samedi 26 octobre 2013

Ma petite amanite.

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Vous vous souvenez surement de cet article: "L'amanite tue-mouche, berceau de nos religions européennes" (ICI), où inspirée par les travaux de Robert-Gordon Wasson, j'avais tenté de présentée la théorie selon la quelle la plupart de nos religions eurasiennes sont nées de l'amanite tue-mouche et de ses effets hallucinogènes.

Il y a quelques jours je suis tombée sur cette image, une oeuvre de Séraphine Louis datant de 1928 et intitulée "L'arbre de vie". Que voit-on sur ce fameux arbre de vie qui, dans le folklore de nombreuses religions et cultures soutient le monde? Des amanites tue-mouche, signe une fois de plus que notre culture n'a pas oublié ce vieux champignon mais l'a incorporée dans son inconscient.

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 Voici un autre exemple à travers cette carte de tarot. Tirée de ce site web (ici), elle représente le renne. Au pied des animaux, des amanite tue-mouche. L'association n'est pas anodine, elle nous rappel que cette animal friand du champignon a fait découvrir les puissants effets de celui-ci, à travers son ingestion mais aussi la consommation d'urine de l'individu qui subit ses effets.


dimanche 22 septembre 2013

Aujourd'hui c'est l'automne, c'est Mabon!

 

MABON

L'an dernier à l'occasion de l'equinoxe automnal, j'ai fait un petit article sur Mabon, cette jolie fête de la nouvelle pratique religieuse. Celle-ci m'intérrésse tout particulièrement dans le sens où j'adore l'automne. Or l'entrée dans la belle saison correspond à cette célébration, alors voici une petite présentation de cette dernière.

(Cet article paraitra bientôt dans le numéro 3 de "La Renarde des Alpes).

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(photo issue de: http://tyrionmaccrann.wordpress.com/jahreskreisfeste/albanelfedmabon/)

 

Les traditions de l'équinoxe d'automne

 

 Le temps des moissons s'achève, voici celui des fruits, des graines, des baies, de l'abondance et des premières gelées. Voilà le moment où le brume se lève, enveloppe de sa bienveillance les huttes et les chaumières endormies. Enfin la nature se part de ses couleurs d'automne, l'herbe reverdie pour la toute dernière fois et la terre se fait humide. C'est là, dans le brouillard, que les âmes oubliées et les premiers hommes se mettent à errer agars. C'est là que l'âtre faire tinter ses premiers crépitement et que le vent chaud venu du sud rassure les cœurs. 

Le terme équinoxe vient du latin « aequinoctium », dérivé de « aequus » qui signifie égal et de « nox » (noctis), la nuit. C'est la période de l'année où le jour et la nuit sont de durée égale sur l'ensemble de la planète car le soleil passe par l'équateur. Il en existe deux: celui de printemps et celui d'automne. Leurs dates peuvent être variables (en générale entre le 20 et le 24 mars pour celui de printemps, septembre pour celui d'automne) car le cycle de la Terre a une durée de rotation légèrement différente de celle que nous connaissons à travers notre calendrier.

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(photo issue de: http://tyrionmaccrann.wordpress.com/jahreskreisfeste/albanelfedmabon/)

 

Une fête à travers les cultures européennes:

C'est un mythe nouveau, apporté par la vague néo-paganique des années 70-80 en partie par Aidan Kelly. Dans les cultures européennes, on trouve peu de traces de cultes célébrés à l'équinoxe. La plupart sont des fêtes agraires aux dates variables en fonction du climat et des récoltes amassées et non du calendrier lunaire. Néanmoins quelques mythes y sont rattachés comme celui selon le quel les œufs ne tiendraient debout que ce jour là. Cependant, le terme Tiocoberxtio revient dans certaines cultures celtes et galloises indiquerait la possibilité de l'existence passée d'une célébration semblable. Ce serait la dénomination d'une fête célébrée à la mi-septembre une année sur deux, une nuit de pleine lune. On ne peut s'empêcher de faire le lien avec les célébrations anglo-saxonnes qui ont lieu chaque année à la première pleine lune qui suit l'équinoxe. De plus, les fouilles archéologiques auraient mit à jour des cites pré-chrétiens où les constructions ou dispositions d'éléments (tel que des pierres) interagiraient par l'alignement avec les derniers rayons de soleil de ce jour si particulier.

Dans les cultures asiatiques, l'équinoxe d'automne symbolise le yin et le yang, c'est le temps où comme le jour et la nuit, le masculin et le féminin s'équilibrent. C'est le symbole de androgénie mais aussi l'entrée dans le signe de la balance.

En cette période on fête Mabon qui symboliserait la naissance du Dieu du même nom est le temps de l'introspection sur soi-même, du renouveau et du changement. Mais aussi Alban Elfred qui est un temps de mystère, permet d'accéder facilement aux autres mondes. Ce sont des sabbats préparatoires de Samhain. C'est aussi, pour les pratiquant wiccans, le troisième mois de la grosses de la Déesse, celui où on ramasse les fruits de son labeur (symbolique du 9e mois de l'année associé au cycle de la procréation).

Ces deux fêtes ont de nombreux points communs. Elles marquet la deuxième récolte qui se succède à Lughnasadh. Pour les pratiquants modernes, c'est la fin du cycle de la nature, c'est le temps de finir les actions commencées, de méditer et d'entamer son introspection. C'est la journée pour les consécrations et les rituels de dédication. Le festival se veut sobre pour les praticiens des rites gallo-romains, on accompagne la déesse jusqu'à son lieu de repos. Pour les adaptes du dieu gallois, les réjouissances seront gaies et placées sous le signe de l'abondance. C'est le moment de stocker les récoltes et de sacrifier le bétail qui servira de réserves pour l'hiver. On offre du cidre et des herbes magiques aux divinités symbolisant la vieillesse et la sagesse. On fait du vin, on rassemble et on fait sécher les herbes et les graines, on offre des libations aux arbres et on décore les tombes avec des feuilles, des glands et des fruits.

L'autel peut être décoré avec des cônes, des banches de pin, des feuilles mortes, des feuillages colorés, des cornes d'abondance, des légumes et des fruits de saison comme des pommes, des carottes, du raisin ou des courges, des graines, des noix et des baies, du vin, des gerbes de blé, du maïs, du lierre, des tresses d'ails et des écorces.

On peut associer de nombreux symboles à ces célébrations. Pour les encens on favorisera le lotus, le cyprès, l'œillet, la sauge, la myrrhe, le benjoin et le santal. Les plantes de cette saison sont le pommier, le chrysanthème, le gland, la fougère, le chèvrefeuille, le soucis, la passiflore, la rose, la sauge, la vigne, le lierre, le cèdre, le noisetier, le tabac, le chêne et l'œillet. Les tons sont chauds et les couleurs sont le jaune, l'orange, le rouge, le brun-roux, le bordeaux, l'or et le marron. Les pierres associées son l'agate jaune, la cornaline, le saphir, lapis-lazuli, la topaze jaune, le saphir, les galets des cours d'eau et la citrine. La planète qui s'associe est Mercure, en particulier pour le culte romain.

La nourriture rituel se composera de pain, de fruits secs, de noix, de pommes (qui prendront un statu sacré), de fèves, de courges, de haricots, de racines et de légumes de terre comme les pommes de terre, de carottes et d'oignons mais aussi les venaisons et la viande car c'est le temps de la chasse. L'élément Terre est déterminant en cette période.

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(Photo issue de: http://www.ilsentierodialchimilla.com/demo/index.php?option=com_content&view=article&id=861:mabon-il-figlio-della-grande-dea&catid=106:le-feste-della-ruota-dellanno&Itemid=58)

 

Quelques divinités à invoquer:

On peut faire appel aux divinités du vin (Dionysos, Bacchus), de la sagesse (Ea, Odin), de la mort (Hadès), de la nature (Gaïa, Adonis, Pan), de la chasse (Mabon, Diane), du temps (Chronos), des récoltes (Perséphone, Déméter, Ceres) et de l'abondance.

Dans la pratique, Mabon n'est pas forcément un temps à célébrer avec entrain, c'est avant tout le moment de se rapprocher de la nature et si besoin, de célébrer avec des gestes simples le cycle des saisons.

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 (photo issue de: http://philomela997.wordpress.com/tag/mabon/)

 

- chez les gallois:

Mabon est le nom gallois du dieu de l'agriculture, de la virilité, de la jeunesse, de la mort, de l'amour, de la fertilité masculine et représente le soleil captif de la Terre. Il a pour frère jumeau Gwynn mab Nudd. Ce nom qui signifie fils était aussi employé dans le langage quotidien et est aujourd'hui un nom de famille commun en Bretagne. Il fait écho à l'ancien dieu celte Maponus qui représente la musique et la poésie et d'où son nom est tiré. Il serait l'alter égaux de la Perséphone romaine mais la romanisation lui prête tout d'abords des affiliations avec les dieux du vin Dionysos (Bacchus) puis à Apollon pour ses traits de guérisseur et de lumière qui veille dans les ténèbres.

Il possède plusieurs noms: Maponos en celtique, Mabon ap Modron (« le grand fils de la Grande Mère », la déesse Modron, terme d'origine saxonne « Modr », qui personnifie la Terre et la mère pluriel) en gallois, Diancecht chez les peuples irlandais nommé également Angus Og, Mac Oc ou fils de Dagda.

Cette origine saxonne de la mère, fille d'Afallach et de Mellt, la présence au Pays de Galle de ce dieu dans des temps pré-chrétiens et la méconnaissance de celui-ci, laisse penser qu'il s'agît d'un dieu vieux, si vieux qu'il est issu de la terre elle même. Historiquement il serait peut être le fruit de la rencontres entre les cultures galloises et saxonnes pendant les grandes invasions de ces derniers.

Il y a plusieurs prononciations possibles en fonction des lieux de cultes: may bun, may bone, mah boon ou encore mah bawn.

Dans la légende, Mabon selon les versions à l'âge de 3 jours ou de 3 ans est enlevé à sa mère et est fait emprisonné dans l'Annwn. Modron, désespérée se met à le pleurer. Mais voilà que le dieu, devenu jeune adulte, est sauvé par Arthuret Culhwch car il est le seul à pouvoir commander Drudwyn mais aussi par le savoir qu'il tire de la sagesse des animaux primordiaux: le cerf, l'aigle, le hibou, le merle et le saumon, Llyn Llin, le seul à connaître son lieu de captivité.

Mabon doit par la suite,aider Culhwch car celui-ci, refusant d'épouser sa belle-soeur, se voit maudit par sa belle-mère. Il peut désormais se marier, mais uniquement avec la belle Olwen, fille du terrible et cruel géant Ysbaddaden qui, s'il se retrouve séparé de celle-ci décéderait dans l'instant. Pour obtenir la main de la belle, Culhwch doit offrir les instruments que la truie légendaire Twrch Trwyth porte entre ces deux oreillese. Mabon, le seul à pouvoir maîtriser le chien Drudwyn capable de terrasser le sanglier géant, réussit l'exploit. Les amants sont réunis, le géant abattu.

Restitué à sa mère, le dieu Mabon est éduqué dans les Entrailles de Modron, le gouffre du monde magique qui symbolise l'utérus maternel et qui représente la consolidation et le défi. C'est de là qu'il renaît en symbolisant la figure de la lumière retrouvée.

Dans la littérature galloise (moyen-gallois, langue employée entre le 12e et le 16e siècle), il existe quatre textes sacrés, les Mabinogion ou Quatre Branche du Mabinogi qui font référence à la mythologie celte antique. Le terme Mabinogion s'avère être le pluriel de Mabinogi qui viendrait de Mabon. Ces quatre récits portent les noms de « Pwyll, prince de Dyved », « Le Mabinogi de Branwen », « Manawydan fils de Llyr » et « Math fils de Mathonwy ».

Ils ont été fondé sur la base de deux manuscrits plus anciens, « Le livre blanc de Rhydderch » rédigé entre 1380 et 1410 et « Le livre rouge de Hergest » qui date de 1350. Bien que véridiques, certains concepts chrétiens récents pour l'époque y sont intégrés. La rédaction tardive des ces contes et légendes atteste d'une longue tradition orale.

On retrouve également Mabon accompagné de Modron dans les légendes arthuriennes.

Dans le néo-paganisme l'invoquer permet de sortir d'une mauvaise passe, d'une situation difficiles dans ce qui concerne les domaines de l'amour, du travail ou du financier.

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(photo issue de: http://mystery-and-magic.deviantart.com/gallery/26898492)

 

- chez les celtes:

Cette célébration est elle aussi relativement récente. Elle a été matérialisée par Edward William à la fin du 18e siècle, un brillant faussaire connu sous son nom de Barde de Lolo Morganwg (Lolo est le diminutif de Lorwerth), un des fondateurs du néo-druidisme. Né en 1747 et décédé en 1826, il se passionne pour le druidisme après une brève expérience dans la franc-maçonnerie. Il est à l'origine de la première Gorsedd (une association culturelle et littéraire druidique). Il avait pour thèse que les pratiques druidiques galloises malgré les différentes invasions saxonnes, romaines et la christianisation, étaient restées dans leur forme première. Ainsi ses travaux se fondent sur les vestiges de cette culture avec des emprunts aux concepts arthuriens et à la culture galloise. Aujourd'hui sa crédibilité est remise en cause du fait qu'il est l'auteur de nombreux textes comme « Cyfrinach Beirdd Ynys Prydain » qu'il a attribué aux bardes anciens pour valider ses propres concepts. La supercherie n'a été détectée qu'en 1970.

La célébration se nomme comme le dieu, Alban Elfed et porte de nombreux noms comme le festin d'Avallon, la récolte des vins, le jour des récoltes, l'Ungathering ou la nuit des chasses. C'est une célébration relativement récente associée à la lune descendante orientée sur l'arrivée de l'hiver. C'est le mois de la vigne et du lierre en raison des pampres qui vrillent et symbolisent la spirale de la vie sans fin, du cycle de la nature.

Alban Elfed est le dieu de l'agriculture, de la fertilité, de la jeunesse, de la mort et de la résurrection. Il marque la fin des récoltes et est célébré quand la dernière gerbe est sectionnée. Celle-ci était façonné comme une poupée et nommée Cailleac (ce qui signifie vielle femme en gaélique) et qui symbolise la mère du blé ou la reine des récoltes. Le fermier ayant eu la plus petite récolte se la voyait offrir pour que la chance le guide jusqu'au printemps.

C'est aussi une fête dédiée à la forêt, au chêne, aux esprits de la Terre mais surtout au Dieu-Cerf, parfois représenté sous les traits de Cernunnos dont les bois symbolisent le lien entre le sol et le ciel, les hommes et l'immatériel.

Dans la nouvelle tradition paganique, les druides fêtent la fin de l'été, quand les derniers fruits de la Terre tombent. On célèbre la nuit, les tempêtes qui apportent un cycle nouveau et commencent à ouvrir les portes vers le monde des morts.

On arpente les champs, les forêts à la recherche de graines, de plantes et de fruits secs pour orner la maison et préparer les vivres. C'est le temps où la Vieille (parfois représentée par la Dame Noire) passe pour chercher ce qui doit mourir pour y mettre dans son chaudron et en faire sa nourriture. Ici on symbolise le lâché prise, il est temps de faire le vide, de préparer l'hiver et de jeter ce qui doit l'être.

 

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(photo issue de: http://pagan-depot.tumblr.com/post/1099701933/mabon-autumn-equinox-2nd-harvest-september)

 

- chez les gallo-romains:

Dans la mythologie gallo-romaine, les derniers jours de l'été correspondent à la descente aux Enfers de Perséphone. Celle-ci cueillait des fleurs des champs quand Hadès, sorti du royaume des morts l'aperçu. Séduit par la déesse, il s'en éprit et l'enleva pour en faire sa femme et régner avec elle sur son domaine de l'éternel. Mais quand Déméter, mère de celle-ci et déesse des récoltes, eu connaissance de sa disparition, son chagrin et son désespoir furent si grands que toutes les plantes se mirent à dépérir. Alarmés par le déclin de la nature, les dieux de l'Olympe firent passer un accords entre les deux divinités. Ainsi Perséphone demeurera 6 mois au royaume d'Hadés, 6 autres auprès de sa mère. Mais Déméter blessée, en guise de représailles et depuis ce temps, fait porter son deuil à la nature jusqu'au retour de sa fille qui se symbolise par l'arrivée du printemps.

 

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(photo issue de: http://www.interregnum.amberhorizon.com/tales/?p=975)

Les sources:

Sites internet divers-Dana Corby-H.r. Ellis-Davidson-Guyonvarc'h-Gilles Lenglet.

 

jeudi 19 septembre 2013

La fontaine aux deux bourneaux.

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Vous pouvez retrouver cet article comme coup de coeur sur Parperblog ici: http://www.paperblog.fr/6721710/chambery-la-fontaine-aux-deux-bourneaux/

La fontaine aux deux bourneaux tient son nom des deux canalisations d'origines qui étaient en bois et non comme on pourrait le croire, de la poitrine poitrine généreuse de "la pucelle"  comme on la surnomme. A l'origine ses deux seins étaient entourés des ailes d'un aigle qui depuis a disparut.

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La fontaine date du XIVe siècle et fût déclarée bien publique en 1493. Par la suite la fontaine est laissé quelque peu à l'abandon. On demanda alors en 1669 à François Cuenot de la restaurée. Trois siècles plus tard, le 28 janvier 1943 précisément, elle est classé parmi les monuments historiques de la ville. En 1970, la Pucelle est déplacée au pied de l'église.

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On peut voir ici une résurgence du paganisme dans notre monde moderne. Du paganisme? Au pied d'une église? Oui oui car si on y regarde de plus près l'emplacement initiale de cette fontaine était dans l'allée du marcher. Mais cela n'explique pas tout.

La fontaine des deux bourneaux est une fontaine ubérale, c'est à dire que l'eau qui s'en écoule sort d'un sein de femme statufié plus ou moins distinct. Ces fontaines sont relativement rares, en particulier en ville car à certaines époques, elles ont pu être considérées comme trop lubriques.

Le terme ubérale vient du latin "uber" qui désigne le sein allaitant mais aussi la fertilité et à la fécondité. Replacé dans son contexte, cette fontaine devait (hypothèse) avoir pour but d'apporter ou de symboliser les bonnes récoltes (fécondité du sol) et donc, la richesse. De plus,sça période de réalisation coïncide avec le début de la Renaissance en Italie puis en Savoie, le XVe. Or à cette époque les politiques et les artistes commencent à se tourner vers le passé et si on est encore loin de la Pléiade du XVIe, le panthéon gréco-romain ainsi que les personnages féminins font leur entrée dans l'art. Il n'est plus tabou de représenter la femme dans son aspect fécond comme on peut le voir dans les nombreuses représentations de la vierge nourrissant l'enfant au sein bien qu'ici il n'y ait rien de catholique.

Alors pourquoi parler de paganisme? Tout simplement parce qu'à travers ce buste de femme on peut voir une résurgence des vieilles croyances avec le symbole de la femme dans son aspect sexuel et fécond.

Et l'aigle disparut dans tout ça? Il pourrait faire figure du renforcement de la monarchie au royaume de Savoie dans ce siècle des guerres de religions mais surtout, parce que celui-ci est l'emblême des armoiries du Duché depuis plus de 1000 ans. On peut suggérer que sa disparition sur le buste de la fontaine peut dater de la période où la Savoie est devenue française. Mais là encore, c'est une supposition.

Pour en apprendre plus sur les fontaines ubérales, l'ouvrage de Gerges Dubosc (1854-1927) nommé "Mannekenpiss et fontaines ubérales" parût en 1927 est une bonne référence. De plus, il est consultable sur internet.

 

mercredi 20 mars 2013

Aujourd'hui c'est le printemps, c'est Ostara!

Aujourd'hui c'est le 20 mars, c'est le printemps! Voilà le retour annoncé des hirondelles, des fleurs et des grenouilles!

Mais le printemps c'est aussi Ostara, une fête païenne dont il découle directement et qui pendant longtemps a animé les contrés et le folklore européen.

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(http://www.heimdallr.ch/Interviews/2001/ostara.html)

Ostara est une célébration paganiste du renouveau de la terre et de la vie qui a lui pendant l'equinoxe. Chez certains wiccans la déesse sort de sa léthargie de l'hiver sous les traits d'une jeune fille/femme.

Ostara c'est avant tout l'aube naissante et l'explosion de la vie foisonnante. Pour l'occasion on peint des oeufs (la tradition de Pâques vient en partie de là) que l'on consacre avant de les servir à table.

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L'animal totémique de cette célébration sont les petits d'animaux, signe de régénération, mais particulièrement le lapin, symbole de la Lune et de la fertilité de la Terre. 

C'est aussi le jour du jeune dieu, qui ayant vaincu les ténèbres de l'hiver, revient pour assurer son rôle protecteur sur les animaux, les plantes et du soleil levant.

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 Cette aussi le début des célébrations de la fertilité. Les animaux s'accouplent, les hommes plantes et entretiennent le jardin, les fleurs commencent à répandre leur pollen.

C'est en fonction de ces éléments que l'autel, d'une partie des paganistes célébrant les anciennes divinités occidentales, sera décoré. Fleurs fraîches, lait, oeufs, graines à semer et encens floraux y prendront place. 

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(http://ostara.eventbrite.com/)

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Ostara dans certaines célébrations est une journée où de nombreux rituels peuvent être célébrés, notamment à travers la récolte de feuilles fraîches, la promenade pieds nus ou même nu dans la nature pour capter les bonnes énergies qui émanent de la Terre.

Bref, folklore ancien pour certains, mode du new age pour d'autres, les rites païens, traces d'un passé plus ou moins oublié, continus de vivre dans nos campagnes mais surtout et contrairement à ce que l'on pense, dans nos villes. 

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mardi 26 février 2013

Non, pas tout de suite!

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Alors oui, c'est de la neige, oui ces sont des branches de noisetiers mais surtout oui c'est un moustique! Malheur de malheur, celui-ci est un petit précoce qui sûrement, n'a pas bien fait long feu dans ce paysage glacé mais il faut savoir d'un hiver neigeux suivit d'un printemps pluvieux comme il est annoncé promet une chose de sûre: une invasion de moustiques!

Si, si, je ne vous ment pas, là sont tout les ingrédients pour voir le charmant petit insecte proliférer avec tout les désagréments qui s'en suivent. 

Alors oui, c'est pas très joyeux, un peu triste même, mais avons-nous le choix?


vendredi 15 février 2013

Une histoire d'os.

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Les os:

J'aime beaucoup les os, pas pour leur aspect macabre, mais pour toute la tradition qui s'attache autour d'eux. Ils sont le contenant de la vie par la moëlle et la solidité, la structure car charpente du corps.

Et puis ils sont facsinant dans le fait qu'ils sont généralement cette dernière, parfois unique, trace que chacun d'entre nous laisse quand la vie s'en va et que le temps et la nature font leur travail.

Bref j'aime la beauté qui s'en dégage, c'est apaprence brute du corps au plus profond de lui.

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Je m'en suis inspirée pour réaliser quelques dessins sur le thème du crâne.

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Le crâne:

Il est le siège de l'âme, de la pensée. Dans chacune des traditions humaines il a joué un grand rôle.

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Dans les maisons de nos grands-parents, comme au temps des châtelains, les crânes de chevreuils, de cerfs, de sangliers, parfois de renards et autrefois de loups décorent les murs. C'est un moyen inconscient ou non, souvent dû à la tradition, de montrer sa puissant, sa richesse car jusqu'à la révolution, seul les nobles avaient le droit de chasser. Exposer les crânes à la vue de tous étaient un moyen d'afficher son rang.

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Dans certaines tribus africaines sub-tropicales, les crânes des aïeuls sont précieusement conservés et peints. Ils détiennent l'âme et le savoir des anciens, ils sont le reliquat des traditions de la communauté et le souvenir des lois morales et magiques que chacun doit respecter.

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De nombreuses légendes sont nées de la fascination du crâne sur l'homme comme celle des 13 les crânes de cristal. Selon un mythe d'Amérique du Sud, 13 crânes de cristal seraient cachés de part le monde. Leur structure particulière leur permettrait de contenir des informations numériques futuristes.  Cette histoire a inspiré le dernier Indiana John. Aujourd'hui on sait que tout les crânes trouvés sont factices mais le doute chez certains perdure.

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dimanche 6 janvier 2013

Paroles de nature.

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"La nature agit, l'homme fait."

Emmanuel Kant.

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"Ne cherchez pas la nature de l'Esprit, mais plutôt l'esprit de la Nature."

Proverbe belge.

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"Nous croyons regarder la nature et c'est la nature qui nous regarde et nous imprègne."

Christian Charrière. 

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"Vous arrivez devant la nature avec des théories , la nature flanque tout par terre."

Pierre-Auguste Renoir.

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"Le spectacle de la nature est toujours beau".

Aristote.

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"La nature, pour être commandée, doit être obéie."

Francis Bacon.

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"C'est la nature qui guérit les malades."

Hippocrate.

samedi 29 décembre 2012

Qu'il est bon d'être chat.

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(http://elfkat.wordpress.com)

Y a pas à dire, être chat, c'est le pied!

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* Quoi? *

(PS: mon pauvre chat, voilà avec quels mots clés il a été identifier sur la toile T.T)

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mardi 25 décembre 2012

La tradition des cadeaux.

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Ce soir c'est Noël, alors voilà un petit article sur la tradition des cadeaux, illustré des photos de certains de mes petits présents.

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Nous avions vu il y a quelques messages de cela, le pourquoi du 25 pour fêter Noël. Aujourd'hui ce sont les présents dont je vais brièvement retracer l'évolution et surtout, la tradition. 

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Là encore il pourrait s'agire d'une histoire de romains (ils sont partout!). Pendant les Saturnales (période du solsitce d'hiver, entre 21 et le 25 décembre), une fête étalée sur plusieurs jours en l'honeur du dieu éponyme, Saturne l'un des dieux les plus puissants de l'âge d'or romain. A cette occasion on festoyé, on offrait des présents aux dieux de la maison et du foyer: les Lares. Mais les dirigeants et les aux de ce monde avaient eux aussi droit à leur cadeau de la part du peuple, et même les esclaves avaient leur petit présent.

Dans la tradition chrétienne, les cadeaux sont un rappel des rois mages qui, suivant l'étoile du Berger, furent menée à l'enfant Jésus au quel ils offrir la myrrhe, l'encens et l'or, quel chanceux ce Jésus. C'est aussi un moyen de rappeler le sacrifice divin, le don que Dieu fit de son fils pour l'humanité, un cadeau pour nous, mortels.

Les cadeaux seraient aussi le fruit de nombreuses pratiques païennes, fortement implantées en Europe. Il s'agirait d'offrandes pour le solstice d'hiver là aussi. Ainsi les vieux Dieux nordiques, gaulois, celtes, et mêmes perses auraient eux leur part de cadeaux pour attirer la prospérité sur la maisonnée. Soucieux de s'attirer les bonnes grâces de tous, les hommes auraient commencé à s'appliquer le même principe.

Et pour le Père Noël, mieux vaut demander à Coca cola...

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En tout cas Noël et ses présents restent un moyen de faire plaisirs à tout un chacun, parfois en se creusant la tête longuement, sans pour autant se ruiner quand on sait où chercher.

dimanche 16 décembre 2012

Début des fêtes!

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La neige est partie et les fêtes débutes. Déjà la nature s'éveille et se donne en spectacle, de la fenêtre de mon amie Poppy, un superbe arc-en-ciel rayon sur la campagne. Dans la tradition européenne, il est symbole de bonheur et de joie. 

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C'est chez elle aussi que nous avons dégusté les noix mondées, récoltées au début de l'automne et séchées avant d'être dégustées ou vendues pour la pâtisserie.  

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Retour au foyer où la maison se met aux couleurs de la fête. Au programme: petites douceurs et table festive, avec une nappe plus que chatoyante.

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C'est aussi la période où les mandarine et les peaux d'oranges grillent tranquillement au coin du feu et embaume la maison d'une délicieuse odeur d'agrumes.

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La décoration de noël et les accessoires légèrement rétro donne un côté de maison d'antan délicieux à la tablée. 

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C'est le moment de se parer de sa plus belle tenue, d'enfiler ses talons et de couvrir ses cheveux de laques, de tresses et de strass pour rayonner.

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Et surtout, c'est le temps de passer au fourneau, pour émerveiller petits et grand dans l'assiette. Et bien que certains plats restent simples, ils contribuent à réunir la famille autour d'un bon repas.

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Et pour l'occasion, on réalise des petites douceurs que l'on ne prendrait pas forcément de paufiner en cuisine. Ici des verrines de saumons dont la recette se trouve dans la rubrique cuisine.

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Un peu de déco par-ci, par-là pour finir de rappeler qu'aujourd'hui est un jour de fête!

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Et après un bon repas et quelques jolis cadeaux, une petite balade digestive ne fait pas de mal et détend les jambes engourdie. Le soleil est haut dans le ciel et la température frôle les 11°C ce qui est très agréable après les grands froids que la région à connue. 

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La neige est partie et l'herbe est verdoyante. Petit drame cependant avec la découverte d'un jeune chevreuil mort dans le hameau. Ici la population connaît une forte consanguinité, ce qui rend les individus beaucoup plus sensibles aux maladies. C'est aussi pendant la période froide que les animaux sont les plus faibles et connaissent un fort taux de mortalité. C'est le jeu de la sélection naturelle.

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C'est aussi le temps pour le lierre de donnent ses fruits que les oiseaux s'empresseront de grignoter avant d'en ressemer les graines naturellement. Au printemps de nouveaux pieds de lierre pourront grimper à leur tour sur les troncs.

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Mais le soleil se couche vite en cette saison et bientôt il faudra rentrer à la maison pour laisser la nuit prendre doucement sa place.

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Mais il reste encore de temps pour récolter avec les petits bouts quelques trésors du jardin. Au tableau: quelques coquilles d'escargots blanchis par la pluie, un tête florale d'ortensia séchée, quelques lamiers, une baie d'églantier, deux ou trois noix tombées à l'automne et un tout jeune polypore.

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Mais voilà la nuit, il faut rentrer se mettre au chaud car la température tombe de manière vertigineuse et la luminosité s'efface. 

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En tout cas ce fût une belle fête de Noël, un peu en avance certes, mais haute en couleur.