mardi 18 septembre 2018

Découvrons le marais de Chirens.

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Nous voilà dans l'ENS du marais de Chirens, pour une visite un peu particulière. J'anime pour l'occasion une sortie pour mes proches. Le lieu est idéal, l'histoire géologique est riche, ne serait-ce que par la formation du marais à la suite du retrait des glaciers qui donna naissance à un lac dont les traces les plus anciennes remontent à 14 000 ans.

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Nous sommes de ce fait une joyeuse bande à partir à la découverte de la faune et surtout de la flore locale. Les milieux sont très diversifiés : saulaies, mares, phragmiteraies, peupleraie ou encore prairies humides, ce sont tout autant d'habitats pour s'initier aux joies de la botanique. Je suis partie tôt le matin quelques jours auparavant repérer les lieux. Il fait alors très chaud, pas moins de 26°C à 6 heures du matin. Hormis une troupe de chevreuils et quelques sangliers, un héron timide et quelques passereaux, les lieux semblent déserts. Je connais bien l'endroit mais un rafraîchissement de mémoire ne fait jamais de mal, d'autant plus que vérifier si le sentier est praticable ou que le lieu n'est pas fermé au public n'est pas un luxe, surtout quand on se trouve dans un espace sensible où la fréquentation est un des axes de sa gestion.

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Le circuit est accessible, nous sommes pour l'occasion pas loin d'une vingtaine. Une courte présentation me permets de retracer l'histoire du site mais aussi, son passé historique, en particulier avec l'influence des occupants celtes de la région, les Allobroges. Ces derniers ont laissé dans le paysage plusieurs vestiges dont des mottes castrales, traces de maisons-villages fortifiées et situées au sommet des collines entourant le marais de Chirens.

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Parmi les espèces présentes, on peut citer le solidage géant (Solidago gigantea), qui se différencie de son cousin canadien de par sa non pilosité (glabre) et de sa plus petite taille. C'est une espèce dite EEE : espèce envahissante exotique, c'est à dire venue d'une autre contrée que celle où elle se trouve, de manière non naturelle et représentant une menace pour la santé humaine et ou les milieux naturelles et ou l'économie. Outre son statut qui fait débat, ce solidage appelé aussi verge d'or géante est une plante médicinale employée par de nombreux peuples amérindiens. C'est aussi une plante mellifère dont le miel au goût fort est proche de celui de sarrasin.

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Par endroit sur le marais, le pourcentage de couverture de ce solidage est proche de 100%, c'est à dire que sur un espace donné, il est la seule plante à se développer, créant ainsi un peuplement monospécifique comme sur cette photo. Le problème, c'est que cette couverture végétale, toute belle qu'elle soit, empêche d'autres espèces essentielles au bon fonctionnement de la tourbière de se développer. Cela est particulièrement préjudiciable pour la liparis de Loesel (Liparis loeselii), une petite orchidée discrète et très rare, typique des zones humides et qui tend à disparaître à vitesse grand V. Une partie des animaux n'y trouvent pas leur compte non plus. Adieu les zones propices à la mise bas ou au pouponnage, pour apprendre aux jeunes à se nourrir ou nicher. Peu à peu les espaces colonisés se vide de leur grande faune et de leurs oiseaux.

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Le sureau hièble (Sambucus ebulus) n'est pas comestible contrairement au sureau rouge (Sambucus racemosa) et le sureau noir (Sambucus nigra) du fait de sa légère toxicité qui le rend purgatif. Dans l'usge populaire, sa racine était employée comme diurétique, bien qu'il soit plus sage de lui préférer le pissenlit pour cette usage. Ses fruits sont vomitifs et ses fleurs ont la réputation d'être soporifiques.

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Elles étaient employées également pour soigner les problèmes oculaires, sans que cela ne s'avère réellement efficace. Cet usage aurait donné à cette plante ses surnoms d'herbe aux yeux ou d'herbe aux aveugles. On l'a nomme également herbe aux punaises en raison de son odeur forte qui caractérise ce sureau mais aussi pour son purin qui fait office de répulsif contre les insectes ravageurs. La réalisation de ce purin est extrêmement simple, à raison d'1 Kg de plante fraîche mise à macérer dans 10 L d'eau.

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Proche de la mare, une angélique officinale (Angelica archangelica) prend ses aises à l'ombre, les pieds dans l'eau, joussant de l'abondance de matière organiqe (MO). Originaire du nord de l'Europe, c'est au 12e siècle qu'elle fait son entrée en France. Comestible, ses tiges et ses pétioles entrent dans la composition de nombreux desserts de la renaissance. Cependant, ses vertus curatives incitent à la consommer avec prudence par les femmes enceintes, du fait que la plante est abortive, d'où son nom d'angélique tiré de sa réputation de faiseuse d'anges, les anges étant dans la tradition les enfants morts avant d'avoir pu connaître le baptistère.

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Le long du sentier, des bosquets d'armoise commune (Artemisia vulgaris) se développent. C'est une plante que j'emploie régulièrement pour stimuler l'appétit et soigner les douleurs menstruelles de manière efficace. C'est également une plante à l'usage cérémoniale pour de nombreux peuples. Elle est par exemple fumée au Mexique dans des cérémonies religieuses ou employée en campagne française pour provoquer les rêves extra-lucides.

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La carotte sauvage (Daucus carota) est une plante commune voire banale et qui bien souvent, n'est que peut regardée. Et pourtant, elle en vaut la peine. Son goût anisé est parfait pour composer des infusions sauvages à l'aide des fleurs et graines glanées pendant une sortie.

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Elle se reconnaît à ses grandes bractées, à ses fleurs blanches dont une de couleur pourpre, marque souvent son centre. À la fin de la floraison, les fleurs de l'ombelle se referment sur elles mêmes, formant un véritable nid d'oiseau. Outre leur goût anisé, les graines possèdent de nombreuses vertus. Toniques, stimulantes, dépuratives, anti-inflammatoires ou encore anti-microbiennes, elles ont été pendant longtemps utilisées comme panacée contre les coliques néphrétiques et les rétentions urinaires. Les feuilles et fleurs peuvent également être employées à ces fins en infusion du fait de leur caractère diurétique. Elles entrent également dans la composition de nombreux produits de beauté anti-ride, anti-cellulite et anti-acné.

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L'ail des jardins (Allium oleraceum) se reconnaît à ses ovaires gonflés et à sa floraison délicate. Typique des friches et des pelouses rases, on le rencontre partout sur le territoire français. Utilisé en cuisine, il serait arrivé dans les pays nordiques sous l'impulsion des migrations vikings. Il est d'ailleurs souvent utilisé comme indicateur de vestige, l'espèce étant cultivée dans les cours des châteaux et les jardins de paysans au Moyen Âge.

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L'eupatoire chanvrine (Eupatorium cannabinum) est une jolie plante aux fleurs roses réunnient en ombelles. De grande taille, elle tire son nom de la ressemblance de ses feuilles avec celles du chanvre et de ses propriétés pharmacologiques qu'elle partage avec l'aigremoine eupatoire (Agrimonia eupatoria).

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Typique des zones humides, en particulier de la mégaphorbiaie (habitat composé de grandes plantes aimant l'eau), c'est une mellifère sur la quelle on peut observer une grande diversité de papillons de belle dimension. Plante cholagogue (bénéfique à la production de bile et à la digestion de ce fait), ce sont ses feuilles et sa racine qui sont utilisées. Son intérêt réside également dans ses propriétés antioxidantes de par ses acides ascorbiques et coumariques et de la lutéine qu'elle contient, ses effets digestifs avec ses polysaccharides ou encore, ses vertus anti-inflammatoires de par ses lactones, ce qui invite à l'employer de manière discontinue et avec prudence.

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La bourdaine (Rhamnus frangula) est un arbuste des marais. Violent purgatif, il est aussi un arbre remède qui était prisé à l'antiquité. Cependant ses nombreux alcaloïdes poussent à préférer des plantes aux mêmes effets mais beaucoup plus douces pour l'organisme. Les chevreuils sont de grands amateurs des fruits de bourdaines, ceux-ci ayant des effets psychotropes sur les cervidés. C'est aussi une plante tinctoriales dont des rameaux on tire des teintes rouges et brunes, de l'écorce sèche un rouge framboise et des ses baies à maturité du vert.

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Il y a de nombreuses autres plantes médicinales et comestibles sur le marais de Chirens, elles sont tout autant d'occasions de montrer la richesse de ce site souvent méconnu et pourtant essentiel au bon fonctionnement de la vallée de l'Ainan, que cela soit pour son agriculture, sa faune ou le maintient de ses paysages. Morelle douce-amère, menthe aquatique, lamier maculé ou reine de prés, ce sont là quelques unes des merveilles à découvrir.

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Sur le retour, nous tombons  sur une plume de chouette hulotte (Strix aluco). L'abondance de rongeurs du fait de la multiplicité de milieux est une aubaine pour cette espèce qui doit aussi partager son teritoire avec le hiboux moyen duc (Asio otus) dont la présence est avérée sur le site.

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Galéopsis tétrahit (Galeopsis tetrahit) est appelé ortie royale bien qu'il n'en soit pas une. Il n'a en effet ni les vertus, ni les poils urticants. De même, on l'appel parfois chanvre bâtard bien qu'il en soit éloigné botaniquement parlant. Son nom de "Galéopsis" signifie "celui qui a l'aspect de la belette", en raison de la pilosité de ses fleurs et de la forme de son labelle, typique de cette famille, les lamiacées.

Arrivée sur la place de l'église, le circuit prend fin. Le tour aura duré un peu plus de 2 heures, le temps qu'il faut pour aborder une vingtaine de plantes, présenter les habitats emblématiques du marais, faire sentir et toucher les graines, fruits et feuilles parfumées rencontrées tout au long du chemin et surtout, pour prendre le temps d'échanger. C'est une expérience formidable que j'ai hâte de renouveler d'ici peu dans les forêts de Chartreuse pour une approche plus ethnobotanique sur les usages passés et magiques des plantes et des champignons.

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mercredi 21 janvier 2015

Le jardin en Novembre.

PB130109Comme l'indique le titre, j'ai un peu de retard... mais je suis sur la bonne voie pour me mettre à jour, voilà déjà la fin de novembre qui pointe le bout de son nez. La saison a été vraiment belle, plus fraîche qu'octobre ce qui est bien normal, mais aussi bien plus chaude que les autres années. Certains arbres bourgeonnes, de nombreuses plantes sont vertes voire fleuries... la nature est folle ! C'est le bon moment pour récolter les herbes du jardin, avant que les premières gelées ne les abîmes pour de bon. Les pieds laissés nus seront paillés puis abriter du froid et des animaux gourmands comme les chevreuils pour donner l'an prochain d'aussi belles pousses, du moins je l'espère.

Il reste quelques champignons aux douces senteurs qui viennent nous rappeler le temps des cèpes, des girolles et des paniers pleins mais aussi des châtaignes.

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 Ho les belles plantes ! Le gel arrive, il faut vite récolter les aromatiques du jardin au risque de voir leurs feuilles être abîmées par le froid et ne plus être bonnes pour la confection d'infusion.
1 : La menthe verte (Mentha spicata L.) en tisane est tonique et bénéfique pour l'ensemble du système digestif. Elle donne bonne haleine, rafraîchie et est riche en antioxydants.
2 : La mélisse officinale (Melissa officinalis) est à utiliser avec beaucoup de parcimonie. En effet son goût très prononcé peut vite devenir désagréable. Dommage car elle est apaisante, digestive et même antivirale.
3 et 4 : La verveine citronnée (Aloysia citrodora) est aussi nommée verveine du Pérou ou verveine odorante. De saveur douce, elle est utilisée pour ses propriétés sédatives, antifongiques et antispomodiques.

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 Dans un bon panier en châtaignier destiné d'ordinaire aux champignons (que l'on ne trouvent plus en cette saison), les bouquets ont été disposés pour sécher. Ils seront utilisés tout au long de l'hiver.

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Le jardin est presque vide mais on trouve encore de quoi se mettre sous la dent. Choux (1) et oseilles (2) sont légion. Quant aux framboisiers (4), ils font office de refuge pour les chats et les oiseaux. Pour ce qui est de la belle et toxique euphrobe réveille matin (Euphorbia helioscopia (3)), elle a prit possession du reste du potager.

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 La lépiote brun-lilas (Lepiota brunneolilacea) est un champignon toxique voire mortel que l'on rencontre de la fin de l'été à la fin de l'automne, dans les pelouses et les lisières de forêt jusqu'ne moyenne montagne.

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 L'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea) que l'on rencontre dans tout l'émisphère Nord et parfois dans les zones du Sud où il a été introduit involontairement par l'Homme. Il en existe 9 sous espèces. Comestible jeune, c'est à partir de lui que dans les années 90 a été synthétisé un nouvel antibiotique.

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 Le noisetier (Corylus) est parfois utilisé pour la confection de baguettes de sourciers, à l'aide d'une fine branche fourchue. Mais le plus souvent c'est dans la fabrication de vannerie qu'on l'emploi, en particulier pour les paniers.

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 1 et 2 : Les coprins chevelus (Coprinus comatus) sortent toujours au même emplacement années après années. Comestible crus ou cuits, il faut très rapidement les consommer au risque de les voir devenir indigestes.
3 et 4 : Voilà un bel inconnu quine va pas sans évoquer le Saint George, champignon prisé. Il est fort à parier qu'il appartient à la famille de ce dernier : les tricholomes.

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 La curiosité des chats est sans limite, que se soit pour découvrir une nouvelle cache pour dormir (Sic le dessus de la chaîne hifi), ou une nouvelle bêtise (faire s'effondre la bibliothèque de la chambre)...

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 Il ne faut pas oublier non plus que ce sont de formidables chasseurs qui régulent les populations de rongeurs dont l'appétit féroce font des ravages dans les gardes-manger et les greniers, en particulier quand ils sont bien remplis.

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 Les mésanges charbonnières (Parus major) sont des oiseaux territoriaux. Ayant un comportement grégaire, elles se réunissent pour se nourrir. Graines, insectes, de baies ou encore de fruits font partis de leur régime alimentaire. De la mésange, on ne dit pasqu'elle chante mais qu'elle zinzinule.

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 Les plantes sont à sécher, les chats "rangés" et presque sages. Le soleil tape fort sur les carreaux... il n'y a rien d'aussi bon je crois. Ces quelques jours de beau temps remplacent aisément dans les mémoires la grisaille et les grosses pluies qui cet été, ont fait tomber bien des sourires.

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jeudi 27 septembre 2012

Jardin d'automne.

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 L'automne est arrivé est déverse ses doux rayons sur le jardin qui prend mille et unes couleurs.

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Les derniers semis doivent être effectués et les plantes fragiles protégées du gel en étant mises sous cloche.

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Les roses et les asters donnent des teintes roses, jaunes et violines au jardin.

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Les buissons fleurissent et commencent à donner leurs fruits et graines.

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L'herbe aux sorcières est fanée, les fleurs sont remplacées par des graines qui s'aggripent aux poils des animaux qui s'y frottent. Elles finissent par s'en détacher et tombe parfois dans un endroit nouveau qu'il ne leur reste plus qu'à coloniser.

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C'est la récolte dans le potager, courges, pommes...

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... chou et tomates vont rejoindre la réserve. C'est aussi à cette occasion que les oignons et leurs feuilles ont été ramassé. Celles des poireaux ont été coupé mais ils resterons encore quelques temps à demi enterrés.

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La menthe fleurit, c'est temps de la ramasser en gros bouquet et de la faire sécher au dessus de la cheminée. Elle fournira tout au long de l'hiver la tisane du soir.

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L'automne c'est aussi le moment où on profite de temps qui est encore doux et des animaux qui bientôt, seront rentrés dans les bergeries, les étables et les écuries pour ne pas souffrir du froid.

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Certains font bon usage du soleil.

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Une petite, enfin plutôt une grosse libellule fait une halte dans le potager, sur un des tuteurs des tomates. Il est courant de croiser les libellules dans des milieux où il y a peu de points d'eau, car elles sont de grandes voyageuses qui parcours  plusieurs kilomètres pour trouver les mares qui leurs feront un excellent terrain de chasse. Bientôt le froid les emportera et seul les larves enfouies dans la vase survivront à l'hiver. Elles sortirons à l'air libre l'été prochain sous leur forme adulte.

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Autre découverte sous le verger, un petit lactaire délicieux, qui rejoindra ses congénères trouvés en forêt pour former une bonne grosse poêlée au beurre.

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Avec ce derniers il y a des petits inconnus.

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Comme avec se lactaire délavé qui donne un lait blanc (la production de lait chez un lactaire permet de le différencier avec un russule).

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Vous la voyez, là au milieu de la photo, cachée dans l'herbe? Voici une jeune faisane qui fuyant les chasseurs, c'est rapprochée de la route. Sa robe est identique aux herbes sèches.