lundi 23 février 2015

Le muséum d'histoire naturelle de Marseille : Longchamp.

P1031108

 Visite en ce début janvier du muséum d'Histoire naturelle dans le palais Longchamps (je reviendrai sur l'histoire de ce superbe édifice en fin d'article), pour découvrir l'impressionnante collection naturaliste de celui-ci et l'exposition du moment intitulée "Des océans et des hommes". À savoir, les animaux présentés proviennent de l'ancien zoo, annexe au bâtiment et qui aujourd'hui a été transformé en un joli parc familiale.

P1031192 P1031245

P1031207 P1031191

 Qu'est-ce qu'un muséum d'histoire naturelle ? C'est un lieu qui a pour vocation d'exposer des collections naturalistes, c'est à dire des éléments naturels centrés sur la zoologie, la botanique, la géologie, l'anthropologie et/pu les sciences permettant d'appréhender le monde naturel. Ils sont le fruit des cabinets de curiosités et des expositions universelles qui étaient en vogue au 17e et au 18e siècle.

P1031159

 Leur mission est triple. D'une part ils permettent au public de découvrir la Nature sous toutes ses formes et de mener sur celui-ci une approche pédagogique, d'autre part ils permettent aux scientifiques de disposer d'une solide base d'information et d'outils perfectionnés pour leurs travaux scientifiques. Enfin, ce type d'établissement mène une mission de conservation et de mémoire.

P1031161 P1031298

P1031238 P1031243

 Le muséum de Marseille suit point par point ces trois axes en proposant une mission scientifique (maintient et mise à disposition des collections aux chercheurs), une mission pédagogique (proposition d'une certaine lecture de la Nature, organisation d'évenements et politique familiale) et une mission culturelle (élaboration d'un programme culturel, expositions, arts, mises en scène ludiques).

P1031222

La collection zoologique se compose de plus de 83 000 pièces, exposées ou non. Celle-ci est composée de 45 000 coquilles de mollusques ce qui en fait l'une des plus importante au monde. Celle-ci est entouré d'oiseaux et de poissons présents de la région. Dans la salle d'exposition principalement, 300 espèces animales sont présentés dont une girafe, un rhinocéros blanc, un lion et un ours brun.

P1031249 P1031253

P1031268 P1031267

La collection d'ossements est l'une des plus ancienne traditions humaines. La symbolique de ceux-ci, en particulier des crânes (où l'âme et l'esprit de l'homme ou de l'animal sont censés résider). L'exposition de ceux-ci remonte à la naissance de la médecine moderne et de la chirurgie.

P1031260

 Joyaux du muséum, ce squelette fossilisé de mosasaure (Prognathodon sp.), l'un des plus grand reptile marin ayant existé (chez certaines espèces les individus dépassent les 15 mètres !). C'est un groupe de reptiles apparu il y a plus de 95 millions d'années. Redoutables prédateurs, ils sont taillés pour la vitesse.

P1031303 P1031308

P1031320 P1031324

 "Des océans et des hommes" est une exposition qui, sur environs 500m², met en lumière les relations entre l'Homme et le milieu marin. De la découverte de ce dernier par les humains aux grandes avancées scientifiques actuelles et modernes, cet espace ludique invite à la réflection. Scaphandres, lémuriens préhistoriques et aquatiques, coelacanthes .... beaucoup de surprises vous y attendent.

P1031336

 Fraîchement rénovée, la dernière salle d'exposition permet de découvrir en plus des collections animales, minérales et végétales (ainsi que quelques fossiles), les blasons des villes locales. Ceux-ci sont affichées sur le portour de la pièce, à ras-de-plafond. On peut ainsi retrouver l'aigle d'Aix-en-Provence (article lié ICI).

P1031347 P1031341

P1031346 P1031345

 L'étude des reptiles (tortues, lézards, serpents ...) et/ou des amphibiens se nomme l'herpétologie et est une branche de la zoologie. Bien que ces familles soient très différentes, leur étude est jointe. De ce fait il n'y a pas de nom particulier pour les herpétologues qui étudient uniquement les reptiles ou les amphibiens.

P1031360

 L'étude des oiseaux se nome quant à elle l'ornithologie. Elle est très pratiquée, aussi bien des amateurs que des scientifiques. La France métropolitaine compte environs 570 espèces d'oiseaux fréquentant de manière ponctuelle ou régulière les différentes régions de l'hexagone ce qui donne de quoi faire de nombreuses observations.

P1031381 P1031383

P1031386 P1031389

 La collection de coquillages provient de celles de Couturier, de Mars ou encore de Hagenmüller. On parle alors de conchyliologie. Nombreux sont les naturalistes amateurs ou noms, hommes d'affaire ou simples passionnés qui par leurs travaux ont contribué à la richesse de nos mussées.

P1031559

 La baudroie abyssale de Johnson (Melanocetus johnsonii) est un animal surprenant. Pour attirer puis dévorer ses proies dans les profondeurs elle utilise un appendice au bout lumineux qui se trouve au dessus de sa tête. Employé comme une canne à pêche, il attire les petits animaux pensant voire dans cette lueur un bon repas.

P1031414 P1031403

P1031420 P1031421

 Araignée de mer, Bernard l'hermite, crabe, homard... la famille des crustacés est vaste ! Plus de 50 000 espèces et sous-espèces la compose. La plupart sont minuscules voire microscopiques et forme le zooplancton, l'une des bases de la vie dans les océans car se trouvant en bas de l'échelle alimentaire. Citons par exemple le krill qui est l'aliment principal de certaines baleines ou requins.

P1031432

La tête de méduse (Astrospartus arborescens anciennement, Astrosartus mediterranus actuellement), n'est pas une plante mais bien un animal. Le jour il reste caché dans les rochers, la nuit il déploie sesbrasqui peuvent atteindre 1 mètre. Il appartient à la même famille que celle des oursins et des étoiles de mer.

P1031449 P1031462

P1031482 P1031484

 Les herbiers présentés respectent une nomenclature spécifique et précise. Ils sont aussi un précieux héritage de la recherche et des premiers pas de la botanique dans le Sud de la France, quand la photographie n'était pas encore là pour aider les botanistes, ni l'analyse génétique. Récolter la plante, la dessiner et la conserver étaient alors essentiel pour mener les observation en intérieur.

P1031472

 Pour rappel un herbier est une collection de fleurs (plus rarement de champignons), séchées puiscompréssées entre des feuilles de papiers.Celles-ci sont étiquetées, classées et identifiées par familles, genres et/ou espèces. Mais on trouve aussi des "herbiers" constitué avec des collections animales. 

P1031490 P1031491

P1031489 P1031488

La férule commune (Ferula communis) est une plante typique des régions méditerranéennes. Cette vivace à la croissance rapide est réputée pour son latex qui est toxique. On suppose que les tiges de cette plante a permit à l'Homme en Europe, de transporter le feu d'une endroit à l'autre mais cette hypothèse ne semble pas pertinente.

P1031514

La leuzée conifère (Leuzea conifera) est la seule espèce à composer le genre Leuzae. Vivace, on la rencontre sur le pourtour de la méditerranée. On la nome aussi pomme-de-pin en raison de son bourgeon florale qui rappel un cône mais aussi un artichaut. Elle fleurit en juin et donne des akènes en juillet et en août.

P1031523 P1031524

P1031537 P1031541

Les fossiles sont des pièces prisées des collectionneurs. Heritage du passé, ils rappellent au combien la vie avant l'homme moderne fût riche mais aussi étrange. Ils informent aussi sur la nature des sols mais également sur l'évolution des espèces, et ont par cela toute leur place dans ce type de musée. 

P1031554

 Galerie des oiseaux. Rapaces et proies se font face. En France on compte une cinquantaine d'espèces d'oiseaux de proies que l'on classe dans cinq genres différents : les Accipitridae, les Pandionidae, les Strigidae, les Tytonidae et les falconidae. Ses oiseauxsotn protégés et beaucoup sont menacés.

P1031550 P1031551

P1031552 P1031555

Nombreux sont les oiseaux dont les plumes ornaient les chapeaux autrefois. On parle alors de plumasserie, c'est à dire la préparation (nettoyage, séchage voire taille et coloration de la plume) pour de nombreux objet: bijoux, abats-jours, manteaux... cet art a bien faillit disparaître et a été sauvé par la haute couture.

P1031571

 Longchamp est un superbe bâtiment avec un histoire riche. Actuellement il abrite le muséum d'histoire naturelle (fondée par le marquis de Montgrand, maire de Marseille à l'èpoque) mais aussi le musé des beaux arts. Ce château fût à l'origine édifier pour pourvoir en eau la ville de Marseille. Inauguré en 1869 il accueil les eaux de la Durance. Il estaujourd'hui un lieu de promenade prisé de par la vue qu'il offre et le cadre rétro qui s'en dégage.

P1031105 P1031114

P1031572 P1031583

 En somme c'est un lieu à voir ! Une très belle balade qui se ponctue par une visite culturelle, y à rien de mieux pour animer un après-midi d'hiver ensoleillée mais froid. Beaucoup d'article sur Marseille en ce moment ... et c'est pas fini mais bientôt la neige s'invitera en image, patience. 

selection


mercredi 3 octobre 2012

Le ficaire.

 


SAM_4140

 

SAM_4141

 

SAM_4142

 

 

Le ficaire:

 

nom: ficaire, ficaire fausse-renoncule, ranunculus ficaria en latin, herbe aux hémorroïdes, éclairette, herbe au fic, renoncule ficaire, gatassa, bouton d'or à tort, petite éclaire, petite chélidoine, grenouillette, épinard des bûcherons, Louis d'or, pot au beurre. Le nom ficaire vient du mot « ficus »: la figue car ses racines sont en formes de petites figues.

 

classification: plante herbacée du super-règne des chlorobiontes de la famille des ranunculaceae. C'est une espèce très commune. Il existe trois sous espèces ayant les mêmes propriétés,

 

habitat: les sous-bois, les prairies, les lisières, les forêts, les bords de ruisseaux, les endroits humides et les talus. On le trouve en Europe, en particulier en Europe Méridionale. Il est abondant sous les caducifoliers (les arbres caducs) et les sols argileux. Elle est présente dans toute la France et peu pousser jusqu'à 1600m.

 

description: plante vivace, petite de 10 à 20 cm avec des tiges couchées, aux feuilles luisantes, vertes, sombres, alternes et cordiformes (en forme de cœur) et aux fleurs jaunes vif, brillantes ayant 8 à 12 pétales allongés. Par temps couvert les fleurs se refermes. Bien que le ficaire produit des fruits (akènes poilus), ils lui sont peu utiles car il se reproduit de manière végétative par ses bulbilles (bulbes aériens) et ses tubercules. Il fleurit de mars à mai. Il pousse en touffes groupées. Elle a souvent le statu de mauvaises herbes.

 

propriétés et utilisations: les racines et bulbilles contiennent un clamant puissant. On les ramasse en décembre et on les sèche pendant quelques jours puis ont les presse très fort pour récupérer la sève (environ 1 à 2cl). On mélange celle-ci à du saindoux (1 à 2 cuillère à café) que l'on fait chauffer à feu doux puis on laisse durcir (recette d'Yves Rocher). Le ficaire est analgésique, anti-inflammatoire, décongestionnant et diurétique. Autrefois on utilisait ses feuilles pour lutter contre le scorbut car elles ont une grande teneur en vitamine C mais de façon modérée à cause de leur toxicité. Cette plante contient de la saponine et comme l'indique un de ses noms lutte contre les hémorroïdes mais soulage aussi les jambes lourdes. C'est aussi un bon remède contre les verrues des bovins. C'est avec la « médecine des signatures » que la plante a été associée au soin des hémorroïdes car les tubercules en évoquaient la forme mais de récentes analyses scientifiques atteste de son efficacité car elle contient des hétérosides, c'est à dire des molécules du type saponosides et ayant des propriétés de vasocontriction, une réduction du calibre des vaisseaux. Aujourd'hui encore les groupes pharmaceutiques l'utilisent dans leurs préparations (pommades, onguents ou suppositoires).

 

histoire: on le plantait dans les parcs, autour des manoirs et dans les presbytères ce qui a fait de lui le symbole de la richesse et des classes supérieures.

 

toxicité: ses bulbes crus sont toxiques tout comme l'ensemble de la plante, en particulier pour les animaux herbivores. Elle peut donc être irritante voir rubéfiante (appliquée sur la peau elle peut par ces irritations provoquer des rougeurs). Il ne faut pas les confondre avec la populage des marais, le bouton d'or, anémone hépatique.

 

cuisine: les jeunes feuilles et inflorescences ont un goût de noisette et entraient dans le passé dans la composition de salades, elles doivent être consommées très jeunes, très fraîches et de préférence avant la floraison, quand elles non pas encore fabriqué et stocké la proto-anémoine, l'alcaloïde qui les rend âcres et toxiques.

mardi 4 septembre 2012

La cardamine des prés.

SAM_4042

SAM_4043

SAM_4044

 

La cardamine des près:

noms: cardamine pratensis, cresson des prés, cresonette. Le terme cardamine vient du grec « kardamon » et signifie « cresson ».

 

classification: c'est une herbacée, du genre des brassicacées, de la famille des crucifères.

 

habitat: on l'a trouve dans toute la France, hormis dans les Alpes-Maritime et elle reste rare dans le midi. Elle affectionne les fossés, les prés (d'où son nom), les prairies, les sols acides, les bois clairs, les bords de ruisseaux et les lieux humides. Elle est absente des régions méditerranéennes mais pousse jusqu'à 1500m. Elle est fréquente en Europe, en particulier dans les régions centrales et boréales, en Sibérie, en Amérique boréale.

 

description: plante commune et vivace, d'un vert clair, avec des feuilles à folioles en rangs qui sont arrondies à la base de la tige. Elle mesure 10 à 40 cm. Elle est une des premières plantes à fleurir au printemps (d'avril à mai). Les fleurs mesurent 15-25 mm, ont 4 pétales et sont roses claires ou violines avec un cœur vert clair et odorants. Le fruit est une silique de quelques centimètres. C'est une fleur mellifère. Son rhizome est court et peu profond. Il existe une cinquantaine d'autres espèces de cardamines avec les quelles on peut confondre celle des prés.

 

culture: le cresson des prés a longtemps été cultivé comme plante potagère. Aujourd'hui elle est considérée comme une mauvaise herbe. C'est une jolie herbe qui fait de beaux bouquets. Elle a besoin d'une terre fraîche et d'être beaucoup arrosées. On la produit par la multiplication par graines ou par éclats de pieds que l'on repique à faible profondeur. Cette technique est efficace.

 

propriété médicinale et utilisation: c'est un tonique et un bon antiscorbutique dont il faut prendre 5 cuillères à soupe de suc par jour, de préférence en bouillon. C'est aussi un expectorant (contre les bronchites et trachéites). La cardamine des près à des propriétés contre les affections d'origines nerveuses. Elle soigne aussi les maladies du pancréas et en partie digestives. On ne doit pas l'utiliser s'il existe des irritations des voies digestives.

 

cuisine: la cardamine possède une saveur piquante proche du cresson. C'est une salade sauvage commune réputée, utilisée comme cresson, soit avec de l'huile, soit cuite en potage avec des pommes des terre et des croûtons. Les feuilles doivent être récoltées avant la floraison dès mars (c'est à dire plutôt rapidement) car c'est le moment où elles sont les plus tendres. Sa saveur piquante donne du caractère aux sandwichs, elle sert aussi de garniture. De plus elle est riche en huile de moutarde, en vitamine C et en minéraux. Cependant prudence, cette plante est souvent contaminée par la douve du foie.

Recette de pesto de cardamine:

Il faut un petit bouquet de cardamine des prés dont on égraine le centre des fleurs et que l'on passe au mixer. On obtient une bouillie gris-vert que l'on dépose dans un bol et y rajouter une cuillère à soupe de jus de citron, une d'huile d'olive, une pincée de sel, du poivre et une cuillère à soupe de pignons hachés. Mélanger le tout. Là la couleur revient, un beau rose éclatant. Il reste plus qu'à déguster.

jeudi 5 juillet 2012

Le sainfoin

SAM_1274 SAM_1275

SAM_1276

 

Le sainfoin (des Alpes):

noms: sainfoin à feuille de vesces, rue des chèvres, sainfoin d'Espagne, sainfoin simple, sainfoin commun, esparcette, esparcette à feuilles, onobrychis viciifolia en grec (nom scientifique), galega officinalis en latin, herba medica en Italie, Provence et Languedoc-Luzerne. On l'appel souvent à tord sainfoin des Alpes car en réalité il s'agit d'une autre espèce, beaucoup plus rare, de la même famille. Le nom « onobrychis » vient du grec « onos », l'âne et de « brychis », d'un verbe qui signifie braire, car les ânes adorent cette plante. Le nom allemand esparsette vient du français esparcette qui à son tour vient du provençal « esparceto »: épars.

classification: il fait parti de la famille des fabaceae, du genre des onobrichys c'est à dire, une légumineuse.

habitat: il est présent dans toute la France, hormis dans le Nord (59), à Paris (75), en Seine Maritime (73), la Manche (50), le Finistère (29), les Côtes d'Armor (22), le Morbihan (56) et sa présence est douteuse dans l'Ille et Vilaine (35). Il est commun et pousse jusqu'à 2500m d'altitude. Il aime les prairies ensoleillées dont le sol est allègrement sec et les terrains calcaires qu'il valorise. On peut aussi le voir en Europe méditerranéenne et centrale, en Asie occidentale jusqu'en Perse, .

description: c'est une plante vivace qui mesure 50 à 80 cm et qui fleurit, de mais à août, qu'une seule fois. Sa souche est courte, avec des feuilles composées de 6 à 12 paires de folioles linéaires. Les fleurs sont roses (parfois blanches) et striées de rouge-violine et disposées en grappes. Il supporte aussi bien le froid que la sécheresse. Ses racines font 3 à 4 mètres. Les fruits ont des bords saillants avec des pics peu développés.

propriétés médicinales: il est un complément pour les ruminants domestiques, qui augmente la production de lait chez les ovins, bovins, chevaux, chèvres mais aussi chez la femme qui peut consommer le sainfoin sous forme de tisane de fleurs sèches. C'est un fourrage de qualité qui est appétant et facilement digestible pour les animaux. Les tannins naturels qu'il contient empêchent la production de mousse dans la pense des bêtes. Il influence la mise en valeur des protéines ce qui engraisse facilement et vite les ruminants et il permet de réduire la pression des parasites gastro-intestinaux.

culture: c'est une très bonne plante fourragère pionnière qui permet l'engazonnement dans les zones difficiles, qui nécessite peu d'engrais. Il a une action améliorante et fixante là où des incendies ont eu lieux ce qui permet la revégétalisation. Récolté même après les fortes gelées, c'est un gage de sureté pour ceux qui le moissonne comme foin. Pour prolonger la floraison on coupe les fleurs fanées. Une deuxième espèce de sainfoin, plus productive est cultivée aussi en France, le sainfoin double. Il ne donne qu'une coupe de fourrage par an plus un regain, mais il dure 3 ans minimum. On le réserve pour les pâturages, dans les zones d'altitudes ou sèches. Cultivé de partout au début du siècle, il a été détrôné par la luzerne mais perdure dans le sud de la France. Il connait un regain d'intérêt dans les régions calcaires sèches. La plante est coupée à ras au début de l'automne. Il est aussi cultivé comme ornement dans les jardins où on trouve des spécimens blancs, mauves et roses. Il faut le planter en avril, peu l'arroser et l'exposer au soleil et à la chaleur.

cuisine: il fait un très bon miel une fois travaillé par les abeilles. De plus il est mellifère, c'est-à-dire qu'il stimule l'activité de ces insectes.

dimanche 1 juillet 2012

Le coquelicot des champs

 SAM_0920SAM_0921

SAM_0922SAM_0923

Le coquelicot des champs:

noms: pavot des champs, pavot rouge, pavot coq, chaudière des enfers, grand coquelicot, mahon, pavot erratique, gravesolle, ponceau. Nommé papaver roheas en latin, on ne sait pas si c'est une reprise du mot celte « papa » qui désigne la bouillie de coquelicot que l'on donnait aux enfants pour faciliter leur sommeil ou si son nom vient directement du latin « papaver » qui signifie pavot. Le terme « roheas » viendrait du latin « rhoe » qui veut dire couler (à cause de son suc) ou de « Rhéa », divinité grecque qui n'est qu'autre la mère de Zeus et la sœur-épouse du terrible Chronos. Le nom coquelicot lui viendrait d'une déformation du « cocorico » du coq par allusion à ses pétales rouges qui rappellent la crête du volatile.

classification: proche du pavot, il appartient à la famille des papavéracées.

habitat: on le trouve dans les champs cultivés non traités (sauf maïs) où on le voit souvent mêlé au blé d'où sont appellation de plante messicole (qui pousse dans les récoltes), dans les terrains vagues et sur le bords des routes jusqu'à 1700m. Il aime les sols calcaires . Il semble provenir de Bulgarie ou de Turquie, bien que l'on trouve ces fleurs dans les tombeaux égyptiens. Il est commun dans une grand partie de l'Europe, en Afrique du Nord, en Asie Occidentale. Il existe de nombreuses variantes de ce coquelicot pour l'usage décoratif des jardins  (comme pour la scabieuse) comme les sherley popies ou les hookeris ou encore les umbrossums.

description: c'est une plante annuelle. Sa racine est blanche et fibreuse. Elle mesure 25 à 70 cm de haut. Sa tige est fragile, de forme cylindrique et couverte de poils durs. Ses feuilles sont alternes, divisées en segments étroits, longs et velus, d'un vert très variant voir même jaunâtre. Les grandes fleurs uniques composées de quatre pétales rouge vif. Elles fleurissent de mai à septembre. Lorsque la plante est coupée, un suc laiteux s'en échappe. Le fruit est une capsule ovoïde et conique qui peut contenir jusqu'à 60 000 graines brunes qui, très légères, se font facilement emporter par le vent. Tout les plans ne fleurissent pas la même année pour augmenter les chances de survie de l'espèce si les conditions ne sont pas réunies pour permettre la pousse.

histoire: il évoque le souvenir car au lendemain de la 1ére guerre mondiale, c'est la première plante qui a recouvert les champs de batailles, les transformants en prairies rouges et rappelant ainsi le sang versé pendant la guerre. Les anglais ont pour coutume d'en porter une fleur à la boutonnière pour commémorer cette guerre.

tradition: il a pour symbolique la joie, le bonheur, la plénitude et la vie. Dans le langage des fleurs, le coquelicot représente l'ardeur fragile, la reconnaissance et le sommeil. Il a souvent été considéré comme une mauvaise herbe.

récolte: il faut bien choisir les pétales, en éliminant ceux qui sont top petits et trop clairs et en ne cueillant pas les fleurs de bords de route qui sont pollués. Il faut les faire sécher à l'ombre dans un espace chaud, sec et aéré en les étalant en couches mincse sur du papier, un torchon ou du grillage fin. Les pétales vont devenir rouge-vin.

propriétés médicinales et utilisation: la belle couleur du coquelicot vient des pigments authocyaniques rouges et des alcaloïdes isoquinoléiniques que contient la plante. On utilise ses pétales. Il est connu pour ses propriétés dormitives, qui ne sont pas dû comme chez le pavot à la morphine, bien que la plante en contienne une quantité minime (qui ne peut créer de dépendance), mais à la rhoeadine qui calme les nerfs à vifs. Les fleurs sont donc jugées comme légèrement narcotiques. Elles provoquent la sueur, elles sont expectorantes, pectorales, calmantes et adoucissantes. Ses alcaloïdes en plus de réparer les troubles du sommeil ont un effet sédatif sur l'anxiété et l'émotivité mais aussi antitussif (on dit de lui qu'il est béchique). Le coquelicot est aussi hypnotique. On le consomme soit sous forme de poudre (gélules) soit par infusion (20gr de pétales dans un litre d'eau que l'on fait infuser 15 min).

cuisine: les grecs préparaient les jeunes feuilles en salade, et on retrouve cette pratique jusqu'au XVIe siècle en Italie. Les fleurs de coquelicots sont l'un des ingrédients de la célèbre « tisane au quatre fleurs » avec la mauve, le pied-de-chat et le tussilage. La jeune tige peut être elle aussi consommée dans une salade. Les graines quant à elles, sont riches en huiles et sont utilisées dans les pâtisserie ou dans le pain. On peut également faire des confits des fleurs.

femme_coquelicot

La knautie des champs

SAM_0917SAM_0918

SAM_0919 

La knautie des champs:

noms: knautie des champs, du latin « knautia arvensis », oreille de lapin, langue de vache, oreille d'âne.

classification: famille des dipsacacées, du genre knautia, de l'espèce arvensis, super-ordre des astéridés, ordre des dipsacales.

habitat: on la trouve dans les près, les bords de chemin, les lisières forestières et les prairies de fauches, essentiellement sur des sols calcaires et drainés même s'ils sont pauvres. Présente sur tout le territoire français métropolitain, on l'a trouve aussi en Eurasie et en Afrique. Elle pousse jusqu'à 1200m d'altitude. Elle ne supporte pas la concurrence avec les plantes gourmandes en azote, ce qui explique leur raréfaction dans certains lieux surtout avec l'utilisation d'engrais azotés dans les prairies ces dernières décennies mais reste commune.

description: c'est une plante très rustique qui supporte les -15°C. Vivace, elle peut mesurer de 20 cm à 1 m. Elle fleurit de juin à septembre, et donne des fleurs multiples (comme un pompon) d'un lilas mauve, qui sont en réalité des inflorescences (ensemble de fleurs diversement regroupées) qui forment des cymes (fleurs composées de plusieurs inflorescences). Les fleurs des côtés sont là pour attirer les insectes, celles du centre pour permettre la pollinisation. Elles attirent beaucoup les insectes, en particuliers les papillons. Sa souche est épaisse et ses feuilles d'un vert terne voir grisâtre. Des dernières sont de forme dentée et sont lancéolées. La plante est hérissée de poils fins non urticants, semblables à du duvet. La tige est simple et sphérique. Sa racine s'enfonce jusqu'à 1m50 de profond dans le sol. Sa croissance est rapide, elle est hémicryptophyte, c'est à dire que les organes qui lui permettent de passer l'hiver sont sous terre et que pendant la mauvaise période elle ne se trouve que dans le sol, les tiges, feuilles et fleurs étant mortes.

propriétés médicinales et utilisation: généralement on utilise les feuilles et les fleurs qui sont détersives (elles lavent comme du savon naturel), expectorantes, vulnéraires, astringentes, antidiarrhétiques, anti-inflammatoires et antiseptiques pour les voies urinaires. En externe on l'emploie pour les angines ulcéro-membraneuses avec des gargarismes (décoction de 150gr de la plante entière que l'on fait bouillir 5 minutes) mais aussi contre les affections de la peau telles que les gerçures, les contusions et les démangeaisons..

tradition: dans le langage des fleurs les knauties ont la même symbolique que les scabieuses et sont associées au veuvage.

cuisine: Les feuilles et les fleurs sont comestibles. On les cueille de juin à octobre.

 

Recette de l'escalope de veau au beurre de knautie :
Il vous faut: 100g de beurre, 50g de pétales de scabieuses, 2 escalopes de veau, sel et poivre, huile végétale. Disposer le beurre à température ambiante, puis incorporer le sel, le poivre et les pétales. Faire un petit boudin et mettre au frais. Dans une poêle faire chauffer l'huile et faire colorer les escalopes. Couper le beurre en tranche et le disposer sur la viande avec en accompagnement des nouilles aux épinards frais.

lundi 26 mars 2012

Tome 2

J'ai une passion, celle de réaliser mes propres livres. Je me suis imposée un thème pour celui-ci, "les pratiques, cultes et croyances de ma région"... j'ai un peu triché, quelques autres mythes ou rites viennent d'ailleurs mais bon, ils me plaisent bien. Pas simple de trouver de la doc mais j'en suis presque venue à bout. Et puis cette fois j'ai bien plus sortie mes crayons de couleurs et mes ciseaux histoire de faire quelques chose de plus travaillé. Le prochain sera je pense dédié aux "créatures mythologies, imaginaires ou bien réelles de nos mers".

 P1050561

 L'automne

P1050562

 Le plantin

P1050563

 L'amanite tue mouche

P1050564

 La pierre à Mata ou dolmen de la Thérése

P1050565

La chenille 

P1050566

 Champignons de mars et cycle du champignon

P1050567

 Cernunos

P1050568

 Le chataignier

P1050569

Consécration des fleurs et leur anatomie 

P1050570

 Déméter

P1050571

Le faune

P1050572

 Le chèvre feuille

P1050573

 Le héron

P1050574

 L'eau de voyance

P1050575

L'aubépine 

P1050576

 L'amanite phalloïde

P1050577

 La méditation

P1050578

 Le phénix

P1050579

 La fougère

P1050580

 Les syphles

P1050581

Le sirop de limace et les différentes espéces 

P1050582

 La main de gloire

P1050583

 La mandragore

P1050584

 La digitale pourpre

P1050585

 Signification des plumes des oiseaux et constitution d'une aile

P1050586

 Rituel de protection de la maison

P1050587

 Le pavot

P1050588

 Les potions

P1050589

 La sauge divinarum

P1050590

 La coriandre

P1050591

 La magie des doigts

P1050592

 La salamandre

P1050593

 Les épices

P1050594

 La menthe poivrée

P1050595

 Le pentagramme

P1050596

 Les saisons

P1050597

Le basilic 

P1050598

 L'amanite verna

P1050599

 La pierre percée de la Motte d'Avalon

P1050600

 La magie draconique

P1050602

 Le gui

P1050603

 Les cycles lunaires

P1050604

 Les elfes

P1050605

 Le sphinx à tête de mort

P1050606

 Le houblon

P1050607

 L'oracle de la triade

P1050608

 La verveine

P1050609

 Le cycle des plantes

P1050610

 Les démons

P1050611

 La cascade aux fées

P1050612

 Le tilleul

P1050613

 Champignons d'avril et fourmis zombies

P1050614

 Le lierre

P1050615

 Les chats

P1050616

 L'arbre de vie

P1050617

 le buis

P1050618

 Le noistier

P1050619

Le sourcier et ses baguettes

P1050620

 Les mandalas

P1050621

 Le bain magique

P1050622

 L'ortie

P1050623

 La rose des vents

P1050624

 La femme pieuvre

SAM_0009

Chasseur de vipères et vipérine 

SAM_0012

 La violette

SAM_0013

Bouquet de la saint Jean 

SAM_0014

Runes celtes 

SAM_0015

 Runes celtes et dolmens

SAM_0016

 Rituel de consécration du grimmoire

SAM_0017

 Les dragons

SAM_0018

Index 

SAM_0019

 Fin

P1050705

Une partie de mon trésor.

 

Index

Plantes:

ail 65, amanite tue mouche 5 et 6, amanite printanière 75 et 76, amanite phalloïde 31 et 32, aubépine 29 et 30, basilic 73 et 74, buis 113 et 114, cannelle 65, châtaignier 15 et 16, chèvre feuille 23 et 24, clous de girofle 65, coriandre 59 et 60, digitale pourpre 47 et 48, fougères 37 et 38, graines de moutarde 66, gui 81 et 82, houblon 89 et 90, laurier 65, mandragore 45 et 46, menthe poivrée 67 et 68, myrrhe 66, noisetier 115 et 116, oignon 66, ortie 123 et 124, pavot 53 et 54, plantin 3 et 4, poivre 66, sauge 57 et 58, tilleul 101 et 102, verveine 93 et 94, violette 129 et 130

Rites, consécrations, calendriers et symbolisme:

arbre de vie 111 et 112, automne 1 et 2, bain magique 121 et 122, bouquet de la St Jean 131 et 132, calendrier cueillette 95 et 96, chasseurs de vipères 105 et 106, consécration des plantes 17 et 18, consécration du grimoire 137 et 138, cueillette en avril 103, cueillette en mars 11 et 12, cycle lunaire 83 et 84, dolmens 136, fluide condensateur des sorcières 27 et 28, magie draconienne 79 et 80, main de gloire 43 et 44, mandalas 119 et 120, méditation 33 et 34, pentagramme 69 et 70, potions 55 et 56, protection de la maison 51 et 52, rose des vents 125 et 126, runes, 133, 134 et 135, saisons 71 et 72, sirop de limace 41 et 42, sourciers 117 et 118, symbolisme des doigts 61 et 62, triade 91 et 92

Divinités et créatures:

cernunnos 13 et 14, déméter 19 et 20, dragons 139 et 140, elfes 85 et 86, faune 21 et 22, femme pieuvre 127 et 128, phénix 35 et 36, succubes et incubes 97et 98, sylphes 39 et 40

Animaux:

aile d'oiseau 49 et 50, chat 109 et 110, chenille 9 et 10, fourmi zombie 104, héron 25 et 26, salamandre 63 et 64, sphinx à tête de mort 87 et 88

Lieux magiques et légendaires:

cascade aux fées 99 et 100, pierre à mata 7 et 8, pierre percée 77 et 78