lundi 8 avril 2013

Rayons de soleil et jardin.

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Voilà quelques brins de verdures sur un fond de soleil bien mérité. Les pâquerettes, présentes mais timide durant l'hiver s'ouvrent  doucement.

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Ce sont les feuilles et les fleurs de la plante qui sont utilisées dans la composition d'huiles médicinales. Récoltées en pleine floraison, les pâquerettes sont séchées dans un endroit sec et aéré avant leur emploie. 

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Le lamier pourpre comme la plupart des lamiers, en plus d'être une plante médicinale, partage la particularité d'avoir des fleurs en forme de "gueule" d'où leur nom de lamiacées qui provient du grec et signifie "lèvres".

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Les petites violettes odorantes parfumes le jardin. Disposant d'une vaste gamme de couleurs pouvant tendre vert le blanc, elles sont reconnaissables par leur délicat mais puissant parfum.

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Et comme toujours les primevères acaules que l'on présente plus. Jusqu'à mai voir juin elles donneront à se voir.

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En latin primevère, "prima vera" signifie premier printemps. Ainsi avec la perce-neige les deux plantes se battent pour avoir le statu de fleur des premiers beaux jours. Elles sont aussi appelées clefs du ciel car selon la légende, Saint Pierre aurait laissé tomber les clefs du paradis qui se seraient transformées en primevères.

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Ne cherchez plus l'Eden, il est à vos pieds! Sacré Saint Pierre.

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Voila les deux emblèmes des jardins fleuris, la perce-neige à gauche qui d'oridinaire est fanée continue sa floraison. A droite, la jonquille qui sur les coteaux forment de grandes tâches jaunes et se démarquent de l'herbe devenue bien verte.

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Cachée dans le bois, une clausilie. Ce petit escargot aime se cacher dans les lieux humides et le bois décomposé dont elle se nourrie. En France on compte 47 espèces différentes.

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Voilà le julidae. Combien de pattes chez ce petit arthropode de la famille des diplopodes? 23 paires si on compte bien. En situation de danger, s'il ne peut fuir, il se roule en boule.

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Découverte prés de ce que j'appel mon arbre à os: une énorme souche de noyer où depuis quelques temps un rapace vient dîner. A l'intèrieur, une jolie vertèbre d'un animal non identifier mais possédant quelques poils indicatifs.

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Et pusi dans le fond du jardin, enocre quelques pézizesveinées oubliées dans les explorations de la veille.


mardi 5 juin 2012

Les lamiers

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Les lamiers:

Ce sont des plantes communes à toute la France, les quatre espèces citées ici sont présentes sur tout le territoire. Il semblerait que tous les lamiers sont comestibles (en particulier les jeunes pousses) et leurs fleurs évoquant la gueule ouverte et béante d'un animal d'où le nom latin, « lanium » qui vient du grec « laimos » et qui signifie gosier, gorge. Il existe une cinquantaine d'espèces de lamiers. Ils font partis de la famille des labiées, souvent confondus avec l'ortie bien qu'ils ne soient pas urticants, on les appel fausse ortie ou ortie morte. Ils ont le statut de mauvaise herbe.

lamier pourpre/lamium purpureum:

Son nom de « purpureum » vient du latin et signifie pourpre, en raison de ses sommités qui sont rougeoyantes. Le lamier pourpre mesure 10 à 40 cm et fleurit de février à novembre. On le trouve un peu de partout en Eurasie. Cette plante rurale pousse en automne et en hiver quand la terre est complètement nue. Sa croissance est très rapide et sa présence a des effets répulsifs sur les doryphores. Nommé aussi ortie rouge ou pain de poulet, il dégage une senteur fétide. On le trouve en Europe, en Asie occidentale, en Afrique septentrionale. On utilise les fleurs pour leur valeur diarrhéique, astringente, dépuratif, dermatologique, diurétique. On peut également consommer les feuilles en salade. Elle présente dans les friches, les talus, les ruines et la rocaille.

lamier jaune/lamium galeobdolon:

Appelé aussi ortie jaune, on le trouve souvent en plaine et en montagne sauf dans le midi. Plante vivace, il peut atteindre 50 cm. Sa tige est quadrangulaire et comporte des feuilles qui sont dentées opposées. Il fleurit de mai à juin et offre de belles fleurs jaunes. Le lamier jaune aime tous les sols mais préfère le mi-ombre. Il est intéressant car il n'est pas connu pour provoquer d'allergies. Il est réputé pour avoir certaines des vertus du lamier blanc.

lamier tacheté/lamium maculatum:

Le nom « maculatum » vient dul atin « macula »: tache. Cette plante vivace aime les zones de demi-ombre, les sols frais, humides, l'humus riche sur argile ou limon. On la trouve dans les haies, lisières humides, les bords de chemins et les décombres. Les jeunes pousses peuvent être consommées et ont, dit-on, un léger goût de truffe et de terre. C'est une plante médicinale connue pour être astringente, expectorante, tonique, narcotique et vulnéraire. Ainsi les feuilles et fleurs sont utilisées à cet effet. En cas d'insuffisance hépatique les sommités sont préparées en infusion. Cette plante se reconnaît à sa tige carrée, haute de 15 à 80 cm. Les feuilles sont souvent tachées de blanc, les fleurs sont pourpres, parfois roses et le calice a 5 dents. Sa floraison est longue. On cueille les fleurs et les feuilles d'avril à septembre. En cuisine les jeunes pousses effeuillées sont proposées en salade crues ou cuites en légumes, ou encore en lasagne ou en soupe, les fleurs comme décor. Très cultivé, il en existe un grand nombre de déclinaisons décoratives.

lamier blanc/lamium album:

Le lamier blanc est une plante médicinale astringente qui agit contre les hémorragies et les diarrhées. Son nom vient du latin « albus » qui désigne la couleur blanche. Commune à l'Eurasie, il fleurit d'avril à septembre et peut mesurer 20 à 60 cm. Il préfère les sols plutôt secs. C'est le lamier le plus réputé pour ses propriétés médicinales. Les fleurs, tiges et racines en teinture sont hémostatiques notamment en cas de saignement (en dehors des règles), soignent les troubles digestifs, sont dépuratives (diurétiques et purgatives à la fois). Les fleurs crues sont astringentes, influencent la circulation utérine, sont cholagogues (facilitent l'évacuation de bile), sont toniques et rafraîchissantes en cas de fièvre. La plante est réputée pour être anti-inflammatoire, diaphorétique (elle fait transpirer) mais elle est avant tout employée contre les brûlures, les piqûres, l'urticaire, l'eczéma. Pour cela faire une infusion de la plante entière et fraîche à raison de 25 g par litre d'eau. On l'utilise aussi pour les inflammations des voies respiratoires (effets antitussifs / expectorants) et les infections buccales et pharyngiennes. Facile de culture, il aime les sols riches en azote.