mercredi 21 février 2018

Sortie en campagne 8.

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C'est l'hiver. Le temps est gris mais de nombreux oiseaux sont de sortie. On prend son mal en patience devant la grisaille, on dessine, on boit des chocolats chauds devant la télé et le feu de la cheminée, on attend avec espoir l'arrivée des premières fleurs. Pour tromper l'ennuie, on les traces sur papier, en se disant qu'elles seront vite là. Enfin, elles arrivent. Perces-neige, narcisses, nivéoles d'hiver, violettes odorantes, primevères acaules ... tout autant d'espèces qui s'accomodent du froid et qui présentent leurs premiers pétales. Et puis on s'inspire de la nature, on se dit qu'à défaut d'en avoir dans son chez soi, on la reproduit par morceaux.

J'ai repris les crayons, ça faisait longtemps. Un gros-bec casse-noyaux et une mésange charbonnière dans un cadre, quelques perces-neige, de trois coups de tampon sur des papiers colorés et puis retour aux d'études.

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C'est aussi le moment de terminer les illustrations en retard, celles qui ont débuté à l'automne avec l'abondance des courges et daturas dans le jardin et, qui ont été abandonnées aux premiers grands froids de l'hiver.

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Et puis il y a les oiseaux, ceux qui viennent manger les graines du "père", déposé devant la fenêtre de la maison familiale. Il y a bien ou deux chats gourmands qui les lorgnent depuis le rebord mais les mangeoires leurs restent inaccessibles. Et quand bien même ils arrivent à les atteindre, la vue dégagée ne leur permet pas d'atteindre leurs proies à plumes qui peuvent se repraîtrent tranquillement. 

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Le gros bec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes) est un oiseau farouche au plumage coloré. Son bec massif et sa mâchoire musclée qui lui donnent cet air massif lui permettent de broyer les noyaux des fruits pour se nourrir de leurs amandes. Griottes, cerises, cormes ou amandes, rien ne lui résiste. Fait surprenant, la couleur de ses pattes dépend de la période de l'année. Celles-ci deviennent rose-corail au printemps. À voir l'individu de la photo, il ne devrait donc pas tarder. 

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Bien qu'il soit difficile à observer, il est souvent présent dans les vergers et les grands jardins. On le rencontre aussi dans les forêts de feuillus. La plupart du temps il stationne dans les sommités des arbres, toujours très haut perché. Cependant, on peut le croiser au sol quand il se nourrir des fruits tombés, surtout après les grands vents chauds que l'on rencontre à la fin de l'été. Cependant, il ne dédaigne pas manger quelques insectes, en particulier au printemps où ils compose l'essentiel de son régime alimentaire.

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Le tarin des aulnes (Spinus spinus) peut facilement se confondre avec un serin cini (Serinus  serinus). Il s'en différencie par la calotte noire sur la tête du mâle, des joues beaucoup moins grisées et son régime de plumes sur les ailes formant des barres noires et jaunes.

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L'hiver il quitte les forêts pour rejoindre les ripisylves (d'où son nom de tarrin des aulnes, en référence à cet arbre qu'y aime ce type de milieu) et les mangeoires des habitations à la recherche de graines, son alimentation principale. Il n'est pas rare de le voir se déplacer à cette période de l'année avec d'autres passereaux, en particulier avec les chardonnerets élégants.

DSC08680Le chardonneret élégant (Carduelis carduelis) est un oiseau facilement identifiable à son maque rouge qui lui cerne l'avant de la tête et qui permet aux plus aguerris de différencier les mâles des femelles. Chez les premiers, la tâche rouge déborde sur l'arrière de l'oeil, tandis que chez les secondes, elle s'arrête très exactement au niveau de l'oeil. 

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Il fréquente les bois, les lisères et les zones de régénérescence forestière. On le croise aussi dans les taillis des tourbières où il prend plaisir à dévorer les graines des cardères sauvages (Dipsacus fullonum).

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La mésange noire (Periparus ater) ressemble par bien des aspects à la mésange charbonnière (Parus major). Néanmoins, elle n'en a pas le plastron noir sur le poitrail ni les couleurs éclatantes. C'est une espèce forestière et montagnarde qui aime s'installer dans les conifères.

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Elle est timide mais n'évite pas pour autant les jardins, on peut l'entendre au printemps. Comme la plupart des mésanges elle possède un régime alimentaire ubiquiste, c'est à dire qui est composé d'une grande diversité d'aliments : insectes, baies, graines, petits mollusques, bourgeons et aiguilles d'arbres. C'est un très bon auxiliaire au jardin mais aussi en arboriculture car elle consomme la plupart des ravageurs. Posséder un bosquet de résineux (épicéas, pins, sapins) permet de l'acceuillir chez soi ou sur son exploitation et de profiter de son action bénéfique sur les productions. Peu difficile, elle niche aussi bien dans les cavités des arbres, entre les racines, dans les terriers de rongeurs, dans les murs ou les failles de la roche.

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La mésange bleue (Cyanistes caeruleus) est reconnaissable à sa calotte bleutée et à son oeil barré de noir. Elle apprécie les forêts de feuillus, en particulier celles de chênes. Il n'est pas rare de la voir cohabiter avec sa cousine la mésange charbonnière. Cependant elle se rencontre dans une grande diversité d'habitats et peut monter haut en altitude.

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Ces mésanges charbonnières (Parus major) ont un comportement typique de leur espèce. Elles se déplacent en bande, chassent les autres oiseaux qui s'apporchent d'un peu trop près des ressources quand leur nombre leur permet.

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Outre les mésanges, on peut rencontrer des pinsons comme ce pinson du nord (Fringilla montifringilla). C'est un oiseau superbe présentant un poitrail orange. Le mâle possède une calotte noire qui permet de le reconnaître au premier coup d'oeil. Ci-dessous de photos permettant de faire la distinction des adultes des deux sexes par leur dimorphisme.

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C'est un oiseau migrateur qui quitte le grand nord pour passer l'hiver dans nos hêtraies et qui parfois se montre à nos fenêtres. Les forêts de Chartreuse étant principalement composées de hêtraies -sapinières, il n'y ait pas rare de le rencontrer à cette période de l'année. En vol on le reconnaît à son croupion blanc, bien visible quand on l'observe depuis le plancher des vaches. Auprès des mangeoires on le voit peu souvent seul, très souvent il est accompagné de bruants, de moineaux et de pinsons des arbres.

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Le pinson des arbres (Fringilla coelebs) est un pinson qui s'observe toute l'année dans nos forêts. Comme souvent chez les passereaux, le mâle est très coloré alors que la femelle est plus discrète. Il fait preuve d'une forte adaptabilité et peut aussi bien se trouver en forêt que dans les parcs et les périphéries des grandes agglomérations.

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Très sociable, il ne devient territorial que lorsque la période de reproduction approche. Les couples se forment alors et s'éloignent du groupe qu'ils réintégrons après l'envol des petits. Il faut savoir que les mâles se réunissent ensembles de leur côté, que cela soit pour se nourrir ou migrer, tandis que les femelles se rapprochent des unes et des autres avec les jeunes qui ne sont pas encore en âge de se reproduire. Si ce comportement est commun chez les grands mammifères (éléphants, bouquetins, cerfs, baleines ...), il est relativement peu courant chez les oiseaux.

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Parmi les oiseaux rois au jardin, il faut compter sur sur le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula). Solitaire et territorial, il n'hésite pas à chasser les autres passereaux de son air de nourrissage. Migrateur, il cède le temps de l'hiver son territoire à des individus de la même espèce plus nordiques. Pour arriver à ses fins, il présente son plastron coloré, s'agite et ouvre les ailes afin d'intimider ses adversaires. Discret, il ne migre que de nuit et cache avec habilité son id dans des cavités.

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Il faut être bien patient pour observer au petit matin les rouges-gorges fraîchement arrivés de leur périple nocturne. Bien que robuste, il n'est pas un habitué des vols longues distance, passant la plupart de sa vie dans les milieux forestiers, boisés et dans les jardins arborés. En cette période de disette, il s'approche des fenêtres à la recherche de nourriture. Incapable de se nourrir sur les boules de graisse, il préfère les graines de tournesol. Attention ! Jamais de pain pour les oiseaux, celui-ci n'étant pas assimilable pour ces derniers, ils en meurent bien souvent après une consommation prolongée.

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Lors d'une promenade tardive, nous tombons à quelques pas de la maison sur cette harde de chevreuils (Capreolus capreolus). Peu inquiétées par notre présence, les 4 femelles qui la composent broutent tranquillement, la chasse étant passée et la présence du loup n'étant plus établie dans le secteur depuis quelques années. La nuit tombant, nous faisons demi-tour, les laissant paître tranquillement. à la lisière de la forêt.

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Le soir tombe et le gel arrive, il est temps de rentrer. Au revoir la Chartreuse, bonjour Lyon. Les cours reprennent, il faut être au rendez-vous. Plus que quelques mois à travailler d'arrache pied et le saint Graal sera à nous. En attendant, c'est le nez plongé dans les cahiers de cours, entre deux sorties de la LPO, que j'attends avec impatience le printemps. Déjà la récolte de l'ail des ours s'organise en vue de l'arrivée de mars.

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dimanche 11 juin 2017

Avril en Isère.

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 Petite escapade fin avril en Isère pour couper aux intenses soirées de révisions. Le temps est radieux, les fleurs bien présentes et les oiseaux chantent de tout leur coffre. Cependant pas de grandes sorties ni d'aventures à l'horizon, nous nous accordons un week-end bine mérité à flâner dans le jardin de la maison familiale.

 

Les gardiens.

Gras et pleins de poils, ils se font gardiens de la maison. D'aussi longtemps que je m'en souvienne, il y a toujours eu des chats à la maison. Des gris, des blancs, des tachetés, des tigrés ... tous les gabaris sont passés par là. Depuis cet hiver un nouveau venu à la robe noire s'est ajouté à la longue liste des félins de la maisoné. 

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La bergeronette grise (Motacilla alba).

C'est avec les hirondelles, un des oiseaux qui annonce le printemps. Les soubresauts qui l'animent consentement sont appelés hochequeues et caractérisent sa famille : les Motacilla. On compte pas moins de9 sous-espèce de cette bergeronnette dont 2 se rencontre en France : Motacilla alba yarrellii et Motacilla alba alba. On la retrouve de partout dans le monde hormis en Amérique du Sud et dans le sud de l'Afrique et de l'Océanie.

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Le tircis (Pararge aegeria).

Ce papillon commun peut s'observer au stade d'imago (adulte) pendant une longue période dans certaines régions du bassin méditerranéen : de février à décembre. Il passe l'hiver en hibernation sous la forme de chrysalide et beaucoup plus rarement, en hivernation à l'état d'imago. Sa chenille se nourrie de poacées (Graminées).

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La buse variable (Buteo buteo).

Nous avons la chance d'avoir un couple de buse variable tout proche de la maison. Celui-ci c'est installé dans un grand peuplier. Régulièrement, nous les voyons chasser les corneilles (Corvus corone) mais aussi ramener bruyamment leurs prises. Celle-ci s'est posée dans un noyer pour déguster un petit mammifère.

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La mésange bleue (Cyanistes caeruleus).

On la reconnaît à sa tête bleue qui la différencie de la mésange charbonnière (Parus major) avec la quelle on la confond parfois. Comme pour la bergeronnette grise (Motacilla alba), il en existe 9 sous-espèces qui se distinguent par leur plumage mais surtout par leur génotype. C'est un oiseau adepte des forêts de feuillus.

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Le mot de la fin.

Week-end cocooning. Chaises longues, soleil, sieste avec les chats et détente sont de mise. Il fait exceptionnellement bon pour la saison et cela ne s'est pas démenti dans les semaines qui ont suivi. Les benoîtes achetées à la pépinières des plantes alpines de Flosab l'an dernier sous la pluie, en Savoie, sont magnifiques

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samedi 29 mars 2014

Un temps capricieux.

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Quel drôle de temps! En une semaine nous sommes passés du beau à la pluie, puis par la grêle et enfin par la neige avant que les rayons chauds du soleil ne reviennent ! Capricieux, pas toujours des plus agréable, la météo a donné à la Nature une multitude de visages.

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Dernières neiges ? Les giboulées de mars ont encore frappé. Ces averses soudaines et rapides ont l'art de prendre au dépourvu. Deux-trois jours de gel intense s'en sont suivis avant un retour brusque d'une température élevée pour la saison. Tout cela ne devrait pas déplaire à la demoiselle morille.

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L'éveil de la nature est là et le jardin déploit toute une gamme de couleurs diverses et variées. Les jeunes pousses humides sentent bon la pluie et les fleurs attirent un grand nombre d'insectes.

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Comme chaque hiver, il y a des gagnants et des perdants. Cet escargot des haies ne verra pas la floraison des fleurs printanières mais aura peut être aidé un oiseau ou a un de ses prédateurs à voir la belle saison arriver.

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La saison des amours débute pour de nombreux animaux dont les mésanges bleues (Cyanistes caeruleus). Toute ce tintamarre a attiré les chats de a maison. Les mâles aiment se percher à la cime des arbres pour entamer leur parade nuptiale avant d'offrir de la nourriture à leurs belles.

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Visiteurs discrets et noctures, les chevreuils recommencent à pointer le bout de leur museau dansle jardin. Il y a fort à parier que l'abondance de jeunes pousses tendres et juteuses n'y sont pas pour rien.

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Voilà une herbe aux milles vertus présente dans la pharmacopée française depuis le XIIe siècle! Le géranium-petit-Robert ou herbe-à-Robert (Geranium Robertianum) est une plante sauvage présente sur le continent européen qui aime les vieux murs, les haies et talus, les éboulis, les pelouses et les sous-bois, en particulier les forêts de conifères. On le reconnaît à ses feuilles dentées qui passent avec l'âge, tout comme les tiges, du vert au rouge mais aussi à l'odeur puissante et âcre quand on le froisse dans sa main. Parmi ses biens faits, on peut citer sa capacité à chasser les moustiques, celle de sa souche à assouplir le cuir (en raison de sa teneur en tanin), celle de ses parties aériennes qui une fois préparées en décoction (en usage interne ou externe) sont hémostatiques et soignent les néphrites, les lithiases rénales, les oliguries, le diabète, les diarrhées, les angines, les aphtes, les dartres, les plaies et les amygdalites.

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On pourrait croire à une fleur de fraisier des bois mais il n'en est rien. Il s'agit ici de la potentille stérile appelée aussi potentille faux-fraisier. Peut difficile, elle s'acclimate assez facilement aux zones de mi-ombre. Ses fruits sans être toxiques ne sont pas comestibles.

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Drôle de champignon n'est-ce pas. La pézizes veinée appartient à la famille des morilles... qui l'aurait crua vec sa face applatit et ses veines? Pourtant elle serait la forme archaïque de celle-ci. Toxique cru, son parfum fort disparait à la cuisson. 

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 C'est un bon comestible, souvent abondant au printemps, et qui est le bienvenue dans l'assiette en particulier au début de la saison des morilles, quand elles sont encore trop peu nombreuses pour ravir les papilles.

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Au printemps, le jardin regorge d'une grande variété de fleurs: jonquilles (ou pluôt narcisses-fausses-jonquilles) et pruniers se donnent la réplique dans lesgammes pastelles. Les abeilles et les autres bourdons en sont plus que ravis.

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Les feuilles commencent à faire leur apparition, ce qui laisse encore quelques jours apercevoir les oiseaux en pleine parade avant que les épais feuillages ne les cachent complètement.

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Tous les classiques du printemps sont là! Ces plantes médicinales sont connus depuis des temps immémoriaux, serrez-vous les identifier? 

1: La ficaire fausse-renoncule (lutte contre le scorbut (vitamine C) et les hémorroïdes, soignent certains troubles sanguins, lesplaies gingivales, les enflures articulaires, la gale et les verrues).

2:  Le pissenlit (désintoxiquant sanguin, draineur, cholagogue et dépuratif, il élimine les toxines, empêche la rétention d'eau, aide au fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire, est une précieuse aide dans l'alimentation des diabétiques, améliore la vision nocture (comme chez les super-héros!), tonnifit la peau, diminu le taux d'acide urique et le cholestérol, aide les intestincts paresseux et les douleurs liées aux rhumatismes).

3: Le lierre terrestre (béchique et tonique, on l'emploi contre les plaies externes et internes, parfois contre la folie, et certaines infections respiratoires comme pour soigner la catarrhe chronique des bronches, la broncborrée, l'asthme humide et la toux. 

4: La véronique Perse (sudorifique, diurétique, astringente et tonique).

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De belles jacinthes bleues sont apparues sous les fenêtres. On compte trois espèces de jacinthes véritables dont la jacinthe orientale qui aux fils des siècles a prit diverses formes. Son nom viendrait de la mythologie grecque: le héros Hyacinte aurait été tué par erreur par le dieu Apollon qui, pour réparer sa faute, n'aurait rien trouvé de mieux que de transformer les gouttes de sang du malheureux en fleurs.

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1 et 2: La pervenche est souvent appelée à tort "violette du Diable". Dans les sous-bois, elle indique les parcelles autrefois cultivée ou baties, ce qui est pratique pour détecter les zones propices à des fouilles archéologiques ou pour la recherche de trésors !

3 et 4: Le jasmind'hiver n'est pas un véritable jasmin, il appartient à la famille des Oléacées. Venu de Chin, il a été introduit en Europe pour décorer les jardin pendant la saison froide.

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La joubarbe des toits est appelée "Barbe de Jupitaire" est était associée au dieu du même nom. Le romains pensaient que l'installer sur la toiture protégait de la foudre. 

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Pour terminer ce tour du jardin, quelques classiques au combien précieux !

1: Le terme vigne-vierge désigne de nombreuses plantes grimpantes. Elles ne sont pas stériles mais produisent des fleurs discrètes qui laissent penser qu'elles n'en nont pas. Il s'agit ici de "lierre du Japon" qui prend une teinte rouge à l'automne. Récemment, il a été montré que cette plante avait une activité antimalariale aussi puissante que la chloroquine, une drogue utilisée contre le paludisme.

2: Dans la famille des renoncules, on trouve le bouton d'or, fleur "au beurre" qui commence doucement à aparaître ici et là. Comme toutes les plantes du genre, il est toxique.

3: La cardamine des prés est réputée pour être anti-scorbutique et soigner les affections d'origine nerveuse mais aussi certaines maladies du pancréas. Les feuilles se consomment en salade, les graines comme huile, les fleurs en gaspacho.

4: La primevère acaule peut se consommer comme la primevère officinale. Les fleurs (calmantes et adoucissantes) peuvent agrémenter les salades et les feuilles (anti-ecchymotiques) crues ou cuites font offices de bons légumes. La plante dans son ensemble (racines comprises) est anti-spasmodique, anlgésique, diurétique et expectorante.

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Le tapis de moscatellines sous les vieux noisetiers est envahi par toute une faune en éveille. Cette araignée (crabe ?) y a établit son gîte dans l'attente d'une proie potentielle.

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Bref, voilà un petit tour su propriétaire bien sympathique.

 

mercredi 30 janvier 2013

De part ma fenêtre.

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Il fait froid, il fait mauvais, on tousse, on crache bref, on est malade. Alors pas question de sortir se balader, ni d'entreprendre des expéditions dans les bois accidentés, tout au plus un rapide tour dans le jardin et surtout, un long affût derrière la fenêtre pour tenter de photographier les furtifs oiseaux du jardin avec l'appreil de ma chère môman.

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Un petit nouveau est arrivé dans le jardin ces derniers jours, l'accenteur mouchet. Semblable au moineau, il a la tête bleutée et le bec fin. Dans nos régions il est sédentaire et adopte un régime alimentaire assez varié, grand amateur d'insectes à la douce saison, il se nourrit de baies et de graines l'hiver.

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Les habitus eux sont au rendez-vous. Tout comme leur nouveau voisin l'accenteur mouchet, le rouge-gorge (à gauche) et le pinson des arbres mâle (à droite) ont prit l'habitude de picoter les graines tombées au sol pendant que les mésanges plus habiles vident le filet. Étonnant, le rouge-gorge semble bien tolérer la présence d'autres oiseaux. D'ordinaire c'est un guerrier territorial défend hardiment son territoire, mais celui-ci n'en fait rien et partage son repas sans dire mots.

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Autres habituées, les mésanges. Ici la mésange bleue (à droite) et la mésange charbonnière (à gauche), qui forme des escouades de deux ou trois individus pour chasser sa voisine bleue de l'air de repas. En France il existe 7 espèces de mésanges: la mésange bleue, la mésange charbonnière, la mésange à longue queue, la mésange boréale, la mésange noire, la mésange huppée et la mésange nonnette.

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Près d'un mois après sa mise sur pied, la cabane est toujours aussi verte! Lierres, houx et sapins ne semblent pas vouloir déverdir.

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A quelque pas de la maison, sur l'énorme sureau dont on ne dénombre plus les années, une belle colonnie d'oreilles de judas, plus connues sous le nom de chmapignons chinois ou champignons noirs, a élu domicile dans la mousse et les restes d'écorces glacées.

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Après un bon nettoyage et un rapide séchage de sur papier pendant quelques jours à température ambiante, elles rejoindront les soupes et les rôtis de porcs.

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Un papillon de nuit c'est égaré dans une des chambrés et a fini tout... desséché. Au vu de ce qu'il en reste et de la forme des ailes, il devait s'agire d'un papillon de la famille des Noctuidae. Ses écailles ont de très beaux reflets verts et dorés.

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Bref, pas de grandes sorties ces derniers jours.