dimanche 1 janvier 2017

Destination Bretagne : la côte par Plougrescant.

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Plougrescant, voilà un nom bien breton. Cette petite ville se trouve au nord de la Bretagne et est longée par la Manche. Elle est connue pour ses plages et sa côte de granite rose que nous avons eu le loisir de visiter juste avant la tombée de la nuit. Nous avons été impressionnés par la capacité qu'a la mer de se retirer sur plusieurs centaines de mètres, nous faisant ainsi découvrir une faune variée. (Pour consulter les horaires de marée).

 

Une ville cotière.

Elle est surtout connue pour Castel Meur, une maison de pierre célèbre pour être encadrée par deux énormes blocs de pierre sur un minuscule îlot. Le centre de la ville s'étale sur le plat, au sommet d'une colline qui fait face à la mer. On y trouve de nombreux restaurants mais aussi beaucoup de boutiques de décoration.

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Le chou marin (Crambe maritima).

C'est une plante parfaite pour s'essayer aux jeux de mots en tout genre ... C'est aussi une plante protégée qui a subit les désagréments des cueillettes incontrôlées mais aussi de l'urbanisation galopante des côtes. C'est une très bon légume oublié qui peut être cultivé chez soi mais qui ne supporte pas la conservation sur la durée.

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L'huître creuse du Pacifique (Crassostrea gigas).

Cette huître Japonaise de grande taille a été introduite sur les côtes françaises dans les années 60. Rentable et bénéfique dans un premier temps, elle cause actuellement de gros problèmes environnementaux mais aussi au marché de l'huître. Sa reproduction et sa prolifération sont pour l'heure, complètement incontrôlées.

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La patelle commune (Patella vulgata).

Elle fait partie des trois patelles présentes en Bretagne. Comme de nombreux coquillages, cette patelle (qui appartient aux bernicles) possède des tentacules au bout des quels on trouve des yeux archaïques. Elle broute les algues des rochers grâce à sa radula, une mâchoire dont les dents fonctionnent telles une râpe. Sa consommation par l'Homme remonte à la préhistoire. Elle peut être consommée crue ou cuite avec du beurre.

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L'araignée de mer de la Manche (Maja brachydactyla).

Plougrescant a été pour nous l'occasion de nous familiariser avec les crustacés. Parmi ceux-ci on trouve l'araginée de mer de la Manche, l'un des plus gros crabes des côtes de la France métropolitaine. Celui-ci peut atteindre un poids de 3 kilos. C n'est que depuis 2008 que cette espèce n'est plus apparentée à l'araignée de Mer commune (Maja squinado) qui, d'après les analyses génétiques et des naturalistes, ne vivrait qu'en Méditerranée.

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Le trouteau commun (Cancer pagurus).

Appelé crabe dormeur, il est l'un des crabes les plus connus. Très actif la nuit, on peut parfois assister à de grandes vagues de migration des femelles, en particulier les soirs de pleine lune. C'est un véritable charognard des fonds des mer qui nettoie le plancher marin des cadavres et des restes de proies de plus gros animaux. 

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Le crabe enragé (Carcinus maenas).

 C'est le plus commun des crabes de Bretagne et le plus facile à attraper. Souvent d'un joli vert émeraude, sa carapace peut aborder diverses couleurs comme le brun, le jaune ou le gris. De petite taille, il n'est que peut consommé hormis en sauce. Il se relève par contre être un très bon appât pour la pêche au gros.

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Le mot de la fin.

Après un après midi passé sur les quais, un petit passage tardif le soir même par les falaises de granite rose et, une chasse nocturne aux crabes, nous reprenons la route une toute dernière fois pour visiter la Bretagne avant de retourner dans notre petit appartement lyonnais. Nous prenons soin au passage de profiter des éternels hortensias bretons qui donne un caractère si particulier au bord de mer et aux maisons de pierre.

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