mercredi 21 février 2018

Sortie en campagne 8.

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C'est l'hiver. Le temps est gris mais de nombreux oiseaux sont de sortie. On prend son mal en patience devant la grisaille, on dessine, on boit des chocolats chauds devant la télé et le feu de la cheminée, on attend avec espoir l'arrivée des premières fleurs. Pour tromper l'ennuie, on les traces sur papier, en se disant qu'elles seront vite là. Enfin, elles arrivent. Perces-neige, narcisses, nivéoles d'hiver, violettes odorantes, primevères acaules ... tout autant d'espèces qui s'accomodent du froid et qui présentent leurs premiers pétales. Et puis on s'inspire de la nature, on se dit qu'à défaut d'en avoir dans son chez soi, on la reproduit par morceaux.

J'ai repris les crayons, ça faisait longtemps. Un gros-bec casse-noyaux et une mésange charbonnière dans un cadre, quelques perces-neige, de trois coups de tampon sur des papiers colorés et puis retour aux d'études.

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C'est aussi le moment de terminer les illustrations en retard, celles qui ont débuté à l'automne avec l'abondance des courges et daturas dans le jardin et, qui ont été abandonnées aux premiers grands froids de l'hiver.

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Et puis il y a les oiseaux, ceux qui viennent manger les graines du "père", déposé devant la fenêtre de la maison familiale. Il y a bien ou deux chats gourmands qui les lorgnent depuis le rebord mais les mangeoires leurs restent inaccessibles. Et quand bien même ils arrivent à les atteindre, la vue dégagée ne leur permet pas d'atteindre leurs proies à plumes qui peuvent se repraîtrent tranquillement. 

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Le gros bec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes) est un oiseau farouche au plumage coloré. Son bec massif et sa mâchoire musclée qui lui donnent cet air massif lui permettent de broyer les noyaux des fruits pour se nourrir de leurs amandes. Griottes, cerises, cormes ou amandes, rien ne lui résiste. Fait surprenant, la couleur de ses pattes dépend de la période de l'année. Celles-ci deviennent rose-corail au printemps. À voir l'individu de la photo, il ne devrait donc pas tarder. 

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Bien qu'il soit difficile à observer, il est souvent présent dans les vergers et les grands jardins. On le rencontre aussi dans les forêts de feuillus. La plupart du temps il stationne dans les sommités des arbres, toujours très haut perché. Cependant, on peut le croiser au sol quand il se nourrir des fruits tombés, surtout après les grands vents chauds que l'on rencontre à la fin de l'été. Cependant, il ne dédaigne pas manger quelques insectes, en particulier au printemps où ils compose l'essentiel de son régime alimentaire.

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Le tarin des aulnes (Spinus spinus) peut facilement se confondre avec un serin cini (Serinus  serinus). Il s'en différencie par la calotte noire sur la tête du mâle, des joues beaucoup moins grisées et son régime de plumes sur les ailes formant des barres noires et jaunes.

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L'hiver il quitte les forêts pour rejoindre les ripisylves (d'où son nom de tarrin des aulnes, en référence à cet arbre qu'y aime ce type de milieu) et les mangeoires des habitations à la recherche de graines, son alimentation principale. Il n'est pas rare de le voir se déplacer à cette période de l'année avec d'autres passereaux, en particulier avec les chardonnerets élégants.

DSC08680Le chardonneret élégant (Carduelis carduelis) est un oiseau facilement identifiable à son maque rouge qui lui cerne l'avant de la tête et qui permet aux plus aguerris de différencier les mâles des femelles. Chez les premiers, la tâche rouge déborde sur l'arrière de l'oeil, tandis que chez les secondes, elle s'arrête très exactement au niveau de l'oeil. 

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Il fréquente les bois, les lisères et les zones de régénérescence forestière. On le croise aussi dans les taillis des tourbières où il prend plaisir à dévorer les graines des cardères sauvages (Dipsacus fullonum).

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La mésange noire (Periparus ater) ressemble par bien des aspects à la mésange charbonnière (Parus major). Néanmoins, elle n'en a pas le plastron noir sur le poitrail ni les couleurs éclatantes. C'est une espèce forestière et montagnarde qui aime s'installer dans les conifères.

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Elle est timide mais n'évite pas pour autant les jardins, on peut l'entendre au printemps. Comme la plupart des mésanges elle possède un régime alimentaire ubiquiste, c'est à dire qui est composé d'une grande diversité d'aliments : insectes, baies, graines, petits mollusques, bourgeons et aiguilles d'arbres. C'est un très bon auxiliaire au jardin mais aussi en arboriculture car elle consomme la plupart des ravageurs. Posséder un bosquet de résineux (épicéas, pins, sapins) permet de l'acceuillir chez soi ou sur son exploitation et de profiter de son action bénéfique sur les productions. Peu difficile, elle niche aussi bien dans les cavités des arbres, entre les racines, dans les terriers de rongeurs, dans les murs ou les failles de la roche.

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La mésange bleue (Cyanistes caeruleus) est reconnaissable à sa calotte bleutée et à son oeil barré de noir. Elle apprécie les forêts de feuillus, en particulier celles de chênes. Il n'est pas rare de la voir cohabiter avec sa cousine la mésange charbonnière. Cependant elle se rencontre dans une grande diversité d'habitats et peut monter haut en altitude.

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Ces mésanges charbonnières (Parus major) ont un comportement typique de leur espèce. Elles se déplacent en bande, chassent les autres oiseaux qui s'apporchent d'un peu trop près des ressources quand leur nombre leur permet.

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Outre les mésanges, on peut rencontrer des pinsons comme ce pinson du nord (Fringilla montifringilla). C'est un oiseau superbe présentant un poitrail orange. Le mâle possède une calotte noire qui permet de le reconnaître au premier coup d'oeil. Ci-dessous de photos permettant de faire la distinction des adultes des deux sexes par leur dimorphisme.

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C'est un oiseau migrateur qui quitte le grand nord pour passer l'hiver dans nos hêtraies et qui parfois se montre à nos fenêtres. Les forêts de Chartreuse étant principalement composées de hêtraies -sapinières, il n'y ait pas rare de le rencontrer à cette période de l'année. En vol on le reconnaît à son croupion blanc, bien visible quand on l'observe depuis le plancher des vaches. Auprès des mangeoires on le voit peu souvent seul, très souvent il est accompagné de bruants, de moineaux et de pinsons des arbres.

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Le pinson des arbres (Fringilla coelebs) est un pinson qui s'observe toute l'année dans nos forêts. Comme souvent chez les passereaux, le mâle est très coloré alors que la femelle est plus discrète. Il fait preuve d'une forte adaptabilité et peut aussi bien se trouver en forêt que dans les parcs et les périphéries des grandes agglomérations.

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Très sociable, il ne devient territorial que lorsque la période de reproduction approche. Les couples se forment alors et s'éloignent du groupe qu'ils réintégrons après l'envol des petits. Il faut savoir que les mâles se réunissent ensembles de leur côté, que cela soit pour se nourrir ou migrer, tandis que les femelles se rapprochent des unes et des autres avec les jeunes qui ne sont pas encore en âge de se reproduire. Si ce comportement est commun chez les grands mammifères (éléphants, bouquetins, cerfs, baleines ...), il est relativement peu courant chez les oiseaux.

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Parmi les oiseaux rois au jardin, il faut compter sur sur le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula). Solitaire et territorial, il n'hésite pas à chasser les autres passereaux de son air de nourrissage. Migrateur, il cède le temps de l'hiver son territoire à des individus de la même espèce plus nordiques. Pour arriver à ses fins, il présente son plastron coloré, s'agite et ouvre les ailes afin d'intimider ses adversaires. Discret, il ne migre que de nuit et cache avec habilité son id dans des cavités.

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Il faut être bien patient pour observer au petit matin les rouges-gorges fraîchement arrivés de leur périple nocturne. Bien que robuste, il n'est pas un habitué des vols longues distance, passant la plupart de sa vie dans les milieux forestiers, boisés et dans les jardins arborés. En cette période de disette, il s'approche des fenêtres à la recherche de nourriture. Incapable de se nourrir sur les boules de graisse, il préfère les graines de tournesol. Attention ! Jamais de pain pour les oiseaux, celui-ci n'étant pas assimilable pour ces derniers, ils en meurent bien souvent après une consommation prolongée.

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Lors d'une promenade tardive, nous tombons à quelques pas de la maison sur cette harde de chevreuils (Capreolus capreolus). Peu inquiétées par notre présence, les 4 femelles qui la composent broutent tranquillement, la chasse étant passée et la présence du loup n'étant plus établie dans le secteur depuis quelques années. La nuit tombant, nous faisons demi-tour, les laissant paître tranquillement. à la lisière de la forêt.

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Le soir tombe et le gel arrive, il est temps de rentrer. Au revoir la Chartreuse, bonjour Lyon. Les cours reprennent, il faut être au rendez-vous. Plus que quelques mois à travailler d'arrache pied et le saint Graal sera à nous. En attendant, c'est le nez plongé dans les cahiers de cours, entre deux sorties de la LPO, que j'attends avec impatience le printemps. Déjà la récolte de l'ail des ours s'organise en vue de l'arrivée de mars.

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mercredi 21 janvier 2015

Le jardin en Novembre.

PB130109Comme l'indique le titre, j'ai un peu de retard... mais je suis sur la bonne voie pour me mettre à jour, voilà déjà la fin de novembre qui pointe le bout de son nez. La saison a été vraiment belle, plus fraîche qu'octobre ce qui est bien normal, mais aussi bien plus chaude que les autres années. Certains arbres bourgeonnes, de nombreuses plantes sont vertes voire fleuries... la nature est folle ! C'est le bon moment pour récolter les herbes du jardin, avant que les premières gelées ne les abîmes pour de bon. Les pieds laissés nus seront paillés puis abriter du froid et des animaux gourmands comme les chevreuils pour donner l'an prochain d'aussi belles pousses, du moins je l'espère.

Il reste quelques champignons aux douces senteurs qui viennent nous rappeler le temps des cèpes, des girolles et des paniers pleins mais aussi des châtaignes.

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 Ho les belles plantes ! Le gel arrive, il faut vite récolter les aromatiques du jardin au risque de voir leurs feuilles être abîmées par le froid et ne plus être bonnes pour la confection d'infusion.
1 : La menthe verte (Mentha spicata L.) en tisane est tonique et bénéfique pour l'ensemble du système digestif. Elle donne bonne haleine, rafraîchie et est riche en antioxydants.
2 : La mélisse officinale (Melissa officinalis) est à utiliser avec beaucoup de parcimonie. En effet son goût très prononcé peut vite devenir désagréable. Dommage car elle est apaisante, digestive et même antivirale.
3 et 4 : La verveine citronnée (Aloysia citrodora) est aussi nommée verveine du Pérou ou verveine odorante. De saveur douce, elle est utilisée pour ses propriétés sédatives, antifongiques et antispomodiques.

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 Dans un bon panier en châtaignier destiné d'ordinaire aux champignons (que l'on ne trouvent plus en cette saison), les bouquets ont été disposés pour sécher. Ils seront utilisés tout au long de l'hiver.

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Le jardin est presque vide mais on trouve encore de quoi se mettre sous la dent. Choux (1) et oseilles (2) sont légion. Quant aux framboisiers (4), ils font office de refuge pour les chats et les oiseaux. Pour ce qui est de la belle et toxique euphrobe réveille matin (Euphorbia helioscopia (3)), elle a prit possession du reste du potager.

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 La lépiote brun-lilas (Lepiota brunneolilacea) est un champignon toxique voire mortel que l'on rencontre de la fin de l'été à la fin de l'automne, dans les pelouses et les lisières de forêt jusqu'ne moyenne montagne.

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 L'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea) que l'on rencontre dans tout l'émisphère Nord et parfois dans les zones du Sud où il a été introduit involontairement par l'Homme. Il en existe 9 sous espèces. Comestible jeune, c'est à partir de lui que dans les années 90 a été synthétisé un nouvel antibiotique.

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 Le noisetier (Corylus) est parfois utilisé pour la confection de baguettes de sourciers, à l'aide d'une fine branche fourchue. Mais le plus souvent c'est dans la fabrication de vannerie qu'on l'emploi, en particulier pour les paniers.

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 1 et 2 : Les coprins chevelus (Coprinus comatus) sortent toujours au même emplacement années après années. Comestible crus ou cuits, il faut très rapidement les consommer au risque de les voir devenir indigestes.
3 et 4 : Voilà un bel inconnu quine va pas sans évoquer le Saint George, champignon prisé. Il est fort à parier qu'il appartient à la famille de ce dernier : les tricholomes.

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 La curiosité des chats est sans limite, que se soit pour découvrir une nouvelle cache pour dormir (Sic le dessus de la chaîne hifi), ou une nouvelle bêtise (faire s'effondre la bibliothèque de la chambre)...

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 Il ne faut pas oublier non plus que ce sont de formidables chasseurs qui régulent les populations de rongeurs dont l'appétit féroce font des ravages dans les gardes-manger et les greniers, en particulier quand ils sont bien remplis.

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 Les mésanges charbonnières (Parus major) sont des oiseaux territoriaux. Ayant un comportement grégaire, elles se réunissent pour se nourrir. Graines, insectes, de baies ou encore de fruits font partis de leur régime alimentaire. De la mésange, on ne dit pasqu'elle chante mais qu'elle zinzinule.

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 Les plantes sont à sécher, les chats "rangés" et presque sages. Le soleil tape fort sur les carreaux... il n'y a rien d'aussi bon je crois. Ces quelques jours de beau temps remplacent aisément dans les mémoires la grisaille et les grosses pluies qui cet été, ont fait tomber bien des sourires.

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mercredi 30 janvier 2013

De part ma fenêtre.

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Il fait froid, il fait mauvais, on tousse, on crache bref, on est malade. Alors pas question de sortir se balader, ni d'entreprendre des expéditions dans les bois accidentés, tout au plus un rapide tour dans le jardin et surtout, un long affût derrière la fenêtre pour tenter de photographier les furtifs oiseaux du jardin avec l'appreil de ma chère môman.

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Un petit nouveau est arrivé dans le jardin ces derniers jours, l'accenteur mouchet. Semblable au moineau, il a la tête bleutée et le bec fin. Dans nos régions il est sédentaire et adopte un régime alimentaire assez varié, grand amateur d'insectes à la douce saison, il se nourrit de baies et de graines l'hiver.

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Les habitus eux sont au rendez-vous. Tout comme leur nouveau voisin l'accenteur mouchet, le rouge-gorge (à gauche) et le pinson des arbres mâle (à droite) ont prit l'habitude de picoter les graines tombées au sol pendant que les mésanges plus habiles vident le filet. Étonnant, le rouge-gorge semble bien tolérer la présence d'autres oiseaux. D'ordinaire c'est un guerrier territorial défend hardiment son territoire, mais celui-ci n'en fait rien et partage son repas sans dire mots.

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Autres habituées, les mésanges. Ici la mésange bleue (à droite) et la mésange charbonnière (à gauche), qui forme des escouades de deux ou trois individus pour chasser sa voisine bleue de l'air de repas. En France il existe 7 espèces de mésanges: la mésange bleue, la mésange charbonnière, la mésange à longue queue, la mésange boréale, la mésange noire, la mésange huppée et la mésange nonnette.

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Près d'un mois après sa mise sur pied, la cabane est toujours aussi verte! Lierres, houx et sapins ne semblent pas vouloir déverdir.

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A quelque pas de la maison, sur l'énorme sureau dont on ne dénombre plus les années, une belle colonnie d'oreilles de judas, plus connues sous le nom de chmapignons chinois ou champignons noirs, a élu domicile dans la mousse et les restes d'écorces glacées.

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Après un bon nettoyage et un rapide séchage de sur papier pendant quelques jours à température ambiante, elles rejoindront les soupes et les rôtis de porcs.

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Un papillon de nuit c'est égaré dans une des chambrés et a fini tout... desséché. Au vu de ce qu'il en reste et de la forme des ailes, il devait s'agire d'un papillon de la famille des Noctuidae. Ses écailles ont de très beaux reflets verts et dorés.

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Bref, pas de grandes sorties ces derniers jours.

 

mardi 11 décembre 2012

Les oiseaux du jardin.

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Les feuilles sont tombées et les arbres se trouvent à nu. La neige a recouvert la végétation .C'est le moment d'observer les oiseaux qui dans les hautes branches guettent les graines et les baies.

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Le pic épeiche est très répandu dans notre contrée. Il est joliment bigarré de rouge, de noir et de blanc se qui le rend facilement identifiable. Ici il s'agît d'un mâle car il n'a pas la tache rouge caractéristique de la femelle à l'arrière de la tête.

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Depuis 1981 cette oiseau insectivore est protégé sur le territoire français. On ne peut détruire son nid, sa couvée ou un individu, de le perturber ou d'en posséder sans risquer une sévère amende si on est prit en flag.

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On dit de ce pic qu'il picasse ou pleupleute quand il chante. Il émet des notes brèves et détonantes ou sèches. Pendant la période des amours, il tambourine. C'est aussi à cette occasion que l'on peut assister à de très beaux vols nuptiaux.

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Une des particularité du pic épeiche est sa langue. Visqueuse et "crochetée", il l'introduit dans les trous qu'il forme avec son bec dans le bois mort pour attraper les vers et les insectes. Il est courant l'été d'entendre son célèbre "ttttt" contre le bois mort. Pour percer le bois, il le cogne en agitant son corps d'avant en arrière comme une massue. Pour soutenir cet effort sans se blesser, les vertèbres de son cou de sont solidifier pour résister à une pression de plus de 50 kilos.

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Le pic épeiche pond entre 4 et 7 oeufs blancs qui à maturité laisseront sortir une nichée très vorace. Les oisillons quittent le nid au bout de 21 jours mais les parents, comme chez les merles, continuent de nourrir les petits qui se tiennent bien sagement sur les branches proche du nid abandonné.

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Les nids ne sont pas éternels, celui du vieux cerisier est à ciel ouvert et a été délaissé au profit de celui du vieux frêne fendu, qui pour l'heure sommeil sous la neige en attendant l'arrivé prochaine au printemps d'une future couvée.

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Il suffit de gratter un peu le manteau neigeux pour faire quelques découvertes. Bien qu'il neige et gèle depuis quelques temps, la terre est "chaude" à cause du travail de l'humus. Dans celle-ci on trouve les réserves des écureuils et des oiseaux pour l'hiver comme cette noisette intact ou les rhizomes de plantes en sommeil comme celui-ci qui appartient à un plant de ficaire.

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Les tramètes versicoles sont une fois de plus toutes enneigées. Elles semblent avoir définitivement choisies pour couleur l'orangé.

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Malgrès le froid, le gel et la pluie, ces solides champignons de bois aux propriétés médicinales (ici) seront bel et bien là au retour du printemps.

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La buse variable elle ne change pas ses habitudes prédatrices. Du haut de son repère, elle observe les moindres mouvements sur la neige avant de fondre sur sa proie. Souris, mulots, rats et mêmes lapins ne sont pas à l'abris de son regards perçant. Néanmoins elle ne rechigne pas à se nourrir aussi de passereaux ou de charognes.

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Le rouge-gorge tient son nom de sa tâche rouge vif disposée sur sa gorge. Il a un régime alimentaire vaste, il n'hésite pas à se nourrir d'insectes que de graines ou de baies. Il migre l'hiver, les spécimens d'Europes du nord migre en Europe du Sud, ceux d'Europe du Sud descendant au Maghreb. Ainsi à la fin de l'automne etl'hiver les rouges-gorges de nos jardins français son majoritairement anglo-saxons!

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C'est un oiseau très territorial qui n'hésite pas à s'attaquer aux autres espèces d'oiseaux de faible taille qui l'entoure pour être sûr de s'appropier les ressources. S'il se trouve face à un congénère, le combat peut durer plus d'une heure, le but étant de clouer l'ennemi à terre à l'aide de coups de pattes, de griffes et d'ailes.

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Quel désarrois. En début d'après-midi, voilà que trois chevreuils traversent le champs puis le jardin coursés par un chien de chasse. Le temps de me saisir de mon appareil photo, les voilà disparut dans les champs alentours, il ne reste à vous montrer que les traces laissés dans la neige. Même expérience durant l'après-midi précédant avec un énorme sanglier sur le bord de route que nous avons prit plaisir à observer sans pouvoir le photographier, l'appareil photo étant resté au foyer. Je crois bien qu'il y a des instants faits pour être mis sur papier glacés,d'autres pour rester dans nos têtes comme des souvenirs précieux et éphémères.

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La mésange charbonnière est un joli petit oiseau au ventre jaune, à la tête noire et blanches et aux ailes bleues et olives. La mésange quand elle chante zinzinule. Cet oiseau grégaire est insectivore, mais ajoute volontier l'hiver à son alimentation graines et fruits. 

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C'est un oiseau paisible que l'on trouve partout en Eurasie, au Maghreb et au Moyen-Orient. Elle glane la majorité de sa nourriture sous l'écorce des arbres mais aussi, et contrairement aux autres espèces de mésanges, sans trop de gène au sol et parmi l'herbe haute. 

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Vrai festin pour les oiseaux l'hiver, les baies d'églantiers (dont on retrouve les vertues ici). Passées premières gelées, la chair des baies devient molle et douce, ce qui rend aisée sa consommation.

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Ces rosiers sauvages supportent très bien le froid et restent vert, mêmes lorsque les fortes gelèes et les températures négatives se font resentir. 

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Ainsi les oiseaux font-ils bons usages des fruits. Les graines des baies, tombées par le biais des fientes dans la neige, vont végéter jusqu'au printemps avant de s'enfoncer dans le sol et se développer. 

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N'oublions pas que samedi soir, nous fêtions les fête des lumières. Voilà un coutume propre à notre cher Dauphiné. Les illuminations sont connus pour le spectacle de son et lumière qui égaies les murs de la ville de Lyon. Pour les dauphinois, du moins autrefois, c'est le jour de la commémoration de la grande peste de 1643.

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 A cette date la France subit ce fléaux de plein fouet. Marchands évêques et simples habitants de la ville jure de rendre hommage chaque 8 décembre à la Vierge Marie tant que la maladie ne franchissait pas les portes de la cité. Voeux et prières furent entendus, et les lyonnais furent sauvés. Depuis, dans le Dauphiné, chaque soir de 8 décembre les habitants illuminent leurs fenêtres de lampions en souvenir et en hommage de la Sainte Vierge. Comme de nombreuses fêtes,celle-ci a en grande partie perdue sa connotation religieuse. 

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Autre oiseau qui avec ses congènéres a envahit le jardin, l'étourneau sansonnet. Sa remarquable habilité à s'adapter à l'espace humain fait de lui un nuisible. Prisé par les chasseurs, on le cuisine comme de la grive.

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Les étourneaux sansonnets ont un plumage noir au reflet bleu-violacé, moucheté de plumes blanches-beiges. En Europe du Sud ils sont sédentaires et se ressemble en "petits" groupes d'une centaine d'individus. Les individus du Nord, de Russie et d'Asie migrent en grands groupes de plusieurs milliers d'individus vers les pays chauds de l'Afrique. 

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Dissimulés dans les branchages enneigés, ils sont invisibles au regard des prédateurs et des chasseurs. Il existe une dizaine de sous-espèces d'étourneaux sansonnets au plumage plus ou moins variant mais dont les pratiques sont les mêmes.

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Néanmoins ils sont très utiles aux agriculteurs, en particulier dans l'agriculture biologique où ils se régalent des chenilles, des pucerons et de tous les parasites des récoltent, mais tel une nuée de sauterelles, ils peuvent dévaster les vergers (en particulier les cerisiers) et les champs céréaliers à maturités.

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Très bruyant, est nommé mainate du pauvre car il a la capacité d'immiter une grande variété de bruit comme le son du téléphone, l'eau qui bout ou de siffler une mélodie simple. Il ne faut pas se fier à sa bonnemie, agressifs avec les autres espèces, ils n'hésitent pas à s'emparer de leurs lieux de nidification.

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En voilà un petit groupe qui attend sagement dans les noyers que l'animation dans la maisonnée se calme pour venir becter contre la façade les baies de la vigne vierge qui a perdu toutes ses feuilles. 

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Les lianes sont en graines depuis un long moment, et malgré la neige, elles ne daignent pas quitter les branches et tiges qui les portent. Quand l'air se fera sec, les chatons de la plante s'envoleront au grès du vent. 

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C'est sous forme de grosses grappes bleues que les baies de la vigne vierge de la façade se présentent. Toxiques pour l'homme, ils font le bonheur des oiseaux: merles, étourneaux et mésanges s'y pressent.

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Sur les autres façades de la maison, moins exposées à la vie humaines, les volatiles ont effectué une vraie razzia. Pas la moindre baie à se mettre sous le bec.

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Autres maîtres de ces lieux, les merles noirs. Discrets et peu sociaux, ils se regroupent l'hiver en petite communauté, ce qui provoque quelques prisent de bec au sens propre comme figuré. Ici il s'agit de deux femelles, qui se distinguent des mâles par leur gorge brune, leur ventre gris et leurs ailes, têtes et bec marrons. Beaucoup plus difficiles à observer que les mâles, elles sont plus prudentes et s'approchent moins de l'habitation.

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Les mâles quand à eux sont entièrement noir avec un bec jaune vif. Néanmoins, il n'est pas rare de croiser des individus albinos ou en partie blancs. Le merle noir est un oiseau agressif qui défend ardemment son territoire. Il est omnivore et mange tout ce qu'il peut trouver: escargots, graines, fruits, insectes et mêmes parfois petits reptiles et amphibiens. On dit du merle qu'il siffle, flûte, appelle ou babille. Il est même possible de lui enseigner quelques airs sifflés. Ainsi il y a une dizaine d'année, mon père avait donné l'habitude à un merle noir sauvage de venir face à ma fenêtre siffler en coeur avec lui l'air de la marseillaise. 

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Les merles sont fidèles, bien qu'une étude montre que 17% sont adultères. La femelle pond 2à 6 oeufs bleu-verts. Les petits naissent au bout de 2 semaines. Au bout de 10 à 20 jours ils quittent le nid sans savoir voler, en rampant sur les branches. C'est à ce moment là qu'ilssont le plus vulnérable. Si vous trouvez un juvénille à terre, il suffit de le saisir avec un tissu propre ayant le moins possible l'odeur humaine et de le poser sur une branche touffue et haute. Ses parents à l'aide de ses cris seront le retrouvé. Méthode testée et approuvée. Au bout d'une semaine ils sont autonomes et s'envolent. Un même couple peu avoir jusqu'à trois couvées dans l'année. Souvent confondu avec la grive, lui est chassé. L'an dernier environ 900 000 individus ont été tués. Il rentre dans la composition de préparations culinaire comme le pâté de merle corse. 

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La neige n'est pas tombée partout. Sous la vieille remorque de bois ou dans les interstices des murs, toute un monde végétal lutte. A gauche, la fougère mâle et les géraniums petits robert s'appanouissent, abrités du froid. A droite, la chélidoine ou herbe à verrues que son suc jaune irritant soigne fort bien, s'est invité dans les fissures et les trous du murs. Cela ne l'habritera pas très longtemps.

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Voici la fausse capillaire, une fougère qui "fleurit", du moins relâche ses spores de mars à octobre. . Le froid commence à la toucher, les feuiles des bouts commence à noircir et à gommer les jolis motifs blancs sur celles-ci. Elle tient son nom de "capillaire" de la finesse de ses racines. Dans la médecine des "signatures", on l'utilisait pour soigner le cuir chevelu du fait de la ressemblance. 

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Et fidèle au poste, la mousse, qui contre vents et marrées, reste accrochée aux aspéritées du mur. 

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Ah! quel plaisir de fouler la neige. La neige, comme la boue autour des mares, et l'un des meilleurs "outils" pour détecter quels types d'animaux peuplent le jardin. A gauche, l'éternel chat à fait sa trace, à droite le merle de ses petits bonds a laissé un trace furtive. 

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A gauche, un humain ,enfin une humaine pataude, à droit mystère, un oiseau plutôt lourd qui se serait enfoncé facilement dans la neige, peut être un faisan ou une faisan qui sont courant près des maisons à cette période. 

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Autres oiseaux à travers ces petits passereaux. Ils me sont inconnus bien qu'ils soient courant. D'ordinaire cachés dans la végétation,ils ne sont pas perturbés par les allés venus depuis la maison. 

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En voilà un autre qu itient compagnie à un gros étourneaux sansonnet.

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Il fait froid et il neige mais cela ne dérange pas les champignons qui sont toujours plus inventifs pour trouver de nouveaux territoires à conquérir.

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En tout cas j'en connais une qui ne serait pas dans les dernières pour goûter un petit étourneau rôti ou un bon gros pâté de merle. 

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Les doux regards n'y font rien, Noël ou pas ça restera croquettes pour tous. 

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Autre volatile local, le grand corbeau. Rare au printemps et pendant l'été où on observe que quelques individus solitaires, il descend en grands groupes à la mi-automne dans notre coin de Valdaine où noix et noyers sont envahis. Animal très intelligent, il utilise la route pour casser les noix: ils les déposer sur le bitume, attendent qu'un véhicule roule dessus, s'empare de leur bien puis s'envolent. On a aussi vu ses oiseaux attirer des loups, des coyotes ou des ours vers des carcasses pour que ceux-ci les leurs ouvrent. Robustes, certains spécimens ont été observé depuis l'assention de l'evrest à 6 500 mètres d'altitude. 

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Décidément, la belle de nuit, à gauche qui l'été donne de délicates fleurs qui ne fleurissent que la nuit et la gerbe d'or, à droite, qui donne une multitude de petites fleurs jaunes foncées, ne sont pas décidées à donner leurs graines.

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L'avancée du jardin, où se trouve le vieux noyer qui servait de support à notre balançoire quand nous étions enfants, a prit son manteau blanc. Sous celui-ci sommeil un magnifique tapis de perces-neiges, de violettes et de primevères multicolores qui nous enchantent chaque années. 

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Petit sapin est devenu grand. Désormais, il ne nous ait plus possible d'enrouler la guirlande lumineuse des ans passés autour de lui. Majestueux, il ne se laisse pas apprivoiser.

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Qu'elle est blanche cette neige qui recouvre tout, aussi bien le champs à vache que la vieille source qui trône au milieu de celui-ci et abrite grenouilles, salamandres et tritons l'été. 

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Il faut se faire à l'idée que les touffes d'herbes ne réapparaîtrons pas tout de suite.

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L'esprit divague face à l'étendue blanche. Soudain un mer immaculée battue par le vent se soulève, sa surface ondule et appel à la sérénité. 

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Le lichen n'est pas toujours plat et collé aux troncs. Celui-ci est exubérant et même bien portant, il ne semble pas souffrir des glaçons qui se sont formés sur ses excroissances. Cueillit et séché, il sera utilisé en décoration ou en pot pourrit pour parfumer la maison. 

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Les plantes médicinales luttent aussi, il est trop tard pour les récolter, il faudra attendre l'an prochain.A gauche la ciboulette sauvage, à droite et rougit par le temps, l'aigremoine.

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Le drôle de lichen jaune chatoyant du noyer devient doucement vert d'eau.

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L'ambroisie d'Amérique n'a pas vu le coup venir et se retrouve forcée de se courber sous la neige. Résistante, elle reviendra en nombre l'an prochain et de par son pollen, provoquera de nombreuses allergies. 

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Feuilles et graminées ne peuvent rivaliser avec la neige. Peu à peu la végétation se plie à celle-ci et adopte son teint glacé.

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Néanmoins tout le monde n'est pas au repos. Les rongeurs restent très actifs sous la couche de neige et trahissent leur présence de temps à autre en dégageant la sortie de leur terrier pour faire un rapide tour sur le manteau neigeux. 

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La nature fait d'elle même de l'art. Le cadre blanc pour une feuille orangée ou les reflets à travers un stalactites de glace, tout invite à la contemplation. 

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Le jardin doit prendre son mal en patience, d'ici quelques mois, le déjeuner se prendra de nouveau les matins de vacance la table en fer forgé et les lanternes seront allumées pour les soirs de veillées au près de la grande tente qui trônera de nouveau au fond du jardin. 

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Un ballon flottant oublié dans l'abreuvoir à vache à laissé une ouverture dans la glace. Tel un inuite, il ne nous reste plusqu'à tendre notre hameçon à travers se trou improvisé. 

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La végétation reste pleine de surprise, que ce soit avec ce noisetier cannibale à gauche ou le buis à droite, qui malgré la neige reste d'un vert étincelant. 

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Le paysage a prit un nouveau visage, à la fois paisible mais si on s'y penche d'un peu plus près, plein de vie, où les animaux sauvages sont plus facilement observables et où les belles rencontres animales prennent un cadre idyllique.

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Enfin, le plantain n'a pas perdu toutes ses graines. Légèrements laxatives pour l'hommes, elles sont une mine de vitamines et de graisses pour les iseauxqui en cette période en ont bien besoin. Elles finiront sur les fenêtre de la chambrés pour éviter les tracas causés par les chats.

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En Bonus et pour conclure, serez-vous retrouver l'étourneau sansonnet caché dans cette photo?