samedi 17 décembre 2016

Destination Bretagne : La campagne de Locronan.

DSC08875

Petit tour par les alentours de Locronan avant de se plonger dans cette cité de pierres au combien atypique et au passé chargé d'histoire. C'est l'occasion de se familiariser avec le milieu et de rencontrer quelques essences végétales typiques de la région et plus particulièrement des forêts. Pour l'anecdote, la nuit passé dans cette clairière humide et sous la pluie fût rude mais c'est toujours agréable de marcher pied nus dans l'herbe.

 

L'agriculture bretonne.

La Bretagne est surtout connue pour ses vaches laitières et les produits issus de cette production, à savoir le beurre, le camembert et toutes une série de fromages plus bons les uns que les autres. Pour nourrir tout ce bétail (plus de 3 millions de vaches, veaux et boeufs), il ne faut pas chaumer à la période des foins en vue de l'Hiver.

DSC08881 DSC08886

 

Petite dégagée dans le ciel.

Mais celle-ci ne dura pas bien longtemps, juste le temps d'admirer la flore du coin. Autant le chèvrefeuille des jardins (Lonicera caprifolium) à droite nous est bien connu dans nos Alpes, autant la digitale pourpre (Digitalis purpurea) nous l'est beaucoup moins. J'adore cette grande plante aux lourdes clochettes malgré sa toxicité. Pendant longtemps elle a été associée à la magie noir et aux sorcières pour ses vertus hallucinogènes.

DSC08884DSC08883 DSC08880

 

Les mystères de la forêt.

Nous avons passé la nuit dans la Forêt du Duc. Ce boisement au climat humide dégage une atmosphère toute particulière d'autant plus que nous avons découvert en son sein les vestiges d'un lavoir vieux de plusieurs siècles taillé dans un énorme bloc de pierre. Couvert de mousse et entouré de de fougère pectinée (Blechnum spicant), espèce dont je suis littéralement tombée amoureuse, on pourrait se croire perdu dans Brocéliande.

DSC08889 DSC08906DSC08908DSC08909 DSC08910

 

Le mot de la fin.

Voici une mise en bouche avant de vous partager notre découverte de Locronan, une ville sortie tout droit d'un conte médiéval et digne de cette forêt enchantée. Abrités par nos habits de pluie et par notre bonne humeur face aux éléments, nous avons eu le privilège de déjeuner dans ses murs et de profiter des pâtisseries locales.

DSC08913 DSC08915


mercredi 24 juillet 2013

Sortie en forêt 29.

SAM_0188

Sortie en forêt fructueuse où le panier a été bien remplit. Il fait encore chaud mais les bois apportent une fraîcheur bienvenue et avec elle quelques visiteurs indésirables: tiques et moustiques. Mais ces désagréments passés, la forêt est délicieuse et il y a beaucoup à voir.

1SAM_00612SAM_0120

3SAM_01054SAM_0111

L'activité fongique est enfin en expansion et les nombreuses russules sont au rendez-vous.

1 et 2: La russule tardif est une russule qui apparaît au milieu de l'été et disparaît à la fin de l'automne. Non comestible, il se remarque de part sa jolie couleur violine qui décline sur des teintes de marron et de jaune.

3: La russule émétique des bois est classée parmi les champignons classés comme toxique. Très amère, elle est assez rare et se développe en groupe de quelques individus.

4: La russule olivacée est considérée comme un comestible moyen. On la trouve en été et en automne. Sa chair est douce et ferme mais le chapeau peut être légèrement craquant par temps sec.

SAM_0112

Les premières vachottes (lactaires à lait abondant) sont sorties. Il peut se consommer cru mais sa saveur douce n'est pas toujours très agréable le classe dans la catégorie des comestibles médiocres.

1SAM_00712SAM_0095

3SAM_01464SAM_0148

Les oiseaux ne sont pas en reste, les feuillages sont épais ce qui les rend plus difficile à apercevoir mais si on se penche sur le sol, quelques indices indiquent leur présence.

1: La buse variable est un des rapaces les plus communs en Europe qui peut vivre dans un grand nombre d'habitats. Son régime alimentaire est vaste mais elle se nourrie majoritairement de petits mammifères.

2: La tourterelle turque est originaire d'Inde et a migré à partir du XIX-XXeme en Europe. Elle vit de préférence dans les milieux urbains mais aussi en campagne, prés des réservent à grains.

3: Ces plumes bleues n'y trompent pas, un geai des chênes est passé par là. On le trouve dans toute l'Eurasie et aussi en Afrique du nord. En Europe, la France est un des seul pays à ne pas le classer comme espèce protégée mais à le désigner comme nuisible en raison de son apparentée avec les corbeaux et les pies.

4: La grive musicienne nidifie de mars à la mi-juillet dans des nids en forme de vasques composés de pailles et de boue dans les quels les femelles pondes entre 4 et 5 oeufs bleus tachetés grossièrement de noir.

1SAM_00842SAM_0100

3SAM_01154SAM_0116

 Dans les bois quelques têtes bien connues mais aussi quelques petits nouveaux.

1: La russule noire et blanche apparaît au milieu de l'été et disparaît à la fin de l'automne. Elle est considérée comme non comestible voir même toxique si on s'en réfère aux dernières études scientifiques.

2: Le lactaire poivrée est un lactaire qui peut prendre de belles proportions. Il n'est pas comestible, hormis si on le sèche puis le moud et utilise comme épice d'où son nom qui est semblable à son goût. En cette période il fait tellement chaud qu'il ne produit presque plus de lait.

3 et 4: Voilà un bel inconnu. N'ayant pas mon ouvrage de mycologie sous la main et internet restant mué à son sujet, je ne peux pas pour l'instant l'identifier.

SAM_0081

 Un couple de bousier a repéré une crotte. Ni une, ni deux, les voilà à l'oeuvre pour la transformer en douillet logis pour leur larve, enterré 60 cm sous la surface. Petits mais efficaces.

SAM_0136 SAM_0133

SAM_0138 SAM_0139

 Ils étaient là, au rendez-vous, les premiers cèpes d'été du coin. Peu nombreux (6 en tout), ils se sont avérés très véreux même les jeunes exemplaires. Les meilleurs pousses ont lieu en générale au lendemain d'orages qui ont été précédés de fortes chaleurs ou, quand les températures ne sont pas excessives et les nuits fraîches. C'est un excellent comestible qui peut parfois, avoir un petit goût sucré selon les régions et le type de sol. Il peut être mangé cru mais il est bien meilleur cuit.

SAM_0144

 L'ochidée néottie-nid d'oiseau a fini de fleurir et commence à former des graines dans des capsules qui peuvent faire office de hochet. Il faut savoir que pour que l'orchidée survive, elle doit s'allier avec un petit champignon avec le quel elle vit en osmose en échangeant des nutriments et de l'eau. De ce fait, le champignon se trouve dans les cellules des graines pour permettre aux nouveaux plants de se développer.

1SAM_01522SAM_0154

3SAM_01664SAM_0169

Là encore quelques figures connues mais aussi, un vilain piégeur qui a bien faillit nous avoir.

1 et 2: Jeune (et même parfois à maturité), le bolet amer ou bolet du fiel est très proche d'aspect du cèpe d'été. Il s'en différencie par sa mousse rose et son goût très amer qui le rend inconsommable. Un seul morceau cuisiné avec le reste de la cueillette la rend non pas toxique mais inconsommable. Le mieux pour être sûr est de mettre un petit morceau du champignon sur la langue. S'il s'avère amer, mieux vaut le recracher et laisse le spécimen sur place. Néanmoins sa rareté fait qu'il y a peu de confusions.

3 et 4: Enfin les amanites rougissantes ont pris possession des bois. Nombreuses et de formes diverses, elles sont plus ou moins réputées comme bon comestible mais renommés dans certaines régions. Elles sont généralement préparées en tarte salée, en ragoût ou revenues à la poêle. Elle tient son nom de rougissantes en raison de sa chair qui sectionnée rougie.

SAM_0160

  Les monotropes sucepin fonctionnent comme l'orchidée néottie-nid d'oiseau, c'est à dire qu'ils ne produisent pas de chlorophylle mais se nourrissent par l'échange qu'ils entretiennent avec un petit champignon. Ce sont des plantes rares, classées comme espèce menacée dans de nombreuses régions où la déforestation a supprimé les bois qu'ils affectionnent.

1SAM_01402SAM_0141

3SAM_01304SAM_0109

 1 et 2: Les premières petites girolles pointes le bout de leur nez. Savoureuses mais encore rares, elles viendront parfumer le traditionnel repas du dimanche midi.

3: La mouche scorpion porte son drôle de nom en raison de l'abdomen qui chez le mâle se termine en queue de scorpion. Pas de crainte celui-ci ne lui sert pas à piquer mais à se reproduire.

4: Le lierre est une plante magique qui dans la tradition était utilisé pour s'apporter les bonnes grâces des dieux et des fées des bois et des forêts.

SAM_0176

La mousse fructifie. Avec les prêles et les algues, c'est l'une des plus anciennes plantes apparues sur terre. Présente avant les dinosaures, elles ne se reproduit pas à l'aide de fleurs mais de spores qui sont contenus dans de petites capsules.

1SAM_01622SAM_0164

3SAM_00984SAM_0174

Les bois sont un terrain de jeu parfois pour les bambins les après-midi d'été ensoleillés.

1 et 2: Cabanes et refuges sont apparus dans le sous-bois. Éphémères, ces abris ne vivent que le temps d'une saison mais renferment en eux des trésors et des souvenirs impérissables.

3 et 4: Un après-midi en forêt,c'est aussi l'occasion de s'imaginer parcourir un vaste monde, encore vierge et inexploré, peuplé de monstres et de créatures enchantées, de chevaliers et de licornes.

SAM_0180

 Et voilà au final un panier bien remplit. D'ici quelques jours et quelques pluies, on pourra espérer faire une récolte encore plus prolifique.

1SAM_01792SAM_0196

3SAM_01784SAM_0173

Les champignons, les oiseaux et les insectes se sont fait remarquer mais ils ne sont pas les seuls.

1 et 2: Les parcs à bestiaux longent parfois les bois. Chevaux, vaches, veaux et poulains accompagnent alors les promeneurs le temps d'un chemin.

3 et 4: Les chevreuils et les sangliers se font plus discrets mais laissent quelques marques. Des traces de pattes, des écorces rongées et des souches éventrées sont signes de leur passage.

SAM_0221

Bref, la récolte une fois préparer s'avère mince mais délicieuse. Les prochaines seront sûrement plus prolifiques.

mercredi 13 mars 2013

Le long de l'Isère.

SAM_3477

Ah! déjà le froid et la neige sont de retour dans nos douces pré-Alpes. Cependant nous avons bénéficié de deux très beaux jours de soleil pour sortir un peu à la découverte de la ville et de sa nature naissante.

SAM_3447 SAM_3479

Les crocus de printemps sont sortis, violets ou blancs, ils poussent spontanément le long de la voie rapide, à quelques pas du bitume. Bonheur des fleurs et des premiers bouquets.

SAM_3455 SAM_3456

Les arbres perdent leurs chatons, qui sont les fleurs qui libères le pollen et le tussilage fleurit. De cette jolie fleur, on utilise les feuilles comme substitue au tabac pour réduire l'addiction au tabagisme.

SAM_3448

Et puis il y a l'Isère, calme mais par moment bouillonnante aux eaux sombres qui de temps à autre charrient troncs et souches délogés de leurs sous-bois par les averses des hauteurs. 

SAM_3474 SAM_3461

Les mousses aussi fructifient, du moins relâchent leurs spores car à la manière des fougères, celles-ci ne produisent pas de fleures mais des sporanges, de petites poches qui libèrent les gamètes des végétaux.

SAM_3468 SAM_3472

L'eau est paisible, l'image des arbres s'y reflètent et n'est que de temps à autre troublée par la nage innocente des canards colverts.

SAM_3475

Et dans le ciel, les élégantes branches des noisetiers laissent s'envoler le pollen au grès du vent, formant de gros nuages jaunes.

SAM_3482 SAM_3489

Voilà une jolie ballade où les herbes ne demande qu'à garnir la maison. Les boutons de jonquilles, ramenés de la campagne puis mis en eaux ont fleurit et donnent à voir de jolies fleurs jaunes.

SAM_3486 SAM_3487

Et les crocus, contrairement à ce que je pouvais penser, tiennent bons et ont eux aussi rejoins la table du salon. Ils sont à l'abris du froid et des premiers flocons Grenoblois, qui je l'espère, ne tiendront pas.

vendredi 1 février 2013

L'éveil lent de la nature.

SAM_1681

Qu'il n'est pas pressé de partir ce froid hiver. Tout est endolori dans le jardin et le réveil se fait l'an, mais ce n'est que les prémices d'une explosion de couleurs à venir. Il me hâte de voir le temps des fleurs venir.

SAM_1597 SAM_1621

La neige ne reste que pour un temps mais reste tout de même. Ce tapis blanc disparate endort tout ce qu'il touche et plonge dame nature dans une drôle de torpeur.

P1020441 P1020404

A mesure que la neige recule, le chat sort de sa tanière, il est vrai qu'il est bien plus agréable de se promener les pieds bien au sec que dans la neige humide et poisseuse.

P1020438

Ah! mes chères tramètes versicolores, qu'à tord j'apelle parfois versicoles ont encore prit des couleurs. A chaque visite que je leur fais j'en découvre une nouvelle.

P1020435 P1020436 SAM_1640 SAM_1645

Dire qu'elles étaient d'un marron terne il n'y a que quelques mois de cela. Il est fascinant de penser le changement qu'elels ont pu opérer.

SAM_1629 SAM_1657

D'autres champignons (les p'tits habitués ici que je ne présente plus) colonisent les arbres morts. Ce n'est pas pour autant que ceux-ci seront abattus, en effet ils sont essentiels à la vie animale et fongique des lieux. Sans eux, plus de pic épeiche, de nids, de champignons, de coléoptères, de rongeurs etc... à admirer en ces lieux.

SAM_1699 SAM_1697

Et bien sûr, les oreilles de judas, autrement dit les champignons noirs. Cette fois-ci elle se présente en une belle grappe, plutôt jeune, sur le plus vieux  des sureaux. Voilà de quoi se faire encore deux ou trois bons plats.

SAM_1712

Mais l'entreprise n'est pas si simple et si on ne prend pas garde aux terrible ronces, on a vite fait de méchamment s'entallier. Tout dû mérite effort.

SAM_1615 SAM_1654

Le gel n'a pas épargné les pâquerettes de la pelouse, mais voilà qu'aux premiers rayons de soleil elles se mêtent à fleurir. Espèront qu'une nouvelle gelée ne vienne pas endomager les fleurs. Dans les vieux herbiés on la décrit comme excellente contre les maladies. Les feuilles fraîches entrent dans la composition de salades.

P1020416 SAM_1721

Autre plante qui fleurissent déjà ou ne le tarderont pas pour ce qui est de la seconde, la primevère (à gauche) et l'alliaire officinal au goût d'ail (à droite). Si la première n'est utilisée que comme ornement par les hommes, la deuxième a longtemps était utilisée comme condiment, cataplasme et comme gargarisante. Ses feuilles sont excellentes dans la salade.

SAM_1689

En soulevant une vieille feuille de noyer, voilà qu'apparaît de drôles "d'asperges". L'abscence de luminosité a rendu les plantes complètement incolores, parfaites pour servir de légumes dans une dînette ou sur l'étale d'une marchande fictive.

SAM_1652 SAM_1647

Quand aux coques, elles sont elles aussi une surprise. A gauche cette vieille moitié de noix vide se transforme en abri: mousses, cloportes et champignons s'y sont invités. A droite une resserve de noisettes a été mise à jour. Écureuil ou oiseau? qui sait.

P1020411 P1020415

En tout cas un des oiseaux du jardin a trouvé un bonne cachette pour déposer ses restent de repas, entre deux grosses pierres de la terrasse. Face aux coquilles vides de petits gris et d'escargots des haies, des bulbes zélés ont décidé de faire une poussée en grande pompe.

P1020434

Et la cabane? toujours égale à elle: verdoyante et piquante comme ses branches de houx. Bientôt elle recevra quelques visites enfantines.

SAM_1718 SAM_1624

En tout cas les perces neiges semblent se presser de fleurir ce qui me rend très impatiente. L'éclosion en masse de ces magnifiques fleurs est pour moi l'un des plus beaux moments de l'année.

SAM_1716 SAM_1722

Bientôt, jonquilles et chardons leurs emboiterons le pas, soit de par leurs belles fleurs jaunes, soit par leurs piquants aiguisés.

P1020392

Il n'y a pas à dire, l'hiver devient long et il est loin d'être terminé.

 

jeudi 31 janvier 2013

Dans les près 4.

P1020313

Un froid matin d'hiver ne semble pas aux premières vues le meilleur moment pour improviser une petite sortie. Que nenni, c'est l'instant parfait pour voir la vie s'éveiller et entendre les oiseaux chanter. En effet le matin est le moment de la journée où l'atmosphère est le plus favorable (moléculairement parlant) pour diffuser le chant des oiseaux sans que ceux-ci ne se fatiguent. Hé oui ces feignants ne s'égosillent que quand cela ne demande que peu d'éfforts.

P1020306 P1020356

Pas de gel ce matin ce qui est rare. Le froid et le givre de ces derniers jours ont glacé les feuilles des jacinthes (à gauche) et des grandes hellébores (à droite). Le redoux et le soleil ont vite fait de faire fondre cette glace, faisant miroiter sur les plantes les reflets de jolies gouttelettes, comme la rosée d'un matin d'été l'aurait fait.

P1020386 P1020387

Ça y est, les primevère percent le froid de l'hiver!  Au bord du petit ruisseau tout un bosquet de ces belles fleurs jaunes a prit place et se reflète dans l'eau.

P1020324

Quelle horreur! Mais qu'es-ce? Un alien, un fruit rongé par le temps ou le reste d'un animal mort?

P1020316 P1020327

Rien de tout ça, juste une grenouille. Oui, une grenouille en tout début du moi, c'est surprenant, celle-ci apeurée par l'arrivée d'un gros corbeau noir c'est figèe sur le dos et fait la morte, trop engourdie pour prendre le fuite.

P1020325 P1020328

D'ordinnaire les grenouilles, tritons, crapauds et autres salamandres ne sortent pas avant l'arrivée des beaux jours, ils s'enfouissent dans le fond d'un ruisseau, dans la vase ou sous une épaisse couche de feuilles mortes où ils végètent entourés d'une sorte de gelée gluante pour ne pas se dessécher. Le coeur va baisser son rythme cardiaque à 1 pulsion par minute et certaines espèces, face au froid, vont jusqu'à partiellement laisser geler des parties de leur corps qui au printemps, dégèleront sans garder de séquelles. 

P1020329

Notre grenouille est une grenouille agile, tout entourée de son enveloppe protectrice gélatineuse ce qui lui donne son aspect monstrueux. Sa sortie très avancée peut être dû au temps doux ou à la menace d'un prédateur. Mais pas de crainte, elle aura vite fait de s'enfoncer à nouveau dans la boue jusqu'à ce que les températures remontes.

P1020372 P1020312

Parmi les crainte de dame grenouilles, figure le pic épeiche (à gauche) et la pie  bavarde (à droite) qui malgré son nom, fait beaucoup moins de bruit que son voisin pic quand celui-ci s'y met. En temps de disette, le pic épeiche n'hésite pas à becter tout ce qui passe, bien qu'il soit insectivore. La pie est moins difficile.

P1020320 P1020321

Mais le roi reste le héron cendré. Cet échassier, l'un des plus grands d'Europe derrière la cigogne, le flamant rose et la grande aigrette, est un habille pécheur. Patientent des heures dans les eaux humide, les bords de rives et les marécages, il fond comme l'éclaire dès qu'une proies se présente. Amphibiens, poissons, petits rongeurs et reptiles ne son pas à l'abri de son impressionnant bec.

P1020319

Le vol du héron est caractéristique, on distingue son cou recourbé et sa grande envergure de 1,85 mètres de loin. Interdit à la chasse aujourd'hui, le héron cendré n'a pas toujours était bien traité par l'homme. Pendant des siècles il a été chassé pour ses pattes, qui, le croyait-on, produisent une substance qui attire les poissons. Ainsi on bouillait ces fameuses pattes pour en extraire l'huile de héron et on l'utilisait dans les parties de pêches pour les rendre plus fructueuses. Cette pratique c'est répendu jusqu'à dans les années 50. Aujourd'hui encore certains recherchent cette huile magique du pêcheur.

P1020359 P1020361

Humidité ambiante n'a pas desservi tout le monde. Loin des préoccupation que sont le rhume, la grippe ou la toux, les mousses s'épanouissent, gagnent en couleurs et entre même en fructification comme le montre ces longues "tiges". Les mousses n'ont pas de fruits ni de fleurs, elles produisent comme les fougères des spores qui formeront un individu quand le vent fera se rencontrer une gamète femelle et une gamète mâle.

P1020362 P1020364

Voilà une bien jolie fleurs qui m'a beaucoup plu. Je n'ai pas encore trouvé son nom mais ses petites fleurs violettes et ses feuilles délicatement ciselées m'on complètement charmée.

P1020378

Le lierre grimpant est l'éldorado des oiseaux en cet hiver. Ses baies toxiques pour l'homme sont un des aliments essentiels aux volatiles pour palier au manque d'aliments que l'on rencontre l'hiver (raréfaction des insectes, des baies, des mollusques et des fruits).

P1020380 P1020384

L'hiver ne brille pas forcement en couleurs mais sait décliner le vert à merveille. La gamme est infinie, comme entre celle de ce lichen qui fructifie à gauche ou ces fougère capillaires à droite. Mousses, lierre, buis, gui, sapin ou houx, il y a tant de nuances déclinées dans la nature!

P1020374 P1020430

Néanmoins les fleurs ne sont pas en reste, que ça soit dans les bordures de jardin ou les champs. Les perces-neiges sont à deux doigts de la floraison, j'espère pouvoir en trouver sur les hauteurs de Grenoble pour assister à ce spectacle que j'attends depuis longtemps avec impatience. Comme son nom l'indique, le perce-neige fend l'hiver, son arrivée est gage de soleil et de joie de vivre.

P1020393

Au détour d'un champs, contre les barbelés d'une barrière fort fréquentée, un chevreuil a laissé quelques poils doux et épais de sa toison d'hiver. Bientôt elle sera remplacé par un pelage plus clair et chatoyant roux pour mieux se dissimuler dans les fourrés.

P1020409 P1020413

Mias où sont donc cachés nos gastéropodes l'hiver? Sous les pierres. Il suffit d'en retourner quelques unes pour s'en apercevoir. La limace, qui n'a pas sa maison sur son dos, se recroqueville de tout son long sous une pierre enfoncée dans la terre et ne se réveillera qu'au printemps. Ici une très belle limace léopard tout contracté. L'escargot lui (ici un petit gris), va s'enfermer dans sa coquille et va la clôturer avec un mur de bave durci. Il peut rester ainsi pendant deux ans en cas de sécheresse voir plus. 

P1020414 P1020379

Petit rappel, le petit gris est un escargot recherché pour la cuisine, on peut le ramasser toute l'année à l'inverse de celui de Bourgogne, néanmoins ne peuvent être prélever que les individus adultes. Toutes les espèces ne sont pas comestibles, comme ici avec l'hélice grimace à gauche ou l'escargot des jardins à droite. Sous nos contrées seul le petit gris et l'escargot de bourgogne finissent dans nos assiettes, bien que désormais c'est l'escargot turc qui est le plus consommé.

P1020402

Les grands corbeaux noirs semblent avoir établi leurs appartements ici. Plus un champs, une lisière de forêt ou un près n'a de secrets pour eux. Et tout les matins leurs croassements, parfois mélodieux, font office du levé du coq.

P1020388 P1020389

Quel plaisir, j'ai pu enfin photographier la furtive mésange nonnette. Cette petite mésange qui se confond facilement avec la mésange boréale est très discrète. Les couples de cette espèces sont inséparables. Les oiseaux passent les mois d'automnes et d'hivers en petits groupes pour s'assurer ainsi plus de chances dans la recherche de nourriture.

P1020399 P1020400

Voilà un autre sympathique passereau, bien bavard lui aussi dont je n'ai pas encore trouvé le nom. Pour voir l'image en plus gros, il suffit de cliquer sur l'image.

P1020353

La neige a fondu, le givre aussi. Le ruisseau de la vieille source du champs coule du tonnerre de dieu. D'ici quelques temps il regorgera de vie et de moustiques. A genoux dans la gadoue, ça sera le moment de prendre ne chasse les crapauds communs, les salamandres communes, les tritons tritons alpestres, les grenouilles agiles et les rainettes.

P1020442 P1020394

Non ma petite déesse blanche à poils, le bouvreuil pivoine n'est pas pour toi! Cet oiseau calme est timide aborde, chez le mâle, un poitrail plus ou moins rosé. Il a la particularité non seulement de se nourrir en partie de bourgeon mais aussi de posséder des poches de chaque côté de sa langue pour stocker la nourriture et l'apporter à ses petits en période de nidification.

P1020427 P1020428

Les petits marasmes bruns des champs ont senti le soleil approcher et on fait une poussée phénoménale en quelques jours seulement.

P1020425

Le vieux nid de pie bavarde ne restera pas vide pour bien longtemps, dès février les adultes forment des couples et défendent leur territoire. Au coeur du cerisier, il est protégé du regard l'été par un épais feuillage et sera près à accueillir les 3 à 10 oeufs que pond la femelle. 

 

samedi 6 octobre 2012

Invasion mycologique.

SAM_6051

Inspection plus poussée que celle d'hier soir (ici). Sous le soleil levant on remarque plus vite les petites choses de la naure :)

SAM_5885 SAM_5886

Les drôles de lactaires n'ont pas bougé. A la lumière on voir qu'ils sont légèrement orangés. Je l'ai déjà rencontré dans le jardin, en nombre moindre (ici)

SAM_5933 SAM_5943

Ils ne vont pas sans rappeler la forme des vachotes. Il est amusant de voir comme le lait blanc perle des lamelles.

SAM_5901 SAM_5903

Les armillaire couleur de miel que l'on retrouve plus bas.

SAM_5898

Voilà une amanite, l'amanite safran, qui est toxique. Une limace a prit soin de ronger le pied pendant la nuit pour la faire tomber et ainsi se régaler de ses lamelles.

SAM_5917 SAM_5920

Les champignons de bois du vieux tronc du pommier ont perdu leur couleur d'antant (ici).

SAM_5921 SAM_5927

Le carabe chagriné est une espèce qui devient rare. C'est un redoutable prédateur nocturne qui dévore tout ce qu'il trouve. Madame est un peu plus grosse que monsieur (à droite c'est la femelle seule).

SAM_5922

Observer un accouplement de cette espèce de scarabé est rare, il a généralement lieu la nuit, à l'abris des prédateurs. 

SAM_5930 SAM_5931

La lépiote brun-lilas est un champignon qui pousse de la fin de l'été à la mi automne. Il aime les pelouses et les jardins.

SAM_5935 SAM_5940

Bien qu'elle soit fort jolies, cette lépiote est très toxique voir mortelle. Pas touche.

SAM_5945

Une petite vessnide de loup c'est instalée au pied d'un pommier.

SAM_5951 SAM_5954

Le lichen avancé tombe des arbres, il servira à un oiseau à parer son nid pour l'hiver ou à un rongeur de rendre son terrier plus confortable (à gauche). L'hypoxylon en forme de fraise envahit les vieux troncs coupés. Brun rosé, avec une multitude de petites aspérité, il est vrai qu'il ressemble étonnamment bien à une fraise.

SAM_5975 SAM_5967

Deux autres petits inconnus, aux couleurs bien sympathiques.

SAM_5965

Camouflage presque parfait.

SAM_5984 SAM_5985

Discrétion de la nature: pour ce petit champignon qui se fond avec la couleur du sol et ces mini-feuilles de mousse sur ce galet, la discrétion est de mise.

SAM_5986 SAM_5981

Les plantes se préparent à un long sommeil, la mousse (à gauche) à bien poussée et les feuilles de primevères sont encore vertes.

SAM_5971

Le nid des pics épeiche a récemment été agrémenté de végétation pour se trouver plus confortable.

SAM_5997 SAM_5999

Voici le cortinaire couleur de roucou. Bien qu'il ait une jolie couleur, ce champignon a une odeur de moisi et surtout, il est mortelle. Prudence.

SAM_5992 SAM_5995

Massacre dans les noisetiers, un oiseau aux plumes noires, blanches et jeunes a été croqué (peut être un chardonneret).

SAM_5990

Il y en a de partoutù

SAM_6008 SAM_6014

La vigne sauvage perd ses feuilles (à gauche), pendant ce temps, le "petit" bouillon blanc (qui se différencie à celui qui a une unique tige florale très grande et très large) commence à fleurir.

SAM_6009 SAM_6018

Églantiers (photo gauche) et les lianes (photo droite) donnent leurs beaux fruits rouges. Attention si ceux de ces premiers sont comestibles (et délicieux en confitures), ceux des deuxièmes sont toxiques.

SAM_6012

L'herbe est bien verte, vaches et chevaux profitent des derniers rayons.

SAM_6022 SAM_6028

Il reste des lépiotes, miam miam. Ici trois jolis spécimens parfaits pour mon assiette.

SAM_6023 SAM_6030

Ne jamais ramasser des lépiottes moins de 10 cm. Ici les columelles sont reconnaissables à leur nez de chat, cette petite marque marron au milieu de leur chapeau et qui forme un mamelon.

SAM_6027

Bien qu'elles aient un petit anneau (qui se forme quand le chapeau se déploit), elles ne font pas partie de la famille des amanites.

SAM_6042 SAM_6041

Ha les voilà donc,les coprins chevelus, appelés noirs d'encres.

SAM_6038 SAM_6039

Ce nom vient du fait qu'en vieillissants, leurs lamelles noircissent, coulent comme de l'encre et forme sur le sol (photo à gauche) une traînée noir de la forme du chapeau: ronde.e

SAM_6184 SAM_6206

C'est aussi en vieillissant que le chapeau se réduit, comme si il s'enroulait sur lui même (gauche). A droite une limace s'attaque à un jeune sujet sain, après avoir rongée le pied, elle s'attaque au chapeau (droite).

SAM_6210 SAM_6188

Il faut impérativement consommer les jeunes spécimens et dans les 2 à 3h qui suivent la cueillettes

, sinon ils noircissent  et ne sont plus bons à manger.

SAM_6050

Les jeunes orties envahissent les coins où les plantes d'été végétent dans le sols. Ils sont excellents en soupe.

SAM_6061 SAM_6052

Il y a quelques fleurs de jardin comme les astéracées et la lavande qui le parfum.

SAM_6054 SAM_6055

Petit escargot deviendra grand. C'est un des plus beaux de chez nous.

SAM_6067

Est sous le jeune sapin, des lactaires délicieux.

SAM_6072 SAM_6075

Toute une petites famille a élu domicile ici. Il est toujours surprenant de voir le lait orange s'en écouler quand on le coupe.

SAM_6068 SAM_6071

Encore quelques inconnus, bien que très particuliers, ce qui devrait m'aider à vite les identifier.

SAM_6077

Alors, il est pas beau mon panier?

SAM_6079 SAM_6080

Les russules de sardoine, découverts hier (ici) ont grossi.

SAM_6085 SAM_6086

Quelques tous petits petits champignons.

SAM_6096

La douce marjolaine fleurit.

SAM_6088 SAM_6091

Autres champignons mystérieux et colorés, à ne pas confondre avec nos faux mousserons. 

SAM_6094

Un petit corpin (espèce non définit) qui pousse en solitaire au milieu de l'herbe.

SAM_6103 SAM_6107

Et dans les feuilles de châtaigniers , encore des champignons, inconnus, au pied blanc et au chapeau fauve.

SAM_6112 SAM_6113

Et pour rester dans le thème, les premières châtaignes sont là, prêtes à se faire dorer au feu de bois (comme demain).

SAM_6118 SAM_6125

Le polypore cilié est un champignon à tube qui pousse en groupe de quelques individus. On le trouve habituellement au printemps mais parfois il peut pousser en automne quand le temps devient plus clément.

SAM_6122

Son pied est noir et dur, son chapeau orange et marron foncé en son milieu, ses pores crèmes. C'est un champignon non comestible que l'on peut confondre avec le polypore d'hiver.

SAM_6128 SAM_6132

L'armillaire couleur miel peut se manger jeune, à condition de ne prendre que le chapeau et de bien le blanchir.

SAM_6134 SAM_6135

Il n'a pas vraiment de goût, voir pas du tout alors mieux vaut le laisser et plutôt admirer les immenses colonies qu'il forme (jusqu'à plusieurs mètres). Il aime pousser sur les vieilles souches pourries.

SAM_6139

L'armillaire sans anneau est proche de l'armillaire couleur de miel. 

SAM_6137 SAM_6138

Plutôt rare, il pousse en colonies importante. Juvénile c'est un très bon comestible mais il se conserve très peu de temps.

SAM_6145 SAM_6146

Le panéole coprophile pousse en groupe de quelques individus. Il est courant sur les passages d'animaux, surtout sur celui des cheveaux. Il est concidéré comme toxique. 

SAM_5801

C'est temps de rammasser les pommes!

SAM_6150 SAM_6149

Et les poires, scoubidou-bidou-bidou ouaaaaaa!

SAM_6151 SAM_6152

Le jardin devient un vrai garde-manger.

SAM_6153 SAM_6154

Le persil a résisté au froid, mais il est trop tard pour les tomates.

SAM_6158

Sur la menthe s'est invité une mouche scorpion. Ici c'est une femelle car son abdomen ne ressemble pas à celui du mâle qui est en forme de que de scorpion (comme ici), ce qui explique son nom.

 SAM_6161 SAM_6167

qu'il est bon de récolter framboises et noix. Il y a là de quoi s'assurer des belles préparations pâtissières.

SAM_6100

Et puis il y a les éternelles curieuses du champs voisin, les jeunes charolaises.

SAM_6197 SAM_6196

Autre plantes à ramasser, sécher et conditionner en cette période, la mélisse officinale appelée citronnelle (à gauche) et le laurier sauce (à droite).

SAM_6213 SAM_6214

Le ganoderme d'Europe se porte très bien, il couvre de spores les feuilles (comme à droite) et même les animaux comme cet escargot (à gauche).

SAM_6215

Tout devient couleur rouille.

SAM_6222 SAM_6223

Il est aussi temps d'ajouter cônes et noisettes au panier.

SAM_6217 SAM_6229

Les roseiers donnent leursdernoères fleurs avant le gel, et la vigne vierge ses premiers fruit. Bientôt ses feuilles deviendront rouges et finiront par tomber.

Bref, si on prend le temps de regarder, le jardin peut devenir une vaste forêt.

 

mardi 3 juillet 2012

Sortie en forêt. (2)

Il fait enfin beau! Le soleil est là, il est temps d'en profiter.

SAM_1151 SAM_1201

La mousse est un nid parfait pour les champignons comme pour ce russule du fiel.

SAM_1115 SAM_1198

À gauche des daldinias concentriques, en porter un sur soit permettrait de ne plus souffrir
des crampes ni d'infortune pour les hommes du moyen âge. À droite une série de tramètes.

SAM_1172 SAM_1162

Elles étaient là, les chanterelles, avec certains sujets mesurant
le double voire le triple de celui de la photo de droite.

SAM_1182

C'est un bien joli panier que nous avons ramené.

SAM_1153 SAM_1190SAM_1155

Les lactaires poivrés sont toujours aussi nombreux.

SAM_1157 SAM_1164SAM_1156

Les plus gros spécimens peuvent faire 20 centimètres de diamètre.

SAM_1167 SAM_1185

Nous avons rencontré peu de fleurs et de plantes pendant notre tour, mais beaucoup d'animaux comme des geais, des piverts, un héron, quelques limaces noires ou oranges, des merles et j'en passe. À gauche la trace d'une chevrette qui semble-t-il, était accompagnée d'un petit. À droite, l'une de ces charmantes limaces.

SAM_1170

Devant les champs cultivés, un observatoire permet de guetter
les sangliers qui font beaucoup de dégâts dans les cultures agricoles.

SAM_1186 SAM_1202

À gauche, le muguet qui depuis longtemps n'a plus de fleurs, continu d'exposer ses belles feuilles.
À droite le phytolaque, très toxique et invasif mais qui offre de belles fleurs parfumées.