dimanche 12 février 2017

Sortie en montagne 15.

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 Au début de l'hiver nous avons eu la chance de partir tout un après midi visiter un bout du Jura en passant par la Savoie. Ce jour là le froid était plutôt mordant et une large mer de nuage couvrait une partie des collines alentours. Et pourtant, la journée fût radieuse. Les forêts de conifères contrastaient étonnement bien avec les quelques boulots blancs perdu dans le boisement. Depuis, une épaisse couche de neige a recouvert les arbres.

 

Boisement et végétation des couloirs de coupe.

Les coupes en montagne laissent parfois de vilaines traces dans la forêt. Le sol à nu s'érrode facilement et il n'est pas rare d'y observer des glissements de terrain importants. Depuis quelques années, les zones défrichées sont replantées avec de jeunes arbres ou ensemencées avec  des graminées (Poacées) qui ont la capacité de retenir la terre. Certaines espèces peuvent retenir entre 0,5 et 1,5 m³ avec leur système racinaire.

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Les molènes (Verbascum).

Il existe une multitude d'espèces de molènes qui ont tous la capacité de se développer très vite. On les appel souvent bouillon blanc, ce qui est un tort car seul Verbascum thapsus peut prétendre à ce titre. Les molènes formes des fleurs colorées sur de grandes hampes florales. Ils peuvent produire plusieurs milliers de graines.

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L'héllébore fétide (Helleborus foetidus).

Elle porte également le nom de mords-cheval car on l'utilisait autrefois sur les animaux qui, ayant trop consommés d'herbe à la sortie de l'hiver, se retrouvaient avec des poches de gaz dans l'estomac ce qui peut leur être mortel. On attachait alors un bout de la plante à une ficelle puis on la faisait ingurgiter à la bête. Cette entreprise avait pour but de le faire vomir et ainsi libérer les gaz. Puis on tirait la corde pour éviter l'intoxication.

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Le chevreuil (Capreolus capreolus).

Bonne surprise ! En week-end dans la maison familiale, nous avons pu voir depuis mon ancienne chambre de petite fille quatre chevreuils brouter tranquillement dans la brume. Nous avons toujours beaucoup de chance de voir au cour de l'hiver et de l'été plusieurs de ces cervidés s'aventurer dans le jardin. 

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

Toujours dans le jardin de famille, nous avons pu aussi observer ce pic épeiche affairé à chercher des larves dans les fruitiers vieillissants de l'ancien verger et dans les piquets fatigués de la clôture du voisin. La présence d'un carré rouge à la base du crâne indique qu'il s'agît du mal, la femelle ayant une calotte toute noire.

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La Cascade du Grenand.

En passant par la Savoie nous faisons un petit détour par la Cascade du Grenand, sur la commune de La Bridoire. Ce torrent fait un lacé de 6 kilomètres de long avant de se jeter dans le Guier. C'est un cour d'eau que j'ai eu la chance, il y a quelques années, de découvrir à travers le canyonisme et ses nombreuses chutes d'eau.

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Le plafond nuageux.

 En général en montagne on définit comme plafond un couche épaisse de nuage qui couvre entièrement le ciel et qui donne l'impression d'être extrêmement basse. Une fois que l'on s'éléve un peu, en montant par les petites routes du Jura par exemple, on peut l'observer de par le dessus et voir jusqu'où elle s'étend.

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Le mot de la fin.

 La neige n'est pas encore là mais l'atmosphère est hivernale. Le brouillard et le froid matinal, additionnés à quelques gelées, donnent un charme tout particulier aux montagnes et aux grands pins pectinés qui dégivrent dès qu'un rayon de soleil fait son apparition. Nous ne reviendrons pas de si tôt dans le Jura, les examens approchants, néanmoins nous aurons l'occasion de passer encore quelques jours du côté de la Chartreuse.

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dimanche 17 avril 2016

Les animaux de ma campagne.

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 Je suis ravie de vous présenter cet article où cette fois vous allez y trouver beaucoup d'animaux et quelques plantes (ce qui change un peu). Ma campagne est une zone peu urbanisée ce qui permet de voir et d'approcher des oiseaux et des mammifères d'ordinaire méfiants. Il me faudra encore quelques séances d'entrainement pour arriver à photographier les renards, les martres et les hermines mais je ne me décourage pas.

 

Le pinson des arbres (Fringilla coelebs).

Sur ces cinq photos on ne voit que des mâles. Leurs couleurs chatoyantes les différencient des femelles qui, pas moins timides que leurs turbulents confrères, ont un plumage plus discret qui les dissimulent dans l'herbe et les feuilles. Ils se nourrissent des graines et de petits invertébrés souvent à ras le sol ou sur les branches.

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Le tarier pâtre (Saxicola rubicola).

Il existe énormément de races/sous-espèces de ce petit oiseaux aux moeurs variés. Certains couples vivent unis à l'année sur un même territoire qu'ils défendent avec ardeur. D'autres sont migrateurs et ne s'aiment que le temps d'un été. Présent dans tout l'hémisphère Nord et même en Afrique Centrale, le tarier pâtre se plaît dans une multitude de milieux et n'est pas regardant sur son régime alimentaire qui se compose d'insectes.

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Le verdier d'Europe (Chloris chloris).

J'aurais aimé vous montrer quelques photos de cet oiseau vert qui se montre bien trop vif pour moi. J'ai cependant quelques minutes d'enregistrement de son chant mélodieux que je publierai bientôt. En attendant vous avez un aperçu du milieu qu'il affectionne : les arbres en lisière de bois mais aussi les parcs et jardins.

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Le chevreuil (Capreolus capreolus).

C'est un petit cervidé qui ne dépasse que rarement les 35 kilos. Son pelage varie en fonction de la saison et de son environnement. Ce jeune mâle est en pleine mue, ses bois se développent et son pelage se fait plus ras et plus brun. C'est entre juin et juillet que le rut à lieu . Il faudra attendre mai de l'année suivante pour voir la chevrette mettre bas. Les faons se dissimulent très bien dans les prés, ils deviendront mature au bout d'un an.

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L'art de faire son nid.

 Les nids sont très importants et pas seulement pour les oiseaux et leurs petits. Ils permettent de déterminer quelle espèce se trouve dans le secteur même si on ne la voit pas et plus important encore, s'elle nidifie. Pour certaines espèces ces informations sont précieuses car elles permettent d'estimer la taille de leur population.

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Le lac de Saint Sixte.

Il a bien reprit du poil de la bête depuis cet hiver et on y voit beaucoup de poissons, bien que certains tirent un peu la tête comme ce pauvre gardon (Rutilus rutilus). Bientôt il sera vidé pour être curé. Les épaves de voiture quitteront son fond et les carpes, tanches et brochets pourront y reprendre une vie plutôt paisible.

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Une cache pour les créatures de la nuit.

 Les grands creux comme celui-ci formé dans le tronc d'un vieux chataignier et couvert de polypode (fougère) sont des abris plus que bienvenus pour les rapaces noctures et les chauves-souris qui y trouvent refuge. Autrefois abbatus systèmatiquements, les vieux arbres troués ont retrouvés leur place dans nos paysages.

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Festival de plumes.

Dans un grand arbre on peut trouver une multitude d'espèces. Certains oiseaux sont très sociables, ils n'ont pas de mal à vivre avec quelques voisins voire, à faire preuve de coopération avec eux. Certains passereaux niches avec les grands corbeaux qui protègent leurs nids pendant qu'ils exercent comme sentinelles.

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L'hellbore fétide (Helleborus foetidus).

Chaque printemps je ne peux m'empêcher d'en faire des tonnes en vous parlant de cette plante, mais je l'aime tellement ! Elle porte une multitude de noms : rose des serpents, griffe de lyon, patte d'ours, pied de griffon, mords au Diable, herbe aux fous ... elle a été gâtée par nos enciens. Sa mauvaise odeur va de pair avec sa toxicité. On l'utilisait autrefois pour soigner la folie mais le remède s'avèrait plus terrible que le mal.

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Différencier les rapaces.

 Il y a encore peu, dés qu'un rapace au ventre clair passait au-dessus de moi, je m'esclamais "Buse !" ... les choses sont cependant un peu plus complexes que je le pensais. En France on trouve énormément de rapaces diurnes qui de temps à autre passent tranquillement au dessus de nos têtes. Sur la première photo il s'agît d'une bondrée apivore (Pernis apivorus) et sur la deuxième d'une buse variable (Buteo buteo).

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Le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula).

Il porte bien son nom de familier. On le croise partout à proximité des habitations humaines, dans les parcs et les jardins. Il aime aussi les forêts boisées et les taillis. Curieux, il va jusqu'à frapper aux carreaux des maisons. En fonction de la saison il se nourrit de petits insectes, de graines et parfois de quelques baies.

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Le polypore du bouleau (Piptoporus betulinus).

Pour fêter le printemps il me faut bien vous présenter quelques champignons (au passage nous avons trouvé nos premières morilles !). Bien que non comestible car trop coriace sous la dents, sa chair a un goût acidulé pour les plus courageux qui s'aventure à la mâchonner. Il était utilisé par Cro-Magnon comme vermifuge pour les hommes et les bêtes. Aujourd'hui encore on l'emploit à ces fins pour les animaux en Europe de l'Est.

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La sittelle torchepot (Sitta europaea).

 C'est un joli oiseau vif et pas bien gros qui figure parmi les rares bêtes à plumes à descendre les branches et troncs d'arbres la tête la première grâce à ses longues griffes et ses pattes musclées. Cet insectivore possède un chant bref qui est parfois confondu avec celui des mésanges, des moineaux et autres passereaux. 

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Les observateurs.

 Certains sont curieux, d'autres gourmands, mais rares sont ceux a ne pas être captivés par les petits oiseaux et gros mammifères. L'affût est le meilleur moyen de les observer mais demande un bon emplacement, un peu de camouflage et surtout, beaucoup de patience. Au final ça finit bien souvent par payer.

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Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus).

Ce petit faucon est commun en France et s'observe sur les cimes des arbres et des pilonnes électriques. Ici il s'agît d'un mâle car il possède un plumage bleu-grisé sur la tête et la nuque. Nous avons la chance d'avoir actuellement un couple qui s'est installé à quelques mètres de la maison. Quand les petits seront autonomes, le couple se séparera. Les faucons crécerelles sont solitaires et défendent avec vigueur leur territoire.

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Le grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes).

C'est un oiseau très discret qui n'est pas facile à observer. Il se nourrit de noyaux et de graines qu'il casse avec son bec puissant. Dans notre jardin, les noisettes, les vieux restes de fruits et en particulier de cerises l'ont attiré. Il migre de manière partiel et forme, à la période de nidification, de petites colonies dans les arbres. Les petits sont nourris pendant environs une trentaine de jours avant de devenir indépendants et de quitter leurs parents.

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Le Rougequeue noir (Phoenicurus ochuros).

Ce joli mâle a revêtit son plumage nuptial. Ses plumes sont d'un couleur intense pour mieux plaire aux femelles.
Il apprécie les zones d'éboulis et les rochers pour nicher mais aussi les bâtiments modernes et les vieilles bâtisses. Nous avons la chance d'en avoir plusieurs couples dans les vieux murs de notre grange.

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La bergeronnette grise (Motacilla alba).

C'est un oiseau fort commun et pas timide pour un sous que l'on reconnaît à son plumage gris, noir et blanc ainsi qu'à sa démarche sautillante. C'est une mangeuse d'insectes infatigable que l'on voit souvent picorer les larves et les scarabées. Elle est présente sur tous les continents hormis en Amérique du Sud et Afrique du Sud.

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L'étourneau Sansonnet (Sturnus vulgaris).

C'est un bel oiseau au plumage irisé à cette période de l'année. Son chant est mélodieux et il est capable d'immiter d'autres sons comme les klaxons, ou les sonneries de téléphones et même, le chant d'autres oiseaux comme celui des merles. Pour ce protéger des prédateurs il vit le plus souvent en de grands groupes.

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

Quelle belle surprise sur le quai de gare de la petite gare voisine, un vol de sept grands cormorans. Il possède la même aire de répartition que la bergeronnette grise dans le monde mais est bien plus inféodé aux lacs et rivières. Long temps chassé et repoussé aux côtes marines, il revient peu à peu dans le coeur des terres.

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Le mot de la fin.

Voila quelques uns des habitants de ma campagne. Il sont bien plus nombreux que cet article a pu le montrer. Bientôt les feuilles cacherons les oiseaux dans les arbres mais dans les prés les herbes hautes accueilleront les premiers faons. Il nous faudra être attentifs et discrets pour les observer sans les déranger.

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dimanche 3 avril 2016

Le jardin en hiver.

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Au moment où j'écris ces lignes, il neige encore dehors. Ce sont les giboulées de mars, des chutes de neiges intenses, parfois abondantes et surtout, très brèves qui laissent vite place au soleil. Il n'est pas à exclure que le printemps soit encore marqué par un manteau blanc formé de flocons, mais il y a fort à parier qu'il sera chaud et ensoleillé, rappelons que le mois de février a été le plus chaud qui n'a jamais été enregistré en France.

 

Carte postale hivernale.

Tout est blanc. Nous avons eu de beaux épisodes neigeux qui pendant quelques jours ont changé le paysage. Dans les stations ils se sont fait plutôt attendre ce qui a fait crisser bien des dents mais désormais, la neige inonde les pistes pour le plus grand bonheur des skieurs mais aussi des randonneurs en raquettes.

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Le calme de la campagne.

L'hiver, j'ai toujours du mal à sortir de chez moi, je dois avouer ne pas vraiment apprécier la neige et adorer rester près de la cheminée. Le terrain est peu praticable, beaucoup d'espèces ont migré et bien d'autres ce font très discrètes. Néanmoins, l'absence de feuilles sur les arbres permet d'observer à loisir de nombreux oiseaux qui passent leur journée à chercher leur nourriture, à défendre leur territoire et à guetter les prédateurs.

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Les traces du chevreuil.

Souvent les chevreuils (Capreolus capreolus) aiment venir dans le jardin pour profiter des légumes fatigués qui n'ont pas été récoltés et des bourgeons sur le point de s'ouvrir. On peut voir leur passage dans la neige, les lichens rongés qu'ils ont pu laisser derrière eux ou encore, les "nids. Il s'agît d'espaces d'herbes couchées ou de neige tassée où les animaux ont passé la nuit groupés

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Notre couple de pics épeiches (Dendrocopos major).

 Nous avons toujours eu, aussi loin que je me souvienne, des pics épeiches chez nous et souvent, un voire plusieurs couples nicheurs. Les traces de leur passage sont nombreuses : plumes colorées au sol, cris et bruits de becs qui résonnent sur les troncs mais surtout, énormément de trous dans les arbres et de nids. Les vieux fruitiers en sont criblés et habritent d'autres espèces bien heureuses d'avoir un logis à leur taille.

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Des lichens pour connaître la pureté de l'air.

 En fonction des espèces présentes et de leur nombre, il est possible de connaître la pureté de l'air d'un lieu. La coupelle d'or (Lecanora conizaeoides) par exemple est très tolérant aux particules et pousse bien en ville. Par contre l'arbre de velours (Anaptychia ciliaris) ne se rencontre que là où l'air est dépourvu de pollution.

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La primevère acaule (Primula vulgaris).

 Elle fleurit souvent très tôt dans l'année et parfois, dès décembre. Les feuilles et fleurs se consomment en salade. Elle aurait les mêmes propriétés médicinales que les autres primevères mais aucune étude n'a encore vraiment été menée pour le savoir. Parfois les espèces sauvages d'un jaune pâle s'hybrides avec les espèces horticoles (violettes). Il faut attendre plusieurs générations pour que les plans redeviennent naturellement jaunes.

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Le perce neige (Galanthus nivalis).

 Il est protégé en Isère. Nous avons la chance d'en avoir une colonie impressionnante dans notre jardin et notre champs. Il semble plutôt rare en France, en effet la plupart des perces neiges que l'on rencontre proviennent d'espèces issues de l'horticulture, ils se sont naturalisés un peu partout détrônant la plante type.

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Bien que le manteau neigeux soit épais, le perce-neige n'a pas de problème à commencer sa floraison. Après avoir traversé la neige, il s'ouvre. Il est butiné par de nombreux insectes mais en particulier par les premières abeilles à quitter les ruches et qui sont affamées. On le rencontre dans les prairies humides et les forêts.

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Le noisetier (Corylus avellana).

Ici ils se plaisent dans le sol calcaire et argileux. C'est à leurs pieds que l'on trouve la délicieuse truffe d'été (Tuber aestivum). Les longs chatons (fleurs mâles) donnent du pollen en abondance entre janvier et mars. Les fleurs femelles sont beaucoup plus discrètes et délicates, on les distinguent à peine sur les rameaux.

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Le cognassier du Japon (Chaenomeles japonica).

Dans de nombreux pays d'Europe on ne peut désormais plus se le procurer. Cet arbuste héberge facilement le feu bactérien et le transmet facilement aux autres arbres, les condamnant. Ceux-ci sont sur la propriété depuis plus de 50 ans et sont le vestige du jardin de mes arrières grands-parents. Difficile de s'en séparer car ils sont un peu lier à l'histoire familiale. Cette plante est originaire du Japon et des archipels alentours. 

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Le narcisse en trompette (Narcissus pseudonarcissus).

 On l'appel à tort jonquille, nom qui est réservé à un autre narcisse. Les graines se disséminent le plus souvent avec la gravité : elles poussent là où elles sont tombées. On appel ce mode de dissémination la barochorie. C'est une fleur qui a tendance à se raréfier. Pour sa préservation, il est conseillé de n'en ramasser qu'une poignée.

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Le lamier pourpre ( (Lamium purpureum var. purpureum).

On le confond parfois avec une ortie, pourtant il en est bien différent. Non urticant, on peut consommer ses sommités en salades (mais je n'en raffole pas). Il est réputé pour être médicinale mais là aussi, certains aspects bénéfiques qu'on lui prête sont très surfaits. Il se rencontre dans tout l'hémisphère nord dans les terrains incultes. 

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L'oreille de Judas (Auricularia auricula-judae).

Drôle de nom pour ce champignon que l'on trouve à toutes les sauces dans la cuisine asiatique. La légende veut qu'il soit apparut le jour de la pendaison de Judas à un sureau. En attendant je ne me prive pas d'en manger. Utilisé pour remplacer parfois le viande ou épaissir les jus et les bouillons, il peut néanmoins se relever émétique si on en consomme une trop grande quantité. En France il est très courant mais souvent délaissé.

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La pâquerette vivace (Bellis perrenis). 

C'est une warrior. Elle résiste à tout : aux moutons, à la tondeuse, à la neige, à la sécheresse ... c'est une plante tout terrain. On la trouve partout en Europe dans les zones dites rustiques. Ses feuilles en rosette, quand elles sont tendres, se mangent en salade. Après l'avoir infusée, on en tire une eau de beauté pour la peau et en particulier, pour la poitrine. On peut également la préparer en macérât huileux mais l'opération est plus délicate.

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La pézize veinée (Disciotis venosa). 

 Elle porte le nom disgracieux d'oreille de cochon. Malgré l'odeur de javel qui s'en dégage et son aspect repoussant, c'est un bon champignon de la famille des morilles qui se cuisine plutôt bien (personnellement j'en suis fan). Il faut cependant bien la cuire pour venir à bout des toxines qu'elle contient. Quand les pézizes sortent, on peut être sûr que trois semaines plus tard les morilles communes (M. esculenta) seront au rendez-vous.

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L' arum maculé (Arum maculatum).

 On le distingue de l'arum d'Italie (Arum italicum) par l'absence de réseaux blanc sur les feuilles et par la présence fréquente de tâches noires, mais pas toujours. Toxique, chaque année il provoque des accidents avec des ramasseurs un peu trop sûrs d'eux qui le confondent avec le très prisé ail des ours qui est à la mode.

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L'hellébore fétide (Helleborus foetidus).

 Cette belle plante possède une forte odeur qui indique sa toxicité. Nommée patte de griffon ou griffe d'ours, elle se différencie des autres hellébores par ses fleurs peu ouvertes et vertes, possédant sur le bord des pétales un liseret rouge pourpre. Elle peut vivre 12 ans et sa première floraison arrivent au bout de 3 à 7 ans.

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Le mot de la fin.

 Je dois vous l'avouer, je n'ai pas été très inspirée pour cet article. Je n'ai été que peu présente dans les Alpes et je me suis vraiment éclatée dans les Calanques et au mont Ventoux. Du coup pour cette saison, j'ai laissé de côté le jardin mais promis, dès maintenant je vais profiter du printemps pour alimenter cette rubrique qui je le pense, mérite que je m'y attarde un peu plus. La naissance de nombreux oisillons est un thème tout trouvé.

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lundi 27 avril 2015

Sortie en forêt 56.

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Sortie aux morilles dans les forêts de vieux sapins pectinés (arbres hôtes des morilles coniques) du Parc de Chartreuse. Avec moi Nathan du forum Tachenon et grâce à qui nous avons pu bien remplir notre panier ! Mille mercis à lui pour son courage face à mes bavardages incessants !  Belle récolte malgré le sol sec.

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Voilà 22 beles morilles coniques (Morchella conica). De petites tailles (maximum une douzaine centimètres), elles figurent parmi les espèces les plus courues par les ramasseurs ! Cette ballade est l'occasion de faire un court reportage photo sur le milieu dans le quel nous ramassons les précieux champignons.

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Petit rappel avant toute chose, les morilles quequ'elles soient méritent une longue cuisson. De plus rares, es morilles coniques subissent le contre coût de leur succès. Même si cela peut sembler bête, laisser quelques individus, âgés de préférences, permet à l'espèce de repeupler les bois et de faire de futurs belles cueillettes.

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Alors quel biotope ? Pour faire simple : un sol calcaire et humide, un bois en pente, de la mousses, quelques hêtres, des vieux sapins pectinés, du lierre grimpant... bref tout un éco-système. Et comme indice ? des crottes de chevreuils ou de blaireaux. Cela semble surprenant mais il semblerait que les morilles poussent dans les zones visités par les animaux, en particulier le bords de chemins que leurs passages forment dans la végétation.

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Un peu plus haut en montagne on peut croiser un autre bon comestible qui parfois mais plus rarement partage les mêmes emplacements que les morilles coniques. C'est l'hygrophore de Mars (Hygrophorus marzuolus), champignons goutteux qui aime les forêts mixtes au sol moussu, couvert de pierres et de préférence calcaire. 

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Voilà quatre plantes qui se croisent très régulièrement dan es bois abritant Morchella conica.
1 : L'Euphorbe des bois ou Euphorbe à feuilles d'Amandier (Euphorbia amygdaloides). Toxique.
2 : La listère à feuilles ovales (Neottia ovata ancienement Listera ovata). Orchidée.
3 : La Violette blanche (Viola alba) différente de La Violette blanche (Viola alba) Viola odorata.
4 : Ma plante adorée, l'héllébore fétide (Helleborus foetidus L.). Toxique.

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Après une longue migration, les coucous gris (Cuculus canorus) sont de retour en Europe. Comment le savoir ? Aux cris atypiques qui résonnent dans la campagne mais aussi aux oeufs (ici merle noir : Turdus merula) tombés aux sols que ces oiseaux ont remplacés par les leurs. Après la ponte ils repartent en Afrique.

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Après les plantes indicatrices, voici les champignons indicateurs hormis pour le n°4.
1 : Pézize écarlate (Sarcoscypha coccinea) à différencier de la pézize d'Autriche. Comestible.
2 : Pézize veinée ou oreille de cochon (Disciotis venosa). Comestible.
3 : Strobilurus esculentus présent dans les spots à morilles coniques (Merci François !).
4 : Daldinia concentrique (Daldinia concentrica) réputée pour attirer l'argent.

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En somme une belle sortie avec des températures honorables voire élevées pour la saison et un soleil toujours plus brillant. Heureusement la fin avril connaît de fortes pluies du moins chez nous ce qui pour les champignons et les plantes est salvateur. Les prochaines sorties s'annoncent plus fraîches, tant mieux !

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lundi 20 avril 2015

Sortie en forêt 54.

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 Voilà la première sortie aux morilles qui s'avère fructueuse ! Enfin la saison commence. Le temps et au beau fixe et malgré de grosses chaleurs, les dernières pluies pourraient être salvatrices et sauver cette année peu fructueuse, tout comme le fût 2014et pour certains 2013, réchauffement climatique oblige. 

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 Le polypore marginé (Fomitopsis pinicola) est un imposant champignon de bois qui n'est pas comestible à cause de son amertume et de sa chair dure. En 2014 il s'est inscrit dans les recherchent de l'Observatoire de la biodiversité des forêts. Frais il prend une odeur de tabac blond. Il aune préférence pour les résineux.

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 Voilà ma fleur adorée, celle avec qui, à chaque printemps je vous bassine en long et en large ! Il s'agît de l'hellébore fétide (helleborus foetidus). C'est une plantes aux propriétés cardio-toniques et narcotiques. On l'utilisait autrefois pour soigner les troubles du cerveau mais sa grande dangerosité a fait arrêter tout emploie de celle-ci. En effet, non seulement le rhizome au contact de la peau la fait rougir, mais les fleurs, tiges et feuilles contiennent un très violent poison qui provoques des vertiges, des vomissements spasmodiques et parfois la mort.

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 C'est une plante vivace qui mesure 45 à 70 cm aux feuilles principales caulinaires d'un vert très foncé avec 12 segments disposés en palme. La tige comme les fleurs sont d'un vert très claire à la différence que celle-ci sont bordée à maturité d'une ligne rouge pourpre à leur extrémité. Ces mêmes fleurs sont composées de 5 pétales légèrement boutonneux. Elles se présentes sous forme de clochettes tombantes. Elles donnent de nombreuses graines. La plante perdure en moyenne 3 à 4 ans, et fleurit de février à mai. Elle pousse partout sauf en Bretagne, dans le Nord et sur la côté méditerranéenne et jusqu'à 1800 mètre d'altitude.

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 Le paon du jour (Aglais io) est un bien beau papillon. Ses chenillessortient de petits oeufs verts dévorent les feuilles de houblon et d'ortie ce qui fait qu'il est par endroits devenu rare (protégé en Suisse). Depuis la classification de Liné, il a prit plus d'une quinzaine de noms latins différents. Il existe 3 sous espèces.

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 Les lézards des murailles (Podarcis muralis) partent en chasse. Ils pourront en ce début de printemps qui est désormais bien installé se régaler de fourmis des bois (Formica rufa) ou de coccinelles à sept points (Coccinella septempunctata) mais aussi de criquets tendres et de grosses araignées de maison.

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 Les listères à feuilles ovales (Neottia ovata) ne tarderons pas à fleurir. Ces orchidées terrestres aussi présentent en Amérique du Nord et en Europe présentent des fleurs discrètes car petites et vertes. C'est en mai et jusqu'à juillet que l'on peut profiter de cette belle plante très commune dans la région mais peut recherchée. 

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 Le polypore du boulot (Piptoporus betulinus) est lui aussi un champignon linicole. Il fait lui aussi l'objet d'un recensement de la part de l'Observatoire de la biodiversité des forêts. La momie d'Ötzi portait ce champignon autour du coup présumant que celui pouvoir avoir une utilisation magique ou médicinale en son temps.

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 L'égopode podagraire (Aegopodium podagraria) est une plante sauvage de mi-ombre et de sous-bois qui s'avère être une bonne comestible une fois bien lavée. Les feuilles sont consommées comme des légumes. Elle était utilisée en médecine populaire pour soigner la goutte d'où son nom d'herbe aux goutteux.

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 Les voilà enfin, les premières morilles de cette saison 2015, et pas n'importe les quelles, des morilles coniques (Morchella conica). Petites, elles sont d'abors grises puis deviennent noires à maturité. On les reconnaît à leur couleur donc mais aussi à leur forme conique et leur chapeau alvéolaire et creux soudé au pied.

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 Bien que délicieuses, il faut bien faire cuire lesmorillescar elles peuvent être toxiques. Il ne faut pas les confondre non plus avec des espèces semblables comme les gyromitres qui sont des champignons mortels. Il faut aussi bien les nettoyer car la physionomie de leurs alvéoles retiennent les grains de sable et les limaçons.

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 06/04/15 Morilles coniques : 6
Lune : 96% de visibilité. Températures jour : min -1°C, max 9°C Humidité jour :40% Vent : Nul
Type de milieu : Sol calcaire, pâture à vaches, herbes de champs et sapins pectinés assez anciens,
dans l'herbe, à 3 à 4 mètres des troncs des sapins les plus proches, frênes qui commencent tout juste à débourrer, noisetiers, hêtres, lierre grimpant, violettes, primevères, arums tachetés, egopode podagraire, cirse laineux, colchique d'automne, carotte sauvages, euphorbe des bois, fétuques des prés, koéléries à grandes fleurs, pâturains des près, merisier, renoncules bouton d'or, oseilles communes, violettes hérissées.
Altitude : entre 650 - 700 mètres.

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 Après cette belle découverte (qui sera suivit d'autres récoltes), direction le lac de Saint Sixte. L'église est construite sur un ancien temple romain dédié à Bacchus, le dieu du vin. Dans les deux petites  salles voûtées souterraines de celles-ci que l'on peut visiter, les reliques des milles Martyrs étaient conservées.

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 Dans le lac, ça grouille de vie ! Au milieu des oeufs de crapauds communs qui dessinent de longs rubans et des oeufs de grenouilles vertes plus compacts, une larve de libellule chasse. Bien qu'elle ne se nourrisse pas d'oeufs, elle a ici un affût parfait où elle attend que les premiers têtards sortent pour les dévorer.

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  Le bout du lac abrite une petite tourbière ne devenir. Ce type de milieu rare est protégé car sert de garde-manger et de nichoirs à de nombreuses espèces animales mais permet aussi à beaucoup de végétaux de s'épanouirent. Les homemsn'y ont pas leur placeaurisque de s'y enfoncer et de finir engloutit par la vase.

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 Le saule Marsault (Salix caprea) est un arbre que je ne connaissais pas et que je prenais souvent à tort pour de l'aulne. On le nomme aussi le saule des chèvres aux quelles il servait autrefois de fourrage. Il ne dépasse pas les 60 ans de vie et figure parmi les premiers arbres à coloniser les berges humides. 

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La violette odorante (Viola odorata) est une plantes à fleurs odorantes qui peuvent être blanches ou violettes. La période de floraison est assez longue car celle-ci s'étend de février à mai, ce qui est parfait pour la confection de bonbons et de vins de violettes. Utilisée en médecine douce, elle fût longtemps utilisée pour de nombreux maux.

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Les langues de cerfs ou scolopendre (Asplenium scolopendrium var. scolopendrium) sont des fougères rares et protégées qui étaient utilisées autrefois pour soigner à tord les problèmes de foie. On les trouvent dans les forêts humides ce qui explique qu'on la croise parfois en compagnie de l'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides). 

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  Les frênes communs (Fraxinus excelsior) débourrent, signe que les morilles blondes ne vont pas tarder de sortir car les arbres envoient en bourgeonnant du glucose dans le sol. C'est un arbre qui est dévasté en raison de l'arrivée de parasites avec le réchauffement climatique et d'espècesde frênes décoratives.

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 Bref un super journée avec les premières morilles et de nombreuses fleurs et animaux à voir. Du soleil, de l'herbe verte et des bisous avec le Chat ... c'est le paradis ! Les jours deviennent longs, c'est le moment de profiter du printemps ! Bientôt les chaleurs feront sortir les libellules de l'eau et fleurir les iris jaunes.

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lundi 13 avril 2015

Sortie en forêt 53.

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 Les beaux jours apportent leur lot de fleurs et de champignons. Dans les trois prochaines sorties à paraître sur les blogs, les morilles auront une place de choix. En attendant c'est les pézizes veinées (Disciostis venosa) qui ont la part belle. Peu réputées, ce sont pourtant d'excellents champignons qui appartiennent à la famille de Morchella. Il faut les cuire pour enlever leur toxicité et leur odeur qui pour certains les rendent peu appétissants.

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 La violette hérissée (Viola hirta) est une plante à fleur de la famille des violacées qui fleurit de mars à mai. Courante on la rencontre dans les zones basophiles, dans les clairières, les bois, les lisières et pelouses naturelles. Comme la plupart des violettes, elle est comestible et entre dans la composition de liqueurs.

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 Une jolie araignée s'est installé dans le coeur d'un colchique d'automne (Colchicum autumnale) qui sont en feuilles. On le confond souvent à ce stade avec les orchidées en rosettes. C'est une plante très toxique avec la quelle l'ail des ours est parfois confondue ce qui entraîne des conséquences funestes.

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 Le coucou ou primevère officinale (Primula veris) est une primevère aux propriétés médicinales importantes, en particulier pour son aspect expectorant. On utilise ses fleurs séchées en infusion. Celle-ci ce tinte d'un jolie couleur jaune et prend un goût parfumé. On peut l'agrémenter de fleurs de lamiers maculés (Lamium maculatum).

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 La clématite des haies (Clematis vitalba L) est une plante bien connue des campagnes. Fumée par les enfants comme dans "La gloire de mon père", elle était utilisée au Moyen Âge part les mendiants quis'ne frottaient le corps pour provoquer des ulcérations sur leur peau est inspirer la pitié aux passants.

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 La schizophylle commun (Schizophyllum commune) est un champignon de bois appartenant à l'ordre des Basidiomycètes.Trop coriace pour être consommé, on le trouve seul ou en troupe sur les troncs et les branches tombées au sol. On le reconnaît également à la moisissure qu'il développe.

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 L'herbe verte des champs plaît aux ânes. C'est la meilleure car tendre et pleine de minéraux. Certains fromages de montagne ne sont produits qu'avec se type de fourrage pour le goût et la texture qu'ils apportent au lait qui finira à la laiterie. On peut citer par exemple le Chartreuse, un gruyère produit en Savoie pas loin d'ici.

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 Voila des trametes rougissantes (Daedaleopsis confragosa) qui se présentent parfois délavées, signe que la fructification du mycélium est sur la fin. D'ordinaire rouges sang, même quand on les brise en deux, les ont prit sous l'effet des nombreuses pluies et du ruisseau tout proche des teintes pastelles.

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 L'auriculaire mésentrique (Auricularia mesenterica) forme des fructifications étalées sur les troncs morts des feuillus. Très actif, c'est un des champignons essentiels pour que la forêt assimile les arbres morts au profit des plantes présentent ou en devenir. Non commestible il est proche parent de l'oreille de Judas. 

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L'oreille de Judas (Hirneola auricula-judae) tiens son nom de l'arbre sur la quelle on le trouve le plus, le sureau, arbuste au quel Judas se serait pendu et à sa forme particulière. Version européenne du champignon noir chinois, il se ramasse facilement et se consomme de la même manière. Depuis peu je trouve des champignons qui poussent dans les trous fait par les pics en recherche de verres... peut être que les oiseaux sont des agents véhiculeurs du champignon... à creuser.  

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 Le panier reste vide et malgré les quelques sorties faites, le beau temps et le manque de pluie met
en péril la saison des morilles. Espérons que quelques goûtes de pluies changeront cela.

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L'hellébore fétide (Helleborus foetidus L.) est une plantes aux propriétés cardio-toniques et narcotiques. On l'utilisait autrefois pour soigner les troubles du cerveau mais sa grande dangerosité a fait arrêter tout emploie de celle-ci. En effet, non seulement le rhizome au contact de la peau la fait rougir, mais les fleurs, tiges et feuilles contiennent un très violent poison qui provoques des vertiges, des vomissements spasmodiques etarfois la mort. 

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  L'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides) est en bouton. C'est une plante toxique qui est purgative aussi bien chez l'homme que le bétail quand elle est mêlée en trop grand nombre au foin. C'est une bonne plante mellifère qui figure parmi les premières plantes butinées par les abeilles quand le soleil apparaît.

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 Un bien beau champignon en court d'identification (impossible de trouver de l'info à son sujet).

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 Voilà une araignée pro du camouflage. Adaptée à son milieu, elle chasse les insectes et petits invertébrés qui vivent sur le bois mort (comme c'est le cas sur ce vieux tronc de noyer) à l'affût et non pas avec une toile. Mais c'est avant tout pour se protéger des prédateurs comme les oiseaux qu'elle aborde ces couleurs.

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1 et 2 : Inconnu au bataillon.
3 et 4Inconnu au bataillon.

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mardi 17 mars 2015

Sortie dans la campagne 1.

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Nouvelle année, nouvelle terre, nouvelles découvertes, nouveau titre ! Désormais plus de " Sorties dans les prés X" mais dans la campagne. Ce petit changement me permettra de pouvoir intégrer plus facilement mes sujets comme celui-ci. Topo sur la campagne aux alentours du beau village de Sault (et de sa boutique de nougat).

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Aux premiers abords on se dit que la saison n'est pas encore aux fleurs. Il fait froid (il a même neigé peu avant mon arrivé), nous sommes encore en hiver et le paysage semble morne. Néanmoins la nature est pleine de surprise et les premiers signes des beaux jours sont là. Les jeunes poussent et les tiges vertes en attestent.

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Cadeau de mon chéri : une belle pomme-de-pin trouvée dans Marseille même. Fermée comme une huître, elle s'ouvre peu à peu sous les rayons du soleil. En de nombreux endroits, en particulier en montagne, les cônes ont été utilisés pour prévoir le temps, un peu comme les carlines sèches clouées sur les portes.

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Qu'elles sont belles mes rosettes d'orchis bouc (Himantoglossum hircinum). Ici en Isère la plante se rencontre rarement, mais là bas bien moins ! J'ai âte de pouvoir croiser les grandes hampes florales de cette orchidée à l'odeur marquée. Il faudra attendre mai pour voir les toutes premières fleurs. La floraison s'étale jusqu'en juillet.

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Encore des chenilles processionnaires (larves du papillon Thaumetopoea pityocampa), décidément elles sont de partout ! Un imago peut pondre 100 à 300 oeufs. Ceux-ci mettent six semaines à atteindre leur maturité. Dangereuses chenilles car allergisantes, les rameaux comportant des nids sont systématiquement détruis. 

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Le lierre grimpant (Hedera helix) fait parti des quelques lianes indigènes que l'on trouve en France. Autrefois utilisé comme purgatif (attention aux contre-indications, il est toxique), il serait dépolluant mais il doit encore faire ses preuves. Mellifère, ses jeunes feuilles sont broutées par les chevreuils et les sangliers.

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Le vieil if (Taxus baccata) est tombé. Son bois a été tronçonné. Tout l'arbre est toxique mais on peut l'utiliser sans risque comme bois de chauffage. On peut aussi en faire des objets d'art, des manches à couteaux ou des arcs grâce à son bois solide. Cela est dû à sa croissance lente qui lui fait atteindre des âges canoniques.

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Voilà une après-midi bien remplit avec Pol, dentiste équin d'origine belge tombé amoureux de la région.Le thème du jour : intervention sur deux ânes qui présentent des dents à problèmes. Une des ânesse présente une dentition "perroquet" et l'empêche de se nourrir correctement. Un coût de fraise et le problème est réglé.

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Le mont Ventoux est sous la neige. Celui-ci porte bien son nom, pour cela il suffit de voir la tête des pins au premier plan. Celui culmine à 1 991 mètres d'altitude et présente un sommet relativement aride. Sa composition calcaire est parfaite pour la culture de la truffe et de la vigne dont les pans sont couverts à perte de vue.

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On néglige trop souvent les plantes rases des sols. Celles-ci sont de bonnes indicatrices sur la nature de ceux-ci mais jouent aussi un rôle précieux pour les plantes et les champignons : elles préservent l'humidité du sol ce qui permet à la flore et aux micro-organismes de ne pas manquer d'eau, même en cas de sécheresse.

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Les chardons appartiennent à l'ordre des astéracées (comme les pâquerettes et les marguerites). C'est aussi le nom de gourmandises typiques de la région. Les chardons du Ventoux (et les Papalines d'Avignons) sont des douceurs à la liqueur d'origan. A cela on ajoute une soixantaine de plantes qui poussent au pied du Ventoux.

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Voilà un résineux à identifier. Personnellement je n'ai aucune idée de qui il est. A savoir : les photos ont été prises le 1 mars 2015, le sol est calcaire, l'arbre se trouve dans un sous bois, mesure 4-5 mètres, les aiguilles en bout des rameaux ne dépassent pas 5-6 cm et on trouve beaucoup de résine sur l'ensemble de l'arbre.

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Le genévrier commun (Juniperus communis) que l'on rencontre souvent en France. On enbrûlait des rameaux autrefois quand des épidémies se déclaraient pour assainir l'air. La fumée de l'arbuste est aussi réputée pour chasser les démons et les sorcières. Ses fruits sont un des ingrédient essentiels de la choucroute. 

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Et puis il y a la belle des belles, ma plante adorée, l'hellébore fétide (Helleborus foetidus L.). Nommée rose du serpent ou pied de griffon, cette plante toxique se reconnaît à son liseré pourpre et à sa floraison précoce. Autrefois on l'employait pour les soins vétérinaires ou pour soigner la démence. 

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Mais il faut bien un moment ou l'autre rentrer ! Le train est devenu mon quotidien, là aussi on y découvre une flore et une faune atypique, parfois discrète et mystérieuses, d'autrefois bruyantes et agressive. Ainsi va l'espèce humaine et ses humeurs... cela ne m'empêche pas d'adorer les gens, bien au contraire.

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samedi 5 avril 2014

Sortie mycologique avec la SHNVC

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Petite sortie ce dimanche matin avec l'association de mycologie et de botanique de Voiron, la SHNVC. Merci à tous pour ce beau moment de partage et pour tous les infos transmises, relatives aux découvertes sur le terrain. Pour en savoir plus sur les activités proposées, c'est par là: http://shnvc.monsite-orange.fr/

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On commence avec du lourd ! Mes tous premiers hygrophores de Mars, hygrophorus marzuolos ! Les fameux Marzus. Pas simple de les dénicher, cacher dans la mousse. Atypique, ce champignon apparaît très tôt. Son goût prononcé et parfumé attire bons nombres de chercheurs mais les coins sont rares et prisés.

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Depuis quelques jours les chevêches d'Athéna s'égosillent dans le jardin. En forêt il en est de même, et bien que les cris soient plus discrets, les pelotes de rejetions sont nombreuses, en particulier autour d'un vieux châtaignier creusé... affaire à suivre.

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Encore et toujours des héllébores fétides. Cette plante ne quitte pas nos paysages semi-alpins et forts calcaires mais on peut la rencontrer dans tous les types de milieux, jusqu'à 1800 mètres. Appelées roses du serpent, elles peuvent atteindre 80 à 100 cm. 

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Je vous présente Urnula Craterium (non comestible), un champignon relativement rare de la famille des Sarcosomataceae de l'ordre des pézizes. Aux Etats Unis on la nomme urne du Diable et se rencontre dans les rocheuses à la saison des morilles. 

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Voici quelques lignicoles qui se croisent à toutes les saisons et qui ont la faculté d'éguailler la forêt. Eux non plus ne se croquent pas.

1: La tramète tricolore, daedaleopsis tricolor, se reconnaît à sa couleur rouge vif qui tranche dans la grisaille de ses derniers jours sur les écorces mornes des arbres morts.

2: La tramète bossue, trametes gibbosa, se reconnaît elle a sa forme caractéristique ainsi qu'aux algues vertes qui la colonise ce qu'il rend invisible quand elle pousse sur des souches moussues.

3: Le polypore marginé, fomitopsis pinicola, tient son nom de sa marge orangée qui se trouve sous sa face. Chaque pli correspond à une année et il n'est pas rare de trouver des spécimens qui en présentent plus d'une vingtaine !

4: La tramète versicolore, Coriolus versicolor, est un champignon linicole qui est actuellement testé dans le traitement du cancer de la prostate et qui semble être à la hauteur des espérances.

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 Si je ne me trompe pas, il s'agit ici de l'entolome à pied hérissé (Entoloma hirtipes). Toxique, il a une odeur de concombre et de farine bien marquée, en particulier quand on frotte ses fragiles lames.

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La zone est très fréquentée par les animaux à plumes mais surtout, à poils. Les laissés (nom des excréments), les os, les poils, les plumes, les traces des pattes, les écorces rongées et grattées, les écailles de pommes de pin émiettées sur le sol.... voilà quelques indices de la présence des habitants de ces bois: chouettes, lapins, chevreuils ou encore sangliers.

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Avant tout propos petit rappel: bon nombre de lichens et de mousses sont protégées et il n'est permis d'en récolter que quelques brins.
Il s'agit ici de l'usnée barbue, Usnea barbata, appelé aussi "Barbe de Jupiter", un lichen aux nombreuses propriétés médicinales. Il renforce le systéme immunitaire, est un con antibiotique et est encore utilisé aujourd'hui dans les soins contre les infections en particulier respiratoires et urinaires (dû aux streptocoques et aux staphylocoques), les sinusites, les bronchites, les pneumonies, les rhumes, les grippes, les inflammations des voies urinaires, des reins et de la vessie. 

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On pourrait croire avoir à faire à la même espèce sur ces photos mais il n'en est rien. Petite démonstration, histoire de rappel que l'on est jamais à l'abrit d'un empoisonnement quand il s'agit de champignons.

1 et 2: L'hypholome à lames enfumées (hypholoma capnoides) se différencie de son cousin l'hypholome en touffe de par la couleur de ses lames grises. Plutôt rare, il aime pousser en nombre sur les vieilles souches. Piètre comestible à la saveur douce, on évitera de le consommer, en particulier à cause des risques de confusion.

3: L'hypholome en touffe (hypoloma fasciculare) se reconnaît lui à ses lamelles jaunes. Il est suspecté d'être toxique mais son goût amer et son odeur désagréable dissuadent souvent de le consommer.

4: Quelles sont précoces les pholiotes changeantes (kuehneromyces mutabilis) de cette année 2014 ! On les nomme aussi agaric à soupe ou souchettes. Excellents comestibles, on les cultivait autrefois sur les souches des hêtres, des saules, des bouleaux, des aulnes et de chênes de manière artisanale. Attention de ne pas les confondre avec la galère marginée (galerina marginata), qui est très toxique voir mortelle en raison des amatoxines qu'elle possède et qui sont les mêmes que celles de l'amanite phalloïde !

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Ce vieux pin est devenu le terrain de jeu d'un pic. En France, on en compte 9 espèces:
-le pic à dos blanc que l'on retrouve partout en Europe jusqu'en Corée.
- le pic cendré que l'on retrouve à l'ouest de la Bretagne et plus rarement dans le Nord du pays.
- le pic épeiche que l'on trouve de la Taïga aux régions méditerranéennes + une grande partie de l'Asie du Sud-Est.
- le pic épeichette qui couvre les mêmes aires que le pic épeiche hormis en Asie du Sud-Est.
- le pic mar que l'on retrouve en Europe Centrale.
- le pic noir se retrouve lui aussi sur les mêmes aires de répartition que le pic épeichette.
- le pic tridactyle (espèce menacée) que l'on observe très rarement en France est qui vit généralement dans le Nord de l'Eurasie à la limite boréale.
- le pic vert dit pivert, que l'on trouve dans toute l'Europe excepté dans la péninsule Ibérique et jusqu'au Turkménistan.
- le torcol fourmilier qui est le seul pic migrateur et qui nidifie sur les mêmes aires que le pic épeichette mais passe la saison d'hiver en Afrique équatoriale ou en Asie du Sud (particulièrement en Inde ou en Chine).

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Certes la neige n'est partie que depuis peu,ce qui n'empêche pas à de nombreuses espèces végétales de s'épanouir: 

1: l'anémone Sylvie ou anémone des bois (Anemone nemorosa) que l'on retrouve dans tous les sous-bois d'Europe et qui y fleurit de mars à avril. Ses fleurs variant du blanc au blanc-rose apparaissent avant les premières feuilles des arbres et suivent la course du soleil pour capter au mieux les UV et attirer ainsi les insectes pollinisateurs mais dès que la pluie se fait sentir, elles referment leur calice pour protéger le précieux pollen. Cette plante est toxique et rubéfiante, on l'utilise pour les rhumatisme en usage externe. Comme toutes les Rannunculcaea, elle contient de l'anémonine qui à hauteur de 200mg peut tuer un animal ou un enfant de 10 ans.

2: La mercuriale vivace (Mercurialis perennis) est aussi appelée chou de chien ou encore cynocrambe. C'est une plante du sous-bois atypique car bisexuée, comme l'est par exemple le houx d'Europe ou le palmier et qui appartient à la famille des euphorbes ce qui la rend toxique pour les animaux. Les plants mâles se reconnaissent à leurs discrètes fleurs d'un blanc-verdâtre, les plants femelles à leurs fleurs dont on ne distingue que le pistil. Le terme mercuriale vient du dieu Mercure à qui on attribut la découverte des propriétés purgatives et énergisantes de la mercuriale vivace et de la mercuriale annuelle.

3 et 4: Il existe un grand nombre de fougères nommées capillaires. Ici il s'agit de Asplenium Trichomanes, appelée fausse-capillaire, capillaire des murailles ou doradille chevelue. Selon la théorie des signatures, la plante était employée pour soigner lacalvicie et plus globalement les problèmes liés aux cheveux.

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En somme c'est une bonne récolte que voilà, qu'il ne reste plus qu'à agrémenter avecles quelques pézizes véinées qui ont prit place dans le jardin.

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dimanche 16 mars 2014

Sortie en forêt 41

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Petite sortie en forêt et il faut bien le dire, les morilles rondes et communes ne sont pas encore d'actualité, ne serait-ce sur mes pits. Qaunt aux morilles coniques... cela ne serait tarder. En tout cas aucuns champignons, du moins comestibles, n'ont dédaigné se montrer ce matin: pas une pézize, pas une oreille de judas à se mettre sous la dent. Tampi, il y avait bien d'autres choses à voir !

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Il est commun de rencontrer par ici des perces-neiges et des primevères acaules dans les jardin mais, on oubli trop souvent que ces fleurs sont sauvages et aiment pousser dans le bois. Dans certaines régions de France comme la Lorraine, elles sont protégées.

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Le grand bombyle est parfois confondu avec les abeilles. Il s'agit en réalité d'une mouche inoffensive qui se nourrit de pollen et qui est essentielle à la reproduction des plantes à fleurs. On le rencontre de mars à juin sur une grande partie de l'hémisphère Nord. 

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Il existe de nombreuses espèces de violettes, aussi nombreuses que les couleurs et les parfums propres à chaque espèces. 
1: La violette blanche (viola alba) est ffacilement reconnaissable à sa couleur et à son faible parfum.
2: Il arrive parfois que des espèces proches génétiquement et géographiquement donnent naissances à des hybrides comme ici. Est-ce un croisement entre la violette blanche et la violette odorante ou un simple décolorement d'une fleur de violette?Mystère.
3 et 4: La violette des bois se reconnais à sa tige lisse et ses feuilles élevées. On peut la confondre avec la violette rivinus. On la rencontre généralement d'avril à juin. Cette année, elles sont un peut plus précoces.

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Les scolopendres (ici il s'agit de Asplenium scolopendrium var. scolopendrium) sont un groupe de fougères qui doivent leur drôle de nom à leurs sores qui leurs dessinent de longues rangés de pattes. Les sores sont des amas de sporanges propres aux fougères qui contiennent les spores de ses végétaux. Ils sont généralement jaunes,orangés ou bruns.

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Les orchis mâles n'ont pas encore fleuris. Ces orchidées, avec le débourage des frênes et les  sclérotinies tubéreuses sont mes principales indicateurs pour savoir quand le temps des morilles approche. Dommage pour moi, et pour d'autres, aucun des 3 ne sont là. Cette année sera, je l'espère une année à orchidée et déjà les stations d'orchis sont saturées en pieds, ce qui promets un printemsp des plus flamboyant !

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C'est le grand ménage de printemps. Les vieux nids sont balancés par dessus bords et les restes de victuailles comme ces escargots retrouvent le plancher des vaches, la nidification approche. Il eestcourant de retrouver les coquilles d'escargots trouées. Cela est rarement dû à un choc mais plutôt aux dents des souris et autres rongeurs qui en les grignotant (au même titre que les bois des cervidés ou des os) trouvent tous les nutriments qui leurs manquent dans leur alimentation.

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Bientôt les bois seront tapis de fleurs mauves. Patience ! En attendant il reste quelques les éternels classiques comme les narcisses jaunes.

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1 et 2: appelés à tord jonquilles, les narcisses jaunes, qu'ils soient des jardins (1) ou des campagnes (2), illuminent le paysage à l'arrivée du printemps. Attention, il est interdit d'encueillir plus de 15 brins par personne !
3 et 4: La primevère hybride acaule-officinale (3) a les mêmes vertus que ces dernières (4) qui figurent elles aussi parmi les fleurs annonciatrices du printemps.

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Que le dit une certaine chanteuse "tout à une fin, même les forts les plus grands"... les grands en effet comme ces noyers, vieux messieurs dans la force de l'âge qui soufflés par le vent sont tombés comme des châteaux de carte. En attendant d'être débités puis transformés en bois de chauffe, ils abritent une multitude d'insectes et d'animaux qui bientôt devront trouver un autre logis.

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Tout le monde est de sortie, c'est la foire aux bêtes ! Ânes, vaches, chevaux et moutons regagnent le près où une herbe bien tendre les attend. Les insectes prennent leur envole, pour eux le moment est venu de procréer!

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Buse, busard, épervier, chouette? 

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Je suis fan de l'hellébore fétide, c'est ma plante (je sais, c'est pompeux) ! Alors oui, elle pu mais son histoire avec l'Homme est riche ! Je ne peux résister à l'envie de copier ici ce petit texte rédigé l'an dernier à son sujet: 

"L'Hellébore fétide, helleborus feotidus, est une plante de la famille des renonculacées. Son nom vient de l'odeur fétide qui se dégage de ses feuilles tiges et fleurs. 

Description:

C'est une plante vivace qui mesure 45 à 70 cm aux feuilles principales caulinaires d'un vert très foncé avec 12 segments disposés en palme. La tige comme les fleurs sont d'un vert très clair à la différence que celles-ci sont bordées à maturité d'une ligne pourpre à leur extrémité. Ces mêmes fleurs sont composées de 5 pétales légèrement boutonneux. Elles se présentent sous forme de clochettes tombantes. Elles donnent de nombreuses graines. La plante perdure en moyenne 3 à 4 ans, et fleurit de février à mai. Elle pousse partout sauf en Bretagne, dans le Nord et sur la côté méditerranéenne et jusqu'à 1800 mètre d'altitude.

Histoire et pratiques:

Le nom ellébore fétide vient du grec aireo: je tue et de bora: nourriture pour désigner la plante comme vénéneuse. C'est de son nom que vient le mot latin hélibar: remède contre la folie.

On la nomme aussi pied-de-griffon ou patte-d'ours en raison de la forme de ses feuilles mais également rose de serpent en raison de sa toxicité, herbe de printemps car elle est une des premières à fleurir ou favalau en patois.

Elle porte également le nom de mords-cheval car on l'utilisait autrefois sur les animaux qui ayant trop consommés d'herbe verte à la sortie de l'hiver, se retrouvaient avec des poches de gaz dans l'estomac ce qui peut être mortel pour eux. Dans ce cas on attachait un bout de la plante à une ficelle puis on la faisait ingurgiter à la bête. Cette entreprise avait pour but de le faire vomir et ainsi libérer les gaz. Puis on retirait la corde pour éviter l'intoxication.

On s'en servait également sur le bétail dont on ignorait la cause du mal. On pratiquait une incision dans la queue où on introduisait un bout de tige de la plante emmaillotée dans de la laine, dont on laissait un bout dépasser de l'abscé formé. Cela avait pour but d'activiter les protections imnuinitaires de l'animal et de lui permettre de lutter contre le mal inconnu.

La plante a également des propriétés cardio-toniques et narcotiques. On l'utilisait autrefois pour soigner les troubles du cerveau mais sa grande dangerosité a fait arrêter tout emploie de celle-ci. En effet, non seulement le rhizome au contact de la peau la fait rougir, mais les fleurs, tiges et feuilles contiennent un très violent poison qui provoque des vertiges, des vomissements spasmodiques et parfois la mort."

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(Visiblement, je ne suis pas au goût du mâle dominant !)

Qui dit sortie en nature dit animaux. Pendant que j'étais affairée à suivre la piste toute fraîche d'un renad, voilà que de l'autre côté de la ravine un aboiment ce fait entendre. C'est un chevreuil dans la force de l'âge qui m'a prit pour une menace et qui me fait signe de son mécontentement, mais voilà qu'un autre mâle lui répond. Il semble lorgner sur les deux femelles qui lui tienne compagnie. L'échange ne sera que verbale et au bout de longues minutes, le dominant à raison de son adversaire qui disparait dans le sous-bois. Petit aprçu pour clôturer cette jolie balade.

vendredi 14 mars 2014

Un printemps bien précoce.

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Cette année, le printemps n'a rien à voir avec celui de l'année 2014 et si officiellement nous sommes encore en Hiver, la belle saison est installée. Néanmoins prudence,nous ne sommes pas à l'abri des giboulées. 
Leschouxdécoratifs ont, mafoie, plutôt bien survécus aux épisdes périodiques de gel et n'en sont que plus beaux.

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Comme à son habitude, le coq en pâte du quartier, sir faisan, vient faire ses vocalises sous les fenêtres de la maison.Lasaison des amours semble débuter, et notre nouveau voisin parade au centre de la pelouse en batant de l'aile, gonlfant le poitraille et en ouvrant un large bec.

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Les jonquilles sont apparues dans les jardins. Jonquilles... pas vraiment ! Certes ici et là on les nomme comme tel mais en réalité elles n'en sont pas. La seule plante qui peut prétendre à ce titre est narcissus jonquilla qui a de petites fleurs jaunes en grappe et qui sont utilisées dans l'industrie du pafum, notament à Grace.

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Il s'agit en réalité ici du narcisse jaune (ou narcisse en trompette, Jeanette jaune, chaudron, Claudinette ou encore Gauglé pour n'en citer que quelques uns), narcissus pseudonarcissus. On le trouve presque partout en France, parfois jusqu'à 2000m d'altitude. Ici enIsèrecomme dans nombreux départements sa cueilette est très réglementée, pas plus de 2poignées par personne sont autorisés dans le Parc de Chartreuse. Son bulbe était utilisécomme un puissant et violent purgatif. Ses fleurs sont antispamodiques étaient employées comme calmant. 

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Les jours s'allongent depuis quelques temps maintenant mais c'est depuis peu que l'on peut en profiter pleinement. La chaleur est douce et ce mois de mars promet d'être l'un des plus chaud de la décennie si ce n'est plus. Les chats semblent apprécier les vielles pierres de la maison qui diffusent leur chaleur après avoir été frappées par les rayons du soleil durant la journée.

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Les perces neiges sont nombreuses encore bien que bon nombre d'entre elles aient fané. Appelées galants des neiges, elles figurent parmi les premières à percer le manteau neigeux pour profiter des rayons du soleil.

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N'oublionspas l'arriver du ficaire. Toxique à haute dose, ces feuilles étaient consommées car riches en vitamine C,ce qui permet de lutter contre le scorbute. Son arrive est bon signe car précéde souvent de 10 à 15 jours celui des morilles mais à mon sens, la sortie des orchis mâles reste le meilleur des indicateurs.

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Je vous ai parlé de champignons la dernière fois, en voici quelques uns. Les oreilles de Judas ont séché sousl'effet du soleil et deschaleurs des derniers jours. Plongées dans l'eau elles reprennent leur forme initiale. Déjà la relève arrive,cachée sousl'écorcedu vieux sureau.

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Voila une fleur incourtounable, la pâquerette. On la trouve unebonnepartie de l'année danslajardin, même l'hiver. Ses feuilles sont réputées, en particulier assaisonnées de vinaigre, dans les salades sauvages.

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Cette année 2014 est propice aux primevères acaules (appelées aussi primevères sans tiges), c'est bien simple on en rencontre de partout! Les fleurs et feuilles peuvent être consommées crues ou cuites. Les fleurs peuvent aussi servir comme instrument de musique.En soufflant délicatement dans leur base, elles peuvent faire office de trompette.

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C'est aussi le temps des violettes aux quelles bientôt, je dédirai un billet. En attendant voici la violette blanche (viola alba). On la rencontre de février à avril. Ses fleurs sont solitaires et hermaphrodites. Elle est protégée en Lorraine.

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Les hellébores fétides sont en pleine floraison. Leur nom comme leur parfum ne sont pas très attirants ce qui n'empéche pas que ces plantes à fleurs figurent parmi mes préférées. Extrémement toxique, on les employait autrefois pour de nombreux usages, notamment pour faire des purges gastriques sur le bétail.

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Premières pézizes !7 pour commencer. Elles sont sorties depuis belle lurette et j'ai enfin l'occasiond'en ramasser 2 ou 3. Ces cousines des morilles peuvent laisser sceptique de par leur aspect mais il ne faut pas s'y tromper, elles restent d'excellents champignons.

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Quand aux pommiers du voisin qui ont bien été utiles pour les décoration de Noël, malgré les nombreuses pertes les rescapés se portent bien mais l'imposante ramure que leurs font les touffes de gui pourront tôt ou tard avoir raison d'eux.

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Quelques coucou (primevères officinales) ont fait leur apparition. Bientôt leurs fleurs remplirons les paniers pour composer les tisanes du soir, les limonades digestives et pourquoi pas, les liqueurs de longue vie.