vendredi 18 octobre 2013

Chenille du pudibonde (Calliteara Pudibunda).

Voici la henille de la Pudibonde, un joli papillon de nuit timide qui s’effarouche quand on l'approche d'où son nom.  Il est aussi terne que la chenille est colorée et possède même du poil aux pattes. On le croise partout en France de mai à juin, jusqu'à 1000 mètres d’altitude. La chenille se nourrit de feuilles et n'est pas très difficile, on peut la  voir festoyer aussi bien sur un noisetier qu'un châtaignier, une ronce ou un chêne

 

Ses poils sont urticants uniquement en cas d'ingestion et lui servent de protection, tout comme sa couleur vive qui lui permet de mettre en garde ses prédateurs. Bref, une jolie créature des bois qui se remarque de loin et qui donne un peu de magie.

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lundi 8 avril 2013

Rayons de soleil et jardin.

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Voilà quelques brins de verdures sur un fond de soleil bien mérité. Les pâquerettes, présentes mais timide durant l'hiver s'ouvrent  doucement.

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Ce sont les feuilles et les fleurs de la plante qui sont utilisées dans la composition d'huiles médicinales. Récoltées en pleine floraison, les pâquerettes sont séchées dans un endroit sec et aéré avant leur emploie. 

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Le lamier pourpre comme la plupart des lamiers, en plus d'être une plante médicinale, partage la particularité d'avoir des fleurs en forme de "gueule" d'où leur nom de lamiacées qui provient du grec et signifie "lèvres".

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Les petites violettes odorantes parfumes le jardin. Disposant d'une vaste gamme de couleurs pouvant tendre vert le blanc, elles sont reconnaissables par leur délicat mais puissant parfum.

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Et comme toujours les primevères acaules que l'on présente plus. Jusqu'à mai voir juin elles donneront à se voir.

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En latin primevère, "prima vera" signifie premier printemps. Ainsi avec la perce-neige les deux plantes se battent pour avoir le statu de fleur des premiers beaux jours. Elles sont aussi appelées clefs du ciel car selon la légende, Saint Pierre aurait laissé tomber les clefs du paradis qui se seraient transformées en primevères.

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Ne cherchez plus l'Eden, il est à vos pieds! Sacré Saint Pierre.

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Voila les deux emblèmes des jardins fleuris, la perce-neige à gauche qui d'oridinaire est fanée continue sa floraison. A droite, la jonquille qui sur les coteaux forment de grandes tâches jaunes et se démarquent de l'herbe devenue bien verte.

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Cachée dans le bois, une clausilie. Ce petit escargot aime se cacher dans les lieux humides et le bois décomposé dont elle se nourrie. En France on compte 47 espèces différentes.

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Voilà le julidae. Combien de pattes chez ce petit arthropode de la famille des diplopodes? 23 paires si on compte bien. En situation de danger, s'il ne peut fuir, il se roule en boule.

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Découverte prés de ce que j'appel mon arbre à os: une énorme souche de noyer où depuis quelques temps un rapace vient dîner. A l'intèrieur, une jolie vertèbre d'un animal non identifier mais possédant quelques poils indicatifs.

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Et pusi dans le fond du jardin, enocre quelques pézizesveinées oubliées dans les explorations de la veille.

jeudi 10 janvier 2013

La main dans la nature.

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Une année de nature entre mes mains.

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La grande sauterelle verte.

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(On reconnaît ici monsieur à l'abscence de coutelas sur son derrière. Celle-ci grignote une tige de bouillon blanc mais n'hésite pas non plus à croquer une petite coléoptère de temps en temps voir une autre sauterelle car chez cette espèce, le cannibalisme est parfois de mise.)

Avant de présenter cette élégante dame qu'est la grande sauterelle verte, comment différenciation criquets et sauterelles car en général tout ce qui saute et bondit dans la verte prairie prend le nom de sauterelle, alors?

C'est simple, les criquets contrairement à leurs cousines sont dépourvus de grandes antennes et leurs femelles ne possèdent pas de tarières mais nous reviendrons sur ce dernier et surtout, ils sont majoritairement de paisibles herbivores qui parfois ravagent les champs de céréales en de très grandes nuées et, où ils ne laissent aux cultivateurs que leurs yeux pour pleurer. A ce titre, ne sont ils pas la huitième des dix plaies d'Egypte?

 

Alors sauterelle qui es-tu?

Notre amie fait partie du genre des Orthoptères, comme son cousin criquet mais se différencie de celui-ci de part son sous ordre des ensifère et de sa famille, les Tettigonidae, d'où son petit nom latin Tettigonia viridissima.

La grande sauterelle verte est... verte, à l'excepté de son dos doré. Pour différencier mâle et femelle rien de plus simple, la femelle possède une long tarière. Cet organe en forme de lame disposé à l'arrière de son abdomen lui permet de pondre. Pour cela elle l'entère profondément dans le sol où les oeufs passeront l'hiver à l'abris avant de resurgir au printemps. Dans leur premier temps de vie les petites sauterelles sont végétariennes et se nourrissent de pétales, de tiges et de feuilles mais dès qu'elles grandissent, elles deviennent de féroces prédatrices. A ce titre une morsure de grande sauterelle verte, sans être douloureuse à l'excés, n'est jamais très agréable.

Outre ces mandibules coupantes et son féroce appétit, la grande sauterelle verte qui mesure environ 6 cm peut déployer sa paire d'elle pour rejoindre de plus verdoyants pâturages. Le bruit de son vol s'approche de celui des grosses libellules comme celui des libellules à lunettes que l'on peut rencontrer en bords de lacs.

Comme tous les insectes de ce genre, notre amie sauterelle entend avec... ces pieds! en effet sur ces pattes se trouve une petite fente bordée de poils très fins qui font office d'oreille interne et qui lui permettent d'entendre les sons et plus particulièrement ses partenaires pendant la période de reproduction. 

Et par où respire t'elle? et bien par son abdomen pardi! à l'instar de nombreux insectes comme la chenille, une rangée de stigmate permettent à l'oxygène de passer directement dans l'hémolymphe, le sang des insectes. autre secret d'insecte, la grande sauterelle verte, toujours comme sa comparse chenille qu'elle aime déguster de temps à autre, connaît plusieurs mues avant de devenir un adulte sexuellement actif.

Enfin, il ne faut pas oublier que cette espèce est en forte régression un peu partout en France, en particulier dans le Nord à cause des pesticides et de l'industrialisation des plantations. Néanmoins on continu de la trouver dans les zones en friches, les pâturages, les prairies et toutes autres zones où se trouve des herbes hautes.

Il serait dommage de se priver de ce gentil géant, qui manipulé délicatement n'est nullement agressif et est un bon allié du jardinier, son féroce appétit lui faisant dévorer larves et insectes néfastes pour les plantations. 

 

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(Une femelle dans sa forme juvénile qui cache son "sabre".)