vendredi 22 avril 2016

La saison aux morilles 2016.

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C'est une jolie saison pour nous. Je ne suis allée que peu aux morilles mais toujours avec beaucoup de plaisir. Certaines de nos sorties ont fait chou-blanc mais ne manquent pas d'interêt et bientôt, je les partagerai avec vous. Dans cet article, je vais vous donner les deux-trois trucs et astuces que j'ai pour trouver des morilles en forêt en lisière. Vous pouvez aussi trouver sur le blog un article bien plus ancien sur le même thème juste ICI.

 

L'orchis mâle (Orchis mascula).

Cette orchidée tient son nom de la forme de ses deux tubercules qui ressemblent à des testicules. Son début de floraison est souvent indicateur chez nous de la sortie des premières morilles blondes (Morchella rotunda). Orchidées et morilles partagent souvent le même milieu ce qui fait de la plante une bonne bio-indicatrice. En effet, la belle aime les zones de plaine lumière ou de mi-ombre humide et ayant un sol relativement calcaire.

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La pézize veinée (Disciotis venosa).

Ce champignon appartient à la famille des morilles et pousse souvent dans les mêmes endroits qu'elles. Son odeur de javel rebute bien des amateurs mais celle-ci disparaît à la cuisson. Personnellement c'est un champignon que j'aime beaucoup et qui, je trouve, se cuisine bien en risotto ou avec les pièces de boucher.

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Le tricholome de la Saint-Georges (Calocybe gambosa).

Nommé aussi mousseron, ce champignon printanier pousse souvent quand la saison des morilles s'apprête à s'achever. Il partage les mêmes biotopes que les morilles et se trouve surtout dans les vergers pommiers, les pelouses et les abords des haies. Excellent, il se cuisine comme des champignons de Paris. Néanmoin on peut le confondre avec d'autres espèces toxiques comme l'inocybe patrouillard (Inocybe erubescens).

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La listère à feuilles ovales (Neottia ovata).

Cette discrète orchidée est sur le point de fleurir. Elle aussi se rencontre fréquemment dans nos coins à morilles car elle possède les mêmes besoins en lumière et apprécie les zones de calcaire. C'est surtout en mai que la floraison bat son plein. Comme toutes les orchidées, elle vit en symbiose avec un champignon microscopique.

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Les morilles de zones humides.

 Nous ramassons 3 espèces de morilles différentes. Ici il s'agît de morilles blondes (Morchella esculenta) et de morilles communes (Morchella vulgaris). Elles poussent de préférence sous les feuillus et sont en symbiose le plus souvent avec les frênes (Fraxinus), les pommiers (Malus) et parfois, les tilleuls (Tilia). Il y a toujours une source d'eau apparente ou souterraine à proximité. Les bords de ruisseau et les lisières humides sont parfaites.

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Le biotope.

 Voilà un aperçu du biotope dans le quel je ramasse certaines de nos morilles. Il s'agît d'une belle pente moussue et humide bordée de frênes et ayant une bonne exposition au soleil. Ici les espèces d'herbacées prédominantes sont les primevères acaules (Primula vulgaris) et l'égopode podagraire (Aegopodium podagraria).

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Le raisin du Renard (Paris quadrifolia).

Nommée aussi parisette à quatre feuilles, c'est une des plantes que j'adore. Elle produit une unique fleur très stylisée avec des pétales verts presque absents et des étamines surdéveloppées et couvertes de pollen. Très toxique, elle était employée pour empoisonner les animaux dits nuisibles comme le loup et le renard. 

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Une saison sur la fin.

 Les morilles blondes sont sorties, c'est signe de la fin de la saison. Néanmoins nous n'avons pas encore vu de morillons (Mitrophora) ni de verpes (Verpa), mais les orchis sont tous bien ouverts et les frênes finissent de débourrer, il y a fort à parier qu'il nous reste peu de temps avant de devoir ranger nos paniers.

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Les morilles coniques (Morchella conica).

Ce sont les plus rares et les plus recherchées des morilles. Elles poussent sous les sapins blancs (Abies alba) âgés de plus de 20 ans. C'est cette espèce que l'on rencontre désormais sous serre dans quelques départements français. Développée par la des scientifiques chinois, la culture de la morille conique reste assez restreinte mais est pleine de promesses, en particulier pour les restaurateurs et les fins gourmets.

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Quelques espèces d'arbres et arbustes indicateurs.

La présence d'arbustes fruitiers, en particulier de pommiers (Malus) et de cerisiers et pruniers (Prunus) sauvages est un plus. Le glucose relâché par ces arbres et leur reste de fruits tombés au sol est apprécié des morilles. C'est sous un merisier sauvage que j'ia pu faire mes plus belles récoltes. Malheureusement l'arbre n'est plus. La floraison des prunelliers et des aubépines est aussi un indicateur de fin de pousse chez nous.

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Le mot de la fin.

 J'adore cette période de l'année. Il ne fait pas trop chaud, les orchidées commencent à sortir et les oiseaux sont nombreux. C'est le début de la saison des champignons qui d'ici quelques semaines connaîtra une petite mise en veille avant de repartir avec l'arrivée des cèpes, des girolles, des rosés des prés ou encore des trompettes de la mort. D'ici là, il sera de saison de courir après les chevreuils et de partir herboriser en montagne.

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samedi 19 mars 2016

Sortie en forêt 62.

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Nous étions partis pleins d'espoir à la recherche des premières morilles coniques (Morchella conica) suite à l'avalanche de photos et de publications sur les réseaux sociaux relatant les premières sorties de ce rare champignon. Hélas, trois fois hélas il est encore un peu tôt et depuis, la neige à fiat son retour. Mais rien n'est perdu, nous avons pu découvrir une superbe cascade que je vous invite à découvrir dans cette vidéo ICI.

 

La grande prêle (Equisetum telmateia).

 Voici les tiges fertiles de la plus grande prêle d'Europe. Une fois qu'elles auront contribué à la reproduction de l'espèce, elles laisseront place à des tiges stériles vertes, fines et élancées. Cette espèce se rencontre partout en France dans les zones humides et les bords de route argileux jusqu'à la limite de l'étage colinéaire.

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La tramète rougissante tricolore (Daedaleopsis confragosa var. tricolor).

 Ces champignons se présentent parfois délavés, signe que la fructification du mycélium est sur la fin. Ces tramètes sont d'un beau rouges sang, même quand on les brise en deux. Les carpophores sont striées de gris et de brun et marginées de noir. Elles peuvent présenter des formes variées quand elles s'agglomèrent entre elles.

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Le rôle écologique des cascades.

Les cascades ont un rôle écologique important pour le bon fonctionnement de nos écosystèmes. Elles permettent aux torrents et rivières de s'oxygèner et de brasser les particules nutritives qui remontent ainsi à la surface et font le bonheur de nombreux poissons comme les truites et les saumons. Elles sont un véritable filtre.  

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 Découverte de la cascade aux "sorcières" qui coule dans un coin de forêt à la limite du Parc de Chartreuse.

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Parmi les espèces rencontrées on peut citer les gammares, des crustacés qui sont souvent détritivores.

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Les torrents de montagne.

 Ce sont des cours d'eau tumultueux qui descendent les pans raides des monts. Ils sont souvent dépendants des aléas de la météo et peuvent subir des variations de niveau très importantes. La faune et la flore qui dépendent de ce milieu se nomment torrenticoles. Les espèces concernées sont souvent propres à une région voire même à un court d'eau. Leurs flots entraînent avec eux une grande quantité de sédiments et de déchets issus de la forêt.

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La formation de l'écume.

L'écume se forme de diverses manières. Elle résulte de diverses actions pratiquées sur des liquides : quand ceux-ci sont chauffés, sont en fermentation et dans ce cas présent, quand ils sont agités. À la manière de l'écume des vagues quand on regarde la mer, la vive action des eaux de montagne provoque son apparition. 

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Les traces des animaux.

Parmi les indices permettant de déceler la présence d'aniamux en forêt, on peut compter sur les crottes que l'on nomme laissées. Leur forme, leur couleur et leur odeur (beurk) permettent de connaître les espèces présentent dans un secteur. De gauche à droite, on peut citer le sanglier (Sus scrofa) dont on peut voir en dessous une trace de patte, le merle noir (Turdus merula), le renard roux (Vulpes vulpes) et le chevreuil (Capreolus capreolus).

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En lisière de bois, un sanglier ne s'est pas aperçu qu'il était sur le point de marche dans une bouse !

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Parmi les autres traces visibles pour connaître la faune locale, il y a celles laissées par des animaux ayant été prédatés. Ici il pourrait s'agir d'un lapin de ferme n'ayant pas eu de chance face au renard. Il n'est pas rare de voir en forêt des plumes de poules et de dindes mais aussi des restes d'animaux sauvages ayant servit de proies. Les plumes et les oeufs de petits oiseaux sont les éléments que l'on trouve le plus souvent à cette saison.

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Le cincle plongeur (Cinclus cinclus).

Cet oiseau est incroyable. Il plonge dans les torrents allant jusqu'à marcher sur le fond pendant plusieurs secondes à la recherche de nourriture. Son plumage imperméable retient l'air ce qui lui permet de respirer sous l'eau, de ne pas se mouiller et de remonter facilement à la surface. On peut l'observer facilement. Il chante presque toute l'année. Le Parc de Chartreuse a installé des nichoirs pour favoriser leur nidification.

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Les forêts chartrousines.

Elles couvrent 60% du parc naturel sur environs 42 000 km². Les 4 arbres composants essentiellement sont dans l'ordre le sapin pectiné (Abies alba), l'épicéa commun (Picea abies), le hêtre commun (Fagus sylvatica) et l'érable sycomore (Acer pseudoplatanus). Une partie de celle-ci est exploitée et de manière respectueuse. Pas de grandes coupes à blanc, chaque arbre est sélectionnée avec quelques autres dans une zone délimité.

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 Le sapin blanc et l'épicéa forme une grosse partie de nos forêts. Ils sont idéaux pour les morilles noires.

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Champignons et lichens des milieux humides.

 On les trouve un peu partout et même dans l'eau ! Ils sont indicateurs de la bonne santé d'un milieu mais aussi, des marqueurs précieux. Ainsi la pézize écarlate (Sarcoscypha coccinea) que l'on peut voir ci-dessous est utilisée par les chercheurs de champignons car elle permet de savoir que c'est un secteur qui pourrait plaire aux morilles blondes qui ne devraient pas tarder à sortir. Elle est comestible mais sans goût particulier.

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Les lichens sont (souvent) la symbiose entre un algue / une cyanobactérie et un champignon.

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La prêle d'Hiver (Equisetum hyemale).

Voilà une autre prêle beaucoup plus grêle que sa cousine géante. Elle est protégée dans de nombreuses régions de France et se montre invasive dans les pays au climat semi-tropicale. Elle a besoin d'une atmosphère humide et d'un sol riche en matières organiques. On l'identifie à ses dents noires et sa bande blanche.

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Les gorges, un refuge pour animaux.

 Des gorges se sont formées suite aux inondations de 2002. Certaines cavités ainsi formées sont impressionnantes et laissent apparaître les différentes strates qui forment le sol. C'est là que les animaux blessées ou en fin de vie viennent parfois se réfugier. Ils finissent par y mourir et l'eau se charge alors de lessiver leurs os. C'est ainsi que nous avons pu faire la découverte des restes de renards verdis par les microalgues.

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Restes d'un renard roux (Vulpes vulpes) venu trouver refuge dans une avancée d'argile de la gorge.

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Mon bien aimé dans une des cavernes formées par la colère des eaux qui s'ouvre sur la forêt.

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Le mot de la fin.

J'adore ce type d'expédition faite de multiples surprises. Celle-ci fut tout particulièrement intense car la découverte d'un lieu tel que celui-ci à quelque chose de magique. Je sais désormais où partir observer les cincles plongeurs à côté de chez moi, mais aussi où voir l'histoire géologique de la région et où prendre des bains bien frais l'été. J'ai hâte de retourner en ce lieu pour pister et observer les animaux sauvages, ça s'annonce intense !

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Envol d'une buse variable (Buteo buteo) au dessus des champs et des pâturages à vaches.

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lundi 27 avril 2015

Sortie en forêt 55.

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 Qu'elle est belle la saison des morilles mais qu'elle est courte. Champignons fort prisés veinard est celui qui en trouve, en particulier quand on sait qu'ils sont nombreux les ramasseurs des bois, tout comme nous, à parcourir les forêts à sa recherche. Les spots sont rares et bien malheureux est celui qui s'apperçoit que les siens sont visités par la concurrence, là aussi tout comme nous. Nous nous rattraperons à la saison des girolles.

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 Dans nos coins on trouve quelques plantes indicatrics comme le lierre grimpant (Hedera helix L.) en haut à gauche et le frêne commun (Fraxinus excelsior) en haut à droite qui était à l'époque de nos récoltes encore en bourgeons. Les  trametes rougissantes (Daedaleopsis confragosa viennent aiguailler le tableau.

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 Le sceau de Salomon sort le bout de son nez. Ce dernier porte ce nom en raison de la forme géométrique que laisse la tige sur la racine quand elle apparaît à chaque printemps. On en trouve 3 espèces majeurs. Ici il s'agit du sceau de Salomon odorant si je ne m'abuse, (Polygonatum odoratum). Tous sont toxiques.

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 Ici il s'agit des jeunes poussent du sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum). La science n'a pas encore découvert toutes les molécules qui font sa toxicité. Appartenant aux Asparagaes, il est confondu à tort avec le muguet d'où son surnom de muguet des bois. C'est une plante odorante associée aux sorcières.

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Les belles morilles communes sont de sortie et cela malgré la sécheresse. Il s'agit ici Morchella esculenta nommée aussi morilles comestibles. Elles sortent quand les frênes débourrent, après leurs cousines les morilles coniques même si on peut trouver les deux espèces à la même période mais pas au même endroit.

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 Les morilles communes peuvent présenter une gamme de couleurs variées en fonction du sol, du milieu mais surtout du temps qui a précédé et suivit la pousse de ces champignons. Délicieuses, il faut bien les cuire avant de les consommer. Ici dans notre coin d'Isère on les trouvent jusqu'à fin avril voir parfois début mai.

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 Adorable violette. Leur identification n'ai pas simple, je me risque à proposer ici la violette des chiens (Viola canina). On l'a rencontre à partir d'avril. Ses feuilles comestibles peuvent être servies en salades, les fleurs dans diverses préparations comme dans des bonbons, des confitures, du vin ou des liqueurs sucrées.

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 Qui verrait dans cette plante des feurs ? C'est pourtant ce qu'abrite le coeur vert tendre des feuilles de ces dorines à feuilles alternes (Chrysosplenium alternifolium) à ne pas confondre avec la dorine à feuilles opposées (Chrysosplenium oppositifollium). En forte régression elle est protégée dans presque toute la France.

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 L'euphorbe des bois ou euphorbe à feuilles d'amandier (Euphorbia amygdaloides) est, comme toutes les euphorbes, une plante toxique aussi bien pour le bétail que les hommes. Son feuillage et ses fleurs atypiques lui donne une place de choix dans les jardins où elle apporte un côté sauvage. Ce sont es mouches qui la butine.

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 La scolopendre (Phyllitis scolopendrium) est une fougère rare qui fait légion chez nous, youpi ! Nommée langue de cerf ou herbe à rate, on la pensait à l'Antiquité salvatrice pour le foie, organe qui lui ressemble plus ou moins. Se plaisant dans les sois calcaires, humides, et ombragées elle peux s'inviter dans les jardins.

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 La pézize écarlate (Sarcoscypha coccinea) est une champignon comestible sans grand intérêt gustatif qui est un bon indicateur de morilles. Ce champignons fréquentes le même type de milieu que ces dernières et possède la même sensibilité au temps, ce n'est pas pour rien qu'elles sont de lointaines cousines.

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 Oxalis petite oseille (Oxalis acetosella) porte de nombreux noms. Son goût d'oseille est très agréable en salade mais il ne faut pas en abuser au risque de s'intoxiquer avec l'acide oxalis qu'elle contient. Ses feuilles sensibles se ferment quand les rayons du soleil se font trop durs pour ne pas brûler. Elles aime les bois humides.

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 La Renarde a trouvé son raisin et ce n'est pas une blague !  Le raisin du renard (Paris quadrifolia) appelé aussi parisette à quatre feuilles était utilisé autrefois pour empoisonner les animaux dits "nuisibles" comme les renards ou les loups. Toxique, il donne un fruit mortel. Il est protégé dans de nombreux départements.

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 Dans un petit cour d'eau calcaire qui parcours une maigre bande de bois je suis tombée sur cet agglutinèrent d'oeufs. Dans ceux ci les embryons ne sont pas encore formés ce qui rend l'identification de l'espèce à qui ils appartiennent difficile. Peut être s'agit il ici d'oeuf de crapauds communs que 'on croise devant la maison.

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  Pour finir jolie rencontre avec un tapis de petites moscatelines (Adoxa moscatellina). Ces fleurs sont remarquables du fait qu'elles forment un cbue parfait (merci Gilles !) mais aussi qu'elles exaltent une odeur plus ou moins marquée de musc, senteur à la quelle tout le monde n'est pas sensible de part sa composition.

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samedi 26 avril 2014

Une triste saison.

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C'était l'an dernier, aux alentours du 24-25 mars, les premières morilles de l'année 2013, logées dans la mousse quelque part au Pays Basque. Une belle année pour les chercheurs de champignons en Isère (d'où sont issues les photos qui illustrent cet article). En somme, des paniers garnis pour des panses bien pleines.

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Mais voilà, 2014 est d'un tout autre registre et cela, en raison de plusieurs facteurs. La météo et plus généralement les saisons n'ont pas été avec nous cette année. Un hiver doux voir très doux avec peu de chutes de neige rt de gelées, un printemps chaud et sec avec une pluie très attendue qui ne vient pas (ou de manière trop ponctuelle), des chaleurs qui montent à vous donner le vertige, une végétation détraquée et avancée... si dans certains coins les belles têtes blondes ou brunes étaient au rendez-vous, ici elles brillent par leur absence. Non pas qu'il n'y en ai pas, mais on est encore loin de l'an dernier et la saison semble déjà se terminer... à se demander si elle a vraiment commencé un jour. Passionnée et généralement chanceuse dans mes promenades solitaires (et parfois collectives), mon score s'élève pour le moment à une seule morille. Désolation.

 

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Je dois reconnaître que cette année je n'ai pas été très disponible pour parcourir les bois au début du printemps. Rajoutons à cela les quelques jours de mauvais temps, pour tout dire les seuls de la saison qui s'invitèrent de manière systématique à toutes mes sorties, les moments de grosse flemme, les petits tracas du quotidien et la boucle est bouclée. Mais pourtant, je ne peux me résigner à me dire que seuls les facteurs précités sont responsables de cette petite saison pour la discrète dame morille.
Je crois qu'il ne faut pas se leurrer, les bois sont courus. Il est vrai que le nombre de promeneurs et de ramasseurs a augmenté ces dernières années avec l'aménagement des chemins forestiers, la démocratisation des 4x4 et le "retour à la nature" d'une partie de la population. A mon sens ce ne peut être qu'une bonne chose et je ne vois pas grand danger ni mal dans cela.

 

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Non ce qui me chagrine c'est le pillage des sous-bois. J'avais déjà entendu parler de ces familles défavorisées de l'est payées une misère, logées dans des abris de fortune en lisière pour ratisser les forêts françaises des plus nobles champignons pour les grandes industries aggro-alimentaires espagnoles, je ne les pensais pas installées à l'année dans mes coins gardés secrets. Déjà l'an dernier 2,5 tonnes de champignons avaient été saisis dans le Nord de l'Isère.
Le sujet peut sembler au combien futile mais pour les passionnés, les mycologues amateurs, les promeneurs, les anciens ou les naturalistes (et pas seulement en herbe) c'est une triste constatation qui va de paire avec une bien vilaine saison à champignons, du moins pour ce début d'anné 2014 qui est déjà bien entamé.

 

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Bref, je garde espoir de faire une belle trouvaille en me consolant avec l'idée que cette année j'ai pu débusquer et goutter mes premiers hygrohpores de mars. Les cueillettes de Saint Goerges ont débutées il y a tout juste deux semaines en plaine... voilà de quoi reprendre le sourire et me faire oublier mon unique morille bien vilaine et desséchée ! Je jette désormais mon dévolu sur le côté Savoie qui pourrait me réserver quelques surprises.
Ainsi le tableau ne semble pas si sombre. Et puis le printemps est là et faute de champignons, il est grand temps de partir à la rencontre des belles des près et sous-bois: les orchidées. Orchis militaris, orchis pourpre, orchis mâle... les grands classiques de la botanique pointent le bout de leur nez.

 

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vendredi 18 avril 2014

Visite du jardin.

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 Piouf! Je n'ai pas été très présente ces derniers temps, faute (si on peut le dire ainsi) à un travail très prenant mais au combien passionnant! La végétation du jardin a bien avancé: petit aperçu rapide.

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 Des fleurs du jardin? Non rien de cela hormis la toute dernière image à droite (chou décoratif sur le point de fleurir), mais un bien beau bouquet de fleurs. Le rouge pour la passion, le rose pour la douceur et le violet pour la délicatesse des sentiments.

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 Le soleil est là, l'herbe est rase et sèche... c'est le temps de sortir les orteilles à l'air libre! Il faut noter depuis le retour de la pluie et bien évidement, celui des botines fermées.

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 Pâquerettes de la bergère, pissenlits, violettes des chiens et primevères acaules, voilà des plantes typiques du printemps. Il est temps de faire les dernières cueillettes avant que ces belles précoces ne disparaissent pour de bons.

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 Une fois séchées, les plantes et champignons (comme les oreilles de Judas) rejoindrons des pots et bocaux qui abrités de la lumière, les conserveront pendant un an... mais généralement ils sont vite vidés avant que la fin de l'année ne soit écoulée.

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Découverte d'une nouvelle option sur l'appareil photo ! Panorama d'une partie du jardin: le vieux verger et le jeune percheron qui depuis peu profite de l'herbe verte et grasse du champ attenant. 

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 Alors que la plupart des plantes à l'instar du pissenlit (3 et 4) utilisent des colonisateurs classiques tel les abeilles, les papillons ou les bourdons, l'arum tacheté (1 et 2) emploie une toute autre technique. Cette plante toxique dégage du fond de sa fleur une odeur fort désagréable qui attire les moucherons. Ceux-ci y sont piégés par une série de fins poils qui empêchent les insectes de s'échapper les forçants à rester dans la gorge de l'arum et de se couvrir de pollen. Quand les filements sèchent puis tombent, ils sont libérés et vont se faire piéger ailleurs, fécondants ainsi la plante voisine.

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 Le feu dans la cheminé se fait rare, tout comme le chat devant l'âtre qui prend plaisir à lézarder au soleil et à faire la course aux rongeurs qui s'aventurent dans le jardin.

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 L'écureuil a laissé quelques traces de dents sur ce qui fut l'une de ses provisions hivernales. Le pic épeiche (serez-vous le retrouver?) fait de l'oeil au chaton qui devra encore attendre un peu avant d'en faire sa proie.

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Pour ce qu iest des morilles, le bilan est catastrophique... nous verrons bien après les prochaines pluies annoncées.

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mardi 8 avril 2014

Il était temps!

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Tout est dans le titre! Les morilles sont là en Isère (récolte entre 580 et 600 mètres d'altittude). Récolte de mon p'tit père.

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jeudi 20 mars 2014

C'est le printemps !

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Certes, comme titre c'est peu original mais les faits sont là, nous sommes le 20 mars de notre année bissextile et de par cela, le premier jour du printemps !
Qu'importe alors la pluie et la neige annoncées pour ce weekend, l'essentiel est de ce dire que la belle saison est là !

Voilà deux petits articles (qui s'ouvrent d'elles mêmes dans un nouvel onglet) que j'ai écrit en lien avec le printemps et qui on leur petit succés. Je vous invite, si le coeur vous en dit, à les visionner:

Quand viendra le printemps !
Aperçu mythologique des déesses liées au printemps et à sa symbolique.

Aujourd'hui c'est le printemps, c'est Ostara !
Ostara: au delà du printemps, une fête païenne.

Bientôt les orchis mâles seront les fleurs, déja les premières morilles sortent et les premiers vols d'hirondelles se font voir.

Qu'ajouter ?Peut être une citation de de Ninon de Lenclos: Plaingons les tourterelles qui ne baisent qu'au printemps !

Parce que oui, le printemps, c'est chaud !

 

mardi 11 mars 2014

Me revoilà !

Repas entre les bénévoles avant la représentation de Cognin (01-03-14)

Oui, me voilà de retour ! Que dire ? Hé bien pas mal de choses. En premier lieu merci aux quelques 50 516 visiteurs du blog, voilà que la barre des 50 000 est passée et cela, 2 semaine avant les 2 ans du blog, ça se fête! Un grand merci à tous ceux qui sont passés par ici et qui partagent cette passion pour la Nature.

Alors voilà, ainsi se clôture la 6ème édition du Zygomatic Festival et pas des moindres ! Le festival d’humour itinérant termine son périple à travers le Parc de Chartreuse et l’Avant Pays Savoyard à Saint Laurent du Pont sous les applaudissements d’une salle conquise.

Ce sont neuf dates pour neufs communes, treize spectacles et pas moins de seize artistes qui ont été présentées pour le plus grand bonheur des spectateurs. Humour noir ou absurde, chansons humoristiques, one man show, Music Hall, imitations, mime bruiteur et même cirque, tous les genres étaient au rendez-vous pour plaire au plus grand nombre autour d’un thème fédérateur : l’humour. Car là est la plus grande réussite du Zygomatic Festival : rassembler. Urbains, ruraux, jeune et moins jeunes,habitués et nouveauxf estivaliers... tous étaient de la partie. Le festival a rencontré une nouvelle fois un beau succès avec plus de 1000 spectateurs qui ont pu apprécier cette pluralité des genres et une programmation éclectique composée avec soin. Petit festival d’humour à l’origine organisé par une bande de passionnés, le Zygomatic Festival gagne en notoriété et en public et est aujourd’hui un événement hivernal incontournable du Massif de Chartreuse.

Monsieur Fraize en représentation dans le cadre du Zygomatic Festival à Cognin.

Hé moi, hé bien je me suis retrouvé là dedans, dans cette grande aventure entourée d'une bonne vingtaine pour ne pas dire trentaine de bénévoles, dans une maison envoûtante avec des artistes incroyables mais surtout, avec des hommes et des femmes formidables. Un grand merci à eux tous.

Pour ce qui est de la Nature, je n'ai pas eu beaucoup voir pas du tout le temps de faire des photos (bouhhh!) mais j'ai observé deux-trois petites choses: les hellébores fétides sont fleuries, les frênes commencent tout juste à bourgeonner, il y a eu3 jours de neige suivit de grand beau temps, le sol est très humide, les violettes sortent leurs beaux pétales violacées et embaument l'air de leur parfum... le temps des morilles approche à grand pas !

À très vite, avec à la clé un petit billet à venir sur les champignons.

(PS: merci à Fanny et Gabriel pour les photos).

Zygomatic Festival 2014 Zygomatic Festival 2014

samedi 7 décembre 2013

Comptage des cueillettes.

Voici un petit résumé des cueilettes de l'année, du moins pour l'instant. La date, la Lune et les températures sont là à titre indicateur. Si j'en ai le courage, je réaliserai un petit schéma ou organigramme pour corrolationner toutes ces données.

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À savoir que ces chiffres concernent l'Isère, en zone de moyenne montagne entre 450 et 890 mètres d'altittude et que le sol sur le quel les champignons poussent est majoritairement calcaire (voir très calcaire) et plus ou moins argileux.

 

Janvier:

12/01/13: 01% de visibilité de la lune, températures entre 0°C et 5°C, 30 gr d'oreilles de judas.

Mars:

23/03/13: 80 % de visibilité de la lune, T entre 7 et 14°C, 30 gr de pézizes veinées.

Avril: 

05/04/13: 30% de visibilitéde la lune, T entre 7 et 8°C, 30 gr  de pézizes veinées. 

06/04/13: 21% de visibilitéde la lune, T entre 8 et 10°C, 600 gr de pézizes veinées.

13/04/13: 07% de visibilitéde la lune, T entre 10 et 15°C, 600 gr de pézizes veinées.

26/04/13: pleine lune, T entre 10 et 14°C, une poignée de pézizes veinées, 20 morilles, 1 morille conique.

29/04/13: 86% de visibilité de la lune, T entre 10 et 13°C, 5 morilles, 4 grosses pézizes, 4 verpes en forme de doigt, 1 morillon à demi-libre, 800 gr d’oreilles de judas.

Mai:

04/05/13: 34% de visibilité de la lune, T entre 9 et 15°C, 2 morillons à demi libre, 5 verpes coniques, 800 gr d'oreilles de judas.

05/05/13: 24% de visibilité de la lune, T entre 6 et 17°C, une poignée de mousserons Saint George.

Juin:

02/06/13: 37% de visibilité de la lune, T entre 10 et 15°C, 6 truffes d'été.

Juillet:

02/07/13: 32% de visibilité de la lune, T entre 15 et 27°C, 3 petites girolles, 2 grosses truffes d'été.

05/07/13: 10% de visibilité de la lune, T entre 20 et 27°C, 1 petite truffe d'été.

21/07/13: 96% de visibilité de la lune, T entre 20 et 31°C, 1 truffe d'été.

23/07/13: 99% de visibilité de la lune, T entre 24 et 31°C, 6 gros cèpes d'été très véreux, 1 dizaine de girolles.

25/07/13: 93% de visibilité de la lune, T entre 25 et 32°C, quelques girolles.

Août:

09/08/13: 04% de visibilité de la lune, T entre 18 et 23 °C, 2 petites truffes, 1 cèpe d'été en bouchon, un bol de girolles.

14/08/13: 50% de visibilité de la lune, T entre 19 et 25°C, 4 cèpes d'été et 2 poignées de girolles.

17/08/13: 78% de visibilité de la lune, T entre 22 et 30°C, 22 cèpes d'été.

19/08/13: 94% de visibilité de la lune, T entre 22 et 27°C, 11 cèpes d'été.

20/08/13: 96% de visibilité de la lune, T entre 21 et 26°C, 3 kg de girolles, 1 cèpe passé et très véreux.21/08/13: pleine lune, T entre 18 et 26°C, 1 cèpe d'été et une lépiote élevée.

23/08/13: 95% de visibilité de la lune, T entre 22 et 30°C, 2 cèpes d'été.

27/08/13: 64% de visibilité de la lune, T entre 16 et 22°C, un gros bol de girolles et 4 cèpes d'été.

29/08/13: 44% de visibilité de la lune, T entre 17 et 25°C, 300 gr de girolles et 4 cèpe d'été.

30/08/13: 35% de visibilité de la lune, T entre 18 et 26°C, 200 gr de girolles.

Septembre

04/09/13: 02% de visibilité de la lune, T entre 19 et 30°C, 2 poignées de girolles.

06/09/13: 01% de visibilité de la lune, T entre 21 et 28°C, une grosse truffe d'été.

Entre le 10/09/13 et le 20/09/13 récolte de l'équivalent d'un panier de girolles.

16/09/13: 85% de visibilité de la lune, T entre 14 et 16°C, 8 rosés des prés.

22/09/13: 93% de visibilité de la lune, T entre 14 et 22°C, 22 lépiotes élevées.

23/09/13: 86% de visibilité de la lune, T entre 14 et 23°C, 12 lépiotes élevées et un bol de pied de moutons.

27/09/13: 50% de visibilité de la lune, T entre 16 et 28°C, un demi panier de trompettes de la mort x 2 (environ 4kg), quelques chanterelles en tubes, quelques pieds de moutons, 6 girolles, 5 lépiotes élevées.

28/09/13: 42% de visibilité de la lune, T entre 16 et 23°C, une cinquantaine de girolles, une trentaine de pieds de moutons, 3 rosés des prés, 2 marasmes des oréades, une petite truffe d'été, 32 cèpes d'été, un cèpe de Bordeaux, 6 lépiotes, 4 cèpes edulis, une dizaine de chanterelles en tube.

30/09/13: 24% de visibilité de la lune, T entre 16 et 21°C, 7 cèpes d'été en bouchons, 200 gr de chanterelles, 2 lactaires délicieux, 100gr de pieds de moutons, quelques chanterelles en tube, 200gr de trompettes de la mort.  

Octobre

17/10/13: 24% de visibilité de la lune, T entre 13 et 20°C, une demi cagette de chanterelles en tube (1,5 kg), 150 gr de pieds de mouton, 50 gr de girolles.

Entre le 17/10/13 et le 26/10/13 récolte à chaque sortie (2 fois) d'un panier et demi de chanterelles en tube et de quelques pieds de moutons et de girolles.

Novembre (Les récoltes suivantes concernent celles réalisées pendant mon woofing, c'est à dire entre la Gironde et la Dordogne et non l'Isère. Le sol n'est pas calcaire, l'altitude se situe entre 10 et 119 mètres d'altitude).

Entre le 04/11/13 et le 07/11/13 récolte de quelques coulemelles.

08/11/13: 25% de visibilité de la lune, T entre 14 et 13°C, une dizaines de pieds de moutons, une boule de neige.

Entre le 09/11/13 et le 13/11/13 récolte de 14 lépiotes élevées, de 200gr de pieds de moutons, découverte d'un cèpe écrasé et d'un tapis de chanterelles jaunes.

19/11/13: 96% de visibilité de la lune, T entre 6 et 8°C, 1 kg de pieds de moutons, 2 kg de chanterelles jaunes, 3 lépiotes élevées.

22/11/13: 83% visibilité de la lune, T entre 4 et 5°C, 800gr de pieds de moutons, 3,5 kg de chanterelles jaunes.

 

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jeudi 2 mai 2013

Sortie en forêt 23.

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Petite sortie aux morilles (qui date de lundi). Il pleut, il y a de la boue de partout et il fait froid mais le panier et les yeux sont bien remplis.

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Exploration d'un coin qui n'a rien donné de très concluant, hormis la découverte de quelques champignons lignicoles sur les arbres tombés cet hiver.

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C'est ainsi qu'un large tronc de peuplier tombé au sol c'est vu coloniser par une multitude de polypores du bouleaux. Ces champignons non comestibles peuvent prendre une taille imprtessionnante mais pas autant que celle des ganodermes.

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Découverte: dans un des coins à morilles, des grandes feuilles sortent de terre un peut partout et à leur centre et de drôles de "bourgeons" (graine ou fleur naissante?) sont apparues au centre de certaines d'entres elles? Une idée sur l'espèce aux quelles elles appartiennent?

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Les orchis mâles et le raisin-du-renard, des indicateurs de la présence de morilles, sont là en bon ombre. C'est signe de bon augure, croisons les doigts.

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En attendant voilà quelques pézizes qu'ils ne faut pas avoir peur d'aller chercher dans la côte abrupte, au risque de finir les pieds ou pire les fesses dans le ruisseau en contre-bas.

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Voici notre première morille, une morille blonde (appelée aussi ronde). Malheur de malheur, la voilà à moitié grignoter. Elle reste malgré tout comestible mais a perdu de sa superbe.

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Nous voilà consolé par l'arrivée de deux jolies morilles grises, soeurs de surcroît et poussant sous un merisier dont les pétales humides ont la bonne idée de se coller à tout ce qu'ils touchent.

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En voilà une avec une tête bien étrange. Écrasée par mégarde au début de sa croissance, elle a prit la morphologie qu'un pied maladroit lui a attribué.

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Dans une côte abrupte à proximité d'une cascade, un morillon à semi-libre solitaire. On peut l'identifier facilement en regardant la chapeau. Là où chez la morille le chapeau commence juste après le pied, le morille verra son pied se terminer au milieu de sa "tête". Le mieux est de faire une coupe pour en être sûr. C'est un très bon comestible mais un petit peu moins parfumé que sa cousine.

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La verpe en forme de doigt fait partie aussi de la famille des morilles. On la reconnaît à son chapeau lisse, son pied long, fin et fragile et au fait que celui-ci se termine au sommet du chapeau du champignon.

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C'est les verpes sont les moins parfumés de la famille des Morchella mais reste un bon champignons que certains puristes laisseront de côté pour en apprécier la délicatesse.

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Sur du bois mort, à proximité de vieux sureaux, à la limite d'un champs et poussant parfois à même l'eau d'un ruisseau, une colonnie immense d'orreiles de Judas sont venir remplir plus de moitié le panier. A moi les bons petits plats chinois.

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L'activité fongique se développe bien, de nombreuses espèces de champignons inconnus ce sont développés sur le bois pourrissant ou le sol détrempé. Merci à Richardqui m'a premi d'identifier les champignons de droite. Il s'agit de mycènes à pied jaune appelé aussi mycène renati.

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Les premiers polypores écailleux sont apparus. Cueillis encore jeunes, ils sont préparés comme des carpes ou des cornichons pour être servis en bouchées apéritives (un peu à la manière des sanguins), en particulier dans le Sud.

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Détour par les champs et petit coucou aux ânes en particulier à la bien aimée "coquette", vieille ânesse que je connais depuis que je suis gosse (c'est à dire plus de vingt), car il faut le savoir, un âne ça vit vieux, très vieux: 30 à 45 ans.

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Retour dans les bois avec peut être pas ou peu de morilles à la solde mais un très beau décor, riches en fleurs, en fougères et en cascades.

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Et comme toujours, quelques champignons a identifié. Ici il peut s'agire de tramètes mais alors les quelles, mystère.

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Voilà qu'une superbe et grosse morille bonde au large pied point le bout de son nez et intrigue par la forme de sa "tête pointue". La récolte est plus jolie que prévue.

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Sans oublier les éternelles pézizes veinées, inconditionnelles des talus humides au printemps et parfois, qui connaissent une résurgence à l'automne quand les pluies se font fortes et les chaudes températures rares.

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Ici, rencontre avec un escargot de la famille des clausilies tout en spirale et le daldinias concentrique, champignon réputé pour apporté forune et chance s'il est porté dans la poche.

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Drame à l'horizon, un nid de merle a chuté. Le vent et la neige peuvent être coupables mais aussi un prédateur cherchant à s'emparer des oisillons car pas de doute, les traces de coquilles bleues au fond du nid indique qu'il y a encore peu, le nid était habité.

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Jolie récolte, un peu petite une fois les oreilles de judas mises de côté mais parfaite pour parfumer les plats ou être accommodée à la crème.

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Les oreilles sont séchées dans la panière, les pézizes, morilles, morillons et verpes passés à la casserole.