dimanche 3 avril 2016

Le jardin en hiver.

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Au moment où j'écris ces lignes, il neige encore dehors. Ce sont les giboulées de mars, des chutes de neiges intenses, parfois abondantes et surtout, très brèves qui laissent vite place au soleil. Il n'est pas à exclure que le printemps soit encore marqué par un manteau blanc formé de flocons, mais il y a fort à parier qu'il sera chaud et ensoleillé, rappelons que le mois de février a été le plus chaud qui n'a jamais été enregistré en France.

 

Carte postale hivernale.

Tout est blanc. Nous avons eu de beaux épisodes neigeux qui pendant quelques jours ont changé le paysage. Dans les stations ils se sont fait plutôt attendre ce qui a fait crisser bien des dents mais désormais, la neige inonde les pistes pour le plus grand bonheur des skieurs mais aussi des randonneurs en raquettes.

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Le calme de la campagne.

L'hiver, j'ai toujours du mal à sortir de chez moi, je dois avouer ne pas vraiment apprécier la neige et adorer rester près de la cheminée. Le terrain est peu praticable, beaucoup d'espèces ont migré et bien d'autres ce font très discrètes. Néanmoins, l'absence de feuilles sur les arbres permet d'observer à loisir de nombreux oiseaux qui passent leur journée à chercher leur nourriture, à défendre leur territoire et à guetter les prédateurs.

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Les traces du chevreuil.

Souvent les chevreuils (Capreolus capreolus) aiment venir dans le jardin pour profiter des légumes fatigués qui n'ont pas été récoltés et des bourgeons sur le point de s'ouvrir. On peut voir leur passage dans la neige, les lichens rongés qu'ils ont pu laisser derrière eux ou encore, les "nids. Il s'agît d'espaces d'herbes couchées ou de neige tassée où les animaux ont passé la nuit groupés

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Notre couple de pics épeiches (Dendrocopos major).

 Nous avons toujours eu, aussi loin que je me souvienne, des pics épeiches chez nous et souvent, un voire plusieurs couples nicheurs. Les traces de leur passage sont nombreuses : plumes colorées au sol, cris et bruits de becs qui résonnent sur les troncs mais surtout, énormément de trous dans les arbres et de nids. Les vieux fruitiers en sont criblés et habritent d'autres espèces bien heureuses d'avoir un logis à leur taille.

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Des lichens pour connaître la pureté de l'air.

 En fonction des espèces présentes et de leur nombre, il est possible de connaître la pureté de l'air d'un lieu. La coupelle d'or (Lecanora conizaeoides) par exemple est très tolérant aux particules et pousse bien en ville. Par contre l'arbre de velours (Anaptychia ciliaris) ne se rencontre que là où l'air est dépourvu de pollution.

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La primevère acaule (Primula vulgaris).

 Elle fleurit souvent très tôt dans l'année et parfois, dès décembre. Les feuilles et fleurs se consomment en salade. Elle aurait les mêmes propriétés médicinales que les autres primevères mais aucune étude n'a encore vraiment été menée pour le savoir. Parfois les espèces sauvages d'un jaune pâle s'hybrides avec les espèces horticoles (violettes). Il faut attendre plusieurs générations pour que les plans redeviennent naturellement jaunes.

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Le perce neige (Galanthus nivalis).

 Il est protégé en Isère. Nous avons la chance d'en avoir une colonie impressionnante dans notre jardin et notre champs. Il semble plutôt rare en France, en effet la plupart des perces neiges que l'on rencontre proviennent d'espèces issues de l'horticulture, ils se sont naturalisés un peu partout détrônant la plante type.

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Bien que le manteau neigeux soit épais, le perce-neige n'a pas de problème à commencer sa floraison. Après avoir traversé la neige, il s'ouvre. Il est butiné par de nombreux insectes mais en particulier par les premières abeilles à quitter les ruches et qui sont affamées. On le rencontre dans les prairies humides et les forêts.

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Le noisetier (Corylus avellana).

Ici ils se plaisent dans le sol calcaire et argileux. C'est à leurs pieds que l'on trouve la délicieuse truffe d'été (Tuber aestivum). Les longs chatons (fleurs mâles) donnent du pollen en abondance entre janvier et mars. Les fleurs femelles sont beaucoup plus discrètes et délicates, on les distinguent à peine sur les rameaux.

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Le cognassier du Japon (Chaenomeles japonica).

Dans de nombreux pays d'Europe on ne peut désormais plus se le procurer. Cet arbuste héberge facilement le feu bactérien et le transmet facilement aux autres arbres, les condamnant. Ceux-ci sont sur la propriété depuis plus de 50 ans et sont le vestige du jardin de mes arrières grands-parents. Difficile de s'en séparer car ils sont un peu lier à l'histoire familiale. Cette plante est originaire du Japon et des archipels alentours. 

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Le narcisse en trompette (Narcissus pseudonarcissus).

 On l'appel à tort jonquille, nom qui est réservé à un autre narcisse. Les graines se disséminent le plus souvent avec la gravité : elles poussent là où elles sont tombées. On appel ce mode de dissémination la barochorie. C'est une fleur qui a tendance à se raréfier. Pour sa préservation, il est conseillé de n'en ramasser qu'une poignée.

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Le lamier pourpre ( (Lamium purpureum var. purpureum).

On le confond parfois avec une ortie, pourtant il en est bien différent. Non urticant, on peut consommer ses sommités en salades (mais je n'en raffole pas). Il est réputé pour être médicinale mais là aussi, certains aspects bénéfiques qu'on lui prête sont très surfaits. Il se rencontre dans tout l'hémisphère nord dans les terrains incultes. 

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L'oreille de Judas (Auricularia auricula-judae).

Drôle de nom pour ce champignon que l'on trouve à toutes les sauces dans la cuisine asiatique. La légende veut qu'il soit apparut le jour de la pendaison de Judas à un sureau. En attendant je ne me prive pas d'en manger. Utilisé pour remplacer parfois le viande ou épaissir les jus et les bouillons, il peut néanmoins se relever émétique si on en consomme une trop grande quantité. En France il est très courant mais souvent délaissé.

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La pâquerette vivace (Bellis perrenis). 

C'est une warrior. Elle résiste à tout : aux moutons, à la tondeuse, à la neige, à la sécheresse ... c'est une plante tout terrain. On la trouve partout en Europe dans les zones dites rustiques. Ses feuilles en rosette, quand elles sont tendres, se mangent en salade. Après l'avoir infusée, on en tire une eau de beauté pour la peau et en particulier, pour la poitrine. On peut également la préparer en macérât huileux mais l'opération est plus délicate.

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La pézize veinée (Disciotis venosa). 

 Elle porte le nom disgracieux d'oreille de cochon. Malgré l'odeur de javel qui s'en dégage et son aspect repoussant, c'est un bon champignon de la famille des morilles qui se cuisine plutôt bien (personnellement j'en suis fan). Il faut cependant bien la cuire pour venir à bout des toxines qu'elle contient. Quand les pézizes sortent, on peut être sûr que trois semaines plus tard les morilles communes (M. esculenta) seront au rendez-vous.

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L' arum maculé (Arum maculatum).

 On le distingue de l'arum d'Italie (Arum italicum) par l'absence de réseaux blanc sur les feuilles et par la présence fréquente de tâches noires, mais pas toujours. Toxique, chaque année il provoque des accidents avec des ramasseurs un peu trop sûrs d'eux qui le confondent avec le très prisé ail des ours qui est à la mode.

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L'hellébore fétide (Helleborus foetidus).

 Cette belle plante possède une forte odeur qui indique sa toxicité. Nommée patte de griffon ou griffe d'ours, elle se différencie des autres hellébores par ses fleurs peu ouvertes et vertes, possédant sur le bord des pétales un liseret rouge pourpre. Elle peut vivre 12 ans et sa première floraison arrivent au bout de 3 à 7 ans.

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Le mot de la fin.

 Je dois vous l'avouer, je n'ai pas été très inspirée pour cet article. Je n'ai été que peu présente dans les Alpes et je me suis vraiment éclatée dans les Calanques et au mont Ventoux. Du coup pour cette saison, j'ai laissé de côté le jardin mais promis, dès maintenant je vais profiter du printemps pour alimenter cette rubrique qui je le pense, mérite que je m'y attarde un peu plus. La naissance de nombreux oisillons est un thème tout trouvé.

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jeudi 24 décembre 2015

Un joyeux Noël.

moiVoici quelques mots pour vous souhaiter un joyeux Noël et une très bonne année. 2015 a été très riche, aussi bien en émotions que botaniquement parlant. Grâce à vous j'ai eu beaucoup de petits mots doux pendant ma rechercher de travail ce qui m'a remonté le moral. Vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre et surtout à me contacter ce qui me plaît énormément, l'échange entre passionnés ayant été le but premier de ce blog. Quelques jolies sorties communes ont de ce fait pu voir le jour et j'espère bien qu'elles seront nombreuses en 2016. Cette année vous avez été près de 145000 à passer par ici et j'en suis encore surprise (dont plus de 1600 aujourd'hui). Pour 2016 je vous promets des publications plus régulières, de nombreux billets sur mes sorties avec les professionnels de la nature (quatre sont déjà prévues jusqu'à juin), un peu moins de fautes d'orthographes (si possible), des photos plus travaillé et surtout, encore plus de découverte. Merci à vous pour ces moments de partages !

Votre Renarde

 

lundi 21 décembre 2015

Un Noël nature.

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Un programme chargé pour les fêtes.

 Noël s'annonce en effet chargé, il y a mille et une choses à préparer pour que tout ce passe bien et surtout, il ne faut rien n'oublier, en particulier les cadeaux des invités. La neige se fait attendre et de nombreuses plantes se pense déjà être au printemps. Patience, le froid mettra vite fin à cette surprenante douceur.

 Vue de L'Aiguille du Midi, Chamonix, France.
Merci à Christophe…

Décorer son intérieur.

 On peut miser cette année sur la déco naturelle et de saison. Les éléments naturels encore verts voire fleuris sont assez nombreux et si on est nostalgique de la neige qui tarde à arriver, on peut opter pour le blanc des graines de clématite. Rien de mieux q'une couronne pour célébrer Noël et égailler son chez soi.

Atelier couronne 1 - Atelier couronne 2

Atelier couronne 3 - Autour de gui et du nouvel An

 Préparer sa table.

Une table décorée c'est un peu plus festif qu'une simple nappe blanche et cela invite
à la convivialité, d'autant plus si les mets présentés sont de saison et de fête.

Décorer sa table

Verrines de saumon fumé

Salade d'orange à la vanille

Gâteaux de Noël au chocolat

Madeleines à la fleur d'oranger

Table de fin d'hiver

Crème aux pleurotes

Crème pâtissière à la framboise

 Feu de cheminée animé

Penchons nous sur nos traditions.

Fêter Noël, que ce soit de manière profane ou non, c'est plutôt chouette et ça l'est encore un peu plus quand
on se penche sur son histoire. Nos traditions liées aux cadeaux et au sapin de Noël sont pleines de surprises.

La tradition des cadeaux

Noël, une fête profane

Les illuminations

Le plus court jours de l'année

Paroles de nature

Isole Eolie 2, 2015

Sortir pour profiter de la nature.

Qu'il ait neigé ou non, sortir en forêt et en campagne à cette saison est étonnamment agréable. Cette il peut faire froid et hormis quelques hellébores et primevère s en avance il n'y a pas beaucoup de fleurs à voir. Néanmoins il est facile d'observer les chevreuils et les faisans ainsi que de très nombreux oiseaux qui ne sont plus dissimulés par les feuilles.

Sortie en forêt 51

Chronique d'un jardin sous la neige

Découvrir les lichens

Les dernières neiges

La douceur d'un début d'hiver

De part ma fenêtre

Les oiseaux du jardin

  

Voilà, j'espère que ces quelques liens vous inspiront bien pour les fêtes
qui ne sauraient tarder d'ici quelques jours.

Particles
http://coub.com/view/3pz2t (check the HD button…)

 

lundi 2 mars 2015

Chronique d'un jardin sous la neige.

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 Aller, tous au jardin ... oui mais sous la neige ! Le temps d'un après-midi on quitte ses pénates pour partir à la rencontre du petit peuple à plumes, celui qui s'égosille sous nos fenêtres à quémander du pain. L'hiver est la meilleure saison pour observer les oiseaux et les voir, à travers les branches nues, se jalouser le graillon !

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 Le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) est un oiseau belliqueux qui défend son territoire avec vigueur. Qui l'aurait cru, cet oiseau peut vivre 18 ans ! Il est friand d'insectes et de petits invertébrés mais quand c'est la disette, il ne dédaigne pas croquer quelques baies ou graines. C'est un précieux allier du jardinier.

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Vous le reconnaissez ? Bien dissimulé par son plumage ? Il s'agît du faisan de Colchique (Phasianus colchicus) qui le mois dernier a eu la part belle dans l'article sur le jardin. Ce gros oiseau a été introduit au Moyen Âge en Europe pour le chasse. Il a trouvé refuge dans le jardin boisé dans la maison où il parade avec sa faisane.

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 L'hiver les esprits s'échauffe, faute de nourriture. Faisan de Colchide et pie bavarde (Pica pica) s'affrontent dans un duel silencieux sous le laurier amande (Prunus laurocerasus L.). Quelques graines, miettes de pain ou reste de repas disposés à terre dans un espace ouvert permet l'observation de nombreux et divers volatiles.

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 Grand corbeau (Corvus corax) de noir vêtu sur frêle branche de bouleau blanc (Betula verrucosa). Voilà un titre qui aurait inspiré bien des poètes à l'air du romantisme ou des cuisiniers en manque d'inspiration culinaire. L'un comme l'autre ont une charge symbolique très forte et sont utilisés en médecine avec plus ou moins de succès.

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 Prévertavait raison. Pour faire le portrait d'un oiseau il faut peindre en effet quelque chose de simple, de joli. Quelque chose d'utile et de beau, placer prés d'un arbre ou d'une forêt. Enfin, quelque chose au chant mélodieux peint dans une cage dont aura prit le soin de laisser la porte ouverte et dont on refermerai la porte avec le pinceau.

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 La mésange charbonnière (Parus major) est un oiseau charmant mais batailleur. C'est une grande consommatrice de vers et de pucerons. Installée dans les nichoirs des vergers, elle permet aux agriculteurs de diminuer leur utilisation en pesticides. Depuis 1981 elle est protégée sur tout le territoire français.

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 Les chats ne souffre pas autant qu'il le paraît du froid. Leur poil épais les protèges des baisses de température mais miauler à tout vas pour un coin de cheminée bien chaude est un luxe qui ne se refuse pas. Le manteau blanc est toujours là, insensible aux rayons du soleil mais ici et là perce quelques têtes blanches ... les perces neiges font leur entrée, mars est enfin là, le printemps ne serait tarder.

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mardi 24 février 2015

Sortie en foret 51.

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Nous voilà en piste (avec mon Chat) pour découvrir les joies de l'hiver. Les chutes de neiges ont été importantes au col des Mille Martyrs, plus d'un mètre par endroits ce qui fait le bonheur des amateurs de luge et de ski de fond. Pas de bruits dans le sous-bois,juste celui des flocons qui tombent.

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Beaucoup d'arbres ont perdu leur verdure, seule une partie des conifères (pin pectiné, sapin blanc par exemple) et quelques rares feuillus (houx) abordent des rameaux d'aiguilles ou de feuilles vertes. Le hêtre lui a encore ses feuilles mais celles-ci sont brunes, sèches et se recroquevillent sur elles. Elles ne tarderont pas à chuter.

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Ne reste alors que les branches nues. Les écorces abordent des teintes de marron, de noir, de blanc et de gris. Parfois elles se font absentes, grignotées par les chevreuils qui en font pendant les périodes froide une de leur nourriture principale avec les jeunes branches, les lichens et les rares brindilles qui percent le manteau neigeux.

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L'hiver est une bonne période pour pister les animaux, les traces laissées dans la neige et sur les arbres permettent de savoir qui est passé par là, quand et même pourquoi. Sur le CE SITE (SVT Barcelo) vous trouverez toutes les informations nécessaire pour jouer au détective. Ici je dirais trace de lapin et de renard.

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Le lac de Saint Sixte a gelé. Une épaisse couche de neige a recouvert la glace et donne à l'étendue d'eau une dangereuse apparence de près enneigé. Les poissons règlent leur température sur celle de l'eau, puis s'enlisent dans la vase ou les algues pour hiverner. Grenouilles, salamandres et autres tritons suivent le même schéma.

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Bref, pour moi l'hiver c'est jamais très jojo.Il a tout de même beaucoup à voir si on sait prendre le temps d'observer et d'écouter, des couchés de soleil superbes à photographier et de nombreuses activités ludiques à réaliser. Mais il n'y a pas à dire, c'est bien le temps des fleurs et des champignons de je préfère.

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dimanche 1 février 2015

Janvier au jardin.

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Janvier, le mois s'annonçait semblable à décembre : pas de neige, un temps détraqué, des températures exceptionnellement élevées, de l'herbe verte et des oiseaux qui gazouillent dans tous les sens. Puis sur la fin du mois, l'hiver s'est installé pour de bon. Les températures sont passées de manières régulières sous le 0°C, un épais manteau neigeux a prit place depuis dix jours sur la végétation et semble ne plus vouloir partir, alimenté de manière régulière par de gros flocons. 
Pour se réconforter, il y a la cheminée, les fleurs que mon homme m'offre (et il n'y va pas de main morte hé hé hé) et puis nos tous nouveaux voisins à plumes. Le jardin leur offrent le gîte et le couvert et même sous la neige, les baies gelées des framboisiers et des houx, les restes des fruits tombées comme les pommes, les noix et les noisettes reste un festin de choix.

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Plutôt discrets, ses grands oiseaux d'origine asiatiques font le bonheur des chasseurs. Ici il semblerait qu'il s'agisse non pas d'animaux sauvages mais d'animaux élevés pour la chasse : élevés en volière et arrivés à maturité, ils sont relâchés dans la nature... j'ai un peu de mal avec ce type de procédés. Depuis quelques jours les volatiles ce sont fait à notre présence, il même possible de les approcher à moins d'un mètre.

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 Ce bel oiseau c'est le faisan de Colchide (Phasianus colchicus). On le nomme également faisan de chasse ou faisan à collier. Présent en Europe depuis le Moyen âge, il est devenu commun dans nos contrées. Proches des poules, les faisans peuvent s'hybrider avec elles mais les individus obtenus sont stériles.

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 C'est un oiseau qui a besoin de beaucoup de calcium et qui affectionne les terrains calcaires d'où sa forte présence chez nous. Il y a un fort dimorphisme de couleurs mais aussi de taille chez les deux sexes. Les mâles sont bariolés et mesurent 90 cm, les femelles ont des teintes plus discrètes et atteignent 50 cm. Parfois on rencontre un faisan noir (aussi bien mâle que femelle). Il s'agit d'une sous espèce dont les individus on un plumage sombre, un meilleur vol et un gabarit plus petit que ceux de l'espèce type.

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 Les faisans de Colchide ont un régime alimentaire varié. Ils mangent des graines, des insectes, des vers, des mollusques, des fruits et parfois même de petits batraciens si l'occasion se présente. On peut le rencontrer dans les broussailles, les friches, les lisières et les zones agricoles et la nuit dans les arbres où il dort.

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 C'est un peu prés tout pour janvier je crois. Peu voir pas de sorties. En effet, l'hiver n'est pas ma saison ou du moins si. Pas de longues ballades en forêt ou dans le jardin. Le temps est à la lecture, au tri photo, à l'analyse. Mes dernières acquisitions que je recommande chaudement : "Arbres et arbustes" de Vaclav Vetvicka et de Vlasta Matousova, "Les mots, la mort, les sorts" de Jeanne Favret-Saada, "350 abres et arbustes" de Marget et Roland Spohn, "400 arbres et arbustes" de Bruno P. Kremer et surtout, le meilleur du meilleur, "A la rencontre des Orchidées sauvages de Rhône-Alpes" ducollectifde la société Françaised'Orchidophilie Rhône-Alpe.

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samedi 31 janvier 2015

Le parc du 26e Centenaire.

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 Voilà quelques jours de décembre passés dans la belle ville de Marseille. Il pleut, le vieux port est désert et même la grande roue n'attire pas les foules. Au marché de Noël les vendeurs sont frigorifiés dans leurs chalets et regardent d'un air passant les rares bateaux qui sont de sortis. Bref c'est pas la joie.

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 Mais nous sommes bien couverts et pouvons profiter avec joie du spectacle que nous offre la mer. Le Mucem est presque vide à l'exception de la (super) librairie qui abrite les promeneurs peu pressés de se retrouver trempés par les embruns marins, les grosses gouttes et décoiffés par le vent violent.

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 Passage éclair par le jardin des migrations attenant au musée. Pas de visiteurs en vue mais toujours un sacré sale temps. Quelques fleurs et beaucoup de verdure dans le quel le feuillage vert-argenté des euphorbes et celui gris-blanc des jeunes saules se démarquent des autres vivaces et des éléments en pierre.

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 Chardons Marie, grandes mauves, lavandes et lavandins, légumes oubliés, sauges multicolores, plantains du cerf, rosiers ... le jardin des migrations. retrace l'histoire des plantes et des hommes sur le pourtour méditerranéen. Dans cet article ICI vous pouvez le retrouver plus en détail avec quelques autres beaux jardins de Marseille.

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Les jours suivant le soleil s'invite, le vent cesse et il fait relativement doux. C'est une occasion pour aller visiter le parc du 26e Centenaire. Inauguré en 2001, il fait référence à la ville de Marseille, fondé ily a 26 siècle de cela sous le nom de Massaila (dixit Wiki). Il est labélisé comme jardin remarquable depuis 2005 et s'étand sur 10 hectares.

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 1 et 2 : Le lilas de Perse (Melia azedarach) est un arbre dont le bois est parfois utilisé pour confectionner des chapelets. Il n'a rien à voir avec la famille des lilas mais présente des fleurs qui leurs sont semblables. Très toxique, il peut servir d'insecticide. Les baies peuvent être mortelles et faire péricliter les espèces alentours.
3 et 4 : L'amandier (Prunus dulcis) produits des amandes qui sont réputées en gastronomies mais aussi pour les soins doux par les plantes et l'alimentation. Les amandes douces donnent une huile bonne pour la peau, les amandes amères sont utilisées pour donner de l'appétit mais attention, leur ingestion chez l'enfant peut être fatale.

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 Le jardin africain est composé d'espèces robustes et de dunes. En arrière plant on peut voir se dessiner dans l'ombre un désespoir des singes (Araucaria araucana). C'est un intrus ! En effet celui-ci est originaire d'Amérique du Sud, on le rencontre en Argentine et au Chilli où il estl'arbre national. Sa sève aurait des vertus thérapeutiques.

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 Curiosité local, des poules et des coqs en liberté qui font le plaisir des petits et des grands. En liberté dans le parc, ils vont et viennent à travers les buissons et se partagent les bouts de pain distribués par les promeneurs avec les pigeons, les tortues, les mouettes, les canards et les rats (sic la photo du haut à droite). On peut également admirer de magnifiques guêpiers et même des perruches.

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 De conception contemporaine, on compte dans le parc 26 séquoias géants (Sequoiadendron giganteum) pour symboliser les 26 siècles de la ville. Construit sur l'ancienne gare SNCF du Prado, en son coeur se trouve un lac entouré 4 jardins thématiques composent le paysage à l'aide plantes indigènes mais également exotique.

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Myrte, chêne, feuillages et arbres ... il y a beaucoup de choses à voir même si ce n'est peut être pas la meilleure saison pour les amoureux de fleurs et des papillons ou qui aiment les atmosphères bucoliques. Néanmoins c'est une belle sortie à faire en période d'hiver, en particulier quand les autres parcs se montrent moins agréables.

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Le palmier de Saint Pierre (Yucca filifera) n'est pas un palmier mais un yucca. Originaire du Mexique et en particulier du désert, il peut atteindre parfois 15 mètres ce qui est rare sur le pourtour méditerranéen où il est rare qu'il dépasse les 2 mètres. Ses fruits, son hampe florale et ses fleurs sont comestibles.

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 Le faux poivrier (Schinus molle) est un vrai arbre.... bon l'humour on repassera. Bien qu'il ne soit pas un poivrier, ses baies piquantes et parfumées sont utilisées dans le mélange des 5 baies. L'écorce et la résine de cette arbres seraient utilisées pour leurs vertus tonifiantes, astringentes, anti-fongiques, anti-microbiennes etc.

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 Le rinçe bouteille (Callistemon citrinus) est le plus souvent présenté sous son nom latin. Il originaire d'Australie où il pousse dans les régions humides et marécageuses ou aux abords des cours d'eau. Sensible au froid, il est cultivé en Europe pour ses fleurs insolites, sa floraison hivernale et son feuillage à l'odeur de citron.

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 La couleur chez les fleurs joue un rôle très important. Elle permet aux insectes de les repérer et de les poliniser bien que l'on ne sache pas encore si certains couleurs sont là pour attirer des insectes insectes spécifiques à la plante. Les flavonoides composent les différentes teintes comme le violet.

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L'arbousier commun (Arbutus unedo) est répandu dans le Sud de la France. Constituant commun de la garrigue avec le chêne vert, l'olivier et la bruyère arborescente, il produit des baies au goût fade qui sont préparées en coulis, en confiture ou en liqueur. Il aime les solspauvresen calcaire et les bords de côtes.

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 Murrier tortueux ? Hêtre tortueux ? aux abords de l'étang de très beaux arbres se distinguent des autres et s'élancent élégament au dessus de la pelouse et de l'eau. Mais je sèche pour leur identification, les arbres c'est pas mon fort mais je m'y mets doucement. Je pencherai pour la famille des aulnes.

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 Les graines du pittospore du Japon (pittosporum tobira) sont enfermées dans de jolies baies rouges. Toxiques pour les animaux et pour les enfants, leur couleur attrayante est là pour attirer les oiseaux qui se chargeront de disséminer les graines digérées en vol et de couvrir ainsi une large étendue.

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 L'agave d'Amérique (Agave americana), présente aussi sous sa forme marginée sur ces photos (Agave americana "Marginata"), est une plante qui a été introduite sur tous les continents. Ornementale, on peut en tirer des fibres à tisser, des boissons plus ou moins alcoolisées et des médicaments anti-inflammatoires.

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La Dentelaire du cap (Plumbago auriculata) de la variété Imperial Blue est une jolie plante qui fleurit du printemps à l'automne. Sa croissance rapide permet d'aiguailler facilement un lieu situé en plein soleil. Indifférente à l'humidité et résistant plutôt bien au froid c'est une bonne plante de jardin.

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 Bougainvillier (Bougainvillea spectabilis) est une fleur qui fait illusion. En effet petite et blanche, c'est sa bractée colorée et non ses pétales qui attire les insectes pollinisateurs. C'est un arbuste grimpant et épineux qui peut atteindre plus de 10 mètres. Aimant les zones chaudes, ont le retrouve aux quatre coins de monde.

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 Pas toujours facile de reconnaître les plantes et arbustes sans leurs fleurs mais juste avec les feuilles. Mais leur forme, leur couleur et l'oeil avisé de mon amoureux sont là pour nous aider. La plus longue appartient au laurier rose (nerium oleander) et la plus courte au pittospore du Japon (pittosporum tobira).

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 La rose est cultivée par l'homme depuis plusieurs siècles. Il faut remonter à l'époque des égyptiens et des grecs pour trouver la trace dans les écrits des premiers cultivars. Les rois se la sont appropriés et elle est devenue la marque de la noblesse. Depuis le 18e siècle et leur polarisation, elles connaissent un beau succès au prés des professionnels et des amateurs au point d'être la fleur la plus vendue au monde.

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 Le cyprès est un arbre qui depusi une trentained'année est utilisé comme haie. Ce connifère peut atteindre des tailles respectables et compose des coupes vents efficaces en particulier ici à Marseille où le mistrale peut se faire violent. Son feuillage dense et sa croissance rapide 

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La rose à une symbolique très forte. C'est la fleur de l'amour et même de la passion quand elle se fait rouge, celles des déesse de l'amour Aphrodite et Vénus et de la Sainte Vierge et de la dévotion chez les chrétiens. Offrir une rose permet de dévoiler son amour, 2 est un moyen de se faire pardonner et 12 pour des fiançailles.

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 Le moineau domestique (Passer domesticus), ici abrité dans un chêne, est un oiseau commun. Petit et trapu, il se nourrit de graines et de brins d'herbe mais peut adapter son régime alimentaire. Très intelligent, on en a même vu ouvrir les protes automatiques de magasins ou d'hôtels pour chercher leur nourriture.

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 Voilà un champignon qui se plaît en ville (parce que oui, un article sans champignon ,hé bien ce n'est plus un article ^^). Je pencherai du côté des tricholomes mais sans grande conviction ou alors, peut être une espèce exotique, arrivée avec les plantes et en particulier les grands arbres introduit dans le parc.

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 L’araujia porte-soie (Araujia sericifera) est une plante invasive dont les fleurs tuent les papillons qui s'y coince ou s'y brise la trompe. Ne pouvant plus s'alimenter ils meurent de faim. Elle fait concurrence aussi à de nombreuses plantes locales qui finissent par disparaître sous la pression de cette terrible et toxique liane.

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 Et puis pour finir, le jardin oriental. C'est l'endroit que je préfère dans le parc, une véritable oasis parcourue de voies d'eau. Le lieu est d'idyllique voire paradisiaque et je n'ai qu'une hâte, me trouver à l'ombre de ces dattiers et palmiers au coeur de l'été à l'abirs du soleil. Pour connaître un peu mieux le parc du 26e centenaire, voici ci-dessous une petite vidéo qui ne manquera pas de le mettre en lumière. Bonne ballade.

mardi 25 février 2014

A trés vite!

 

Salut à tous, me voilà partie pour 3 semaines de folie à l'occasion du Zygomatic Festival... si le coeur vous en dit, retrouvez moi à l'occasion d'un de ces spectacles... et pour cela rien de plus simple!

Je vous invite à faire un tour sur www.instinctaf.net ! Et n'oubliez pas de voter pour notre affiche !!! http://www.nosfestivals.fr/concours-affiches/index.php#.UwxXJIWULcs

Affiche Zygomatic Festival 2014

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mardi 18 février 2014

Quand viendra le printemps! (Mythologie)

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(Article illustré par les oeuvres de l'artiste Mucha)

Mais quand viendra le Printemps? Le 21 mars officiellement mais dans les faits? Je me languis de voir arriver la belle saison, ses fleurs et ses morilles.
Loin d'être ma saison préférée, le printemps reste pour moi l'éveil de la Nature même si cette année, l'Hiver ne s'est pas bien fait ressentir et que la faune et la flore ont été relativement activent. 

Pendant la saison des fleurs, nos aïeuls avaient bon nombre de traditions. Je pourrais revenir sur la date de la célébration de son arrivée ou évoquer quelqu'uns des mythes associés à sa venue mais cela est déjà fait.
Au lieu de ça, ce soir je vous parlerai de la mythologie du Printemps.

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Parmi les divinités célébrées, on retrouve la Maia romaine, déesse dite primitive du renouveau et de la fertilité, la Bona Dea: "la Bonne Déesse". Son nom est lié au mois de Mai et à la pousse des végétaux (en latin: maius). Elle est l'épouse du dieu Vulcain, dieu du feu, des métaux, des volcans, de la forge et des forgerons. Pour les calendes de mai, pendant les flamines, on offrait à la déesse en sacrifice uen truie pleine.

Par la suite son nom est attribuée à d'autres divinités: 
- à la Maia amante de Jupiter et mère d'Hermes.
- à une des facette de Gaïa, déesse de la Terre.
- à la Maia pléiade, mère de Jupiter et de Mercure.
Ainsi elle personnifie l'accroissement du vivant et le bonifie, en particulier chez les végétaux.

 

Autre personnage, la Baba Dochia (vieille Doquia - grande-mère Dochia) appelée aussi Baba Marta (et non Barba Mama!).
Comme son nom l'indique, elle apparaît sous les traits d'une très vieille femme qui dans l'imaginaire roumain et bulgare incarne l'impatience manifestée dans l'attente de l'arrivée du printemps (je suis donc "vieille"). Ce terme désigne aussi la guérisseuse, l'herboriste, la sorcière ou encore l'incantatrice. Les "ZileleBabei", jours de la vielle femme qui désignent la première quinzaine de Mars au temps changeant, lui sont dédiés.

Elle serait:
- la réminiscence des divinités antiques de l'agriculture, de la pousse et de la fertilité (en somme un archétype de Maia).
- un héritage de la culture Byzantine avec Eudoxie, prostituée repentie puis martyre fêtée le 1er Mars.
- la représentation figurative de la Dacie. 

Grand mère Dochia n'est pas des plus douces, pour l'appaiser, il faut lui faire de nombreuses offrandes soit attachées à des arbres fruitiers, soit cachées sous des pierres. L'animal qui y prendra abris annoncera de par sa nature le déroulement de l'année à venir. Dans tous les cas, la Dochia fait de son mieux pour que le Printemps arrive et que l'Hiver dure peu de temps.

Selon les légendes, parfois teintées de christianisme, cette déesse serait une belle-mère acariâtre qui aurait fini gelée, croyant le Printemps revenu. Dans d'autres versions elle fini pétrifiée.
Chez les anciens peuples, on lui rendait hommage en particulier le 1er, les 2 et le 3 mars.

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Quant à Déméter, déesse romaine de la Nature, des moissons et de la terre, elle laisserait place au printemps quand sa fille, destinée aux Enfers, en sortirait pour passer 6 mois de l'année avec elle avant de retourner dans les entrailles de la Terre.

Flore serait elle la déesse des fleurs, de la fécondité et du Printemps, associée par Ovide à la nymphe Chloris. D'une grande beauté, elle estlafemem de Zéphyr, le vent, et à le pouvoir de maîtriser les floraisons. En cadeau de mariage elle reçoit un immense champs de fleurs. Elle permet même à Junon de concevoir Mars sans qu'elle n'ait à s'unir à Jupiter. Pour l'honnorer, pendant les floralides, les romains s'ornaient de couronnes et de guirlandes de fleurs, sacrifiaient du gibier tel le lièvre mais aussi des chèvres. Le vin, l'amour et la danse rythmaient ces jours de fête.

Eostre, parfois nommée Ostara, est une déesse anglo-saxonne et germanique dont il reste peu de traces hormis quelques écrits. Le moi de Mai lui serai consacré (mois de la Lune également). Son équivalent hindou serait Usha, déesse de l'aube, de l'aurore et de l'éveil spirituel. C'est latoute première femme à porter  le Tilak,marque rouge traditionnelle que porte les hindous et qui symbolise le soleil levant.

Ces trois divinités ont pour mythe fondateur la divinité indo-européenne Hasos, la mère adoptive du Soleil issue de ladéesse Nuit, qui meurt de manière perpétuelle en couche (pour le glamour on repassera).

Mat'syra Zemlia est une divinité appartenant aupanthéonslave. Son nom signifie littéralement Mère-Terre-Humide. C'est l'une des divinités les plus importantes. Personnifiée, elle était représentée sous les traits d'une belle femme dont la végétation lui fait office de chevelure. Les roches sont ses os, les racines ses veines, et l'eau son sang. Comme les animaux qui hibernent, elle s'endort pendant l'Hiver pour se réveiller au Printemps.

Lelia figure aussi parmi les déesses du Printemps (à mon grand dam on n'y trouve pas de figure masculine). Elle est aussi la divinité des premières fleurs, des premiers émois, la protectrice des amoureux, de la beauté et du bonheur (rien que ça!). Pour les slaves qui la vénérait, elle prenait soin des jeunes pousses. Les filles entrant dans l'âge adulte l'honoraient pendant la Lelinik le 21 avril. La plus belle d'entre toutes était choisie pour jouer le rôle de Lelia et se parait d'une couronne de fleurs puis s'installait au sommet d'une colline où les habitants lui apportait des fleurs, des pains, de la crème, du lait, des oeufs et du beurre puis dansaient en formant des rondes.  

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Chez les Lettons, c'est Saules Meita, littéralement Fille du Soleil en lithuanien, qui estladéesse qui fait revenir le printemps.

Pour les Arméniens, on retrouve la déesse Astlik, Petite Étoile (nommée aussi Astighik ou Asdghig) qui figurait la divinité de l'amour, de la fertilité, du printemps et des sources.

En Irlande, Brig était aussi la déesse du printemps. Elle était honorée lors de la fête d’Imbolc (Oimelc / Emwalc'h), le 1er février. Cette date, dans le calendrier irlandais, correspondait au début du printemps (chez les Celtes, en effet, l'équinoxe était placé au milieu de la saison et non pas à son début). On dit que la déesse sortait alors de sa prison d'hiver : la montagne Ben-Nevis. Lors de cette fête, les paysans portaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles. Lorsque l'Irlande deviendra chrétienne, cette déesse sera remplacée par Sainte Brigitte de Kildare sensée avoir vécu de 451- 523 ap.JC.

Vient ensuite le temps des fêtes. Parmi celles-ci on compte Ostara, une célébration moderne néo-paganique mais aussi le Schieweschlawé (à vos souhaits), dit le lancé de disque, une fête païenne que l'on retrouve dans le nord de l'Alsace, le sud de l'Allemagne et en Suisse alémanique et qui a lieu à l'équinoxe de printemps. Rajoutons à cela le Norouz, nouvel an Iranien qui débute à l'arrivée du Printemps; l'Hag HaAviv, la fête de cette saison chez les Karaïtes; le Carnaval et le Setsubun, fête nationale japonaise du printemps qui se célèbre selon le calendrier lunaire. 

 

Bref, voici un petit aperçu qui ne reflète qu'un petit aperçu des mythologies liées au Printemps et on l'aura comprit, de part sa symbolique de la (re)naissance et de la fertilité, il est associé aux femmes.... vraiment? 

Pas tout àf ait. Parmi les représentants masculins de cette saison on trouve le Mars romain, dieu de la guerre et père des fondateurs de Rome, Romus et Romulus mais aussi de la fertilité des cultures et de la végétation. Cen'estdonc pas pour rien qu'un des mois de notre calendrier porte son nom. Le dieu Arès lui est associé.

 

Enfin pour clôre ce billet, je m'attarderais sur une fête qui me plaît tout particulièrement, la Nuit de Walpurgis à propos de la quelle on peut lire ceci:

"La nuit de Walpurgis,  est une fête de printemps qui a lieu dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Célébrée dans toute l'Europe depuis des temps reculés, malgré les interdits et les excommunications des Églises chrétiennes, elle a été identifiée au sabbat. Elle est surtout le symbole de la fin de l'hiver, parfois associée à la plantation de l'arbre de mai ou à l'embrasement de grands feux.

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Dans l'ancienne Germanie, on croyait qu'à cette date les divinités du printemps (dieux et déesses de la fécondité) se répandaient dans la nature pour mettre fin à l'hiver. 

Aujourd'hui, la fête a surtout survécu en Suède. Dans la journée du 30 avril, jour de la Valborgsamässoafton (vous me le répéterez 3 fois, les étudiants de l'université d' Uppsalase réunissent devant la rivière Fyris et procèdent à la destruction (simulée) de leurs vieilles casquettes de l'hiver. 

Sur le Hartz, un massif ancien d'Allemagne centrale, on célèbre la Walpurgisnachtstraum (littéralement « le songe d'une nuit de Walpurgis »). Sainte  Walburge ou Gauburge (en France) était une religieuse anglaise appelée en Allemagne . Selon la légende, pendant la nuit qui précédait sa fête, le 1er mai (nuit de Walpurgis), sorcières et sorciers se réunissaient sur un mont proche (le Blocksberg ou Bocksberg) pour un sabbat.
En Belgique, plus précisément dans le Condroz, durant les mois de mars et d'avril, sont organisés des Grands Feux. Ces festivités sont organisées dans différentes localités.

En Finlande, le Vappu est avec le Nouvel An et la fête de la Saint-Jean une des plus grosses fêtes. La célébration de Vappu est l'occasion d'une large consommation de vin pétillant et de différents alcools.Les traditions étudiantes sont une des principales caractéristiques de Vappu. Dès la fin du XIX, cette fête traditionnelle des classes aisées est devenue celle des étudiants allant à l'université et ayant déjà reçu leurs casquettes (à la fin du lycée généralement). Les traditions incluent notamment la consommation d'une boisson fermentée (le sima), dont le contenu en alcool peut varier. À Helsinki, la tradition veut que les étudiants nettoient la statue Havis Amanda sur la place du marché (sur le port face à l'hôtel de ville) et la coiffent de la casquette blanche des étudiants. Les festivités incluent aussi un pique-nique le premier mai dans les parcs des villes .

En France, elle est connue sous le nom de « nuit des Sorcières », en particulier en Moselle Est, ainsi qu'en Basse Alsace (Hexennacht). Les enfants sortent dans les rues et font des farces, comme envelopper les arbres de papier toilette.

En République tchèque (Bohème, Moravie), les enfants se déguisent en sorcières. À la tombée de la nuit, des feux sont allumés dans les campagnes. Les gens dansent autour pour célébrer le retour des beaux jours.

En Roumanie, et dans certains pays de l'Est, tous les esprits maléfiques, fantômes et vampires sont libérés et sont censés se livrer à des bacchanales infernales, dangereuses pour tout mortel qui les découvrirait.

En Suède, les branchages de l'hiver passé sont rassemblés en de grands bûchers qu'on allume sur les collines. Les gens chantent des chants traditionnels sur le printemps. Le repas qui suit comprend notamment du saumon mariné  à l'anth avec du schnaps.  Dans les villes étudiantes, coiffés de casquettes blanches, les étudiants font des discours sur l'arrivée du printemps et les chorales (masculines) chantent les hymnes de printemps classiques devant l'université et le feu. Les parcs de chaque ville sont remplis par des gens qui viennent regarder le feu, écouter les chansons et faire la fête."

Bref,voilà de quoipatienter jusqu'à l'arrivée du printemps.

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dimanche 19 janvier 2014

Sortie dans les bois 39.

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En ce moment il fait bon, et sans dire non plus beau, relativement doux. Quelques gouttes de pluie ont ponctué le début de cette promenade mais ce sont vite arrêtées. Petite montée donc au col des mille martyrs, histoire de voir à quoi peuvent ressembler les coins à champignons pendant la saison creuse. Sur cette photos, on peut voir que les hautes fougères qui abritaient bon nombre de cèpes (jusqu'à 32 lors d'une sortie) n'ont pas encore repoussées. Les genets sont nus et les bruyères n'ont plus de fleurs depuis belle lurette.

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Beaucoup de pins sont tombés sans toujours être en mauvaise santé. Les vents violents, la tempête de neige et même les orages que nous avons eu ces derniers temps ont eu raison d'eux. Si certains seront coupés pour dégager les chemins ou fournir du bois de chauffe, d'autres seront laissés en l'état pour fournir à toute une myriade d'insectes, d'oiseaux et de petits mammifères le gîte et le couvert.

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Ce n'est certes pas très ragoûtant, en particulier en gros plan, mais les excréments en nature sont de bons indicateurs de présence animale ou non. Je n'ai pas vu grand chose aujourd'hui, quelques mésanges, des corbeaux et quelques tourterelles, la faute peut être aux nombreux promeneurs accompagnés de leurs chiens mais on ne peut leur en vouloir, la forêt est à tout le monde. Pour revenir à nos crottes, il s'agiti ici de celles du chevreuil. Combinées aux nombreuses traces laissées dans le sol boueux, on peut en déduire que ce petit coin de verdure est un endroit q'uil apprécie lui et ses congénères.

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 La végétation n'est peut être pas aussi luxuriante que pendant les autres saisons mais il y a tout de même fort à voir. Les mousses (1 et 2) sont gorgées d'eau, certaines finissent mêmes de libérer leurs gamètes. Les fougères comme ce polypode (3 et 4) se reproduisent de la même manière avec de petits sacs, les sporanges qui contiennent leurs gamètes.

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Le lichen d'ordinaire haut perché sur les branches jonche le sol. Ce drôle de mariage entre une algue et un champignon permet aux herbivores comme les cerfs et les chevreuils de se nourrir pendant les périodes froides. Il est aussi riche en de nombreux nutriments. Ainsi certaines espèces sont employées dans la médecine pour fabriquer certains médicaments ou dans l'industrie agro-alimentaire comme émulsifiant.

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 Ce n'est peut être qu'une petite poignée mais c'est une belle surprise en ce début d'année. Alors oui bon nombre d'entres-vous me diront "des chanterelles grises en cette période c'est certes rare, mais pas exceptionnel non plus..." oui mais voilà, ici nous sommes dans les Alpes, à presque 900 mètres d'altitudes dans une forêt où en ce moment il fait jusqu'à -5°C, température relativement douce quand on sait que l'an dernier au même endroit on trouvait plus d'un mètre de neige gelée.

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Bref je suis contente et je dois avouer que ces quelques belles chanterelles ont vite fini dans une casserole. Mais elles n'étaient pas les seules à pousser dans la forêt.

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Divers champignons, bien que peu nombreux sont en effet apparus. Petits et ternes, ils se fondent dans le décor. Pas d'identification pour eux du moins pour le moment. Il y a même quelques vesses sont sorties mais ont pourri dès les premiers froids.

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Certaines zones sont accessibles, débarrassées par la neige et le gel des broussailles, des ronces et des hautes herbes qui aux premiers rayons de soleil pointeront le bout de leur nez. Les jeunes pousses font le régale des animaux mais aussi des promeneurs.

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Parmi les sommets enneigés visibles depuis le haut du col, la Dent du chat figure dans la liste des plus jolis mais aussi dans celel des plus rudes à escalader.

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 De jolis polypores marignés ont prit place sur les vieux poteaux de délimitation. Leur croissance a été rapide, tant et si bien qu'ils ont fini par engloutir le lierre.

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Il fait peut être beau mais il ne faut pas non plus se leurrer, nous sommes en Hiver et bien que pour le moment la neige n'a pas fait trop souvent son apparition (n'oublions pas néanmoins le mois de Novembre), il est évident que la végétation somnole et que les premières fleurs se ferront comme toujours attendre bien que par endroit les primevères accaules offrent leurs beaux pétals jaunes.

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Je termine ma promenade par la visite d'une petite marre située près du sommet. J'aurai aimé avoir des photos de qualité pour vous présenter ma découverte qui me remplit de joie. Au fond de l'eau, dans un brouillard de vase, des dizaines et des dizaines, peut être même plus d'une centaine de batraciens se mêlent à la boue. Crapauds et grenouilles de toutes tailles et de toutes couleurs, variant de l'orangé au vert en passant par les teintes de gris et parfois de jaune sont en hibernation. A ma grande surprise tout ce petit monde s'agite à la recherche de la meilleure position de sommeil, peut être que la douceur de ses jours n'y ait pas pour rien mais d'ici demain il faudra compter sur le retour de la neige et du froid. En tout cas je suis ravie de ce spectacle et dans les entres-mêlât de pâtes, de ventres claires et de dos alongés je parviens à distinguer de nombreuses grenouilles rousses et vertes, quelques crapauds communs et me^me un ventre jaune tacheté de noir. Un crapaud sonneur? c'est trop beau pour être vrai.
C'est sur cette jolie note que se termine cette ballade.