lundi 16 janvier 2017

Destination Bretagne : adieux à la Bretagne.

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Nous voilà dans notre toute dernière étape bretonne avant d'entammer les 10 heures de route qui nous ramènerons dans notre petit appartement lyonnais. Pour la peine nous passons la soirée à flâner dans les rues de Dinan après nous être offert un repas mémorable le midi à Matignon à "La vieille auberge" sur la route de Dinard, un restaurant vieux de 100 ans et où la nourriture est à tomber raide, le tout dans un cadre épique. 

 

Dinan, une ville d'histoire.

Son nom vient du celte et désigne un motte cadastrale mais surtout, le nom de sa déesse protectrice, Anna, gardien des morts et bienveillante en vers les vivants. Elle est entourée de grands remparts ce qui n'empêcha pas cette ville bretonne d'être rattachée au royaume de France au XVIe siècle par François 1er.

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La carverne de Woodshop.

C'est une boutique qui nous a ébahie. Avec brio, Gérald Fafin réalise des meubles et en particulier des lampes avec des éléments de récupération et on peut le dire, il y a du génie dans ses réalisations. Non seulement ses réalisations sont superbes, mais en plus elles sont peu chères aux vues du travail fourni et permet de redonner vie à des objets anciens qui à tous les coups auraient finis à la benne ou au fond d'un garage ou d'un grenier.

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Les rues de la ville.

Elles sont typiques des villes du moyen âge. On peut y observer des murs tordus voire très penchés. Cela tient au fait de nombreux bâtiments vieux de plusieurs siècles composent la ville. À l'époque les outils pour la construction des édifices n'étaint pas toujours très au point et ils n'étaient pas accessible à tous. Souvent, les maisons étaient faites avec les moyens du bord et la main d'oeuvre disponible d'où ces drôles de rues.

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Le mot de la fin.

Voilà la fin de notre périple en Bretagne en 18 petits volets. Que d'aventures pendant ces 9 jours ! Une vraie épopée. Le compteur de la voiture affiche plus de 2600 kilomètres et la tente a rendu l'âme, fendue de part en part par une large déchirure, le vent breton ne semble pas lui avoir bien plu. Tampis, pour nos prochaines aventures en 2017 nous opterons peut être pour une ou deux nuits sous les étoiles. En attendant nous avons hâte de retourner dans ce coin de France magique mais bien d'autres nous appels : Sud de la France, Alsace, Champagne ...

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vendredi 13 janvier 2017

Destination Bretagne : le Cap Fréhel.

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Dernière journée en Bretagne. Avant de rejoindre notre petit appartement lyonnais, nous partons à la découverte du Cap Fréhel et de son phare. Ce jour là, lui et la côte étaient plongés dans la brume. C'est un temps idéal pour observer les oiseaux marins ainsi que les insectes qui vivent dans les buissons de bryères.

 

La fougère aigle (Pteridium aquilinum).

Elle couvre une grande partie de la côte d'Opale et surplombe ici les falaises, disputant la place aux bruyères. Les dernières études attesteraient de la toxicité de ses frondes mais aussi de ces spores. Néanmoins elle continue d'être consommée dans certaines régions du monde en particulier en Asie comme au Japon.

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Duo gagant.

Parmi les espèces se plaisants dans les fougères on trouve la chanverine eupatoire (Eupatorium cannabinum) et le chèvrefeuille des jardins (Lonicera caprifolium) qui attirent de nombreux insectes pollinistaures, en particulier des abeilles et des syrphes. On les retrouve couramment dans les Alpes et en particulier en Isère.

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Le Pinson des arbres (Fringilla coelebs).

Il s'agit d'un mâle peu farouche. Cette espèce de passereau est très commune, on la rencontre un peu partout en France. Elle est partiellement migratrice mais les individus se plaisants dans leur habitats y passent toute l'année et bien souvent, toute leur vie. Le pinson des arbres se nourrie de graines et de petits invertébrés.

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La cuscute du thym (Cuscuta epithymum).

C'est une plante parasite des landes et des sols pauvres qui adore les ajoncs et les bruyères. On la trouve un peu partout en France, en particulier dans les zones côtières et montagneuses. Ne produisant pas de chlorophylle, elle se nourrit de ses hôtes d'où sa couleur rose, sa quasi absence de feuilles, et ses drôles de fleurs.

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Le bombyx du chêne (Lasiocampa quercus).

Il s'agît ici d'une femelle dont les couleurs sont beaucoup moins marquées que celles du mâle dont les ailes possèdes de larges bandes brunes et jaunes. Cette espèce se rencontre de la fin du printemps à celle de l'été. Dès que la femelle émerge de son cocon, un grand nombre de mâles se présentent à la dame pour lui rendre ses hommages. La ponte est très particulière, en effet les oeufs sont lâchés en plein vol sur les sites de nourrissage. 

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L'abondance des bruyères (Erica).

On trouve de nombreux bosquets de bruyères qui forment de véritables landes. On les rencontre sur des sols acides et font le bonheur de nombreux animaux, en particulier des cervidés, des petits passereaux qui s'y cachent et des renards qui y trouvent leur repas. La plus présente des bruyères est la bruyère cendrée (Erica cinerea). 

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

Pour s'alléger et avoir une meilleure pénétration dans l'eau, son plumage n'est pas imperméable, ce qui l'oblige à passer une partie de son temps à sécher ses ailes en les tenant grandes ouvertes. Amateur de poisson et concurent des pêcheurs, des miliers d'entres eux vont être tirés cette année bien que les populations sont encore très fragiles. Sa couleur et sa mauvaise réputation pourraient avoir raison de lui.

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Un pays de la Manche.

 Elle vient s'écrasser aux horaires de la marée sur les falaises de granite rose et sur les plages de sable fin. Ses eaux sont plutôt poissonneuses ce qui explique l'abondance de pêcheurs et les grandes populations d'oiseaux marins, cela vaut aux côtes et aux îlots du secteur d'être classés comme réserve ornithologique. 

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Les aventuriers du dimanche.

 Nous voilà tous les quatre en habit de lumière, perdus dans les falaises à chercher du regard les oiseaux et en particulier l'huîtrier pie. Ce road trip fabuleux nous a fait découvrir une région magnifique mais aussi des amis précieux et chers à notre coeur. Je pense que nous garderons un souvenir impérissable de cette grande aventure.

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Le pipit maritime (Anthus petrosus).

Avec son plumage, il se fond dans son milieu sans mal. On ne le rencontre que sur le littoral où il trouve ses proies favorites, à savoir les petits animaux de vases et les insectes des plages. On peut parfois le voir chasser dans les landes de bruyères ou à même les falaises. C'est dans ces mêmes milieux qu'il aime nicher.

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L'écosystème des falaises.

C'est le territoire des goélands (Larus) mais aussi des macareux moines (Fratercula arctica) que nous n'avons pas eu la chance de voir. Les falaises abritent des espèces végétales indigènes mais sont surtout essentielles aux oiseaux marins qui pour la plupart y nichent. C'est aussi un rempart pour les nombreux villages côtiers.

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Vous nous voyez ? Face au vide nous semblons minuscules, voilà de quoi avoir le vertige.

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L'huîtrier pie (Haematopus ostralegus).

C'est un superbe oiseau des rives qui se reconnaît à son vol en V, à son plumage noir et blanc, à son bec orange et à ses pattes roses. On le rencontre dans de nombreux pays de l'hémishère Nord et dans une grande partie de l'Afrique. Son long bec lui permet de se nourrir de coquillages de vases, de vers et de gros lombrics.

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Le mot de la fin.

Voilà, ce fût notre dernière sortie en pleine nature en Bretagne. Nous rentrons chez nous avec énormément de souvenirs et de photos mais ce n'est pas complètement la fin du périple. Dans le prochain épisode, nous ferons une dernière halte à Matignon et à Dinan pour nous régaler des nombreuses spécialités locales.

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mardi 10 janvier 2017

Destination Bretagne : la vie d'une plage.

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Nous voilà sur l'une des plus belles plages de Bretagne, quelques part entre des marais salants et de vastes champs d'herbe grasse. La brume et le ciel gris ont retiré l'éclat émeraude qui d'ordinaire habillent le fond de l'eau. Tampis, c'est un temps idéal pour aller découvrir les animaux et organismes qui animent la plage.

 

Les coquillages.

Des promeneurs semblent s'être essayés au land art. La marée laisse souvent sur le rivage les reliques de coquillages morts ou qui ont été poussés là par de violents courants comme il arrive parfois  los de tempêtes. On peut voir sur ces photos des coquilles de crépidules des moules (Crepidula fornicata), de fissurelles (Diodora graeca), de moules (Mytilus edulis), de coques (Cerastoderma edule) et de mactres solides (Spisula solida).

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L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Cet échassier profite du recule de la marée pour chercher sa nourriture. Cet oiseau se rencontre un peu partout en France, aussi bien dans les marais des Alpes que sur les bords de mer. Son bec noir en forme de dague lui permet d'arponner ses proies. Elle apprécie les poissons, les insectes, les mollusques et les batraciens.

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Les éboueurs des plages.

 Ces petits crustacés ne payent pas de mine mais quand ils se réunissent par centaine pour dévorer les restes d'un coquillage, on se trouve face à une armée d'assailants déterminés. Je dois avouer que c'est une scène assez impressionnante de par l'efficacité de ces animaux qui en un temps record vide la coquille.

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Le crabe enragé (Carcinus maenas).

 C'est le plus commun des crabes de Bretagne et le plus facile à attraper. Souvent d'un joli vert émeraude, sa carapace peut aborder diverses couleurs comme le brun, le jaune ou le gris. De petite taille, il n'est que peut consommé hormis en sauce. Il se relève par contre être un très bon appât pour la pêche au gros.

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Deux rencontres inattendues.

Quelle surprise, en arrivant sur la plage nous tombons nez à nez avec ce mâle lucarne cerf-volant (Lucanus cervus). Ces insectes de grande taille (jusqu'à 9 cm) sont menacés et bénéficis de mesures de protection. Autre découverte passionnante, un grand nombre d'oeufs de raies rejetés par la mer sur la plage.

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Le mot de la fin.

Nous passons la nuit dans nos tentes, à proximité de la plage, sous un gros chêne et sous la pluie battante comme bien des soirs depuis que nous sommes en Bretagne. Le lendemain nous quitterons à regrets cette très belle région de France sans avoir fait auparavant deux escales de rêve au Cap Fréhel et à Dinan.

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mercredi 4 janvier 2017

Destination Bretagne : la Côte de Granite Rose par Ploumanac'h.

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Un phare, quatre prises de vue. Nous voilà pour un soir à Ploumanac'h, commune toute proche de celle de Plougrescant. Arrivés sur la plage d'AnseSaint- Guirec avec nos amis, nous nous engageons sur les premiers mètres du sentier des douaniers. Nous n'irons pas bien plus loin, émerveillés par le spectacle qui s'offre à nous.

 

Le phare de Ploumanac'h.

Construit en 1946 et succédant à l'ancien phare détruit en 1944, il est fait du célèbre granite rose qui compose la côte du même nom. Il porte pour nom celui de phare de Mean Ruz. Il marque l'entrée du port de la ville et fait écho aux phares des ept îles lui faisant face. Depuis les années 1980 il est complètement automatisé.

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Le granite rose.

Il doit sa couleur toute particulière à sa nature. Issu du refroidissement de coulées magmatiques, l'érosion et l'oxydation par l'eau et par le vent des divers éléments qui le composent, comme le feldspath, lui donnent cette teinte rose qui de loin peut sembler grisée. Cela est dû aux critsaux de quartz qui entrent dans sa composition.

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Les goélands (Larus sp.)

En Bretagne on trouve énormément de goélands qu'il n'est pas toujours aisé de distinguer néanmoins il existe quelques éléments de différentiations. Ainsi on reconnaît le goéland marin (Larus marinus) à son plumage ardoise et ses pattes roses/claires, le goéland argente (Larus argentatus) à ses pattes roses, son plumage clair et à sa grande taille, le goéland brun (Larus fuscus) à ses pattes jaunes et ses ailes ardoises pour lui aussi. 

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Le Triskèle.

Comment parler de la Bretagne sans parler de l'un de ses symboles les plus forts ? On retrouve le Triskète et sa représentation un peu partout en Europe. Il semblerait qu'il soit apparu du côté de Malte au Mégalithique mais se retrouve aussi dans les tombeaux irlandais du Néolithique. Il est reprit à l'âge du fer par les celtes qui l'incorpore à leur culture mais ce n'est que depuis les années 1940 qu'il est associé à la Bretagne et à son histoire.

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L'armérie maritime (Armeria maritima).

Elle couvre l'intégralité de la côté Ouest de la France. Adaptée aux conditions rudes, elle se plaît dans les rochers du bord de mer bien exposés au soleil, sous un climat plutôt humide et dans les milieux où le sol est relativement pauvre en nutriments. Sa floraison s'étend de fin mai à juillet et habille les falaises de rose. 

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Les plantes du bord de mer.

Tout au long de notre périple nous avons rencontrer différentes espèces végétales. Les plus communes sont la criste marine (Crithmum maritimum) que nous croisons aussi à Marseille, les agapanthes (Agapanthus campanulatus) qui sont typique des jardins bretons, en particulier ceux de bord mer et le plantain corne de cerf (Plantago coronopus), à qui on prêtait autrefois la capacité de redonner la virginité à celles qui l'avaient perdue.

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La chapelle du Diable.

Cette petite chapelle au nom sans équivoque sert aujourd'hui de hangar à bateau. Elle détonne par les gargouilles qui la surmonte et par le diable moqueur qui se trouve à son sommet. Elle est aussi un important vestige de la seconde guerre mondiale. Sur ses murs, on peut voir les impacts des mitrailleuses allemandes.

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Le rayon vert.

Ce soir là nous ne l'avons pas vu. Le rayon vert est un rayon qui se forme au lever et au couché du soleil quand les conditions climatiques sont réunies. Celui-ci ne dure que quelques secondes et est à peine perceptible. Il se matérialise par un point ou une bande lumineuse légèrement verte au dessus du soleil mais aussi de la lune.

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Le mot de la fin.

C'est, avec le Cap Frehel, l'un des endroits qui m'ont le plus subjuguée. Les étendues de bruyères sont magnifiques, tout comme le chaos de roches roses qui lui font écho. De même pour le contraste entre le bleu de la mer et la flamboyance des falaises. Après ce superbe spectacle nous retournons à Plougrescant pour une chasse aux crabes nocturne bien mérité. Départ le lendemain pour notre toute dernière journée en Bretagne.

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dimanche 1 janvier 2017

Destination Bretagne : la côte par Plougrescant.

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Plougrescant, voilà un nom bien breton. Cette petite ville se trouve au nord de la Bretagne et est longée par la Manche. Elle est connue pour ses plages et sa côte de granite rose que nous avons eu le loisir de visiter juste avant la tombée de la nuit. Nous avons été impressionnés par la capacité qu'a la mer de se retirer sur plusieurs centaines de mètres, nous faisant ainsi découvrir une faune variée. (Pour consulter les horaires de marée).

 

Une ville cotière.

Elle est surtout connue pour Castel Meur, une maison de pierre célèbre pour être encadrée par deux énormes blocs de pierre sur un minuscule îlot. Le centre de la ville s'étale sur le plat, au sommet d'une colline qui fait face à la mer. On y trouve de nombreux restaurants mais aussi beaucoup de boutiques de décoration.

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Le chou marin (Crambe maritima).

C'est une plante parfaite pour s'essayer aux jeux de mots en tout genre ... C'est aussi une plante protégée qui a subit les désagréments des cueillettes incontrôlées mais aussi de l'urbanisation galopante des côtes. C'est une très bon légume oublié qui peut être cultivé chez soi mais qui ne supporte pas la conservation sur la durée.

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L'huître creuse du Pacifique (Crassostrea gigas).

Cette huître Japonaise de grande taille a été introduite sur les côtes françaises dans les années 60. Rentable et bénéfique dans un premier temps, elle cause actuellement de gros problèmes environnementaux mais aussi au marché de l'huître. Sa reproduction et sa prolifération sont pour l'heure, complètement incontrôlées.

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La patelle commune (Patella vulgata).

Elle fait partie des trois patelles présentes en Bretagne. Comme de nombreux coquillages, cette patelle (qui appartient aux bernicles) possède des tentacules au bout des quels on trouve des yeux archaïques. Elle broute les algues des rochers grâce à sa radula, une mâchoire dont les dents fonctionnent telles une râpe. Sa consommation par l'Homme remonte à la préhistoire. Elle peut être consommée crue ou cuite avec du beurre.

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L'araignée de mer de la Manche (Maja brachydactyla).

Plougrescant a été pour nous l'occasion de nous familiariser avec les crustacés. Parmi ceux-ci on trouve l'araginée de mer de la Manche, l'un des plus gros crabes des côtes de la France métropolitaine. Celui-ci peut atteindre un poids de 3 kilos. C n'est que depuis 2008 que cette espèce n'est plus apparentée à l'araignée de Mer commune (Maja squinado) qui, d'après les analyses génétiques et des naturalistes, ne vivrait qu'en Méditerranée.

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Le trouteau commun (Cancer pagurus).

Appelé crabe dormeur, il est l'un des crabes les plus connus. Très actif la nuit, on peut parfois assister à de grandes vagues de migration des femelles, en particulier les soirs de pleine lune. C'est un véritable charognard des fonds des mer qui nettoie le plancher marin des cadavres et des restes de proies de plus gros animaux. 

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Le crabe enragé (Carcinus maenas).

 C'est le plus commun des crabes de Bretagne et le plus facile à attraper. Souvent d'un joli vert émeraude, sa carapace peut aborder diverses couleurs comme le brun, le jaune ou le gris. De petite taille, il n'est que peut consommé hormis en sauce. Il se relève par contre être un très bon appât pour la pêche au gros.

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Le mot de la fin.

Après un après midi passé sur les quais, un petit passage tardif le soir même par les falaises de granite rose et, une chasse nocturne aux crabes, nous reprenons la route une toute dernière fois pour visiter la Bretagne avant de retourner dans notre petit appartement lyonnais. Nous prenons soin au passage de profiter des éternels hortensias bretons qui donne un caractère si particulier au bord de mer et aux maisons de pierre.

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dimanche 23 octobre 2016

Destination Bretagne : Belle Île en Mer.

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Nous voilà partis pour Belle-Île-en-Mer. Le soleil c'est fait quelque peu discret pendant cette journée mais nous n'avons pas subit de grosses pluies. Faisant partis des îles de Groix, l'île est une des plus grandes de la côte bretonne au point de comporter quatre communes indépendantes en son sein.  

 

Sous la pluie de Bretagne !

 La Bretagne s'en tient à sa réputation. Notre séjour a été ponctué par des ondées de bruine et de pluie. Rien de grave, nous avons pu profiter de notre virée et chevaucher fièrement nos vélos. C'est une activité très populaire sir l'île. Autre fait à la mode, le porté de kawai. C'est peu glamour, je l'accorde, mais au combien pratique !

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L'île aux chevaux.

 Nous avons été surpris de rencontrer énormément de chevaux sur l'île. Qu'ils soient nains, de monte ou de trait, on en croise dans tous les champs. Avant d'être très colonisée par les hommes, Belle Île en Mer était une vaste lande boisée. Depuis les arbres ont laissé place à des cultures en particulier du maïs et de l'orge.

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Les abords et les plages.

 Quelles sont belles les plages de Belle Île en Mer mais quelles sont dangereuses également ! Bien que très accueillants, les bords de l'île s'avèrent dangereux. Les tempêtes font rage dans cette partie de la Manche et hier comme aujourd'hui, il n'est pas rare que des naufrages y soient engloutis par les flots. Le dernier et plus marquant de ceux-ci reste celui du pétrolier de l'Erika en décembre 1999 qui déversa plus de 30 000 tonnes de fioul.

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Le fucus vésiculeux (Fucus vesiculosus).

Cette algue brune de la famille des varechs est commune dans plusieurs mers du Nord, dans l'Océan Atlantique et dans l'Océan Pacifique. Elle se reconnaît en partie à ses flotteurs atypiques, les pneumatocystes, qui servent de bouée au fucus pour se maintenir à flot au plus près de la lumière du soleil qui filtre à travers l'eau de mer. Actuellement il est utilisé dans l'industrie pharmaceutique mais sa population diminue dramatiquement.

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Les algues vertes (Ulva armoricana).

Voici une des deux espèces d'algues vertes qui parfois provoquent des marées vertes quand elle se trouve en trop grand nombre : Ulva armoricana. On la connait aussi sous le nom de laitue de mer. On la trouve souvent sur les bords de mer car fragile, elle se fait souvent emporter par les courants marins violents. On peut également rencontrer un animal très particulier, l'actinie rouge (Actinia equina), une anémone de mer aux tentacules brûlants.

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Le goéland argenté (Larus argentatus).

Il diffère que très peu du goéland leucophée (Larus michahellis) dont il n'a été séparé que très récemment et sur le motif que le plumage chez les jeunes oiseaux qui sont dans leur deuxième année ont un plumage sur les ailes légèrement différent. La variabilité génétique de la population a elle aussi été retenue pour fait la distinction. 

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La culture et l'architecture.

Belle Île en Mer s'inscrit dans la culture architecturale de Bretagne. Avec ses couleurs vives, ses maisons de pierres et ses hortensias, le tableau est complet. On y trouve même plusieurs phares typiques de la région dont le grand phare de Kervilahouen qui ce jour là, était plongé dans la brume. Il est même possible de le visiter.

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La criste marine (Crithmum maritimum).

Parfois appelée fenouil marin, la criste marine est une plante à fleurs discrètes et aux feuilles charnues. Réputée pour son goût de carotte parfumé (que je n'aime pas du tout), c'est une plante dont la cueillette est réglementée au niveau national. C'est également une espèce déterminante pour la constitution de certaines ZNIEFF.

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Les oiseaux de l'île.

Nous avons pu croiser de nombreux oiseaux sur l'île. Les espèces y sont diversifiées en raison du grand nombre d'habitats présents sur le site et de son enclavement. Certaines espèces comme les grives (Turdus sp.) et plus particulièrement le merle noir (Turdus merula) évoluent dans tous les milieux et il n'est pas rare de les rencontrer sur les plages entrain de fouiller le sable pour se nourrir de vers ou chercher ce que la marrée a pu rejeter.

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Présentation de la végétation.

 On compte plus d'une vingtaine d'habitats sur l'île. De ce fait, et tout comme pour les oiseaux, on trouve une grande diversité d'espèces. Néanmoins, si on est tenté par la rencontre avec des espèces rares, il est recommandé de s'aventurer sur les bords de mer et les bars de mer. Attention ! Il faut prendre garde à rester dans les sentiers pour ne pas détruire l'environnement qui est particulièrement fragile (et aussi pour ne pas se blesser).

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Le panicaut champêtre (Eryngium campestre).

 Il est l'hôte d'un champignon assez recherché et délicieux, la pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii). C'est un légume oublié, très consommé sous l'antiquité en particulier dans le monde grec. On l'utilisait parfois pour trouver l'amour à travers des plats gourmands et de filtres d'amour. Il est protégé dans certaines régions.

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Les aiguilles de Port-Coton.

Ce sont de grandes roches marines érodées (des stacks) sortant tels des piliers hors de la mer. Les aiguilles font face à une minuscule plage qui ne peut être atteinte que par la mer. Cela assure une grande tranquillité pour les différentes espèces d'oiseaux marins qui vivent et s'abritent dans les anfractuosités des falaises.

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La végétation des bords de mer.

Quelle surprise pour nous de voir ces espèces poussant entre-elles ! D'ordinaire nous rencontrons l'immortelle commune (Helichrysum stoechas) dans les Calanques de Marseille et les fougères et la clématite des haies (Clematis vitalba) dans ma belle Isère. Le résultat donne un beau mélange, surprenant mais parfumé. 

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Le statice de Dodart (Limonium dodartii).

Protégé, on ne le trouve que dans quelques départements longés par l'Océan Atlantique et par la Manche. C'est une plante résistante qui a besoin de conditions très particulières, à savoir un sol pauvre en nutriments et avec une salinité élevée, un climat maritime fort, une humidité moyenne et une exposition au soleil importante.

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Le mot de le fin.

Voilà une journée forte en émotions. Avec 30 km dans les pattes et les yeux pleins de merveilles, nous n'avons pas eu de mal à trouver le sommeil au chaud dans notre petit hôtel-restaurant de Lorient, Les pêcheurs, que je ne peux que vous recommander. Pour le prochain article, nous partons du côté de Pont Aven et de ses galettes.  

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