vendredi 16 août 2019

Sortie en campagne 12.

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Escapade sur l'ENS (Espace Naturel Sensible) de Montagny, à la recherche des reptiles et des rapaces. Il fait chaud, trop chaud, le soleil nous brûle la couenne et nous nous précipitons sous le peu d'ombre que nous trouvons. Pas un promeneur, nous sommes seuls pour chercher les animaux et les fleurs du bocage. L'objectif de la journée est de mettre la main sur quelques unes des espèces remarquables et emblématiques du site. Déjà nous sommes chanceux en croisant notre tout premier gobe-mouche gris (Muscicapa striata) et un très gros ragondin (Myocastor coypus), signe que nous ne sommes pas seuls à arpenter les sentiers et les haies champêtres. De grandes formations rocheuses ponctues ça et là le paysage, ce sont tout autant de refuges pour les animaux en mal de fraîcheur. Cependant elles ont bien d'autre fonctions pour ces derniers.

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Sous un gros bloc de pierre, se trouve une oothèque, une ponte de mante religieuse (Mantis religiosa) semblable à un panier d'osier dans lequel la mante aurait déposé ses oeufs. Redoutable prédatrice, on l'a dit ravisseuse en raison de ses pattes avant repliées sur elles-mêmes et que l'insecte déploie pour saisir dans leur course les rampants et autres abeilles, mouches et papillons ayant l'imprudence de passer un peu trop près d'elle.

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L'orchis bouffon (Anacamtpis morio) peuple les prairies humides de Montagny. Cette orchidée y est protégée et se plaît dans les champs de fauche où souvent, elle passe à trépas avant d'avoir pu mener à maturité ses graines. Cependant on ne saurait trop vite blâmer l'agriculteur qui travaille sa parcelle, cette action maintenant le milieu pauvre en limitant l'ajout de matière organique dans le sol, chose essentiel pour notre orchidée qui ce fait absente dans des milieux trop riches même si elle semble tolérante sur certains substrats amendés.

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Pas de serpents en vue hélas, mais un oeuf caché dans les hautes herbes ! Suspecté d'être celui d'une couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus), une espèce appréciant les broussailles et les zones ensoleillées, ce qui correspond tout à fait à là où nous nous trouvons.

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Le couleuvreau à fendu la membrane souple de son oeuf et a pu ainsi débuter sa vie de serpent. C'est un animal fascinant, pas venimeux pour un sous mais gourmand qui se nourrie en premier lieu de lézards mais qui ajoute également à la carte de son menu des oisillons, des poissons, des amphibiens, des rongeurs et d'autres serpents qu'elle va avaler d'un coup d'un seul, à l'exeption des plus grosses proies qu'elle tue par constriction. Intégralement protégée, elle souffre aujourd'hui encore de la méconnaissance dont elle fait l'objet et fini parfois sous les coups d'un balai ou d'un bâton. Le trafic routier, l'agriculture intensive et l'urbanisation sont bien d'autres facteurs impactant cette espèce qui semble malgré tout réussir à se maintenir tant bien que mal, en particulier à proximité des zones humides car, outre le fait d'être discrète, la belle est une excellente nageuse.

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Méfiance, les tiques (Ixodida) sont particulièrement actives cette année. Chaussures hautes, grandes chaussettes et bas de pantalons fermés, ce ne sont là que quelques uns des recours pour limiter les piqûres. Véhiculant de terribles maladies comme celle de Lyme, un mal encore mal détecté et mal connue, nous traquons chaque centimètre de notre peau quand nous revenons de sortie. Ici il s'agirait d'une tique du sanglier.

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Le lézard des murailles (Podarcis muralis) peut lui aussi être victime des tiques et il n'est pas rare d'en découvrir 5 ou 6 sur un même individu. Ici il s'agit d'un beau mâle en apparat de séduction, reconnaissable à son ventre orange, signe de sa bonne santé.

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Confortablement installé sur son rocher, il défend ardemment son territoire, ne supportant la présence de concurrents convoitant la même partenaire. Le reste du temps, il s'adonne à la chasse d'araignées, de criquets, de vers et de mouches, le rendant fort utile pour tout jardinier ayant pris le soin d'installer dans son jardin un muret en pierres sèches. Ces principaux prédateurs naturels sont les couleuvres et les oiseaux tel le circaète Jean-le-blanc  (Circaetus gallicus). En milieu urbain et dans les zones rurales habitées densément, les chats domestiques sont la principale cause de mortalité des lézards des murailles.

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Le genêt à balais (Cytisus scoparius) est un arbuste à l'éblouissante floraison jaune. Il tient son nom de son utilisation ancestrale comme balais pour nettoyer les sols de terre battue. Il était alors vu comme un outil de magie noire, celui des sorcières en opposition au balais de bouleau blanc sur lequel ces dernières ne pourraient monter pour se rendre au sabbat. Toxique et abortif, sa mauvaise réputation pourrait venir de ces deux propriétés.

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Dans les bordures, au pied des haies, milles trésors s'animent. Un nid de guêpe sur une ronce commune, les fleurs d'une grande berce, un bouquet de renoncules ... voilà de quoi faire briller les yeux de bien des amoureux de la nature. La saison est idéal pour s'adonner à l'ornithologie et à la botanique, car tout dans le printemps invite à la découverte : l'herbe est encore verte, les oiseaux chantent dans les arbres et les insectes butinent gaiement.

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L'Aurore (Anthocharis cardamines) est un très beau papillon inféodé à la cardamine des près (Cardamine pratensis), plante sur laquelle les deux individus s'accouplant se trouvent. Pour différencier le mâle de la femelle rien de plus simple, ce dernier est le seul à porter sur le dessus de sa première paire d'ailes deux grandes tâches orangées. Non sélective, la chenille peut tout aussi bien se nourrir de cardamine que d'alliaire (Alliaria petiolata).

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La stellaire holostée (Stellaria holostea) adore les talus où elle peut y former de grands tapis blancs. Grêle, ses tiges évoquent des articulations, d'où son utilisation dans la théorie des signatures pour soigner les problèmes osseux. La médecine et la science ont depuis exclue cette espèce des soins, sa ressemblance n'allant pas au-delà de la forme. On lui donne aussi le nom de langue d'oiseau en raison de ses longues feuilles.

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Le lièvre d'Europe (Lepus europaeus) et le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) cohabitent joyeusement à Montagny, bien qu'ils ne partagent pas exactement la même écologie. Le lièvre aime les steppes, un milieux pratiquement disparue France. Il se rabat de ce fait sur d'autres milieux ouverts comme les prairies et les champs cultivés.

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Le lapin pour sa part aime les talus sur les terrains secs à la terre meuble, bordés de haies touffues, talus dans lesquels il creuse son terrier qu'il tapisse d'herbes sèches. En fonction de la saison et des bonnes conditions, jusqu'à 12 petits peuvent y voir le jour et cela, 3 à 5 fois dans l'année. Discret, il a bien manqué de disparaître suite à l'introduction en différents points de la myxomatose en 1952, fruit de l'intiative personnelle d'un médecin soutenue par la suite par les instances de l'Etat, et conduisant à la mort en trois ans de 95 à 98 % de ses effectifs. Aujourd'hui le lapin de garenne a bien du mal à s'en remettre et les réintroductions n'étant que peu fructueuses à l'heure actuelle.

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Un lapin ? Non, un ragondin (Myocastor coypus! Dodu, ce gros mâle remonte un petit ruisseau traversant un champ. Le ragondin n'est pas une espèce originaire de chez nous. Américain, il est arrivé en France par la mise en place de fermes à fourrures. Certains individus dégourdis réussirent à s'échapper et s'installèrent chez nous. Sa présence fait débat. Piégé pour les dégâts qu'il occasionne, certaines études tendraient à montrer que son impact est limité quand d'autres le pointe comme une des causes du déclin des berges et de la faune y étant associée.

Fin de la marche, aujourd'hui nous avons trouvé bien des trésors ! J'aime ces sorties qui se font dans la douceur de l'après-midi, quand la chaleur n'est pas encore trop vive et que les animaux pointent sans mal le bout de leur museau à la proche du soir. Les oiseaux chantent à plein poumons, pressés de se reproduire et les lézards se dorent sur les pierres des vieux murets bordant les chemins de campagne que nous empruntons. Le paradis.

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dimanche 2 juillet 2017

Sortie en forêt 72.

 

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Sortie boisée avec quelques amis de la formation sous l'égide et l'invitation de Bastien dans la forêt de Chassagny. Le temps est beau et la fraîcheur des arbres et de la rivière "Le Mornantet" est la bienvenue pour nous accompagner dans notre périple.Une fois de plus nous n'avons pas été déçus en rencontrant de nombreuses espèces remarquables dans cette formation de frênes, d'aulnes et de chênes propices 

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aux oiseaux et aux sangliers. Les formations rocheuses et calcaires du bord d'eau sont idéales pour les lézards verts et des murailles que nous avons pu rencontrer pendant qu'ils se prélassaient au soleil. Parmi les fleurs, on peut citer l'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides) aux fleurs vertes et la petite pervenche pourpre (Vinca minor atropurpurea), une jolie plante échappée des jardins et qui se plaît sous un couvert de noisetiers (Corylus avellana).

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Le Mornantet est un des influents principaux de la Garon, rivière qui se jette dans le Rhône. Il prend sa source à Chaussan. On y rencontre des truites farios présents dans le cour d'eau suite à des déversements de poissons adultes qui sont pratiqués régulièrement. Ils s'agît de souches d'élevages et non sauvages.

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Tapis de stellaires holostées (Stellaria holostea).

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Exemple de la petite faune qu'il est possible d'observer en zone ouverte: la musaraigne (Sorex sp.) qui ici a été prédatée et le lézard des murailles (Podarcis muralis) qui semble apprécier les abords ensoleillés de la rivière.

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Une jeune buse variable (Buteo buteo) s'est posée à quelques mètres de nous. Il semblerait qu'il s'agisse d'un juvénile encore mal à l'aise dans son vol, voire d'un individu peut être blessé. Nous avons pu la suivre à travers une portion de la forêt sans apercevoir cependant de marque significative d'un handicap, hormis dans ses arrêts fréquents sur la cime des arbres.

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Parmi les invertébrés on peut citer les mouches scorpions (Mecoptera sp.) et la boarmie des lichens (Geometridae Ennominae) à l'état de chenille. Ce papillon sous sa forme de larve est fascinant de par son aspect. On pourrait croire faire face à un véritable lichen. Nous avons aussi pu voir qu'un prédateur était passé par là en faisant une razzia dans une couvée de merle noir (Turdus merula).

DSC05973Le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum) est une plante qui se reconnaît à ses fleurs en clochettes blanches bordées de vert, à son court pédoncule, à son délicieux parfum et à sa longue tige. Bien que ressemblant au muguet, il n'en est pas un mais appartient à la même famille, celle des Liliacées.

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Ce sceau de Salomon poussait au borde de la rivière.
Cela correspond à ses exigences : un sol humide et frais,
de préférence ombragée et riche en matières organiques.
Attention à sa baie et à la plante, les deux sont toxiques.

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dimanche 26 juillet 2015

Le lézard des murailles (Podarcis muralis)

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Le Lézard des murailles (Podarcis muralis) est, tout comme l'étaient les dinosaures, un saurien. On le classe dans la famille des Lacertidae. C'est un habitant des murs de la maison , des rochers et des rocailles qui les entours. On le trouve aussi dans l'espace urbain, les souches et les carrières où il peut bronzer à loisir.

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 Ce long lézard peut atteindre 20 voire 25 centimètres et peut présenter divers formes, ici c'est un mâle en pleine saison des amours. On le reconnaît à son ventre qui en cette saison est exceptionnellement orange vif pour être visible de femelle mais aussi indiqué la bonne santé de l'individu, en ventre plus terne étant signe d'un animal faible ou malade. La ponte à lieu entre mai et juin et le petit sortirons en fonction du temps 4 à 12 semaines plus tard.

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Il craint comme prédateurs les chats domestiques, les oiseaux de proies mais aussi les corneilles, les corbeaux, les pieds, les pie grièche écorcheur et bien d'autres, les chiens et les hérissons. C'est un bon mangeur qui se plaît à attraper et manger un grand nombre d'invertébrés comme les araignées, les sauterelles, les grillons, les vers de terre, parfois les pucerons, les mouches, les coléoptères etc.

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