mercredi 1 février 2017

Sortie dans les marais 10 (migration dans les Dombes).

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L'été est sur le point de s'en aller, les cigognes elles aussi. Nous sommes dans les Dombes dans l'Ain. Il s'agit d'un vaste ensemble de zones humides composé de marais, d'étangs et de lacs de pisciculture. C'est un des endroits où il est possible de voir le plus d'oiseaux en France et cela, même pendant l'hiver.

 

La cygogne blanche (Ciconia ciconia).

C'est l'un des plus grands échassiers d'Europe. La cigogne blanche se rencontre dans la quasi totalité de l'Eurasie et de l'Asie (on trouve une sous-espèce Européenne et une sous espèce asiatique). C'est une espèce migratrice mais il n'est pas rare de voir des dizaines d'individus rester l'hiver dans les Dombes. 

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Le pays des Dombes.

 Cet espace naturel se caractérise par ses lacs creusés de la main de l'Homme pour approvisionner une partie du royaume de France en poissons et en particulier en carpes, symboles de la royauté. C'est un espace unique où on trouve plus de 150 espèces d'oiseaux nicheurs qui y trouvent toute la nourriture dont ils ont besoin.

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L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Ce bel oiseau blanc s'est établie sur tous les continents du monde là où se trouve des zones humides d'eaux peu profondes. C'est là que l'aigrette chasse à l'affût les batraciens, les insectes et les petits poissons dont elle se nourrie. Parfois, elle ouvre ses ailes pour faire de l'ombre sur l'eau. Les poissons viennent s'y rafraîchir et c'est là qu'elle les saisie avec son bien effilé comme un dague, ce qui est typique des échassiers. 

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Un havre pour les libellules (Odonates).

On rencontre énormément de libellules dans les Dombes. Parmi elles ont trouve un bon nombre d'espèces protégées. Actuellement elles sont très étudiées car elles sont de formidables bio-indicateurs qui permettent de connaître la santé des milieux humides, leur évolution et le type d'actions à mener sur ceux-ci.

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Le grèbe huppé (Podiceps cristatus).

Il s'agît ici d'un juvénile que l'on reconnaît facilement à son plumage zébré. Les adultes présentent une tête blanche ornée d'une collerette de plumes rousses et noires. C'est un oiseau bruyant qui pendant la période des amours émet des sons proches d'une clarinette. Il fait son nid tel un radeau en s'aidant de la végétation dense des étangs et des marais de faible profondeur. C'est un excellent plongeur qui peut atteindre 20 m de profondeur.

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Le faisan de Colchide (Phasianus colchicus).

C'est espèce a été introduite sous le Moyen Âge dans les forêts françaises et en particulier dans celles des rois pour répondre à la grande passion des nobles de cette époque là (avec celle des perruques poudrées), à savoir la chasse. Aujourd'hui on en rencontre beaucoup, souvent issus de lâchers après avoir été élevés en captivité. Cela explique le bec tordu de cette femelle (courant en volière) peu farouche se promenant sur la route.  

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

 C'est avec plaisir que nous retrouvons ce grand échassier que nous avons pu croiser lors de notre périple en Bretagne. Lui aussi est un oiseau des marais mais couvre également les champs humides, les bords de mer, les lacs et les rivières. Son régime alimentaire est proche de celui de la cygogne bien qu'il n'appartient pas à la même famille et qu'il soit sédentaire au point de garder toujours le même site de nidification : la héronnière.

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La marsillée à quatre feuilles (Marsilea quadrifolia).

Voici une superbe fougère d'eau qu'il n'est pas courant de croiser. On pourrait penser au premier abords qu'il s'agît d'un trèfle ou d'une oxalis mais ses rhizomes ne trompent pas. Protégée en France, on peut la rencontrer dans les mares et les fosses où l'eau se fait stagnante. Dans certains pays, en particulier en Asie, elle est consommée. En Europe de l'Est et Centrale on l'utilise comme plante magique permettant de voir le monde invisible.

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Le ragondin (Myocastor coypus).

Dans les Marais Poitevin, on en fait de la terrine et des pâté. Ce grand rongeur est originaire d'Amérique du Nord. Échappé des élevages de fourrure, il sème le trouble dans les milieux aquatiques au point d'en rompre par endroit la fragile dynamique. Mais s'il est piégé, c'est avant tout pour les dégâts qu'il cause aux cultures.

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Le mot de la fin.

 Voilà une fin d'après midi comme je les aime, où l'on reste dans le soleil couchant à observer les oiseaux et voir les cigogne se réunir pour passer la nuit. Actuellement les Dombes sont encore glacées, et bien que l'on y trouve un bon nombre d'oiseaux, il faudra attendre le redoux du printemps voir le début de l'été pour voir arriver par nuées les grandes espèces migratrices et avec un peu de chance, quelques grues cendrées (Grus grus).

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vendredi 26 août 2016

Sortie dans les marais 9.

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Une fois de plus, nous voilà partis en visite à l'Herretang. C'est le meilleur moment de l'année pour aller observer les libellules. Sur le site plus d'une trentaine d'espèces peuvent être observer. On fait le plus souvent la différentiation entre deux types de libellules (nommées odonates), les Zygoptera et les Epiproctophora.

 

Les demoiselles (Zygoptera).

On les reconnaît à leur corps grêle et à leurs ailes fines et délicates qui sont souvent repliées au repos. Les femelles pondent leurs oeufs dans les milieux humides, généralement sur ou dans la tige des végétaux aquatiques mais aussi dans les marres ou dans les poches d'eauqui se forment dans les troncs d'arbres ou entre deux branches. Les larves qui sont aquatiques portent le joli nom de naïades, en référence aux nymphes.

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La caloptérix méditerranéen (Calopteryx haemorrhoidalis).

Cette libellule est plutôt rare chez nous car elle est inféodée aux milieux méditerranéens. On la rencontre sur les bords de rivières et dans les milieux humides. Ici il s'agît d'un mâle que l'on reconnaît à ses ailes sombres de manière uniforme. Le caloptérix méditerraen porte aussi le nom de caloptérix hémorrhoïdal en raison de sa couleur rouge et sombre évocatrice.  Actuellement elle semble menacée par l'assèchement de son milieu.

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 Le caloptéryx vierge (Calopteryx virgo).

C'est une des libellules les plus communes de France. Le mâle est de couleur bleue et verte avec des teintes métalliques et possède des ailes opaques. La femelle pour sa part est teintée de brun et de vert avec des ailles bien plus translucides. Ce caloptéryx apprécie les zones d'eaux vives où elle peut chasser d'autres insectes.

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La libellule déprimée (Libellula depressa).

Cette libellule tient son nom de sa pose au repos. En effet ses ailes ouvertes et tombantes peuvent lui donner un aspect "fatigué". La femelle présente une teinte jaune alors que le mâle est bleu clair. Cette espèce territoriale aime les eaux lentes et peu profondes mais bien ensoleillées. Les étangs et marres ont sa préférence.

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Les plantes des milieux humides.

Quelques espèces sont typiques des milieux humides et des tourbières (où souvent le sol est pauvre). Elles composent parfois les prairies dites humides ou semi-humides qui sont de véritables réservoirs à biodiversité. Il y aurait en tout et pour tout en France pas loin de 800 espèces composant cet ensemble floristique. 

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La faune.

On trouve beaucoup d'animaux typiques des zones humides mais aussi des animaux qui possèdent une grande aptitude à s'adapter à différents milieux. Les prédateurs et en particulier les insectivores y trouvent une grande quantité de nourriture. On y rencontre aussi quelques espèces chassables comme les oiseaux d'eau.

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Le mot de la fin.

Voici un rapide article sur l'Herretang que j'ai eu l'occasion de beaucoup détailler sur le blog depuis 2 ou 3 ans. C'est l'occasion pour moi de vous parler un peu des libellules qui sont nombreuses là bas mais pas des plus simples à photographier. Pour les découvrir je vous invite à emprunter le parcours qui compose cette tourbière.

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lundi 8 août 2016

Sortie à l'Herretang avec l'école du pays Velannois.

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Dernière sortie de l'année avec les enfants de l'école. Pour la peine nous voilà partis à l'Herretang dont je vous repparlerai dans un prochain billet et que vous pouvez découvrir dans cette rubrique ICI. Il fait chaud et il n'y a pas un seul nuage en vu mais cela ne nous a pas empêché de voir énormément de choses.

 

La petite faune.

Attention où l'on pose les pieds ! Dans une tourbière telle que celle de l'Herretang la vie est partout et c'est avec une grande délicatesse que nous avons manipulé ces animaux. À gauche il s'agît d'un jeune crapaud commun (Bufo bufo) et à droite c'est un papillon posé dans la main, le ptérophore blanc (Pterophorus pentadactyla).

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Le bruant jaune (Emberiza citrinella).

C'est un oiseau dont j'apprécie le chant. Le mâle se reconnaît à sa superbe couleur. Il se rencontre dans les zones dégagées entourées de buissons, de lisières et/ou de bosquets plus ou moins denses. On le trouve un peu partout en Eurasie du moment qu'il y a de la nourriture, à savoir des insectes, des graines et des baies.

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La reine des prés (Filipendula ulmaria).

Avec l'écorce de saule blanc (Salix alba), elle a servit de modèle pour synthétiser l'aspirine. Elle aime les sols humides dans les quelles son long rhizome s'encre aisément. Bien que présente dans toute la France, elle est relativement rare dans les zones méditerranéennes. Elle peut être utilisée pour aromatiser les desserts.

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La vie du chevreuil.

Le chevreuil (Capreolus capreolus) fréquente les zones fauchées de la tourbière car l'herbe qui y pousse est tendre. Les bois du chevreuil ne poussent que chez le mâle que l'on nomme brocard. Ils lui servent pendant la période de rut qui s'étale de juillet à août pour gagner le coeur des femelles. Quand on se promène en forêt, que l'on est un poil observateur et assez chanceux, on peut tomber sur ses bois qui peuvent atteindre 25 centimètres.

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Le peuple des mares.

L'écosystème qui compose les mares et les petits lacs est riche. On y trouve de nombreux insectes prédateurs. Sur les deux premières photos on peut observer des libellules (Odonata) dans leur forme adulte et larvaire. Voraces elles ont autant d'appétit que cette népe (Nepa sp.), une punaise aquatique qui respire par le long tube qui se trouve à l'arrière de son abdomen et qui se saisie de ses proies grasse aux pinces de ses pattes avant.

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Les mains dans la terre et pas que ...

Les enfants sont attirés par l'eau, c'est un fait incontestable. Parfois, ça méne à la catastrophe mais
qu'à cela tienne, cela fait parti des apprentissage de la vie et souvent, des souvenirs de jeunesse. 

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La cardère sauvage (Dipsacus fullonum).

Cette plante est passionnante, sa forme cultivée a permit à nos grand-mères de filer la laine mais son secret se cache dans ses feuilles. Celles-ci forment une coupelle où l'eau de pluie se dépose et dans la qu'elle la plante insérer des enzymes. Quand les insectes s'en approchent, ils y tombent , s'y noient et y sont dissous. Les femmes de l'antiquité utilisaient cette eau comme eau de beauté et nommaient la plante bain de Vénus.

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Les poissons.

La tourbières a été exploitée pendant très longtemps par les hommes. Quand celle-ci ne l'a plus été, les carrières de tourbe se sont remplis d'eau et sont devenues des étangs. Peu à peu des poissons sont apparus. On y trouve ainsi des tanches, des perches soleil, des carpes communes, quelques gardons et bien d'autres espèces.

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Le veratre blanc (Veratrum album).

Cette grande plante toxique aux fleurs plus ou moins blanches est parfois confondue avec la gentiane jaune (Gentiana lutea), ce qui peut avoir des conséquences funestes. Cela vient du fait que les feuilles et le port de ces deux espèces sont très similaires quand elles n'ont pas d'inflorescences visibles. Pour les différencier il faut regarder l'insertion des feuilles qui sont chez le vératre toujours alternes et opposées pour la gentiane.

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Le milieu.

Il est composé d'une succession de tableaux, à savoir une grande prairie fauchée et pâturée, un début de sous bois, un petit marais, des étangs plus ou moins profond et une rivière qui porte le même nom que la tourbière: l'Herretang. Cette grande variété permet de voir des espèces qui se côtoient rarement d'ordinaire.

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Les fleurs des milieux humides.

Celles présentées ci-dessous ne leurs sont pas forcément affilées mais s'y croisent souvent. De gauche à droite et de haut en bas, on peut citer l'épiaire des marais (Stachys palustris), la consoude tubéreuse (Symphytum tuberosum) et le sureau noire (Sambucus nigra) qui font le bonheur des abeilles et des papillons.

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La balsmaine de l'Hymalaya (Impatiens glandulifera).

C'est une plante invasive qui détruit les biotopes et les espèces qui se trouvent à proximité d'elle de par sa redoutable adaptabilité. La voir dans ce milieu protégé me fait mal au coeur. Dans certaines zones des arrachages collectifs sont menés, pour le moment seul celui des renouées invasives (Fallopia) est pratiqué ici.

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L'heure de la sieste.

Des vaches aubracs ont été introduites dans les zones de prairies de la tourbière pour les maintenir en l'état et permettre à différentes espèces d'oiseaux de nicher au sol. Cette race rustique était déjà présente à l'époque celte en Gaule et se reconnaît à ses grandes cornes noires, sa robe rousse et son naseau blanc.

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Le mot de la fin.

Découvrir un endroit que l'on connaît plus ou moins bien avec des guides nature, c'est s'assurer d'apprendre quelques secrets inédis sur celui-ci. En particulier pour ce qui est des oiseaux aux quels je suis encore peu attentive mais je travaille fortement à ne plus avoir de difficultés pour tout ce qui concerne l'ornithologie.

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mercredi 4 mai 2016

Sortie dans les marais 7.

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 C'est un tout petit article que je vous présente aujourd'hui. Pour continuer dans la lancée des sorties dans les marais et tourbières, voici l'écologie d'un étang en ce début de mois de mai. Il y a énormément de choses à voir entre la floraison des iris d'eau (Iris pseudacorus) et les premières sorties des poussins des canards sauvages.

 

Les monstres de nos lacs et rivières.

Ils n'ont pas la taille ni l'allure de ceux que l'on peut voir dans "Monster River" mais ils ne manquent pas de férocité. Ici il s'agît des larves de libellules. Selon l'espèce, elles peuvent rester plusieurs années sous l'eau avant de devenir adultes. Ce sont de terribles chasseresses qui se nourrissent de têtards, d'insectes et de petits poissons grâce à leur mâchoire amovible qui peut se détendre en quelques secondes pour saisir leur proie.

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La présence de poissons en milieu aquatique fermé.

On ne sait pas toujours très bien comment les poissons arrivent par eux dans les étangs et les lacs isolés. Si par endroit la main de l'Homme est intervenue, ailleurs c'est la nature qui a fait le travail. Il y aurait plusieurs causes. Parfois des oeufs de poissons se collent aux plumages d'oiseaux aquatiques qui les transportent d'étangs en étangs. Certains avancent même que certains empoissonneraient volontairement les lacs.

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La grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus).

C'est une grenouille de belle taille qui est très vorace. Celle-ci est tranquillement à l'affût au milieu d'une ponte de crapaud dont les futurs têtards seront peut être un jour ses proies même si elle préfère les insectes. Si l'occasion se présente, elle peut bondir sur des petits poissons ou d'autres grenouilles et même, des oisillons tombés à l'eau. C'est un des grenouilles qui se reproduit le plus tard, aux alentours de mai-juin en fonction de la région.

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Le mot de la fin.

Déjà la fin ? hé bien oui. J'aime ce format d'articles courts qui me permettent de mettre en lumière deux ou trois espèces végétales, fongiques et/ou animales qui m'ont particulièrement plu. Dans le prochain épisode je vous emmène au pays des truffes, du fromage et du vin : la vallée du Ventoux. Dépaysement garanti.

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vendredi 17 octobre 2014

Cueillettes dans la jardin.

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Petit bilan dans le jardin. Le mois de septembre a été particulièrement chaud et sur sa fin nous a offert un début d'été indien pour le plus grand plaisir de tous. Baignades, balades, randos et excursions improvisées ont rythmé les week-ends. Ce temps a été bénéfique aux fruits et légumes, les framboises ont été nombreuses, sucrées et leur poids a parfois fait plier les branches des framboisiers.

Notre maison de famille est ancienne (plus de 200 ans). Elle est faite de pisé, une technique propre au Dauphiné. Elle est entourée d'un vieux verger. Mon aïeul était passionné de greffes et nous a laissé beaucoup d'arbres fruitiers atypiques. Si certains ne sont plus, il en reste assez pour remplir nos paniers. Au printemps cerises et griottes font notre bonheur mais en cette période, ce sont les noix, les noisettes, les mûres, les poires et les pommes qui trônent sur notre table. Tartes, gâteaux, confitures... la liste est longue !

Néanmoins le temps ne nous trompe pas, plus ou du moins peu de fleurs dans le jardin. Les feuilles jaunissent et quelques grosses pluies, parfois accompagnées de grêle, ont détrempées le sol. 

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 Quelques insectes se sont invités pendant les récoltes.
1 et 2: Le gomphe gentil (Gomphus pulchellus) est une grande libellule vert vif striée de noir. D'ordinaire on la rencontre à proximité des courts d'eau, des zones humides et des étangs mais celle-ci semblerait s'être perdue et même, l'avoir échappe et belle aux vues des restes de toile emmêlés dans ses pattes.
3 et 4: La lampyr ou ver luisant () est un insecte atypique. Le mâle ne brille pas et est muni d'ailles. La femelle quand à elle dégage avec son abdomen par procédé chimique une vive lumière pour attirer un partenaire. La larve est plus discrète (voir photos), elle est l'allier du jardinier en dévorant les escargots et les limaces qui ont le malheur de se trouver sur sa route.

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 La châtaigne est un des fruits emblématique de l'Isère qui a sauvé bien des dauphinois pendant les grands hivers. En farine, marinée, confite, séchée, grillée sur le feu ou cuite à l'eau, son usage est multiple. Comme le dit Pasquale Paoli en 1758, "Tant que nous aurons des châtaignes, nous aurons du pain".

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 Un pommier (Malus) c'est installé depuis quelques années dans le haut de la côte. C'est la première fois que nous avons l'occasion d'en récolter les pommes. Celles-ci sont acides et granuleuses en bouche mais parfaites en tartes ou en compotes, signe qu'il doit s'agire ici d'une espèce ancienne.

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 La grande limace rouge (Arion rufus) est une terrible gourmande. On la trouve surtout en forêt et dans les zones humides (comme c'est le cas dans notre vieux champs) et plus rarement dans les jardins car concurrencée par l'invasive limace espagnole (Arion vulgaris). Mangeuse de champignons, elle aime aussi pour notre plus grand désespoir les légumes du potager.

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 La noisette, fruit/amande du noisetier (Corylus avellana) et parfois appelée aveline. C'est l'un des aliments les plus riches en oméga-9 (bon contre le cholestérol), en vitamine E (lutte contre le vieillissement) qui contient également des fibres (on la prescrit dans ce cas contre le cancer du colon), en cuivre (soulage les rhumatismes et aide l'organisme à lutter contre les maladies infectieuses), en fer, en magnésium, en phosphore et en vitamine B. La France est le neuvième pays producteur de noisettes au monde.

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On compte 27 espèces de boutons-d'or en France. Ici il s'agit ici du renoncule rampante (Ranunculus repens). Toxique fraîche et délaissée par le bétail, elle s'est implantée un peu partout dans le monde où elle s'est montrée relativement invasive. On peut le voir fleurir de juin à octobre dans les champs et les prairies. 

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 On continue dans les récoltes automnales avec les poires (1 et 2), issues du poirier: Pyru et qui cette année ont échappé à l'appétit des vaches et à leur cou agile qui leur permet souvent d'attrapper les frutis sucrés des branches basses. La ronce des haies (3 et 4: Rubus fruticosus) donnent après la fécondation de ses fleurs des frutis sucrées prisés des oiseaux et des renards.

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 Le polypore à pied couleur de poix (Polyporus badius) n'est pas comestible. On le trouve de mai à juillet sur les arbres mort, souvent à proximité de l'eau. Ici on le rencontre tous les ans sur les vieux troncs des noyers morts et tombés au sol, à quelques pas du petit ruisseau qui se forme dans le champs quand les pluies se font fortes.

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 Dans le jardin, de nombreux champignons restent compliqués à identifier. Il faut garder à l'esprit que la récolte ne doit concerner que des champignons que l'on connaît bien et qui sont parfaitement identifiés. Il faut également les cueillir avant leur maturité pour que leur chair reste saine mais pas trop jeunes non plus car les plus petits spécimens peuvent être confondus avec d'autres espèces qui parfois peuvent être mortels..

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Il ne faut pas gratter ou creuser le sol autour du champignon ramassé pour préserver le mycélium et se donner la possibilité, dans les années à venir, de faire une belle récolte au même endroit. On évitera de soulever la mousse et les feuilles mortes avec trop de précipitation et sans délicatesse.  Autre précaution, celle d'éviter de mélanger dans le panier les espèces à chair ferme avec celles à chair délicate.

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 Dans le jardin 4 ou 5 caisses à vin agrémentes les plats-de-bandes où quelques rosiers fleurissent encore. Nougat, le matous de la maison profite des rayons du soleil. Les chats sont des animaux formidables qui dorment 14 à 18 heures par jours... de vrais lions. En bref, septembre fût un mois bien calme.

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lundi 28 avril 2014

Sortie en forêt 44.

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Pas de morilles rencontrées à l'ocasion de cette sortie mais au combien de belles surprises, ne serait-ce les quelques rayons de soleil alors que la journée débutait sous un ciel gris et nuageux à moins que ce ne soit la luxuriance de la végétation naissante.

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 La fougère aigle ou grande fougère (Pteridium aquilinum) déploie ses crosses. Cosmopolite, on la rencontre un peu partout en France et aux quatre coins du globe, dans les zones humides jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Utilisée depuis de temps immémoriaux en médecine et cuisine populaire, sa toxicité avérée a stoppé tout utilisation de celle-ci.

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Le charançon du lierre (Liophloeus tessulatus), est un des rares coléoptères européens incapable de voler. En vieillissant certains adultes deviennent intégralement noirs et comme chez les mantes religieuses,en pénurie de mâles, les femelles peuvent s'auto-féconder. On appel se procédé la parthénogenèse.

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La scolopendre (Asplenium scolopendrium var. scolopendrium), est une fougère répendue en Europe. Nommée "langue de cerf" ou "herbe à rate", elle était concidérée sous l'antiquité comme un puissant remède contre les maladies du foie et dela rate. Expectorante, astringente et émolliente,elel rentre aujourd'hui dans la composition de sirops contre la toux.

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La mousse pousse-t-elle au nord des arbres? " La mousse pousse sur l’endroit le plus humide et le plus abrité du Soleil. C’est pourquoi en France, on trouve souvent la mousse sur le nord des troncs d’arbres, mais cela peut varier d’un site à l’autre, selon les conditions d’humidité, de vent et d’ensoleillement. Dans les lieux très humides, la mousse pousse tout autour des troncs d’arbres. Dans l’hémisphère sud, en Australie par exemple, le Soleil passe du nord-est au nord-ouest. La mousse est donc généralement située sur le côté exposé au sud, qui est souvent le côté le plus humide." (Source)

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 La raiponse en épi est une jolie fleur comestible que l'on peut croquer avec délice dans les salades. Adèpte des terrains tempérés et calcaire, cette année elle est en avance. En effet, on est bien plus habitué à la voir débarqué en mai dans les sous-bois. Sa racine serait également comestible.

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 " La forêt dominale de Grande Chartreuse est la plus grande forêt publique de Rhône-Alpes. Elle appartient à l'Etat depuislaRévolution française et la confiscation des biens du clergé. Elles est située dans le massif de la Chartreuse. Elle faisait partie auparavant des possessions de l'ordre des chartreux." (Source)

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Voilà une belle dont il faut se méfier ! La grande cigüe a commencé à fleurir. Toxique, elle servit de poison aux athéniens pour les condamnés à mort. Associé à la magie du noire au moyen âge, on la retrouve dans Macbeth à l'acte III dans la préparation de philtres par les trois sorcières. C'est par cette plante que socrate perd la vie.

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 Non comestibles, les tramètes versicolor sont des champignons colorés qui peuvent atteindre 10 centimètres de diamètre. Depuis 2011 elles sont considérées comme un remède miracle pour soigner le cancer de la prostate. Les premières séries de tests menés par l'université du Queensland seraient concluants.

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 Les chevreuils (Capreolus capreolus) s'épanouissent dans les prairies où foisonnes les fleurs sauvages après avoir passé l'hiver à grignoter les écorces et les jeunes branches des arbres. Aux aguets, ils déguerpissent au moindre signe de danger. 

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 La caloptéryx vierge (Calopteryx virgo). Il s'agit ici de ce que l'on nomme un immature, à savoir un jeune adulte qui est sortie de l'eau depuis peu. On le reconnaît à ses ailes marrons claires vierges. Plus généralement, l'espèce aime fréquenter les courts d'eau boisés.

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 Voici une orchidée fort abondante en cette période et dont je prends souvent plaisir, en allant au court du printemps en promenade, à photographier l'impressionnante station qui a élue domicile dans un champs à vache, sur un talus, à quelques pas d'un torrent de montagne.

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 Il s'agit de l'orchis mâle (orchis mascula), réputée pour ses fleurs satant l'urine de chat... jusqu'ici rien de très glamour. On la reconnaît à ses fleurs où se dessine un losange blanc en son centre plus ou moins tâcheté. Les feuilles sont généralement tâchetées de brun et la ampe fleurale aborde une jolie couleur violacée.

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 Cette orchidée est commune à toute l'Europe sauf à la bordure méditerranéenne (hormis la Corse), ce qui ne l'empêche pas d'avoir le statu "LC" en France (préoccupation mineur), une protection à l'échelle européenne mais aussi locale (départementale et/ou régionale). 

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Drôle de plante que le colchique d'automne (Colchicum autumnale). Au delà de ses nombreux surnoms (chenard, mort chien, vachette, tue-loup etc.), sa fleur à la particularité de sortir de terre seule à l'automne. Les fleurs et graines n'apparaissent que bien plus tard au printemps. C'est une plante toxique à hauteur de 10gr pour un adulte, mortelle pour 40gr. Prudence donc.

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 Sortir en forêt à la lisière des champs, c'est s'assurer d'avoir un public captif. Curieuses, les vaches sont nombreuses en valaine, l'élevage (que l'on nomme laitier à viande combiné) étant la première activitée agricole du secteur. 

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Les belles de mai sont de sorties.

1 et 2: L'aubépine (Crataegus)  est un arbuste aux milles vertus. Ses fruits se nomme les cenelles et sont avec les fleurs sudorifiques à la différence des feuilles qui elles sont cardiotonique. On la consomme en infusion. Dans l'antiquité, elle représentait l'innocence et la pureté.

3 et 4:  L'ancolie commune (Aquilegia vulgaris) est une plante aussi belle que dangereuse. Bleues, les fleurs peuvent parfois mais de manière rare être roses, violettes ou blanches. Nommée bonne-femme, on racontait que porter les graines de cette ancolie avait des vertus aphrodisiaques.

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 Il existe de très nombreuses espèces de véroniques en France, la plus connue étant la véronique de Perse (Veronica Persica). Ici il s'agit de la véronique à feuilles de serpolet (Veronica serpyllifolia L) qui fleurit de mars à octobre. On la rencontre dans les terrains vagues, les champs et les zones rurales.

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 Le petite pimprenelle (Sanguisorba minor) appartient à la famille des rosacées au même titre que les rosiers. En cuisine sauvage ses feuilles sont assez réputées pour leur goût de concombre et elles agrémentent aisément les salades de printemps.

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 Les dernières cardamines des prés (Cardamine pratensis) sont sur la fin de la floraison. Nommée également cresson des prés, cette plante sert en homéopathie à soutenir la thérapie classique du diabète et en médecine populaire, on la consommait crue ou cuite (encore aukourd'hui) pour lutter contre les tracas du quotidien car elle est riche en vitamine C.

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Dans les bois, on trouve de belles discrètes qui méritent d'être mises en lumière:

1 et 2: Les listères ovales ou doubles-feuilles (Listera ovata) n'ont pas encore fleurit mais leur feuilles atypiques permet de les reconnaître facilement. Ces orchidées fleurissent de mai à juillet dans toutes les régions d'Europe hormis à l'extrème Nord.  

3 et 4: Le sanicle d'Europe (Sanicula europaea) est une plante méconnue du sous-bois. Son nom vient du terme latin "sanare = guérir" car au Moyen Âge, comme en atteste les herbier d'époque, on pensait qu'elle était capable de soigner la plupart des maux.

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 Un champs de carotte sauvages ? de cerfeuils musqués ou penchés ? rien de cela, en réalité il s'agit d'une étendue e grandes ciguës boudées par les vaches ans le prés où elles se trouvent en raison de leur haute toxicité. 

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Pour (presque) terminer cet article (qui fût long à rédiger),  voici quelques fleurs classiques mais au combien printanières:

1 et 2: Dans la famille des renonculacées appelées communément "bouton-d'or", on rencontre plus de 27 espèces et sous-espèces de ces jolies fleurs jaunes. Je m'avance peut être un peu mais il me semble qu'ici c'est au renoncule âcre (Ranunculus acris) que nous avons à faire.

3 et 4: Les myosotis des champs (Myosotis arvensis) sont des plantes communes couvertes de poils mous et possédantsde petites fleurs bleues grisâtres. Ils poussent jusqu'à 2000 mètres d'altitude dans les lieux secs ouverts que sont les champs, les bords de mer et les dunes.

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L'Orobanche caryophyllacea, appelée également Orobanche à odeur de girofle en raison de son parfum. C'est une espèce protégée qui est rare voir absente dans le la moitié sud de la France sauf, il semblerait, sur le haut de la commune ce qui ravit bon nombre de promeneurs. 

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Au sommet d'un noyer, une buse variable (Bueto bueto) est occupée à faire sa toilette. C'est l'un des rapaces les plus communs en Europe centrale qui s'adapte à la tous les types de milieux et qui à chasse une grande variété de proies ce qui lui a permit de conquérir sans difficultés les continents que sont l'Eurasie et l'Afrique.

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C'est aussi le fin pour les arums tâchetés (arum maculatum) qui sont désormais tous fécondés.
Bref, une jolie expédition en vue.

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mercredi 25 septembre 2013

Petites bêtes du jardin.

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Il ya bien du monde dans le jardin. La douceur de ces derniers jours a fait sortir les diverses créatures du jardin qui s'apprêtaient à se mettre à l'abri du froid. Les figues sont sur la bonne voies mais ne seront pas murent attends, les premières gelées les figeront dans cet état.

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1 et 2: Les vesses de loup sont arrivées et font le bonheur des limaces qui ont laissé de jolies traces de dents dans leur chair blanche.

3 et 4: Dur, dur. Mon coeur balance entre deux identifications pour cette colonie de champignons qui reviennent tout les ans: coprins narcotiques ou coprins éphémères.

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Le lierre rampant fleurit. A la fin de l'Hiver voir au début du printemps il donnera ces fruits qui seront une précieuse source de nourriture pour les oiseaux qui à cette période seront bien amaigris.

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Les guêpes sont parmi nous! Mais pas de crainte, elles sont bien plus douces que les guêpes souterraines.

1 et 2: Dans la vieille pompe tarie un petit nid de guêpes est venu s'installer. Il s'agît de guêpes des buissons, dolichovespula media, ce qui est surprenant quand on sait qu'elles sont arboricoles. Relativement pacifistes, elles n'hésiterons pas à piquer si le nid est bousculé.

3 et 4: Dans la haie, c'est un énorme nid que nous avons découvert. Ici se sont les guêpes Saxonnes, dolichovespula saxonica, qui dominnent. Peu aggréssives, on peut approcher prés du nid ce que je peux affirmer mais prudence, on ne sait jamais. Aux premières gelées les guêpes meurent et nous pourrons réccupérer le nid.

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Petit tour chez les voisin où en bordure de leur jardin nous avons fait une belle cueillette: 12 lépiotes élevées (coulemelles) en partie véreuses mais de belle taille.

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Une jolie aeschne bleue, Aeshna cyanea, était prisonnière de la cuisine. J'ai prit le temps de l'éxaminer avant de lui rendre sa liberté. Cette libellule se trouve en bordure de bois, dans les lisières ensoleillées (il est vrai que l'on en voit de temps à autre). Il s'agît d'un ma^le car il a du bleu, couleur absente chez la femelle.

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Voilà un inconnu au bataillon pas si inconnu que cela: il pourrait s'agir d'un laccaire améthyste orange mais rien de sur car je ne connais que très peu ce champignon. Néanmoins les lamelles fourchues en bords de chapeau sembleraient indiquer que c'est la bonne piste.

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Tour dans le beau potager qui apprécie ce soleil.

1: Les choux ont été épargnés par les voraces chenilles cette année, leurs feuilles font larges et épanouies et n'ont que très peu de trous.

2: C'est l'heure de récolter les derniers haricots verts de l'année.

3 et 4: Si les blettes sont des plus belles, toutes n'ont pas eux la chance d'être protégées des petites bêtes.

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Verveines, menthes, persils plats et frisés, tomates, aubergines et même salades, c'est le moment de remplir le garde-manger.

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1 et 2: Deuxième occasion de photographier une mouche scorpion (encore une femelle), je suis ravie. Celle-ci a stoppé un temps son repas en m'apercevant avant de reprendre avec délice son grignotage de framboise.

3 et 4: Voilà le temps des noisettes! Panier en mains c'est le moment d'être plus rapide que les écureuils, les pies et les corbeaux.

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Enfin, à côté du petit pont, le bosquet de linaire commune se déploie. C'est désormais un jolie buisson jaune. Rappelons qu'elle a pour spécificité de ne pouvoir être butinée que par les gros bourdons car les pétales de ses fleurs jaunes se soulèvent difficilement. Toxique, on l'employait autrefois comme diurétique.

 

 

jeudi 27 septembre 2012

Jardin d'automne.

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 L'automne est arrivé est déverse ses doux rayons sur le jardin qui prend mille et unes couleurs.

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Les derniers semis doivent être effectués et les plantes fragiles protégées du gel en étant mises sous cloche.

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Les roses et les asters donnent des teintes roses, jaunes et violines au jardin.

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Les buissons fleurissent et commencent à donner leurs fruits et graines.

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L'herbe aux sorcières est fanée, les fleurs sont remplacées par des graines qui s'aggripent aux poils des animaux qui s'y frottent. Elles finissent par s'en détacher et tombe parfois dans un endroit nouveau qu'il ne leur reste plus qu'à coloniser.

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C'est la récolte dans le potager, courges, pommes...

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... chou et tomates vont rejoindre la réserve. C'est aussi à cette occasion que les oignons et leurs feuilles ont été ramassé. Celles des poireaux ont été coupé mais ils resterons encore quelques temps à demi enterrés.

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La menthe fleurit, c'est temps de la ramasser en gros bouquet et de la faire sécher au dessus de la cheminée. Elle fournira tout au long de l'hiver la tisane du soir.

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L'automne c'est aussi le moment où on profite de temps qui est encore doux et des animaux qui bientôt, seront rentrés dans les bergeries, les étables et les écuries pour ne pas souffrir du froid.

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Certains font bon usage du soleil.

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Une petite, enfin plutôt une grosse libellule fait une halte dans le potager, sur un des tuteurs des tomates. Il est courant de croiser les libellules dans des milieux où il y a peu de points d'eau, car elles sont de grandes voyageuses qui parcours  plusieurs kilomètres pour trouver les mares qui leurs feront un excellent terrain de chasse. Bientôt le froid les emportera et seul les larves enfouies dans la vase survivront à l'hiver. Elles sortirons à l'air libre l'été prochain sous leur forme adulte.

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Autre découverte sous le verger, un petit lactaire délicieux, qui rejoindra ses congénères trouvés en forêt pour former une bonne grosse poêlée au beurre.

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Avec ce derniers il y a des petits inconnus.

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Comme avec se lactaire délavé qui donne un lait blanc (la production de lait chez un lactaire permet de le différencier avec un russule).

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Vous la voyez, là au milieu de la photo, cachée dans l'herbe? Voici une jeune faisane qui fuyant les chasseurs, c'est rapprochée de la route. Sa robe est identique aux herbes sèches.

mardi 10 juillet 2012

Sortie dans les marais (1).

Pour plus de photos et d'informations, c'est ici:

http://passisage.over-blog.com/article-la-tourbiere-de-l-herretang-72513792.html

(si le lien ne marche pas, postez le dans la barre url ou celle de recherche)

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Visite de l'herretang cet après-midi. Contrairement au moi d'avril de l'an dernier,
les phragmites sont immenses et bien verts ce qui crée un véritable mur végétal.

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(photo de bas de Roseline.L)

Dans cette troubière aménagée, le circuit permet d'admirer des vaches Aubrac, une race gauloise très rustique et autonome, qui paissent dans la prairie marécageuse. Pour plus d'infos:
http://www.race-aubrac.com/fr/race/caracteristiques.php
Des chevaux camarguais accompagnent aussi les promeneurs sur une partie du chemin qui traverse leur enclos.

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(photo Roseline.L)

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De nombreux plants de bardane pousse le long de la berge. C'est un bon comestible qui peut être mangé en gratin, ratatouille, soupe... Pour le cuisiner c'est par là: http://sauvagement-bon.blogspot.fr/search/label/bardane

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(photos Roseline.L)

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(CI-DESSOUS : photo de Roseline.L)

La reine des près recouvre la prairie. Très parfumée, on utilise ses fleurs séchées
pour aromatiser les crèmes brûlées, les gâteaux et crèmes anglaises.

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La proximité des mares et la diversité végétale du milieu attirent un grand nombre d'insectes facilement observables comme cette grosse sauterelle verte mâle à droite ou cette demoiselle à gauche au corps vert et aux ailes couleur or. Les libellules sont très présentes en ce moment, en particuliers les demoiselles qui sont en pleine période de reproduction. Attention aux moustiques et aux tiques, eux aussi sont à la fête.

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Certains sureaux sont encore en fleurs et dégagent un doux parfum. Beaucoup d'espèces végétales
sont en fleurs. Attention bon nombre d'entre elles sont toxiques.

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À gauche des chardons à queue nue qui peuplent la prairie.  À gauche des fleurs de liseron, une liane
qui s'enroule autour des ajoncs pour trouver le soleil, là où le sol est imbibé d'eau. 

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À gauche la verge d'or du Canada, qui commence à fleurir et qui au court de l'été forme d'énormes bosquets jaunes dorés. À droite la consoude, qui a servit de remède pendant longtemps pour les os et en particulier les fractures. Néanmoins elle est toxique dans une certaine mesure, en particulier la racine bien que les feuilles soient consommées. Elle a entraîné l'empoisonement de plusieurs personnes par sa consommation en infusion.

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À gauche une plante courante par ici, la vesce de Cerdagne.  À droite une scrofulaire
aquatique qui fût utilisée pendant longtemps pour ses propriétés médicinales.

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Attention le vératre blanc est lui aussi sorti.
Ces feuilles sont semblables à celles de la gentiane jaune.
C'est une plante très toxique appelée tabac du diable.

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 La morelle douce-amère est une très belle plante, qui comme le liseron grimpe sur les ajoncs.
Ses fleurs et ses baies non matures sont très toxiques, en particulier pour les enfants.

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La lentille d'eau entoure les passerelles surélevées.

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Il est facile d'observer un bon nombre d'animaux aquatiques, notamment à travers des palissades aménagées. Cependant ce rat musqué, à ne pas confondre avec le ragondin, ne se formalise pas de notre passage sur le chemin. Rats, tourterelles des bois, faucons, grenouilles, canards, corneilles, foulques, campanules remarquables, fougères, chevreuils, ibellulesn azurésn carpes et bien d'autres sont aussi visibles sur le site.

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(photos Roseline.L)

Deux hérons cendrées et un foulque ont animé la promenade.

Pour plus de photos et d'informations, c'est ici:

http://passisage.over-blog.com/article-la-tourbiere-de-l-herretang-72513792.html

(si le lien ne marche pas, postez le dans la barre url ou celle de recherche)