certains sont curieux, d'autres gourmands, mais rares sont ceux a ne pas être captivés par les petits oiseaux et gros mammifères. L'affût est le meilleur moyen de les observer mais demande un bon emplacement, un peu de camouflage et surtout, beaucoup de patience. Au final ça finit bien souvent par payer.

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Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus).

Ce petit faucon est commun en France et s'observe sur les cimes des arbres et des pilonnes électriques. Ici il s'agît d'un mâle car il possède un plumage bleu-grisé sur la tête et la nuque. Nous avons la chance d'avoir actuellement un couple qui s'est installé à quelques mètres de la maison. Quand les petits seront autonomes, le couple se séparera. Les faucons crécerelles sont solitaires et défendent avec vigueur leur territoire.

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Le grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes).

C'est un oiseau très discret qui n'est pas facile à observer. Il se nourrit de noyaux et de graines qu'il casse avec son bec puissant. Dans notre jardin, les noisettes, les vieux restes de fruits et en particulier de cerises l'ont attiré. Il migre de manière partiel et forme, à la période de nidification, de petites colonies dans les arbres. Les petits sont nourris pendant environs une trentaine de jours avant de devenir indépendants et de quitter leurs parents.

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Le Rougequeue noir (Phoenicurus ochuros).

Ce joli mâle a revêtit son plumage nuptial. Ses plumes sont d'un couleur intense pour mieux plaire aux femelles.
Il apprécie les zones d'éboulis et les rochers pour nicher mais aussi les bâtiments modernes et les vieilles bâtisses. Nous avons la chance d'en avoir plusieurs couples dans les vieux murs de notre grange.

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La bergeronnette grise (Motacilla alba).

C'est un oiseau fort commun et pas timide pour un sous que l'on reconnaît à son plumage gris, noir et blanc ainsi qu'à sa démarche sautillante. C'est une mangeuse d'insectes infatigable que l'on voit souvent picorer les larves et les scarabées. Elle est présente sur tous les continents hormis en Amérique du Sud et Afrique du Sud.

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L'étourneau Sansonnet (Sturnus vulgaris).

C'est un bel oiseau au plumage irisé à cette période de l'année. Son chant est mélodieux et il est capable d'immiter d'autres sons comme les klaxons, ou les sonneries de téléphones et même, le chant d'autres oiseaux comme celui des merles. Pour ce protéger des prédateurs il vit le plus souvent en de grands groupes.

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

Quelle belle surprise sur le quai de gare de la petite gare voisine, un vol de sept grands cormorans. Il possède la même aire de répartition que la bergeronnette grise dans le monde mais est bien plus inféodé aux lacs et rivières. Long temps chassé et repoussé aux côtes marines, il revient peu à peu dans le coeur des terres.

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Le mot de la fin.

Voila quelques uns des habitants de ma campagne. Il sont bien plus nombreux que cet article a pu le montrer. Bientôt les feuilles cacherons les oiseaux dans les arbres mais dans les prés les herbes hautes accueilleront les premiers faons. Il nous faudra être attentifs et discrets pour les observer sans les déranger.

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