samedi 7 mars 2020

Brève histoire de Miribel-Jonage l'Hiver.

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Petite escapade à Miribel Jonage, dans les grands lacs au nord de Lyon. Ceux-ci sont issus de l'esclavation de graviers dans l'ancien lit du Rhône. Si la plupart des sites ne sont plus exploités, la carrière est encore ne fonction. Les trous formés sont alors mis en eaux, servant de refuge pour les oiseaux, de lieu de loisir pour les citadins (natation, vélo, pêche etc.) et de lieu d'expension pendant les grandes crues, limitant les risques d'inondation. En cette période de l'année, les niveaux d'eau sont encore faibles, ce qui permet aux canards de surface et plongeurs d'accéder sans mal à leur nourriture. Cela explique la présence de nombreux hivernants qui, arrivant tout droit du grand nord, viennent passer l'hiver chez nous. Nous nous pointons sur place un peu tôt dans la saison, et malgré les nombreux oiseaux, les grandes stars des eaux calmes n'ont pas encore fait leur arrivée.

Décembre

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Belle surprise, dans des billes de bois tendre tombées par le castor, des pholiotes destructrices (Hemipholiota populnea). C'est une espèce infoédée aux peuliers, qu'ils soient bléssés ou morts et tombés au sol.

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Robustes, les champignons sont massifs (parfois plus de 25 centimètres), avec un chapeau orangé voire ocre, parsemé d'écailles tout comme son pied. S'ils sont attirants, il faut garder à l'esprit qu'ils sont non comestibles. Pour en rester au stipe, est fort, de couleur claire et en forme de massue. Sa chair est amère, blanche et élastique, en somme rien de quoi se mettre sous la dent. Plutôt rares, on rencontre cette espèce surtout dans les régions méditerranéennes. C'est la seconde fois que nous avons la chance de croiser cette pholiote dans le département du Rhône. Elle est souvent crainte pour les dégâts qu'elle peut faire sur la production de bois de cagette et pour la confection d'alumettes.

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Comme toujours, les foulques macroules (Fulica atra) se donnent en spectacle. Des centaines d'individus se réunissent en groupes denses et turbulents à la recherche de nourriture et de compagnie. C'est bien souvent dans ces rassemblements que des espèces de canards hivernants plus rares se cachent. 

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Posé sur une bûche flotante, un héron cendré (Ardea cinerea) attend. Il fait dos à l'île sur la quelle se trouve la héronnière. Au printemps, les couples rejoignent leur nid pour l'agrémenter de de branches fraîche. C'est là que pond la femelle, avec une dizaine e ses voisines car il n'est pas rare de voir des nids côtes à côtes. Il est même courant de croiser plusieurs espèces de hérons dans une seule et même héronnière.

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L'armilaire couleur de miel (Armillaria mellea) à longtemps été considère comme bon comestible. Aujourd'hui les mycologues et les mycophages sont plus prudent. Indigeste, on recommande de manger seulement les jeunes exemplaires, exemptent de la moisissure blanche commune à l'espèce est toxique. Outre son statut de comestible plus ou moins contesté, il est connu pour être un redoutable ravageur d'arbres, jouant là un rôle important dans la régénération des boisements mais causant bien du soucis aux arboriculteurs et aux propriétaires de vergers.

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Le grèbe huppé (Podiceps cristatus) est le plus grand et le commun des grèbes que l'on peut rencontrer en France. En période nuptiale, il se dote d'une colerette de plumes rousses surmontée d'une double huppe noire, lui donnant un port royal renforcé par son long cou. Le juvénile se reconnaît à son plumage zébré. Bon plongeur, il peut atteindre des profondeurs de 20 mètres pour se nourrir de larves, de crustacés et de petits poissons.

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La sortie s'arrête là. La pluie, le froid, les tirs de chasse un peu trop proches à la tombée de nuit et les chiens qui lèvent les oiseaux dans les zones protégées finissent par nous faire demi-tour. Nos profiterons du site pour les grands comptages des cormorans, des laridés et de la journée du Wetland's pour profité au mieux de ce site bien apprécié des lyonnais mais à la faune et à la flore méconnue hormis des naturalistes passionnés.

Janvier

Nous avons la chance de faire quelques belles observations, mais l'hiver étant particulièrement doux, peu d'oiseaux nordiques sont venus nous rendre visite. Pas de panique, nous nous rabattons sur la flore et la fonge. Nous sommes aussi plus serein dans nos ballades, les week-ends étant plus calmes et beaucoup moins voire plus soumis aux tirs qui en novembre et en décembre, nous ont par moment plus qu'effrayés dans nos balades.

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Le polypore marginé (Fomitopsis pinicola), a prit possession des arbres en fin de vie. Certains sont même si vieux qu'ils en ont perdu leurs couleurs. De nombreux insectes en prennent alors possession, y passent l'hiver sous forme de larves à se repaître en attendant de devenir imago et de pouvoir, dès le printemps, convoler en noce pour perpétuer l'espèce sur un autre champignon gâté par le temps et délavé par le poids de son âge.

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Bien heureux que nous sommes, le garrot à oeil d'or (Bucephala clangula) est au rendez-vous. Ce petit canard plongeur du nord de l'Europevient nous rendre visite chaque année à Miribel-Jonage avant de retourner nicher dans les cavités des pics noirs des forêts des pays nordiques, toujours à proximité de rivières ou de lacs forestiers où il peut se nourrir de petits poissons, d'insectes, de larves et de crustacés.

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Qu'il faut être patient pour saisir un bref instant le martin pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) en vol. Ici nous avons à faire à une femelle, la partie inférieur de son bec étant orangée. Posée sur son perchoir avec son plumage gonflé plus que jamais, elle semble attendre la bonne occasion pour saisir les petits poissons imprudents qui viennent trop près de la surface collecter les rares insectes qui ont pu tomber imprudemment dans l'eau.

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Sur la fin de notre périple, un pinson des arbres (Fringilla coelebs) mâle nous observe du haut de sa branche. Le plus souvent les mâles et les femelles de cette espèces vivent séparer les uns des autres, rejoignant de grands groupes composés uniquement d'indivus du même sexe. C'est de là qu'il tire son nom scientifique de coelebs signifiant "célibataire". Quand vient la saison des amours arrive, les couples se forment et quittent leur troupe.

C'est sur un vol de hérons cendrés (Ardea cinerea) en direction de la héronnière qui commence à être peuplé que ce termine notre tranquille tour des lacs de Miribel. Les lonicera apportent un peu de gaieté par le vert de leur feuillage mais il faudra attendre encore quelques semaines pour les voir fleurir et offrir leur parfum si particulier et qui embaume les bosquets dans lesquels les mésanges et les fauvettes viennent nicher.

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vendredi 28 février 2020

Sortie dans les marais 19 : grands lacs des Alpes.

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Les vacances d'hiver sont là. Comme certains oiseaux migrateurs, il est temps pour nous de quitter le Rhône mais seulement pour quelques jours. Nous ne nous envolons cependant pas pour une destination connue pour son soleil et sa chaleur mais pour ses montagnes. À la confluence de l'Ain, de la Savoie et de la Haute-Savoie, nous voilà dans le village des oiseaux à Motz. L'endroit est rêver pour observer les oiseaux et relier les grands lacs alpins qui nous entourent, à savoir le lac d'Annecy mais surtout, le lac du Bourget. Nous avons une petite location nommée les pinsons (ça ne s'inventent pas), qui nous offre une vue imprenable sur les herbiers de la retenue CNR. Chaque matin, nous ce sont les cris des canards et des oiseaux trouvant refuge dans les phragmites qui donnèrent le rythme du lever, un vrai bonheur. Néanmoins, les pluies fortes et abondantes ne nous permirent pas d'observer tout ce que nous souhaitions voir, et il nous faudra bientôt retourner dans ce petit coin de paradis pour en saisir toute la beauté et toute la diversité d'espèce qui s'y épanouissent.

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Quelques mésanges charbonnières (Parus major) nous font bon acceuil. Ces mignonnes profitent alégrement des mangeoires et des boules de graisses qui attirent également quelques pinsons des arbres (Fringilla coelebs) à la gorge rose, des mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) et même des chardonnerets élégants (Carduelis carduelis) rouges et jaunes qui trouvent refuge dans les peupliers entourant la location.

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Nous avons même pu découvrir un dortoir de chardonnerets à la tombée du jour dans deux aulnes glutineux (Alnus glutinosa). Un quarantaine d'individus semblent tous réunis pour passer la nuit.  Si les branches et le maigre feuillage ne semblent pas leur apporter la meilleure des protections face aux prédateurs nocturnes, les fruits des aulnes paraissent convenir à leurs appétits de petits passereaux colorés.

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Départ pour le lac du Bourget. C'est l'un des plus grands lacs des Alpes françaises, réputé pour ses paysages et ses bases nautiques mais aussi pour ses oiseaux. L'hiver, il n'est pas rare d'y trouver, entre autre 1000 à 1200 nettes rousses (Netta ruffina) voire si ce n'est plus. Ce joli canard dont les mâles abordent fièrement une tête colorée de brun et d'orangé, repartira au printemps pour aller nicher dans les pays nordiques.

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Nous passons en coup de vent à Château Thomas, il n'y presque personne mais le vent et la pluie ont là aussi raison de nous et des oiseaux. Un écureuil roux (Sciurus vulgaris) se tient non loin de l'observateur. Gonflant les poils pour faire face au froid, il se tient sur les troncs de peupliers abattus au court de l'année. Cette action vise à sécuriser le chemin mais aussi à mettre en valeur le vieux château. Hors le boisement est classé avec un APB, encadrant très rigoureusement les coupes d'arbres, ce qui entraine localement de vives contestations.

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Néanmoins, nous prenons plaisirs à observer 2-3 canards qui non sans être rares, sont peu communs. C'est notamment le cas pour se regroupement de canards chipeaux (Mareca strepera) et de sarcelles d'hiver (Anas crecca) qui barbotent dans les herbiers, non loin d'un couple de canards souchets (Anas clypeata) reconnaissables à longs becs leur permettant de filtrer les micro-organismes présents dans les eaux vaseuses.

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Nous avons même le plaisir de voir surgir au coin de notre oeil un vif éclaire bleu fendant la surface de l'eau calme. Il s'agit du martin pêcher d'Europe (Alcedo atthis). Posé à l'affût sur les branches et les piquets sous la pluie battante, il est à la recherche des petits poissons et des petits invertébrés qui composent son menu. Le bec noir de celui-ci présente du orange sous sa partie inférieur, indiquant qu'il s'agit d'une femelle.

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Sur la rive occidentale du lac du Bourget, on peut voir la belle et grande abbaye d'Hautecombe, qui ne va pas sans rappeler la saga du Seigneur des Anneaux. Nécropole des Dus de Savoie et d'une partie de la royauté italienne jusqu'à la révolution, elle est aujourd'hui tenu par la communauté du Chemin Neuf. C'est un lieu touristique fortement apprécié.

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À ses pieds de nombreux oiseaux d'eau trouvent refuges. C'est le cas pour ces fuligules morillons (Aythya fuligula) dont l'espèce a pour caractéristique d'avoir une huppe noir à l'arrière du crâne, ainsi qu'un bec gris clair au bout noir et un oeil jaune doré. Si les mâles sont reconnaissables à leur plumage noir et blanc, les femelles sont plus discrètes et abordent des teintes grises et noires. Ils retourneront dès mars dans le nord de l'Europe pour nicher. Ces canards de surface ne sont pas les seuls à passer l'hiver ici à chercher de la nourriture (vers, herbes, crustacés ...).

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Ils sont en compagnie de fuligules nyrocas (Aythya nyroca), notre toute observation pour cette espèce. Rares en France, surtout comme hivernants, ce sont de petits canards plongeurs marron-roux voire presque rouge sombre, aux miroirs blancs (plumes colorées des ailes) et au dos noir. L'oeil est bleu pour les mâles, sombre pour les femelles ce qui permet de différencier la femelle nyroca de la femelle morillon qui peuvent parfois se ressembler.

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Au milieu de cette mêlée, une rareté encore plus remarquable, un hybride mâle de fuligule morillon et de fuligule nyroca, F. fuligula x nyroca. Son oeil est jaune, sa huppe petite voire presque absente. Son dos est noir, tout comem sa tête, ses flancs gris et sa poitrine brun-roux. Le doute n'est alors plus permi pour notre plus grand bonheur de faire par nous même cette jolie observation et encore mieux, de l'identifier seuls.

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Changement de paysage, nous voilà dans la réserve du lac d'Annecy, tout au sud de celui-ci. La neige est tombée sur les hauteurs, annonçant que nous sommes bienen hiver. Pour notre part, c'est pluie, toujours puie, encore pluie. Pas de quoi nous décourager. Malheureusement là aussi ornothologiquement et botaniquement parlant, ce n'est pas la fête non plus, les rares promeneurs ne se distinguant pas par leur discrétion.

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Qu'importe, dans les arbres c'est la fête pour les tarins des aulnes (Spinus spinus). Hivernant en France, ils se délectent des aulnes glutineux (Alnus glutinosa) et plus précisément des strobiles, les fruits de ces arbres palustres dont les graines sont dispersées par le vent. Pour en revenir aux tarins, ils sont connus également pour leurs petits cris flués et pour leur vol nuptial très papillonnant voire artistique observables au printemps.

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Les champignons hivernaux sont nombreux mais souvent similaires. Des dizaines d'oreilles de Judas (Auricularia auricula-judae) poussent sur les troncs moussus et à moitié dépéris. À l'entrée des marais, il y a de quoi faire là une belle omelettes si n'est plutôt des soupes ou des ragoûts, ces champignons étant cartilagineux et gélifiant légèrement les liquides dans lesquels ils sont cuits ou infusés. On les trouve dans les spécialités asiatiques.

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Pas de bruit dans la phragmiteraie. Quelques mésanges et moineaux rompent le silence de temps à autre en agitant la hampe des roseaux (Phragmites australis). La neige se rapproche et l'on sent que ce n'est plus le moment pour les passereaux de partir à la recherche de nourriture mais de se mettre à l'abri. 

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Nous partons côté ville, pour flaner sur les berges aménager. C'est qu'il est possible d'approcher les harles bièvres (Mergus merganser), des canards rares dans le Rhône et communs ici au point de venir réclamer du pain au passant, gourmandise mortelle pour les oiseaux ! Il s'agit ici d'une femelle, reconnaissable à sa jolie tête rousse, son poitrail blanc, ses ailes et sa queue grise. C'est l'un des seuls membres de cette famille à se nourrir de poissons, chose qui s'observe à son bec fin, long, crochu et muni de pseudo-dents.

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Le mâle pour sa part aborde une tête vert foncée, des flancs blancs, un dos noir et une queue grise. De belle envergure, les plus gros individus peuvent atteindre un poids de 1,9 kilos et d'une envergure de 97 centimètres. Il est présent dans tout l'hémisphère nord. France, si on peut le voir plus ou moins communément l'hiver, il est relativement absent car essentiellement nicheur dans le nord, où il s'intalle dans le creux de vieux arbres.

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Dans les canaux, un grèbe huppé (Podiceps cristatus) pêche les petits poissons parmi les racines des platanes qui se jettent dans l'eau. Plus grand des grèbes, celui-ci n'est pas encore en plumage nuptiale, n'abordant pas de collerette rousse et noire quoi que celles-ci commencent à se laisser deviner. Ce n'est pas non plus un jeune, son plumage ne présenta pas de reliquat de zébrures noires et blanches typiques des poussins.

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Bon plongeur, il se nourrie également de larves et de petits mollusques. Présent partout en Asie, en Europe et largement répendu en Afrique, il niche entre avril et juillet après s'être livré a des parades nuptiales complexes. Vient alors la construction du nid, souvent constitué d'algues posées sur le fond vaseux ou arrimé aux végétaux. Les oeufs pondus sont couvés pendant 28 jours avant de voir émerger les jeunes qui quittent d'instinct le nid.

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Les mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus) ont pris possession du port de plaisance. Elles aussi n'ont pas pris leur livrée nuptiale et n'abordent pas leur tête si caractéristique quand vient la saison des amours. Il leur faut 3 ans pour pouvoir l'aborder et être apte à devenir parents. Les jeunes présentent également du brun sur les ailes et sur une partie du dos. Peu farouche, elle se nourrie aussi bien de déchets, de poissons ou de vers.

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Grand classique, les cygnes tuberculés (Cygnus olor) sont fidèles au poste. Récemment, pas moins de 70 d'entres eux sont morts suite à la consommation de pain détrempé où une bactérie mortelle a pu se développer. On ne le dira jamais assez, le pain est mortel pour les oiseaux. Néanmoins on ne saurait rompre tout contact à la nature. De l'herbe, des épluchures, des graines ... rien de plus simple pour les approcher.

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Clou du spectacle, un garrot à oeil d'or (Bucephala clangula) se pointe à notre départ. La pluie bat plus fort que jamais et je suis mortifiée par le froid au point d'attendre dans la voiture le chauffage à fond. Des centaines et centaines d'oiseaux se sont réunis pour trouver refuge près des phragmites. Fuligules morillons, fuligules milouin, foulques et autres canards colverts attendent la fin du déluge. Nous sommes déçu de ne pas avoir une seule journée de beau pour profiter de la richesse du site. Pas de panique, nous retournerons bientôt sur site nous refaire une santé au pied des alpes en compagnie des oiseaux d'eau et des sommets enneigés.

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mercredi 4 mai 2016

Sortie dans les marais 7.

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 C'est un tout petit article que je vous présente aujourd'hui. Pour continuer dans la lancée des sorties dans les marais et tourbières, voici l'écologie d'un étang en ce début de mois de mai. Il y a énormément de choses à voir entre la floraison des iris d'eau (Iris pseudacorus) et les premières sorties des poussins des canards sauvages.

 

Les monstres de nos lacs et rivières.

Ils n'ont pas la taille ni l'allure de ceux que l'on peut voir dans "Monster River" mais ils ne manquent pas de férocité. Ici il s'agît des larves de libellules. Selon l'espèce, elles peuvent rester plusieurs années sous l'eau avant de devenir adultes. Ce sont de terribles chasseresses qui se nourrissent de têtards, d'insectes et de petits poissons grâce à leur mâchoire amovible qui peut se détendre en quelques secondes pour saisir leur proie.

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La présence de poissons en milieu aquatique fermé.

On ne sait pas toujours très bien comment les poissons arrivent par eux dans les étangs et les lacs isolés. Si par endroit la main de l'Homme est intervenue, ailleurs c'est la nature qui a fait le travail. Il y aurait plusieurs causes. Parfois des oeufs de poissons se collent aux plumages d'oiseaux aquatiques qui les transportent d'étangs en étangs. Certains avancent même que certains empoissonneraient volontairement les lacs.

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La grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus).

C'est une grenouille de belle taille qui est très vorace. Celle-ci est tranquillement à l'affût au milieu d'une ponte de crapaud dont les futurs têtards seront peut être un jour ses proies même si elle préfère les insectes. Si l'occasion se présente, elle peut bondir sur des petits poissons ou d'autres grenouilles et même, des oisillons tombés à l'eau. C'est un des grenouilles qui se reproduit le plus tard, aux alentours de mai-juin en fonction de la région.

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Le mot de la fin.

Déjà la fin ? hé bien oui. J'aime ce format d'articles courts qui me permettent de mettre en lumière deux ou trois espèces végétales, fongiques et/ou animales qui m'ont particulièrement plu. Dans le prochain épisode je vous emmène au pays des truffes, du fromage et du vin : la vallée du Ventoux. Dépaysement garanti.

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