samedi 8 juillet 2017

La jardin alpin du parc de la Tête d'Or.

DSC05648Depuis quelques temps déjà, le jardin alpin du Parc de la Tête d'Or de Lyon est ouvert, joie ! Peut être est-ce là qu'est cachée la fameuse tête du Christ en or massif qui demeurerait dissimulée sous terre dans le parc ... qui sait ! Le jardin est ouvert le matin jusqu'à 11h et présente une multitude de plantes issues des quatre coins du monde et poussant dans les milieux montagnards.

DSC01827

La scolopendre (Asplenium scolopendrium) est une fougère commune qui pousse dans les zones humides, de préférence les ravines. En France on la trouve jusqu'à 1800 mètres d'altitude. Elle est protégée en Alsace, dans le Centre et en Provence-Alpes-Côtes-d'Azur. Récemment, il a été découvert que cette espèce pourrait produire des molécules salvatrices pour lutter contre certains cancers.

DSC01830

Exemple d'une fougère scolopendre
dégénérative dont les feuilles et les 
appareils reproducteurs mutés.

DSC01809

Les végétaux sont présentés pour certaines dans des formations rocheuses artificielles faites de béton.

DSC01813       DSC01814

 Le Victoria cruziana est un nénuphar géant que l'on rencontre en Amérique du Sud. Il peut prendre des dimensions démentielles, à savoir pas moins de 2 à 3 mètres d'envergure pour 60 kilos. On compte 8 parcs en France où il est possible de le voir, comme le jardin botanique de Menton ou celui de Nancy.

DSC01815

DSC01818        DSC01820

 Il fait parti de la collection de nénuphars et de plantes aquatiques des douves qui entourent le jardin alpin. Il n'y est pas rare d'y croiser des poules d'eau (Gallinula chloropus) avec leur progéniture. Hélas la pluie approche, le vent se lève, les photos deviennent sombres et les premiers éclairs retentissent dans le loin. Il faut déjà rentrer.

DSC01823


mardi 5 janvier 2016

Le jardin en Automne.

P9240054

L'hiver est là depuis quelques jours, il est l'heure de faire le bilan de ce qui s'est passé dans le jardin. La saison a été très chaude et pendant longtemps on a pu se croire en été, au point qu'on en vient à regretter l'absence de neige. Les animaux et les plantes s'en retrouve chamboulés et on a pu voir ici et là des fleurs s'épanouir.

 

Délice de figues.

On l'avait bien cru mort notre figuier (Ficus carica) après le terrible hiver de 2013. Le -17°C de cette année là avait semblé sonner son glas et pendant plus d'une année nous l'avons pensé perdu, mais après une taille sévère le voilà revenu des morts ! Je peux vous assurer que nos estomacs ont bien profité de ses fruits abondants.

P9240045 P9240049

 

La noix de Grenoble.

C'est la variété la plus courante chez nous et la plus emblématique du territoire. Grosse et charnue, elle est recherchée pour les pâtisseries. J'en ai récolté et vendu un peu plus de 100 kilos cette année, ce qui permettra de replanter de nombreux arbres dans l'ancien verger au milieu de ceux qui se font un peu trop vieux.

P9240021 P9240023

P9240020 PA260798

 

La grenouille rousse (Rana temporaria).

En récoltant mes noix je suis tombée sur cette petite grenouille rousse. Sa proximité avec le potager est très bénéfique car la belle se nourrie de limaces, d'escargots, d'insectes et de vers. Leur hibernation a déjà débuté. Les mâles s'envasent au fond de l'eau, les femelles quand à elles s'habritent sous une souche ou les feuilles.

P9240010 P9240011

 

Le champignon noir chinois (Auricularia auricula-judae).

Appelé aussi oreille de Judas,c'est le célèbre champignon que l'on retrouve au côté du shiitake dans la cuisine asiatique.Très populaire en Asie il est pratiquement ignoré dans la gastronomie européenne. C'ets une chance pour moi car il est abondant et peu recherché, de ce fait je peux m'en faire de nombreux bocaux.

P9240026

 

La culture de maïs.

Autours de chez nous elle est peu importante, non pas en raison du manque d'eau (bien au contraire) mais des terrains qui sont plutôt escarpés. Le maïs est arrivé avec les premiers explorateurs du nouveau monde (avec les pommes de terre et les tomates). Il en existe une grande variété même si bien souvent nous ne les différencions pas les unes des autres. Pour citer quelques unes, il y a le jaune de Lorraine, le doré des Landes ou la milette. 

P9240052 P9240054

P9240053 P9240051

 

Des plantes à becter.

On ne trouve plus beaucoup de plantes à croquer en automne, il faut alors se tourner vers les fruits et les tubercules. Néanmoins il reste quelques pousses bien tendre à se mettre sous la dents comme celles du gaillet gratteron (Galium aparine) et comme remède celles de la renouée persicaire (Persicaria maculosa).

P9300336 P9300344

 

Les plats d'automne.

À cette période c'est le grand retour des plats en sauce, des mijotés, des gratins, des potées et autres petits plaisirs qui sur le poêle ou dans le four de la cuisine cuisent pendant de longues heures. Le navarin d'agneau ne fait pas exception à la règle et reste très apprécié les soirs de pluie où la famille est réunie.

P9230001

 

L'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea).

Comme tout les ans, des armillaires couleurs de miel poussent ici et là de manière spontanée au pied des souches et des vieux arbres qu'ils ont infecté. Si certains le mange jeune avec plaisir (armillette), ce n'est pas le cas de tous car ce champignon provoque régulièrement des troubles gastriques et intoxications alimentaires.

PA260804 PA260807

 

La lépiote pudique (leucoagaricus leucothites).

J'ai encore beaucoup de mal à la reconnaître. Elle est classée parmi les bons comestible mais il est très facile de la confondre avec d'autres espèces semblables et dangereusement mortelles comme l'amanite phalloïde blanche (Amanita phalloides), l'amanite vireuse (Amanita virosa) ou encore l'amanite printanière (Amanita verna).

P9240034 P9240036

P9240038 P9240040

 

La dormance.

C'est une période du cycle de vie où les animaux et les végétaux se mettent en repos. Cela est souvent dû à des conditions climatiques et environnementales peu bénéfiques de manière ponctuelle et aux quelles les organismes pour résister sans dépenser d'énergie répondent par le sommeil. Pour ce qui est de la dormance quotidienne et légendaire des chats ... c'est une toute autre histoire où la paresse et la flemmardise n'y seraient pas pour rien.

PA250789 PA260796

 

Un arc-en-ciel à sa fenêtre.

Les feuilles perdent leur éclatante couleur verte dû à la chlorophylle. Les arbres s'en séparent pour mieux affronter le froid et ainsi minimiser leur dimension ce qui ne laissera que peu de place aux morsures du froid. Ce phénomène entraîne sur les feuilles de la vigne vierge à trois points (Parthenocissus tricuspidata).

PA270004

 

Le pic épeiche (Dendrocopos major).

Cela fait plusieurs années que nous avons la chance d'avoir dans le jardin des pic épeiches en couple ou seuls. Il n'est pas rare de les voir taper le bois mort, d'entendre leurs coups de bec caractéristiques ou de trouver quelques jolies plumes tombées au sol. Au printemps il y a toujours une ou deux nichés dans le verger.

P9300351 P9300352

 

La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

Appelée aussi coulemelle, c'est un excellent champignon qui pousse aussi bien dans les champs, les lisières de bois que les forêts claires. Elle est de très grande taille et quand elle pousse en rond de sorcière il est difficile de la louper, d'autant plus que c'est un excellent comestible qui se cuisine à toutes les sauces.

nP9300326 P9300327

P9300321 P9300325

 

Le géranium des Pyrénées (Geranium pyrenaicum).

J'adore ce petit géranium sauvage car quand on frotte ses feuilles, un délicieuse odeur iodée se dégage et parfume les doigts. Il est presque présent partout en France (très peu en Aquitaine), jusqu'à parfois 2000 mètres d'latitude. Il aime les prés, les bords de routes, les sentiers ensoleillés, les bois et les terrains vagues.

PA260801 PA260803

 

Les faucheurs (Les Opiliones).

Souvent confondus avec leurs cousines les araignées, ils s'en distinguent par l'absence de glandes à venin et par le fait qu'ils ne produisent ni soie, ni toile. Ils mangent un peu de tout. Certaines espèces sont purement carnivores, d'autres complètement végétariens, d'autres encore se nourrissent de nos déchets.

P9300342

 

La vie des insectes l'automne.

Eux aussi se mettent au ralenti. Les abeilles sortent de moins en moins et aux premiers grands froids chassent les mâles de la ruches pour économiser les ressources. Les chenilles s'apprentent à passer l'hiver dans leur chrysalide, les coccinelles en groupe sous les écorces et derrière les volets. Les criquets et certaines espèces de sauterelles quand à eux vivent leurs derniers jours mais la génération suivante ne tardera pas à bientôt sortir.

PA270006 PA260809

 

La pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii).

J'ai bien eu du mal à reconnaître ce champignon car je le rencontre pour première fois en pleine nature et que sa forme cultivée est assez différente (beaucoup plus longiligne), mais ses lames et lamules ne trompent pas. C'est un excellent champignon au parfum fruité. Elle pousse sur les racines de panicauts dans les zones dégagées.

P9290298 P9290300

P9290303 P9290308

 

Le mot de la fin.

J'ai adoré cet automne au jardin, il a été lumineux et plein de trouvailles. Les champignons ont été à la fête, saison oblige. Ils ont agrémenté les plats en sauce qui ont parfois tardés à venir, la faute à un temps chaud et sec que l'on a rarement vu à cette période et pour cause, le courant exotique El Nino semble déchaîné.

P9300312 P9290305

mercredi 18 septembre 2013

Le jardin aux couleurs de l'automne.

SAM_3252

Dans trois jours c'est l'equinoxe d'Automne, appelé par les adeptes du New-age ou de la Wicca Mabon. Personnellement je ne mets pas de symbolisme religieu sur cette journée mais c'est pour moi le début de la plus belle des saisons, un peu comme un début d'année ou du moins, celui du "printemps de l'Hiver". Pour moi c'est le temps de l'introspection, du renouveau et des châtaignes!

1SAM_32572SAM_3256

3SAM_32544SAM_3255

1 et 2: La vigne vierge s'est bien développée et a fini de fleurir (si on peut nommer cela fleurs...bref), elle a envahi le mur de la façade et le bienvenu de l'entrée a du mal à se faire voir.

3: Cette grande tipule, surnommée en France et en Belgique "cousin", prend du repos sur un genêt d'hiver. On peut voir ici qu'il s'agît d'une femelle car le bout de l'abdomen est pointu. Il s'agît de l'ovipositeur qui permet de déposer les oeufs fécondés. Pour l'identification de l'espèce, c'est une autre histoire.

4: Les feuilles de la vigne vierge commence à jaunir, d'ici quelques temps elles aborderont une très belle teinte rouge-or.

SAM_3231

Les pouliche du prés attenant au jardin profitent des rares éclaircies entre deux grosses pluies. Avec un peu de chance il y aura quelques rosés des prés qui pointeront le bout de leur nez d'ici une a deux semaines.

1SAM_32452SAM_3246

3SAM_32474SAM_3249

1: Les premiers champignons sont apparus dans la pelouse. Pas d'itentification pour celui-ci, peut être un entolome livide mais sans plus.

2: Les noisettes commencent à tomber. Ici il s'agît de quelques spécimens "avortés" mais déjà on peut remplir un fond de panier avec celles-ci et en déguster la précieuse amande.

3 et 4: Les feuilles mortes commencent à chuter en abordant tout un motif de couleurs variées et chatoyantes.

SAM_3032

Et pendant ce temps là le jardin du voisin est resplendissant!

SAM_3238 SAM_3223

SAM_3226 SAM_3228

Il ya bien nombre d'autres champignons dans le jardin:

1: Les marasmes petite roue sont revenus et commencent même à passer. Non comestibles, leur esthétisme est fort plaisant. 

2, 3 et 4: pas de nom là aussi (ou du moins pas encore) pour ces coprins qui semblent proche du coprin à tête dorée. Tout les ans ils arrivent dans la pelouse, à proximité du passage des bovins. Éphémères, ils apparaissent et disparaissent en 2-3 jours à peine. Ici je vous présente les différents stades.

SAM_3250

Voilà, l'été se meurt et laise place à l'automne. Il ne géle pas encore mais la rosée donne un aspect féérique aux arbres de la propriété.

 

SAM_3241

Et pour finir, une photo d'une mouche-scorpion (panorpa communis ici). Depuis le début de l'été j'essaie d'en photographier une sans jamais y parvenir car elles sont d'un naturel timide et leur vivacité ne leur permet pas de prendre la pose devant l'objectif. Voilà chose faite avec celle-ci, une femelle qui est entrain de pondre.

samedi 6 avril 2013

Un jardin bien productif.

SAM_4608 SAM_4609

Encore des pézizes veinées! mais rien avoir avec les quelques spécimens trouvés hier soir dans la pénombre, là on passe au niveau supérieur!

SAM_4586 SAM_4602 SAM_4587 SAM_4591

Encore modestes par rapport aux spécimens que l'on a pu trouver ces dernières années dans le coin, les champignons reste de belle taille. Communément l'espèce peut atteindre 15 cm de diamètre, c'est la plus grande du genre des pézizes. 

SAM_4596

Alors, combien d'entre-elles ce sont cachées sur cette photographie?

SAM_4603 SAM_4581

Discrètes, il ne faut pas hésiter à soulever les feuilles, les ronces et les fleurs pour les apercevoir et les attraper.

SAM_4599 SAM_4618 SAM_4622 SAM_4612

Bref, avec ces belles prises le panier se remplit bien. Proches de la morille avec qui elles partagent le même biotope, elles n'en ont pas le goût, certes, mais restent de très bons champignons avec un goût raffiné et sont servis aux plus grandes tables.

SAM_4585 SAM_4597

Pour les repérer, hormis les noisetier, les frênes, les ficaires, le lierre, les ronces les la terre humide, l'odeur typique de javel des pézizes veinées permet à coup sûr de les trouver parmi les feuilles mortes.

SAM_4588

Aller une dernière cachottière pour la route. Serez-vous la retrouver?

SAM_4598 SAM_4600 SAM_4601 SAM_4616

Bref, dans les hautes herbes ou les ronces, il ne faut pas avoir peur de se promener le nez parterre pour être sûr de mettre la main dessus.

SAM_4595

Et pour conserver les champignons sans les abîmer pendant le périple, j'ai opté pour un sac en tissus, bien moins encombrant que le célèbre panier il m'accompagne plus facilement dans les coins escarpés.

SAM_4631 SAM_4634

Voilà une belle cueillette qui finira vite dans la cuisine. Il y a mille et une façons de les préparer, en l'omellette ou en sauté avec rôti, il n'y a rien de mieux.  

SAM_4625

Mais il y a d'autres surprises dans le jardin. Les violettes sont bien épanouies, les ficaires fleurissent enfin, les frênes commencent à bourgeonner, les jonquilles sont resplendissantes et les oiseaux s'en donnent à pleins poumons, bref on va bientôt se sentir en plein dans le printemps.

SAM_4628 SAM_4629

Et les éternelles primevères acaules ont envahi la pelouse qui a prit une teinte jaune pâle.

vendredi 5 avril 2013

Aperçu du soir.

SAM_4556 SAM_4557 SAM_4571 SAM_4565

Passage rapide dans le jardin ce soir dans le froid et avec la nuit qui commence à tomber. Quelques jolies pézizes veinées de tailles diverses.

SAM_4555

Malheureusement pas encore la queue d'une morille en vu mais ça ne serait tarder!

SAM_4559 SAM_4570 SAM_4562 SAM_4560

La suite ce weekend.