lundi 30 mars 2015

Sortie en forêt 52.

P3110639

 Des morilles ? Toujours pas ! Mais l'occasion est trouvée pour aller faire un état des lieux. Voilà une semaine que je suis sortie, et depuis je pense ou du moins, je l'espère, la Nature est moins endormie. À noter que les pézizes sont sorties ce qui est très bon signe, si ce n'est la pluie et le gel qui viennent de refaire apparition.

P3110539 P3110541

P3110538 P3110540

 Les mousses (Bryophyta) sont classées en 8 sous familles. Résistantes ont les trouvent un peu partout mais plus particulièrement dans les endroits humides. La forte résistance à la désydratation de certaines espèces est étudiée pour la conception de matériaux dits "du futur". Elles servent de nourriture à certains papillons. 

P3110484

 La présence sur un sol de nombreuses coquilles d'escargots permet d'obtenir des informations sur l'environnement du lieu. La plupart du temps cela veut dire que le sol est calcaire (parfait pour les morilles), qu'il y a un oiseau de proie dans le coin et que si elles sont grignotées, qu'un rongeur vie à proximité.

P3110506 P3110507

P3110508 P3110509

 Voila des trametes rougissantes (Daedaleopsis confragosa) bien délavées, signe que la fructification du mycélium est sur la fin. D'ordinaire rouges sang, même quand on les brise en deux, les ont prit sous l'effet des nombreuses pluies et du ruisseau tout proche des teintes pastelles. Elles peuvent présenter des formes variées.

P3110525

 Le petite pervenche (Vinca minor L.) fût autrefois utilisée comme plante médicinale en raison de ses propriétés dépuratives et diurétiques.  Rampante, elle aime les lieux boisés ou les parcs et murets en zone de mi-ombre. En forêt, la rencontrer en grand nombre peut indiquer la présence de vestiges humains (bâtiments).

P3110607 P3110609

P3110606 P3110602

 Le nivéole de printemps (Leucojum vernum) est appelé à tord perce-neige. C'ets la première fois que je le rencontre vers chez moi, du moins en fleurs car l'an dernier j'avais pu en observer les grandes feuilles vertes. Il n'est pas rare de voir dans les jardins des espèces proches cultivées qui présentent des formes variées.

P3110628

P3110630 P3110632

L'hellebore fétide (Helleborus foetidus L.) est ma plante adorée. Nommée pied-de-griffon ou rose de serpent, cette belle toxique met 4 à 7 ans à fleurit et meurrent à la 2ème floraison. Méllifère, on la reconnaît à ses fleurs vertes aux pétales bordés d'un liseret pourpre. Quand la plante est fécondée les étamines tombent.

P3110650 P3110651

P3110652 P3110653

 Le voilà le véritable perce-neige (Galanthus nivalis). On le différencie facilement du nivéole avec ses pétales qui forme un rendu très particulier : 3 pétales soudés bordés de vert, 3 pétales libres longs, ovoïdes et d'un blanc immaculé. C'est une plante protégée en Isère et bien que cela soit tentant, il est interdit de le cueillir.

P3110581

 Le nom pissenlit ou dent-de-lion est attribué à plusieurs espèces. Il s'applique à la famille des Taraxacum, et plus particulièrement aux espèces dites "communes" et "officinales" (on compte plus de 1200 espèces et sous-espèces de "pissenlits"). Des boutons on fait des préparations vinaigrés et des feuilles des salades.

P3110516 P3110584

P3110592 P3110595

Les orchidées sont en rosettes ! Hormis les deux dernières où on peut suspecter être en présence d'orchis mâles (Orchis mascula), est bien je sèche. J'ai remarqué que dans mon coin la floraison des orchidées va de paire avec la sortie des morilles... je suis donc d'autant plus attentive à la sortie des fleurs.

P3110542

 Mon ami le blaireau (Meles meles) a perdu quelques poils lors de sa dernière promenade nocturne. C'est le plus gros mustélidés d'Europe. Sa population est stable et pourrait augmenter pour retrouver sa démographie originelle si sa chasse est interdite comme il l'est demandé par les diverses associations de protection de la nature.

P3110558 P3110564

P3110533 P3110565

 Le pic épeiche (Dendrocopos major) est un oiseau discret que l'on reconnaît au vol atypique mais surtout au son que produit son bec quand il percute le bois mort pour le trouer et attraper les vers qui y vivent. Une série de trous de pic dans un tronc est signe que l'arbre est mourant ou mort et qu'il est dévoré par la vermine.

P3110574

 Trop tard pour ramasser ces oreilles de Judas (Auricularia auricula-judae) qui sont toutes rabougries. Mais la ballade reste belle et faute de trouver quelques morilles je me console avec ces primevères acaules (Primula vulgaris) qui figurent parmi les premières plantes à fleurir dans l'année et qui évoque le printemps.

P3110513 P3110514


mardi 10 mars 2015

Les premières morilles.

SAM_6283

C'est parti mon kiki !

Enfin le top est donné ! Les premières morilles ont été trouvées ! Oura ! Néanmoins ici il faudra encore attendre avant de dénicher quelquesbelels têtes blondes . Sur les forums (comme l'excellent Tachenon) ça fume fort ! Les clichés de morilles noires et communes commencent à accompagner les premières photos d'hygrophores de Mars. Alors pour bien se préparer voici quelques conseils :

- Les sites internet tu visiteras :

Et ils sont nombreux ! Entre les forums et la météo, on se perd vite. Alors pour faire simple voici une petite liste non exhaustive de ceux qui me sont fort utile : 
- On va chez l'ami Terra Morchellarum, mordu de champignon et grand connaisseur dont les billets sont précieux en infos.
- On se renseigne sur le temps en consultant le site de Météo France ou Météo Blue, pour voir l'évolution des courbes des températures et des précipitations.
- On suit avec attention l'évolution des frênes et en particulier quand ceux-ci bourgeonnent. En effet c'est à ce moment là que le glucose est libéré par l'arbre pour le plus grand plaisir des morilles. On va donc sur pollen.fr pour voir où en sont les frênes dans leur floraison.
- On va dans les archives de La Renarde glaner deux outrois infos : ICI, LA, PAR ICI et ENCORE LA.
- Enfin, on va s'informer et comprendre le biotope en passant chez Clergetblog et chez Permaforêt.

- Bien comme il faut tu t'équiperas :

- On consigne tout, ou du moins le plus possible par écrit sur le milieu où poussent les précieux champignons. Et si on ne sait pas trop comment s'y prendre on fonce acheter "Les carnets du Cueilleur de Champignons" de chez Artémis.
- D'un bon panier et d'un solide couteau tu t'équiperas, parce qu'avec ça on ne déconne pas. Un sac plastique abîme les champignons voire les rends toxiques et on ne sectionner pas mais on retirer proprement le carpophore sinon on peut endommager le mycélium. On favorise donc ÇA et ÇA... pis c'est tout !
- Dans les livres ton nez tu plongeras.
- Auprés du papy à casquette tu t'informeras (ou du moins ses migrations au bois tu suivras).
- Pour finir on respecte son environnement en ne piétinant pas les plantes, en ne coupant pas les champignons trop jeunes et/ou inconnus et surtout on ne pollue pas parce que bordel, la Nature ne mérite pas ça !

Voilà, bonne saison à tous, en particulier pour ceux où elle a déjà commencé !

 

samedi 26 avril 2014

Une triste saison.

1-3d1a3d9

C'était l'an dernier, aux alentours du 24-25 mars, les premières morilles de l'année 2013, logées dans la mousse quelque part au Pays Basque. Une belle année pour les chercheurs de champignons en Isère (d'où sont issues les photos qui illustrent cet article). En somme, des paniers garnis pour des panses bien pleines.

deux

Mais voilà, 2014 est d'un tout autre registre et cela, en raison de plusieurs facteurs. La météo et plus généralement les saisons n'ont pas été avec nous cette année. Un hiver doux voir très doux avec peu de chutes de neige rt de gelées, un printemps chaud et sec avec une pluie très attendue qui ne vient pas (ou de manière trop ponctuelle), des chaleurs qui montent à vous donner le vertige, une végétation détraquée et avancée... si dans certains coins les belles têtes blondes ou brunes étaient au rendez-vous, ici elles brillent par leur absence. Non pas qu'il n'y en ai pas, mais on est encore loin de l'an dernier et la saison semble déjà se terminer... à se demander si elle a vraiment commencé un jour. Passionnée et généralement chanceuse dans mes promenades solitaires (et parfois collectives), mon score s'élève pour le moment à une seule morille. Désolation.

 

SAM_6490

Je dois reconnaître que cette année je n'ai pas été très disponible pour parcourir les bois au début du printemps. Rajoutons à cela les quelques jours de mauvais temps, pour tout dire les seuls de la saison qui s'invitèrent de manière systématique à toutes mes sorties, les moments de grosse flemme, les petits tracas du quotidien et la boucle est bouclée. Mais pourtant, je ne peux me résigner à me dire que seuls les facteurs précités sont responsables de cette petite saison pour la discrète dame morille.
Je crois qu'il ne faut pas se leurrer, les bois sont courus. Il est vrai que le nombre de promeneurs et de ramasseurs a augmenté ces dernières années avec l'aménagement des chemins forestiers, la démocratisation des 4x4 et le "retour à la nature" d'une partie de la population. A mon sens ce ne peut être qu'une bonne chose et je ne vois pas grand danger ni mal dans cela.

 

SAM_6283

Non ce qui me chagrine c'est le pillage des sous-bois. J'avais déjà entendu parler de ces familles défavorisées de l'est payées une misère, logées dans des abris de fortune en lisière pour ratisser les forêts françaises des plus nobles champignons pour les grandes industries aggro-alimentaires espagnoles, je ne les pensais pas installées à l'année dans mes coins gardés secrets. Déjà l'an dernier 2,5 tonnes de champignons avaient été saisis dans le Nord de l'Isère.
Le sujet peut sembler au combien futile mais pour les passionnés, les mycologues amateurs, les promeneurs, les anciens ou les naturalistes (et pas seulement en herbe) c'est une triste constatation qui va de paire avec une bien vilaine saison à champignons, du moins pour ce début d'anné 2014 qui est déjà bien entamé.

 

SAM_6405

Bref, je garde espoir de faire une belle trouvaille en me consolant avec l'idée que cette année j'ai pu débusquer et goutter mes premiers hygrohpores de mars. Les cueillettes de Saint Goerges ont débutées il y a tout juste deux semaines en plaine... voilà de quoi reprendre le sourire et me faire oublier mon unique morille bien vilaine et desséchée ! Je jette désormais mon dévolu sur le côté Savoie qui pourrait me réserver quelques surprises.
Ainsi le tableau ne semble pas si sombre. Et puis le printemps est là et faute de champignons, il est grand temps de partir à la rencontre des belles des près et sous-bois: les orchidées. Orchis militaris, orchis pourpre, orchis mâle... les grands classiques de la botanique pointent le bout de leur nez.

 

SAM_6557 SAM_6541

vendredi 18 avril 2014

Visite du jardin.

P4070177

 Piouf! Je n'ai pas été très présente ces derniers temps, faute (si on peut le dire ainsi) à un travail très prenant mais au combien passionnant! La végétation du jardin a bien avancé: petit aperçu rapide.

P4050049 P4050050

P4050055 P4060063

 Des fleurs du jardin? Non rien de cela hormis la toute dernière image à droite (chou décoratif sur le point de fleurir), mais un bien beau bouquet de fleurs. Le rouge pour la passion, le rose pour la douceur et le violet pour la délicatesse des sentiments.

P4060144

 Le soleil est là, l'herbe est rase et sèche... c'est le temps de sortir les orteilles à l'air libre! Il faut noter depuis le retour de la pluie et bien évidement, celui des botines fermées.

P4060140 P4060069

P4070170 P4060072

 Pâquerettes de la bergère, pissenlits, violettes des chiens et primevères acaules, voilà des plantes typiques du printemps. Il est temps de faire les dernières cueillettes avant que ces belles précoces ne disparaissent pour de bons.

P4060099

 Une fois séchées, les plantes et champignons (comme les oreilles de Judas) rejoindrons des pots et bocaux qui abrités de la lumière, les conserveront pendant un an... mais généralement ils sont vite vidés avant que la fin de l'année ne soit écoulée.

P4070194

Découverte d'une nouvelle option sur l'appareil photo ! Panorama d'une partie du jardin: le vieux verger et le jeune percheron qui depuis peu profite de l'herbe verte et grasse du champ attenant. 

1P40601342P4060135

3P40601484P4060150

 Alors que la plupart des plantes à l'instar du pissenlit (3 et 4) utilisent des colonisateurs classiques tel les abeilles, les papillons ou les bourdons, l'arum tacheté (1 et 2) emploie une toute autre technique. Cette plante toxique dégage du fond de sa fleur une odeur fort désagréable qui attire les moucherons. Ceux-ci y sont piégés par une série de fins poils qui empêchent les insectes de s'échapper les forçants à rester dans la gorge de l'arum et de se couvrir de pollen. Quand les filements sèchent puis tombent, ils sont libérés et vont se faire piéger ailleurs, fécondants ainsi la plante voisine.

P4060103

 Le feu dans la cheminé se fait rare, tout comme le chat devant l'âtre qui prend plaisir à lézarder au soleil et à faire la course aux rongeurs qui s'aventurent dans le jardin.

P4060127 P4060155

P4070178 P4070175

 L'écureuil a laissé quelques traces de dents sur ce qui fut l'une de ses provisions hivernales. Le pic épeiche (serez-vous le retrouver?) fait de l'oeil au chaton qui devra encore attendre un peu avant d'en faire sa proie.

P4080200

Pour ce qu iest des morilles, le bilan est catastrophique... nous verrons bien après les prochaines pluies annoncées.

-0-

mercredi 2 avril 2014

Première morille.

P4020027

Elle est belle ma morille hein ? Pas vraiment mais elle a le mérite d'être la toute première ! Ici il s'agit de l'oubli d'un cueilleur qui est passé quelques jours, 2 ou 3 tout au plus avant moi; ce qui explique son aspect desséché. Petit topo de cette saison qui débute (sur le pays Velannois, on en est à 19 morilles selon les sources). J'avais l'attention de faire un article sur ma super sortie avec la SHNVC (et ma découverte de mes premiers hygrophores de mars !!!), ça ce sera pour la prochaine fois.

P4020029 P4020025P4020030 P4020037

Voici quelques indices de passages dans le sous-bois: les pieds de 3 morilles, un étiquetage pour pommes-de-terre, des traces de pas et des branches brisées... je tiens mon coupable !!! À moins que Sir Blaireau, qui a décidé d'utiliser le terrain comme cabinet public, n'est tenté (ce dont je doute) de croquer dans les précieux champignons.

Gratteron Euphorbe des bois Cardamine des prés Petite anémone fausse renoncule

Mes constatations:

Voici un petit récapitulatif de la végétations environnante qui accompagne ce début de saison pour vous (enfin aussi pour moi) aider dans votre quête morillesque !

Primevère acaule

Pour faire simple, les indicateurs sont au beau fixe. Les frênes débourrent enfin, l'alliaire officinal commence à fleurir, les jonquilles (narcisses jaunes) sont sur le déclin, le lierre terrestre est resplendissant, le lamier pourpre est bon pour finir dans les salades, les petites anémones fausse renoncule et les anémones Sylvie sont rayonnantes, les pissenlits commencent à sortir en nombre, les boutons d'or sont sur le point de s'épanouir, les pézizes veinées sont là, le plantain lancéolé "fleurit" si on peut le dire ainsi, les primevères acaules ne quittent pas le paysage tout comme les violettes odorantes, la moscatelline, l'ail des ours et la cardamine des près ont enfin ouvert leurs fleurs au soleil, les arums tachetés couvrent le sol de leurs larges feuilles, les galles du chêne libèrent leurs habitants clandestins, les euphorbes des bois sont au top de leur forme et les sommités des gratterons sont encore bonnes à croquer.

Narcisse jaune Galle du chêne Lamier pourpre Pézize veinée 

Ouf, voilà un tableau qui se veut des plus fidèles. En photos, quelques unes des plantes citées. En survolant les photos vous obtiendraient leur nom.

À savoir, d'un point de vu météorologique, depuis plusieurs jours nous oscillons entre pluie et soleil, avec des extrêmes de températures: les gelées et les chutes de grêles ont été suivit par un grand soleil et des températures élevées... ajoutons à cela un sol sec et une casi-absence de neige... cette année sera une petite année à morilles dans notre coin de France.

 

Moscatelline

 


samedi 7 décembre 2013

Comptage des cueillettes.

Voici un petit résumé des cueilettes de l'année, du moins pour l'instant. La date, la Lune et les températures sont là à titre indicateur. Si j'en ai le courage, je réaliserai un petit schéma ou organigramme pour corrolationner toutes ces données.

SAM_6557SAM_6553SAM_6555SAM_6563

À savoir que ces chiffres concernent l'Isère, en zone de moyenne montagne entre 450 et 890 mètres d'altittude et que le sol sur le quel les champignons poussent est majoritairement calcaire (voir très calcaire) et plus ou moins argileux.

 

Janvier:

12/01/13: 01% de visibilité de la lune, températures entre 0°C et 5°C, 30 gr d'oreilles de judas.

Mars:

23/03/13: 80 % de visibilité de la lune, T entre 7 et 14°C, 30 gr de pézizes veinées.

Avril: 

05/04/13: 30% de visibilitéde la lune, T entre 7 et 8°C, 30 gr  de pézizes veinées. 

06/04/13: 21% de visibilitéde la lune, T entre 8 et 10°C, 600 gr de pézizes veinées.

13/04/13: 07% de visibilitéde la lune, T entre 10 et 15°C, 600 gr de pézizes veinées.

26/04/13: pleine lune, T entre 10 et 14°C, une poignée de pézizes veinées, 20 morilles, 1 morille conique.

29/04/13: 86% de visibilité de la lune, T entre 10 et 13°C, 5 morilles, 4 grosses pézizes, 4 verpes en forme de doigt, 1 morillon à demi-libre, 800 gr d’oreilles de judas.

Mai:

04/05/13: 34% de visibilité de la lune, T entre 9 et 15°C, 2 morillons à demi libre, 5 verpes coniques, 800 gr d'oreilles de judas.

05/05/13: 24% de visibilité de la lune, T entre 6 et 17°C, une poignée de mousserons Saint George.

Juin:

02/06/13: 37% de visibilité de la lune, T entre 10 et 15°C, 6 truffes d'été.

Juillet:

02/07/13: 32% de visibilité de la lune, T entre 15 et 27°C, 3 petites girolles, 2 grosses truffes d'été.

05/07/13: 10% de visibilité de la lune, T entre 20 et 27°C, 1 petite truffe d'été.

21/07/13: 96% de visibilité de la lune, T entre 20 et 31°C, 1 truffe d'été.

23/07/13: 99% de visibilité de la lune, T entre 24 et 31°C, 6 gros cèpes d'été très véreux, 1 dizaine de girolles.

25/07/13: 93% de visibilité de la lune, T entre 25 et 32°C, quelques girolles.

Août:

09/08/13: 04% de visibilité de la lune, T entre 18 et 23 °C, 2 petites truffes, 1 cèpe d'été en bouchon, un bol de girolles.

14/08/13: 50% de visibilité de la lune, T entre 19 et 25°C, 4 cèpes d'été et 2 poignées de girolles.

17/08/13: 78% de visibilité de la lune, T entre 22 et 30°C, 22 cèpes d'été.

19/08/13: 94% de visibilité de la lune, T entre 22 et 27°C, 11 cèpes d'été.

20/08/13: 96% de visibilité de la lune, T entre 21 et 26°C, 3 kg de girolles, 1 cèpe passé et très véreux.21/08/13: pleine lune, T entre 18 et 26°C, 1 cèpe d'été et une lépiote élevée.

23/08/13: 95% de visibilité de la lune, T entre 22 et 30°C, 2 cèpes d'été.

27/08/13: 64% de visibilité de la lune, T entre 16 et 22°C, un gros bol de girolles et 4 cèpes d'été.

29/08/13: 44% de visibilité de la lune, T entre 17 et 25°C, 300 gr de girolles et 4 cèpe d'été.

30/08/13: 35% de visibilité de la lune, T entre 18 et 26°C, 200 gr de girolles.

Septembre

04/09/13: 02% de visibilité de la lune, T entre 19 et 30°C, 2 poignées de girolles.

06/09/13: 01% de visibilité de la lune, T entre 21 et 28°C, une grosse truffe d'été.

Entre le 10/09/13 et le 20/09/13 récolte de l'équivalent d'un panier de girolles.

16/09/13: 85% de visibilité de la lune, T entre 14 et 16°C, 8 rosés des prés.

22/09/13: 93% de visibilité de la lune, T entre 14 et 22°C, 22 lépiotes élevées.

23/09/13: 86% de visibilité de la lune, T entre 14 et 23°C, 12 lépiotes élevées et un bol de pied de moutons.

27/09/13: 50% de visibilité de la lune, T entre 16 et 28°C, un demi panier de trompettes de la mort x 2 (environ 4kg), quelques chanterelles en tubes, quelques pieds de moutons, 6 girolles, 5 lépiotes élevées.

28/09/13: 42% de visibilité de la lune, T entre 16 et 23°C, une cinquantaine de girolles, une trentaine de pieds de moutons, 3 rosés des prés, 2 marasmes des oréades, une petite truffe d'été, 32 cèpes d'été, un cèpe de Bordeaux, 6 lépiotes, 4 cèpes edulis, une dizaine de chanterelles en tube.

30/09/13: 24% de visibilité de la lune, T entre 16 et 21°C, 7 cèpes d'été en bouchons, 200 gr de chanterelles, 2 lactaires délicieux, 100gr de pieds de moutons, quelques chanterelles en tube, 200gr de trompettes de la mort.  

Octobre

17/10/13: 24% de visibilité de la lune, T entre 13 et 20°C, une demi cagette de chanterelles en tube (1,5 kg), 150 gr de pieds de mouton, 50 gr de girolles.

Entre le 17/10/13 et le 26/10/13 récolte à chaque sortie (2 fois) d'un panier et demi de chanterelles en tube et de quelques pieds de moutons et de girolles.

Novembre (Les récoltes suivantes concernent celles réalisées pendant mon woofing, c'est à dire entre la Gironde et la Dordogne et non l'Isère. Le sol n'est pas calcaire, l'altitude se situe entre 10 et 119 mètres d'altitude).

Entre le 04/11/13 et le 07/11/13 récolte de quelques coulemelles.

08/11/13: 25% de visibilité de la lune, T entre 14 et 13°C, une dizaines de pieds de moutons, une boule de neige.

Entre le 09/11/13 et le 13/11/13 récolte de 14 lépiotes élevées, de 200gr de pieds de moutons, découverte d'un cèpe écrasé et d'un tapis de chanterelles jaunes.

19/11/13: 96% de visibilité de la lune, T entre 6 et 8°C, 1 kg de pieds de moutons, 2 kg de chanterelles jaunes, 3 lépiotes élevées.

22/11/13: 83% visibilité de la lune, T entre 4 et 5°C, 800gr de pieds de moutons, 3,5 kg de chanterelles jaunes.

 

SAM_5795

jeudi 2 mai 2013

Sortie en forêt 23.

SAM_6702

Petite sortie aux morilles (qui date de lundi). Il pleut, il y a de la boue de partout et il fait froid mais le panier et les yeux sont bien remplis.

SAM_6591 SAM_6599

Exploration d'un coin qui n'a rien donné de très concluant, hormis la découverte de quelques champignons lignicoles sur les arbres tombés cet hiver.

SAM_6593 SAM_6594

C'est ainsi qu'un large tronc de peuplier tombé au sol c'est vu coloniser par une multitude de polypores du bouleaux. Ces champignons non comestibles peuvent prendre une taille imprtessionnante mais pas autant que celle des ganodermes.

SAM_6609

Découverte: dans un des coins à morilles, des grandes feuilles sortent de terre un peut partout et à leur centre et de drôles de "bourgeons" (graine ou fleur naissante?) sont apparues au centre de certaines d'entres elles? Une idée sur l'espèce aux quelles elles appartiennent?

SAM_6603 SAM_6615

Les orchis mâles et le raisin-du-renard, des indicateurs de la présence de morilles, sont là en bon ombre. C'est signe de bon augure, croisons les doigts.

SAM_6620

En attendant voilà quelques pézizes qu'ils ne faut pas avoir peur d'aller chercher dans la côte abrupte, au risque de finir les pieds ou pire les fesses dans le ruisseau en contre-bas.

SAM_6623 SAM_6624

Voici notre première morille, une morille blonde (appelée aussi ronde). Malheur de malheur, la voilà à moitié grignoter. Elle reste malgré tout comestible mais a perdu de sa superbe.

SAM_6636 SAM_6632

Nous voilà consolé par l'arrivée de deux jolies morilles grises, soeurs de surcroît et poussant sous un merisier dont les pétales humides ont la bonne idée de se coller à tout ce qu'ils touchent.

SAM_6633

En voilà une avec une tête bien étrange. Écrasée par mégarde au début de sa croissance, elle a prit la morphologie qu'un pied maladroit lui a attribué.

SAM_6677 SAM_6678

Dans une côte abrupte à proximité d'une cascade, un morillon à semi-libre solitaire. On peut l'identifier facilement en regardant la chapeau. Là où chez la morille le chapeau commence juste après le pied, le morille verra son pied se terminer au milieu de sa "tête". Le mieux est de faire une coupe pour en être sûr. C'est un très bon comestible mais un petit peu moins parfumé que sa cousine.

SAM_6662 SAM_6663

La verpe en forme de doigt fait partie aussi de la famille des morilles. On la reconnaît à son chapeau lisse, son pied long, fin et fragile et au fait que celui-ci se termine au sommet du chapeau du champignon.

SAM_6635

C'est les verpes sont les moins parfumés de la famille des Morchella mais reste un bon champignons que certains puristes laisseront de côté pour en apprécier la délicatesse.

SAM_6683 SAM_6681

Sur du bois mort, à proximité de vieux sureaux, à la limite d'un champs et poussant parfois à même l'eau d'un ruisseau, une colonnie immense d'orreiles de Judas sont venir remplir plus de moitié le panier. A moi les bons petits plats chinois.

SAM_6684 SAM_6653

L'activité fongique se développe bien, de nombreuses espèces de champignons inconnus ce sont développés sur le bois pourrissant ou le sol détrempé. Merci à Richardqui m'a premi d'identifier les champignons de droite. Il s'agit de mycènes à pied jaune appelé aussi mycène renati.

SAM_6658

Les premiers polypores écailleux sont apparus. Cueillis encore jeunes, ils sont préparés comme des carpes ou des cornichons pour être servis en bouchées apéritives (un peu à la manière des sanguins), en particulier dans le Sud.

SAM_6673 SAM_6698

Détour par les champs et petit coucou aux ânes en particulier à la bien aimée "coquette", vieille ânesse que je connais depuis que je suis gosse (c'est à dire plus de vingt), car il faut le savoir, un âne ça vit vieux, très vieux: 30 à 45 ans.

SAM_6647 SAM_6674

Retour dans les bois avec peut être pas ou peu de morilles à la solde mais un très beau décor, riches en fleurs, en fougères et en cascades.

SAM_6696

Et comme toujours, quelques champignons a identifié. Ici il peut s'agire de tramètes mais alors les quelles, mystère.

SAM_6654 SAM_6655

Voilà qu'une superbe et grosse morille bonde au large pied point le bout de son nez et intrigue par la forme de sa "tête pointue". La récolte est plus jolie que prévue.

SAM_6642 SAM_6649

Sans oublier les éternelles pézizes veinées, inconditionnelles des talus humides au printemps et parfois, qui connaissent une résurgence à l'automne quand les pluies se font fortes et les chaudes températures rares.

SAM_6691

Ici, rencontre avec un escargot de la famille des clausilies tout en spirale et le daldinias concentrique, champignon réputé pour apporté forune et chance s'il est porté dans la poche.

SAM_6692 SAM_6693

Drame à l'horizon, un nid de merle a chuté. Le vent et la neige peuvent être coupables mais aussi un prédateur cherchant à s'emparer des oisillons car pas de doute, les traces de coquilles bleues au fond du nid indique qu'il y a encore peu, le nid était habité.

SAM_6705

Jolie récolte, un peu petite une fois les oreilles de judas mises de côté mais parfaite pour parfumer les plats ou être accommodée à la crème.

SAM_6704 SAM_6709 SAM_6708 SAM_6710

Les oreilles sont séchées dans la panière, les pézizes, morilles, morillons et verpes passés à la casserole.

 

samedi 27 avril 2013

Sortie en forêt 22.

SAM_6490

Hé bien nous voilà en plein dans la saison des morilles. Les spécimens sont de jolie taille mais n'ateignent pas encore celle de certains "monstres" que nous avons pu ramasser il y a quelques années. Patience.

SAM_6283 SAM_6284
Voilà les trois premières qui cachées dans l'herbes se dessinent parmi le fond vert. Ici il s'agît de morilles de la famille des esculenta de bonne taille et sans être sûre, je diarais même la variété rubrobris, mais celà reste à voir.

SAM_6289 SAM_6288

Et voilà leur milieu de pousse, à la lisière de la forêt dans l'herbe haute du champs. Elles sont entourées de graminées, de lierres terrestres, de ficaires, de feuilles de bouton d'or mais surtout par les feuilles mortes des frênes.

SAM_6299

Nous nous engageons dans le bois mais malheureusement deux promeneurs successifs se trouvent dans notre coin à morilles. Rien de bien grave nous partout explorer un autre coin qui ne s'avère pas productif mais très agréable à contempler.

SAM_6291 SAM_6292

Là aussi le sceau de Salomon est sur le point de fleurir mais attention, tout comme le muguet, cette herbe est toxique bien qu'utilisée autrefois pour les soins notamment à travers la théorie des signatures pour soigner les articulation.

SAM_6310 SAM_6296

Des amateurs d'escargots de Bourgogne? La pluie c'est calmée un court moment mais le sol reste détrempé pour le plus grand plaisir des gastéropodes qui se ramassent à la pelle. Leur importante présence est un signe de sol calcaire.

SAM_6315

Pendant notre prospection nous tombons sur cet impressionnant terrier de blaireau. Quelques traces dans la terre fraîchement sortie du trou ainsi que les poils laissés par l'animal sur le barbelé indique que l'endroit est occupé.

SAM_6313 SAM_6323

Cerisiers et pruniers sauvages fleurissent et couvrent de pétales blancs le sol de la forêt pour donner un décor de conte fantastique.

SAM_6328 SAM_6330

Euphorbes et raisins-du-renard complètent le tableau des plantes étranges et toxiques. C'est la première fois que je prend garde à elles dans nos coins à morilles, l'an prochain il faudra prendre garde à leur floraison qui est peut être un indicateur de leur pousse. Mais attention, cette année le temps est surprenant est les plantes dont je me servait pour connaître le moment de partir à la chasse aux champignons sont toutes déboussolées.

SAM_6332

Voilà un autre coin à morilles qui est encore vide (lui aussi est très couru), néanmoins des nombreuses taches blanches correspondant à la fructification du mycélium sont apparues. A faire à suivre de près.

SAM_6341 SAM_6350

En attendant, les vaches semblent peu ravies de nous voir dans leur prés. Il nous faudra pourtant bien y revenir, et si ce n'est pas pour les morilles au printemps, cela sera en été voir en automne pour les rosés-des-près.

SAM_6344 SAM_6345

Et puis bien sûr, il y a le roi des arbres, celui que tout morilleur se doit de connaître car c'est sous lui que la plupart des variètées de morilles s'épanouissent. Voici donc le frêne.

SAM_6351

Notre sortie morille n'est pas aussi fructueuse que nous l'espèrions, heureusement une petite bête à pois, semblable à une coccinelle est venu nous porter chance.

SAM_6358 SAM_6360

Changement de bois donc où la végétation est légèrement différentes. Les primevères acaules (à gauche) ont presque fini de fleurir et leurs feuilles sont devenues très larges. A l'invers, les premières raiponses-en-épis (à droite) s'apprétent à fleurir et à donner leurs jolies fleurs bleues.

SAM_6361 SAM_6362

Les ficaires (à gauche) sont sur la fin mes restent bien vivaces, tout comme les primevères hybrides (à droite, croisement entre le coucou et la primevère acaule) qui s'alignent sur la durée de vie des primevères officinales.

SAM_6357

Surprise, voilà un coprin micacé (coprinus micaceus) solitaire. Il est comestible jeune mais n'est pas d'un grand intérêt culinaire.

SAM_6355 SAM_6410

Malgré toutes ces découvertes le panier ne se remplit guère. On pourrait bien y ajouter quelques fleurs mais celles-ci sont encore toute en boutons.

SAM_6382 SAM_6378

Et pas question de toucher aux orchis mâles, ces belles orchidées qui sont protégées comme toutes les plantes de cette catégorie.

SAM_6388

Enfin les voilà, les morilles. Celles-ci poussent sur le côté adret d'un bois couvert par de hauts arbres et qui forme une gorge en direction d'un petit ruisseau en contre bas. Lierre rampant et mousses forme la principale végétation au sol.

SAM_6389 SAM_6391

Il s'agît ici aussi de morilles esculenta mais pour ce qui est de la variété, je sèche quelques peu, je dirais morilles blondes (appelée aussi morilles rondes). Certains individus juvéniles présentent, il me semble, quelques traces de rouille, ce qui pourrait plaire à quelques membres du club des cèpes (hé hé).

SAM_6393

Et puis comme toujours, rencontre avec des pézizes veinées même si cette fois elles sont très peu nombreuses mais de bonne taille.

SAM_6401 SAM_6402

Au sommet de la côte, rencontre avec ce qui semble par la couleur, une autre variété de morilles. Grises-marrons, je pencherais cette fois-ci pour des esculenta communes appelées aussi vulgaires.

SAM_6405 SAM_6408

Le terrain ici est plat et en lisière, et si on retrouve également des frênes, il y a aussi de nombreuses plantes herbacées comme les graminées, les euphorbes, les lierres terrestres et les géraniums petit-Robert qui composent la flore du coin.

SAM_6409

Bref, voilà où elles s'épanouissent. On peut à cette occasion voir que le sol est couvert de pétales de merisiers sauvages. Cet été, il sera bien bon, accompagnée de la fraîcheur du ruisseau, d'aller cueillir les cerises sauvages.

SAM_6427 SAM_6432

Et une fois de plus, dans le même biotope se rencontre les raisins-du-renard et les euphorbes. Je décide des les ajouter à ma liste d'indicateurs.

SAM_6434 SAM_6463

Drôle de découverte, hormis cette jolie fougère capillaire à droite, ce lamier tacheté quasiment blanc! Pas de doute sur l'espèce, il s'agît du tacheté, toutes les marques de reconnaissances sont là hormis la couleur. La nature est parfois pleine de surprises, voici ma première fleur albinos.

SAM_6441

Et juste en face de cela, des morilles encore. Là encore surprise, les champignons semblent s'épanouir dans du sable de construction déposé là. Ce ne sont pourtant pas des morilles des dunes.

SAM_6446 SAM_6437

Au sol, des ficaires, beaucoup de ficaire et quelques ronces et au dessu de nos têtes seulement deux ou trois frênes mais de nombreux noisetiers. C'est la première fois que nous en trouvons ici, enfin c'était le cas avant les inondations de 2002. Il semblerait que le mycélium se soit remit depuis.

SAM_6439 SAM_6444

Pour ll'espèce, là encore je ne sais pas trop. Déjà ce sont des morilles esculenta mais pour la variété, peut être aussi des morilles rondes/blondes bien que certaines soient quasiment marrons mais restent sphériques.

SAM_6440

Alors combien de spécimens sur cette photo? (il n'y en a pas tant que cela).

SAM_6513 SAM_6514

Changement de décor et petite montée en altitude, aux alentours de 600 à 700 mètres d'altitude pour traquer la morille noire. Bon signe, l'endroit est abondant en escargots. Décidément, la pluie est un vrai aimant sur l'escargot de Bourgogne. Il faut savoir que celui-ci peut vivre jusqu'à 10 ans!

SAM_6458 SAM_6465

Arrêt près d'une plantation de sapins pectinés laissée plus ou moins à l'abandont. A proximité de celle-ci l'aubépine fleurit et dans l'herbe et comme toujours, à la jonction forêt/champs, une superbe morille noire! Une première pour nous qui ne connaissons pas cette espèce. Il peut ici s'agire d'une rare morille conique var. nigra mais là aussi pas de certitude.

SAM_6453

Bref, notre panier est bien remplit et nous laissons soin à l'ancien du coin rencontré sur place de prospecter l'endroit à la rechercher d'autres précieuses coniques.

SAM_6452 SAM_6477

Il est vrai qu'un panier comme celui-là,ça faisait bien longtemps que l'on en rêvait.

SAM_6512 SAM_6482

Nous déçendons alors en contre-bas dans une forêt de frênes prometteuse mais malheureusement, l'endroit est trop marécageux comme l'indique la présence des populages des marais qui offrent leurs fleurs flamboyantes, pour pouvoir trouver des morilles.

SAM_6541

Soudain, un hanneton commun vient se poser sur nos belles morilles! Après avoir passé l'hiver dans la terre à se transformer en insecte adulte, il sorte entre avril et mai et n'ont qu'une idée en tête: se reproduire. Après cela ils pondent puis meurent. Leur durée de vie est si courte qu'ils n'ont même pas de bouche pour se nourrir.

SAM_6518 SAM_6519

Abondant pendant des très nombreuses années ,les hannetons tendent à disparaître progressivement. Autrefois les enfants leurs attachaient à l'une de leur patte une petite ficelle, et jouaient avec tels des cerfs-volants, d'où parfois la confusion avec les grand coléoptères qui eux aussi porte le nom de cerf-volant.

SAM_6521 SAM_6533

Le hanneton est l'un des pires ennemis du jardinier, ses larves blanches et grasses qui restent 3 à 5 ans à se nourrir dans le sol, dévorent les racines et les bulbes des jardins. Mais elles sont aussi friandes de bois mort en décomposition et sont essentielles pour le cycle naturel.

SAM_6554

Bref, une récolte bien sympa, pas non plus extraordinaire ou impressionnante mais qui présage pleins de bonnes sorties à venir. Pour commencer, 17 exemplaire ce n'est pas si mal.

SAM_6553 SAM_6557

Et si une partie de la récolte est destinée à la famille, le chat n'aura pas le privilège de se les mettre sous la dent, tout au plus d'assouvir sa curiosité.

SAM_6562 SAM_6567

Joli souvenir du printemps et d'avril 2013 mais aussi de la maison qui commence à se parer doucement d'un joli parterre de fleurs multiples et diverses.

SAM_6549

La reine du panier: la morille conique (var.nigra?).

Pour connapitre un peu et conserver les morilles, voici un lien sympa et bien ludique: ici.

SAM_6568 deux

Bref, vivement que la pluie et le mauvais temps partent, déjà la neige n'est plus, enfin que les bois regorgent de ces petits trésors fort parfumés.

vendredi 26 avril 2013

Sortie en forêt 21.

SAM_5790 SAM_5793

Les voilà, les morilles! Ces jolies têtes blondes ont été ramassées par mes parents dans le début de la semaine. C'est une bonne motivation pour partir courir les bois. En attendant, on se remplit la pense avec ces charmantes morilles cuisinées à la crème. Miam.

SAM_5869

La cardamine des près est de sortie avec ces jolies fleurs crucifères. Mixées avec de l'huile d'olive, du jus de citron et des épices sans oublier un peu de sel, elles sont délicieuses et donne un sorte de guacamole rose. Effet garantit.

SAM_5863 SAM_5865

Autre plantes aux fleurs en crucifère, l'alliaire officinale. Les feuilles on un goût d'ail sans en avoir la forte odeur et se marient très bien dans les salades. De plus elles possèdent de nombreuses propriétés communes à celles de l'ail commun.

SAM_5872 SAM_5873

Le lierre terrestre fleurit aussi. Il fait partit de la famille des lamiacées et est réputé pour ces nombreuses propriétés médicinales . On l'infuse puis consomme pour soigner les problèmes urinaires, pulmonaires et gastriques. Pour se faire on récolte la plante en fleur, de préférence la matin.

SAM_5899

Bien évidement les primevères comme la primevère acaule ici sont encore très présentes. La récolte continue mais il faut faire vite, les premiers pieds commencent à faner.

SAM_5882 SAM_5960

Et puis il y a le pissenlit qui lui aussi est une plante médicinale. Si ses jeunes pousses sont réputées en salades, c'est surtout son pollen et son miel ambré qui sont prisés.

SAM_5888 SAM_5889

La reine des près commence à pousser, même si ce n'est qu'au court de l'été qu'elle fleurit et que l'on peut la récolter. On la reconnaît aisément avec sa tige rouge sombre et ses feuilles vert-tendre striées.

SAM_5881

L'anémone jaune forme désormais de larges tapis, stimulée par les alternances de pluies et de soleil accompagné de fortes chaleurs. Jusqu'à mai nous aurons la chance de la voir fleurir. Elle est absente dans une bonne partie de la France.

SAM_5908 SAM_5895

Le lamier tacheté (à gauche) est toujours en fleur et le restera un bon moment, du moins jusqu'à la fin de l'été. Les ficaires (à droite) commencent à faner et ne laissent plus que paraître leurs jolies feuilles rondes et riches en vitamines C. Mais attention, certaines molécules qu'elles contiennent sont toxiques.

SAM_5913 SAM_5916

Autres espèces plus discrètes, le plantain à longue feuilles à gauche qui donne de drôles fleurs. Ces graines ont été utilisées longtemps comme laxatif et ses feuilles fait partie des 3 herbes à mélanger pour soigner les piqûres d'insectes et d'orties. A droite la véronique de Perse n'est présente en France que depuis quelques siècles mais c'est bien acclimatée à la région.

SAM_5904

Voici une bande d'euphorbes d'un verre tendre. Pas facile à identifier, toutes les euphorbes se ressemblent. Elles se différencient par la couleur de leur tige (souvent pourpre), la forme de leurs drôles de fleurs et leurs feuilles. Bref le mystère demeure.

SAM_5949 SAM_5953

Petit passage par les champs avant de s'enfoncer dans le bois. La fine pluie rend l'herbe verte et grasse, pour le plus grand plaisir des vaches charolaises et des chevaux de trait que l'on croise facilement dans le coin.

SAM_5958 SAM_5967

D'autres animaux sont de sortie. A gauche une petit escargot Hélice des bois ce promène sur les feuilles d'un chardon tandis qu'un blaireau un peu brusque à perdu une bonne touffe de poils dans les barbelées qui délimitent les près et la forêt.

SAM_5961

Voila l'un des endroits où l'on peut ramasser des morillons élevés. Pour le moment il est vide de champignons et riche en fleurs mais la saison ne fait que commencer.

SAM_5919 SAM_5922

Et ici, c'est le coin aux grosses morilles blondes. Bon là aussi il est vide pour le moment car très connu donc couru mais si on s'y prend au bon moment ou plutôt à la bonne heure, on peut faire de jolies récoltes. Les herbes hautes ne leurs font pas peur et on peut les trouver dans certaines mesurant jusqu'à 20-30 cm.

SAM_5984 SAM_5987

Dans la forêt les plantes commencent tout doucement à se développer. A gauche les lamiers jaunes aux vertus médicinales sont bien développés mais les fleurs n'apparaîtront pas de si tôt. A droite les fougères aigles sont plutôt avancées même si la plus grandes partie reste à l'état de crosse.

SAM_5972

Voilà un autre escargot bien sympa, le Maillot (oui ça ne s'invente pas). Il en existe de nombreuses espèces qui peuvent cohabiter ensemble. Ils aiment les sols calcaires et sont donc un indicateur à morilles.

SAM_5990 SAM_5997

La forêt est en cette période pleine de plantes toxiques, il y aurait de quoi faire un jardin de sorcière. A gauche il s'agît du raisin-du-renard appelé aussi parisette. Son étrange fleur jaune, verte et violette ne reste que peut de temps ouverte. Elle est entourée de 4 grandes feuilles. Son nom vient du héros mythologique Pâris. Bien que très toxique elle est utilisée en aromathérapie. A droite il s'agît du sceau de Salomon qui a son propre article dans la catégorie "plantes et organismes remarquables". Son nom vient de sa racine qui forme une sorte de sceau à la manière de celui du roi biblique Salomon.

SAM_6000 SAM_6021

L'adoxe musquée est une plante à la fleur toute discrète par sa couleur et sa taille. Mais son odeur de musque d'où son nom permet de l'identifier facilement. On l'appelleaussi moscatelline ou encore muscatelle.

SAM_6009

Dans le panier pas de champignons mais quelques crosses de fougères. J'ai lu ici et là de nombreuses préparation à bases de celles-ci une fois séchées alors pourquoi pas.

SAM_6019 SAM_6020

Les scolopendres, des fougères aussi, ont également commencées à prendre leur essor. Elles sont pas ou peut utilisées dans les soins et la phytotérapie en raison de certaines molécules qu'elles contiennent. Malgré celle là elles restent très belles.

SAM_6013 SAM_6015 SAM_6017 SAM_6018

Ma première orchidée de l'année! L'orchis mâle aux belles fleurs violettes. Ces larges feuilles vertes parfois tachetées et sa belle couleur égayent les sous bois. Comme toutes les espèces d'orchidées, elle est protégée.

SAM_6014

Surprise par cette découverte (la plante ne pousse que de mai à juillet), j'ai la confirmation par un ami passionné il semblerait bien qu'il s'agisse de cette espèce, mais avec le temps fou que nous avons, tout est possible dans la nature.

SAM_6041 SAM_6042

 J'arrive trop tard pour ces quelques oreilles de judas qui ont vieillies et ne sont plus bonnes à la consommation. Dommage mais cela est nécessaire pour que les paniers années après années se remplissent.

SAM_6119 SAM_6121 SAM_6124 SAM_6126

 Mais rien n'est perdu, sur une grosse et vieille branche de noyer tombée dans un champs, une jolie colonie d'oreilles bien grasses s'offre au panier. Voilà de quoi préparer quelques plats asiatiques sans dépenser une fortune car ce sont ces fameux champignons noirs que l'on retrouve dans les rouleaux de printemps et les soupes originaires d'Asie.

SAM_6055 SAM_6057

Voilà une jeune orchidée (orchis mâle) toute naissante dont les boutons n'ont pas tous encore pris leur couleur et offre ainsi une jolie gamme.

SAM_6090

Il m'arrive parfois d'être délicate et de surprendre le roi de nos forêts, le chevreuil. Ici une troupe de 4 femelles qui vaquent à leur quotidien.

SAM_6094 SAM_6081 SAM_6073 SAM_6062

 Papouilles, gratouilles et herbe verte et tendre, la vie de chevreuil à aussi du bon (pour voir les photos en plus grand cliquer dessus).

SAM_6072

Mais bon, au bout de 20 minutes d'observation il faut continuer d'arpenter la forêt et je laisse à regrets cette joyeuse et paisible bande.

SAM_6099 SAM_6102

Les bois sont verdoyants et de grandes fleurs violacées et crucifères à l'abondant feuillage tapissent le bois jusqu'à recouvrir le sommet de la cascade aux fées.

SAM_6135 SAM_6138

Voilà une autre orchidée, encore une l'orchis mâle qui elle présente des fleurs un petit peu plus foncées et des taches noires sur les feuilles.

SAM_6133

Ces différences entre des individus de la même espèces voir de la même sous-espèce rend l'identifications des différentes orchidées assez compliquée.

SAM_6107 SAM_6108

Voilà un autre biotope à morilles blondes qui est malheureusement vide. Les vaches sont dans le champs et ont piétinées le sol autour du vieux châtaigniers où les précieux champignons les années précédentes ce sont épanouies.

SAM_6118 SAM_6130

Et voilà la rangée de noyers où les oreilles de judas ont prit plaisir à pousser, entourées de coucous (primevères officinales) qui ont rejoint les poussent de fougères (crosses) dans le panier.

SAM_6116

Les araignées sont sorties, c'est bon signe, la chaleur va arriver et les insectes nuisibles ont du soucis à se faire face à ces terribles chasseresses amatrices de mouches, de moustiques et de scarabées.

SAM_6150 SAM_6153SAM_6148 SAM_6155

Autre découverte, ce champignon inconnu. Possédant un chapeau et un pied, il est solidement accroché au bois mort sur le quel il pousse. Mais en dessous du chapeau pas de lames mais comme ces les polypores ou les cèpes, des tubes et une mousse plus ou moins rigide. Mystère, du moins pour le moment.

SAM_6158 SAM_6160 SAM_6161 SAM_6162

Voici une autre orchidée que je n'ai pas sû identifier. Son feuillage est magnifique et elle est si pressée de pousser qu'elle a perforée la gaine de feuilles protectrices pour laisser apparaître ses fleurs roses naissantes.

SAM_6180 SAM_6182

Proche du coin à morille et du bois à pézizes veinées, à la lisière de la forêt un lys de jardin c'est invité mais la pluie et le temps l'ont délavé.

SAM_6163

Ma morille, voilà ma première morille de l'année! Petite et seule, ça reste encore et toujours un vrai bonheur de découvrir ce précieux champignon. Celle-ci fait partie de la famille des vulgaires, appelées aussi communes. Dans le prochain article, c'est un plein panier que j'ai à présenter (hé hé).

SAM_6164 SAM_6198 SAM_6208 SAM_6167

Le biotope est une petite côte de terre, à quelques pas de la lisière avec en contre bas une rivière puis une cascade. Les arbres indicateurs comme toujours sont les frênes. Du lierre, des ficaires et des noisetiers sont aussi de la partie. Et dans le bois à quelques pas de là, de jolies pézizes veinées.

SAM_6168 SAM_6211

Et voilà la cueillette du matin. La saison commence doucement mais surement. Malheureusement ce soir il neige, les morilles avec un peu de chance perdurent sous le manteau neigeux mais si le froid ou même le gel s'en mêlent, c'es foutu!

SAM_6178

Les arums sauvages commencent à s'ouvrir. Cette plante toxique, notamment à l'automne quand elle fait des baies oranges, attirent les mouches en imitant l'odeur de la viande avariée, les pièges dans sa partie inférieur, bloque les insectes avec des petites "poils" pour qu'ils ne s'échappent pas, relâche son pollen sur celles-ci puis les libère pour qu'elle puisse féconder de la même manières d'autres arums. Maligne la plante.

SAM_6217 SAM_6210

La lègére pluie a fait sortir un grand nombre d'escargots de Bourgogne, heureusement pour eux je préféres de loin les acheter au super-marché, leur préparation est bien trop longue pour moi. Trop d'éfforts pour si peux de choses à croquer.

SAM_6242 SAM_6243

Le sol détrempé est fort utile pour indiquer qui est passé par ici. On dirait bien que mes amies chevrettes (femelles du chevreuil) aient utilisé le même chemin que moi pour le retour.

SAM_6231

Bref, je suis toute contente de mon panier de la matinée.

SAM_6204 SAM_6205 SAM_6207 SAM_6206

Et pour compléter le tableau, voilà une hellebore fétide qui commence à former des cosses de graines et qui porte encore quelques fleurs. Les intempéries l'ayant sectionnée, j'ai prit l'initative de la ramener avec précotion à la maison pour faire sécher cette drôle de plante.

SAM_6275 SAM_6276

Voilà le résultat, un bouquet de sorcière prêt à sécher pendant quelques jours face au soleil et dans un endroit bien sec.

SAM_6261 SAM_6279

Bref, un bonne récolte qui ne reste plus qu'à conditionner.

lundi 15 avril 2013

Biotope des morilles rondes, des morillons à demi-libres et des pézizes veinées.

SAM_5211

Présentation de ma petite morillère productrice de morilles blondes, de morillons à demi-libres et de pézizes veinées. Seules les dernières citées sont sorties, avec un fort aplomb vu leur abondance. Mais en attendant, tour du jardin.

Les merles ont pondu et il semblerait que les oisillons soient sortis à moins qu'une chute involontaire ou un coucou aient causés la casse de l'oeuf. En générale les merles pondent entre mi-mars et mi-avril et couvent 12 à 14 jours ce qui pourrait faire que cette coquille correspond à une naissance. Les merles pondent 2 à 6 jolies oeufs bleus d'où sortent les oisillons qui prendront leur envole définitif entre 17 et 29 jours après leur éclosion.

SAM_5351 SAM_5352

Bien que quelques souches robustes ont déployé leurs feuilles sous la neige, c'est en ce début printemps que le chélidoine (chelidonium majus) sort son joli feuillage vert. Appelé plante à verrues, son suc appliqué sur celles-ci les soigneraient. Dans la théorie des signatures, ce jus jaune semblable à la bille soignerait les infection du foi. Prudence, à forte dose (il contient des alcaloïdes) il pourrait tuer.

SAM_5327 SAM_5358

Le printemps c'est aussi le début des mues et des changements de peau pour bon nombre d'animaux mais aussi de plantes. Les araignées loups, sorties de leur cachette dans la terre où elles sommeillaient ont mué. Leur exosquelette appelé cuticule devenu trop petit, elles s'en débarrassent pour pouvoir grandir, comme le font les serpent. Le lichen lui a fait son temps et à fini dans un petit ruisseau. Les lichens sont généralement l'aliance d'un champignon et d'une algue ce qui rend leur classification difficile, à la limite du monde fongique et du monde végétal.

SAM_5318

Et puis le jardin commence à se mettre en activité. Les jonquilles ornementales sont sorties et seront dans peu de temps suivies par les tulipes. Les jonquilles sont natives du bassin méditerranéen et ont conquis de nombreuses contrées. Bien qu'elles soient restreintes dans la gamme de couleurs (jaune, orange, blanc), ces fleurs sont très résistantes à la maladie et au froid et sont parmi les premières à fleurir.

SAM_5342 SAM_5272

Et puis il y aussi les espèces sauvages qui bien souvent, s'invitent dans les parcs et jardins pour notre plus grande joie. Rare en Isère depuis plusieurs années ou du moins peu courante, l'anémone jaune (anémone ranunculoide) commence timidement mais sûrement à faire son retour. Très semblable à l'anémone sylvie (qui est blanche), elle s'en différencie par les légers dimorphismes entre leurs feuillages mais surtout de par leur couleur. Et puis il y a les violettes odorantes qui colorent et parfument le sous bois et tiennent parfois compagnie aux champignons de printemps.

SAM_5268 SAM_5301

Il y aussi la carotte sauvage et le pain de poulet qui s'invitent dans la pelouse ou sous les noisetiers et qui sont d'excellentes plantes médicinales à condition de savoir les reconnaître car il est facile de faire des confusions, et les conséquences peuvent être parfois désastreuses comme avec le ciguë qui ressemble facilement à notre bonne vieille carotte sauvage.

SAM_5329

Autre star du printemps sublimée ici par la pluie, la primevère acaule avec la quelle il est facile pour les enfants de faire une petite trompette musicale. Il suffit de s'éparer la fleur sans l'abimer de ses sépales et de souffler doucement dans le tube que forme la fusion des pétales pour produire de la musique. Effet assuré.

 

Biotope et milieu fongique:

Là on passe aux choses sérieuses. Voilà une réponse à l'éternelle question "mais où trouver des morilles?". Je ne dis pas avoir la réponse mais voici le biotope où je trouve les précieux champignons avec les plantes qui y poussent de manière récurrente.

SAM_5233 SAM_5274

Il faut savoir que tout morilleur qui pratique le terrain vous dira, avec un peu de chance, que bien souvent pour trouver les trois espèces citées dans le titre (morilles rondes, morillons à demi-libres et pézizes veinées), il faut se trouver en présence de ficaire (à gauche) quand celui-ci est fleurit (fleurs jaunes). Les ronces sont souvent présentes mais pas toujours mais surtout, du moins pour les morilles et les morillons, de manière incontournable, il faut des frênes ayant débourrés, c'est à dire ayant au moins commencés à avoir des bourgeons s'ouvrant.

SAM_5278 SAM_5359

Autres plantes bonnes amies des champignons mais pas toujours présentes, la mousse (à gauche) et l'eurphobe des bois (à droite). Cela vient du fait qu'elles sont gourmandes en eau comme les morilles rondes, les morillons à demi-libres et les pézizes veinées. Attention, il faut savoir que ces espèces peuvent se trouver proches des cours d'eau et des ruisseaux mais aussi dans les zones humides, avec une source à proximité apparente ou non.

SAM_5243

Autre bon indicateur, ces petites pézizes marrons dont je ne trouve toujours pas le nom mais qui poussent dans les mêmes lieux que les morilles rondes aux quelles je suis habituée. A savoir que ces dernières ne poussent pas exclusivement dans les bois mais aussi en lisière de prés, parfois dans l'herbe haute ce qui rend ardue leur cueillette. Autre type de milieu propice: les brûlis comme c'est le cas ici. Le mystère est résolut, il s'agit de la sclérotinie tubéreuse!!! mille merci à Grosnico pour son précieux commentaire!

SAM_5202 SAM_5313

Autre repère, la cardamine des près. C'est généralement quand elle commence à fleurir que les morilles rondes sortent de terre, du moins ici. Tout juste en fleur sur Grenoble, il faut encore attendre quelques jours dans notre coin d'Isère pour voir la floraison de cette plante médicinale mais aussi appréciée en gastronomie. La présence de nombreuses coquilles d'escargots ou même d'escargots bien en chair (comme ce petit gris à la coquille couverte d'argile), indique que le sol est calcaire (les gastéropodes en ont besoin pour leur carapace), ce qui est essentiel aux morilles, morillons et pézizes (merci le club des cèpes!).

SAM_5227 SAM_5254

Voilà une vue globale sur le type de sol et de végétation dans la quel on peut trouver ces champignons, à savoir que des noisetiers sont également situés à proximite de ceux-ci ce qui peut peut être influencer leur pousse bien que l'arbre hôte reste le frêne. Bien que ça ne soit pas ou peu perceptible ici, il n'est pas aisé de repérer ces pézizes veinées sous les feuilles. Un bon bâton pour les dénicher et soulever la végétation n'est pas de trop.

SAM_5255

Gros plan sur une pézize veinée. On comprend mieux son surnom d'oreille de cochon au vu de ses formes tordues. Même si tout le monde ne l'apprécie pas, en raison de son étrangeté et de son odeur de javel quand elle est crue, elle est aussi un bon indicateur de la présence de morilles. En tout cas, les limaces brunes en sont fans.

SAM_5298 SAM_5283

Petite bizzarie du jardin, une colonie de pézizes veinées c'est installée dans la pelouse, sans arbres hôtes à proximité. Un peu de mousse et quelques trèfles ce sont eux aussi invités. Ce drôle d'habitat que les champignons ont choisi ne semble pas les gêner bien que parfois, quand l'herbe est haute et que les jours se font beaux, elles perdent quelques centimètres sous les lames de la tondeuse à gazon.

SAM_5302 SAM_5343

Et à proximité de ces fameuses pézizes, quelques primevères officinales et lamiers tachetés ont pris place. La saison est bien belle pour commencer la cueillette des plantes sauvages et médicinales.

SAM_5292

Doucement le monde fongique s'éveille, et bien que dominé dans l'esprit des cueilleurs par dame morille, il laisse s'exprimer une large gamme de champignons tous aussi différents les uns que les autres, en couleurs, en forme et en parfum.

SAM_5361 SAM_5363

Héros de mon enfance, la gendarme! Bien qu'il fasse parti de la famille des punaises, il n'est pas malodorant, même quand il est écraser ce qui est tout de même préférable d'éviter car cet insecte timide est complètement inoffensif. De son vrai nom pyrrhocoris apterus, on le nome également suisse, cordonnier, soldat, masque-nègre mais aussi diable-cherche-midi car il est attiré par le zénith. Il n'est pas néfaste pour les plantes et préfère manger des oeufs, des larves, des insectes adultes mais aussi des graines sèches. On observe facilement leur accouplement qui a lieu au début du printemps et dure entre 12h et 7 jours.

SAM_5335

Bref voilà un joli panier pour fêter l'arrivée du soleil. Il était temps.

Petite précision, je sais de source fiable (merci le forum) que 2013 en Isère n'est pas une année à morilles rondes mais à morille grise ou vulgaire. À vos paniers!