dimanche 5 février 2017

Le domaine de Lacroix-Laval.

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 Ce parc d'une centaine d'hectares de pelouse et de forêt est géré par la métropole de Lyon. Il est classé comme un espace sensible naturel, c'est à dire une ENS. Pour les promeneurs c'est un lieu de détente et de loisir. Pour la faune, un refuge en périphérie de ville où les arbres denses et la rivière qui traverse le domaine leur apportent la tranquillité et la nourriture nécessaire à leur reproduction.

 

Le polypore géant (Meripilus giganteus).

Ses fins chapeaux sont empilés les uns sur les autres tel un éventail. Il peut atteindre des grandes tailles, parfois plus d'un mètre de diamètre. Il n'est pas comestible ou du moins, que très jeune, quand sa chair n'est pas encore coriace mais il ne possède pas une grande saveur. Il s'attaque aux souches mais aussi aux arbres vivants ce qui parfois cause de gros problèmes dans les boisements, en particulier de hêtres.

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Le châtea de Lacroix-Laval.

Il date du 16e siècle et fût fondé sur les bases d'un château fort. Au 18e il entre en possession du trésorier de France. Depuis les années 90 il est le propriété du conseil général. Il est connu pour ses salles de réception mais surtout, pour son potager qui abrite des variétés anciennes de fruits, de fleurs et de légumes oubliés typiques de la région lyonnaise. Sa roseraie abritent plusieurs rosiers rares que l'on retrouve au parc de la Tête d'Or.

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Le canard colvert (Anas platyrhynchos).

C'est l'un des oiseaux les plus communs et les plus connus de France. On le trouve partout où il y a de l'eau et de la nourriture, à savoir des algues et plantes aquatiques flottantes. Il tient son nom du plumage que prend le mâle à la saison des amours, à savoir une jolie coloration vert métallique au niveau de la tête et du cou.

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Les rongeus du parc.

On peut rencontrer énormément d'animaux dans le parc. Parmi ceux-ci on peut compter quelques rongeurs comme les lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus) où les ragondins (Myocastor coypus). Ces derniers ne sont pas timides pou un sous et viennent se nourrir aux pieds de promeneurs qui nourrissent les oiseaux. 

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Le poisson rouge (Carassius auratus).

Dans les deux mares du parc on peut voir des centaines de poissons rouges. À la période du frais ils se rassemblent pour se reproduire ce qui colore l'eau en rouge et blanc. Les poissons rouges sont des cousins des carpes, dans la nature, l'espèce d'origine présente des écailles grises et argentées, parfois dorées. C'est après des siècles d'élevages que l'espèce domestique a prit les couleurs vives que nous lui connaissons.

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

Décidément il ne nous quitte plus. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre, ici un grand aulne qui surplombe les marais avec de grands prés souvent inondés où ils peuvent trouver leur nourriture : grenouilles, petits poissons et lézards en tout genre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

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Le mot de la fin.

Passage rapide dans ce très beau parc, entre les enclos des poneys et des daims. Le soir ce couchant et les ventres criants famine, nous nous sommes éternisés que peu de temps sous les cèdres multi-centenaires et parmi les brins de bruyères. Une bonne excuse pour repartir à sa découverte à l'arrivée de la belle saison.

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mercredi 1 février 2017

Sortie dans les marais 10 (migration dans les Dombes).

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L'été est sur le point de s'en aller, les cigognes elles aussi. Nous sommes dans les Dombes dans l'Ain. Il s'agit d'un vaste ensemble de zones humides composé de marais, d'étangs et de lacs de pisciculture. C'est un des endroits où il est possible de voir le plus d'oiseaux en France et cela, même pendant l'hiver.

 

La cygogne blanche (Ciconia ciconia).

C'est l'un des plus grands échassiers d'Europe. La cigogne blanche se rencontre dans la quasi totalité de l'Eurasie et de l'Asie (on trouve une sous-espèce Européenne et une sous espèce asiatique). C'est une espèce migratrice mais il n'est pas rare de voir des dizaines d'individus rester l'hiver dans les Dombes. 

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Le pays des Dombes.

 Cet espace naturel se caractérise par ses lacs creusés de la main de l'Homme pour approvisionner une partie du royaume de France en poissons et en particulier en carpes, symboles de la royauté. C'est un espace unique où on trouve plus de 150 espèces d'oiseaux nicheurs qui y trouvent toute la nourriture dont ils ont besoin.

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L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Ce bel oiseau blanc s'est établie sur tous les continents du monde là où se trouve des zones humides d'eaux peu profondes. C'est là que l'aigrette chasse à l'affût les batraciens, les insectes et les petits poissons dont elle se nourrie. Parfois, elle ouvre ses ailes pour faire de l'ombre sur l'eau. Les poissons viennent s'y rafraîchir et c'est là qu'elle les saisie avec son bien effilé comme un dague, ce qui est typique des échassiers. 

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Un havre pour les libellules (Odonates).

On rencontre énormément de libellules dans les Dombes. Parmi elles ont trouve un bon nombre d'espèces protégées. Actuellement elles sont très étudiées car elles sont de formidables bio-indicateurs qui permettent de connaître la santé des milieux humides, leur évolution et le type d'actions à mener sur ceux-ci.

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Le grèbe huppé (Podiceps cristatus).

Il s'agît ici d'un juvénile que l'on reconnaît facilement à son plumage zébré. Les adultes présentent une tête blanche ornée d'une collerette de plumes rousses et noires. C'est un oiseau bruyant qui pendant la période des amours émet des sons proches d'une clarinette. Il fait son nid tel un radeau en s'aidant de la végétation dense des étangs et des marais de faible profondeur. C'est un excellent plongeur qui peut atteindre 20 m de profondeur.

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Le faisan de Colchide (Phasianus colchicus).

C'est espèce a été introduite sous le Moyen Âge dans les forêts françaises et en particulier dans celles des rois pour répondre à la grande passion des nobles de cette époque là (avec celle des perruques poudrées), à savoir la chasse. Aujourd'hui on en rencontre beaucoup, souvent issus de lâchers après avoir été élevés en captivité. Cela explique le bec tordu de cette femelle (courant en volière) peu farouche se promenant sur la route.  

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

 C'est avec plaisir que nous retrouvons ce grand échassier que nous avons pu croiser lors de notre périple en Bretagne. Lui aussi est un oiseau des marais mais couvre également les champs humides, les bords de mer, les lacs et les rivières. Son régime alimentaire est proche de celui de la cygogne bien qu'il n'appartient pas à la même famille et qu'il soit sédentaire au point de garder toujours le même site de nidification : la héronnière.

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La marsillée à quatre feuilles (Marsilea quadrifolia).

Voici une superbe fougère d'eau qu'il n'est pas courant de croiser. On pourrait penser au premier abords qu'il s'agît d'un trèfle ou d'une oxalis mais ses rhizomes ne trompent pas. Protégée en France, on peut la rencontrer dans les mares et les fosses où l'eau se fait stagnante. Dans certains pays, en particulier en Asie, elle est consommée. En Europe de l'Est et Centrale on l'utilise comme plante magique permettant de voir le monde invisible.

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Le ragondin (Myocastor coypus).

Dans les Marais Poitevin, on en fait de la terrine et des pâté. Ce grand rongeur est originaire d'Amérique du Nord. Échappé des élevages de fourrure, il sème le trouble dans les milieux aquatiques au point d'en rompre par endroit la fragile dynamique. Mais s'il est piégé, c'est avant tout pour les dégâts qu'il cause aux cultures.

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Le mot de la fin.

 Voilà une fin d'après midi comme je les aime, où l'on reste dans le soleil couchant à observer les oiseaux et voir les cigogne se réunir pour passer la nuit. Actuellement les Dombes sont encore glacées, et bien que l'on y trouve un bon nombre d'oiseaux, il faudra attendre le redoux du printemps voir le début de l'été pour voir arriver par nuées les grandes espèces migratrices et avec un peu de chance, quelques grues cendrées (Grus grus).

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lundi 26 décembre 2016

Destination Bretagne : l'estuaire de Brest.

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Petite nuit dans le camping bordant l'estuaire de Brest. Nous ne résistons pas à l'envie de sortir vers minuit pour observer la marée, phénomène que nous n'avions jamais vu auparavant mais aussi, pour traquer les crabes et admirer leur ballet nocturne. De cet expédition nous revenons les pieds couverts de vase. Après un somme bien mérité nous revoilà repartis au petit matin pour observer les oiseaux se nourrissant sur la plage.

 

La famille des Ardéidés.

Voilà un nom un peu complexe pour désigner tout simplement les hérons. On en dénombre neuf espèces en France. Ici il d'agît des deux plus communes ou du moins, les plus facilement reconnaissables, à savoir le héron cendré (Ardea cinerea) et l'aigrette grazette (Egretta garzetta). Les hérons sont des échassiers qui se nourrissent de poissons, d'amphibiens, de petits insectes, de rongeurs voire d'oisillons quand l'occasion se présente.

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Gourmandises d'oiseaux.

La marrée est essentielle pour de nombreux oiseaux, elle leur permet de se nourrire et parfois de tomber sur des "gourmandises" comme sur ces huître creuses du Pacifique (Crassostrea gigas) à gauche, agglomérées les unes aux autres et dissimulées par les algues ou, sur ce flotteur de seiche. Nommé aussi os de seiche, il est riche en calcium et apporte des nutriments absents d'ordianire dans l'alimentation des oiseaux de vase. 

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La grive musicienne (Turdus philomelos).

C'est un oiseau commun qui se plaît dans de nombreux habitats plus ou moins variés tel que les forêts, les parcs, les jardins et les haies. Très friande d'escargots, cette grive forme par endroit de véritables charniers comme ceux que nous avons pu observer autour de notre tente. C'est un bon moyen de repérer sa présence.

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

Le grand cormoran est l'un des seuls oiseaux marins à ne pas posséder de plumage imperméable. Cela lui permet de plonger plus rapidement et plus profondément pour attraper ses proies, à savoir des poissons. En contre partie, il doit le sécher régulièrement pour ne pas se voir couler, le risque étant que celui-ci se gorge d'eau.

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La vie de l'estuaire.

L'estuaire porte aussi le nom de Rade de Brest. Il s'engage dans les terre sur 180 kilomètres ce qui lui a valu le nom de mer d'Iroise. Sa richesse environnementale et sa biodiversité ont été très fortement impactées et aujourd'hui, ont été réduites à peau de chagrin. Néanmoins l'estuaire reste une zone de grande importance pour les oiseaux et fait figure de corridor marin pour de nombreuses espèces de poissons et d'athropodes.

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La migration des hirondelles rustiques (Hirundo rustica).

Chaque année ces oiseaux entament un voyage spectaculaire qui peut s'étendre sur plus de 10 000 kilomètres pour se rendre dans des contrées plus accueillantes où elles ont la garantie de trouver les insectes dont elles se nourrissent mais aussi des températures plus clémentes. Le phénomène n'est connu que depuis 200 ans, auparavant on pensait que ces hirondelles passaient la mauvaise saison enfouies dans la vase des mares. 

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La magie de la Bretagne.

De gros blocs de grès sur la plage, des herbiers denses au bord de l'eau, une vielle église à la quelle on peut accéder par le front de mer qu'à marée basse ... il faut dire que le lieu dégage une certaine magie. Selon les légendes locales, on pourrait voir à la nuit tombée des marins débarquer de navires fantômes sur cette côte.

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Le mot de la fin.

 Voilà une pause bien mérité qui nous a permit de découvrir la faune locale et surtout, le fonctionnement de cet écosystème fragile.  C'est aux alentours de 6 heure du matin que l'on peut faire les plus belles observations sur la plage si on ne craint pas de mettre les pieds dans la vase. Après avoir longé le long de mer pendant quelques jours, nous voilà repartis dans les terres pour découvrir un nouveau lieu emprunt de mystère, la forêt de Huelgoat.

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dimanche 11 septembre 2016

Destination Bretagne : Les marais Poitevin.

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 Après 8 à 9 heures de routes, nous voilà dans les marais Poitevins avec nos amis Fiona et Hugo avec qui nous partageons le voyage. Il fait beau, il fait chaud ... c'est idéal pour faire un tour en barque. Nous nous sommes régalés, nous avons vu peu de plantes mais une multitude d'oiseaux sauvage pour notre plus grand plaisir.

 

Le vulcain (Vanessa atalanta).

Ce vulcain est entrain de se nourrir du nectar d'une cardère sauvage (Dipsacus fullonum). C'est un papillon migrateur qui prend pour hôte (oeufs et chenilles) l'ortie dioïque (Urtica dioica) et qui se nourrit de fleurs riches en nectar même s'il n'est pas rare de le voir se poser sur les fruits pourris pour en aspirer le jus sucré.

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Sous les arbres.

De nombreux arbres ont leurs feuilles et leurs branches qui effleurent l'eau. Garde aux navigateurs et navigatrices du dimanche qui à la barre de leur navire ne parviennent pas toujours à garder le cap (ça fait mal !). C'est dans ces branches losrqu'elles sont grosses et qu'elles trempent littéralement dans l'eau que l'on peut observer des nids de poule d'eau (Gallinula chloropus) ou de foulque macroule (Fulica atra). 

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Les oiseaux aquatiques.

Les marais regorgent de poissons, d'insectes et de batraciens. Ils font le festin des échassiers qui sont nombreux dans le marais. On rencontre ainsi des hérons cendrés (Ardea cinerea), des aigrettes garzettes (Egretta garzetta) et des hérons gardes-boeufs (Bubulcus ibis) qui sont attirés par les mouches et taons qui accompagnent les vaches des marais que je vous présenterai un peu plus bas. Ces trois espèces vivent côtes à côtes.

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Les marais Poitevin.

Les marais Poitevin sont composés de plusieurs types de milieux. Nous nous trouvons dans la Venise verte qui se compose de fossés et de canaux semblables à un labyrinthe. À l'opposé on trouve les marais mouillés qui se composent de pâturages riches et inondés de manière périodique et les marais desséchés, protégés par les digues et qui sont peu alimentés en eaux vives. Ils sont utilisés comme terres d'élevage et céréalières.

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Le canard colvert (Anas platyrhynchos).

On le trouve un peu partout en France et presque dans tous les pays du monde, aussi bien en Argentine, en Australie, en Afrique du Sud qu'en Chine, en Côte d'Ivoire ou en Alaska. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il possède un bon vol et beaucoup de puissance ce qui lui permet de s'envoler rapidement et avec force.

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Les libellules (Odonates).

Pas moins de 73 espèces de libellules peuvent être observées dans les marais Poitevin. Cela va des frêles demoiselles comme ces caloptéryx éclatants (Calopteryx splendens) aux grosses Gomphidae colorées comme cette onychogomphe à crochets (Onychogomphus uncatu) profitant de notre barque pour un peu de repos.

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Des vaches naufragées.

Le réseau de canaux forment des îles vertes sur les quelles Ô surprise ! on trouve des troupeaux de bovidés. Nous avons pu observer au moins 4 races distinctes : les vaches Highlandes, les charolaises, les salers et les vaches maraîchines, une espèce endémique des marais qui se reconnaît à sa robe et ses grandes cornes. Tout ce petit monde transite d'île en île par .. barque ! Même si pour les grands troupeaux cela se fait par bateau.

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L'embarcadère de Magné.

Magné est une commune des Deux-Sèvre qui se trouve entre les marais mouillés et la fameuse Venise verte. C'est d'elle et de ses quais que la plupart des touristes partent en barque visiter les canaux et cela depuis 1979. La ville ne manque pas de charme mais c'est pour son aspect naturel que les foules se déplacent.

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La poule d'eau (Gallinula chloropus).

Son nom complet est "gallinule poule d'eau". Les poussins sont très semblables aux adultes (grande photo) mais les jeunes indépendants sont très ternes et plutôt discrets (photo ci-dessous). C'est un oiseau omnivore qui mange un peu près tout ce qu'il trouve : herbe, plantes aquatiques, oeufs, petits poissons, mollusques, vers ...

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Le campement.

J'aurai du peut être commencer l'article par là. Voici notre campement de la nuit. Nous avons fait halte à la limite de la Corrèze, sur le plateau des mille vaches. La nuit a été parfaite, ponctuée par les hululements des chouettes et les aboiements des chevreuils. Au petit matin nous avons même vu un très beau brocard détaller.

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La huppe fasciée (Upupa epops).

C'est un oiseau très élégant qui a cette période de l'année s'assemble avec d'autres congénères pour former de petits groupes afin d'entamer leur migration pour l'Afrique. C'est une alliée du jardinier car elle se nourrie de limaces mais aussi de larves d'insectes ravageurs comme celles de la courtilière et du hanneton.

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Le mot de la fin.

Premier jour du périple, première découverte et beaucoup de plaisir à la clé. Nous nous sommes éclatés dans les marais, il y a beaucoup à voir et la ballade peu s'étaller sur toute la journée. Il y a beaucoup d'endroits où s'arrêter pour faire de l'affût ou être plutôt tranquille pour observer les oiseaux mais aussi les poissons. Pour le prochaine épisode nous partons en direction de Belle Île en Mer en vélo puis pour Carnac à la découverte des dolmens.

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dimanche 4 septembre 2016

Destination Bretagne : Le départ.

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Voici le premier article de cette rubrique "Road Trip en Bretagne" qui retrace notre voyage dans cette région de France si belle et si mystique ainsi que dans les villes et sites que nous avons traversé pour nous y rendre. Une quinzaine, si ce n'est plus, d'articles devraient dans un premier temps l'alimenter. Pour la peine voici les quelques rencontres que nous avons eu la chance de faire le jour de notre départ avant de prendre la route. 

 

Le blaireau européen (Meles meles).

Voici un jeune blaireau qui, trempé par la pluie, parcourt un champ à vache à découvert avant de trouver refuge dans la forêt la plus proche. C'est un mustélidé au même titre que la fouine, de furet et la belette. Il peut atteindre 90 centimètres pour 12 kilos qui font de lui la plus grosse espèce de son ordre. Il est connu pour former de grandes galeries où il vit en famille et où, parfois, il est accompagné d'une troupe de renards.

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Oiseaux de campagne.

En campagne on peut voir de grands oiseaux sauvages ou non qui ne sont pas toujours très craintifs. Ainsi, on peut rencontrer dans les près humides et sans mal le héron cendré (Ardea cinerea) que l'on peut voir à gauche mais aussi des volailles comme ce superbe coq domestique (Gallus gallus domesticus) à proximité des maisons.

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 Le chevreuil (Capreolus capreolus).

Voilà une rencontre peu ordinaire qui nous a ravi. Une femelle chevreuil accompagnée de deux petits. C'est assez rare d'observer un trio tel que celui-ci, il y a fort à parier que la femelle a eu deux petits ce qui est peu commun ou alors, qu'elle en a adopter un second, ce qui est plus que rarissime. Bien qu'ils aient un pelage d'adulte, les deux faons présentes à l'arrière des flancs quelques tâches blanches discrètes, signe qu'ils ont environ un an.

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Le mot de la fin.

Voici un article aussi bref que les rencontre que nous avons fait. Il faut y voir une petite introduction à notre voyage dont certains articles seront beaucoup fournis et dont le tri photo et la rédaction me donne déjà des sueurs. En attendant, ci-dessous voici deux petites photos qui retracent plutôt bien notre épopée culinaire.

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samedi 19 avril 2014

Le château de Longpra.

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St Geoire est une terre de châteaux. Au cour d'une longue promenade on peut en admirer en tout et pour tout 7 sans compter les différents édifices antérieur à cette époque prolixe qu'est a renaissance. Le plus connu de tous est celui de Longpra, longtemps affilié à la célèbre famille des Clermont-Tonerre (dont je parle dans cet article). 

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Voila du vert qui fait du bien ! L'allée du château est ornée d'une longue rangée de marronniers. Le lieu est fort humide (présence de nombreux ruisseaux) ce qui semble plaire à l'ail des ours qui y pousse en bon nombre. C'est une plante délicieuse dont les feuilles (que l'on cueille de préférence avant la floraison) se consomment dans les soupes, en pesto, frites et bien d'autre manières. Les boutons floraux sont excellents sautés à la poêle ou cru.

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Classé monument historique depuis 1997, Longpra est une ancienne maison forte datée du XIVe siècle (l'église du village quant à elle est datée du XIIe mais nous y reviendrons). Réaménagée en 1770, les douves de 338 mètres de long font fois de son existence plus ancienne. En réalité il s'agit d'une résidence d'agrément typiquement dauphinoise dont les douves et les hauts remparts évoquent un château.

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Dans les douves, la vie abonde: grenouilles vertes, crapauds communs, colverts, hérons, poissons divers et martin-pêcheurs... c'est un vrai spectacle! Bientôt les larges feuilles des nénuphars couvriront l'étendue d'eau.

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A ce titre, Longpra propose dans le cadre des "Nuits sauvages" un film amateur, "Les merveilels de l'ordinaire", d'une vingtaine de minutes accessible à tous les promeneurs qui le souhaitent sur les habitants du parc.

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On peut également retrouver le travail de l'excellent Gilles Lebley, naturaliste:

"22 tirages sur bâche extérieure (format 1,80 m x 1.20 m) - Images artistiques et inédites d’animaux en pleine nature

Chaque photo constitue une véritable rencontre naturaliste empreinte d’émotions et de vibrations des sens. « Nuits sauvages » est le reflet d’instants fugitifs offrant des images brèves et intenses, saisies dans un univers rempli de contrastes, de mystères et d’indices. Ainsi, le monde de la nuit, apaisant et magique, effrayant et primordial, peuplé d’esprits et des choses dont seules, parlent les légendes, surgit."

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La pierre à foudre est une pierre de culte sacrée que les anciens disposés là où la foudre avait tapé le sol. "Au 18éme siècle il y avait toujours une croyance chez de nombreuses personnes selon laquelle des pierres tombaient avec la foudre. Ces pierres, que de premiers auteurs avaient appelées ombriaebrontiae et cerauniae, étaient souvent considérées avoir des pouvoirs surnaturels. L'évêque Pontoppidan observa que les paysans norvégiens croyaient que ces pierres étaient particulièrement utiles aux femmes pendant le travail de l'accouchement, en ce qu'elles les aideraient à faire sortir l'enfant. La croyance concernant les pouvoirs surnaturels de ces pierres était si forte en Prussie que Helwing, le ministre d'Angerbourg, dû finalement recourir à l'usage du Bras Seculier pour s'en débarasser. En conséquence chaque savant l'un après l'autre eut toutes les peines à décrire à quel point l'idée que ces pierres étaient vraiment tombées avec la foudre était infondée." (Source.)

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Pour en savoir un peu plus sur le chateau, c'est par ICI, à savoir qu'il est possible de suivre l'actualité de Longpra sur sa page Facebook. Extrait:
Entre Dauphiné et Savoie, entre les contreforts de la Chartreuse et le lac de Paladru, le château de Longpra, écrin de verdure dans la vallée de l’Ainan, témoigne de sept cents ans d’histoire d’un terroir. Et depuis cinq siècles, il est le berceau d’une même famille.

1536 Une maison forte en dauphiné

L’aventure débute en 1536 quand Charles Pascal, notaire royal à Saint-Geoire-en-Valdaine et juriste des comptes de Clermont, acquiert ce qui n’est alors qu’une maison forte entourée de fossés et solidement défendue par une enceinte crénelée ainsi qu’en atteste déjà un acte de 1304. Relevant de la seigneurie de Montferrat, la maison forte appartenait au XVe siècle à Dame Aymare de Paladru, veuve d’Aymar de Clermont puis à l’épouse d’Antoine de Paladru, seigneur de Montferrat.

Avec cette acquisition, Charles Pascal ajoute à sa titulature de notaire à Saint-Geoire celle de seigneur de la maison forte de Longpra, Depuis cette date le domaine est resté dans la même famille.

1770 Le raffinement d'une maison des champs

Dès 1755 Pierre-Antoine Pascalis (marque d’une latinisation du patronyme) de Longpra, conseiller et futur président au Parlement de Grenoble décide de se réinstaller dans l’austère maison forte passablement délaissée depuis le début du XVIe siècle. Homme de culture et amateur d’art, il entreprend de la transformer en une demeure raffinée dans l’esprit néoclassique et le goût italien de la fin du XVIIIe siècle, conservant les fondations, les douves et le pont-levis. Les travaux dureront près de quarante années.

1844 Aux vents de l'histoire

En 1844 le dernier des Longpra, sans descendance, lègue le domaine et les terres à sa nièce et filleule, Eugénie Chosson du Colombier, qui épousera en 1834 le baron Anselme Pasquier de Franclieu, originaire d’Ile de France. Ils décideront de s’installer à Longpra en 1842.

Artiste-peintre, la nouvelle châtelaine de Longpra, considérée comme l’un des meilleurs peintres dauphinois du XIXe siècle, se plaît à représenter les membres de sa famille et nombre de ses toiles ont été conservées par ses descendants.

1985 Une transmission ininterrompue

Depuis 1536 les histoires des deux familles, celle des Pascal, puis Pascalis de Longpra et enfin celle des Pasquier de Franclieu convergent et se confondent pour écrire en commun la destinée du château de Longpra.

C’est dans un esprit de transmission et de continuité que se sont inscrites toutes les générations qui se sont succédé à Longpra, avec la volonté de faire de Longpra un témoignage authentique des siècles passés et de l’histoire de la région.

Aujourd’hui la Comtesse Albert de Franclieu s’attache à préserver et faire vivre cette demeure, ouverte au public en 1985, et dont l’atmosphère, celle d’une vraie maison de famille, contribue à son charme.

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La bâtisse est actuellement en travaux: elle s'offre une nouvelle toiture. En atendant, petite visite du village et de ses alentours (nous avons prit l'idée de venir le voir à pied).

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"Au XIIe Siècle débute la construction de l'église de Saint-Geoire, chef-d’œuvre aujourd'hui classé (et restauré dernièrement).

À partir de l'époque moderne, la région de Saint-Geoire se caractérise par une forte résistance à l'influence huguenote, qui se développe autour de Grenoble. Saint-Geoire est un fief catholique et le restera : en 1590, une armée de 80 huguenots grenoblois armés d'arquebuses assaillent la Maison Forte de Saint-Geoire, qui résiste seule puis avec le concours des habitants de Virieu, conduits par leur châtelain.

Dès le XIVe siècle, l'histoire de la Valdaine est en effet dominée par le château de Longpra, sis au-dessus de Saint-Geoire. Le château de Longpra appartient à la même famille depuis1536 (aujourd'hui habité par la comtesse de Franclieu dont l'époux, issu de la famille propriétaire, fut maire de Saint-Geoire de 2001 à 2007). Les douves et le pont-levis qui permet d'accéder au château témoignent de ce que fut la Maison-Forte de Longpra au Moyen Âge : une demeure austère et bien défendue.

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Dès 1755, Pierre-Antoine Pascalis de Longpra, Conseiller au Parlement de Grenoble, fait réédifier la Maison Forte selon les canons architecturaux du Grand Siècle. Il recourt aux maçons et charpentiers de la Valdaine ainsi qu'au concours d'ébénistes venus de Grenoble dont la célèbre famille Hache. Le résultat est un ravissant château classique, adapté aux réceptions fastueuses de la noblesse dauphinoise.

Durant la révolution, qui est d'ailleurs « née » en 1788 à Vizille, au sud de Grenoble, la Valdaine reste à l'écart de la tourmente, et est fidèle au catholicisme contre-révolutionnaire. Le Château de Longpra abrite le clergé non jureur, et la population environnante vient au château entendre clandestinement la messe.

En 1881, la vaste commune de Saint-Geoire est amputée de trois de ses hameaux qui sont érigés en communes : Massieu, St Sulpice-des-Rivoires et Vleanne. Enclave très rurale, la Valdaine voit cependant se développer au XIXe siècle, tout le long de l'Ainan, des usines spécialisées dans le textile."

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Le village est plein de charme et c'est là que je rencontre mes premières orchis mâles en fleurs. Ces orchidées tiennent leur nom de leurs deux bulbes ressemblants à des testicules. Autrefois, dans la théorie des signatures, on consommait le plus gros pour se donner de l'appétit sexuel et le plus petit, au contraire pour calmer les ardeurs.

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Elles sont nombreuses les vieilles demeures de St Geoire en Valdaine, cachées par de hauts remparts de pierre ou de pisé (système de construction en terre crue typique du Dauphiné). À quelques pas du château, une colline bordée de haies d'aubépines en fleurs fait l'objet de bien des questions. Il s'agirait d'une motte castrale, d'où le nom de l'impasse qui la longe mais faute de moyen, personne n'est encore venu le vérifier...

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Cette année la nature est précoce (à moins que la longue période hivernale de l'an dernier n'ait altérée mon jugement). C'est le temps de cueillettes et des identifications.

1 et 2: on ne présente plus l'éternel coucou (primevère officinale) qui rentre dans la composition de nombreuses tisanes médicinales appelées "pisse-mémé".

3 et 4: De mémoire, il me semble qu'il existe 3 espèces de sceau de Salomon en France. Il s'agit ici du sceau de Salomon multiflore en raison des fleurs en clochettes qui poussent par 2 ou 3 à chaque segments. Toxique, cette plante porte ce drôle de nom en raison de la marque caractéristique qu'aborde sa racine. Au moyen âge, on utilisait ses parties souterraines pour soigner les articulation en raison de leur ressemblance.

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Les jardins sont splendides: pommiers exotiques et désépoirs des singes prennent place aux pieds de la pairie bien tondue des voisins. Voilà de quoi être dépaysé pour l'occasion !

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Joubarde des toits, grande pervenche, fougère et lézard des murailles... Il n'y a pas à dire, les beaux jours sont enfin de retour ! Voilà de quoi trouver la motivation pour partir aux morilles ! Hélas, la saison est sur le déclain.

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jeudi 31 janvier 2013

Dans les près 4.

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Un froid matin d'hiver ne semble pas aux premières vues le meilleur moment pour improviser une petite sortie. Que nenni, c'est l'instant parfait pour voir la vie s'éveiller et entendre les oiseaux chanter. En effet le matin est le moment de la journée où l'atmosphère est le plus favorable (moléculairement parlant) pour diffuser le chant des oiseaux sans que ceux-ci ne se fatiguent. Hé oui ces feignants ne s'égosillent que quand cela ne demande que peu d'éfforts.

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Pas de gel ce matin ce qui est rare. Le froid et le givre de ces derniers jours ont glacé les feuilles des jacinthes (à gauche) et des grandes hellébores (à droite). Le redoux et le soleil ont vite fait de faire fondre cette glace, faisant miroiter sur les plantes les reflets de jolies gouttelettes, comme la rosée d'un matin d'été l'aurait fait.

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Ça y est, les primevère percent le froid de l'hiver!  Au bord du petit ruisseau tout un bosquet de ces belles fleurs jaunes a prit place et se reflète dans l'eau.

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Quelle horreur! Mais qu'es-ce? Un alien, un fruit rongé par le temps ou le reste d'un animal mort?

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Rien de tout ça, juste une grenouille. Oui, une grenouille en tout début du moi, c'est surprenant, celle-ci apeurée par l'arrivée d'un gros corbeau noir c'est figèe sur le dos et fait la morte, trop engourdie pour prendre le fuite.

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D'ordinnaire les grenouilles, tritons, crapauds et autres salamandres ne sortent pas avant l'arrivée des beaux jours, ils s'enfouissent dans le fond d'un ruisseau, dans la vase ou sous une épaisse couche de feuilles mortes où ils végètent entourés d'une sorte de gelée gluante pour ne pas se dessécher. Le coeur va baisser son rythme cardiaque à 1 pulsion par minute et certaines espèces, face au froid, vont jusqu'à partiellement laisser geler des parties de leur corps qui au printemps, dégèleront sans garder de séquelles. 

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Notre grenouille est une grenouille agile, tout entourée de son enveloppe protectrice gélatineuse ce qui lui donne son aspect monstrueux. Sa sortie très avancée peut être dû au temps doux ou à la menace d'un prédateur. Mais pas de crainte, elle aura vite fait de s'enfoncer à nouveau dans la boue jusqu'à ce que les températures remontes.

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Parmi les crainte de dame grenouilles, figure le pic épeiche (à gauche) et la pie  bavarde (à droite) qui malgré son nom, fait beaucoup moins de bruit que son voisin pic quand celui-ci s'y met. En temps de disette, le pic épeiche n'hésite pas à becter tout ce qui passe, bien qu'il soit insectivore. La pie est moins difficile.

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Mais le roi reste le héron cendré. Cet échassier, l'un des plus grands d'Europe derrière la cigogne, le flamant rose et la grande aigrette, est un habille pécheur. Patientent des heures dans les eaux humide, les bords de rives et les marécages, il fond comme l'éclaire dès qu'une proies se présente. Amphibiens, poissons, petits rongeurs et reptiles ne son pas à l'abri de son impressionnant bec.

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Le vol du héron est caractéristique, on distingue son cou recourbé et sa grande envergure de 1,85 mètres de loin. Interdit à la chasse aujourd'hui, le héron cendré n'a pas toujours était bien traité par l'homme. Pendant des siècles il a été chassé pour ses pattes, qui, le croyait-on, produisent une substance qui attire les poissons. Ainsi on bouillait ces fameuses pattes pour en extraire l'huile de héron et on l'utilisait dans les parties de pêches pour les rendre plus fructueuses. Cette pratique c'est répendu jusqu'à dans les années 50. Aujourd'hui encore certains recherchent cette huile magique du pêcheur.

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Humidité ambiante n'a pas desservi tout le monde. Loin des préoccupation que sont le rhume, la grippe ou la toux, les mousses s'épanouissent, gagnent en couleurs et entre même en fructification comme le montre ces longues "tiges". Les mousses n'ont pas de fruits ni de fleurs, elles produisent comme les fougères des spores qui formeront un individu quand le vent fera se rencontrer une gamète femelle et une gamète mâle.

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Voilà une bien jolie fleurs qui m'a beaucoup plu. Je n'ai pas encore trouvé son nom mais ses petites fleurs violettes et ses feuilles délicatement ciselées m'on complètement charmée.

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Le lierre grimpant est l'éldorado des oiseaux en cet hiver. Ses baies toxiques pour l'homme sont un des aliments essentiels aux volatiles pour palier au manque d'aliments que l'on rencontre l'hiver (raréfaction des insectes, des baies, des mollusques et des fruits).

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L'hiver ne brille pas forcement en couleurs mais sait décliner le vert à merveille. La gamme est infinie, comme entre celle de ce lichen qui fructifie à gauche ou ces fougère capillaires à droite. Mousses, lierre, buis, gui, sapin ou houx, il y a tant de nuances déclinées dans la nature!

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Néanmoins les fleurs ne sont pas en reste, que ça soit dans les bordures de jardin ou les champs. Les perces-neiges sont à deux doigts de la floraison, j'espère pouvoir en trouver sur les hauteurs de Grenoble pour assister à ce spectacle que j'attends depuis longtemps avec impatience. Comme son nom l'indique, le perce-neige fend l'hiver, son arrivée est gage de soleil et de joie de vivre.

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Au détour d'un champs, contre les barbelés d'une barrière fort fréquentée, un chevreuil a laissé quelques poils doux et épais de sa toison d'hiver. Bientôt elle sera remplacé par un pelage plus clair et chatoyant roux pour mieux se dissimuler dans les fourrés.

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Mias où sont donc cachés nos gastéropodes l'hiver? Sous les pierres. Il suffit d'en retourner quelques unes pour s'en apercevoir. La limace, qui n'a pas sa maison sur son dos, se recroqueville de tout son long sous une pierre enfoncée dans la terre et ne se réveillera qu'au printemps. Ici une très belle limace léopard tout contracté. L'escargot lui (ici un petit gris), va s'enfermer dans sa coquille et va la clôturer avec un mur de bave durci. Il peut rester ainsi pendant deux ans en cas de sécheresse voir plus. 

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Petit rappel, le petit gris est un escargot recherché pour la cuisine, on peut le ramasser toute l'année à l'inverse de celui de Bourgogne, néanmoins ne peuvent être prélever que les individus adultes. Toutes les espèces ne sont pas comestibles, comme ici avec l'hélice grimace à gauche ou l'escargot des jardins à droite. Sous nos contrées seul le petit gris et l'escargot de bourgogne finissent dans nos assiettes, bien que désormais c'est l'escargot turc qui est le plus consommé.

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Les grands corbeaux noirs semblent avoir établi leurs appartements ici. Plus un champs, une lisière de forêt ou un près n'a de secrets pour eux. Et tout les matins leurs croassements, parfois mélodieux, font office du levé du coq.

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Quel plaisir, j'ai pu enfin photographier la furtive mésange nonnette. Cette petite mésange qui se confond facilement avec la mésange boréale est très discrète. Les couples de cette espèces sont inséparables. Les oiseaux passent les mois d'automnes et d'hivers en petits groupes pour s'assurer ainsi plus de chances dans la recherche de nourriture.

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Voilà un autre sympathique passereau, bien bavard lui aussi dont je n'ai pas encore trouvé le nom. Pour voir l'image en plus gros, il suffit de cliquer sur l'image.

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La neige a fondu, le givre aussi. Le ruisseau de la vieille source du champs coule du tonnerre de dieu. D'ici quelques temps il regorgera de vie et de moustiques. A genoux dans la gadoue, ça sera le moment de prendre ne chasse les crapauds communs, les salamandres communes, les tritons tritons alpestres, les grenouilles agiles et les rainettes.

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Non ma petite déesse blanche à poils, le bouvreuil pivoine n'est pas pour toi! Cet oiseau calme est timide aborde, chez le mâle, un poitrail plus ou moins rosé. Il a la particularité non seulement de se nourrir en partie de bourgeon mais aussi de posséder des poches de chaque côté de sa langue pour stocker la nourriture et l'apporter à ses petits en période de nidification.

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Les petits marasmes bruns des champs ont senti le soleil approcher et on fait une poussée phénoménale en quelques jours seulement.

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Le vieux nid de pie bavarde ne restera pas vide pour bien longtemps, dès février les adultes forment des couples et défendent leur territoire. Au coeur du cerisier, il est protégé du regard l'été par un épais feuillage et sera près à accueillir les 3 à 10 oeufs que pond la femelle.