lundi 23 janvier 2017

Transhumance dans le Pilat.

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Retour sur les premières activités pratiquées au sein de ma formation. Comme vous avez pu le lire ici et là, je suis actuellement en BTS GPN à AGROTEC Viene-Seyssuel. Je me plais énormément dans cette formation, en particulier à travers les différentes disciplines étudiées comme l'économie, la biologie, l'agronomie ou l'aménagement, mais également à travers les différents travaux pratiques proposés et surtout, les actions de terrain. En début d'année nous avons pu partir à la découverte du Pilat plus particulièrement de l'activité pastoral. Trois semaines plus tard, nous avons pu suivre la transhumance de près.

 

Les brebis des alpages.

Nous avons pu rencontrer Sylvain, jeune agricultueur dynamique qui comme ses parents, fait paître son troupeau de 300 brebis à viande dans les cimes du Pilat. Le partenariat passé entre le parc régional et les éleveurs à pour but de maintenir le paysage ouvert et ainsi de préserver les milieux typiques de cette zone de montagne ainsi que d'entretenir les circuits de randonnée qui sont fortement fréquentés l'été.

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Le border collie.

 Le border collie est un chien de berger très dynamique qui a besoin constamment de dépenser son énergie. La race n'est pas très ancienne, celle-ci est reconnue depuis l'année 1893 bien que sa présence parmi les troupeaux comme chien d'utilité soit plus ancienne. C'est un chien qui est apprécié pour sa réactivité, sa rapidité, son enduranceb et son très bon caractère qui font de lui un compagnon attachant et dévoué.

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Le marteloscope.

Nous avons pu le temps d'un après midi nous exercer au marteloscope. Cet outil développé par le parc régional du Pilat à pour but de montrer aux différents acteurs la perception que peuvent avoir les uns et les autres de la forêt et la gestion de celle-ci. Il permet ainsi de confronter les différents points de vue mais aussi de trouver des consensus pour préserver les arbres et espèces remarquables qui font la richesse d'un boisement.

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Le début de la transhumance.

Le temps est superbe pour descendre de la montagne bien qu'un petit air frais souffle au sommet et pour cause, il est encore tôt quand nous partons accompagner les brebis. Nous sommes pour la peine bien entourés, un groupe d'amoureux de la nature fait et de randonnées fait la route avec nous ainsi que les bergers d'expériences, les éleveurs, leurs proches et de quelques ânes, renouants ainsi avec la tradition.

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Accomapgner un troupeau.

 Cette expérience ne va pas sans ma rappeler celle que j'ai pu avoir lors de mon premier wwoofing avec les 5000 chèvres et moutons de la ferme Leyssart. Accompagner un troupeau n'est pas de tout repos, il faut s'assurer que les animaux suivent le chemin et ne s'épparpillent pas dans le bois ou les champs, que certains ne s'éggarent pas, qu'ils ne mangent pas les fleurs de la voisine et qu'ils arrivent dans la bonne pâture.

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Les fruits de l'automne.

Cette traversée des forêts du Pilat nous a permit de voir quelques beaux fruits comme ceux du sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia) et même de profiter des champignons qui étaient pour lors encore de sortie comme ce très beau cèpe de Bordeaux (Boletus edulis). Pour l'occasion une rencontre avec le groupe de mycologie de Givors était proposée à l'arrivée au village sur la zone de pâture.

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Le mot de la fin.

Je trouve toujours ça dingue de pouvoir vivre des expériences comme celle-ci dans le cadre d'une formation relativement scolaire, et sincèrement, ça me plaît énormément. Je dois avouer qu'il était un peu dur pour moi de me faire à l'idée de retourner sur les bancs de l'école, 3 ans après avoir obtenue ma licence et commencé à travailler, mais je peux dire sans mal que je ne regrette absolument pas ce choix.

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jeudi 5 mars 2015

Mon salon de l'agriculture.

 

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Du 21 février au 1er mars, à Paris, c'est déroulé le salon international de l'agriculture. Cette rencontre annuelle au coeur de la capitale réuni un grand nombre de visiteurs et est un rendez-vous incourtounable pour nos chers hommes politiques (et les quelques dindes miss en manque de popularité). Alors personnellement je ne suis jamais allée à cette foire (à lire dans les deux sens) mais l'envie ne m'en manque pas. Ici et là je lis des avis très négatifs sur celle-ci (ça pue, c'est cher, c'est une machine à fric, c'est pour les bobos) et d'autres très bons (c'est joli, on sait à quoi sa ressemble un pécore, on se croirait chez mamie Suzette) ... et la plupart du temps il faut le dire, ils sont très cons. Je dirais que d'un côté on ne peut que saluer le fait que cette manifestation permet aux citadins et en particulier aux enfants de voir de leurs yeux ce qui est un animal de ferme et l'agriculture, d'un autre on ne peut que déplorer la présence de grosses filiales comme Mac Do (WTF !?! même si je comprends leur présence). Bref, mon propos n'est pas là. De la médiatisation du salon (parce qu'à la TV et à la radio on n'y échappe pas), m'est venue l'idée de publier un article sur "Mon salon de l'agriculture" en présentant les diverses espèces animales de ferme que j'ai pu rencontrer et/ou qui font mon quotidien. Suivez le guide (bon contrairement au rassemblement parisien, je n'espère pas attirer 691 000 visiteurs).

 

Âne, mon ami :
Les ânes sont des animaux doux et intelligents, qui doivent leur réputation de bêtes têtues à leur détermination. Dés qu'ils perçoivent un danger, ceux-ci stop net jusqu'à être sûrs de ne plus rien risquer. Les ânes domestiques descendent tous des ânes sauvages originaires de la corne de l'Afrique. Leurs populations sont en baisse et la plupart d'entres eux sont proches de l'extinction.

P2280076L'âne de Provence :

Commun dans le Sud-Est, ce petit âne rustique peut parfois être confondu avec l'âne du Contentin (typique lui du Nord-Ouest) à cause de sa belle robe grise et la croix noire qui longe son dos. Depuis le XVe, il accompagne les moutons en transhumances dans le Dauphiné, la Basse-Provence et la Haute-Provence. Piètre monture, on charge sur son dos les agneaux trop petits ou trop faibles pour suivre le troupeau.

Calme et patient, aujourd'hui on le rencontre surtout chez les particuliers qui l'affectionne pour son bon caractère qui rend son dressage facile et, chez les professionnels de la randonnée. 

Durée de vie : 
35 à 45 ans, parfois plus.
(Ma grand-mère aurait connu un âne vieux de cent ans !).

Taille :
- pour les mâles : 120 à 135 cm.
- pour les femelles : 117 à 130 cm.

 

SAM_6684L'âne des Pyrénées :

Originaire de du Sud-Ouest de la France, c'est un des ânes les plus menacés en France. Plus petit que le Catalan, il est typique de la Gascogne et desPyrénée. Ayant la chance d'en rencontrer à la ferme de Lessart du conservatoire d'Aquitaine, j'ai pu constater que cette animal était taillé pour l'effort.

On comptais en 2013 environs 87 naissances ou du moins, 87 naissances déclarées, ce qui est une bonne nouvelle quand on sait qu'il reste environs 700 de ces ânes à travers la France et pas bien plus de part le monde hormis du côté de l'Espagne mais cela reste à confirmer. Là encore l'action des particuliers et des passionnés a été salutaire.

Durée de vie :
Là aussi 35 à 45 ans.

Taille :
- petit gabarit : 120 à 135 cm
- grand gabarit : 135 cm et plus

 

Le mot de la chèvre
La chèvre n'a pas toujours eu bonne presse. Ami des sorcières, son mâle le bouc incarne même l'ennemie suprême des inquisiteurs, le Diable. Les sorcières, paraît-il, en chevauchaient pour se rendre au Sabbat (instant occulimse hé hé). Mais je vous rassure, c'est une bien brave bête. Affectueuse et câline, la chèvre produit un lait digeste qui entre dans la composition de nombreux fromages.

SAM_6065La chèvre des Pyrénées :

Voilà une autre espèce rencontrée à la ferme de Leyssard. Ces superbes chèvres ont bien failli s'éteindre dans les années 80 (alors que l'espèce à plus de 5000 ans !). En 2010 on en dénombrait 3000. Depuis peu on les voit revenir dans le paysage local d'Aquitaine. Élevées dans des troupeaux en plein air, elles entretiennent le milieu en se déléctant de ronces et préservent ainsi de nombreuses espèces typique de la région.

Les mâles possèdent des cornes impressionnantes, pouvant avoir jusqu'à un mètre d'envergure ! Robustes, elles nécessitent peu d'attention hormis quelques carresses bien placées sur la croupe.

Durée de vie :
10 à 15 ans.

Taille :
environs 75 à 85cm au garot.

 

Les doux moutons :
Les moutons sont des animaux communs dans nos campagnes. Ils sont les descendants du mouflon (mais du quel ? il faudrait se pencher sur le côté des races de mouflons asiatiques). Longtemps l'élevage de ces bêtes fût réservé aux monastères, en particulier pour leur peau qui permet de réaliser les précieux parchemins.

P8300955Le mouton d'Ouessant :

Ce petit mouton breton n'est pas nain mais bien une espèce à part entière dont on ne connaît pas vraiment ses origines. On peut aisément l'identifier à ses cornes, sa petite taille, ses cornes et sa tête fine et saillante. Rare, lui aussi a bien failli disparaître. Rustique, ils sont doux et dociles, vivent en groupe sous l'autorité d'un mâle dominant et n'hésitent pas à fuir dès qu'ils sentent un danger.

Ce dernier est identifier aisément à l'aide de leur ouïe fine, leur odorat et leur bonne vue, héritage de leur ancêtre sauvage. Depuis 1976 une grande campagne est lancée pour sauver cette espèce. C'est chose faite depuis peu même si le nombre de têtes de bétail reste faible : tout au plus 5000. 

Durée de vie :
14 ans

Taille :
- mâle : 49 cm.
- femelle : 46 cm.

 

SAM_6405Le Mouton Sasi Ardi :

En voilà une espèce qui mériterait d'être connue ! Cette espèce typique du pays Basque a une jolie teinte ocre. Les agneaux naissant sont entièrement roux et prennent peu à peu leur couleur définitive. En France en 2013 on comptait 2500 de ces animaux (dont 2000 à la ferme Leyssart). Là aussi on se trouve devant des animaux rustiques vivants en pleine montagnes d'où son nom qui en basque signifie "brebis des broussailles".

Leur laine tombante n'est pas des plus simple a travailler et c'est surtout pour leur lait, leurs agneaux et leur viande que les brebis sont élevées. On l'a surnomme également brebis rousse.

Durée de vie :
environs 15 ans.

Taille :
- mâle : 65 à 70 cm.
- femelle : 60 à 65 cm.

 

SAM_7041Le mouton Île-de-France :

Cette race est l'une des plus communes en France parmi les 30 répertoriées sur le territoire. C'est une excellente race bouchère qui a une croissance rapide. Les brebis sont de très bonnes mères qui peuvent allaiter plusieurs petits à la fois. C'est aussi une espèce qui s'adapte facilement aux différents reliefs. On la retrouve ainsi dans les transhumances, dans les élevages intensifs et de plaine air, au sommet des montagnes ou dans les landes.

Son succès se conjugue à l'internationnal. Pour ne citer que quelques uns des pays à l'avoir adopter : l'Espagne, le Brésil, la Chine, la République Centre Africaine, l'Argentine ou encore l'Uruguay. Sa production est très encadrée.

Durée de vie :
17 ans.

Taille :
entre 59 et 61 cm.

 

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Le mouton landais :

Le mouton landais est l'une des espèces les plus ancienne de France ... et l'une des plus caractérielle (c'est du vécu !). Elle fût essentielle à l'économie des landes par la vente de sa viande et par son fumier. On garde en mémoire l'image de leurs bergers, dressés fiers sur leurs hautes échasses traversants les landes. 

Revenons à nos moutons. Rustiques, les brebis landaises on faillit s'éteindre en 1965 (il restait moins de 150 animaux). Aujourd'hui on compte 3000 têtes. Leur viande connaît un petit succès dans les filières courtes et on les emploie pour nettoyer les zones boisées ou laissés à l'abandon. es bons marcheurs ont les membres fins et élancés avec une toison très épaisse. 

Durée de vie :
15 ans.

Taille :
environs 60 cm.

Tout est bon dans le cochon :

S'il n'est pas l'embême de notre pays, il n'en demeure pas qu'il est celui de nos campagnes. Le cochon nommé porc est issu du sanglier de nos belles forêts. Comme lui, il raffole des glands, des racines et des tubercules. Et qui l'aurait cru ? Ce ne sont pas les gaulois qui rôtissaient entier le belle animal bien qu'ils l'eurent beaucoup apprécié mais les romains !

SAM_5929Le porc Gascon :

Nommé porc noir ou noir de Bigorre, c'est un animal qui n'a pas beaucoup évolué. Son aspect est proche du sanglier, ne serait-ce que par son poil noir dru mais ces grandes oreilles lui couvrant les yeuxrévéle son côté domestique. On doit la sauvegarde de l'espèce à une dizaine de truies et deux verrats retrouvés dans une petite exploitation. De croissance lente, le porc Gascon est élevé en semi-liberté ou en liberté où il se nourrit de glands et de racines.

Sa chair persillée et sa rareté font monter les prix et un cuissot peut se vendre au prix fort. Vigoureux et sociable, il s'adapte à toutes les conditions, en particulier à la chaleur mais ne craint pas non plus le froid voire la neige.

Durée de vie :
20 ans.

Poids :
- mâle : 350 kg.
- femelle : 250 kg.

Le cheval, fascination de l'Homme :

On ne trouve plus de chevaux sauvages ou du moins, d'espèces de chevaux sauvages comme on en trouvait il y a 30 000 ans. Ceux qui ont eu la chance de retrouver les grands espaces loin des hommes sont les descendants d'animaux domestiques. Aujourd'hui l'origine de leur domestication reste encore inconnue.

P5301924Le cheval comtois :

Ce cheval de trait massif originaire de Franche-Comté trouve ses origines dans l'époque romaine. Contrairement aux clichés véhiculés par les films et les reconstitutions historique, c'est ce chevalet non de grands étalons élancés qui servaient de montures aux chevaliers qui s'affrontaient dans les joutes ... on peut dire qu'ils n'avaient pas froid aux yeux.

Arrive l'invention de la poudre et des armes à feu. Les chevaux quittent les ferment où ils sont utilisés pour le laboure et pour débarder les bois. Les voilà embauchés dans les guerres Napoléoniennes à tirer les canons. Celles-ci auront de peu leur peau. Ce n'est qu'au 20e siècle que l'espèce retrouve une effectif stable.

Durée de vie :
30 ans.

Taille :
entre 1,50 m et 1,65 m.

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Le poney Pottok :

Ce petit poney Basque (dont il est l'emblême de la région) est une sacrée tête de mule. C'est la seule race équine à vivre encore en liberté en France métropolitaine, dans les ajoncs et les bois qui couvrent les Pyrénées. Autrefois on l'utilisait pour les petits travaux en moyenne montagne, là où il fallait emprunter d'étroits sentiers pour rejoindre les villages isolés.

On compte en France 6000 Pottoks, dont la plupart sont élevés en pleine air, ce qui les rends sauvages. Leur capture et leur marquage est l'occasion pour les éleveurs d'organiser de grandes manifestations, leur caractère et leur indépendance rendant leur approche complexe.

Durée de vie :
17 à 20ans.

Taille :
entre 1,20 et 1,30 m.

 

La vache, mère nourricière :

Depuis la nuit des temps l'Homme fréquente et représente les bovins. En Europe, c'est sur les parois des cavernes qu'ils apparaissent. Il s'agît de l'auroch, ancêtre de nos vaches et taureau. Animal robuste il a disparut aujourd'hui mais d'après les écrit, cet animal se rencontrait le plus souvent dans les marais et les épaisses forêts.

SAM_8437La vache tarentaise :

C'est sans conteste la reine des montagnes ! La tarine comme on aim l'appeler ici est une belle vache à la robe fauve et aux yeux noirs entourés de longs cils. Facile a élever et de bon caractère, elle est rustique mais productive. C'est une très vieille race qui fût même décrite par le romain Pline l'Ancien.

Innombrables en Savoie, ces petites vaches se démocratisent peu à peu dans toutes les Alpes puis dans les années 70 au Maghreb où leur robustesse en fond des animaux de choix. Encrée dans les montagnes, la race tarentaise entretiens les espaces alpins préservant ainsi de nombreuses espèces de plantes mais aussi d'animaux.

Durée de vie :
20 ans.

Taille :
- mâle : 140 - 145 cm.
- femelle : 130 - 135 cm.

 

P9120043La vache charolaise :

En voilà une belle bête. Longtemps élevé pour les travaux de trait, la charolaise ne l'est plus que pour sa viande et son lait. Une vache peut atteindre 1200 kg, un boeuf parfois plus de 2000 kg ! Originaire du Nord de Lyon, on la trouve partout en France et même en Angleterre ou aux États Unis où elle rencontre un grand succès au près des éleveurs.

Blanche ou crème, sa résistance lui permet d'affronter tous les milieux même si elle se plaît moins bien dans les zones de fortes chaleurs. Belle laitière, c'est la meilleure race productrice du pays. Bémol, les veaux sont si gros que souvent ils naissent par césarienne. Les jumeaux ne sont pas rares non plus.

Durée de vie :
25 ans.

Taille :
145 cm au garrot,
jusqu'à 155 cm pour les plus gros taureaux.

 

P5111169La vache Prim'Holstein :

C'est la championne des laitières ! Ses mamelles imposantes lui on value d'être la vache le plus courante dans les élevages industrielles car ses pies s'adaptent bien aux trayeuses mécaniques. Sa robe noire et blanche est désormais représentative de la vache en elle même et plus largement, du monde agricole et campagnard. De plus son lait est très riche en matières grasses ce qui permet la production de fromages et de beurres à grande échelle.

Apparut au début du XXe, elle tient son nom de ses ancêtres hollandaises venues... d'Amérique ! Mais ce n'est qu'en 1990 qu'elle prend son nom. On compte plus de 3.100.000 bêtes à travers l'Hexagone. 

Durée de vie :
20 ans.

Taille :
- femelle : 145 cm.
- mâle : 165 cm.

 

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La vache lourdaise :

Encore une qui est passée pas loin de disparaître pour de bon. En 2011 on comptait 220 de ses vaches, en 1990.... 27! Comme quoi il s'en est fallu de très peu, je dirais même mieux, d'un poil de boeuf ! Dans les année 80 il ne restait plus qu'un seul taureau reconnu pour faire de la monte .... bref une catastrophe mais aujourd'hui les choses vont un petit peu mieux.

Depuis peu, de grandes campagnes de pubs et de promotions sont montées pour faire connaître cette race typique de la région Midi-Pyrénée. La production s'oriente vers la production de veaux de lait en pleine air. Ceux-ci sont réputés pour leur grosseur, leur fine ossature et leur chair claire.

Durée de vie :
environs 20 ans.

Taille :
135 cm.

 

Les biens nommées gardiennes : les oies :
Les oies sont de oiseaux intelligents qu'il faut cependant surveiller quand elles sont laissées en pleine air au risque de les voir se perdre. Bonne à tout faire elle joue le rôle de chien de garde (on connaît tous l'histoire du Panthéon romain décrite par Pline), donne des oeufs et un très bon duvet et bien souvent, finie rôtie.

SAM_6557L'oie d'emben :

Espèce issue de l'oie cendrée, elle porte le nom de la ville allemande qui l'a vu naître. Très grande et gracile, de l'oie on peut parfois la confondre avec les cygnes quand elles se barbottent sur les plans d'eau d'où son surnom d'oie-cygne. On en compte de pure race environ 1000 dans le pays.

Cette espèce a été selectionnée selons trois critères, d'une part pour sa chair, d'une l'autre pour ses qualités de gardienne efficace et plutôt bruyante et enfin poir sa couleur blanche immaculée. Séléction après séléction elles ont perdu l'instant maternel et ce n'est que rarement qu'on peut les voir couver. Elles deviennent alors de très bonnes mères.

Durée de vie :
8 à 25 ans.

Poids :
4 à 8 kg.

 

    

Sources :

Web

http://www.salon-agriculture.com

http://www.haras-nationaux.fr

http://www.chevredespyrenees.org

http://www.mouton-ouessant.com

http://fr.wikipedia.org/wiki/Xaxi_Ardia

http://www.mouton-ile-de-france.com

http://www.racesaquitaine.fr

http://labbe.arue.over-blog.com

http://www.porc-noir-gascon.com

http://www.pierre-matayron.fr

http://www.hippologie.fr

http://www.chevalcomtois.com

http://www.race-tarentaise.com

http://www.lavache.com

http://www.midipyrenees.fr

http://volaillepoultry.chez.com

http://poulesetcie.com 

Ouvrages

"Le Bestiaire Fermier", Jean-Baptiste de Panafieu, éditions Plume de Carotte, 2011.

 

mercredi 24 septembre 2014

Fête Médiévale de Saint Geoire en Valdaine, 7e édition (2014).

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Comme tous les ans, la fête médiévale de Saint Geoire en Valdaine s'est déroulée le dernier week-end d'août, c'est à dire le 30 et 31 du même mois (et en compagnie de mon éternelle acolyte Poppy). Cheveux, rapaces, symtalbanques, ours et musiciens ont déambulé sur le site de la Combe parmi les stands et les ateliers. Aperçu en images.

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Le village de Saint Geoire en Valdaine se situe en Isère et est traversé par l'Ainan classé Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. C'est un ancien fief catholique qui résista aux huguenots et se tient en dehors des actes de la grande révolution, jouant tout de même un rôle dans celle-ci en conservant en sûreté les clés des portes de Versailles.

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"La Médiévale 2014 de Saint Geoire en Valdaine [...] a été un énorme succès, que ce soit par la qualité des spectacles et animations proposés, mais également au travers d'une affluence record ! L'esprit de cette médiévale, festif, familial, sans faux rythme a marqué les esprits des visiteurs venus de très loin pour certains, mais également celui des artistes présents pour animer la fête."

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 Le mouton d'Ouessant (Ovis aries) ets une race de petits moutons à viande élevés à l'origine pour servir de vivre sur les navires. Robustes, ils peuvent s'acclimater aux pires conditions. Ils ont bien manqué de disparaître mais aujourd'hui l'espéce a été sauvée grâce à quelques passionnés.
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On rencontre beaucoup de personnages atypique à l'occasion de ce week-end chevaleresque et pour cause, le public est invité à se présenter à billetterie costumé. C'est un véritable défilé au quel on peut assister et bien que l'on dénote quelques anachronismes, il reste du plus bel effet.

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Nous voilà plongé au coeur du camps sobrement nommé "Le Clan des K" (oubliez le jeu de mot douteux !). Chaudronnerie, armurie et bien sûr herboristerie font parties des ateliers proposés aux visiteurs sans oublier e stand des archers ou comme l'an dernier, petits et grands peuvent s'excercer.

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Puis de fût autour des Alvarez de la compagnie de l'Entr'Act d'animmer le site médiévale. Ces troubadours touche à tout sont à la fois musiciens, circassiens, escrimeurs, chanteurs, comédiens et poètes. Née en 1994,cette troupe aux inspirations oniriques et féeriques nous a enchanté.

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La corde lisse est l'un des arts les plus difficiles du cirque qui demande énormément de force. Autour d'un corde épaisse en coton l'acrobate doit réaliser plusieurs figures comme le plongeon, le front flip, le crochet, le tampo swing ou encore le drapeau le tout à une hauteur vertigineuse et souvent sans filin. C'est un des numéros emblématiques du Cirque du Soleil.

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Pour rencontrer cette joyeuse ribambelle et avoir une aperçu de leurs spectacle c'est pas ICI.
"Sortie tout droit de la musette d'une petite poignée de doux rêveurs, passionnés de spectacle vivant, Entr'Act voir le jour en 1994. D'abord spécialisée dans l'escrime artistique, discipline qui donnera à la troupe ses premières lettres de noblesse, Entr'Act ne cessera d'évoluer, explorant avec passion et gourmandise tous les domaines du spectacle, du théâtre à la musique, en passant par la danse et les arts du cirque."

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Quel plaisir d'assister à nouveau au vol des rapaces. Cela ne vas pas sans rappeler le spectacle du parc zoologique de Barben de cet été. En haut, un superbe harfang des neiges (Bubo scandiacus). A la différence des mâles entièrement blancs, les jeunes et les femelles sont moucheté de brun sombre. En bas et plus proche de nous, un jeune hibou grand-duc (Bubo bubo). On le rencontre presque partout en Eurasie sauf dans l'extrême nord. Comme pour le harfang son vol est agile et silencieux.

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Le faucon pèlerin (Falco peregrinus) est un rapace robuste que l'on retrouve dans toutes les parties du globe ce qui est assez exceptionnel. Chasseur avisé, il se nourrit d'autres oiseaux qu'il percute en plein vol. Il est a se titre l'oiseau le plus rapide du monde en piqué, il peut facilement dépasser les 350 km/h ! Comme tous les rapaces français il est protégés. Ceux présentés ici proviennent d'élevages.

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Et comme à Barben il nous a été donné de voir mon oiseau adoré, le pigargue à tête blanche  (Haliaeetus leucocephalus). C'est l'emblème des États-Unis que l'on retrouve sur le blason du pays. C'est un pygargue pêcheur aux serres puissantes, au bec acéré et aux ailes puissantes. On le rencontre du Nord de l'Alaska au Sud du Mexique. C'est un oiseau sacré pour de nombreux peuples amérindiens et souvent, leurs plumes blanches ornaient les coiffes des grands chefs. .

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Le messager sagittaire est aussi nommé secrétaire (Sagittarius serpentarius). Féroce prédateur, il préfère se déplacer en sautillant sur ses longues pattes aux griffes acérées. Sauterelles, rongeurs, tortues et serpents composent son régime alimentaire. C'est un animal menacé.

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a buse de Harris (Parabuteo unicinctus) se rencontre elle en Amérique Centrale. Elle a la particularité de chasser en groupe de 4 à 6 individus ce qui la rend redoutable. C'est l'un des oiseaux les plus utilisés pour l'effarouchement des étourneaux, des goélands, des moineaux ou des pigeons.

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L'aigle royal (Aquila chrysaetos) et avec le vautour fauve le rapace le plus connu des Alpes. On le rencontre dans tout l'hémisphère Nord. En mongolie, les chasseurs emploient les femelles de la sous-espèce eurasienne pour pratiquer la chasse au loup (car plus grandes et plus puissantes). Eduqué dès le plus jeune âge, l'aigle est relaché quand il atteint sa maturité sexuelle pour perpétuer l'espèce.

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Que serait une fête médiévale sans chevaliers? Et quels types de jeux pratiquaient les chevaliers? Les distractions avaient lieux pendant de grands tournois. Les concurrents avaient pour épreuves de taper des cibles, éviter des obstacles, harponner des fruits ou des boucliers et bien sur, à l'aide de longues lances, de désarçonner leurs adversaires.

En somme, voilà un bon week-end qui ravira les petits comme les grands. N'oublions pas le fabuleux banquet du soir ponctué par le vol des rapaces, de chansons, de danses et de vin à volonté (hip) ! Pour avoir toutes les infos c'est par .

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mardi 26 novembre 2013

Mon premier Wwoofing: à la ferme Leyssart.

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(Environs 2500 moutons landais et 250 chèvres des Pyrénées paissent tranquillement sous le regard attentionné des bergers.)

Que dire pour débuter? Que du 4 au 24 novembre 2013 je m'en suis en allée en terre d'Aquitaine, entre la Gironde et la Dordogne à Puynormand et plus exactement à la ferme Leyssart pour m'initier à l'élevage et la conservation d'espéces domestiques rares voir en voie d'extinction. Me voilà ainsi embarquée pour 9 à 10 heures de train, en passant par de nombreuses villes avec l'intercité: Voiron, Lyon, Montpellier mais aussi Sète où du train j'aurais la joie de voir des flamands roses, la mer et l'étang de Thau, Bézier, ses vielles pierres et sa cathédrale, Narbonne, Carcassonne, Toulouse, Montauban, Agen, Marmande, Montpellier ainsi que St Seurin sur Isle. Bref, un joli parcours.

Avant de commencer, je tiens à présenter et à remercier les différents acteurs de mon séjour qui ont été formidables.

Les woofers Simon, Alice, Rodrigo, Lucas, Alexandre et Sophie. Les bergers et apprentis bergers et chevriers Boris, Sarah, Emilie, Camille, Quentin et Baptiste (et son malinois Aïko). La secrétaire Marine et Dominique, propriétaire et exploitant de la ferme, riche en conseils, en connaissances et parfois en utopies.

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La bâtisse où je suis accueilli est jolie et sans prétention. Une grande pièce fait office de salle de vie: on y cuisine, on y mange, on y joue et on y lit. Une grande cheminé et un poêle à bois chauffent le tout. Le mobilier est simple comme les conditions de vie, ce qui me va bien. Des caravanes et un mobile-home accueillent les wwoofers de passage. Néanmoins il y fait froid (hormis dans les deux chambres à l'intérieur qui bénéficies du chauffage). À mon sens il y est plus agréable d'y séjourner à la belle saison.

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Polochon est l'une des stars de la ferme. Avec sa soeur Gribouille et les chattes de la maison, l'adorable chaton anime nos soirées par de nombreuses pirouettes et bêtises qui bien souvent, entraient les fous rires.

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Il y a de nombreux chiens à la ferme, et le plus vaillant de tous est Toto, alias Pirate (1) qui n'a pas laissé insensible Simon. Fidèle, ils nous a suivi partout tout au long du séjour. Zonza (2), le chien de Sophie a subi de temps à autre nos éclairs de génie. Ces jours-ci à la ferme il y a eu de nombreuses naissances. En tout, c'est quatre portées de chiots qui braillent ici et là. Les chiots (3 et 4de la brave Duma, chien de berger et de Lancelot, gardien du troupeau sont de loin les plus beaux. 

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(Ici Rodrigo et Dominique qui attrapent un mouton pour la vente.)

Revenons en au but de la ferme. Leyssart fait parti du Conservatoire d'Aquitaine, en parti fondé par Dominique. Elle a pour but comme il est dit plus haut, de préserver des espèces animales domestiques rares, en introduisant parfois des gènes d'autres espèces pour éviter la consanguinité. Certains animaux sont vendus à des fins reproductrices, d'autres pour leur viande ou le plaisir d'en posséder afin de mieux faire connaître ces races oubliées. Ainsi, et depuis 1992, Dominique a fait reconnaître puis réintroduire dans les clapiers le lapin-chèvre ou lapin-bicot qui connait un bel éssort.

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Les rouges du Roussillons sont des moutons originaires de méditerranée et plus anciennement d'Asie Centrale et du Moyen Orient. Élevés en parti à l'étranger pour leur lait, ils sont ici vendus pour leur viande. On reconnaît cette espèce à son poids (55 à 65 kg pour une brebis, 90 kg pour un bélier), à la robe sombre de l'agneau naissant, de son front bien particulier qui marque les globes oculaires et surtout, à sa laine blanche, à sa tête et à ses pattes rousses. La production de ces moutons commença il y a plus de 20 ans avec 12 brebis, à l'heure actuelle il y en environ 2000.

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La race Chinchilla a été ajouté puis assimilée petit à petit aux rouges du Roussilon pour éviter les désagréments que peut entraîner la consanguinité, chose courante dans les espèces à faible effectif.

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Autre espèce élevée, le mouton landais. C'est une des plus anciennes races de mouton français. Pratiquement disparu en 1965, il subsiste en grande partie grâce à cet élevage (on en compte 2500). Autrefois on l'élevait pour sa laine et surtout pour sa viande. La race a été standardisée très récemment, le terme Landais/Landaises désignant des animaux propres à un territoire s'étirant de Bordeaux aux Pyrénées. Les animaux peuvent être blancs, noirs mais sont le plus souvent tâcheté. Ils peuvent plus rarement être bruns. Bons marcheurs, ils sont petits et ont une épaisse laine.

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Les landaises sont connues pour leur fort caractère, leur témérité et leur goût pour la liberté ce qui explique pourquoi de temps à autre elles partent en vadrouille, laissant l'enclos vide et le berger dépité. Il y en aurait entre 3000 et 4000 en France. C'est cette race que les bergers landais gardaient du haut de leurs longues échasses.

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Avec les moutons se trouvent 250 chèvres des Pyrénées. Elles ont failli disparaître dans les années 80 et ont été reconnues comme race dans les années 90. Rustiques, elles produisent une viande de chevreau, un lait et un fromage de qualité. On en compte aujourd'hui 3000 sur le territoire français. On les reconnaît à leur long pelage, aux cornes majestueuses des boucs, à leur tête massive, à leurs oreilles lourdes. Autrefois on les plaçait en petits nombres dans les groupes d'ovins en estive pour satisfaire les besoins des bergers. En bas à gauche on peut voir la belle Gribouille, docile chèvre qui aime les caresses et en réclament bien souvent pour le plus grand plaisir des wwoofers.

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Une chèvre des Pyrénées peut produire jusqu'à 500 kg de lait par an! On en rencontrait dans les rues de Paris où la traite s'effectuait devant les clients. Aujourd'hui on commence à sélectionner l'esthétique de l'animal. Les défauts de mamelles, les poils cours, les petites cornes et les animaux possédants une bande noire sur le dos sont réformés.

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Avec le troupeau de landaises et de chèvres se trouve Jolie-coeur. Cette lourdaise (je reviendrai sur cette race) apprécie depuis plusieurs années la compagnie du troupeau. Séparée de celui-ci, elle a trouvé la route pour le rejoindre et depuis elle ne le quitte plus. Calme et douce mais avec un petit caractère tout de même, elle adore les caresses et se laisse parfois embêter. A l'occasion la voici coiffée d'une couronne de feuilles de chêne ( comme en haut à droite par exemple).

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A propos de lourdaises, en voici quelques unes. Dans les années 80, on comptait plus qu'une 30 aines d'individus, dont 4 taureaux. Aujourd'hui la ferme en compte environ 70-80 sur les 221 recensés en 2010. On reconnaît une vache lourdaise à sa couleur blanche, crème ou froment, à ses cornes en lyre, à son bassin ample et aux poils touffus de son front. De tempérament calme, les lourdaises sont douces et faciles à dresser (2 fois plus rapidement qu'une autre espéce). On tente de les réintroduire dans le schéma de production classique pour la viande de veaux. 

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Quelques souches de races anglaises ont été introduites à la race pour éviter que celle-ci ne disparaisse à cause de sa faiblesse génétique. C'est un animal typique des Pyrénées et du sud-ouest. Parfois elles aiment se balader. Le vieux taureau a fait escale dans le camping local, il sera rapidement ramené dans son prés.

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Autres vaches élevées ici, les béarnaises. Elles sont également 70 à 80 à vivre sur l'exploitation. Vaches typiques des Pyrénées, elels ont été alliées à la race Garonnaise en 1961 pour créer la célébre blonde d'Aquitaine. Suite à cela, on en comptait plus qu'une trentaines avec quelques tareaux. Rustiques, elles ont une robe le plus souvent froment, sont puissantes et charpentées. Leurs grands cornes sont un de leurs signes distinctifs avec leur tour d'oeil clair. Appelées aussi vaches blondes des Pyrénées, elles étaient employées pour les travaux des champs, en particulier dans les Landes et en Gironde. Elles donnent un lait riche et de bons fromages. En 2011 on en comptait environ 190.

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Autres animaux que l'on peut rencontrer à Leyssart, les ânes des Pyénées. Ils ont manqué de disparaître dans les années 90 mais reviennent en force, ils font d'ailleurs l'objet de contrôles et de sélections rigoureuses, le plus souvent par un jury de professionnels. Autrefois ils servaient de monture dans les montagnes à raison de son adaptation facile au climat rude. On l'employait pour effectuer les travaux agricoles ou les livraisons (à savoir qu'il peut porter le quart de son poids).

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On rencontre également une quarantaine de porcs gascons à Leyssart. Ces animaux typés sont réputés pour leur calme mais aussi pour la qualité de leur chair dont on tire des charcuteries vendues comme produits de haute gamme et leur résistance aux maladies. C'est une des formes dernières formes des porcs originels en France. En 1970 il manque de disparaître et une grande campagne de protection est mise en route. En 2008 on comptait 938 truies reproductrices. Il se caractérise par sa robe noire, sa petite taille et surtout, ses grandes et larges oreilles tombantes. 

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Et puis il y a aussi Serge, le lama, rebaptisé ainsi en raison des aventures de son collègue Bordelais. Docile il a droit, de temps à autre le matin à sa poignée de grains. Enfin ça c'est uniquement quand le vieux bouc ne vient pas lui chaparder sa part. 

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Il y a encore quelques pensionnaires à présenter, dont les oies (1) qui sont quatre et qui font la loi dans la basse cour, accompagnées de quelques poules landaises. Sur celles-ci, on peut lire ce petit extrait, sortie du site webqui  leur ait consacré (ici): "En 1987, un autre passionné se lance à son tour dans le sauvetage de cette race à la ferme-conservatoire de Leyssart, avec l'appui du Conservatoire des Races d'Aquitaine. Tout commence par une visite chez Guy Ribéreau-Gayon. "Au départ, nous devions nous retrouver pour aller voir des porcs gascons, se souvient Dominique Massoubre, mais il m' a montré les poules landaises qu'il tenait de monsieur Jourdan. Comme il avait des œufs, je suis reparti avec deux douzaines que j'ai aussitôt mises à couver sous une poule". De ces œufs naîtront quatre poules et un coq bien typés qui constitueront la base de l'élevage de Leyssart. Au début, Dominique Massoubre rencontre de nombreux problèmes liés à la consanguinité. Ses Landaises sont de santé fragile. Leur fécondité est mauvaise. Les poussins meurent jeunes. Les adultes restent fragiles et vulnérables aux parasites. L'emploi de vermifuge est indispensable pour les protéger.  "Les animaux que nous confions pour sauver la race étaient tellement fragiles qu'il s'en perdait beaucoup mais, petit à petit, les choses se sont améliorées avec la multiplication du nombre de reproducteurs. Ca a commencé à bien marcher quand nous avons atteint les quatre-vingts poules et vingt coqs".  Les efforts de Domimique Massoubre qui avait misé sur un élevage en liberté avec un maximum de reproducteurs portent enfin leurs fruits. Les poules deviennent progressivement moins délicates. Par contre, le travail de sélection sur le phénotype reste, lui, plus aléatoire. L'apparition de plumes rouges parmi les lancettes du camail sera longue à résorber et une partie des petits ne sont toujours pas parfaitement typés. S'il est relativement aisé d'obtenir de beaux oreillons jaunes chez les coqs, il en va tout autrement chez les poules (sauf celles qui sont restées très consanguines) dont le jaune a tendance à ternir et à virer au blanc quand elles commencent à pondre. Mais petit à petit, les choses progressent. On notera que, si elles ont toutes les deux été couronnées de succès, les démarches de Dominique Massoubre et d'Alain Dabé sont diamétralement opposées. Le premier a misé sur un élevage en totale liberté, en partant du principe que les coqs vont naturellement s'accoupler avec les poules les plus éloignées génétiquement. Le second a opté pour une maîtrise de la reproduction par couples comme le font les colombophiles, un marquage des petits, une gestion rigoureuse des accouplements, des lignées et de la consanguinité dont il faut "user mais ne jamais abuser", tient-il à préciser." On trouve aussi le lapin-chèvre (2) présenté au début de cet article et 7-8 dindes et dindons gascons (3), qui autrefois étaient élevés pour leur chaire tendre et menés tel les moutons dans les bois et près où ils se nourrissaient de divers graines et insectes. Aujourd'hui on compte une cinquantaine de reproducteurs à travers le pays. La bergerie se prépare pour l'agnolage, d'ailleurs son premier agneau biberon est arrivé (4). Rajoutez à tous cela deux tortues et une jolie tourterelle qui blessée, a trouvé refuge dans cette arche de Noé.

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Rajoutons à cela une vingtaine de Pottoks. Ces petits chevaux basques sont emblématiques de la région et on peut en croiser de temps à autres à l'état sauvage dans les Pyrénées où ils nettoient les flancs rocheux. Ceux de la ferme ne sont pas toujours faciles à approcher. Cependant une bonne poignée de pain dur suffit (parfois) à les faire venir. Aujourd'hui on en recense 6000.

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Robustes, on les utilisait pour transporter la contrebande et les marchandises. On les utilise aujourd'hui pour l'attelage. De la ferme, deux grands étalons à forte renommé on été sélectionné pour la monte publique, permettant un brassage génétique plus important chez cette espèce qui présente une gamme de couleur importante mais qui à l'origine était noire.

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(Ici le troupeau de landaises en transhumance face au point culminant de la Gironde, 119 mètres, où elles iront bientôt pâturer.)

Mais la conservation n'est pas l'unique but de la ferme. Moutons et chèvres (rappelons que le troupeau de Landaise est le plus grand d'Aquitaine et que celui de rouge roussilon en est le deuxième), partent tout les 2 à 4 jours en transhumance dans les vertes pâtures. En effet la ferme ne possède que 10 hectares de terre (Dominique se définit à ce titre comme berger sans terre). Pour nourrir tout ce petit monde, les voisins et exploitants locaux prêtent pour, 1, 2 voir 3 jours leurs terres. Les bénéfices sont nombreux, en voici quelques uns:

- Dans les vignes ils nettoient les mauvaises herbes et les ronces, en particulier dans les vignobles bio.

- Dans les friches ils rendent des zones inexploitables pour l'Homme propices à l'agriculture et à l'élevage.

- Dans les prés, ils fertilisent le sol et accélèrent pour la fauche la pousse de l'herbe broutée.

- Dans les parcs des châteaux, ils nettoient les allées, les bois et les pelouses.

- Ils font revivre tout un pend traditionaliste issu de nos belles montagnes.

- Ils sont une alternative efficace aux pesticides et aux engrais chimiques.

- Ils désherbent les repoussent indésirables de céréales ce qui permet aux agriculteurs de ressemer sans travailler longuement la terre.

Mais cet technique demande une bonne connaissance des sols et de la composition des herbes et des plantes présentes. En effet, donner trop ou pas assez d'un certain type d'alimentation aux brebis peut leur donner des graves soucis de santé.

Enfin il faut avoir une sacrée mémoire, en effet le lot de terres mises à disposition varie entre 1500 et 2000 hectares le tout sur de nombreuses communes. De plus les troupeaux se trouvent parfois à plus de 25 km de la ferme, ce qui demande une bonne maîtrise des petites routes locales.

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(Ici les rouges du Roussilon en transhumance.)

 C'est toujours un grand émerveillement quand les moutons traversent un village ou une lande par la route mais c'est aussi un bel effort de concentration. Il faut veiller à ce que les animaux ne soient pas trop stressés, ne soient ni trop lents, ni trop rapides, que le troupeau ne se divise pas en plusieurs groupes, que les animaux suivent, qu'ils ne partent pas manger les fleurs de la voisine, une vigne ou un champs de culture qui leurs sont interdits. Pour se faire il y a la voix du berger, le bâton de Dominique et les chiens de bergers qui sont rapides comme l'éclaire et tout aussi efficaces. À mon goût, la tension a été la plus grande les jours où nous avons dû passer le chemin de fer avec les 2000 moutons mais au final tout c'est très bien passé.

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Les agneaux rouge du Roussilon se différencient des adultes de par leur robe brun-rouge. Ils deviendront vite blancs et roux comme leur parents. Bien souvent, ils ne laissent pas insensibles les promeneurs, les habitants des villages et les automobilistes qui assistent au spectacle qu'est la transhumance. Il arrive parfois que l'on puisse parcourir jusqu'à 10 km dans une journée (chose qui reste rare) à raison de 3 à 4 km par heure.

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Entre chaque déplacement, les moutons sont arrêtés de temps à autre dans une friche ou une vigne pour se nourrir, se calmer, reprendre des forces, allaiter leurs petits voir piquer un somme. 

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Il n'est pas courant de voir des moutons pâturer dans les vignes, pourtant c'est une pratique ancienne. Elle est aisée ici car la plupart pour ne pas dire la totalité des vignobles ont mécanisé la récolte du raisin, les fils sont donc plus hauts et les ceps assez espacées ce qui empêche les moutons de s'y empêtrer et de les abîmer. Testé en pâturage expérimentale il y a plusieurs années, l'emploie de moutons pour désherber les vignobles s'est relevé être concluant. Et les vignes, ce n'est pas ce qui manque, en effet de nombreux domaines prestigieux entours la ferme. C'est là que sont produits le Saint Emilion ou le Castillon ainsi que de nombreux Bordeaux supérieurs. N'oublions pas non plus le domaine Moulin Tendresse et bien d'autres par le quel les moutons ont transhumé.

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À Nastringue, nous avons la chance de faire un super tour de remorque atteler à la tondeuse du propriétaire du domaine local qui pour quelques jours a mit à disposition 20 hectares de champs, de repousses d'avoine et de vignes pour les brebis. Entre les salades et les poireaux, c'est confortablement installés que nous visitons ce petit coin verdoyant.

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Au domaine Pitray, chèvres et moutons ont pour mission de nettoyer les bois, ronciers et champs de la haute végétation qui les envahissent. Cela donne des scènes assez incroyables où l'on peut voir les animaux crapahuter devant le château et la chapelle de style néo-gothique. Dans le sous-bois, de drôles de bolets, qui me sont inconnus, poussent sous les chênes chevelus (ils tirent leur nom des longs poils qui se trouvent sur les glands). On pourrait croire qu'il s'agît de pains de cake. Le pied est fragile et presque creux avec une sorte de moelle, le chapeau est roux, la chair blanche, les tubes crèmes. Merci à Mjlamarque pour les précisions, les bolets inconnus sont des bolets châtains à pieds creux.

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Garde au wwoofeur qui laisse son sac sans surveillance! Friands de grains et de pain sec qui parfois servent à mener le troupeau vers une nouvelle pâture, les moutons attirés par l'odeur du pique-nique peuvent se montrer très curieux voir légèrement envahissants.

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 Autre surprise, dans un petit coin de forêt, un grand champ se dresse et au milieu de celui-ci un charmant cottage anglais. C'est là que vit une professeur de littérature britannique de 75 ans. Depuis plus de 15 ans, elle fait venir les moutons chez elle pour nettoyer ce petit coin de paradis entouré de ruisseaux et de grands chênes qui commencent à jaunir.

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Le point culminant de la Gironde (119 mètres) est propriété de l'armée. Aujourd'hui entièrement informatisé, le petit complexe qui se trouve sous les grandes paraboles à longtemps était occupé.

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Pour protéger tout ce petit monde des vols (bien trop fréquents) et des attaques de chiens errants mais aussi domestiques, les chiens de garde sont affectés aux troupeaux. L'idéal est de faire téter au pie des brebis le jeune chiot pour qu'il s'identifie aux moutons. En général on le place très tôt, parfois avant son sevrage dans la bergerie. Au troupeau des landaises, Dora et Lancelot (1 et 2) montent la garde. Ce sont deux gros pépères adorables (une patou et un patou croisé chien de chasse)  qui aiment de temps à autre faire une petite sieste. Aux rouges du roussillon on trouve Éponyme (3 et 4), une 3/4 patou, ou passetou comme dit Dominique bien brave qui adore les caresses. 

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Parole est la chienne avec laquelle nous avons travaillé, du moins pendant mon séjour. Vive et affectueuse, elle est un excellent chien de berger. Droit, gauche, passe, derrière, stop sont quelques uns des nombreux ordres qu'elle connaît, sans oublier le fameux "hop hop hop" où elle vient poser ses deux pattes avant sur les jambes des apprentis bergers.

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Passage par la Dordogne, au plus loin de la ferme, où les rouges du Roussilon passeront quelques jours. Avec les nombreuses et fortes pluies, le niveau de l'eau est assez élevé. Sur la rivière, cormorans, mouettes, hérons cendrés et cygnes nous ont offerts un joli spectacle. Les moutons pâturent à proximité d'une pépinière qui fait aussi roseraie. Déjà les sapins de Noël sont conditionnés pour être vendus! Il s'agit d'une nouvelle espèce, d'un prototype de sapin squi une fois abattus restent verts pendant un an, d'où son conditionnement précoce.

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Le temps change, il pleut souvent. A mon arrivée les arbres étaient verts et en trois semaines je les ai vu devenir jaunes, rouges puis bruns. C'est là le signe de l'arrivée du froid et du raccourcissement des jours, il faut donc souvent presser l'allure pour ne pas finir le travail la nuit. Néanmoins, il y a toujours un moment où l'on peut prendre le temps d'admirer le paysage.

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A côté de château Pitray se trouve un cèdre du Liban multi-centenaire. Il aurait été planté aux temps des premières croisades et est classé. Comme on peut le voir sur la photo de droite (le bonhomme qui se tient droit est Dominique) il est immense.

SAM_6110Il appartient à un grand château aux nombreuses tours, passages secrets et remparts qui peut à peu sont envahis par les ronces et l'épaisse végétation. La propriétaire, âgée et malade, souhaite disparaître en même temps que son domaine. Voilà une histoire digne des épopées chevaleresques.

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Passer du temps avec les animaux, que ce soit pour la garde du troupeau ou poser des filets pour monter les parcs, permet d'assister à de drôles de scènes comme ici où les montons viennent réclamer des léchouilles à Éponyme qui n'a même plus le temps de faire sa sieste.

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Bref, voilà un aperçut de ce qui se passe à la Ferme Leyssart où les wwoofeurs ont fort à faire. L'activité principale se trouve aux troupeaux. Il faut monter et démonter à longueur de journée les parcs composés de filets électriques. Il faut aussi déplacer les animaux, attraper ceux qui sont malades pour leur donner les premiers soins, conduire la bétaillères pour charger ceux qui ne peuvent plus avancer, les dissuader d'aller dans les champs et jardins où ils ne peuvent pâturer, leur apporter le sel. À la ferme il y a aussi de nombreux travaux à faire: donner le biberon aux agneaux, nourrir les animaux de la bergerie (veaux, taureau, lama, chèvres, boucs, moutons...), nourrir et abreuver les chevaux, ânes, cochons, oies, poules, dindons et lapins, couper du bois de chauffe, faire et réparer les clôtures des vaches, porcs et chevaux, attraper les animaux en vadrouille et les reconduire dans leur parc, aller récolter les légumes du jardin, faire les pique-niques du midi et le repas du soir. On ne compte pas les heures et je dois parfois avouer que la notion de wwoofeur se confond avec celle d'employé. Il n'est pas rare de faire 10h par jours et il faut rappeler de temps à autre en quoi consiste le wwoofing.

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Quand nous sommes plusieurs à garder les moutons, nous avons tous plus ou moins du temps pour aller explorer les environs et répertorier les quelques plantes locales de saison.

1 et 2: Le fenouil sauvage, absent chez nous est courant dans la région. Il a une forte odeur anisée qui justifie son emploi dans de nombreuses liqueurs. Épluchées les tiges font office de bonbons. Les fleurs et les graines aromatisent les plats. Chez les grecs anciens, la plante est associée à la magie blanche et à Bacchus chez les romains. On l'emploi quand la digestion est difficile.

3 et 4: La cardère sauvage nommée "cabaret des oiseaux" se trouve chez nous aussi. Elle attire les oiseaux en particulier les chardonnerets avec ses très nombreuses graines.

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 L'empuse commune (qui est aussi le nom d'un démon) surnommée diablotin de Provence est ce drôle d'insecte qui ressemble à un mante religieuse (il appartient à la même famille) et qui d'ordinaire se rencontre dans les zones méditerranéennes. Il d'agit d'une femelle car ses antennes ne sont pas bipectinnées. Friande de mouches, c'est une prédatrice hors-paires qui peuve passer plusieurs semaines sans manger. Les jeunes adultes éclosent à la fin d'été, début de l'automne d'oothèques, de gros cocons. J'ai pris l'initiative d'en récolter quelques uns de mantes religieuses dans les champs, nous verrons bien le résultat.

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1: De nombreuses orchidées sont visibles dans les sous-bois et les bords de chemins et sont reconnaissables à leurs feuilles et à leurs fruits mais sans fleurs, difficile de leur donner un nom.

2: L'arum tacheté est consommé dans certaines régions et pays d'Europe après une longue préparation. Toxique il vaut mieux ne pas le manger ni le toucher.

3 et 4: De plus on peut le confondre avec la pulmonaire, plante médicinale qui tient son nom des tâches des ses feuilles qui évoquent celles que l'on trouve sur des poumons malades. En France il en existe 17 sous-espèces.

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On rencontre aussi le fusain d'Europe. Les belles baies oranges-dorées aux capsules roses sont très toxiques. Avec le charbon de son bois on obtient le fusain vendu dans les papeteries et les boutiques de loisirs. D'abords utilisé par les hommes préhistoriques dans les cavernes, il est employé par nos artistes pour réaliser des esquisses et des dessins.

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En plein novembre il fait froid, il pleut et on pourrait penser que les petits bêtes des campagnes ont fuit. Néanmoins on en rencontre ici et là qui semblent s'accomoder des conditions climatiques. Chenilles, araignées, cocons et même papillons font de la résistance face aux éléments.

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Absente des contrées Alpines, la datura est une plante en pleine extension dans les champs en Gironde et en Dordogne. La terre remuée par les tracteurs et les sangliers en est en grande partie le facteur. C'est une plante très toxique qui peut être mortelle.  On ne sait pas d'où elle provient mais la théorie la plus solide voudrait qu'elle soit originaire du Mexique bien que son nom soit d'origine indienne. Certaines espèces ont été naturalisées et sont cultivées comme plantes ornementales pour leurs jolies fleurs. Associée à la magie noire on la nomme aussi herbe aux fous, car ceux qui la prennent comme drogue meurent ou restent à jamais "perchés". 

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Autre plaisir de ce séjour, les vols de grues. Elles ne se posent pas ici mais plus bas dans les Landes où la nourriture est abondante. Leur chant est mélodieux et voir parfois des centaines d'oiseaux au dessus de sa tête est très impressionnant.

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Dans de nombreux coins on trouve ça et là des champs de maïs non moissonnés en bordure de forêt. Ils servent à attirer les sangliers. En effet la Gironde et la Dordogne sont de grands territoires de chasse (rappelons 2éme sport national en nombre de licenciés après le foot) où le gibier abonde, en particulier les palombes.

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Amarantes, soucis, fragons, moutardes, bourdaines... il y a un grand nombre de plantes qui continuent de fleurir ou de donner des fruits pour le plus grand plaisir des moutons et des chèvres gourmandes.

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Le grain composé de blé, d'avoine ou de maïs est amené aux animaux de la ferme (volailles et porcs) tous matins à l'aide de sceaux. Il est sorti des silos à la pèle.

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Pendant ces quelques jours j'ai tout de même eu le temps de faire deux sorties en forêt que je regroupe en une seule ici. J'ai eu la chance d'avoir malgré le froid, un beau soleil et parfois, quelques gouttes de pluies voir deux trois grêlons. Les bois ici sont atypiques. Composés de hêtres, de châtaigniers mais surtout de chênes qui laissent passer la lumière, leur sol se compose bien souvent de bruyères communes, d'hautes herbes, de fougères aigles rougies, de mousses, d'ajoncs et de genêts dans les quels se cachent les champignons. La différence de végétation correspond à d'anciennes parcelles cultivées avant que les arbres ne s'y installent. Le sol est argileux et non calcaire.

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L'ajonc nain ou ajonc landais est un arbrisseau hermaphrodite épineux qui peut atteindre 1 mètre de haut. Il fleurit de juillet à novembre. On le rencontre dans l'Ouest de la France et peu se confondre avec l'ajonc de Galle qui est plus foncé. Ses graines sont toxiques.

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Comme toujours, la sortie comporte son lot de champignons inconnus qui ne vont pas sans rappeler certains types bien connus. Le premier a manqué de m'avoir, de loin j'ai cru pendant quelques secondes avoir à faire à une girolle... raté! Avec un peu de chance ils ne tarderons pas à être identifiés.

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Prés et forêts regorgent de délicieuses lépiotes élevées et à de nombreuses reprises nous avons pu en déguster avec grand plaisir. Pour être sûr de ne pas se tromper, il ne faut ramasser que les spécimens de plus de 20 cm, à l'anneau qui coulisse et au nez de chat. Mais mieux vaut être initié pour les récolter. De plus la période de pousse semble exceptionnellement longue ici, plus d'un mois contre 2 semaines en Isère.

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Pendant mes sorties j'ai été époustouflée par la taille mais surtout le grand nombre de chanterelles lutescens (merci à Mjlamarque pour la précision, en effet ce ne sont pas des chanterellesen tubes, proches cousines qui sont moins parfumées et au pied plus terne). De véritables tapis de partout, à perte de vue. À chaque fois je suis partie, laissant derrière moi 6 ou 7 fois plus de champignons que j'en ai ramassé, en prendre plus aurait été synonyme de gaspillage mais je dois reconnaitre que sur le coup ça m'a un peu fendu le coeur, mais force est de constater que quand on ne peut faire un pas sans en écraser, c'est qu'il y en a largement assez pour le panier. La chanterelle en tube est un champignon très recherché, vendu sur les marchés à prix élevé sous le nom de chanterelle grise. Des découvertes comme celles-ci marquent toujours le passioné.

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Attention à ne pas confondre les chanterelles en tube avec les léoties lubriques que l'on peut voir ci-dessus qui contiennent la même toxine que les gyromites mais en plus faible quantité. Elles sont courantes en automne. Leur chapeau sans stries, leur pied non creux et mou et leur aspect gélatineux permettent d'éviter les confusions.

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 Pas facile de se rendre compte avec un large sac à dos comme celui-ci du nombre de champignons récoltés. Seul son poids peut être un bon indicateur et laisser l'estomac rêveur.

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Résultat de la première sortie, pas mal hein? Les chanterelles une fois passées en cuisine ont été lavées puis poêlées dans de l'huile d'olive avec des échalotes, de l'ail et des oignons. Elles sont ensuite mises à mijoter à feu doux avec de la sarriette, du poivre, du sel et de la crème fraîche.

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Autre belle rencontre avec les pieds de moutons. Ici ils sont très nombreux et tous de belle taille, à croire que la côte atlantique leur va à ravir. C'est un champignon qui pousse le plus souvent en longues lignes ou en arcs de cercle mais rarement en ronds de sorcière. On le reconnaît à son chapeau ocre et à ses aiguillons blancs. Recherché, il colore le bout des doigts en rouge quand on coupe plusieurs individus pour la cuisine. Les vieux spécimens sont parfois amers d'où la nécessité de les faire blanchir.

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De retour à la ferme, les pieds de mouton ont été lavés puis blanchis avant d'être débarassés de leur eau de cuisson et sautés longuement dans de l'huile d'olive avec de l'ail et des herbes de provence. La fermeté de sa chair est un atout.

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Autre champignon très présent, la satyre puant connu sous les noms de phallus impudique ou d'oeuf du Diable. Sa croissant est très rapide, une fois l'oeuf ouvert, il suffit parfois de 14 h pour que le champignon sorte puis dépérisse. En générale le chapeau est mangé par les mouches et les limaces, principaux acteurs de la dissémination des spores. Les oeufs très jeunes peuvent être comestibles et sont prisés au Moyen Orient. En effet ils contiennent le champignon naissant en forme d'amande; il a un gout de radis. Au stande suivant son odeur très désagréable empêche toute approche culinaire. 

SAM_6310Surprise, la grêle s'invite à la sortie et me force à faire alte sous un gros chêne. Toto le chien de ferme m'a rejoint et me tient compagnie sous l'averse.

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Là encore quelques inconnus (2 et 3) mais pas que, de jolis mycènes purs (1) et un amanite jonquille (4), champignon courants et très toxiques dans ces bois sont venus colorer le sous bois avec leurs teintes vives.

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 Ce jeune merle n'a pas eu beaucoup de chance, sur son flanc quelques lacérations bien marquées appuient la thèse selon la quelle un rapace en à fait sa proie. Peut être est-il tombé avant que l'oiseau en chasse n'ait pu le déguster.

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Le pin maritime est courant ici. Il se reconnaît à son haut tronc, ses longues aiguilles en plumeau, son écorce colorée craquelée et ses larges cônes. Ils ont été plantés dans la région dans les années 1800 pour subvenir aux besoins des habitants, assainir les sols marécageux et humides. En Aquitaine il fait vivre 30 000 personnes et rapporte autant d'argent que la production de vin. Il était aussi utilisé pour le gemmage.

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Voici la deuxième récolte qui, disons le est assez conséquente. Néanmoins nous sommes parfois 10 à tables et il faut bien tout ça pour contenter les estomacs. 

Après 21 jours passés à la ferme, je repars vers mon coin d'Isère. Je pense manquer d'un peu de recule sur cette aventure pour donner un avis claire sur celle-ci, néanmoins je retiens de cela que Dominique (qui m'a accueilli) est une personne profondément gentille qui aime partager son savoir sur les animaux et la botanique mais qui a un petit peu de mal avec l'organisation et la gestion des wwoofeurs et parfois, qui est dépassé par les événements (le berger qui se casse la main, le tracteur qui tombe en panne, les chevaux qui se font la malle...) mais on ne peut lui en vouloir. Je pense que je garderai de très bons souvenirs de se premier wwoofing et de ce contact avec les animaux et la nature.

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Départ par la gare de St Seurin en passant par Libourne, Angoulème, le Futuroscope, Saint Pierre-des-Corps puis Paris Montparnasse. Petite halte d'une heure dans la capitale que je n'ai pas vu depuis mes 10 ans. Il est amusant de voir des vitrines d'Halloween faire face à celles de Noël et pour ma plus grande joie, j'ai même pu voir la Tour Eiffel. Puis départ par Paris Gare de Lyon, Lyon Pardieu puis Voiron. En somme un joli parcours avant d'arriver en Isère.

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Arrivée à destination une nouvelle surprise: la neige! 35 centimètres sont tombés depuis mon départ et je ne regrette absolument pas d'avoir raté cela et encore, je ne vous parle même pas des Hautes Alpes ensevelies sous de lourds flocons.

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Je reviens donc avec des images plein la tête et l'appareil photo, avec de beaux souvenirs, la trame surprenante du roman "Invisible" à l'esprit et ces deux très beaux objets offerts par Boris qui ne me quitterons pas de si tôt. Merci à tous pour cette belle rencontre que fût mon wwoofing à Leyssart.

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Et pour finir, une petite vidéo des terribles brebis landaises accompagnées des chèvres des Pyrénées.