mercredi 4 janvier 2017

Destination Bretagne : la Côte de Granite Rose par Ploumanac'h.

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Un phare, quatre prises de vue. Nous voilà pour un soir à Ploumanac'h, commune toute proche de celle de Plougrescant. Arrivés sur la plage d'AnseSaint- Guirec avec nos amis, nous nous engageons sur les premiers mètres du sentier des douaniers. Nous n'irons pas bien plus loin, émerveillés par le spectacle qui s'offre à nous.

 

Le phare de Ploumanac'h.

Construit en 1946 et succédant à l'ancien phare détruit en 1944, il est fait du célèbre granite rose qui compose la côte du même nom. Il porte pour nom celui de phare de Mean Ruz. Il marque l'entrée du port de la ville et fait écho aux phares des ept îles lui faisant face. Depuis les années 1980 il est complètement automatisé.

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Le granite rose.

Il doit sa couleur toute particulière à sa nature. Issu du refroidissement de coulées magmatiques, l'érosion et l'oxydation par l'eau et par le vent des divers éléments qui le composent, comme le feldspath, lui donnent cette teinte rose qui de loin peut sembler grisée. Cela est dû aux critsaux de quartz qui entrent dans sa composition.

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Les goélands (Larus sp.)

En Bretagne on trouve énormément de goélands qu'il n'est pas toujours aisé de distinguer néanmoins il existe quelques éléments de différentiations. Ainsi on reconnaît le goéland marin (Larus marinus) à son plumage ardoise et ses pattes roses/claires, le goéland argente (Larus argentatus) à ses pattes roses, son plumage clair et à sa grande taille, le goéland brun (Larus fuscus) à ses pattes jaunes et ses ailes ardoises pour lui aussi. 

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Le Triskèle.

Comment parler de la Bretagne sans parler de l'un de ses symboles les plus forts ? On retrouve le Triskète et sa représentation un peu partout en Europe. Il semblerait qu'il soit apparu du côté de Malte au Mégalithique mais se retrouve aussi dans les tombeaux irlandais du Néolithique. Il est reprit à l'âge du fer par les celtes qui l'incorpore à leur culture mais ce n'est que depuis les années 1940 qu'il est associé à la Bretagne et à son histoire.

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L'armérie maritime (Armeria maritima).

Elle couvre l'intégralité de la côté Ouest de la France. Adaptée aux conditions rudes, elle se plaît dans les rochers du bord de mer bien exposés au soleil, sous un climat plutôt humide et dans les milieux où le sol est relativement pauvre en nutriments. Sa floraison s'étend de fin mai à juillet et habille les falaises de rose. 

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Les plantes du bord de mer.

Tout au long de notre périple nous avons rencontrer différentes espèces végétales. Les plus communes sont la criste marine (Crithmum maritimum) que nous croisons aussi à Marseille, les agapanthes (Agapanthus campanulatus) qui sont typique des jardins bretons, en particulier ceux de bord mer et le plantain corne de cerf (Plantago coronopus), à qui on prêtait autrefois la capacité de redonner la virginité à celles qui l'avaient perdue.

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La chapelle du Diable.

Cette petite chapelle au nom sans équivoque sert aujourd'hui de hangar à bateau. Elle détonne par les gargouilles qui la surmonte et par le diable moqueur qui se trouve à son sommet. Elle est aussi un important vestige de la seconde guerre mondiale. Sur ses murs, on peut voir les impacts des mitrailleuses allemandes.

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Le rayon vert.

Ce soir là nous ne l'avons pas vu. Le rayon vert est un rayon qui se forme au lever et au couché du soleil quand les conditions climatiques sont réunies. Celui-ci ne dure que quelques secondes et est à peine perceptible. Il se matérialise par un point ou une bande lumineuse légèrement verte au dessus du soleil mais aussi de la lune.

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Le mot de la fin.

C'est, avec le Cap Frehel, l'un des endroits qui m'ont le plus subjuguée. Les étendues de bruyères sont magnifiques, tout comme le chaos de roches roses qui lui font écho. De même pour le contraste entre le bleu de la mer et la flamboyance des falaises. Après ce superbe spectacle nous retournons à Plougrescant pour une chasse aux crabes nocturne bien mérité. Départ le lendemain pour notre toute dernière journée en Bretagne.

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dimanche 1 janvier 2017

Destination Bretagne : la côte par Plougrescant.

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Plougrescant, voilà un nom bien breton. Cette petite ville se trouve au nord de la Bretagne et est longée par la Manche. Elle est connue pour ses plages et sa côte de granite rose que nous avons eu le loisir de visiter juste avant la tombée de la nuit. Nous avons été impressionnés par la capacité qu'a la mer de se retirer sur plusieurs centaines de mètres, nous faisant ainsi découvrir une faune variée. (Pour consulter les horaires de marée).

 

Une ville cotière.

Elle est surtout connue pour Castel Meur, une maison de pierre célèbre pour être encadrée par deux énormes blocs de pierre sur un minuscule îlot. Le centre de la ville s'étale sur le plat, au sommet d'une colline qui fait face à la mer. On y trouve de nombreux restaurants mais aussi beaucoup de boutiques de décoration.

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Le chou marin (Crambe maritima).

C'est une plante parfaite pour s'essayer aux jeux de mots en tout genre ... C'est aussi une plante protégée qui a subit les désagréments des cueillettes incontrôlées mais aussi de l'urbanisation galopante des côtes. C'est une très bon légume oublié qui peut être cultivé chez soi mais qui ne supporte pas la conservation sur la durée.

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L'huître creuse du Pacifique (Crassostrea gigas).

Cette huître Japonaise de grande taille a été introduite sur les côtes françaises dans les années 60. Rentable et bénéfique dans un premier temps, elle cause actuellement de gros problèmes environnementaux mais aussi au marché de l'huître. Sa reproduction et sa prolifération sont pour l'heure, complètement incontrôlées.

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La patelle commune (Patella vulgata).

Elle fait partie des trois patelles présentes en Bretagne. Comme de nombreux coquillages, cette patelle (qui appartient aux bernicles) possède des tentacules au bout des quels on trouve des yeux archaïques. Elle broute les algues des rochers grâce à sa radula, une mâchoire dont les dents fonctionnent telles une râpe. Sa consommation par l'Homme remonte à la préhistoire. Elle peut être consommée crue ou cuite avec du beurre.

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L'araignée de mer de la Manche (Maja brachydactyla).

Plougrescant a été pour nous l'occasion de nous familiariser avec les crustacés. Parmi ceux-ci on trouve l'araginée de mer de la Manche, l'un des plus gros crabes des côtes de la France métropolitaine. Celui-ci peut atteindre un poids de 3 kilos. C n'est que depuis 2008 que cette espèce n'est plus apparentée à l'araignée de Mer commune (Maja squinado) qui, d'après les analyses génétiques et des naturalistes, ne vivrait qu'en Méditerranée.

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Le trouteau commun (Cancer pagurus).

Appelé crabe dormeur, il est l'un des crabes les plus connus. Très actif la nuit, on peut parfois assister à de grandes vagues de migration des femelles, en particulier les soirs de pleine lune. C'est un véritable charognard des fonds des mer qui nettoie le plancher marin des cadavres et des restes de proies de plus gros animaux. 

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Le crabe enragé (Carcinus maenas).

 C'est le plus commun des crabes de Bretagne et le plus facile à attraper. Souvent d'un joli vert émeraude, sa carapace peut aborder diverses couleurs comme le brun, le jaune ou le gris. De petite taille, il n'est que peut consommé hormis en sauce. Il se relève par contre être un très bon appât pour la pêche au gros.

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Le mot de la fin.

Après un après midi passé sur les quais, un petit passage tardif le soir même par les falaises de granite rose et, une chasse nocturne aux crabes, nous reprenons la route une toute dernière fois pour visiter la Bretagne avant de retourner dans notre petit appartement lyonnais. Nous prenons soin au passage de profiter des éternels hortensias bretons qui donne un caractère si particulier au bord de mer et aux maisons de pierre.

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lundi 26 décembre 2016

Destination Bretagne : l'estuaire de Brest.

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Petite nuit dans le camping bordant l'estuaire de Brest. Nous ne résistons pas à l'envie de sortir vers minuit pour observer la marée, phénomène que nous n'avions jamais vu auparavant mais aussi, pour traquer les crabes et admirer leur ballet nocturne. De cet expédition nous revenons les pieds couverts de vase. Après un somme bien mérité nous revoilà repartis au petit matin pour observer les oiseaux se nourrissant sur la plage.

 

La famille des Ardéidés.

Voilà un nom un peu complexe pour désigner tout simplement les hérons. On en dénombre neuf espèces en France. Ici il d'agît des deux plus communes ou du moins, les plus facilement reconnaissables, à savoir le héron cendré (Ardea cinerea) et l'aigrette grazette (Egretta garzetta). Les hérons sont des échassiers qui se nourrissent de poissons, d'amphibiens, de petits insectes, de rongeurs voire d'oisillons quand l'occasion se présente.

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Gourmandises d'oiseaux.

La marrée est essentielle pour de nombreux oiseaux, elle leur permet de se nourrire et parfois de tomber sur des "gourmandises" comme sur ces huître creuses du Pacifique (Crassostrea gigas) à gauche, agglomérées les unes aux autres et dissimulées par les algues ou, sur ce flotteur de seiche. Nommé aussi os de seiche, il est riche en calcium et apporte des nutriments absents d'ordianire dans l'alimentation des oiseaux de vase. 

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La grive musicienne (Turdus philomelos).

C'est un oiseau commun qui se plaît dans de nombreux habitats plus ou moins variés tel que les forêts, les parcs, les jardins et les haies. Très friande d'escargots, cette grive forme par endroit de véritables charniers comme ceux que nous avons pu observer autour de notre tente. C'est un bon moyen de repérer sa présence.

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

Le grand cormoran est l'un des seuls oiseaux marins à ne pas posséder de plumage imperméable. Cela lui permet de plonger plus rapidement et plus profondément pour attraper ses proies, à savoir des poissons. En contre partie, il doit le sécher régulièrement pour ne pas se voir couler, le risque étant que celui-ci se gorge d'eau.

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La vie de l'estuaire.

L'estuaire porte aussi le nom de Rade de Brest. Il s'engage dans les terre sur 180 kilomètres ce qui lui a valu le nom de mer d'Iroise. Sa richesse environnementale et sa biodiversité ont été très fortement impactées et aujourd'hui, ont été réduites à peau de chagrin. Néanmoins l'estuaire reste une zone de grande importance pour les oiseaux et fait figure de corridor marin pour de nombreuses espèces de poissons et d'athropodes.

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La migration des hirondelles rustiques (Hirundo rustica).

Chaque année ces oiseaux entament un voyage spectaculaire qui peut s'étendre sur plus de 10 000 kilomètres pour se rendre dans des contrées plus accueillantes où elles ont la garantie de trouver les insectes dont elles se nourrissent mais aussi des températures plus clémentes. Le phénomène n'est connu que depuis 200 ans, auparavant on pensait que ces hirondelles passaient la mauvaise saison enfouies dans la vase des mares. 

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La magie de la Bretagne.

De gros blocs de grès sur la plage, des herbiers denses au bord de l'eau, une vielle église à la quelle on peut accéder par le front de mer qu'à marée basse ... il faut dire que le lieu dégage une certaine magie. Selon les légendes locales, on pourrait voir à la nuit tombée des marins débarquer de navires fantômes sur cette côte.

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Le mot de la fin.

 Voilà une pause bien mérité qui nous a permit de découvrir la faune locale et surtout, le fonctionnement de cet écosystème fragile.  C'est aux alentours de 6 heure du matin que l'on peut faire les plus belles observations sur la plage si on ne craint pas de mettre les pieds dans la vase. Après avoir longé le long de mer pendant quelques jours, nous voilà repartis dans les terres pour découvrir un nouveau lieu emprunt de mystère, la forêt de Huelgoat.

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mardi 20 décembre 2016

Destination Bretagne : Locronan.

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 Nous voilà enfin à Locronan ! Le village est extraordinaire. Celui-ci est fait tout de pierre grise et cadre avec la brume de ce jour. Il faut savoir qu'il jouit d'une belle réputation, en particulier depuis qu'il a été dans le trio de tête du "Plus beau village des français 2015". Néanmoins nous avons pu parcourir ses rues sans nous trouver pris dans une marée humaine comme c'est souvent le cas dans les ruelles dès que le soleil fait son apparition.

 

 Une ville tournée vers la mer.

 On pourrait se croire à l'intérieur des terres. Néanmoins la mer est présente partout à Locronan, que ce soit dans les maisons, sur les murs ou même dans les pavés des trottoirs. Pendant longtemps la ville fût animée par une manufacture de voiles pour les navires. Aujourd'hui c'est du tourisme qu'elle tire bénéfice. Chaque année les quelques 800 habitants voient défiler par moins de 400 000 touristes, en particulier les soirs de marché.

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Un patrimoine unique.

Depuis 1924, le village est classé aux "Monuments histoirques" de part son charme. Cela explique l'abondance de films tournés ici, pas moins de 25 dont certains ayant une belle renomée comme "Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet et de Guillaume Laurent mais aussi de boutiques atypiques et hors normes.

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 Les hortensias (Hydrangea sp.).

Voici les traditionnels hortensias. Ils ont la particularité de bien se plaire en Bretagne du fait du climat doux de la côte et de son ensoleillement particulier. Ils peuvent par endroit former de véritable buisson et parfois même des arbustes. C'est une institution que d'en avoir dans son jardin pour le plus grand bonheur des moineaux. 

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La boutique magique.

Petite pépite cachée au détour d'une ruelle : une boutique proposant des oeuvres d'artistes locaux mais surtout, des masques africains et asiatiques traditionnels, de VERITABLES masques traditonels et le tout à des prix vraiment minimes. J'ai suivie une licence de socio-anthropologie et pendant celle-ci je me suis prise de passion pour les masques Dogon alors imaginez mon émerveillement dans cette véritable caverne d'Ali Baba !

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Découvrir la ville.

Autre boutique à voir impérativement, la librairie celte. Ne vous laissez pas impressionner par l'armure de l'entrée ou les toiles d'araignée, cette librairie est super ! Non seulement on y trouve de nombreux ouvrages sur la Bretagne mais aussi tout une série de livres sur le merveilleux, les mythes, l'Histoire et même sur les Enfers.

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Cacahuète.

 C'est la mascotte locale. Ce croisé birman se laisse facilement approcher et ne dit pas non à quelques caresses avant de filer. Appelés aussi sacrés de Birmanie, les birmans sont des chats à poils longs (de par leur croisement avec des persans) dont la race serait apparue en France dans les années 1920 et qui est reconnue depuis 1950. 

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La boutique de la mer.

C'est une autre des boutiques que nous avons adoré pendant notre périple, d'ailleurs de nombreux éléments de décoration de notre petit appartement viennent de là. On y trouve des filets de pêches, une multitude de coquillages et d'étoiles de mer, des oursins et des coraux et même, quelques fossiles de poissons préhistoriques.

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Le mot de la fin.

Vraiment, Locronan est un village est à voir et surtout, à dévorer ! N'hésitez pas à vous rendre à la petite boulangerie faisant face à l'église pour déguster le meilleur des kouign-amanns et bien d'autres spécialités comme les sablés Bretons. Après ce périple de deux jours, direction Brest et son jardin botanique aux mille trésors.

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dimanche 23 octobre 2016

Destination Bretagne : Belle Île en Mer.

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Nous voilà partis pour Belle-Île-en-Mer. Le soleil c'est fait quelque peu discret pendant cette journée mais nous n'avons pas subit de grosses pluies. Faisant partis des îles de Groix, l'île est une des plus grandes de la côte bretonne au point de comporter quatre communes indépendantes en son sein.  

 

Sous la pluie de Bretagne !

 La Bretagne s'en tient à sa réputation. Notre séjour a été ponctué par des ondées de bruine et de pluie. Rien de grave, nous avons pu profiter de notre virée et chevaucher fièrement nos vélos. C'est une activité très populaire sir l'île. Autre fait à la mode, le porté de kawai. C'est peu glamour, je l'accorde, mais au combien pratique !

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L'île aux chevaux.

 Nous avons été surpris de rencontrer énormément de chevaux sur l'île. Qu'ils soient nains, de monte ou de trait, on en croise dans tous les champs. Avant d'être très colonisée par les hommes, Belle Île en Mer était une vaste lande boisée. Depuis les arbres ont laissé place à des cultures en particulier du maïs et de l'orge.

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Les abords et les plages.

 Quelles sont belles les plages de Belle Île en Mer mais quelles sont dangereuses également ! Bien que très accueillants, les bords de l'île s'avèrent dangereux. Les tempêtes font rage dans cette partie de la Manche et hier comme aujourd'hui, il n'est pas rare que des naufrages y soient engloutis par les flots. Le dernier et plus marquant de ceux-ci reste celui du pétrolier de l'Erika en décembre 1999 qui déversa plus de 30 000 tonnes de fioul.

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Le fucus vésiculeux (Fucus vesiculosus).

Cette algue brune de la famille des varechs est commune dans plusieurs mers du Nord, dans l'Océan Atlantique et dans l'Océan Pacifique. Elle se reconnaît en partie à ses flotteurs atypiques, les pneumatocystes, qui servent de bouée au fucus pour se maintenir à flot au plus près de la lumière du soleil qui filtre à travers l'eau de mer. Actuellement il est utilisé dans l'industrie pharmaceutique mais sa population diminue dramatiquement.

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Les algues vertes (Ulva armoricana).

Voici une des deux espèces d'algues vertes qui parfois provoquent des marées vertes quand elle se trouve en trop grand nombre : Ulva armoricana. On la connait aussi sous le nom de laitue de mer. On la trouve souvent sur les bords de mer car fragile, elle se fait souvent emporter par les courants marins violents. On peut également rencontrer un animal très particulier, l'actinie rouge (Actinia equina), une anémone de mer aux tentacules brûlants.

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Le goéland argenté (Larus argentatus).

Il diffère que très peu du goéland leucophée (Larus michahellis) dont il n'a été séparé que très récemment et sur le motif que le plumage chez les jeunes oiseaux qui sont dans leur deuxième année ont un plumage sur les ailes légèrement différent. La variabilité génétique de la population a elle aussi été retenue pour fait la distinction. 

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La culture et l'architecture.

Belle Île en Mer s'inscrit dans la culture architecturale de Bretagne. Avec ses couleurs vives, ses maisons de pierres et ses hortensias, le tableau est complet. On y trouve même plusieurs phares typiques de la région dont le grand phare de Kervilahouen qui ce jour là, était plongé dans la brume. Il est même possible de le visiter.

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La criste marine (Crithmum maritimum).

Parfois appelée fenouil marin, la criste marine est une plante à fleurs discrètes et aux feuilles charnues. Réputée pour son goût de carotte parfumé (que je n'aime pas du tout), c'est une plante dont la cueillette est réglementée au niveau national. C'est également une espèce déterminante pour la constitution de certaines ZNIEFF.

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Les oiseaux de l'île.

Nous avons pu croiser de nombreux oiseaux sur l'île. Les espèces y sont diversifiées en raison du grand nombre d'habitats présents sur le site et de son enclavement. Certaines espèces comme les grives (Turdus sp.) et plus particulièrement le merle noir (Turdus merula) évoluent dans tous les milieux et il n'est pas rare de les rencontrer sur les plages entrain de fouiller le sable pour se nourrir de vers ou chercher ce que la marrée a pu rejeter.

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Présentation de la végétation.

 On compte plus d'une vingtaine d'habitats sur l'île. De ce fait, et tout comme pour les oiseaux, on trouve une grande diversité d'espèces. Néanmoins, si on est tenté par la rencontre avec des espèces rares, il est recommandé de s'aventurer sur les bords de mer et les bars de mer. Attention ! Il faut prendre garde à rester dans les sentiers pour ne pas détruire l'environnement qui est particulièrement fragile (et aussi pour ne pas se blesser).

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Le panicaut champêtre (Eryngium campestre).

 Il est l'hôte d'un champignon assez recherché et délicieux, la pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii). C'est un légume oublié, très consommé sous l'antiquité en particulier dans le monde grec. On l'utilisait parfois pour trouver l'amour à travers des plats gourmands et de filtres d'amour. Il est protégé dans certaines régions.

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Les aiguilles de Port-Coton.

Ce sont de grandes roches marines érodées (des stacks) sortant tels des piliers hors de la mer. Les aiguilles font face à une minuscule plage qui ne peut être atteinte que par la mer. Cela assure une grande tranquillité pour les différentes espèces d'oiseaux marins qui vivent et s'abritent dans les anfractuosités des falaises.

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La végétation des bords de mer.

Quelle surprise pour nous de voir ces espèces poussant entre-elles ! D'ordinaire nous rencontrons l'immortelle commune (Helichrysum stoechas) dans les Calanques de Marseille et les fougères et la clématite des haies (Clematis vitalba) dans ma belle Isère. Le résultat donne un beau mélange, surprenant mais parfumé. 

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Le statice de Dodart (Limonium dodartii).

Protégé, on ne le trouve que dans quelques départements longés par l'Océan Atlantique et par la Manche. C'est une plante résistante qui a besoin de conditions très particulières, à savoir un sol pauvre en nutriments et avec une salinité élevée, un climat maritime fort, une humidité moyenne et une exposition au soleil importante.

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Le mot de le fin.

Voilà une journée forte en émotions. Avec 30 km dans les pattes et les yeux pleins de merveilles, nous n'avons pas eu de mal à trouver le sommeil au chaud dans notre petit hôtel-restaurant de Lorient, Les pêcheurs, que je ne peux que vous recommander. Pour le prochain article, nous partons du côté de Pont Aven et de ses galettes.  

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mercredi 21 septembre 2016

Destination Bretagne : Vannes.

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 Vannes est une superbe ville médiévale. Située dans le Golf du Morbihan, elle est datée de l'an -56 av J.C. et a prit la forme que nous lui connaisons au Ve siècle ce qui en fait l'une des villes gallo-romaines les plus anciennes de la Bretagne. Entre temps la citée historique a connu quelques mutations mais a gardé son charme.

 

Les Vénétes et Darioritum.

C'est du peuple Vénéte que Vannes tient son nom. Concurrent direct des Pictons, ce peuple celte s'alliait parfois avec les autres tribus Armoricaines pour mener des campagnes militaires afin d'avoir le monopole du commerce et des ressources. Nommée Darioritum par les romains, elle jouait un rôle important dans leur conquête de la Gaule mais aussi de l'actuelle Grande Bretagne et permettait de rallier Lyon à Brest.

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Les hortensias (Hydrangea sp.).

Après pas mal d'attente, nous rencontrons enfin nos premiers hortensias. Ils ont la particularité de bien se plaire en Bretagne du fait du climat doux de la côte et de son ensoleillement particulier. Ils peuvent par endroit former de véritable buisson et parfois même des arbustes. C'est une institution que d'en avoir dans son jardin. 

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L'histoire dans la pierre.

Du fait de son passé riche, la ville regorge de merveilles architecturales. Certaines réalisations peuvent détonner par rapport à ce que l'on trouve dans nos Alpes et pour cause, Vannes et sa région n'ont pas connu une occupation aussi forte que les peuples alpins sous l'empire romain. Cela explique en partie la magie de la ville.

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Les lavoirs de la Garenne.

 C'est une attraction forte. Les lavoirs de la Garenne ne sont pas aussi vieux qu'on pourrait le penser. En effet, ceux-ci datent des années 1800 seulement mais leur colombage se fond parfaitement avec celui des monuments historiques de la ville. Destinés aux habitants, ils font partis aujourd'hui du jardin des pieds de remparts.

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Le mot de la fin.

 Je n'ai pas grand chose de plus à dire sur Vannes (hormis que son bras de mer est superbe) et pour cause, la ville est ensorcelante et il me reste bien des choses à vous dire sur le reste de notre périple en Bretagne (en particulier vous présenter la flore atypique des bords de mer). Le soir même nous avons pu faire une halte parmi les dolmens de Carnac et les admirer au couché du soleil mais ça, c'est pour le prochain épisode.

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jeudi 2 juin 2016

Sortie dans les calanques 11.

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Il fait beau temps, c'est le moment de sortir les chaussures de randonnée, les sacs à dos et les appareils photos pour partir dans les Calanques. Il est un peu tard pour voir certaines orchidées en particulier les ophrys mais il y a bien d'autres choses à découvrir, en particulier dans le parc national des Calanques qui grouille de vie. 

 

L'euphorbe fluette (Euphorbia exigua).

C'est une toute petite euphorbe discrète qui aime pousser dans les zones incultes, rocailleuses et calcaires ou sableuses. Bien que décrite comme étant une plante méditerranéenne, elle est présentes sur tout le territoire français mais ce n'est que la première fois que je la remarque. On la rencontre même en Finlande.

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La blackstonie perfoliée (Blackstonia perfoliata).

Voilà une plante qui comporte bien des nom comme celui de centaurée jaune ou de chlore perfoliée. C'est une centaurée qui appartient à la famille des Gentianaceae, à ne pas confondre avec les centaurées de la famille des Centaurea. Elle se plaît bien dans les rocailles et les prairies sèches mais aussi les bois clairs. Elle peut se trouver jusqu'à 1500 mètres d'altitude. Plutôt courante sur le territoire, elle est protégée en Alsace et en Lorraine. 

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L'asphodèle cerise (Asphodelus cerasiferus).

Certains le classe comme une espèce propre, d'autre comme une sous-espèce de l'asphodèle blanc (Asphodelus ablus) et le traite sous le nom scientifique de Asphodèlus albus ssp Cerasifolius. C'est une plante massive qui peut dépasser plus d'un mètre de haut et qui se trouve couramment dans le Sud de la France dans les zones pierreuses et ensoleillées. Ces fruits ronds, fauves et de bonne taille lui ont valu son surnom de porte-cerise.

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La tarente de Mauritanie (Tarentola mauritanica).

C'est un gecko que l'on rencontre dans le Sud du pays et qui fait l'objet d'une protection stricte. Dans le reste du monde on le trouve dans les pays méditerranéens et plus récemment en Uruguay et aux États Unis comme espèce invasive. Comme la plupart des animaux de son genre, il possède des doigts qui agissent comme de véritables ventouses ce qui lui permet d'escalader toutes sortes de surface, même les plafonds des maisons.

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L'orobanche grêle (Orobanche gracilis).

Cette plante aux fleurs et aux couleurs un peu étranges et toute en écailles n'a pas de chlorophylle. Pour se nourrir elle doit parasiter d'autres espèces végétales, en particulier les fabacées (anciennement légumineuses) comme le trèfle, la coronille ou la luzerne ce qui cause parfois de gros dégâts dans les cultures. 

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La rue à feuilles étroites (Ruta angustifolia).

 Les rues n'ont pas toujours eu bonne réputation. Toxiques et abortives, on en trouvait dans les monastères de religieuses et pendant très longtemps il a été interdit aux femmes de la cultiver (en particulier la rue officinale nommée Ruta graveolens). La rue à feuilles étroites ne se trouve que dans le Sud et en particulier dans le Sud Est de la France car c'est une plante méditerranéenne. Elle résiste aux embruns mais à besoin d'un sol pauvre.

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Le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria).

Ce sumac est bien de chez nous, enfin, de Méditerranée. Il est très employé dans les pays d'Afrique du Nord pour la fabrication d'une épice recherchée,  le zaatar dans la quelle ses fruits sont incorporés avec d'autres plantes comme le thym et le sésame. Riche en tanins, ses feuilles et écorces sont utilisées pour tanner la peau.

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La vanesse du chardon (Vanessa cardui).

C'est un des papillons migrateurs les plus connus mais aussi, l'un de ceux qui se raréfie le plus. De répartition mondiale, en Europe sa population a diminué dramatiquement. Il est capable de parcourir 500 km par jours. Sa chenille se nourrie d'une multitude de plantes comme les orties, les mauves ou les chardons. 

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La bruyère multiflore (Erica multiflora).

Il est rare à cette période de l'année de la voir encore fleurit. D'ordinaire ses dernières fleurs roses ou blanches s'ouvrent en décembre, voire parfois en janvier. C'est l'une  des seules bruyères à pousser dans les sols calcaires ce qui explique son abondance dans les Calanques et son absence autour de Nice. Résistante, elle se plaît plutôt à mi-ombre, ne craint pas vraiment les embruns et supportes des températures basses (jusqu'à - 12°C). 

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La centaurée rude (Centaurea aspera).

D'ordinaire c'est une plante à la fleur plutôt grêle mais celle-ci semble bien se porter. Elle est assez présente en France, en particulier le long des côtes et dans tout le quart Sud-Est. Elle se plaît dans les zones sableuses, les sols drainants, le long des chemins et sur les bords de route. On la trouve dans quatre autres régions/pays européens : la Sardaigne, l'Italie, le Portugal et l'Espagne. Son capitule est muni de pointes protectrices.

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L'asperge sauvage (Asparagus acutifolius).

Il est trop tard pour récolter celle-là qui est bien montée. L'asperge sauvage est un petit arbuste dont les jeunes pousses tendres de printemps se mangent comme les asperges du commerce (Asparagus officinalis). Dès la fin de l'été on peut voir ses fruits ronds et rouges apparaître et cela, jusqu'à la fin de l'automne.

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Le bal des cistes (Cistus).

Il y a pas mal d'espèces de cistes à voir dans les Calanques. Parmi celles-ci on trouve le ciste blanc (Ciste albidus) appelé aussi ciste cotonneux. Il a perdu tous ses pétales et on voit ses étamines mises à nues. En dessous il s'agit d'un ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis) qui est peut courant dans la région.

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L'amélanchier à feuilles ovales (Amelanchier ovalis).

C'est un grand arbrisseau qui autrefois était plante dans les jardins de curé et dans ceux des monastères. Ses fruits sont petits et sucrés, ils peuvent être mangés tel quel. C'est sa pleine période de floraison. Mellifère, il attire de nombreux insectes en particulier les abeilles. De ce fait des ruches se trouvaient à proximité. 

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Quelques mots sur nous.

Depuis bientôt 2 ans nous sommes deux à parcourir les alentours de Marseille, la vallée du Ventoux, les forêts et les montagnes de Chartreuse. Depuis un an, je peux profiter des photos de mon bien aimé et se sont les plus belles que vous pouvez trouver sur le blog. En attendant d'explorer un nouveau territoire dans les semaines à venir, il nous reste quelques calanques et montagnes inconnues à découvrir et a percer les secrets.

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La garrigue.

Aujourd'hui la garrigue est synonyme d'une nature sauvage et difficilement praticable, à la végétation adapté à la sécheresse. Pourtant autrefois elle était très différente. Il était courant d'y voir paître des troupeaux de moutons et de chèvres, d'y trouver des vergers de fruitiers et d'oliviers ou encore des champs de céréales.

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Le mot de la fin.

Il est toujours plaisant de découvrir un nouveau point de vu pour admirer la mer et la ville de Marseille. Le chic de cette balade c'est qu'elle est peut fatiguante et qu'elle prend son point de départ dans le superbe parc de Campagne-Pastré où il est possible de voir quelques espèces de fleurs et d'oiseaux plutôt rares.  

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mardi 15 mars 2016

Plantes médicinales de Marseille.

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 On ne le dirait pas à première vue mais Marseille est liée de par son passé aux plantes médicinales. Cela vient en partie de son statut de port qui depuis ses débuts reçoit les marchandises exotiques et précieuses du monde entier et de ce fait, les précieuses plantes pour soigner. Aujourd'hui les plantes médicinales sont de nouveau sur le devant de la scène. Entre science, nécessité et effet de mode, il est devenu courant de se les procurer.

 

L'herboristerie du Père Blaize.

Crée en 1815, cette herboristerie a été fondée par un certain Père Blaize (à ne pas confondre avec le père Blaize de Kaamelott) dont on ne sait que peut de chose (il aurait été guérisseur quelque part dans les montagnes de Haute Provence). Dans les innombrables tiroirs, on trouve une grande diversité de plantes médicinales entières, en poudre ou en morceaux destinées à soigner les malades ou à les accompagner vers la guérison.

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Après avoir connue 6 générations continues, l'herboristerie du Père Blaize a été revendu. 

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L'empreur, une institution.

 Il s'agît de la plus ancienne quincaillerie de France (fondée en 1827). C'est une entreprise familiale. Si aujourd'hui elle attire les foules pour les produits rétros et "authentiques" que l'on y trouve, on s'y rendait autrefois pour sa droguerie et les différents produits naturels qu'elle proposait. Fioles, pots et boacaux, éponges naturelles mais aussi bonbons pour les maux d'estomacs et sirops contre la fièvre et les rages des dents y étaient proposés. 

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Le kit parfois pour aller pique-niquer et ramener le fruit de sa récolte dans la garrigue marseillaise.

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Le Fort Saint Jean et le jardin des migrations.

Au Fort Saint Jean, on peut trouver un très beau jardin retraçant les plantes qui ont accompagnées les hommes tout au long de leur périple autour de la méditerranée. La plupart de ces plantes sont comestibles et/ou médicinales. C'est un bonne endroit pour s'entrainer à les reconnaître et pour apprendre leur histoire.

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Le jardin des migrations donnent vue sur la mer. Une délicieuse odeur s'en dégage tout au long de l'année.

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Le MuCEM et l'histoire des plantes.

Pour comprendre un peu mieux les plantes médicinales, le MuCEM attenant au fort est un très bon musée qui retrace l'histoire des peuples de la Méditerranée. De nombreuses expositions, conférences, projections et ateliers sont proposées en ces lieux sur ce thème ou sur des sujets se rattachant à celui-ci. 

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Notre Dame de la Garde et son jardin.

En contre bas de l'édfice se trouve un jardin qui serpente le long de la paroi rocheuse. Bien qu'il ne soit pas exclusivement destiné aux plantes médicinales, on y rencontre beaucoup d'espèces locales ayant ce statut. On peut ainsi citer le romarin commun (Rosmarinus officinalis) ou le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

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Le mot de la fin.

P1070082La mode (pour ne pas dire le business) du "tout naturel" me pousse souvent à me méfier des remèdes dits naturels. Néanmoins l'étude de l'histoire des plantes médicinales (cette discipline se nomme l'ethnobotanique) me passionne. Celle-ci est riche, elle est à mon sens essentielle pour comprendre l'histoire de l'Europe, des peuples et de nos pratiques passées mais aussi moderne pour tout ce qui touche à notre santé et au "bien être", bien loin des charlatans et des potions miracles. 

mardi 1 mars 2016

Le parc de Campagne Pastré.

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 Campagne Pastré est un parc arboré qui s'ouvre en de nombreux chemins sur le Parc Naturel des Calanques. Il est issu d'un don de la Comtesse Pastré, célèbre mécène qui pendant la seconde guerre mondiale s'illustrat en protégeant des artistes juifs dans son château situé aujourd'hui au coeur du parc. Malheureusement le lieu pourrait devenir privé ou être rasé pour accueillir des bâtiments publiques mais rien n'est encore joué.

 

Le mimosa d'Hiver (Acacia dealbata).

 C'est une plante qui nous vient d'Australie et qui a été implantée en Europe à la fin du 18e siècle et qui est très populaire en fleuristerie. Elle pousse dans le sud de la France où elle se montre invasive et dangereuse pour la faune et flore locale. Ele fleurit en hiver chez nous mais en été en Australie car les saisons sont inversées d'un hémisphère à l'autre. Son essence est utilisée en parfumerie en grande quantité même si la fleur s'avère fragile.

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Elle se rencontre partout dans les régions du monde où le climat est de type méditerranéen et où le sol est sec voire aride. Le bombyx du pin (Dendrolimus pini) est l'un des prédateurs naturels de cette plante. Toxique, elle était utilisée autrefois comme plante médicinale. Les jeunes pousses peuvent se consommer.

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Le ciste blanche (Cistus albidus).

Appelé aussi ciste cotonneux, cet arbrisseau pousse dans les sols calcaires. Ses feuilles cotonneuses, blanches et veloutées lui ont donné son nom. Il supporte très bien le feu et est l'un des premiers à reboiser les zones ayant subi des incendies. Il a l'avantge de donner des fleurs roses tous les jours entre le moi de mai et de juin.

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Le ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis).

Voilà un autre ciste bien présent en Méditerranée sur les sols calcaires et qui fleurit lui aussi de mai à juin en plein soleil et loin des embruns. Ses feuilles sont étroites, fines et semblent gaufrées. Sa floraison blanche est moins abondante. Il est également utilisé pour reboiser et recoloniser les zones arides sinistrées par le feu. Ses graines sont disséminées par les petits animaux comme les rongeurs ou les oiseaux, on parle alors de zoochorie.

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L'iris d'Algérie (Irsis unguicularis).

 Voilà un bel iris que j'ai pris plaisir à regarder. Bien qu'il semble spontané et ne se plaire que dans les fourrés reculés du parc, il n'est pas originaire de chez nous mais de Grèce, de Syrie ou encore de Tunisie. On le reconnaît à ses pétales lisses et ses feuilles étroites. Odorant, il attire les insectes dès le début sa floraison, c'est à dire à la fin de l'hiver et au début du printemps. Aujourd'hui les cultivars de cette plante fleurissent les jardins.

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Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

En ce moment on ne peut pas le louper. Typique des garrigues, il est souvent atteint de galles dû à des pucerons ou des acariens. Celles-ci sont odorantes et ont des formes atypiques. C'est de lui que l'on tire le mastic, une gomme parfumée utilisée dans de nombreuses régions du monde en médecine et en soins du corps.

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La Germandrée tomenteuse (Teucrium polium).

 Il existe énormément de sous espèces de cette germandrée aux feuilles blanches qui semblent parfois argentées et aux fleurs jaunes. Parmi les espèces recherchées voir rares on dénombre la germandrée des dunes (Teucrium polium L. subsp. dunense) et la germandrée pourpre (Teucrium polium subsp. purpurascens). Dès juin elle fleurit, et cela jusqu'à août. On la rencontre dans beaucoup de pays européens, maghrébins et du Moyen-Orient.

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L'écureuil roux (Sciurus vulgaris).

En fonction de son milieu, de la période de l'année voire même de son âge, l'écureuil roux a un pelage qui
varie du fauve au gris foncé. Attention à ne pas le confondre avec l'écureuil gris d'Amérique du Nord (Sciurus carolinensis), un cousin invasive qui fait bien du dégât dans les forêts anglaises et du nord de l'Italie.

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Le château de Campagne Pastré.

 C'était un lieu très prisé sous le second Empire (dès 1860) pour ses fêtes grandioses. Il abritait le musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode. Depuis 2012 n'est plus ouvert. Ses collections doivent être transférées au musée du parc Borely. Il faut savoir que la ville de Marseille fût l'un des hauts lieux de la faïence.

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Les arbres de la garrigue.

La plupart d'entre eux sont très résistants au feu. Ils ont aussi la particularité de pouvoir résister aux vents violents, parfois au sel et surtout aux sécheresses. Parmi ces arbres d'exceptions, les plus célèbres sont le chêne vert (Quercus ilex), le pin d'Alep (Pinus halepensis) et l'érable de Montpellier (Acer monspessulanum).

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La coronille glauque (Coronilla glauca).

Cet arbrisseau aux nombreux noms scientifiques fleurit de la fin de l'hiver jusqu'au milieu du printemps. Ses fleurs d'un beau jaune vif sont très parfumées, abondantes et bénéfiques aux abeilles et aux autres insectes car mellifères. Pour la reconnaître rapidement, il faut regarder le feuillage qui se découpe en 5 ou 7 folioles. 

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La bruyère à nombreuses fleurs (Erica multiflora).

Cette bruyère fleurie pendant cinq mois d'affilés, donnant des fleurs roses petites mais abondantes d'août à décembre, ce qui fait de la garrigue un lieu fleurit toute l'année. On la rencontre dans huit départements français bordant ou étant entourés par la Méditerrané. C'est sur les sols pauvres et pierreux qu'on la trouve le plus.

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L'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides).

Un peu surprenant de la rencontrer ici, mais cela vient du fait que les arbres forment par endroit des bosquets de forêt denses, sombres/ombragés au sol humifère et légèrement humide. Elle peut atteindre 90 cm de haut et former de nombreux rameaux. C'est une plante que l'on rencontre sur tout le territoire français.

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La morelle noire (Solanum nigrum).

 C'était une plante très appréciée des amateurs de magie noire, ou du moins, elle était présentée de cette manière dans l'imaginaire collectif du milieu à la fin du Moyen Âge. Elle entrait dans la composition d'onguants. Elle était aussi utilisée comme plante médicinale dans les campagnes malgré sa toxicité importante.

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Voir la mer.

Depuis les hauteurs du parc et le début des circuits qui traversent les Calanques, on peut avoir vue sur la mer. Les différents points de vu permettent d'observer la baie Marseillaise et ses îles dans leur ensemble. On peut ainsi assister au départ des cargos, des bateaux de croisières, des voiliers et des marins pêcheurs.

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Les allées du parc.

Elles sont bordées de pins maritimes (Pinus pinaster). On reconnaît ses arbres à leur port haut, à leur écorce rouge crevassée et à leurs aiguilles regroupées par deux. On rencontre aussi bien d'autres espèces végétales comme des oliviers (Olea europaea), des buis (Buxus sempervirens) ou des chênes (Quercus). On peut également voir beaucoup de canaux avec une faune variée : libellules, poissons, araignées d'eaux et grenouilles.

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La pie bavarde (Pica pica).

Avec les "changements du monde", cet oiseau tend à quitter les campagnes pour s'installer de plus en plus dans les villes. Encore aujourd'hui elle est très piégée et donc tuée malgré le fait qu'il soit établie qu'elle ne fasse pas baisser les populations d'oiseaux qui en seraient victime. Ces piégeages seraient la première cause de régression de cette espèce dans de nombreuses régions. Pourtant elle a un rôle important dans la nature.

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Le mot de la fin.

Voilà le dernier article de cette série sur les parcs marseillais qui bientôt sera complétée par un article sur le Parc de la Tête d'Or. Pour revenir à Campagne Pastré, c'est un endroit agréable qui offre une grande variété de services. Il est ainsi possible de monter à cheval dans le centre équestre qu'il abrite ou de sauter de branche en branche de la parc d'accrobranche qui est installée dans le centre de celui-ci. Bref, c'est un endroit charmant.

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lundi 1 février 2016

Les jardins de Nice.

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Petit weekend dans la ville d'origine de mon bien-aimé : Nice. Comme vous avez pu le remarquer je suis cet hiver axée sur la mer. Pas de panique, très bientôt je ferrai la part belle à nos montagnes et à nos forêts. Pour ce faire je me suis enfin équipée d'un tout nouvel appareil photo, un magnifique Sony qui semble plein de promesses. Pour le moment j'en suis assez satisfaite et j'attends patiemment de pouvoir le tester pour les futurs articles.

 

I) Le jardin du monastère Cimiez.

Anciennement propriété du monastère du même nom, le jardin de Cimiez est un petit parc de ville où l'on trouve en abondance des fleurs. Les massifs colorés sont fournis et les espèces florales très vairées. Parmi celles-ci figure une sauge horticole, la sauge de Graham (Salvia grahamii) qui est très populaire chez les jardiniers.

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La roseraie de Cimiez.

Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi les mariés apprécient de faire leurs photos de mariage dans ce jardin. Dans la longue tradition des jardins de monastères, il est d'usage d'installer une roseraie. Celle-ci sans être très grande est particulièrement bien fournie en roses anciennes aux nombreux pétales et au parfum lourd et suave.

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Le potager du monastère.

La bâtisse du monastère est occupée depuis les années 1500 et abrite une communauté de Franciscains. Jusqu'à peu, les parterres étaient un vaste potager qui permettait au moines à subvenir à leurs besoins. Les allées ombragées étaient destinées à la contemplation et les quelques fleurs aux cérémonies religieuses.

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L'église Notre-Dame de l'Assomption.

Accolée à l'ensemble, on trouve l'église de Notre-Dame de l'Assomption. Son style est particulier et détonne avec le reste des bâtiments. Elle connue le passage de nombreux rois et reines qui firent de cette colline pendant l'Antiquité et le Moyen Âge un lieu de villégiature en raison de la superbe vue qu'elle offre sur les alentours.

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Les jardins à la française.

C'est un jardin très traditionnel où architecture et végétation sont mêlées. Les coupes sont droites et nettes et laissent place à l'observation de l'horizon. Il n'y a peu que de place pour les buissons fleuris. Le buis en taupinière y est mettre et délimite les espaces destinés au minéral et aux fontaines. Tout y est symétrique.

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II) Le jardin des Arènes.

Non loin du premier jardin, se trouve toute une série de ruines. Celles-ci sont datées de l'Antiquité et comportent de nombreux bâtiments dont certains n'ont pu être mis à jour en raison des fragiles habitations aux alentours. C'est là que s'étend le jardin des arènes, composé de milliers d'oliviers centenaires et de vertes pelouses.

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L'arbre à gentiane (Solanum rantonetii).

Dans le parc on rencontre cette très belle plante aux fleurs violines et aux petits fruits jaunes et brillants. Ce joli solanum est toxique mais s'acclimate bien aux zones ayant un climat doux et où les températures ne descendent pas en dessous de 5°C. Il est facile d'entretient, peu exigeant, demande peu d'eau et raffole du soleil.

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III) La coulée verte.

Elle est toute récente. Ce long jardin remplace un ensemble de bâtiments et de parkings qui étaient peu esthétiques, défraîchis voire complètement abandonnés. La dépollution et l'aménagement des sols ont été longs mais ont payé. Désormais les habitants disposent d'un superbe parc agrémenté d'orangers et de palmiers.

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Les orangers de Nice.

Les agrumes ont la vie belle à Nice. La ville n'est pas loin de Menton et dans la culture locale, les agrumes tiennent une grande place. Les orangers, les clémentiniers ou encore les citronniers sont courants et même utilisés pour végétaliser les rues et les places ce qui pour moi, petite isèroise de mon état, me semble incroyable.

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Une invitation au voyage.

Le parc est fractionné en plusieurs tableaux. Chacun d'entre eux est centré sur un continent et sur sa flore. C'est ainsi une bonne occasion de découvrir des espèces insolites, colorées et inconnues. Un "plateau aquatique" composé d'une surface d'eau miroitante réfléchissante et de jets d'embruns viennent compléter le tableau. 

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IV) Le manger niçois.

La cuisine niçoise est variée et atypique. Parmi les spécialités locales qui se sont rependues sur le territoire français on trouve le célèbre pain bania, la pissaladière, la soupe au pistou, la salade niçoise ou la fougasse. D'autres plats sont restés plus confidentiels comme les farcis, la socca, la trulle ou encore la pompe à huile.

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V) La promenade des anglais.

La promenade des anglais est une avenue qui longe le bord de la mer et les plages de galets. Elle tient son nom du fait qu'au 19e siècle elle n'était qu'un simple chemin peu large qui passait devant le quartier anglais. La communauté de celui-ci l'aménagea pour le rendre praticable. Aujourd'hui c'est la plus belle rue de la ville. 

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VI) Le parc de la colline du château.

Voilà un très beau parc tout en pentes et en descentes. À son sommet il est possible de dominer l'une des grandes cascades tout en admirant la vue que l'on peut avoir de la ville, des toits, de la mer mais aussi des goélands leucophés (Larus michahellis) barbotant dans l'eau claire et vive à quelques mètres des promeneurs.

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Le château.

Aujourd'hui il n'existe plus. Il s'agisait d'une place forte composée d'un château et de hauts remparts. Il est possible de voir au sommet de la colline les vestiges de ces constructions. Le château résistât à de nombreux assauts puis fût détruit en 1706 part les français quand la zone était sous l'influence des États de Savoie

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Les agaves d'Amériques (Agave americana).

Qu'elles soient marginées ou non, ce sont de belles plantes aux dimensions gigantesques.Originaires d'Amérique du Nord, elles se sont acclimatées à la région et poussent en abondance. Au bout de 10 à 15 ans une grande hampe florale apparaît. Elle disparaîtra après la fécondation ce qui conduira à la mort de l'agave.

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VII) Le quartier historique.

C'est bien simple, on se penserait en Italie. Les façades ont des murs colorés et biscornus, les rues sont étroites et petites, les volets de toutes les couleurs. Bref, le Vieux-Nice est plein de charme. La rue de l'Abbaye, la rue du Collet, la rue Droite et la rue du Malonat figurent parmi celles qui sont les plus fréquentées.

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Les commerces.

Le lieu est devenu très touristique et bien des boutiques n'ont plus rien de très traditionnel, néanmoins certaines ont su le rester ou du moins s'adapter. On trouve ainsi de petits bistrots bien sympathiques, des vendeurs d'olives et d'épices, des bars de caractères et même un marché traditionnel pour le bonheur des habitants.

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Le mot de la fin.

Voila 7 points qui je l'espère, vous donneront l'envie de découvrir la belle ville de Nice. Il y a bien d'autres endroits à voir, ne serait-ce que le jardin ethnobotanique logé à l'entrée de la ville, le carnaval et la fête des fleurs qui y sont incroyables, la multitude de musées d'art comme le musée Chagalle ou les plages de galets.

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