lundi 8 avril 2019

Entre noire forêt et forêt noire.

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Entre Alsace et Allemagne

Le temps est glacial et pour cause, nous nous trouvons au nord du pays, quelques part entre la frontière allemande et française. C'est l'occasion de découvrir cette région que je foule pour la première fois et que je ne connais qu'à travers mon écran et les nombreux livres que comporte notre bibliothèque. Peut être aurai-je bientôt l'occasion de vous parler d'eux. En attendant, retour sur l'Alsace et ses charmes.

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À Münster, nous nous arrêtons sur le marché, histoire de prendre quelques pots de miel de sapin. Dans des troncs d'arbres fraîchement débités, se consument des braises qui ont le mérite de réconforter nos doigts givrés. De temps à autre, des branches de sapin bien vertes sont ajoutées au foyer. Un douce odeur de forêt et un nuage de fumée s'élèvent alors du feu. La forêt, parlons en justement. Nous avons pu prendre plaisir à découvrir de grands boisements péri-urbains où la faune où les corneilles noires, les écureuils et l'épervier se croisent dans la brume.

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Petite excursion en Allemagne, aux portes de la Forêt Noire. Tout est givré. Ce massif montagneux, nommé Schwarzwald en allemand, connu plusieurs noms comme celui d'Abnoba mons à l'antiquité (Abnoba étant une divinité celte protectrice de la faune). Peu élevé, le plus haut sommet culmine à 1415 mètres d'alittude. Il est néanmoins plus froid que nos petits massifs du fait de sa latitude, ce qui permet d'observer une flore toute nouvelle pour moi, enfin, pour les rares tiges et feuilles qui ne sont pas prises par le gel.

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Rien n'a été épargné, pas même le houx d'Europe (Ilex Aquifolium) ou le sapin pectiné (Abies alba) aux aiguilles pétrifiées. Pouvant pousser sur les sols acides jusqu'à 1500 mètres, le houx se plaît bien ici au milieu des roches granitiques, d'autant plus que l'on retrouve tout le cortège habituel : myrtilles, sapins et épicéas, airelles, germandrées scroïdoines et j'en passe. D'ailleurs, nos Voges ne sont pas différentes et ne se distinguent de la Forêt Noire que de part le fossé qui les séparent. Celui-ci s'est formé il y a 65 millions d'années. Bordé de forêts alluviales, il est devenu aujourd'hui le lit du Rhin et une aire capitale pour l'agriculture.

Cependant, le massif ne peut être réduit à son domaine forestier. On y trouve des tourbières d'altitude comportant une grande diversité d'espèces, pour certaines rares, ce qui a valu au site de prendre le statut de réserve de biosphère, lui permettant de faire face par des mesures de protection à l'urbanisation galopante.

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Nous quittons le brouillard et les routes enneigées pour redescendre en plaine et observer nos premières cigognes blanches (Ciconia ciconia) de l'année. Si la plupart d'entre elles migrent vers l'Afrique, il n'est pas rare d'en croiser quelqu'unes restées en Europe pour passer l'hiver. Bien souvent il s'agit d'oiseaux trop faibles pour voyager, ou bien acclimatés à la région, soit par l'abondance de nourriture ou par les soins qui leur sont prodigués.

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Passage par Colmar, appelée localement et affectueusement la "Petite Venise Alsacienne" en raison de ses canaux navigables à barque entourés de maisons à colombage. Mentionnée dès le 9e siècle, les demeures anciennes, les hauts remparts et les monuments imposants qui composent la ville attestent de son ancienneté, sans parler des vestiges antiques régulièrement mis à jour et qui font le bonheur des archéologues.

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Les bois de Mulhouse se font avares en plantes remarquables ou remarquées. L'hiver est passé par là, il faut s'y faire.Champignons rougis et feuilles de ronces naissantes sont tout autant de flashs colorés qui attirent notre regard au rythme de nos pas dans le sous bois, cassant pour quelques instants la morne grisaille qui règne ici et qui pendant ce séjour, ne nous quittat pas une seule fois, hormis à notre départ pour d'autres contrées.

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Avant de regagner notre petit appartement, nous faisons un crochet par le vert Jura, montagne que nous connaissons peu mais que nous rêvons de parcourir et, pourquoi pas, d'atteindre le sommet. L'occasion était trop belle pour ne pas poser un ou deux pieds dans les grandes forêts de conifères qui en sont caractéristiques et qui abritent de nombreux animaux comme le lynx, le tétras ou la gélinotte des bois, des animaux rares.

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Un panneau interpella notre regard, au fond d'un cirque, se cache une immense cascade entourée de tufières. Cela ne va pas me rappeler les paysages de ma verte Chartreuse.

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Peut être est-ce pour cela que nous sommes tant attirés par ce massif. Sur le chemin, nous sommes interpellés par les vestiges de vieux moulins à grain et à papier, profitant de la force de l'eau pour moudre le blé et la fibre de bois. Aujourd'hui il n'en reste que quelques pierres, de vagues souvenirs et des dessins au fusain sur une toile. Il me tarde de quitter ce grand froid pour vous parler des fleurs de printemps, des oiseaux nichant au nid, des actions du groupe jeunes LPO Rhône, de mon travail, des suivis d'amphibiens et de rapaces nocturnes mais avant cela, un détour par la Petite Camargue nous attends, à la frontière Suisse, vers les vertes étendues de Port Saint Louis. Il faudra néanmoins attendre le prochain article pour découvrir cette zone humide d'exception, qui fait le bonheur des limicoles, des oies, des harles bièvres et des canards sauvages.

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jeudi 21 mars 2019

Retour en Camargue.

 

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L'hiver bat son plein. Dans de nombreuses régions de France, c'est le calme plat, pas moins de 90% des oiseaux ont déserté le pays, non pas par peur du froid, mais par manque de nourriture, les insectes étant rares en saison hivernal. Cependant, de nombreuses zones humides de grandes envergures abritent à cette saison des espèces remarquables, leur offrant le gîte et le couvert. 

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Dans ce cas de figure, on peut citer la Dombe qui se trouve non loin de chez nous. Située dans l'Ain, elle se compose de milliers d'étangs destinés à l'origine à la pisciculture et surtout, au ravitaillement de la table du roi. Cependant les têtes sont tombées et nous avons poussé notre voyage un peu plus loin pour finir en Camargue. Nous avions alors en mémoire notre hiver dernier dans la région, où nous avions pu nous émerveillé du vol de milliers de grues cendrées (Grus grus). Hélas cette année elles n'étaient pas au rendez-vous. Pour autant nous ne sommes pas resté sur notre faim, la région étant toujours aussi riche.

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Première surprise à notre arrivée, deux couples de canards souchets (Anas clypeata) se trouvent sur le lac. Cette espèce me fascine tout autant m'amuse. Leur long bec plat leur sert à se nourrir d'insectes aquatiques, de végétaux et de graines mais surtout, à filtrer le plancton à l'aide des soies présentes à l'intérieur du dit bec. Sous nos l'attitude on le rencontre principalement l'hiver, dans les zones de nourrissages où plusieurs espèces se tiennent compagnie. Cela n'est pas le fruit du hasard, les autres canards ayant la tendance à faire remonter les sédiments à la surface où se trouvent les micro-organismes dont se nourrissent les souchets.

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Détour par le Pont de Gau, non loin de Sainte Marie de la Mer. Les stars de la saison sont là. Des centaines de flamants roses (Phoenicopterus roseus) se font causette dans un joyeux vacarme. Grégaires, ses oiseaux filtreurs passent des heures à fouiller la vase de leur bec à la recherche de phytoplancton, en particulier de petites crevettes contenant des caroténoïdes auxquels ils doivent la belle couleur rose de leur plumage.

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Plusieurs d'entre-eux sont bagués. Ils appartiennent à différents programmes de suivis des populations d'oiseaux d'eau. Les flamants pouvant avoir une vie particulièrement longue, 33 ans pour certains. De ce fait, les bagues peuvent être de forme et de couleurs variées en fonction des pays où elles ont été posées mais aussi des années et des campagnes. Au final cela donne un sacré casse-tête pour identifier un individu pour les néophytes.

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Cependant, en France il n'y a plus de bagage de l'espèce, et de ce fait il y a de forte chances que les oiseaux bagués observés ici aient plus de 18 ans hormis s'ils proviennent des lagunes et les étangs d'eau saumâtres du sud de l'Europe. Cette affection de l'espèce pour ce type de milieu explique l''abondance de ces animaux dans le delta du Rhône qui forme en partie la Camargue telle que nous la connaissons aurjoud'hui.

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Le moineau domestique (Passer domesticus) est un oiseau que l'on croit commun et pourtant, sa population est entrain de s'effondrer sans que l'on puisse complètement l'expliquer. Perte de la biodiversité, pesticides, disparition des insectes, diminution des ressources en ville ... tout autant d'hypothèses. Pour lutter contre ce phénomène, on peut poser des nichoirs à moineaux pour que nos compagnons ailés continuent à animer nos villes et nos campagnes. Ici il s'agit d'un mâle que l'on reconnaît à sa calotte de plumes grises. Pour les plus observateurs, vous aurez pu vous apercevoir que lui aussi est bagué, chose peu commune chez cette espèce.

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Le flamant rose entre dans la classification des échassiers, ces oiseaux aux longues pattes d'où ils tirent leur appélation. Il n'est pas le seul à pouvoir prétendre à ce titre. L'aigrette garzette (Egretta garzetta) identifiable à son bec gris verdâtre et à son plumage blanc peut également y prétendre.

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Son bec en forme de dague et élancé indique qu'il s'agit d'un pisicovre, c'est à dire qu'elle possède un régime alimentaire fait à base de poisson. Néanmoins, ce petit héron blanc peut très bien se nourrir de vers, d'insectes, d'amphibiens et de petits reptiles. Grégaire, elle niche dans des héronnières où la couvaison des oeufs et le nourrissage des petits lui prend une grosse partie de son temps et de son énergie. Pendant 7 à 8 semaines, les parents s'évertuent à mener à bien leur rejetons et pour cause, la femelle ne pond qu'une seule fois par an. Le nid patiemment construire ne sera pas réinvesti l'année suivante, hormis en de rares cas.

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Le héron cendré (Ardea cinerea) figurent parmi les plus grands hérons avec une taille de 1 mètre et une envergure frôlant les 2 mètres pour un poids maximal de seulement 1,2 kg. Cette légèreté est commune à une grande partie des oiseaux, du fait de leurs os fins et légers, de la composition et forme de leurs plumes et de la compression de leurs organes pour permettre d'atteindre un aérodynamisme quasi parfait.

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Un petit coup de froid ? Le héron rentre la tête, ouvre les ailes et se laisse sécher par le soleil. D'ordinaire, on le connait sous sa forme élancée qui laisse voir la plupart des caractères de l'animal, à savoir un long cou, un bec coloré de jaune, d'orange et de rose (particulièrement à la saison des amours), une aigrette de plumes noires à l'arrière de la tête, un sourcil marqué et un plastron fait de longues plumes grises (toujours en période nuptiale).

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Il n'est pas rare de voir les hérons cohabiter avec d'autres espèces, ici ils sont en compagnie de timides sarcelles d'hiver (Anas crecca). L'individu présenté en format portrait est un jeune de l'année 2018 qui se reconnaît à son plumage plus terne, à son bec en partie gris, au sourcil lui aussi grisonnant (et non noir comme chez les adultes) et à l'absence d'aigrette. Il devra patienter une année de plus pour pouvoir se reproduire.

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Continuons avec les canards plongeurs. Le fuligule milouin (Aythya ferina) est un petit canard au dimorphisme sexuel prononcé. La femelle est très terne comme chez de nombreuses espèces cousines, ce qui lui permet de se dissimuler dans les végétaux où elle couve. Le mâle quand à lui à une tête et nuque d'un rouge très prononcées. C'est un barboteur qui se nourrit principalement de végétaux, dont les problématiques lentilles d'eau (Lemna sp.).

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Des ragondins  (Myocastor coypus), des ragondins partout ! Ce beau et gros rongeur est originaire des Amériques. Il a été importé en Europe pour fournir les fermes à fourrure. Charmant. En France comme ailleurs, de nombreux individus purent s'échapper et forment aujourd'hui une important population. Aimant s'abriter dans des terriers qu'il construit au coeur des berges, ce qui dans certaines régions est fortement impactant pour les digues.

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Le soleil se couche sur la Camargue, c'est le moment de rentrer. Sur le chemin, nous croisons un vieux sanglier boitillant. Au loin, les lumières d'Arles scintillent, nous guidant un temps jusqu'à Marseille. La nuit approchant, nous avons juste le temps de regarder les derniers passereaux de la journée s'activer dans les phragmites et les canards se réunir au centre des étendues d'eau, loin de l'appétit du renard et des chiens errants.

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samedi 17 mars 2018

La Camargue en hiver.

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Début décembre, nous avons pu visiter à plusieurs reprises la Camargue. Mon ordinateur ayant rendu l'âme entre temps, je n'ai pu récupérer que quelques photos de cette très belle expérience. Entre marais salins, bords de mer et phragmitaies denses, nous avons pu observer des oiseaux que nous n'avons pas l'habitude d'approcher. Nous avons même pu photographier, de loin, un rassemblement de tadornes de Belon (Tadorna tadorna), le plus gros canard de France parfois appelé affectueusement appelé "oie renard". Autant dire que je les adore.

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Pendant trois jours nous avons circulé sur les petites routes camarguaises, avec comme point de chute la nuit venue, la ville de Marseille. Autant vous dire que nous avons galoper. Cela nous a permit de retourner sur la route des vacances de mon enfance, là où avec mes parents et des frangins nous venions, après avoir quitté l'Isère le temps de quelques jours, nous initier aux joies de la mer. Cette année c'est un peu différent, nous sommes en hiver, il vente mais le spectacle n'en est pas moins fantastique. 

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Les hérons cendrés (Ardea cinerea) se plaisent bien dans les milieux humides qu'ils soient d'eau douce ou d'eau salée. Les premiers couples se forment déjà et entament la construction de leurs nids. Peu farouche, il faut toute fois se montrer discret pour ne pas perturber les oiseaux et mettre à mal leurs premiers amours.

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Dans un des nombreux étangs, les grands cormorans (Phalacrocorax carbo) attendent sagement la fin de l'ondée. Leur tête dénuée de blanc indique que la période de reproduction n'est pas encore entamée. Ces oiseaux ont la particularité de ne pas avoir de plumage étanche, afin d'avoir une meilleure pénétration dans l'eau quand il plonge pour attraper les poissons. Cela explique pourquoi on les voit faire sécher leurs ailes en les étendant.

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Et puis il y a les stars, ceux que nombreux d'entre nous rêvent de voir. Les flamants roses (Phoenicopterus roseus) sont parmi les plus grands et gros oiseaux européens (mais aussi de leur famille). C'est à leur alimentation faite de minuscules crustacés roses qu'ils doivent leur couleur, d'où la forme étrange de leur bec, qui agît tel un filtre. Les jeunes individus présentent un plumage grisâtre, ce qui indique qu'ils sont encore au stade de juvéniles. 

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À notre arrivé, les flamants étaient en pleine parade nuptiale. Des centaines d'individus entrains de danser et surtout, de chants. Un flamant seul, c'est très bruyant, alors je vous laisse imaginer la cacophonie ce jour là. Le cri est fort et nasillard, proche de ceux des anatidés. Ces sont des animaux sociaux qui communiquer énormément entre eux. Ils possèdent de ce fait une gamme de vocalises très développée pour ne jamais se perdre de vue.

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Dans les nombreux bras d'eau stagnante, on peut voir de temps à autre un ragondin (Myocastor coypus). Mal aimé, cet animal d'origine nord-américaine est arrivé en Europe à travers les fermes à fourrure. S'étant échappé, il a colonisé tout le territoire français. C'est un gros rongeur qui fait parler de lui par son action sur les berges qu'il fragilise et les cultures dans les quelles il va grignoter. De ce fait, il est chassé pratiquement toute l'année.

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Voilà une photo qui devrait en ravir plus d'un. Trois espèces sur un cliché : le héron cendré (Ardea cinerea), l'aigrette garzette (Egretta garzetta) sur la quel je reviens plus bas et la sarcelle d'hiver (Anas creccas), un petit canard amoureux des eaux saumâtres et qui ne se rencontre dans le sud de la France qu'en période hivernale. Le mâle se distingue à sa tête rouge barrée de vert et à son croupion jaune. La femelle ressemble à celle du colvert.

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Il y a deux grands autres échassiers que l'on croise en janvier en Camargue : la cigogne blanche (Ciconia ciconia) dont on peu en ce moment encore voir les vols de migration au-dessus de mon centre de formation sur Vienne, et les grues cendrées (Grus grus). Ma frustration est grandes de ne pouvoir partager avec vous toutes mes photos de leurs vols de centaines d'individus, leur séances de recherche de nourriture au sol et surtout, leur chant mélodieux. Petite consolation, elles aussi remontent au nord et passe par la vallée du Rhône.

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 L'aigrette garzette (Egretta garzetta) est une échassier délicat dont les plumes étant recherchées autrefois pour orner les chapeaux. Elle partage des milieux similaires à ceux des hérons cendrés et les mêmes proies qu'elle saisit avec son bec en forme d'épée. Celui-ci devient jaune et/ou verdâtre en période de reprodiuction.

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Fin du séjour, il est temps de remonter doucement au pied des Alpes. Nous avons la chance d'être à moins d'une heure des Dombes, c'est donc un petit bout de Camargue que nous emportons avec nous et que nous espérons retrouver là-bas, comme en septembre dernier où nous avons pu y observer un grand nombre de cigognes blanches et où nous traînons parfois nos souliers avec la LPO depuis cet automne.

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dimanche 3 avril 2016

Le jardin en hiver.

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Au moment où j'écris ces lignes, il neige encore dehors. Ce sont les giboulées de mars, des chutes de neiges intenses, parfois abondantes et surtout, très brèves qui laissent vite place au soleil. Il n'est pas à exclure que le printemps soit encore marqué par un manteau blanc formé de flocons, mais il y a fort à parier qu'il sera chaud et ensoleillé, rappelons que le mois de février a été le plus chaud qui n'a jamais été enregistré en France.

 

Carte postale hivernale.

Tout est blanc. Nous avons eu de beaux épisodes neigeux qui pendant quelques jours ont changé le paysage. Dans les stations ils se sont fait plutôt attendre ce qui a fait crisser bien des dents mais désormais, la neige inonde les pistes pour le plus grand bonheur des skieurs mais aussi des randonneurs en raquettes.

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Le calme de la campagne.

L'hiver, j'ai toujours du mal à sortir de chez moi, je dois avouer ne pas vraiment apprécier la neige et adorer rester près de la cheminée. Le terrain est peu praticable, beaucoup d'espèces ont migré et bien d'autres ce font très discrètes. Néanmoins, l'absence de feuilles sur les arbres permet d'observer à loisir de nombreux oiseaux qui passent leur journée à chercher leur nourriture, à défendre leur territoire et à guetter les prédateurs.

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Les traces du chevreuil.

Souvent les chevreuils (Capreolus capreolus) aiment venir dans le jardin pour profiter des légumes fatigués qui n'ont pas été récoltés et des bourgeons sur le point de s'ouvrir. On peut voir leur passage dans la neige, les lichens rongés qu'ils ont pu laisser derrière eux ou encore, les "nids. Il s'agît d'espaces d'herbes couchées ou de neige tassée où les animaux ont passé la nuit groupés

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Notre couple de pics épeiches (Dendrocopos major).

 Nous avons toujours eu, aussi loin que je me souvienne, des pics épeiches chez nous et souvent, un voire plusieurs couples nicheurs. Les traces de leur passage sont nombreuses : plumes colorées au sol, cris et bruits de becs qui résonnent sur les troncs mais surtout, énormément de trous dans les arbres et de nids. Les vieux fruitiers en sont criblés et habritent d'autres espèces bien heureuses d'avoir un logis à leur taille.

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Des lichens pour connaître la pureté de l'air.

 En fonction des espèces présentes et de leur nombre, il est possible de connaître la pureté de l'air d'un lieu. La coupelle d'or (Lecanora conizaeoides) par exemple est très tolérant aux particules et pousse bien en ville. Par contre l'arbre de velours (Anaptychia ciliaris) ne se rencontre que là où l'air est dépourvu de pollution.

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La primevère acaule (Primula vulgaris).

 Elle fleurit souvent très tôt dans l'année et parfois, dès décembre. Les feuilles et fleurs se consomment en salade. Elle aurait les mêmes propriétés médicinales que les autres primevères mais aucune étude n'a encore vraiment été menée pour le savoir. Parfois les espèces sauvages d'un jaune pâle s'hybrides avec les espèces horticoles (violettes). Il faut attendre plusieurs générations pour que les plans redeviennent naturellement jaunes.

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Le perce neige (Galanthus nivalis).

 Il est protégé en Isère. Nous avons la chance d'en avoir une colonie impressionnante dans notre jardin et notre champs. Il semble plutôt rare en France, en effet la plupart des perces neiges que l'on rencontre proviennent d'espèces issues de l'horticulture, ils se sont naturalisés un peu partout détrônant la plante type.

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Bien que le manteau neigeux soit épais, le perce-neige n'a pas de problème à commencer sa floraison. Après avoir traversé la neige, il s'ouvre. Il est butiné par de nombreux insectes mais en particulier par les premières abeilles à quitter les ruches et qui sont affamées. On le rencontre dans les prairies humides et les forêts.

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Le noisetier (Corylus avellana).

Ici ils se plaisent dans le sol calcaire et argileux. C'est à leurs pieds que l'on trouve la délicieuse truffe d'été (Tuber aestivum). Les longs chatons (fleurs mâles) donnent du pollen en abondance entre janvier et mars. Les fleurs femelles sont beaucoup plus discrètes et délicates, on les distinguent à peine sur les rameaux.

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Le cognassier du Japon (Chaenomeles japonica).

Dans de nombreux pays d'Europe on ne peut désormais plus se le procurer. Cet arbuste héberge facilement le feu bactérien et le transmet facilement aux autres arbres, les condamnant. Ceux-ci sont sur la propriété depuis plus de 50 ans et sont le vestige du jardin de mes arrières grands-parents. Difficile de s'en séparer car ils sont un peu lier à l'histoire familiale. Cette plante est originaire du Japon et des archipels alentours. 

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Le narcisse en trompette (Narcissus pseudonarcissus).

 On l'appel à tort jonquille, nom qui est réservé à un autre narcisse. Les graines se disséminent le plus souvent avec la gravité : elles poussent là où elles sont tombées. On appel ce mode de dissémination la barochorie. C'est une fleur qui a tendance à se raréfier. Pour sa préservation, il est conseillé de n'en ramasser qu'une poignée.

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Le lamier pourpre ( (Lamium purpureum var. purpureum).

On le confond parfois avec une ortie, pourtant il en est bien différent. Non urticant, on peut consommer ses sommités en salades (mais je n'en raffole pas). Il est réputé pour être médicinale mais là aussi, certains aspects bénéfiques qu'on lui prête sont très surfaits. Il se rencontre dans tout l'hémisphère nord dans les terrains incultes. 

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L'oreille de Judas (Auricularia auricula-judae).

Drôle de nom pour ce champignon que l'on trouve à toutes les sauces dans la cuisine asiatique. La légende veut qu'il soit apparut le jour de la pendaison de Judas à un sureau. En attendant je ne me prive pas d'en manger. Utilisé pour remplacer parfois le viande ou épaissir les jus et les bouillons, il peut néanmoins se relever émétique si on en consomme une trop grande quantité. En France il est très courant mais souvent délaissé.

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La pâquerette vivace (Bellis perrenis). 

C'est une warrior. Elle résiste à tout : aux moutons, à la tondeuse, à la neige, à la sécheresse ... c'est une plante tout terrain. On la trouve partout en Europe dans les zones dites rustiques. Ses feuilles en rosette, quand elles sont tendres, se mangent en salade. Après l'avoir infusée, on en tire une eau de beauté pour la peau et en particulier, pour la poitrine. On peut également la préparer en macérât huileux mais l'opération est plus délicate.

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La pézize veinée (Disciotis venosa). 

 Elle porte le nom disgracieux d'oreille de cochon. Malgré l'odeur de javel qui s'en dégage et son aspect repoussant, c'est un bon champignon de la famille des morilles qui se cuisine plutôt bien (personnellement j'en suis fan). Il faut cependant bien la cuire pour venir à bout des toxines qu'elle contient. Quand les pézizes sortent, on peut être sûr que trois semaines plus tard les morilles communes (M. esculenta) seront au rendez-vous.

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L' arum maculé (Arum maculatum).

 On le distingue de l'arum d'Italie (Arum italicum) par l'absence de réseaux blanc sur les feuilles et par la présence fréquente de tâches noires, mais pas toujours. Toxique, chaque année il provoque des accidents avec des ramasseurs un peu trop sûrs d'eux qui le confondent avec le très prisé ail des ours qui est à la mode.

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L'hellébore fétide (Helleborus foetidus).

 Cette belle plante possède une forte odeur qui indique sa toxicité. Nommée patte de griffon ou griffe d'ours, elle se différencie des autres hellébores par ses fleurs peu ouvertes et vertes, possédant sur le bord des pétales un liseret rouge pourpre. Elle peut vivre 12 ans et sa première floraison arrivent au bout de 3 à 7 ans.

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Le mot de la fin.

 Je dois vous l'avouer, je n'ai pas été très inspirée pour cet article. Je n'ai été que peu présente dans les Alpes et je me suis vraiment éclatée dans les Calanques et au mont Ventoux. Du coup pour cette saison, j'ai laissé de côté le jardin mais promis, dès maintenant je vais profiter du printemps pour alimenter cette rubrique qui je le pense, mérite que je m'y attarde un peu plus. La naissance de nombreux oisillons est un thème tout trouvé.

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jeudi 24 décembre 2015

Un joyeux Noël.

moiVoici quelques mots pour vous souhaiter un joyeux Noël et une très bonne année. 2015 a été très riche, aussi bien en émotions que botaniquement parlant. Grâce à vous j'ai eu beaucoup de petits mots doux pendant ma rechercher de travail ce qui m'a remonté le moral. Vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre et surtout à me contacter ce qui me plaît énormément, l'échange entre passionnés ayant été le but premier de ce blog. Quelques jolies sorties communes ont de ce fait pu voir le jour et j'espère bien qu'elles seront nombreuses en 2016. Cette année vous avez été près de 145000 à passer par ici et j'en suis encore surprise (dont plus de 1600 aujourd'hui). Pour 2016 je vous promets des publications plus régulières, de nombreux billets sur mes sorties avec les professionnels de la nature (quatre sont déjà prévues jusqu'à juin), un peu moins de fautes d'orthographes (si possible), des photos plus travaillé et surtout, encore plus de découverte. Merci à vous pour ces moments de partages !

Votre Renarde

 


lundi 21 décembre 2015

Un Noël nature.

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Un programme chargé pour les fêtes.

 Noël s'annonce en effet chargé, il y a mille et une choses à préparer pour que tout ce passe bien et surtout, il ne faut rien n'oublier, en particulier les cadeaux des invités. La neige se fait attendre et de nombreuses plantes se pense déjà être au printemps. Patience, le froid mettra vite fin à cette surprenante douceur.

 Vue de L'Aiguille du Midi, Chamonix, France.
Merci à Christophe…

Décorer son intérieur.

 On peut miser cette année sur la déco naturelle et de saison. Les éléments naturels encore verts voire fleuris sont assez nombreux et si on est nostalgique de la neige qui tarde à arriver, on peut opter pour le blanc des graines de clématite. Rien de mieux q'une couronne pour célébrer Noël et égailler son chez soi.

Atelier couronne 1 - Atelier couronne 2

Atelier couronne 3 - Autour de gui et du nouvel An

 Préparer sa table.

Une table décorée c'est un peu plus festif qu'une simple nappe blanche et cela invite
à la convivialité, d'autant plus si les mets présentés sont de saison et de fête.

Décorer sa table

Verrines de saumon fumé

Salade d'orange à la vanille

Gâteaux de Noël au chocolat

Madeleines à la fleur d'oranger

Table de fin d'hiver

Crème aux pleurotes

Crème pâtissière à la framboise

 Feu de cheminée animé

Penchons nous sur nos traditions.

Fêter Noël, que ce soit de manière profane ou non, c'est plutôt chouette et ça l'est encore un peu plus quand
on se penche sur son histoire. Nos traditions liées aux cadeaux et au sapin de Noël sont pleines de surprises.

La tradition des cadeaux

Noël, une fête profane

Les illuminations

Le plus court jours de l'année

Paroles de nature

Isole Eolie 2, 2015

Sortir pour profiter de la nature.

Qu'il ait neigé ou non, sortir en forêt et en campagne à cette saison est étonnamment agréable. Cette il peut faire froid et hormis quelques hellébores et primevère s en avance il n'y a pas beaucoup de fleurs à voir. Néanmoins il est facile d'observer les chevreuils et les faisans ainsi que de très nombreux oiseaux qui ne sont plus dissimulés par les feuilles.

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Chronique d'un jardin sous la neige

Découvrir les lichens

Les dernières neiges

La douceur d'un début d'hiver

De part ma fenêtre

Les oiseaux du jardin

  

Voilà, j'espère que ces quelques liens vous inspiront bien pour les fêtes
qui ne sauraient tarder d'ici quelques jours.

Particles
http://coub.com/view/3pz2t (check the HD button…)

 

lundi 2 mars 2015

Chronique d'un jardin sous la neige.

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 Aller, tous au jardin ... oui mais sous la neige ! Le temps d'un après-midi on quitte ses pénates pour partir à la rencontre du petit peuple à plumes, celui qui s'égosille sous nos fenêtres à quémander du pain. L'hiver est la meilleure saison pour observer les oiseaux et les voir, à travers les branches nues, se jalouser le graillon !

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 Le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) est un oiseau belliqueux qui défend son territoire avec vigueur. Qui l'aurait cru, cet oiseau peut vivre 18 ans ! Il est friand d'insectes et de petits invertébrés mais quand c'est la disette, il ne dédaigne pas croquer quelques baies ou graines. C'est un précieux allier du jardinier.

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Vous le reconnaissez ? Bien dissimulé par son plumage ? Il s'agît du faisan de Colchique (Phasianus colchicus) qui le mois dernier a eu la part belle dans l'article sur le jardin. Ce gros oiseau a été introduit au Moyen Âge en Europe pour le chasse. Il a trouvé refuge dans le jardin boisé dans la maison où il parade avec sa faisane.

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 L'hiver les esprits s'échauffe, faute de nourriture. Faisan de Colchide et pie bavarde (Pica pica) s'affrontent dans un duel silencieux sous le laurier amande (Prunus laurocerasus L.). Quelques graines, miettes de pain ou reste de repas disposés à terre dans un espace ouvert permet l'observation de nombreux et divers volatiles.

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 Grand corbeau (Corvus corax) de noir vêtu sur frêle branche de bouleau blanc (Betula verrucosa). Voilà un titre qui aurait inspiré bien des poètes à l'air du romantisme ou des cuisiniers en manque d'inspiration culinaire. L'un comme l'autre ont une charge symbolique très forte et sont utilisés en médecine avec plus ou moins de succès.

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 Prévertavait raison. Pour faire le portrait d'un oiseau il faut peindre en effet quelque chose de simple, de joli. Quelque chose d'utile et de beau, placer prés d'un arbre ou d'une forêt. Enfin, quelque chose au chant mélodieux peint dans une cage dont aura prit le soin de laisser la porte ouverte et dont on refermerai la porte avec le pinceau.

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 La mésange charbonnière (Parus major) est un oiseau charmant mais batailleur. C'est une grande consommatrice de vers et de pucerons. Installée dans les nichoirs des vergers, elle permet aux agriculteurs de diminuer leur utilisation en pesticides. Depuis 1981 elle est protégée sur tout le territoire français.

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 Les chats ne souffre pas autant qu'il le paraît du froid. Leur poil épais les protèges des baisses de température mais miauler à tout vas pour un coin de cheminée bien chaude est un luxe qui ne se refuse pas. Le manteau blanc est toujours là, insensible aux rayons du soleil mais ici et là perce quelques têtes blanches ... les perces neiges font leur entrée, mars est enfin là, le printemps ne serait tarder.

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mardi 24 février 2015

Sortie en foret 51.

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Nous voilà en piste (avec mon Chat) pour découvrir les joies de l'hiver. Les chutes de neiges ont été importantes au col des Mille Martyrs, plus d'un mètre par endroits ce qui fait le bonheur des amateurs de luge et de ski de fond. Pas de bruits dans le sous-bois,juste celui des flocons qui tombent.

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Beaucoup d'arbres ont perdu leur verdure, seule une partie des conifères (pin pectiné, sapin blanc par exemple) et quelques rares feuillus (houx) abordent des rameaux d'aiguilles ou de feuilles vertes. Le hêtre lui a encore ses feuilles mais celles-ci sont brunes, sèches et se recroquevillent sur elles. Elles ne tarderont pas à chuter.

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Ne reste alors que les branches nues. Les écorces abordent des teintes de marron, de noir, de blanc et de gris. Parfois elles se font absentes, grignotées par les chevreuils qui en font pendant les périodes froide une de leur nourriture principale avec les jeunes branches, les lichens et les rares brindilles qui percent le manteau neigeux.

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L'hiver est une bonne période pour pister les animaux, les traces laissées dans la neige et sur les arbres permettent de savoir qui est passé par là, quand et même pourquoi. Sur le CE SITE (SVT Barcelo) vous trouverez toutes les informations nécessaire pour jouer au détective. Ici je dirais trace de lapin et de renard.

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Le lac de Saint Sixte a gelé. Une épaisse couche de neige a recouvert la glace et donne à l'étendue d'eau une dangereuse apparence de près enneigé. Les poissons règlent leur température sur celle de l'eau, puis s'enlisent dans la vase ou les algues pour hiverner. Grenouilles, salamandres et autres tritons suivent le même schéma.

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Bref, pour moi l'hiver c'est jamais très jojo.Il a tout de même beaucoup à voir si on sait prendre le temps d'observer et d'écouter, des couchés de soleil superbes à photographier et de nombreuses activités ludiques à réaliser. Mais il n'y a pas à dire, c'est bien le temps des fleurs et des champignons de je préfère.

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dimanche 1 février 2015

Janvier au jardin.

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Janvier, le mois s'annonçait semblable à décembre : pas de neige, un temps détraqué, des températures exceptionnellement élevées, de l'herbe verte et des oiseaux qui gazouillent dans tous les sens. Puis sur la fin du mois, l'hiver s'est installé pour de bon. Les températures sont passées de manières régulières sous le 0°C, un épais manteau neigeux a prit place depuis dix jours sur la végétation et semble ne plus vouloir partir, alimenté de manière régulière par de gros flocons. 
Pour se réconforter, il y a la cheminée, les fleurs que mon homme m'offre (et il n'y va pas de main morte hé hé hé) et puis nos tous nouveaux voisins à plumes. Le jardin leur offrent le gîte et le couvert et même sous la neige, les baies gelées des framboisiers et des houx, les restes des fruits tombées comme les pommes, les noix et les noisettes reste un festin de choix.

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Plutôt discrets, ses grands oiseaux d'origine asiatiques font le bonheur des chasseurs. Ici il semblerait qu'il s'agisse non pas d'animaux sauvages mais d'animaux élevés pour la chasse : élevés en volière et arrivés à maturité, ils sont relâchés dans la nature... j'ai un peu de mal avec ce type de procédés. Depuis quelques jours les volatiles ce sont fait à notre présence, il même possible de les approcher à moins d'un mètre.

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 Ce bel oiseau c'est le faisan de Colchide (Phasianus colchicus). On le nomme également faisan de chasse ou faisan à collier. Présent en Europe depuis le Moyen âge, il est devenu commun dans nos contrées. Proches des poules, les faisans peuvent s'hybrider avec elles mais les individus obtenus sont stériles.

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 C'est un oiseau qui a besoin de beaucoup de calcium et qui affectionne les terrains calcaires d'où sa forte présence chez nous. Il y a un fort dimorphisme de couleurs mais aussi de taille chez les deux sexes. Les mâles sont bariolés et mesurent 90 cm, les femelles ont des teintes plus discrètes et atteignent 50 cm. Parfois on rencontre un faisan noir (aussi bien mâle que femelle). Il s'agit d'une sous espèce dont les individus on un plumage sombre, un meilleur vol et un gabarit plus petit que ceux de l'espèce type.

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 Les faisans de Colchide ont un régime alimentaire varié. Ils mangent des graines, des insectes, des vers, des mollusques, des fruits et parfois même de petits batraciens si l'occasion se présente. On peut le rencontrer dans les broussailles, les friches, les lisières et les zones agricoles et la nuit dans les arbres où il dort.

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 C'est un peu prés tout pour janvier je crois. Peu voir pas de sorties. En effet, l'hiver n'est pas ma saison ou du moins si. Pas de longues ballades en forêt ou dans le jardin. Le temps est à la lecture, au tri photo, à l'analyse. Mes dernières acquisitions que je recommande chaudement : "Arbres et arbustes" de Vaclav Vetvicka et de Vlasta Matousova, "Les mots, la mort, les sorts" de Jeanne Favret-Saada, "350 abres et arbustes" de Marget et Roland Spohn, "400 arbres et arbustes" de Bruno P. Kremer et surtout, le meilleur du meilleur, "A la rencontre des Orchidées sauvages de Rhône-Alpes" ducollectifde la société Françaised'Orchidophilie Rhône-Alpe.

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samedi 31 janvier 2015

Le parc du 26e Centenaire.

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 Voilà quelques jours de décembre passés dans la belle ville de Marseille. Il pleut, le vieux port est désert et même la grande roue n'attire pas les foules. Au marché de Noël les vendeurs sont frigorifiés dans leurs chalets et regardent d'un air passant les rares bateaux qui sont de sortis. Bref c'est pas la joie.

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 Mais nous sommes bien couverts et pouvons profiter avec joie du spectacle que nous offre la mer. Le Mucem est presque vide à l'exception de la (super) librairie qui abrite les promeneurs peu pressés de se retrouver trempés par les embruns marins, les grosses gouttes et décoiffés par le vent violent.

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 Passage éclair par le jardin des migrations attenant au musée. Pas de visiteurs en vue mais toujours un sacré sale temps. Quelques fleurs et beaucoup de verdure dans le quel le feuillage vert-argenté des euphorbes et celui gris-blanc des jeunes saules se démarquent des autres vivaces et des éléments en pierre.

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 Chardons Marie, grandes mauves, lavandes et lavandins, légumes oubliés, sauges multicolores, plantains du cerf, rosiers ... le jardin des migrations. retrace l'histoire des plantes et des hommes sur le pourtour méditerranéen. Dans cet article ICI vous pouvez le retrouver plus en détail avec quelques autres beaux jardins de Marseille.

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Les jours suivant le soleil s'invite, le vent cesse et il fait relativement doux. C'est une occasion pour aller visiter le parc du 26e Centenaire. Inauguré en 2001, il fait référence à la ville de Marseille, fondé ily a 26 siècle de cela sous le nom de Massaila (dixit Wiki). Il est labélisé comme jardin remarquable depuis 2005 et s'étand sur 10 hectares.

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 1 et 2 : Le lilas de Perse (Melia azedarach) est un arbre dont le bois est parfois utilisé pour confectionner des chapelets. Il n'a rien à voir avec la famille des lilas mais présente des fleurs qui leurs sont semblables. Très toxique, il peut servir d'insecticide. Les baies peuvent être mortelles et faire péricliter les espèces alentours.
3 et 4 : L'amandier (Prunus dulcis) produits des amandes qui sont réputées en gastronomies mais aussi pour les soins doux par les plantes et l'alimentation. Les amandes douces donnent une huile bonne pour la peau, les amandes amères sont utilisées pour donner de l'appétit mais attention, leur ingestion chez l'enfant peut être fatale.

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 Le jardin africain est composé d'espèces robustes et de dunes. En arrière plant on peut voir se dessiner dans l'ombre un désespoir des singes (Araucaria araucana). C'est un intrus ! En effet celui-ci est originaire d'Amérique du Sud, on le rencontre en Argentine et au Chilli où il estl'arbre national. Sa sève aurait des vertus thérapeutiques.

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 Curiosité local, des poules et des coqs en liberté qui font le plaisir des petits et des grands. En liberté dans le parc, ils vont et viennent à travers les buissons et se partagent les bouts de pain distribués par les promeneurs avec les pigeons, les tortues, les mouettes, les canards et les rats (sic la photo du haut à droite). On peut également admirer de magnifiques guêpiers et même des perruches.

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 De conception contemporaine, on compte dans le parc 26 séquoias géants (Sequoiadendron giganteum) pour symboliser les 26 siècles de la ville. Construit sur l'ancienne gare SNCF du Prado, en son coeur se trouve un lac entouré 4 jardins thématiques composent le paysage à l'aide plantes indigènes mais également exotique.

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Myrte, chêne, feuillages et arbres ... il y a beaucoup de choses à voir même si ce n'est peut être pas la meilleure saison pour les amoureux de fleurs et des papillons ou qui aiment les atmosphères bucoliques. Néanmoins c'est une belle sortie à faire en période d'hiver, en particulier quand les autres parcs se montrent moins agréables.

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Le palmier de Saint Pierre (Yucca filifera) n'est pas un palmier mais un yucca. Originaire du Mexique et en particulier du désert, il peut atteindre parfois 15 mètres ce qui est rare sur le pourtour méditerranéen où il est rare qu'il dépasse les 2 mètres. Ses fruits, son hampe florale et ses fleurs sont comestibles.

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 Le faux poivrier (Schinus molle) est un vrai arbre.... bon l'humour on repassera. Bien qu'il ne soit pas un poivrier, ses baies piquantes et parfumées sont utilisées dans le mélange des 5 baies. L'écorce et la résine de cette arbres seraient utilisées pour leurs vertus tonifiantes, astringentes, anti-fongiques, anti-microbiennes etc.

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 Le rinçe bouteille (Callistemon citrinus) est le plus souvent présenté sous son nom latin. Il originaire d'Australie où il pousse dans les régions humides et marécageuses ou aux abords des cours d'eau. Sensible au froid, il est cultivé en Europe pour ses fleurs insolites, sa floraison hivernale et son feuillage à l'odeur de citron.

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 La couleur chez les fleurs joue un rôle très important. Elle permet aux insectes de les repérer et de les poliniser bien que l'on ne sache pas encore si certains couleurs sont là pour attirer des insectes insectes spécifiques à la plante. Les flavonoides composent les différentes teintes comme le violet.

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L'arbousier commun (Arbutus unedo) est répandu dans le Sud de la France. Constituant commun de la garrigue avec le chêne vert, l'olivier et la bruyère arborescente, il produit des baies au goût fade qui sont préparées en coulis, en confiture ou en liqueur. Il aime les solspauvresen calcaire et les bords de côtes.

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 Murrier tortueux ? Hêtre tortueux ? aux abords de l'étang de très beaux arbres se distinguent des autres et s'élancent élégament au dessus de la pelouse et de l'eau. Mais je sèche pour leur identification, les arbres c'est pas mon fort mais je m'y mets doucement. Je pencherai pour la famille des aulnes.

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 Les graines du pittospore du Japon (pittosporum tobira) sont enfermées dans de jolies baies rouges. Toxiques pour les animaux et pour les enfants, leur couleur attrayante est là pour attirer les oiseaux qui se chargeront de disséminer les graines digérées en vol et de couvrir ainsi une large étendue.

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 L'agave d'Amérique (Agave americana), présente aussi sous sa forme marginée sur ces photos (Agave americana "Marginata"), est une plante qui a été introduite sur tous les continents. Ornementale, on peut en tirer des fibres à tisser, des boissons plus ou moins alcoolisées et des médicaments anti-inflammatoires.

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La Dentelaire du cap (Plumbago auriculata) de la variété Imperial Blue est une jolie plante qui fleurit du printemps à l'automne. Sa croissance rapide permet d'aiguailler facilement un lieu situé en plein soleil. Indifférente à l'humidité et résistant plutôt bien au froid c'est une bonne plante de jardin.

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 Bougainvillier (Bougainvillea spectabilis) est une fleur qui fait illusion. En effet petite et blanche, c'est sa bractée colorée et non ses pétales qui attire les insectes pollinisateurs. C'est un arbuste grimpant et épineux qui peut atteindre plus de 10 mètres. Aimant les zones chaudes, ont le retrouve aux quatre coins de monde.

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 Pas toujours facile de reconnaître les plantes et arbustes sans leurs fleurs mais juste avec les feuilles. Mais leur forme, leur couleur et l'oeil avisé de mon amoureux sont là pour nous aider. La plus longue appartient au laurier rose (nerium oleander) et la plus courte au pittospore du Japon (pittosporum tobira).

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 La rose est cultivée par l'homme depuis plusieurs siècles. Il faut remonter à l'époque des égyptiens et des grecs pour trouver la trace dans les écrits des premiers cultivars. Les rois se la sont appropriés et elle est devenue la marque de la noblesse. Depuis le 18e siècle et leur polarisation, elles connaissent un beau succès au prés des professionnels et des amateurs au point d'être la fleur la plus vendue au monde.

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 Le cyprès est un arbre qui depusi une trentained'année est utilisé comme haie. Ce connifère peut atteindre des tailles respectables et compose des coupes vents efficaces en particulier ici à Marseille où le mistrale peut se faire violent. Son feuillage dense et sa croissance rapide 

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La rose à une symbolique très forte. C'est la fleur de l'amour et même de la passion quand elle se fait rouge, celles des déesse de l'amour Aphrodite et Vénus et de la Sainte Vierge et de la dévotion chez les chrétiens. Offrir une rose permet de dévoiler son amour, 2 est un moyen de se faire pardonner et 12 pour des fiançailles.

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 Le moineau domestique (Passer domesticus), ici abrité dans un chêne, est un oiseau commun. Petit et trapu, il se nourrit de graines et de brins d'herbe mais peut adapter son régime alimentaire. Très intelligent, on en a même vu ouvrir les protes automatiques de magasins ou d'hôtels pour chercher leur nourriture.

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 Voilà un champignon qui se plaît en ville (parce que oui, un article sans champignon ,hé bien ce n'est plus un article ^^). Je pencherai du côté des tricholomes mais sans grande conviction ou alors, peut être une espèce exotique, arrivée avec les plantes et en particulier les grands arbres introduit dans le parc.

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 L’araujia porte-soie (Araujia sericifera) est une plante invasive dont les fleurs tuent les papillons qui s'y coince ou s'y brise la trompe. Ne pouvant plus s'alimenter ils meurent de faim. Elle fait concurrence aussi à de nombreuses plantes locales qui finissent par disparaître sous la pression de cette terrible et toxique liane.

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 Et puis pour finir, le jardin oriental. C'est l'endroit que je préfère dans le parc, une véritable oasis parcourue de voies d'eau. Le lieu est d'idyllique voire paradisiaque et je n'ai qu'une hâte, me trouver à l'ombre de ces dattiers et palmiers au coeur de l'été à l'abirs du soleil. Pour connaître un peu mieux le parc du 26e centenaire, voici ci-dessous une petite vidéo qui ne manquera pas de le mettre en lumière. Bonne ballade.