lundi 25 juillet 2016

Sortie en campagne 6.

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Pour cette sortie en campagne nous nous sommes transformés en féroces chasseurs ... d'orchidées. Les talus sont propices pour nos recherches et nous n'avons pas été déçus. Le temps gris et maussade a été un plus et bien que quelques gouttes de pluies se soient invitées, nous avons profité pleinement de notre week-end.

 

L'épiaire des bois (Stachys sylvatica).

Cette jolie plante des lisières de bois est plus discrète que ne le laisse voir les photos et passe souvent inaperçue. Bien qu'elle n'en soit pas une, elle est surnommée ortie puante en raison des poils non-urticants de ses feuilles et de la mauvaise odeur qui s'en dégage. Ses boutons floraux ont un suprenant goût de champignon.

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La centaurée jacée (Centaurea jacea).

C'est une vivace qui pousse abondamment l'été dans les prés de fauches au sol plutôt pauvres en nutriments. Elle aurait des vertus digestives comme la plupart des plantes possèdant des tanins et des composés amers. On la reconnaît à ses pétales violets et à son involucre couverte de grosses écailles brunes.

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Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum).

Il existe trois espèces de sceau de Salomon dont deux qui peuvent facilement se confondre : le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum) et le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum), dont les fleurs sont moins nombreuses et la tige plus anguleuse. On pensait autrefois à tort qu'en raison de la forme de leur tubercule les sceaux de Salomon pouvaient soigner les fractures osseuses de tout type.

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Le hanneton commun (Melolontha melolontha).

C'est un gros insecte dont la vie sous la forme adulte (imago) est éphémère, pas plus d'un mois alors que la larve peut vivre 2 à 5 ans sous le sol en se nourrissant de racines. Il sert de nourriture à de nombreux animaux comme les taupes, les chauves-souris ou encore les hérissons. Ses populations sont depuis 50 ans en déclin.

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La thomise variable (Misumena vatia).

J'aime beaucoup le surnom d'araigné crabe qu'on lui donne souvent. Celle-ci se fond parfaitement avec cette fleur de scabieuse sur la quelle elle attend en embuscade. Certaines femelles sont capables de changer de couleur en fonction de la fleur où elles chassent, non pas pour se cacher aux yeux de leurs proies qui ont une perception différente des couleurs de nous mais pour passer inaperçues auprès des prédateurs, à savoir les oiseaux.

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L'ophrys bourdon (Oprys fuciflora).

Nommée aussi ophrys frelon, cette orchidée massive se reconnaît à son large labelle et à son éperon dressé. Elle n'est pas toujours simple a identifier car il existe énormément de sous-espèces de cet ophrys et a la particularité de s'hybrider facilement avec des espèces plus ou moins proches. Comme la plupart des ophrys, l'ohrys bourdon apprécie les sols calcaires et pousse le plus souvent sur les coteaux d'herbe rase.

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Une histoire d'hybridation.

Voilà un exemple d'hybridation comme cité un peu plus haut. Ici il s'agît de l'hybridation de l'ophrys bourdon et de l'ophrys apifera ce qui donne l'ophrys x albertiana. Scientifiquement on rédige son nom de la sorte : Ophrys apifera x fuciflora = Ophrys x albertiana. Le X ici désigne que la plante a pour spécificité d'être un hybride.

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L'ophrys abeille (Ophrys apifera).

Voilà le portrait de l'ophrys apifera. Pour cet ophrys il existe aussi de nombreuses sous-espèces qui ne sont pas toujours simples à identifier. Pour le différencier rapidement de l'ophrys bourdon, l'éperon du labelle est dirigé vers l'arrière et n'est pas toujours visible. Sa pollinisation se fait par des abeilles solitaires mâles qui prennent les fleurs pour une partenaire potentielle allant jusqu'à tenter de s'accoupler avec, prenant au passage le pollen.

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L'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis).

Cette année on a pu en voir de partout, il semblerait que les conditions aient été très favorables à cette belle orchidée. On la reconnaît à la masse importante de fleurs roses disposées en pyramide au sommet de la tige. N'ayant pas de nectar, elle attire les papillons qui la pollinise par sa forme, sa couleur et son parfum.

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Le mot de la fin.

Il est temps de se mettre le nez dans les tableaux d'hybridations chez les ophrys et les autres orchidées indigènes. Ce n'est pas toujours simple mais on peut trouver sur le site de la société d'orchidophilie de bons outils pour se lancer dans leur détermination, d'autant plus que la recherche d'hybrides rares constituent pour les passionnés un véritable Graal. Certains n'ont été vu pas plus 'une dizaine de fois sur tout le territoire français.

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lundi 15 juillet 2013

Sortie en forêt 28.

 

Bien qu'il ait fait très beau ces derniers jours, quelques averses sont venues mouiller le sol. L'activité fongique est faible mais commence à se faire voir ce qui est bon signe.

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1: On trouve en France de nombreuses espèces de gaillets qui sont tous plus ou moins comestibles (jeunes poussent). Très présents dans les champs, c'est ici une espèce des sous-bois qui se présente, le gaillet-à-feuilles-rondes (galium rotundifolium).

2La néottie-nid-d'oiseau est une orchidée des bois qui ne possède pas de chlorophylle d'où sa couleur brune. Son nom vient de l'enchévetrement que forment ses racines comme un petit nid.

3: L'école est finie et la forêt, le temps d'un été, devient le lieu de jeu des enfants où les cabanes de branches et de fougères deviennent d'imprenables forteresses.

4: Cette fois et pour de bon, c'est la fin des hanneton. On en rencontre encore quelques uns ici et là sur le sol mais tous on rendu l'âme.

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Par ces temps de fortes chaleurs, rien de mieux que de se prélasser au frais dans les bois. Néanmoins il faut prendre garde au tiques qui sont abondants et peuvent transmettre de nombreuses maladies comme celle de Lyme.

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1 et 2: Ça y est elles sont là, les premières girolles. C'est dans un des coins précoce qu'elles sont apparues. Certes elles ne mesurent pas encore un centimètre et sont au nombre de trois mais c'est bon signe. D'ici quelques jours il faudra partir inspecter les autres stations.

3 et 4: Les premières amanites rougissantes sont dehors. Très en retard pour la saison, elles se sont installées dans le bois à cèpes et indiquent en général, une pousse prochaine de ceux-ci. Croisons les doigts.

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L'air est chaud mais le sol est humide ce qui plaît à la grande loch, cette grosse limace orangée ou brune courante dans les bois et les jardins. Nombreuses, elles ont croqué les rares champignons sortis.

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1 et 2: La russule verdoyante est la meilleur des russules. Elle se distingue de par ses lamelles et son pied de couleur blanche et son chapeau vert qui peut aux différents stades du développement du champignon être plus ou moins bordé de blanc.

3: Mystère, mystère. Les russules proposent parfois au sein d'une même espèce une gamme variée de teintes qui peuvent éloignées les unes des autres. Cela n'aide pas à l'identification.

4:  Le polypore écailleux est un champignon qui pousse une grande partie de l'année, du printemps à l'automne ce qui permet de toujours avoir quelque chose dans le panier. On mange de préférence les jeunes exemplaires en marinade.

 

Bref, il faudra attendre encore un petit peu avant de faire une belle récolte.

mardi 2 juillet 2013

Sortie dans les près 7.

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Petite sortie dans les près ou plutôt en bord de lisière. Les foins n'ont pas encore eu lieu partout et il est possible d'admirer encore quelques belles plantes qui ne sont pas passées sous la faux du tracteur.

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A cette occasion, quelques belles rencontres aux quelles on ne pensait pas assister se font.

1 et 2: Oui, oui, en cette saison il est possible de rencontrer des champignons de taille respectable, malgré l'aridité du sol et la faible activité fongique. Ici l'identification n'est pas simple, les spécimens sont  vieux et secs, néanmoins les lamelles et les chapeaux oriente la piste vers le genre des clitocybes.

3 et 4: les ancolies communes n'ont pas dit leur dernier mot. On en rencontre peu et la plupart sont fanées, néanmoins ici et là des plants résistants continus à s'épanouir. Au moyen-âge elle est surnommée "bonne-femme" et était considérée comme une plante magique aphrodisiaque dont il fallait porter les graines comme parfum et en mâcher quelques unes pour se prédisposer à l'amour. Néanmoins il ne faut pas oublier qu'il s'agit ici d'une plante toxique.

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La valériane officinale (valériane des collines ou herbe-à-chat) est une plante aux nombreuses vertus. Elle calme l'anxièté, aide à trouver le sommeil et réduit l'anxiété. Dès l'antiquité on la recommande comme "guérit-tout" mais surtout pour soigner les maux de l'esprit tel que l'épilépsie ou l'hystérie. On l'utilisait également comme filtre d'amour et comme répulsif contre les elfes. Si sa mauvaise odeur calme les hommes, il en est tout autre avec les chats qui se trouvent dans un état cannabique à son approche.

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Par ce temps on peut rencontrer de nombreux habitants des champs mais remarquer aussi que les plantes délicates du printemps sont sur le déclin.

1: Sur une fleur d'églantier (rosier sauvage) une araignée courge (araniella cucurbitina ou épiaire concombre) prend la pose avant d'aller tisser sa toile. Cette espèce est assez commune et affectionne les rosiers et les lilas.

2: Les roses sauvages abritent également un joli scarabée du sous-ordre des ceramycidaea aux motifs discrets. Pas simple d'identifier l'espéce, cependant on peut le retrouver ici, parmi les 2700 illustrations de cette catégorie.

3: Enfin, le sceau de Salomon odorant se fane. Bientôt de grosses graines toxiques d'abords vertes puis rouges se formeront et un segment supplémentaire s'ajoutera à la racine.

4: La mélisse des bois donnent ses dernières fleurs. Il faudra attendre l'an prochain pour revoir ces grosss fleurs roses et odorantes qui colorent la lisière.

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Au détour d'un chemin, un vieu lavoir se dresse. En son eau se trouve une myriade d'escargots aquatiques, les ambrettes, tout droits venus des Etats Nords de l'Amérique et qui concurencent nos escargots aquatiques européens. Ils sont carnivorent et ce jour-ci, font grand festin des nombreux hannetons morts tombés à l'eau depuis le grand arbre qui surplombe le bassin.

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 Dans la nature, pas de mots ni d'écrits pour communiquer mais des couleurs, beaucoup de couleurs. Le rouge, le jaune, l'orange, le bleu et le vert vif, bref toutes les couleurs chatoyantes indiquent la présence de poison chez l'animalce qui le rend impropre à la consommation.

1: Le pyroche écarlate ou cardinale (pyrochroa coccinea) est un joli coléoptère rouge vif à la tête noire et aux antennes en plumeaux. C'est un prédateur des milieux-frais comme les lisières et les bords de bois. La larve est carnassière et parfois cannibale et vit sous l'écorce du bois mort. On peut apercevoir les adultes de mai à juin.

2: On est habitué aux papillons et aux chenilles mais moins au stade qui relit les deux: la chrysalide. Ici elle est vide, dissimulée dans une feuille de chêne soudée sur elle même par les soies de la chenille.

3 et 4: Il existe de nombreuses espèces de zygènes en France, environs 27. Ici il s'agit de la zygène des bois (facilement identifiable avec ce site). On le trouve dans les Pyrénées et dans tout l'est français ainsi que dans une partie du centre.

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 La brocatelle dorée est très présente dans notre coin d'Isère. Il s'agît à nouveau d'un mâle qui se reconnaît à l'abscence d'une bande marron sur le bas des ailes.

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 On rencontre de nombreuses plantes communes en ce moment. 

1: L'égopode podagaire, l'herbe du goutteux, est une plante médicinale mais aussi comestible que l'on peut consommer sous diverses formes: crue ou cuite, en soupe, en salade, en gratins ou en purée.

2: La marguerite commune est une plante répandue en Europe. Elle aussi est comestible, les jeunes pousses fraîches se consomment en salade.

3 et 4: La platanthère à deux feuilles est une orchidée qui affectionne les sols basiques et que l'on retrouve presque partout en France jusqu'à 2200 mètres d'altitude mais reste rare dans les zones méditerranéennes. Comme la plupart des autres orchis, elle est classée préoccupation mineur à l'échelle de l'Union Européenne.

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 Scabieuse au knautie? Très semblables pour ne pas dire identiques, elles se différencient l'une et l'autre par l'implantation des nombreuses fleurs qui les composent sur la hampe florale.

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 Les insectes font partis da la famille des invertébrés et sont la plus grande famille du monde animal.

1: Le lacon souris est un ptit insecte des jardins et des prairies qui a la capacité en contractant violemment on abdomen et son thorax de faire des bonds immenses et soudains.

2: Une souris a été en partie dévorée par un prédateurs. Ses restes font le bonheur des mouches et des coléoptères qui voient ici une manne nourricière mais aussi un abris et garde-manger parfait pour leurs larves.

3 et 4: Cette chenille, avant d'être délogée par mes soins (la pauvre), se nourrissait d'une cosse de silène. Le papillon, un spécimen de nuit sans doute, à pondue un oeuf dans les ovaires de la plantes qui au fil du temps ont grossit pour contenir les graines tout en se faisant grignoter de l'intérieur par la larve. une fois la plante vide, elle cherche une autre gousse pour se nourrir à nouveau puis muer en papillon.

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Entre deux champs, un chemin boisé s'est installé, vestige d'une époque où la route en contre-bas n'existait pas et où pour descendre au village, il fallait employer une voie de terre. 

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C'est une petit coin de verdure frais que voilà avec un ruisseau qui coule en son sein et qui permet à des plantes peux présentes dans les champs de s'épanouir.

1: On compte environ 3500 espèces de moustiques pour 11 genres différents. Tous ne sont pas suceurs de sang, la plupart se nourrissent de nectars. Seules les femelles de quelques espèces piquent pour subvenir au besoin de leurs oeufs. 

2: La scolopendre est une fougère qui tient son nom du fait des longues bandes que dessinent ses sporanges sous ses feuilles et qui évoquent les pattes de l'insecte du même nom.

3: L'héllobore fétide a fini de fleurir mais continue d'étendre ses grandes feuilles griffus dans les sous-bois.

4: Il est essentiel pour le faune de laisser en forêt les troncs d'arbres morts. Ils sont de précieux dans le sens où ils servent d'habitat à de nombreux animaux qui s'en eux, déserteraient les zones boisées.

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 La vipérine communne est une jolie plante aux fleurs bleues et aux longues étamines rouges. De la famille de la bourrache, elle est aussi mellifère et donne un très bon miel. La floraison à lieu de juin à août.

Bref, il y a moins de fleurs qu'au printemps certes mais celle-ci sont des plus élégantes.

dimanche 23 juin 2013

Sortie en forêt 27.

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 Quelques gouttes de pluies dans la nuit nous ont données l'envie de parcourir les bois à la rencontre des premières girolles et des premiers cèpes mais malheureusement pour nous, rien de ce genre là dans les bois ce qui ne nous a pas empêché de faire de belles rencontres.

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 La route reste un endroit dangereux pour de nombreuses espèces.

En partant n direction du bois, nous croisons sur la route un serpent malheureusement écrasé par une voiture. Il s'agit d'une couleuvre verte et jaune parfois surnommée cinglard (Hierophis viridiflavus) qui mesure communément entre 1m10 et 1m30 mais qui peut parfois atteindre 1m50. Ici elle est d'un taille respectable (cf voir le serpent comparé à la voiture). Agile, cette couleuvre est aussi à l'aise dans l'eau que sur terre ou dans les arbres ce qui en fait un redoutable prédateur, en particulier pour les souris et els lézards. La ponte à lieu entre la mi-juin et la mi-juillet. Batailleuse, elle n'hésite pas à morde son assaillant ce qui n'est pas bien dangereux, du moins pour les humains, sa morsure étant inoffensive. On la trouve partout en France sauf dans le Nord. Comme tous les serpents elle est protégée.

C'est l'occasion de montrer les différences entre les couleuvres et les vipères.

Vipère / Couleuvre

Forme de la tête: triangulaire et plante / ovale

Forme des pupilles: fendue / ronde

Écailles de la tête: petites et nombreuses / 2 ou 3 grosses écailles

Taille adulte: moins de 70 cm / plus de 70 cm.

Corps: court et trapu / mince et effilé

Queue: pointue et visible / peu distincte

Caractère: peureuse / agressive

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 Le plutée de Curtis est un piètre comestible qui aime pousser sur le bois pourris des feuillus, en particulier des hêtres. C'est un champignon assez rare qu'il est préférable de laisser sur place que de déposer dans le panier. Il pousse du début de l'été à la fin de l'automne.

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 On pourrait croire que le sol de la forêt est humide mais il suffit de gratter sous les feuilles pour voir que la terre et la couche d'humide sont encore très secs. Mais après le printemps humide que nous avons eu, la pluie n'est pas la bienvenue ici.

1 et 2: Il y a toujours quelques inconnus dans les bois comme ces champignons blancs que j'ai bien du mal à rattacher à une espèce ou à un genre.

3: Anoplotrupes stercorosus, autrement dit nos bons vieux bousiers ont tournés de l'oeil. Ils se nourrissent d'excréments ou de champignons. Ils tiennent leur nom du fait qu'ils confectionnent avec les déjections animales (souvent des bouses d'où bousiers) des boules dix fois plus grosses qu'eux qu'ils promènent à travers les campagnes et les forêts avant de les enterrer et de pondre un oeuf à l'interieur. C'est de cette boule que la larve naissante se nourrira et qu'un adulte formé sortira.

4: On aurait pu croire que les hannetons n'étaient plus de sortie mais on peut encore trouver quelques individus quoi que faibles. Ceux observés présentent tous des tubes de pontes ce qui indique qu'il s'agit de femelles sur le point de pondre. Mais on ne s'y trompe pas, si on regarde au sol, on peut apercevoir une multitude d'hannetons morts, une vraie hécatombe qui va nourrir un bon nombre d'habitants de ces lieux.

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 L'escargot des jardins se confond facilement avec son cousin des bois. Il s'endifférencie par le renforcement clair du bords de sa coquille. Il peut avoir des formes, des motifs et des couleurs très variés ce qui rend son identification peu aisée.

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 Les jardins et les près ne sont pas les seuls à fleu en ce is de juin, les plantes du sous-bois ne sont pas en reste.

1, 2, 3 et 4: Du bleu, du jaune, du blanc, du violet ... mais pas de noms. Il doit s'agir dans le premier cas d'une bugle ou d'une plante de la famille des lamiacées s'en approchant, dans le deuxième, d'une proche cousine de la verveine que l'on peut reconnaître à des feuilles. La troisième plante pourrait être une proche parente du lysimaque des bois et dans le dernier cas, une proche parente de la valériane. Mais pour le moment je n'ai pas plus d'indicies pour leur identification. Il me reste beaucoup de chemin à parcourir dans l'approche et la reconnaissance des plantes et des fleurs de la forêt.

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 La grande Loche (Arion rufus) est une grosse limace qui peut passer selon les individus varié du orange vif au noir en passant par toutes les gammes de marron. On la nomme également loche rouge, grande limace rouge, arion rouge. Elle mesure 10 à 12 cm et se nourrie de plantes et de charognes de tout genre quand l'occasion se présente.

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 En bordure de route, peu avant le sommet du col des mille Martyrs, nous voilà face à une station d'orchidées magnifiques. Sur 150 mètres de long et 2 mètres de large, au pied des hauts sapins, c'est une explosion de couleurs.

1: L'éco fauchage très pratiqué ici en Isère est salutaire pour les orchidées de tout poil. En effet cette pratique leur est bénéfique ce qui permet de voir des pends entiers de ces précieuses fleurs. Bientôt, la station d'orchis pyramidales en bas de la maison sera à son tour tout en fleurs.

2 et 3: Il s'agit ici de l'orchidée dactylorhiza maculata subsp. ericetorum, que l'on nomme communément dactylorhiza ericetorum, dactylorhiza macukata subsp. schurii, orchis des bruyères ou healt spotted-orchid. C'est une sous-espèce de l'ochis tachetée qui se reconnaît à sa blancheur partielle ou complète.

4: L'orchis tachetée est très commune en France. Ses feuilles mouchetées de noir sont proches de celles de l'orchis mâle mais les deux plantes diffèrent sur leur période de floraison et par la nature de leurs fleurs. Elle pousse au même endroit que l'orchidée des bruyères comme ici ce qui peut créer de nombreuses hybridations et donc une grande gamme de couleurs.

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Drôles d'ochidées que celles-ci, tâchetées mais ayant une centaines de fleurs casquées sur leur grande tige, il semblerait bien qu'il s'agisse d'un hybride d'orchidée entre dactylorhiza fuchsii et gymnadenia conopsea: dactylodenia St Quintinii.

dimanche 26 mai 2013

Dans les près 5.

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Ah les beaux jours! Cela était juste avant qu'une vague de froid et de grisaille ne vienne s'intaller de part chez nous. Heureusement que nous avons pu et sû profiter de ces quels rayons de soleil.

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La chaleur qui a suivit cette longue période de pluie a permis à de nombreuses fleurs de s'épanouire comme avec les lys des champs à gauche (nommés saxifrages) ou les clochettes du muguet qui est très en retard cette année.

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D'autres jolies espèces de bord de champs et de bords de champs sont apparues ou fleuries. A gauche la berce est de retour avec son l'eau d'insecte attirée par son parfum. C'est une plante comestible assez savoureuse mais que l'on facilement confondre avec des espèces mortelles comme la ciguë. A droite il s'agit d'aubépine, un petite arbuste épineux aux fleurs blanches. Elle servait autrefois de haies et de barrière pour délimiter les champs et d'abris pour de nombreuses espèces d'oiseaux. C'est aussi une plante médicinale que l'on peut préparer en infusion et bien qu'il est favorable de la cueillir quand elle monte en fruit, on peut la ramasser et la consommer toute l'année.

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Se promener dans les champs c'est voir des vestiges du passé, remarquer là où l'homme maîtrise la nature et où celle-ci a reprit ces droits. C'est ainsi que dans un près entouré de bois qu'une bicoque de pisé (maison dauphinoises traditionnelle) se dresse. Elle abrite désormais le bétail mais aussi pendant l'été quelques pipistrelles (chauves-souris) que l'on peut observer à la tombée de la nuit.

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Quelques nuances de bleu avec la belle et toxique ancolie commune représentative de nos Alpes (à gauche) et avec la raiponce en épi, plus banale dans ces contrées mais tout aussi jolie. Autrefois ça racine était utilisée comme condiment.

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La knautie des champs, de son petit scabieuse, est une fleur commune de nos champs et prairie. Les fleurs et inflorescences séchées peuvent être mêlées à du beurre mou pour être servit comme accompagnement. Cette plante médicinale à des" vertus stomachiques, expectorantes, toniques, vulnéraires, astringentes, dépuratives et digestives. Elle permet de lutter contre les diverses affections de la peau comme les eczémas, les dartres et les prurits. Cette plante est également efficiente pour traiter les problèmes d’aphtes et de leucorrhées. D’autre part, la scabieuse a démontré une réelle efficacité dans le traitement de certaines maladies des voies respiratoires, notamment la grippe, la bronchite et l’asthme"

(cf: http://les-plantes-medicinales.net/2011/04/scabieuse-scabiosa/)

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C'est aussi un petit paradis pour un grand nombre d'insectes et d'antrhoposes amateurs de nectar. Tout comme chez la berce, on peut rencontrer plusieurs espèces se côtoyer et faire festin tranquillement sur un même plan.

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Parmi les nombreux insectes que l'on peut observer, deux maîtres du camouflages: l'agrypnus rectangularis à droite (appelé lacon communément) et la palomena prasina à droite (punaise verte). Inoffensive, elle devient malodorante pour se défendre en cas de danger.

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IL est déjà trop tard pour cueillir les poussent de tamier commun. Celles-ci sont déjà trop coriace pour les dents et le palais. Elles ont un goût très particulier, légérement amère et se cuisine comme des asperges, il faut donc les blanchir avant de les accommoder. Attention l'ensemble de la plante n'est pas comestible, en particulier ses baies à l'automne qui sont très toxiques.

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Premières marguerites dans les champs, bien plus tardivent que leurs cousines basques déjà présentes dans le paysage dès le moi de mars. A chaque coin de France sa saison et sa floraison.

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Un peu de jaune dans ce paysage verdoyant. Les salsifis sauvages sont en fleurs (à gauche). Contrairement aux espèces cultivées, ce sont les boutons et les jaunes pousses qui sont consommées. A droite, un joli plant de crépis. La proximité et la ressemblance entre les différent genre rend difficile l'identification de l'espéce, peut être est-ce ici un crepis vesicaria ou biennis.

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La rhinanthe crête-de-Coq ou rhinanthe velue est sortie (à gauche).Cette plante est comme les orobanches une plante parasite qui se nourrie en partie d'autres plantes, en particulier des racines et des rhizomes. Les anthyllides vulnéraires sont nombreux. Ces légumineuses de la famille du pois et font paries des plantes "proies" des rhinanthes. Même dans le monde végétale il y a des "chasseurs" et des "chassés".

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La pimprenelle ou petit pimprenelle ont des étamines étonnement longues qui lui fait ressembler à un hochet. Outre ses feuilles aux goûts de concombre, c'est un anti-hémorragique puissant et de récentes études chinoises mettent en avant ses biens faits pour la peau  (anti-microbien, anti-bactérien, astringent ...).

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Voilà une nouvelle station d'orobanches à odeur d'oeillet/girofle. Là aussi pas besoin de poser les yeux au sol pour les détecter, leur simple parfum suffit pour les repérer. Certaines du genre sont protégées, d'autres combattues pour les dégâts qu'elles provoquent en se nourrissants des plantations.

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On pensait la saison des hannetons finie, mais que nenni. En lisière de champs, sur les feuilles des hêtres, une myriade de ces insectes se donne en amours. En dessous d'eux un superbe lézard vert attend que les amants épuisés tombent au sol pour s'en repaître. Mais l'animal est rapide et ne s'est pas laissé photographié.

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La sauge des près est une plane commune des champs et prairies calcaires. Elle est vendue comme plante ornementale pour les jardins et posséde quelques vertus de la sauge médicinale mais son goût acre rend son utilisation peu commune.

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Voilà deux jolies légumineuses qui sont très fréquentes chez nous. A gauche le classique trèfle des près qui est cultivé comme plante fourragère à travers toute l'Europe. A droite la vesce commune, elle aussi cultivée comme plante fourragère mais aussi comme engrais vert de par sa capacité à fixer l'azote dans le sol.

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Passage par un petit bout de forêt où un cour d'eau rafraîchit l'air. La végétation se fait plus atypique en particulier avec ce tapis de aspérule odorant. Séchée cette plante prend un goût et une odeur de vanille très prononcée. Cependant une trop forte consommation de celle-ci peut provoquer des maux de tête et des troubles digestifs.

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Et pour finir, une larve de cercope qui pour se protéger s'englobe de ses déjections. Minuscules et inoffensives, elles se nourrissent de la sève des plantes.

vendredi 24 mai 2013

Un jardin plein de vie.

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Voilà le retour du soleil, aussi court soit-il, il est toujours bon d'en profiter. L'herbe est grasse et verte et on a une seule envie, se rouler à l'interieur comme àl'aube de nos 5 ans.

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Le lilas blanc fleurit et attire de nombreux insectes dont les abeilles qui ont bien besoin de son nectar après la saison printanière difficile qu'elles viennent de passer et qui a été fatale à de nombreux essaims.

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Il y a bien de gros nuages gris à l'horizon et quelques gouttes qui tombent mais le jardin est vert et il n'y a rien de plus plaisant. Enfin nous voilà au printemps.

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Les iris violets n'ont pas tous fleuris mais une bonne parties d'entres eux ont ouvert leurs jolis pétales. L'iris est une fleur à la construction très particulière dont le centre se différencie du reste pour attirer les insectes et de par ses couleurs, servir de piste d'attérissge directement vers le nectar et le précieux pollen.

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Bien que les pommiers aient fleuri, quelques vieux retardataire se transforment en boules blanches l'espace de quelques jours.

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Les fraisiers sauvages se reconnaissent facilement en cette période. Bien que leurs feuilles aient des vertus médicinales, c'est avec impatience que les enfants attendent leurs fruits sucrées.

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Les myosotis sauvages (à gauche) et le géranium petit Robert (à droite) sont deux fleurs sauvages qui après avoir été apprivoisées par l'Homme puis longuement été croisées sont devenues les versions de jardin que nous connaissons.

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Le menthe arrive timidement dans le jardin, enfin nous allons pouvoir recommencer à nous en préparer sous forme de délicieuses tisanes.

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Quelques brefs rayons de soleil viennent nous carresser, nous profitons de ce rare moment avec démice comme cette mouche et cette véronique de Perse.

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Pour lutter contre cette morosité ambiante et ramener un peu de luminosité, le kéria japonica est à la fête. L'humidité ambiante semble lui avoir réussit.

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Voilà les myosostis de nos jardins plus classiques et plus gros. Il se reconnait aussi à ces fleurs qui tendent plus vers le bleu et un peu moins sur le rose.

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Sous l'un des sureaux, dans la côte et au dessus de la source s'étend un grand tapis de lamier jaune. C'est une plante aux nombreuses qualités médicinales que l'on peut cueillir dès ça montée en fleur, c'est à dire maintenant. (pour mieux la connaître rendez vous dans la rubrique "Grimoire 5: plantes médicinales").

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Le bugle rampante (à gauche) et la pâquerette champêtre (à droite) sont deux plantes vivaces des jardins et des prairies que l'on rencontre fréquemment. Médicinale, dans les deux cas c'est l'ensemble de la plante qui peut être consommée.SAM_7102

La façade de la maison avait grise-mine cette hiver sans son manteau vert. Il est de retour, la vigne-vierge ayant repris du poil de la bête.

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C'est la fin des hannetons. Après un mois s'orgie, ils font le bonheur de leurs prédateurs et des insectivores.

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Ça et là on peut voir les restes de ces charmantes bestioles. Souvent il ne reste que l'exosquelette, c'est à dire la carapace, le reste ayant souvent fini dans l'estomac de plus petites bêtes comme les fourmis ou les larves.

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Qui dit pluie puis soudaine "chaleurs" (si on peut parler ainsi) dit moustiques. Les nuits vont de nouveaux être ponctuées par les piqûres et les indécents "bzzz".

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Rencontre avec une jolie petite vesce à gauche dont je n'ai pas su identifier le genre mais aussi avec l'égopode podagraire (petite angélique) à droite qui s'épanouie en haut de la côte. Appelée herbe aux goutteux, elle soignait autrefois de la goutte.

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Le lis des champs qui n'en est pas un ( de son vrai nom saxifrage) à droite s'épanouie dans les champs. On croise cette fleur jusqu"à la fin de l'été, tout comme ce géranium mou au drôle de nom mais aux jolis motifs roses et violets.

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Et voilà le caillet qui autrefois remplaçait la présure (extraits du quatrième estomac de jeunes ruminants) pour faire cailler le lait et permettre au fromage de ce former.

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Deux charmants insectes sont, de par ce temps, de sortie. A gauche je vous présente le lacon souris (agrypnus murius) qui sous l'effet du danger bondit de manière impressionnante. A droite ce qui pourrait peut être être une Silpha tristis.

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Les hirondelles ne font peut être pas le printemps mais les voilà installées ce qui est bon signe. De même pour les frênes qui commencent à former leurs grappes de fruits en hélice qui s'envoleront sous le vent de l'utomne. Cela annonce la fin des morilles sous nos latitudes.

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Me voilà perdue. Dans le jardin pousse cette très belle bellevia mais impossible d'identifier l'espéce dont il s'agit.

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On ne me propose que 3 espèces sauvages en France, du moins sur internet et elles ne me satisfassent pas. Quand aux espèces domestiques aucunes ne correspondes. Peut être un hybride? le mystère demeure.

Après recherche la voilà identifiée, il s'agit de la muscari à toupet.

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Retours de l'orobanche commune appelée orobanche à odeur d'oeillet. Leur parfum n'est pas une légende!

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En effet je n'ai eu qu'à humer l'air pour savoir qu'il y en avait quelques plans près de moi.

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La petite pimprenelle (à gauche) fait partie de la famille des rosacées au m^me titre que les rosiers. Ses feuilles ont le goût du concombre. A droite il s'agit de la monnaie du pape appelée aussi lunaire annuelle. La plante porte son nom en raison de ses fruits plats qui ressemblent à des pièces (avec un peu, enfin beaucoup d'imagination).

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Encore quelques myosotis sauvages. Leur nom myosotis en grec signifie oreille de chauve souris, c'est d'ailleurs l'un de leur surnom avec grémillet, scorpione et herbe d'amour. Il en existe plus d'une centaine d'espéce.

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Magie! Les narcisses sont de retour. Si ceux ci sont de même aspect que les narcisses sauvages, ils sont bien plus gros ce qui laisse penser qu'ils se sont "échappés" d'un jardin.

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La sauge des champs (à gauche) et bien d'autres plantes commencent à transformer l'arrière de la maison en prairie fleurit pour le plus grand bonheur des papillons.

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Déjà la buse variable guette parmi les hautes herbe quel rongeur sera sa future proie. Quand les foin viendront, il sera aisé de les regarder se mettre à l'affut sur les bottes de paille.

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Voici deux autres charmans insecte. A gauche le cercopis vulnerata dont la larve souterraine ronge les racines des graminées. Il peut produire des sons si aiguës qu'ils sont imperceptibles à 'oreille humaine. A droite un crache-sang, nommé ainsi pour la raison que l'orsqu'on le saisi, il "bave" un liquide orange-rouge pour faire fuir les prédateurs.

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Voilà deux autres fleurs de la famille des vesces. Pour celle de gauche je m'y perds avec tout les noms proposées. Pour celle de droite il s'agit de la coronille

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En voilà une jolie fleur, photographiée dans le jardin des voisines. Il s'agit du coeur-de-Marie appelé coeur-de-Jeannette ou coeur-saignant. Originaire d'Asie, cette plante se cantone aux jardins. Il en existe une vingtaine d'espéce.

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Les petites oreilles de Judas laissées en place pour une récolte à venir on séchées, perturbées par les vagues de froid puis de chaleur survenues en ce moi de mai. Mais pas de crainte la relève est déjà là.

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Les pommiers japonais sont sur la fin de la floraison. C'est un hybride entre une espèce japonaise et chinoise. Chez nous, ils ne donnent pas de fruits.

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Fidèles au poste, les polypores cilés (non comestibles) sont revenus prendre place sur les vieux troncs de noyer morts couchés dans le bas du près.

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Le houx mâle est en fleur, il attire par son doux parfum un myriade d'insectes gourmands. Mouches, coléoptères, guêpes et abeilles ... la liste est longue.

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Et parmi les visiteurs, le cétoine doré qui porte le joli surnom de "hanneton des roses" même s'ils sont très différents l'un de l'autre. Cependant leurs larves sont très semblables. Se nourrissant de bois mort ou de terreau (inoffensive donc pour les plantes), elle met plusieurs années avant de devenir un adulte complet.

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 Sur une des feuilles d'orties qui se sont installés parmi les framboisiers, un otiorhyncus grandineus Germ. se promène tranquillement à l'abri des prédateurs.

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Malheureusement tout le monde ne profite pas des fleurs ni des beaux jours. L'abreuvoir à vache s'est transformé en piège mortel pour les petites bêtes du jardin.

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Drame pour les insectes, joie pour les oiseaux tels les hirondelles qui en rase-mote viennent picorer ce déjeuner bienvenu.

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Les quelques gouttes de pluies ont données des idées coquines aux "petits-gris", une espèce d'escargot bien commune chez nous mais dont la récolte est sévèrement contrôlée.

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Pendant ce temps là, maître chat se prélasse dans la terre chaude et fraîchement retournée du jardin, au risque de déterrer quelques semis.

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La mélisse officinale s'est réinstallée au pied du piquet comme l'an dernier, au risque d'attirer la convoitise des vaches et des limaces.

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Drôle de bête que cette larve de "ver luisant". Inoffensive pour l'homme, elle est un fléau pour les limaces et les escargots dont elle se nourrit ce qui en fait un précieux allié pour tout bon jardinier.

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Le "boule de neige" arbuste du jardin qui forme de gros pompons blancs composés d'une multitude de petites fleurs blanches, regorge de vie comme avec cette jolie araignée verte qui a élu domicile à l'intérieur d'une des sphères fleuries.

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Son vrai nom est virone obier. Il peut atteindre 2 à 5 mètres et fleurit de mai à juin. A la fin de la floraison les pétales blanches tombent en un fine pluie.

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Discrète, la punaise nébuleuse ou grise (rhaphigaster nebulosa), se reconnait à ses tâches sur ces antennes et les bordures de ss ailes. C'est la seule du genre rhaphigaster présente en Europe. Elle se nourrit essentiellement de sève d'arbres et arbustres caduques mais aussi parfois d'insectes morts.

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Autre habitant du viorne, le petit capricorne ou capricorne de Scopoli. Cet insecte se nourrit du pollen des fleurs. Il s'observe dans les lisières et les clairières d'avril à août.

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Le comportement de ce capricorne est des plus surprenant. Si on prend l'idée de l'embête ou de la toucher, l'insecte se cabre légèrement en produisant une sorte de miaulement étrange avant de s'envoler.

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En cette période on en voit un grand nombre sur les plantes du jardin. Peut être est-ce le début de la saison des amours.

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Voilà un jeune merle noir trouvé au sol. Il est normale pour les juvéniles de cet espèces de se trouver au sol ou sur les branches basses. Pendant cette période les parents viennent les nourrir, jusqu'à ce que les petits soient autonomes. Celui-ci a été déplacé sur une branche à l'abris des chats de la maisonnée.

mercredi 8 mai 2013

Sortie en forêt 24.

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Week-end riche en balades et en découvertes. Les mollets ont été mis à contribution ainsi que l'appareil photo et ce n'est pas les quelques gouttes tombées qui nous ont découragé.

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Découverte pour la première fois d'helvelles, drôle de champignons aux diverses formes. Ici proches de l'helvelle en gobelets, ces spécimens s'en différencies toute fois de par leur pied fin et allongé.

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C'est le retour des champignons. Le bois devient multicolore. Ici une colonie de jolis inconnus qui ont pris possession d'un vieux tronc pourris. 

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Il faut savoir qu'il existe plus de 200 000 champignons, cela va de la simple moisissure microscopique au gigantesque armillaria solidipes, dont un des mycéliums aux États Unis recouvre 8,9 km pour un âge estimé à 2400 ans et un poids de 605 tonnes.

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Dans la forêt les orchis mâles, de jolies orchidées protégées comme toutes leurs semblables, s'en donnent à coeur joie. Pas de panique, celle dans le panier a été ramassée après que le pas d'un promeneur ne l'ai sectionné.

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Nouvelle espèces rencontrée, nouvelle identification à effectuer.

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Les lamiers jaunes sont sur le point de déployer leurs fleurs jaunes. Ne manque plus que quelques rayons de soleil bien chaud et la plante pourra être récoltée.

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Les raisins-du-renard continuent à fleurir et sous la pluie, servent d'abris aux insectes comme avec cette guêpe solitaire venue prendre la pause sur une large feuille.

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Vue intérieur d'un arum sauvage. Les petits points noirs au fond de la plante sont des moucherons emprisonnés par les "poils", logés au niveau des étamines, qui les empêches de s'enffuire. Une fois la pollinisation effectuée, les filaments se dessèchent et tombent et les insectes retrouvent leur liberté et peuvent ainsi aller polliniser d'autres arums.

Mais malheureusement pas de morilles ni de morillons dans ce bois.

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Alors petit tour par la lisière d'un bois et d'un champs bien vert où nous avons déjà eu l'occasion de faire de très belles trouvailles.

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Mais hormis ces très belles euphorbes à deux ombrelles à la morphologie très particulière, pas la queue d'un champignon ne se pointe à l'horizon.

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Néanmoins les escargots d'eau douces et ce très beau châtaignier nous ont contentés.

Le lendemain direction les forêts du col des Milles Martyrs.

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Arrêt dans un coin de forêt tranquille en bords de route. Le décors est magique, les pins hauts et les nombreux ruisseaux débordent de vitalité.

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La populage des marais est une plante robuste qui affectionne les endroits très humides et marécageux. Toxique, elle a cependant été utilisée fort longtemps comme traitement contre les rhumatismes et comme dépuratif.

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Des fleurs, encore des fleurs. La cardamines des champs (à gauche) et l'orchis mâle (à droite) restent en cette saison des incontournables.

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Traversée des champs pour se aller rencontrer les bordures de barrières où de grands frênes se déploient. Pas de découverte de morilles mais une jolie rencontre avec une chevrette surprise de notre présence.

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Les animaux s'activent, les terriers sont creusés ou réaménagé et la fourmilière connaît un grand nettoyage de printemps.

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Le chêne déploie ses ramures vert-tendre. Il possible d'en faire de nombreuses utilisations. L'écorce ainsi est utilisée pour le tannage du cuir car contient de nombreux tanins ou comme remède médicinal. Les fruits traditionnellement servent de nourriture aux porcs mais peuvent être préparés comme des chouchous pour l'alimentation humaine. Enfin la galle qui se forme sur les feuilles est utilisée comme teinture.

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Encore un petit tour par les champs qui commencent à fleurir. A certains endroits la fauche à commencée.

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Et voilà venu le temps des hannetons communs qui par centaines envahissent les arbres en lisière. Pendant une courte période, les adultes sortent de leurs abris où ils ont vécu 3 ans sous forme de larve pour se livrer à une véritable orgie.

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Leur vie d'insecte formée est très courte, si courte qu'il ne vivent guère plus d'un moi. Sortis de terre, ils se posent sur les branches pour roucouler et dévorer les feuilles.

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Ces petits points noirs ne sont pas des fruits mais bien des hannetons. Autrefois les enfants étaient mis à contribution pour de grands hannetonnages où sous les arbres dans de larges filets les insectes étaient jetés. Mais aujourd'hui ils sont beaucoup moins nombreux et se cantonnent aux lisières.

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Voilà notre plus belle trouvaille, grâce à mon petit père mais qui nous a tous mis à contribution: la découverte d'une mousonnière. Voilà donc le tout premier mousseron de la Saint George que nous découvrons.

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C'est un excellent champignon à l'odeur étrange, proche de la farine fraîche, et dont on peut en retrouver le goût après cuisson, ce qui ne plaît pas toujours. Néanmoins il est très prisé et considéré comme faisant partie des meilleurs.

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Petite montée dans la forêt sur un vieux chemin forestier. Les arbres sont incroyables. Des sapins immenses se dressent au dessus de nos têtes et nous donnent le vertige.

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Bref, voilà des balades hautes en couleurs et pleines de découvertes qui donnent mal aux mollets mais font du bien à la tête, et oxygènent les poumons.