samedi 24 octobre 2015

Je ne suis pas végétarienne.

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Voilà qui est dit, j'aime la viande!
(Ba ! Satan, barbare, sauvage, monstre ... non, renarde!)

 

"Les végétariens moraux croient que c’est possible de manger avec un régime qui n’inclut ni animaux ayant soufferts, ni animaux morts. Les végétariens politiques pensent que si tout le monde était végétarien, nous pourrions stopper une somme considérable de destruction environnementale. Et le végétariens nutritionnels tendent à croire que les aliments animaliers sont la source de tous les maux, causant loin devant le reste les maladies et les cancers." Lierre Keith

Petit encart : je sais, j'ai déjà posté ce billet. Oui mais voilà, j'ai prit le temps de le relire, de l'approfondir et j'ai changé deux-trois points qui s'accordent aujourd'hui avec ma vision des choses. 

Avant tout propos, je tiens à dire que dans cet article je ne mène pas une guerre contre les végétariens, les végétaliens, les végans où contre tout autre personne ayant un régime alimentaire semblable. Je ne veux pas convaincre qui que ce soit qu'il faut absolument manger de la viande et encore moins établir cette idée comme une vérité absolue.
Ce que je veux mettre en lumière ici, c'est ma réflexion personnelle sur cette question qui me passionne et me taraude souvent l'esprit. Donc pour se faire, je citerais quelques éléments qui m'ont permis de me faire un avis. Peut être que celui-ci évoluera un jour ... oui peut être. En tout cas si cela peu paraître confus c'est bien normal, et mieux, ça l'est. J'ai posé ici mon ressenti comme il venait et c'est pour cela que certaines idées ne sont pas développées ou peu. J'y reviendrai à un moment ou un autre, quand j'aurais poussé ma réflexion un peu plus loin.
Emoticon Red Fox engagementCet article n'est pas ouvert aux commentaires car il n'a pas pour but d'ouvrir un débat ou même de créer de l'échange (ce qui je le reconnais est assez égocentrique), non, ma seule volonté est d'exposer ma conception de la chose avec le peu de connaissances que j'ai en m'aidant d'articles scientifiques, ethnologiques et géographiques issus de tous bords. Bien entendu vous trouverez toutes mes sources, tous les documents, forums, sites, blogs etc... qui m'ont aidé à construire mon article à la fin de celui-ci.

Enfin, je sais comme il est sensible de parler de ce sujet car chez bien des personnes, qui mangent ou non de la viande, l'alimentation (souvent inconsciemment) figure parmi les repères identitaires les plus forts. Les remettre en question ou les présenter sous un jour nouveau peu donc être perçu parfois comme une négation de ce qu'elles sont, d'où les attaques qui peuvent être virulentes. Ici il n'en est rien, et je le rappelle, mon approche est personnelle, ce qui ne m'empêche pas de faire appel du mieux que je le peux aux sciences naturelles et humaines mais aussi, à ma conception de la nature et ma propre philosophie de vie (aussi je me permettrai de temps à autre de faire quelques traits d'humour). Dans tout les cas je garde à l'esprit dans mon exposé que s'alimenter reste avant tout un fait culturel et social. 

 ATTENTION CET ARTICLE N'EST PAS NEUTRE 

 DIANTRE! 

"Le mal ne réside pas dans le quoi (l’acte de manger des animaux), mais dans le comment (la manière de les élever et de les consommer). Ceux qui associent "omnivorisme" et élevage intensif opèrent un terrible amalgame."



A l'affirmation "nous ne sommes pas fait biologiquement pour manger de la viande" je répondrais faux !
C'est le bon vieux mythe du végéta*isme originel, qu'il soit religieux ou non. Dans la bible, avant que l'homme et la femme soient poussés à la faute, tous les animaux consommaient des végétaux, le lion comme la vache, l'humain comme la brebis. Dans ce retour à une alimentation composée plus ou moins exclusivement de végétaux, on peut voir de nombreux fantasmes ou désirs, comme celui du retour à l'innocence, la volonté de se purger de certaines fautes propre à soi ou à sa communauté, bref l'idée que nous ne sommes pas foncièrement mauvais et donc complètement responsable du foutoir dans le quel nous nous trouvons vu que nous avons, dans la tradition religieuse, été faits bons et herbivores, la viande ayant pour symbolique la perversion. Pour attester de cette conception, consciente ou non, certains faits scientifiques sont mis en avant.

"Nos lointains ancêtres (quelques millions d'années) étaient chasseurs et cueilleurs et on peut dire que cela ne nous a pas trop mal réussi. La particularité du système digestif des ruminants n'est pas la longueur des intestins mais la régurgitation du bol alimentaire et la fermentation qui en découle." C'est quelques mots sont là pour rappeler que notre système digestif n'est pas celui d'un carnivore car trop long (l’intestin mesure 10 à 12 fois la taille du corps chez l'Homme contre 4 à 5 fois chez les animaux complètements carnivores) mais n'est pas non plus celui d'un herbivore car trop court, en somme nous nous trouvons entre les deux c'est à dire omnivore et que par cela, nous sommes conçus pour manger des végétaux mais aussi de la carne comme nos proches parents les singes avec qui nous partageons notre patrimoine génétique à 98% et des poussières. En effet, gorilles et autres chimpanzés chassent de temps à autre des oiseaux, des reptiles mais surtout d'autres singes pour couvrir tous leurs besoins nutritionnels.

Bien que la dentition humaine, à savoir de petites canines non tranchants sur une mâchoire de force moyen et semblablse à celles des primates frugivores (ce qui a poussé Charles Darwin, Georges Cuvier ou Charles Giraud à concevoir le frugivorisme comme régime alimentaire adapté à l'Homme bien que ces bons gars ne surent pas que les grands singes étaient partiellement omnivores), l'estomac lui n'est pas spécifique à la nutrition entièrement végétale ni complètement carné. Nous ne possédons pour ainsi dire ni doubles estomacs, ni penses et notre vésicule biliaire s'épuise voir s’abîme à la digestion des huiles végétales.

Enfin, depuis 2007 il est reconnu que l'appendice iléo-cæcal, que l'on nomme aussi appendice vermiculaire et qui cause la crise d'appendicite quand il se bouche, produit des bactéries spécifiques à la digestion de la viande et que si celui-ci à diminué pour devenir casi-inexistant, il nous a servit pendant bien longtemps. Cela est dû à l'apprivoisement du feu qui a révolutionné notre façon de nous alimenter et donc, qui nous a façonné biologiquement. Rajoutons que si Cro-magnon, Neandertal et Cie prenaient le risque de courir après le mammouth, ce n'était pas uniquement de l'ordre du culturelle (montrer sa force par exemple) ni de l'utile (construction d'abris avec les os et défenses), les arbres et les ours des cavernes étant là pour remplir le plus souvent ces fonctions.

Il me tient à cœur de citer quels mots de Stéfane Guilbaud qui à travers son article (que vous trouverez dans les sources ou là) met en lumière à mon sens certains faits véridiques:

"La viande désincarnée dans les sociétés occidentales.  
Nous venons tous d’ancêtres ayant été cueilleurs-chasseurs et nous avons encore sur terre au XXIe siècle, grand nombre de peuples dépendants de la protéine animale. Ces peuplades se consacrent à la chasse pour subvenir à leurs besoins. Naturel pour eux alors de chasser et tuer les animaux tout en priant pour remercier un dieu de la forêt ou une divinité concernée. Une fois faits, ils ramènent la pitance pour nourrir leurs familles. À quel moment ces individus ont-ils fauté ? À quel moment pourraient-ils recevoir un quelconque reproche ? C’est bien la question que l’on peut se poser.

Lors d’une conférence, quelqu’un m’a répondu "C’est normal, ils ne sont pas occidentalisés". Drôle de réponse à plusieurs titres. La différence fondamentale entre eux et nous reste la manière et la motivation. Ces peuples tuent directement pour se nourrir et n’ont rien à cacher.
À contrario, nous ne tuons pas toujours par nécessité, mais pour des besoins plus ou moins louables.
En effet, dans quelle catégorie ranger les animaux tués pour le petit apéro saucisson-chips du collègue ou bien encore pour les menus junk foods toujours plus grands, toujours plus gros ?
Une autre différence de taille est la relation visuelle que nous avons avec l’animal. Nous ne le voyons plus, il est désincarné par des industries de la mort qui nous les propose en barquette, sans os, sans forme, sans lien avec le pâturage. Nous ne voyons plus rien et comme dirait Fabrice Nicolino, il est plus facile de rentrer dans une centrale nucléaire que dans un abattoir. Demandons-nous pourquoi ?"

 

Nous pouvons nous passer de viande: Vrai et faux.
En fonction du régime alimentaire choisi, de la condition physique et des maladies de notre organisme, il est aujourd'hui possible grâce au modernisme de se passer de viande. Un régime végétarien sera reconnu comme viable et bon pour l'organisme s'il n'est pas prédisposé à certaines carences ou maladies, les régimes végétaliens et végans eux sont déconseillés par les spécialistes, en particulier par l'INPES car il faut posséder une très bonne connaissance de ses besoins, de celui de ses proches si on choisit de leur faire partager cette alimentation (manger des aliments précis dans des proportions elles aussi précises, bref, il faut se soumettre à de nombreuses contraintes). De plus, il est attesté que ce type de consommation n'est pas adapté à l'organisme humain car il entraîne de nombreuses carences (en particulier en vitamine B12), d'où le recours à l'utilisation de gélules et de compléments synthétisant les molécules animales qui sont essentielles à l'organisme (et qui souvent, sont tirés directement d'animaux tués dans ce but ce qui est quelque peu paradoxal). Néanmoins un régime végétarien varié et proposant une importante quantité de nourriture peut être sain pour l'organisme.

Nous avons de nombreux besoins. On parle souvent des sept éléments essentiels pour son bon fonctionnement. Il y en a bien d'autres tout aussi importants mais dans une moindre mesure. Bref, il lui faut avant tout de l'eau (beaucoup d'eau), de l'énergie mais aussi de quoi se construire et se développer. Pour cela nous devons chaque jours assimiler des lipides, des minéraux, des oligoéléments, des protéines et des acides aminés, des glucides et des vitamines.

 Où trouve-t-on les nutriments nécessaires?

Notre alimentation est riche en bienfaits, il suffit de bien choisir ce que l'on veut trouver dans notre assiette. Certains nutriments comme les glucides se trouvent dans beaucoup de produits comestibles mais certains d'entre eux sont spécialisés et ne se trouvent que dans certains aliments comme la B12 ou la B6. Ainsi les glucides contenu dans une pomme (sucres lents) n'auront pas du tout la même valeur nutritionnelle que ceux contenus dans une confiserie (sucres rapides).

Les lipides se trouvent dans la viande, le poisson (les fameux oméga3), les œufs, les produits laitiers, la charcuterie, les olives, les huiles, les fruits secs et les avocats. Ils représentent 40 % de nos dépenses énergétiques. Tous n'ont pas la même valeur et il faut varié les aliments pour consommer tous les types de lipides essentiels à l'organismes. Ils sont essentiels car ils permettent à nos cellules de structurer leur membrane, aide à la cicatrisation des plaies, à l'assimilation d'autres nutriments comme certaines vitamines et à l'éléboration d'hormones (un suspect parfois les cas d'hystèries d'être la cause d'un manque de lipides).

Les glucides représente 50 à 55% des nutriments que nous devons consommer pour ne pas manquer d'énergie. On les trouve dans l'huile, les matières grasses en général, le poisson, la viande, les produits sucrées, les crustacés, les œufs, les céréales, l'alcool, la pomme de terre, les légumineuses, les fruits secs, les fruits frais et les légumes.

Les oligoéléments dans un régime alimentaire traditionnel sont entièrement couverts. On les trouve dans les eaux minérales mais à différente teneur en fonction de la provenance de celles-ci. Le fer et le zinc par exemple se trouvent surtout dans la viande (en particulier de cheval et le boudin), l'iode sera dans les algues et les crustacés mais aussi le lait, le cuivre dans le chocolat, la viande, le poisson et les légumes secs.

Les minéraux (dont font partis certains ologoéléments) se trouvent un peu de partout, le calcium sera surtout contenu dans les petits poissons, les laitages et les fruits secs. Le chlorure se trouve dans le sel et les aliments salés, le magnésium dans les céréales complètes, les noix et les légumes verts. Le phosphore réside dans les viandes rouges et de volailles, le poisson, les produits laitiers ou à base de céréales complètes ou de fruits secs. Le sodium se trouvera dans les produits salés, les charcuteries et le fromage. Le chrome lui est dans les épices, le blé, le sucre non raffiné, les huiles végétales, les graisses, la viande , les cacahuètes et les levures. Le cobalt se trouve uniquement dans les produites laitiers, la viande et le poisson ! Le fluorure se trouve dans le thé, le poisson et les fruits de mer. Le sélénium lui est dans les produits d'origine animale riches en protéine comme la viande ou les œufs, dans les fruits de mer, en faible quantité dans les céréales et les champignons.

Les précieuses vitamines sont nombreuses, faciles d'accès et contenues dans de nombreux aliments. Ainsi la vitamine A se trouve faiblement dans l'huile de poisson, le foi et les produits laitiers mais de manière plus importante dans le cresson, les épinards et les abricots secs. La vitamine B1 est dans les levures, les céréales, les œufs de poissons; la B2 dans les abats, les légumes, les fruits, les produits laitiers, les champignons et les fruits secs. La B3 réside dans la viande de volaille, le foie, les céréales et les cacahuètes; la B5 est dans tous les aliments mais encore plus dans les orties; la B6 elle se trouve dans la volaille, le foie, les bananes, les choux, les tomates, les épinards et les pommes de terre (bref, des végétaux hormis les choux et les épinards que l'Homme européen n'a connus que très tard et qu'il a mit longuement à cultiver pour les autres, preuve à mon sens qu'une alimentation non carnée n'était pas innée vu qu'elle ne couvrait pas les besoin en B6). La B8 est contenu dans le foie, les œufs, les levures, le saumon, et en petite quantité l'avocat et le porc (à savoir que pour couvrir nos besoins journaliers il faudrait manger entre 5 et 15 avocats ou entre 14 et 196 gr de levure). La B9 se trouve dans le foie et les plantes vertes fraîches. La B12 est essentielle à notre organisme en particulier pour les organes vitaux. Elle est produite en très faible quantité par notre intestin grêle comme chez la plupart des animaux, ce qui explique pourquoi les prédateurs mangent souvent les viscères en premier avec le foie. Bref, la B12 se trouve uniquement dans les animaux (bien qu'à tort on ait cru que la consoude en possédait). Exception faite, une algue microscopique japonaise en posséderait mais dans des quantités infimes, tout comme les végétaux fermentés mais si peu qu'il faudrait consommer plusieurs tonnes de ces aliments (au passage il est remarquable de voir les contres-vérités sur la page Wikipédia à ce sujet). Bref, le seul moyen de se fournir de la B12 sans mettre son corps en danger est d'avoir une alimentation carnée. Néanmoins il est possible via des bactéries génétiquement modifiées de produire de la B12. La magie des OGM nous permet de produire ainsi 35 tonnes par an (ce qui est très loin de suffir à couvrir les besoins de la population mondiale si du jour au lendemain elle changeait de mode de vie). Un régime végétalien ou végan est donc forcément composé d'OGM (ce qui est embêtant quand on pratique ce régime pour des motivations sanitaires ou anti-mondialiste/modeniste/consumériste).

Les protéines qui contiennent les acides aminés sont ce qui permet à nos cellules de fonctionner. On les trouve dans la viande, le poisson, les produits laitiers, les œufs et en plus petite quantité dans le soja et le mélange savant de légumineuses et de céréales. Il néanmoins courant d'entendre dire qu'il y a plus de protéines dans les végétaux et qu'elles sont plus facilement assimilables, ce qui est faux. Le végétale le plus riche en protéine est le soja a raison de 16,5 gr de protéines pour 100 gr contre 30 à 70 gr de protéines pour 100 gr de viande.

A mon sens, le fait que certains aliments essentiels à notre organisme soient uniquement présents dans des animaux me conforte dans l'idée que biologiquement, nous ne sommes pas faits de sorte à nous nourrir uniquement de végétaux. Après ces constations, j'ajoute volontiers le foie à ma liste de courses quotidienne, c'est bel et bien un aliment précieux.

"Je pense aussi que les Végétariens se font du mal, sans forcément qu’il le ressentent. D’ailleurs, cela vaut aussi pour les adeptes des morceaux de viandes (moi compris). La vérité sur ce sujet est que notre espèce est Omnivore, notre corps a besoin de végétaux ET de viandes (même si les végétaux font plus de bien que la viande). En tout cas ce qui ai sur, c’est qu’aujourd’hui nous mangeons trop de viande, et peut être pas assez de fruits et de légumes, comme nos ancêtres le faisait. Personnellement, je prévois prochainement de remettre en ordre ma santé alimentaire, mais ne manger que des légumes n’est pas une solution." Malika Loreï.

 Les techniques modernes pour vivre sans :

Comme il est dit plus haut, il existe aujourd'hui de nombreuses techniques qui permettent de se passer de viande pour couvrir tout nos besoins mais à quel prix ? Les grands laboratoires se battent pour développer leurs gammes de produits pour végéta*iens et végans, usant du marketing et des techniques ordinairement réservées aux médicaments, on peut alors se demander s'ils n'ont pas pour but de créer une demande pour vendre leurs produits comme c'est le cas avec de nombreux médicaments et s'il ne risque pas d'avoir les mêmes scandales: vaccins contre le papillomavirus, médiator, Di-antalvic ou Cérivastine pour ne citer que quelques uns. A mon sens cela à déjà débuté avec l'utilisation d'OGM pour couvrir les besoins en en B12, la production à partir de produits chimiques de cobalt (procédé qui coute moins cher), la vente de compléments alimentaires fabriqués à partir d'animaux réformés (anciens animaux de laboratoire, de course ou de spectacle) et présentés comme synthétiques ou encore de nutriments présentés comme indispensables à l'organisme dans le cadre d'un régime sans viande alors que ce n'est absolument pas le cas.

 Les contraintes à ce type de mode de vie :

Elles sont nombreuses: absence de plats adaptés dans la restauration ou le commerce, prix élevés des compléments alimentaires et des céréales exotiques mais nécessaires comme la quinoa, difficultés à trouver des produits tels qu'ils soient non issus de matières animales (ne parlons pas du prix) à cause de l'utilisation de dérivés à base d'animaux dans des produits végétalisés (gélatine, épaississants, colorants …), manque de temps pour préparer sa propre alimentation surtout quand on a toute une famille à nourrir en travaillant.

Des membres et associations du mouvement sans viande comme la PETA, Ingrid Newkirk (présidente de la Peta), Peter Singer, Bruce Friedrich appellent à la flexibilité dans ce mode de vie et à l'appliquer au cas par cas. Ainsi des sportifs de hauts niveaux comme l'homme le plus fort du monde ou le coureur Scott Jurek s'accommoderons très bien d'un régime sans viande (et même dans ces cas végan) aidés par de nombreux spécialistes (médecins, nutritionnistes et diététiciens personnels par exemple) mais ce n'est pas le cas de tout le monde.

 Les dérives.

Il ne faut pas le nier, il existe des dérives dans la pratique de ces régimes alimentaires sans viande mais comme de partout. Certaines personnes vont encore plus loin que le régime végétarien, végétalien ou végan ce qui provoque souvent de graves problèmes de santé.

-Fruitarisme: on ne consomme que des fruits, des noix, des graines et des matières végétales qui peuvent être consommées sans que la plante ne soient blesser ou tuée (anthropomorphisme végétale). On peut manger des légumes ou des fruits mais pas de feuilles (épinards) ou de tubercules (ognons, ails, pommes de terre) car cela mettrait en péril la plante.

-Crudivorisme: on ne consomme que des fruits et légumes crus, des noix et de la pâte de noix, des germes de céréales et de légumineuse, des graines, des huiles végétales pressées à froid, des herbes et des jus frais. La nourriture ne doit jamais être chauffée à plus de 48°C et le moins longtemps possible.

Ces régimes alimentaires comme le régime végétarien, végétalien, végan ou uniquement carnés (et je ne parle pas de la malbouffe) s'ils sont mal maitrisés peuvent entrainer des carences dangereuses pour l'organisme. La plus connue et la plus courante est celle en vitamine B12. Une étude de 2004 sur des populations indiennes ayant un régime lacto-végétarien montrait que seulement 10% de personnes examinées n'étaient pas carencées et que 52% étaient en grave insuffisance de B12. L'approfondissement des recherches à montrer que ces carences étaient dû non pas à des prédispositions génétiques mais au régime alimentaire. L'absence de cette vitamine entraîne chez l'enfant à naître des retards physiques et mentaux, elle peut entraîner chez les adultes des problèmes neurologiques (dépression ou démence), gastro-intestinaux et hématologiques qui chez les enfants, les personnes âgées ou faibles peuvent être fatals. Les problèmes neurologiques au bout d'un an dans 45% des cas sont irréversibles. Ainsi le manque de B12 entraîne des démences, des dépressions, des confusions, des pertes de mémoire, des psychoses, des maladies vasculaires cérébrales, des dégénérescences de la moelle, des ataxies, des pertes du sens vibratoire, des spasticités, des démarches anormales, des paresthésie, des engourdissements, des faiblesses, des signes de Lhermitte, des incontinences urinaires et fécales, des glossites, des stomatites, de l'anorexie, des diarrhées, des constipations, des anémies, des leucopénies et la déclaration de la thrombocytopénie.

Enfin, on pourra citer les drames récents liés aux régimes alimentaires. Je garde bien à l'esprit que comme partout ce genre de faits n'est pas représentatif du végéta*isme et de tout ce qui s'y rapporte, que des décès alimentaires à causes de la mal bouffe ça existe aussi et largement, mais je ne crois pas pour autant qu'il faut les passer sous silence, sans non plus tomber dans l'excès comme ce fût le cas il y a peu avec cette décision de justice de retirer son enfant à un couple de végataliens. Elle a peut être été motivée par le décés d'enfants dont les parents maîtrisaient mal le régime alimentaire végéta*ien. Alors oui ce sont des cas extrêmes mais cela nous rappel que l'on ne peut pas faire n'importe quoi avec l'alimentation et que ce mode de vie doit faire l'objet d'un suivit, du moins pour les enfants.

 

Les personnes végétariennes, végétaliennes et végans vivent plus longtemps et sont beaucoup moins malades: Vrai et faux.

Il est courant de dire que les végétaliens vivent plus longtemps que ceux qui ont une alimentation carnée, ce qui est vrai mais la non consommation de viande est elle la véritable raison ? Non, du moins pour moi.

Des pratiques qui diminues les risques

Le végéta*isme et le véganisme sont des régimes alimentaires pratiqués pour des raisons spirituelles, philosophiques mais aussi sanitaires. Les personnes qui les pratiques le font en partie dans l'optique de prendre soin de leur santé. De ce fait ils vont le plus souvent éviter les conduites à risques traditionnelles comme la consommation de cigarettes, de drogues et/ou d'alcool. Le facteur viande n'est donc pas le seul à prendre en compte pour expliquer cette longévité. De là on ne peut ni infirmer, ni affirmer que ce type d'alimentation permettaient de vivre plus longtemps. Néanmoins une étude américaine de l'université de Loma Linda en Californie montraient que les hommes végétariens vivaient 83,3 ans alors que les non végétariens vivaient 73,8 ans et que les femmes végétariennes vivaient 85,7 ans contre 79,6 ans pour celles qui ne l'étaient pas. John Robbins dans « The Food Revolution » met en lumière que le doyen de l'humanité entre 1994 et 1998 était végétarien, ce qui à mon sens n'est pas un argument vu qu'il fut le seul ... il oublie de dire que la doyenne de l'humanité qui vécue encore plus longtemps (la française Jeanne Calment : 122 ans) ne l'était pas.

Une réalité médicale

Ce que l'on ne peut pas nier c'est l'impacte bénéfique de ces comportements alimentaires sur de nombreuses maladies comme la goute, les pathologies cardio-vasculaires, certains cancers, l'asthme, arthrite, le diabète et l'obésité. Mais ils en entraînent d'autres comme une augmentation des cancers de l'anus et de l'intestin, des cas d'ostéoporoses (alors que pendant longtemps ont les a présentés comme facteurs diminuant cette maladie) et des anémies par exemple.

Présenté comme remède contre les maladies cardiaques, on c'est rendu compte que le régime végétarien s'il n'est pas accompagné d'un traitement anti-stress et de nombreux médicaments n'avaient aucuns effets sur celles-ci.

Autre fait avéré, la surconsommation de viande aurait un rôle à jouer dans la maladie d'Alzheimer mais en aucun la consommation normale et quotidienne de viande. Les recherches de l'American Society for nutrition tendent à montrer cette correspondance (en comparant les populations qui asiatiques qui mangent beaucoup de viande et celle qui n'en mangent pas) mais mettent aussi en lumière le rôle de la méthionine (acide aminé) provenant de la viande est essentielle à l'organisme. Pour conclusion il est dit comme pour toute chose qu' il ne faut ni trop, ni pas assez consommer de viande mais trouver un équilibre

La qualité de la dentition en fonction du régime alimentaire.

Récemment, il a été mit en lumière que les végéta*iens et végans connaissaient beaucoup plus de problèmes de dentitions que ceux qui ne l'étaient pas : déchaussements de dents, caries, ulcères des régions buccales ... ce fait n'a été mit en lumière il y a peu et la recherche sur ce sujet continue. Un des facteurs pourrait être que ce sont des populations pauvres qui pratiquent le végétarisme (et cie) et qui n'ont pas accès aux soins dentaires. Un autre serait que certains éléments essentielles à la bonne santé dentaire ne se trouveraient que dans l'alimentation animale.


Ce type de régime alimentaire est l'unique solution contre la surproduction animale : Faux!
C'est un fait, depuis plus de 60 ans la consommation de viande a explosé, en particulier dans les pays industrialisés mais aussi émergents et il paraît évident que celle-ci doit être diminuée ne serait-ce que pour son impacte environnementale et les conditions de vie des animaux, mais de là à dire que sa non consommation est une obligation il y a un gouffre.

Les dégâts de la surproduction animale

Une des motivations d'une alimentation sans viande est les dégâts provoqués par l'élevage. L'exemple emblématique de la France reste le porc breton qui avec l'industrialisation de sa production a en vingts ans, ravagé le sol et les nappes phréatiques rendant l'eau du robinet impropre à la consommation. Aux États Unis l'élevage bovins (on a en tête ces immenses étendues de terre battues aux sont parqués les animaux) produit 20% des émanations de méthane à l'échelle planétaire. Si celui-ci était diminué de 10%, l'agriculture céréalière qui est destinée à ce bétail pourrait nourrir 60 millions de personnes en plus (mais quand on sait que l'on produit de quoi nourrir 12,5 milliards d'être humains mais qu'un milliard subit quotidiennement la famine, je doute que les efforts menés contre la faim doivent en premier lieu être ciblés sur cette production mais plutôt sur la notion de gaspillage). Au Brésil, le soja cultivé pour l'alimentation animale (mais pas que, l'alimentation humaine à sa part de responsabilité) détruit les sols mais aussi 38% de la forêt amazonienne brésilienne ce qui entraîne la disparition d'environ 100 espèces par jours même si ce chiffre diminue peu à peu. La forêt de Madagascar à cause des plantations et de l'élevage aurait diminuée de 90%. Autre réalité, 78% des terres cultivables sont employés pour l'élevage. Ainsi on estime qu'un hectare consacré au bétail nourrit 2 à 6 personnes alors que dans la même proportion le maraichage et les plantation peuvent nourrir 8 à 30 personnes (mais ici on ne tient compte que de la quantité et non des divers besoins nutritionnels de l'organisme). De plus il faut 7 à 10 kg de protéines végétales pour produire 1 kg de protéines carnées (en élevage intensif), ce qui implique une production végétale accrue non destinée à la consommation humaine, une utilisation importante d'eau (asséchement des nappes phréatiques et rivières), d'engrais chimiques et une pollution augmentée car l'emploie d'engins agricoles et de transports est multiplié. De plus la production de protéines animales est gourmande en énergies fossiles, 8 fois plus que les protéines végétales. Cela réside essentiellement dans le transport et la production de la matière animale mais aussi au parcoure de la viande. Sur la même idée, l'énergie déployée pour fabriquer un kilo de viande serait 100 fois moindre dans la fabrication d'un kilo de céréales. Le journaliste Fabrice Nicolino déclarait que selon la FAO, l'agence agricole de l'ONU, l'élevage mondial dégagerait plus de pollution que tous les transports existants à hauteur de 18% sur l'ensemble des émanations produites par l'humain.

Autre méfait de la surproduction animal, l'emploie de terres et de cultures destinées à l'alimentation animale au détriment de celle des hommes. En 1985 l'Éthiopie est ravagée par une terrible famine mais les céréale produites par les pays continuent d'être commercialisées vers la Grande Bretagne (ici et à mon sens, les responsables sont avant tout les politiques qui ont refusé de nourrir la population avec cette production à cause des dessous de table qu'ils recevaient).

Ces faits alarmants et même catastrophiques pour notre bonne vieille Terre nous obligent à changer nos comportements, mais le végéta*isme n'est pas l'unique solution, du moins à mon sens. Une alternative parmi d'autres serait la dénatalisation (je ne peux pas m'empêcher de penser à toi, chère Poppy !).

De plus, les dégâts de la surproduction végétale dans un but alimentaire comme celle du quinoa entraîne elle aussi des désastres. Les populations locales se trouvent sans ressources car elles doivent vendre leurs biens alimentaires, les locaux tombent malades, les épidémies réapparaissent, bref, les habitants des Andes et des Hauts-Plateaux vivent une crise sanitaire sans précédant pour nous nourri nous occidentaux. L'assèchement de la mer morte est un notre exemple de cette production abusive.



La plupart des êtres humains sont végétariens: Vrai et faux.

V'là trois petits points qui vont à l'encontre de cette idée à travers l'exemple de l'Inde:

  • un végétalisme forcé (famine, condition climatique ou religion) : l'Inde figure comme exemple ici. La population cultive son végétarisme en opposition aux musulmans avec qui les tensions sont fortes. Ainsi dans les grandes villes être surpris à manger de la viande, comme les musulmans le font, entraîne de nombreux désagréments.

  • On peut parler ainsi une construction identitaire au-delà de la pratique : manger de la viande est une raison suffisante pour vous interdire de louer ou d'acheter un appartement ou une maison, d'utiliser les transports comme le taxis (là je me demande comment ils font pour appliquer la loi), d'accéder à certains emplois ou certaines instituions (notamment dans le domaine de la santé ce qui est embêtant dans un pays des pays le plus touché par les maladies infectieuses).

  • On cite souvent l'Hindouisme comme religion du végétarisme avec plus de 800 millions de pratiquant mais on oublie souvent de dire que 88% des hindous sont non végétariens et se définissent comme tel pour marquer leur appartenance à leur culture. (un peu comme chez certains pour qui saucisson = français ...).
    Emoticon Zorritos Fox Ups!, La honte!

Tout ça pour dire que non la majorité des hommes et femmes en Inde et plus gobalement dans le monde ne sont pas végéta*iens et que quand bien même ils le seraient, serait-ce un argument valable ? (à mon sens pas vraiment, on a souvent vu que le plus grand nombre n'était pas toujours gage de raison).
Une trentaine de pays sont officiellement touchés par la famine, les populations se retrouvent à vivre de l'aide humanitaire (merci le maïs OGM des Etats Unis) et n'ont pas les moyens et la possibilité de ce nourrir d'autre chose que de végétaux, peut-on parler dans ce cas de végéta*isme ? Je doute qu'un somalien refuse une entre-côte ou qu'un irakien tourne de l'oeil à la vu d'une escalope de dinde.

 

Le végéta(*)isme est une prise de conscience récente: Vrai et faux.

L'ouvrage européen le plus ancien sur la non consommation d'animaux date de 1910. Nommé « No animal food », il est le fruit de la réflexion de Rupert Wheldon. Ce livre est très recherché et il existe de nombreux commentaires de celui-ci mais pour ce qui est de l'auteur, aucunes données sur lui sérieuses ne circulent. Était-ce un naturaliste, un scientifique? Quel légitimité de l'auteur sur le fonctionnement de l'organisme? Quel niveau de connaissance? Mystère.

Selon l'Union Végétarienne Internationale, la définition et la popularisation du végétarisme européen daterait du 19éme siècle.

 Le tabou de la viande rouge en Occident, en particulier USA et UE occidentale (chrétienneté):

Le monde occidental est contraint par de nombreux tabous alimentaires. Certains sont évidents comme la non consommation de certains animaux (chats, chiens, rongeurs), d'autres beaucoup moins. La viande à travers la chrétienneté a été perçue bien souvent de manière péjorative. Si elle était le reflet de la bonne santé du royaume quand le monarque en abusait, elle était le plus souvent présentée comme une forme de luxure, ce qui explique pourquoi il était mal vu chez les nobles et les religieux d'en consommer en certaines quantités et qu'il était rare, contrairement à l'image que l'on s'en fait, d'en trouver dans l'assiette des chevaliers qui par contre étaient de gros consommateurs de poissons (un des symboles les plus important de cette religion est le poisson). Toutefois, ces notions ne s'appliquaient pas au peuple. La viande était consommée sous forme de plats bouillis ou de charcuteries séchées car contrairement à ce que l'on pense, pendant le Moyen Âge la viande étaient très couramment consommée (mais nos préjugés sur cette période souvent vue comme une période noire où les maladies, les famines et la pauvreté étaient constantes sont tenaces). Dans "Histoire des peurs alimentaires" Madelaine Ferrières met en lumière la relation du peuple à la viande. Longtemps ce sont les animaux âgés, après une longue vie de labeurs, qui étaient consommés pour maximiser leur utilisation. Puis peu à peu les viandes jeunes et tendres, les viandes dites de lait (animaux en bas âge) ont été favorisées. Idéologiquement les viandes jeunes sont considérées comme pures car uniquement nourrit du lait maternel, leur blancheur atteste de leur pureté. Un aliment blanc donc une viande blanche sont des aliments purs qui consommés agissent en ce sens sur l'organisme (ce concept a donné naissance à notre pain blanc actuelle nommé autrefois pain à la reine). Les étales de viandes sont nombreuses et déclinées en plusieurs catégories en fonction de la qualité du produit. Le porc est très surveillé car on pensait à tord que sa chair pouvait rendre lépreux (on confondait les "grains" formés par le ténia avec les kystes des malades), le bouc et la chèvre peut consommés car leur chair avait la réputation de rendre les consommateurs d'humeur bestiale et charnelle. Ce qui entraînera une diminution de la con somation de viande c'est la grande peur entraînée par les zoonoses : les maladies épidémiques transmises par les animaux aux hommes. La peste n'y serait pas pur rien.

La consommation de viande de façon abondante devient alors gage de richesse et de pouvoir, phénomène que l'on peut voir actuellement dans bon nombre de pays du tiers monde où en quelques années sa production et sa vente ont explosé. Dans le sud de la France, le végétarisme c'est installé avec le catharisme (toujours pour exprimer une forme de pureté) avant d'être abolit au temps des Croisades.

Aujourd'hui la viande est encore associée à la luxure mais désormais aussi aux notions de maladie (risques cardio-vasculaires par exemple). Apparaît alors un végétarisme sanitaire qui considère la viande comme toxique pour l'organisme, à tort ou à raison, motivés par deux théories principales: soit celle selon laquelle notre organisme ne la digère pas, soit selon la quelle les animaux sont bourrés d'OGM, d'hormones, de toxines et de médicaments. Tout porte à croire que là réside l'origine de notre végéta*isme européen. En effet le terme premier végétarisme/végétarien évoque cette idée de santé. Il vient du latin vegetus: sain, frai, vivant.

 Une pratique liée aux scandales sanitaires et aux épidémies :

Actuellement la non consommation de viande est liée à plusieurs facteurs mais plus particulièrement aux scandales sanitaires récents. Vache folle, H1N1, viande chevaline dans les plats de Findus, poissons impropres à l'usage de la table ... les exemples sont nombreux. C'est un végétarisme sanitaire qui apparaît alors, mettant en avant la maxime « un esprit sain dans un corps sain » et qui s'inscrit dans la ligné du végétarisme contestataire qui lutte contre une société consumériste. 

Le néo-paganisme des années 80-90 :

Les mouvements des années 80 et 90 sont l'expression des frustrations face aux 30 piteuses, à la mondialisation et à la métamorphose profonde de la société. C'est à cette époque que le néo-paganisme apparaît, héritage des yéyés. C'est un mélange de traditions et de mythes païens, orientaux et ésotériques. Devant un capitalisme galopant, la notion d'exploitation, empruntée en particulier à Marx apparaît dans les discours. Celle-ci est apposée à l'Homme mais aussi à la condition animale, présenté comme esclave de l'espèce humaine (on remarquera alors que cette période est l'apogée de la pensée anthropomorphique). Le végéta*isme et le véganisme apparaissent alors pour certains comme la solution à ce qui est une injustice sociale mais plus globalement, contre des pratiques qui vont à l'encontre de la Nature. En effet, dans les nouvelles religions paganiques, l'Homme possède le même statu que les animaux, il ne leur ait plus supérieur comme dans la conception chrétienne, de ce fait manger un animal est apparenté à du cannibalisme ou du barbarisme car c'est un semblable qui est consommé. C'est aussi dans ces années que l'écologie comme nous la connaissons prend son essor. Face à l'élévage des animaux destinés à la consommation humaine, des mouvements végétariens, végétaliens puis végans se sont montés.

Rajoutons à cela l'arrivée et la pratique en France de philosophies orientales et de l'idéalisation de l'Asie, en particulier de l'Inde, vue comme végétarienne alors qu'il n'en ait rien. Même constat avec le Tibet.

 Un phénomène de mode : contester dans l'assiette pour se donner une identité.

Refuser la consommation d'animaux est devenu un moyen de contestation, c'est une hypercritique de la société comme le fait remarquer la sociologue Marianne Celka, en rejetant une alimentation considérée à tort ou à raison comme polluante et/ou non morale. Mais comme tout phénomène de contestation en vers la société (on parle alors de contre culture), il finit tôt ou tard par être reprit par la société elle même est à être intégré dans celle-ci (c'est l'institutionnalisation). Les exemples les plus communs sont la mouvance punk que l'on trouve aujourd'hui sur les podiums des plus grands stylistes, le tatouage qui n'est plus le bien des prisonniers et des marins ou encore le graffiti que l'on appel désormais art de rue et dont certaines œuvres se vendent pour plusieurs milliers d'euros dans des galeries d'art. Le végétarisme et les pratiques qui lui sont affiliées n'y échappent pas, ils deviennent alors un moyen de s'identifier à une communauté, de créer une appartenance et une identité propre qui se veut contestataire tout en restant incorporé dans la société (évitant ainsi l'exclusion et la marginalisation). A l'heure actuelle, c'est le domaine de la mode et de l'image qui reprend le mieux cette culture du végétarisme.

On peut également parler de mode dans le fait que la notion de végéta*isme aujourd'hui prend divers visages et que souvent, la pratique n'a de végétarienne ou végétalienne que le nom. Prenons l'exemple des Etats Unis où 60% végétariens reconnaissent manger régulièrement de la viande par choix. Ainsi, et un peu comme pour les styles vestimentaires, différents régimes pseudos végétariens sont apparus. Rappelons qu'en Europe le régime végétarien est ovo-lacto-végétarien : consommation de lait, d'œufs en plus de végétaux et de champignons alors qu'en Asie il est surtout lacto-végétarien : uniquement consommation de lait, de végétaux et de champignons mais pas d'œufs. Enfin, rappelons que le végétarisme s'inscrit dans une non consommation animale, tel qu'il soit. Ainsi, les régimes détaillés ci-dessous ne le sont pas.

-Pesco-végétarisme: pas de consommation de viande hormis celle de poissons (qui sont pourtant des animaux mais comme ils ne crient pas, ça choc moins de les consommer).

-Volaillo-végétarisme: pas de consommation de viande hormis celle de volatiles comme le poulet ou le canard.

-Fructo-végétarisme: pas de consommation de viande hormis celle de fruits mer : coquillages, oursins, moules ou huîtres (eux non plus ne crient pas).

-Flextarisme: consommation de viande deux à trois fois par semaine, soit comme la plupart des habitants de la planète.

-Néo-végétarisme: consommation limité mais quotidien (plus de trois fois par semaine) de viande.

Bref, dans les faits le végétarisme pur et dur reste marginale. On peut aussi voir l'expression d'un nouveau spécisme (les différents types de régimes végétariens) ce qui conduit à une classification des animaux, chose contre le végéta*isme est censé lutté.

 

C'est la manifestation de la volonté de respecter l'animal: Vrai et faux.
C'est est indéniable, le végéta*isme occidentale est motivé en grande partie par la non souffrance animale ce qui le différencie du végétarisme orientale qui est lui motivé par les religions, en particulier par la crainte d'avoir une mauvaise vie future si l'on tue un animal qui peut être la réincarnation d'un proche mais également, par la pression sociale des communautarismes locaux. Rappelons que le végétarisme Hindou a été instauré initialement pour régler les problèmes liés à la diminution des troupeaux bovins et donc la raréfaction de viande, interdite alors aux plus pauvres. La sacralisation de la vache n'est arrivée que plus tard.

 Une pratique liée à la condition animale

C'est avec l'industrialisation de l'élevage que la condition animale c'est dégradée, ce qui a conduit à une réification de l'animal pour permettre une meilleur productivité afin de nourrir la population qui croît sans cesse (putains d'humains! Mouha mouha! Hé oui, le médecin est passé avant l'agronome). Il y a deux approches de l'animal et de son traitement par l'homme. La première concerne l'action elle même, le fait que faire du mal à quel organisme que ce soit est mauvaise par principe et non parce que celui-ci dans les faits souffre. Cette philosophie est développée dans le monde végan par Gary Francione est se nomme les « notions naturels ». La seconde approche considère que les souffrances subies par un animal sont équivalentes à celle que pourrait subir n'importe qu'elle autre bête et de par se fait, les appliquer reviendraient à pratiquer les mêmes sur un être humain.

Ainsi le végéta*isme et le végnisme veulent par leur application lutter contre l'ensauvagement et l'agressivité des animaux domestiques (mais n'est-ce pas ce qui produirait si ces animaux étaient rendus à leur état de nature comme certains le proposent ?), contre les maltraitances animales et les actes cruels qu'ils subissent (ce qui est légitime et tout à fait normale comme volonté), contre les actes de barbarie comme l'enfermement dans des espaces clos, l'ablations de certaines parties du corps pour des raisons pratiques (ablation des oreilles des porcs, castration sur des porcelets éveillés, ablation du bec des poules pondeuses …), contre l'aliénation animale dû à une souffrance et à un stress important, contre la consanguinité et appauvrissement génétique des animaux.

Dans ce sens je suis entièrement d'accords, rien à redire mais il s'agit là d'un type de production bien particulier dit industriel et non traditionnel. Malheureusement les deux sont associés dans l'imaginaire végéta*iens.

Une méconnaissance de la condition animale et des différents types d'élevages:

Car oui, des porcs et des vaches qui courts librement ça existe encore et bien plus souvent qu'on ne le pense. On comptait en 2000 environ 500 000 exploitations agricoles dont 130 000 de petites tailles. Sur ces 500 000 plus de 30% continues la pratique d'une agriculture traditionnelle, respectueuse de la nature et de la condition animale, ce qui les conduit souvent à la faillite.

Quand je parle de méconnaissance, j'évoque le combat mené contre la production de lait. Dans l'imaginaire végétalien et végan (en particulier), la traite est associé à un vol commit en vers la vache, c'est une mère que l'on dépossède de son lait. Dans les faits c'est un peu plus compliqué. Les espèces bovines utilisées pour la production laitières ont été sélectionnées par l'Homme pendant des siècles voire si on regarde l'Histoire qui lie les deux espèces, des millénaires (sélection qui ces 30 dernières années, il faut le reconnaître, a produit des monstres comme les charolaises : elles sont si dodues qu'une mise bas sur trois se fait par péridurale). Néanmoins, de nombreuses races ne sont pas victimes de ce genre d’excès et se portent bien, hormis que la traite leur est devenue nécessaire. Je m'explique. Les vaches laitières ont été sélectionnées pour leur lait, lait si abondant que s'il n'est pas "récolté" de la main de l'Homm, crée de terribles problèmes de santé aux animaux: engourdissements, douleurs, mammites, infections... la solution serait alors de croiser ces vaches avec des espèces à viande qui ne subissent pas ce genre de tourment ou alors de laisser s'éteindre l’espèce mais je viens à me poser ces questions: 
- pourquoi certaines espèces auraient le droit de vivre et d'autres non, bien que crées par l'Homme ?
- le patrimoine génétique de ces animaux n'est-il pas une trace de notre Histoire ? Ne devons nous pas la conserver ?
- les bovins préhistoriques ont disparu, remplacés par leurs cousins modernes. La disparition de ces derniers entraînerait un changement important de notre environnement (l'herbe ne serait plus broutée, des espèces végétales ne pourraient plus subvenir alors à leurs besoins car concurrencées par d'autres végétaux  et de par cela, les animaux qui les consomment ne pourraient plus se nourrir ce qui toucherait les grands prédateurs et ainsi de suite, la chaîne alimentaire quoi). Sommes nous prêts à perdre notre biodiversité ? Je ne pense pas. Avons nous les moyens d'entretenir des troupeaux sans en tirer quelques revenus que ce soit (attention je parle toujours dans le cadre d'une agriculture non industrielle) ? Non plus. Alors que faire ? 
- ne plus avoir d'élévage signifit ne plus avoir de fumier, essentiel pour certaines espèces végétales que nous consommons à grande échelle et que dont nous ne pouvons nous passer. De ce fait on doit reccourir à l'utilisation intensive des sols et des engrais chimiques. Sommes nous prêts aux impactes engendrés par cela ? Personnelement, non.
 

Quelques autres exemples de méconnaissance sur les animaux qui m'ont fait par moment, quand on me les a affirmé haut et fort, fait sortir de mes gonds:
- les moutons souffrent quand on les tond: ils souffrent quand on ne les tond pas et si la tonte peut générer du stress chez l'animal, elle leur évite de nombreuses maladies comme la galle, la teigne ou de s'empiéger dans les fourrés. Sous la pluie froide tondus ils ne risquent pas de mourir d'hypotermie.
- les animaux de ferme laissés en pâturage sont mal traités car couverts de boue, dorment sous la pluie, doivent escalader des zones pentues ou chercher leur nourriture : bref, tous les animaux sauvages sans exception sont alors maltraités.
- les truies dans les fermes sont tenues par des armatures en fer pour ne pas toucher leurs petits : les truies dans les fermes sont tenues par des armatures le temps de l'allaitement pour ne pas écraser leurs petits.
- les chevaux sont plus beaux que les hommes alors il ne faut pas les manger : Freud à encore frappé!

Je ne dis pas que toute la sphére végé a ce genre de pensées, ça serait faire des raccourcis, mais j'ai rencontré assez souvent ce discours pour m'intérroger sur le gouffre qu'il y a entre la réalité du terrain et la perception qui est faite de la condition animale.

 

C'est la volonté de vivre en harmonie avec la Nature: Vrai et faux.

Deux-trois réflexions :
Dans les pays à culture végétariste, c'est avant tout une pratique familiale ou traditionnelle, un héritage culturel qui n'est pas réfléchit forcément autour du monde naturel mais plutôt de la notion d'identité culturelle. 

Dans le végétarisme à l'européenne, c'est la notion de contestation et d'empathie qui sont manifestées pour faire face à un monde de plus en plus individualiste. On peut y voir alors une nouvelle dérive: l'anthropomorphisme où l'animal est identique à l'homme, cela au détriment parfois de ses besoins (apparition de croquettes végétariennes et végétaliennes pour les chiens et les chats ce qui est dangereux pour les animaux, on ne compte plus le nombre d'animaux déformés, malades ou morts à cause de ces aliments) mais aussi l'utilisation de termes sentimentalismes comme un vocabulaire lié à la putréfaction, au cadavre, bref à la mort (comme les écrits sur les chevaux contre hypophagie) qui n'appel pas à la réflexion mais à l'affect (donc pas de vision objective). C'est aussi le mythe des peuples premiersEn occident on associe les créatures proches de la nature, elfes ou fées par exemples comme des être végétariens car en harmonie avec les êtres vivants. Pourtant la notion de bonne fée est récente et dans les contes elles aiment manger des enfants. C'est aussi un refus de la mort (qui appartient pourtant au cycle naturel) et parfois une négation des liens ancestraux entre hommes et animaux (l'élevage est presque aussi vieux que l'agriculture et plus encore que l'écriture, peut on vraiment nier une pratique humaine de plusieurs millénaires ?).

Autre réflexion : dans notre société, la production de viande a été industrialisée, ce que nous mangeons n'a plus rien à voir avec l'animal. Pas de sang, pas de poils, pas de plume, rarement des os ou de la peau. C'est l'impérialisme de steak haché, du nuggest et du poisson pané. Face à cette dépersonnalisation à l'extrême de l'animal, n'est il pas normal de voir des réactions toutes aussi poussées ?

 

L'Homme est aujourd'hui en dehors du cycle naturel : FAUX.
Aujourd'hui il est courant d'entendre dire que l'Homme s'est exclu du cycle naturel (on est bien loin de la volonté de vivre en harmonie avec la Nature) et que par cela, il peut moduler sa pratique alimentaire.

 L'Homme un animal pas comme les autres :

A mon sens il y a une forme de suffisance dans ce propos. C'est présenter la prédation et la chaîne alimentaire comme uniques facteurs du cycle naturel, ce qui faux. Celui-ci exprime l'idée de la mise en mouvement de la nature par les relations inter-espèces ou leur rôle dans l'éco-système. De par cela on ne peut pas dire que l'Homme est en dehors de la Nature vue que c'est à l'heure actuel un des animaux pour ne pas dire l'animal qui influe et interagit le plus avec son environnement.

Mais il ne faut pas se leurrer, la plupart du temps l'idée que l'Homme est en dehors du cycle naturel nous vient des philosophies rousseauistes qui opposent le monde naturel au monde dit « civilisé ». C'est le mythe du bon sauvage, comme dans « L'Ingénu » de Rousseau, où l'humain est foncièrement bon et que c'est la société qui le perverti. De par cela, l'homme devenu animal social en se sédentarisant quitte la sphère naturelle, il n'entre plus dans des logiques dites naturelles (besoins primaires) mais dans des désirs de consommation (désirs naturels et surtout non naturels). 
C'est aussi l'idée de se rapprocher des peuples premiers qui sont en accords avec la nature mais que constatons nous ? Que ces peuples dits « premiers » et qui sont en symbioses avec leur environnement sont omnivores. Ils chassent, pêchent, cueillent et parfois jardinent tout en respectant leur milieu de vie, les plantes et les animaux qui le compose mais aussi les montagnes, les rivières et le sol. On est bien loin du mode de vie occidental, qu'il soit végéta*ien ou non. À cela on peut rajouter la conception d'un raisonnement créationniste issu du monothéisme.

L'argument du savant végétarien : un mythe.

Il y a de nombreuses citations que l'on prête à tort ou à raison aux savants pour justifier du végéta*isme. On pourrait en faire tout autant avec de grands hommes et de grandes femmes qui consommaient ou consomment de la viande. Cet argument à pour but de créer une relation directe entre la non consommation de viande et le savoir/l'intelligence/la sagesse sans tenir compte de facteurs autres. C'est un sophisme, une forme d'argumentation grecque. Elle revient à présenter une donnée comme une généralité. Par exemple : la baleine est un mammifère qui vit sous l'eau et le chat est un mammifère, donc le chat peut vivre sous l'eau. Appliquée à la maxime végéta*ienne, on peut rencontrer dans le discours ce type de sophisme: Léonard Vinci est un savant végétarien qui fait preuve de grande intelligence donc les hommes savants et intelligents sont végétariens et/ou les végétariens sont intelligents / être végétarien c'est faire preuve d'intelligence.

Pour illustrer mon propos voici quelques phrases tirés de divers sites et livres et qui illustre cette idée (attention, je ne dis pas que leurs auteurs ont tord, loin de la, je veux juste montrer que la manière dont les dires sont présentés ne fait pas appel à la raison ni à la logique).

- « Il y a déjà quelques siècles, Lénonard de Vinci disait: J'ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance, et le temps viendra ou les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme il regardent maintenant le meurtre de leurs semblables. » (N'oublions pas qu'à l'époque la peine de mort était courante et que les exécutions publiques étaient perçues comme un divertissement …)

- « Les véganes sont surtout des activistes face à la société moderne de surconsomamation. Gandhi disait: la grandeur d'une nation et son avancement moral peuvent être appréciés par la façon dont elle traite les animaux ».

Un refus de la mort.

Un des leitmotives du végétarisme est la lutte de la mise à mort des animaux. Parmi les arguments cités on peut dénombrer ceux-ci:
- l'animal est légale de l'Homme, tuer un animal c'est tuer un être humain.
- pendant la période d'élevage et/ou la mise à mort l'animal souffre, souffrance égale à celle que pourrait subir un être humain.
- tuer un animal c'est tuer un être vivant pourvu d'une âme et/ou d'une conscience, c'est supprimer un individu et donc c'est un crime qui doit être puni par la loi. Ê
tre de nature divine? Par compassion pour les animaux? Mais est-ce les aider que de les considérer comme des êtres humains avec des besoins et des ressentis humains?


Au fond, ce refus de la mort n'est-il pas le refus de sa propre mort, des violences et des dangers au quel nous humains devons un jour ou l'autre faire face?

Emoticon Red Fox Ninja, fumée et disparaît

 

Un recherche de sens : la quête initiatique.

À la lecture du livre "Initiation, rites, sociétés secrètes" de Mircea Eliade je ne peux m'empêcher de faire un parallèle entre les paragraphes traitant de la perte de rituels et d'initiation dans nos sociétés occidentales et l'initiation au végétarisme, végétalisme et véganisme. C'est une vision purement personnelle que j'ai monté sur la lecture de cet ouvrage mais aussi d'autres (comme ceux de Jeanne Favret-Saada avec sa série de livres sur la Sorcellerie dans le Bocage).

Une recherche de sens :

On peut voir à mon sens dans l'adoption du régime végétarien une forme de recherche d'initiaion. Dans nos sociétés il n'exite plus de rituels ou de passages marquant l'arrivée des jeunes dans le monde adulte. Le BAC est l'un des rares faits de sociétés que l'on peut rattacher au rituel de passage à l'âge adulte mais il est constamment remit en question. Les études ne sont plus non plus le signe d'un passage à l'âge adulte, encore moins le mariage qui arrive de plus en plus tards quand il arrive et qui marquait l'installation du couple dans son propre chez lui (aujourd'hui on vit seul ou sans être marié). Les céromonies religieuses comme la profession de foi, la première et deuxième communions et la confirmation ne rythment plus les temps de vie des adolescents. L'arrivée de la majorité ne signifie plus rien car bien des jeunes restent passé cet âge chez leurs parents sans obtenir beaucoup plus d'autonomie. On se retrouve avec des générations en quête de sens, qui cherche un moyen de marquer fermement qu'elles passent d'un état à l'autre : du monde de l'enfance à celui des adultes. 

Un initiation : 

Dans le végétarisme en particulier celui qui survient à l'adolescence on peut voire tout un cheminement initiatique.
- Dans un premier temps l'inidividu subit un choc ou une prise de conscience (c'est l'élément déclencheur), souvent par une vidéo, une émission ou un livre sur la condition animale, on peut voir une forme de révélation, il devient initié, il sait et ne peut plus pratiquer son mode de vie comme avant.
- Dans un deuxième temps il va devoir subir des épreuves pour faire preuve de sa détermination. Cela se manifeste par un changement de ses habitudes qui souvent va à l'encontre de son entourage et du regard des autres, il va devoir passer cet obstacle et coûte que coûte mener son nouveau style de vie, il va aussi devoir résister à l'envie de manger à nouveau carné, renoncer à ses habitus (pratiques encrées profondément en lui au point de lui sembler naturelles et innées) et à certaines convictions. Il va devoir s'affanchir de certines normes de la société mais sans tomber dans l'extrême qui le conduirait à la marginalisation.
- Dans un troisième temps commence son initiation, il va se tourner vers les lectures et les documents spécialisés (documentaires, films, interviews de "spécilaistes" etc.), il va se pencher sur les cultures extra-occidentales et surtout il va rechercher des semblables pour échanger avec eux, en particulier sur les forums. Il va s'initier auprès de végétariens plus expérimentés qui souvent se présentent comme experts soit par leur ancienneté sur le forum/réseau, soit l'anciennetée de leur pratique (10 à 15 ans ou plus) ou/et soit par leur engagement pour la cause (sur le terrain ou dans les écrits). C'est avec ses éléments l'inidivdu va pouvoir former peu à peu sa conception du végétarisme, donner des raisons et des buts à sa pratique.
- Dans un quatrième temps l'initié devient végétarien, il se définie même s'il n'en maîtrise pas tous les codes et toutes les pratiques comma tel. À son tour il peut diffuser le discours sur le végétarisme en reprenant les éléments et les grandes lignes du mouvements avec les exemples clés que l'on retrouve dans ce discours : danger de la viande pour l'organisme, non adaptabilité à ce régime part l'homme, souffrance animal etc.

Que cela dit-il de l'individu ?

Cette recherche de sens et cette quête sont un moyen de se différencier, de se mettre au dessous (pas dans le sens péjoratif du terme) du reste de la population pour se démarquer, pour atteindre un statu d'éveil et donc de connaisseur. L'individu déteint une vérité cachée qu'il a obtenu par son initiation, a lui de garder ensuite se savoir ou de le diffuser.

 

Quelques chiffres.

 

Quelques chiffres pour completer l'article :

Aux Etats-Unis: Une enquête commandée par « The Vegetarian ressource Group » estime à 1% le nombre d'Américains véganes. On évoque 25 millions de végétariens.

En Grande-Bretagne: Une enquête en 2007 indiquait que 2% des britanniques étaient végans, une autre de « The Times » en 2005 en dénombrait 250 000 et en 2006 « The Independent » donnait le chiffre de 600 000.

Aux Pays-Bas: « The Netherlands Associations for Veganism » compte en son sein 16000 membres et estime à 0,1% leur nombre dans le pays.

En France: Environ un million de français se définiraient comme végétariens soit un peu plus de 2% (les sondages ne tiennent pas compte des moins de 18 ans).

En Allemagne: Environ 8 millions d'allemands seraient végétariens.

En Italie: On compterait 6 millions de végétariens.

En Israël: 8,6% des israélites seraient végétariens.

En Inde: 40% de la population (soit 450 à 500 millions d'habitants) serait végétarienne mais 88% des personnes qui la compose se définiraient comme tel mais ne le serait pas. De ce fait il y aurait que 60 000 000 "vrais" végéta*iens, ce qui est pas mal mais peu pour un pays qui dépasse désormais le milliard d'habitant (soit 4,85%).

"A quoi s'engage-t-on quand on décide de devenir végétarien aujourd'hui ? D'abord à un nouveau vocabulaire. Il faut s'habituer à diviser le monde en "Carniste" (mangeur de viande), "Omni" (omnivore) et "Veggie" (végétariens). Et à quelques difficultés de communication avec sa famille ou ses collègues. Il existe bien sûr un réseau dédié aux végétariens depuis un an, le réseau social Végédia, qui permet de s'informer des codes, du vocabulaire et aussi des bonnes adresses des adeptes du mode de vie sans viande.  Depuis deux ans, une explosion de blogs "veggie" a lieu. A ceux très classiques qui publient des recettes s'ajoutent maintenant les blogs sur l'expérience végétarienne au quotidien. Sweetie Veggie raconte sa prise de conscience et sa décision d'abandonner toute viande, provoquée, comme pour beaucoup d'autres nouveaux végétariens, par des témoignages et vidéos sur les conditions d'élevage des animaux de boucherie. La vie de débutante "veggie" n'est pas toujours simple et les culpabilités autour de quatre oeufs montre aussi le visage presque religieux de l'initiation végétarienne pour certains." Louise Hoffman

 

En conclusion.

Mais pourquoi faire alors un article sur ce sujet ? Et énoncer certaines réflexions brutes de chez pomme ? Tout simplement pour dire que chacun est libre de mettre ce qu'il veut dans son assiette, du moment qu'il n'applique pas de démagogie en voyant celle de son voisin. La liberté s'applique à tous, aussi bien aux viandars qu'aux végétariens. Libre à chacun de prendre soin de sa santé par les moyens qui lui semble les meilleurs temps que ça ne nuie à personne. Dans tout les cas, la perception de ce mode de vie ne peut être tout blanc ou tout noir et à mon sens, il faut sortir du débat manichéen qui porte préjudice aux différents acteurs de cette réflexion.

Légitimer son comportement alimentaire par une réflexion personnelle, spirituelle et scientifique est de ce qu'il y a de plus normal cependant, tomber dans l'excès et la négation pour l'appuyer et la prôner est quelque chose qui m'horripile au plus haut point.

 Et c'est pour cela que j'ai envie de crier haut et fort
"LAISSER MOI MANGER MON STEAK BORDEL !"
C'était l'article militant du jour (Oh ! quel militantisme !).

Emoticon Red Fox célébrons

Pour terminer, cette citation qui reflète toute ma pensée:


" L’antispecisme, comme le veganisme, est une culture urbaine. Ce n’est pas un hasard si l’un comme l’autre sont venus des Etats-Unis et d’Angleterre, sous la double influence d’un zest de puritanisme protestant et de l’urbanisation precoce dont ces deux pays ont été les champions. La majorité des populations occidentales, depuis plusieurs generations, n’entretiennent plus avec la campagne qu’un rapport mythique, touristique et nostalgique et ont perdu tout contact réel avec l’origine de leur nourriture (carnée comme végétale). Ils ne savent ni comment ça pousse, ni comment ça vit, ni la forme que ça a, ni comment ça se tue. Alors que la vie rurale et paysanne melait intimement les humains et une partie du monde animal , le développement urbain a façonné des comportements apparemment opposés, mais qui se cotoient de maniere schizophrenique, vis-à-vis de l’animal. D’un coté, la production d’un bestiaire désincarné et idéalisé : l’univers Disney, les ours en peluche, les animaux de compagnie, toutes les formes anthropomorphiques de la cité idéale harmonieuse ; de l’autre, des zombis pour qui la viande c’est le hamburger et la croquette de poisson, sans rapport avec l’animal qui n’est plus que « de compagnie » et ne se mange pas. En fait, ces comportements sont le même produit de l’éloignement progressif du monde animal "

 

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9ganisme

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/biologie-acide-amine-8/

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/biologie-proteine-237/

http://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/nutrition-nutriments/glucides/quest-ce-que-cest

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/medecine-vitamine-285/

http://www.creapharma.ch/mineraux.htm

http://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/nutrition-nutriments/lipides/quest-ce-que-cest

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