lundi 26 mars 2018

6e anniversaire du blog !

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 Gipsy, ma maquette d'araignée géante que j'utilise pour faire aimer les petites bêtes aux enfants.

Voilà, le blog fête sa 6e année d'existence ! Que de chemin parcouru depuis et se sont de nouvelles voies qui s'ouvrent à moi. Né le 26 mars 2012, la Renarde des Alpes s'appelait alors "Grinoires et carnets", nom que l'on retrouve dans l'actuelle url du blog. Il est apparu un après-midi de glandouille, quand je me refusais à réviser mes partiels d'anthropologie. Dédié à l'origine au partage des mes dessins et de mes carnets de croquis pour les membres des forums où j'évoluais, il s'est peu à peu orienté vers tout autre chose, la Nature. 

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De gauche à droite : feuilles d'ortie séchées, renoucule en fleurs, tiges d'hémérocale et armoise séchée.

J'en profite pour vous ouvrir mon antre de sorcière et vous présenter quelques uns des outils que j'utilise. Grande fan des plantes et de botanique, j'ai quelques belles médicinales qui s'empilent en bocaux sur mes étagère. Sur le billot, il y a toujours une fleur pour donner une peu de gaieté à notre petit appartement d'étudiants lyonnais.

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Deux outils indispensables pour faire de la mycologie et la botanique sur le terrain : la boussole et la loupe.

Le temps béni des études s'éloigne peu à peu et bientôt, les examens de fin d'année les clôturons. Je suis habituée à passer par cette étape. Après avoir fait une licence de sociologie et d'anthropologie à l'université Pierre Mendes France de Grenoble il y a 5 ans, je m'apprête à passer d'ici 3 mois mes examens terminaux qui, si tout va bien, me donnerons mon diplôme attestant de ma réussite à travers mes 2 ans d'études environnementales en BTS GPN au lycée Agrotec de Vienne Seyssuel. J'espère, à force de travail acharné, pouvoir vivre de ma passion.

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Notre bibliothéque et ses 350 livres dédiés au naturalisme sous toutes ses formes, à la socio-anthropologie et au paysagisme, sont les choses les plus précieuses que je possède. Tout simplement, je ne peux pas m'en passer.

En attendant, je commence doucement à me professionnaliser. Cela ne vous aura pas échappé, je suis en ce moment à fond dans l'ornitohologie. Cette corde manquait à mon arc mais désormais, je peux l'ajouter à ce dernier, bien que j'ai encore besoin de me perfectionner (et d'une nouvelle paire de jumelles). De ce fait, j'ai l'honneur de vous annoncer que je fais depuis peu partie de la LPO  Rhône. De même, j'ai rejoins une seconde association, La Corne Percée, où je joue le rôle d'une prêtresse gauloise faisant découvrir sur son stand les plantes et les créatures celtes et médiévales. Vous pouvez me rencontrer à l'occasion à travers les fêtes médiévales de la région Auvergne Rhône Alpes. Manque plus qu'à tâter la géologie, domaine où je fais mes débuts depuis peu. Et n'oublions pas l'association du Mycorium sauvage de France dont je suis enfin membre et qui tiendra début octobre son second Mycoforum à Saint André de Vivarais en Ardèche !

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Nouveau visuel pour les cartes de visite, j'en suis toute excitée ! C'est le début de la professionnalisation en attendant l'arrivée des examens et la fin de l'année scolaire qui ne serait bientôt tarder.

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dimanche 10 septembre 2017

En passant par la Bourgogne : l'arboretum de Pézanin.

DSC09706La rentrée est passée, il est l'heure de se pencher sur le bilan de l'été. Rien de nouveau sous le ciel bleu, mon cher ordinateur a hélas rendu l'âme. Néanmoins je ne suis pas sans moyens et une série d'articles devrait bientôt voir le jour. Ainsi, fin juillet, nous nous sommes embarqués pour une journée en Bourgogne. L'objectif ? Visite de l'arboretum de Pézanin, situé sur le département de la Saône-et-Loire, à une heure 20 du Sud de Lyon. Celui-ci a la particularité d'être composé d'espèces des 4 coins du monde plantées dans une véritable forêt, le tout sous la gestion de l'ONF.

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C'est l'un des plus anciens arboretums de France, il présente une collection extrêmement riche, pas moins de 500 espèces, et on y trouve même un étang de 4 hectares autorisé à la pêche. Fondée en 1903, ce ne sont pas moins de 1100 espèces qui a ses débuts sont plantées. Face aux réussites et aux échecs de cette entreprise, l'arboretum continu d'être enrichit de nouvelles essences, toujours dans une démarche d'expérimentation et d'acclimatation, deux grands axes qui définissent la personnalité du lieu.

DSC09722Accouplement entre deux grandes loches (Limax maximus) au milieu des feuilles d'oxalis petite oseille (Oxalis acetosella). Ce milieu humide est propice à leurs ébats. C'est en automne que la ponte à lieu dans le sol humide.

DSC09723Drame dans le sous-bois, une message a été occis. Il semblerait qu'il s'agisse d'une mésange charbonnière (Parus major) ou possiblement, d'une mésange bleue (Cyanistes caeruleus). Ces petits passereaux sont très abondants dans les zones boisées, les lisières, les parcs de ville et les jardins des particuliers. Ls mésanges ont de nombreux prédateurs, en particulier les chats, les martres, les fouines et les oiseaux de proies comme les buses.

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Il ne reste de l'oiseau plus qu'une plumée. Peut être est-ce un juvénil qui n'a pas su prendre son envol ou alors, d'un adulte fatigué ou malade. Qui sait ?

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La fougère aigle (Pteridium aquilinum) est une fougère très commune qui se plaît dans les sols humides, acides et de préférence ombragés. Très consommée en Asie après une cuisson à la cendre et avoir été bouillie dans plusieurs eaux, elle reste cependant riche en toxines et en particulier en ammoniaque, ce qui expliquerait notamment le fort taux de cancers de l'estomac au Japon. Coupée, sa tige laisserait apparaître l'image de la tête d'un aigle en son centre. Elle servait de litière au bétail de par ses propriétés insectifuges.

DSC09690Parmi les résineux remarquables du site on peut citer les séquoias (Sequoiadendron), les cyprès chauves (Taxodium distichum), les cèdres (Cedrus) et les mélèzes (Larix). Certains atteignent des tailles vertigineuses du fait qu'ils soient centenaires et aient résisté aux tempêtes.

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Parmi les autres arbres remarquables on peut citer les arbres de l'érablaie composée de 37 variétés asiatiques et américaines, les grands boulots de Sibérie ainsi qu'un séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) de plus de 50 mètres de haut qui vaut le détour et attire de nombreux visiteurs (pas moins de 25 000 par ans).

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L'abondance de bois mort dû à la présence de la forêt, à la gestion différenciée et aux vents qui sont parfois fatals aux arbres, est propice au développement du polypore soufré (Laetiporus sulphureus). Ce champignon est très apprécié aux Amériques où il porte le nom de "poulet des bois". Plus ou moins toléré, il est parfois utilisé dans la confection de nuggests vegans, de par sa consistance et sa texture proches de la viande.

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On retrouve cette abondance de la fonge dans le sous-bois, avec en particulier la présence du marasme petite roue (Marasmius rotula) que l'on peut voir sur la photographie de gauche. Ce champignon frêle qui se nourrit de la matière organique décomposée issue des feuillus tel que les feuilles, ls racines et les branchages.

DSC09747Les clitocybes (Infundibulicybe) sont des champignons qui se caractérisent, chez une bonne partie des membres de cette famille, par leurs chapeaux en forme d'entonnoir prononcée. On y trouve aussi bien des espèces comestibles que vénéneuses ce qui pousse à être des plus prudents dans leur cueillette et leur consommation.

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Ici, et sous réserve, il semble s'agîr du clitocybe en entonnoir (uInfundibulicybe gibba), une espèce comestible commune dans les bois de feuillus. Comestible moyen, il apparaît souvent après des pluies abondantes et des chaleurs douces. les amateurs lui préfèrent en général le clitocybe géotrope (Infundibulicybe geotropa), une espèce plus massive et plus charnue qui a l'avantage de moins réduire à la cuisson, de rester ferme et de pousser en groupe mais, qui semble plus difficile à trouver hormis dans certains secteurs du Sud-Ouest de la France.

DSC09727Drôle de créature n'est-ce pas ? Il s'agît de la pectinatelle (Pectinatella Magnifica), une colonie de petites organismes (les zoïdes) nommée bryozoaire, qui apprécie les eaux douces plutôt chaudes et stagnantes. Originaire d'amérique du nord, ce méga-organisme présent en France depuis 1995 se nourrit en filtran l'eau et en ingérant les particules nutritives qui s'y trouvent. Cette capacité intéresse de près de nombreux centres de recherche, en particulier en écologie, du fait que la pectinatelle pourrait auto-épurer de grandes étendues d'eau.

DSC09696Difficile de parler d'un arboretum sans parler d'arbre. Le hêtre à feuilles laciniées (Fagus sylvatica "asplenifolia"), est aussi appelé hêtre à feuilles de fougère. C'est un cultivar esthétique qui peut atteindre 20 mètres de haut. Il n'est pas plus exigeant que sa forme sauvage, le hêtre commun (Fagus sylvatica), et présente des traits proches de celle-ci, à savoir une résistance aux basses températures (-15°C), une préférence pour les sols acides et riches en humus.

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Sous son feuillage (qui couvre facilement 10m²), un beau jeu de lumière se dessine. Pour le mettre en valeur, il est recommandé de le planter seul dans une étendue ouverte.

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L'arboretum du Pézanin est riche en biodiversité, on peut observer de nombreuses espèces tel que le papillon tabac d'Espagne (Argynnis paphia) sur une des nombreuses ombellules d'angélique sylvestre (Angelica sylvestris), des ragondins (Myocastor coypus) actifs même le jour, de tous jeunes crapauds communs (Bufo bufo) et des jolies araignées, les agriopes frelons (Argiope bruennichi) se nourrissant parfois  de demoiselles, une sous-famille des libellules. À ne pas oublier, les nombreux colverts (Anas platyrhynchos) peu timides.

DSC09798La calocère visqueuse (Calocera viscos) est un petit champignon flamboyant qui dépasse rarement 10 cm. Inféodée la plupart du temps aux résineux (épicées et pins de préférence), il n'est pas rare de la croise du milieu de l'été jusqu'au début de l'hiver quand les premières gelées font leur apparition. Appétissante, elle causerait, même bien cuite, des désagréments d'ordre intestinal.

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Parfois discrète, en particulier dans les milieux où les feuilles mortes sont abondantes, son mycélium s'enfonce profondément dans l'humus dont elle se nourrit. Bien que résistante, les ramifications de cette calocère sont caoutchouteuses et peuvent facilement se rompre si elles viennent à être trop manipulées. Bien que facile à identifier de part sa couleur jaune orangée, il est possible de la confondre avec d'autres calocères ou certaines clavaires et ramaria colorées.

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Chaque espèce de l'arboretum est identifiée par une plaque comportant le nom latin, le nom vernaculaire, la famille, le numéro et souvent, la région dont est issu l'arbre afin de permettre une identification rapide.

DSC09731Pêche miraculeuse ? Il ne reste plus grand chose de ce qui semblait être un gardon (Rutilus rutilus), que l'on reconnaît en artie à ses nageoires rouges. Perches, carpes et brochets peuplent eux aussi le petit étang et font le bonheur des familles qui viennent pêcher sur ses berges.

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Cela n'empêche pas cette famille colvert de se promener tranquillement. Les hérons et les buses ne semblent pas des plus incommodés non plus, protégés des regards par l'épais feuillage des arbres qui leur sert de camouflage. Bref, une super sortie que nous avons bien mit à profit pour nous perfectionner et que nous renouvellerons bientôt !

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dimanche 14 mai 2017

Semaine agricole épisode 1 : le piège Barber.

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Semaine agricole au sein de la formation de BTS GPN 1 d'Agrotec, autant vous dire que je suis ravie car une bonne partie des cours se sont effectués sur le terrain et en laboratoire. Au programme : étude des auxiliaires et ravageurs d'une parcelle agricole et des alternatives permettant de favoriser les insectes alliés.

 

Pose du piège Barber.

Le piège Barber répond à un protocole très simplifié : creuser un trou dans le sol à une distance précise du centre de la parcelle, y placer le piège remplit aux 2/3 d'eau, de sel et de liquide vaisselle. Couvrir d'une planche pour que les prédateurs ou la pluie ne tronquent pas les résultats. Récupérer le pot au bout de 7 à 10 jours.

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L'analyse des résultats.

La démarche malheureusement tue les invertébrés récoltés mais est nécessaire pour connaître la biodiversité de la parcelle, ce qui permet de la préserver en adaptant les mesures de gestion agricoles. Dans chaque pot le nombre d'individus et leur espèce sont dénombrés afin d'avoir un représentation de la dynamique du milieu. Ici, on peut constater que le centre de la culture et la zone forestière ont un indice de biodiversité faible.

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Dame de onze heure ou ornithogale en ombelle ?

 Voilà un genre difficile, celui des ornithogales. Cette jolie fleur blanche pourrait appartenir à deux espèces distinctes, la dame de onze heure (Ornithogalum divergens) et l'ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum). Pour les différencier il faut déterrer la plante et regarder si le bulbe présente des écailles ou non. La présence de ces dernières indique qu'il s'agit d'un ornithogale en ombelle, espèce qui aime les milieux secs.

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Le morillon à demi-libre (Mitrophora semilibra).

Petite surprise sur le chemin du retour, quelques morillons à demi-libres pointent leur nez. Ce sont de bons comestibles qui depuis peu sont rattachés à la grande famille des morilles et plus uniquement comme parents éloignés. Leur chair est parfumée et est cassante, il faut les manipuler avec douceur pour ne pas les abîmer.

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Le mot de la fin.

 Première étape de cette semaine de travaux sur le monde agricole. Pour chacun de ces épisodes vous pouvez retrouver à la fin de l'article comme ici, une vidéo retraçant les actions menées et leur intérêt, tout comme pour la série de l'Île de la Table ronde. Cette découverte du monde agricole s'est soldé par la réalisation d'un important dossier sur la compréhension des dynamiques entre écosystème et agrosystème et sur les mesures à mener.

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jeudi 28 janvier 2016

La naissance d'une passion.

Souvenir de vacances en famille. Dans les ruine d'un vieux château, nous nous étions pris à rêver de dragons.

Aujourd'hui j'ai envie de vous présenter à travers quelques photos de famille un bout de la naissance de ma passion pour la nature avec cet article somme toute assez personnel. J'ai pu en parler brièvement dans cette interview ICI mais j'ai envie de la détailler un peu plus avec 2-3 anecdotes liées à mon enfance qui m'ont marquée et que je trouve amusantes. En passant votre souris sur les photos vous pourrez voir apparaître une légende.

Eté 1998, rentrée en CE1, chez ma grand mère.Une récole fantastique : aussi loin que je m'en souvienne, mes parents m'ont toujours emmenée en nature et pas qu'un peu. Ayant grandis en campagne, il était bien naturel pour eux de me faire partager comme leurs parents et leurs grands parents l'avaient fait pour eux le plaisir de la marche en nature et de la récolte de champignons. Toute petite déjà ils me portaient sur leur dos, parfois dans de longues randonnées en montagne en compagnie de mes oncles et de mes tantes, et on peut dire que cela m'a plutôt bien réussi. Mon père (avec moi sur la photo) me parlait et me parle encore parfois des récoltes incroyables de girolles qu'il pouvait faire avec son grand père dans les forêts de la Loire d'où il est originaire. Un après-midi de l'été 1999, nous avons eu la joie de revivre ces moments qu'il a pu connaître enfant en tombant littéralement sur un tapis de girolles. Nous n'avions pas de panier sous la main et nos sacs plastiques n'étaient pas assez grands et solides pour tout

Tous les plats de la cuisine ont été réquisitionnés.

ramasser en une seule fois. Après plusieurs allers-retours nous avons fini a bout du fameux tapis mais aussi de la "mè" (pétrin avec son couvercle, la madière, utilisés comme table) qui se retrouva couverte de jaune. Je ne vous parle pas du travail pour nettoyer ces montagnes de champignons et c'est avec une patience infinie que ma mère et ma grand-mère se mirent au travail pendant que nous couriations encore le bois. Cet épisode m'a énormément marquée et je crois, a été le déclencheur de ma passion pour la mycologie. Je ne crois pas avoir fait d'aussi belle récolte hormis 4 ou 5 ans plus tard avec des amis de la famille où nous avions trouvé une quantité pharaoïnique de trompettes de la mort qui avait fait le bonheur des 3 ou 4 familles que nous étions ce jour là à parcourir les bois. C'est un coin au quel nous nous rendons encore et qui, bien que moins prolixe depuis la grande coupe de bois, nous donne toujours de quoi remplir notre panier et partager avec nos proches.

Je n'étais pas toujours très sage.

Les robes de fougères : j'ai toujours eu une bonne mémoire (quoi que ça dépend pour quoi). De ce fait je me souviens très bien de la journée où a été prise cette photo ou du moins, de certaines brides de celle-ci. Nous étions dans la forêt proche de chez ma grand mère au Sacré Coeur, une place ouverte au pied d'une sapineraie où se trouve une petite tour à la quelle on peut monter par un escalier très escarpé et au sommet de la quel se trouve Jésus dans la représentation que l'on en fait pour symboliser la Dévotion (et de la quelle on a une vue incroyable). Au pied de cet intrigant édifice se trouve en abondance des framboisiers et des fougères. C'est là qu'une de mes tantes me confectionna ma première robe de fougère. Toute ma petite enfance et même jusqu'à la fin de l'adolescence, j'ai prit plaisir à me costumer de la sorte en ayant parfois pour chapeau une grosse feuille de pétasite. Les fougères aigles et les fougères mâles poussent en abondance dans les collines de mon Isère et j'ai pu avoir tout le matériaux nécessaire pour expérimenter à loisir le stylisme végétal. Depuis, à chaque fois que je sens l'odeur d'une fougère fraîchement coupée, je ne peux pas m'empêcher de me remémorer cette épisode.

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Famille et amis au Sacré Cœur en 90.              Une de mes nombreuses créations.

Le retour aux racines : J'ai grandi dans la patrie de ma mère, l'Isère mais je reste attachée au pays de mon père, la Loire. Je ne connais que peux de choses de ce département si ce n'est par le récit des membres de ma famille. L'été de ma 6e ou de ma 5e, je ne sais plus très bien, nous sommes partis passer une semaine de

On les attendait toujours avec impatience.

vacances chez un cousin de la famille sur ce territoire inconnu et pourtant, au combien le notre. J'en garde un souvenir tenace mais doux. Comment oublier le maquis, les visages des grands oncles et des grandes tantes, les forêts de chênes aux branches tordues, les vallons creusés, les rivières claires où il fait bon se baigner, le plafond blanc de la chambre où patiement une multitude de moustiques attendaient la tombée de la nuit et la ferme des aïeux où sont conservés tous les souvenirs de ma famille paternelle ? J'ai toujours un peu de nostalgie à évoquer la Loire. Le temps du séjour nous sommes allés à Vulcania. Les fougères arborescentes m'ont tout simplement fascinées, tout autant que le film en 3D sur la fin des mammouths, la salle d'astronomie avec son ciel étoilé et le sol de la chambre magmatique semblable à un torrent de la lave en fusion, mais ce sont les ballades en nature dont je me souviens le mieux. Partis tous les 5 dans la voiture familliale, nous avons pu parcourir le pays et voir les chèvres blanches qu'enfant mon père gardais pendant les vacance avec son grand père, la place où mes grands-parents dansaient au bal musette dans leur jeunesse (et où une partie de leur histoire s'est écrite) et caresser la biche apprivoisée de Natural Parc.

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Avec mes frères, nous étions ébahis par cette biche.               Promenade avec mon deuxième frère.

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À côté de la formidable ville de Mèze se trouve le musée des dinosaures
qui abrite de nombreuses merveilles mais aussi plusieurs sites de fouilles.
Je crois que le lieu nous a marqué pour des décennies car c'est là qu'est née
ma passion et celle de l'un de mes frangins pour les dinosaures et en particulier
pour les vélocéraptors après un visionnage intensif de Jurassic Park 2.

 

DSC00371J'aurais également aimé parler de la cascade aux fées, des sorties avec ma cousine, du fait qu'avec mes cousins nous partageons le même amour pour la nature et de bien d'autres choses mais ça sera pour une prochaine fois. Cet article très personnel et pas forcement simple à écrire (parce qu'il touche à la famille et à l'enfance) a été motivé par le fait que je me sois replongée par hasard dans les photos de familles (une bonne partie de celles présentées ici m'étaient inconnues), par l'envie que j'ai de remercier les membres de ma famille qui ont fait ce que je suis aujourd'hui (et j'en oublie beaucoup à travers les quelques lignes), pour montrer au combien la nature est importante pour les enfants et à quel point elle peut leur assurer une enfance heureuse mais aussi, pour donner un petit bout de moi à ceux qui voudraient mieux me connaître. Ces quelques mots font échos à un article qui devrait paraître bientôt sur éveil et nature et qui doit présenter une série de témoignages sur l'éducation à la nature. Vous pourrez y retrouver le mien en version beaucoup plus courte. J'espère que ce petit texte vous aura plut, n'hésitez pas à me faire part de vos expériences dans les commentaires, j'aurais grand plaisir à les lire.

Si vous êtes fan de récits de vie, d'enfance et de nature mais aussi de photographie animale, d'environnement et de rapaces noctures, je vous invite à lire l'article de Thomas ICI et plus globalement à visiter son site Nature de chez nous qui est drôlement chouette (et c'est le cas de le dire) !

J'étais déjà attirée par les plantes sans le savoir.

jeudi 7 janvier 2016

Bilan cépique de Fab.

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J'ai un très bon ami, Fab, qui réside en Aquitaine et qui est un véritable traqueur de cèpes. Nous nous sommes rencontrés sur le défun forum "Le Club des cèpes" puis lors d'un mémorable weekend au Pays Basque que vous pouvez retrouver ICI.
Nous continuons de garder contact et il m'envoie souvent le récit et les photos de ses sorties qui se font parfois avec d'anciens membres du groupe et dont je suis très heureuse d'avoir des nouvelles. Vous pouvez retrouver ses aventures mycologiques mais aussi ses interrogations et expérimentations sur le forum Tachenon. Pour ce début d'année, je vous propose son bilan de l'année 2015 aggrémenté de ses photographies.
PS : si vous avez l'envie de publier un bref article ici et si cleui-ci est en accord avec la ligne que je veux donner au blog, n'hésitez pas à me contacter !

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Voici en ce début d'année 2016 un bilan de l'année fongique 2015 et en particulier sur la saison cepique en aquitaine. Le cepe est mon champignon d'excellence, je le cherche depuis pres de 35 ans et 2015 est ma plus belle saison. En voici la chronologie. 

Le 19 avril 2015 les premiers cépes d'été (Aestivalis) sont apparus à ma grande joie car la sortie précoce de ceux-ci est pour moi gage d'une bonne année. Rien d'exceptionnel dans la date car ici en terre d'Aquitaine chaque saison démarre entre le 20 avril et le 1 er mai. Par la suite, Mr Aestivalis prit une certaine ampleur et se mît à sortir sur de nombreuses places et en un nombre jamais observé à cette époque de l'année. Le mois de mai fut magnifique et la taille des carpophores digne de son frère automnal (Aerus). Il fut présent jusqu'au 20 novembre ce qui lui fait une saison de 7 mois. En termes de nombre, il a multiplié par 2 sa "productivité" par rapport à 2014. Sa qualité etait supérieure aux années précédentes et il était moins verreux (son défaut majeur).

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Voyons maintenant son frère estival quelque peu plus bronzé. Mr tête noire, le cépe bronzé (Aereus). Le premier est apparu le 23 mai alors que son frère Aestivalis etait en plein boum. Un duo tres apprécie. Il fut dans un premier temps sporadique mais c'était pour mieux nous surprendre par la suite. Dés le mois d'août, aprés un mois de juillet trés chaud et sec, quelques orages ont stimulé son mycelium. Dés le 10 août Mr Aereus se multiplia pour offrir autour du 15 août une sortie énorme de carpophores. La plus belle pousse jamais vue. Juste un petit chiffre, le 13 août nous gratifia moi et mon binôme du jour de prés de 338 aereus. Le rêve continua jusqu'à la fin du mois avec une seconde salve aussi intense pour le 22 août mais sur un autre biotope aquitain. Mr aereus a terminé le 4 décembre, date record de saison pour lui. Pres de 7 mois de présence. Il a multiplié par 2,5 sa productivité par rapport à 2014.

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Une saison énorme pour lui. Comme son frère, une qualité jamais égalée. Voici le temps de Mr cepe de bordeaux (Edulis). Première apparition le 25 août, il n'a jamais lâché malgré un manque hydrique et des températures trop élevées à son développement. Il m'étonne chaque année et repousse ses limites mini/maxi. En septembre, octobre et novembre il dû composer avec ses 2 frères pour mon plus grand plaisir. C'est ce que j'appelle faire la triplette. Octobre lui fut très favorable. Sortant en grappe et dans des biotopes peu communs edulis a toujours surpris. Ses derniers représentants ont été cueillis le 29 décembre. Sa productivité est sensiblement égale à 2014 à quelques spécimens près. Qualité irréprochable et parfum légèrement émoussé par le manque d'humidité ambiante il est tout de même dans une grande année. En résumé 2015 bat 2011 mon année de référence où les variétés avaient été formidables. Une saison qui s'étale sur 8 gros mois. Qualité ,quantité et taille parfaites. Les 3 frères ont été époustouflants malgré des restrictions hydriques chaque mois. Quelques chiffres par variétés. 724 Aestivalis, 676 Aereus et 1663 Edulis pour 120 sorties solo ou communes. Divers biotopes parcourus. Voila le bilan 2015. Remerciements à mes compères de sorties et surtout à la renarde."

Vous l'aurez compris, Fab est un pur passionné très appliqué !

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lundi 9 novembre 2015

Sortie en forêt 60.

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 Voici un article 100% champignons ! L'automne est leur saison, au jardin, en forêt, dans les prés ... ils sont de partout. Bons et moins bons se croisent parfois dans le panier. La prudence alors est de mise d'autant plus que la confusion entre différentes espèces, excellentes comme mortelles peut être fatale même aux connaisseurs.  

 

Le pied de mouton roussissant (Hydnum rufescens).

 Cet hydne est plus petit et moins robuste que l'hydne commun appelé le pied de mouton (Hydnum repandum). Frêle il préfère pousser surtout dans les sous-bois assez denses où les résineux abondent. Dans le panier il faut prendre soin de le disposer au sommet ou sur des fougères pour qu'il ne se brise en morceaux.

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Princesses des bois.

 L'amanite-tue mouche (Amanita muscaria) est un champignon qui est solidement encrée dans l'imaginaire européen. De nombreuses civilisations, des mayas aux vikings en passant par les lapons et les ariens (peuple indien), ont utilisé ce champignon pour ses propriétés psychotropes dans des rituels religieux.

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La clique des lépiotes.

Il existe de nombreuses espèces de lépiotes de la famille des lépiotacées que l'on classe dans trois ordres différents : lepiota, macrolepiota et chlorophyllum. Par mis la cinquantaine d'espèces connues en Europe, une petite dizaine d'espèces sont toxiques, quelques unes mortelles, cinq ou six sont excellentes.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

Appelée aussi coulemelle, c'est un grand champignon qui à maturité développe un chapeau large qui peut être préparer en beignet ou frie. Quand le chapeau est fermé ont le nomme baguette de tambour et on peut le farcir et le passer au four. Il ne faut ramasser que les individus dépassant 15cm pour éviter les confusions.

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Amanite phalloïde (Amanita phalloides).

 C'est le champignon le plus dangereux d'Europe, 90 à 95% des cas d'empoisonnements et de décès sont dûs à cette amanite qui porte aussi le nom d'oronge verte à cause de sa saveur. Elle fût fatale à l'empreur Claude, servit dans un plat d'onronges par les soins d'Aggripine pour donner le pouvoir à son fils Néron.

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Fête dans la cuisine !

Le cépe de Bordeaux (Boletus edulis) est l'un des quatre cèpes que l'on trouve en France. C'est le plus recherche de tous et sa réputation en gastronomie n'est plus à faire. L'amanite-tue mouche (Amanita muscaria) et le meunier (Clitopilus prunulus) sont les deux espèces qui indiquent sa présence potentiel dans un spot.

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L'effet d'un trop plein d'humidité.

 Quand tous les facteurs pour la pousse sont réunis, on assiste parfois à des réactions spectaculaires chez les champignons. Sous l'effet de la croissance rapide, les tissus ne résistent pas la pression exercée par les cellules qui se multiplient à une folle vitesse et cèdent. On obtient de ce fait des chapeaux étoilés.

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Naissance des cortinaires.

 Les cortinaires sont des champignons présentant un important voile. Ils appartiennent à la famille des cortinariacées. Il existe un très grand nombre d'espèce,s peu sont comestibles, beaucoup sont toxiques et certaines sont carrément mortelles comme le cortinaire couleur de roucou (Cortinarius orellanus).

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L'hypholome à lames enfumées (Hypholoma capnoides).

 Cet hypholome est peu commun, nous avons la chance de souvent le croiser dans nos coins préférés. Il pousse comme la plupart des espèces de ce genre sur le bois mort et en particulier celui les vieilles souches mais uniquement de conifères et en particulier des pins et des épicéas. On ne le rencontre qu'à l'automne. 

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La fleur de Tan (Fuligo septica).

C'est un myxomycète, c'est à dire un organisme pluricellulaire proche des champignons mais n'appartenant pas au même règne. Il se déplace très lentement à la recherche des nutriments et des bactéries dont il se nourrit. On peut l'observer de manière courante dans les forêts quand le sol riche en humus devient humide. 

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Faux hydne gélatineux (Pseudohydnum gelatinosum).

Nommé aussi tramélodon gélatineux, ce champignon aime les aiguilles de pin et la mousse. De petite taille il est gélatineux et blanc, parfois teinté de brun. Bien que théoriquement comestible mais il est de très mauvaise qualité (texture et goût). On le trouve sur du bois pourri. Malgré ses aiguillons il est de la famille des tremellacées.

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La vesse-de-loup-perlée (Lycoperdon perlatum).

 Cette petite vesse fonctionne comme la plupart des champignons de cette famille. La chair blanche avec le temps devient de plus en plus molle, perd sa couleur pour devenir verdâtre et non comestible. L'enveloppe extérieur se perfore alors pour libérer les spores dans un nuage épais qui peut provoquer des crises d'asthme. 

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La chanterelle d'automne (Craterellus tubaeformis).

Voici un excellent champignon qui en cuisine permet d'apporter aux plats un goût fruité et boisé qu'il ne perd pas même séché. On peut le trouver  jusqu'à la fin de l'automne et parfois, dans les régions du sud de la France, jusqu'au début du mois de janvier si ce n'est plus. Il pousse abondamment dans les forêts mixtes.

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Magie de la forêt.

 C'est la fin de la saison des champignon, c'est aussi le moment où la forêt est la plus belle. Les animaux préparent l'arrivée de l'hiver et recherche activement de quoi se faire des réservent de graisse. La végétation se fait moins dense, il est plus facile de voir des animaux et de les pister parmi les arbres et les fougères.

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Le mot de la fin.

 La récolte n'est pas très abondante mais tout à fait suffisante à nos préparations et surtout à nos aspirations. Risotto de cèpes, cèpes poêlées, frites de lactaires délicieux, sautées de chanterelles à la crème et au persil, lépiotes élevées pannées, pieds de moutons grillés. C'est un vaste programme qui nous attend ! 

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vendredi 26 septembre 2014

Sortie en forêt 46.

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L'été est fini, pas la saison des champignons et bien qu'ils se fassent plus rares dans les sous-bois, cela reste un réel plaisir de se promener parmi les hauts sapins dans le brume matinale quand l'herbe est encore perlée de rosé et que le froid se fait mordant... un peu de bucolisme ne fait pas de mal.

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Un peu de pluie, trois rayons de soleil et voilà que les champignons prennent place dans la mousse entre les bruyères et les hautes fougères. En France on compte pas moins de 3000 espèces de champignons et quelques centaines de milliers à travers le monde si ce n'est plus.
(En bas à gauche un cortinaire blanc-violet: Cortinarius alboviolcaceus).

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L'amanite panthère (Amanita pantherina) pousse dans les forêts de feuillus à partir de la fin de l'été. Extrêmement toxique, elle provoque des troubles intestinaux, digestifs ainsi que respiratoires et a des propriétés hallucinogènes violentes pouvant donner des convulsions. Le plus sage est de ne pas l'ajouter au panier.

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Le bois regorge de douceurs. Quelques nouveaux coins nous offres de belles trouvailles.
1: La girolle (Cantharellus cibarius) est un champignon recherché riche en nutriments. De saveur douce avec une chair ferme il est très employé en cuisine, en particulier dans les repas gastronomiques.
2 et 3: La chanterelle en tube ou chanterelle grise (Craterellus tubaeformis) se conserve bien séchée ou congelée. Champignon typique de l'automne, il s'accomode très bien en soupe.
4: Le pied de mouton (Hydnum repandum) est atypique de part ses tubes proéminents. Les vieux spécimens sont amers, il est préférable de consommer les plus jeunes. Coupé, il teinte le bout des doigts en orange.

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Le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) est le roi des cèpes. Excellent comestible, il s'accomode à toutes les sauces. Contrairement aux croyances locales, il faut au minimum 5 à 6 jours à un cèpe pour passer de l'état de bouchon à celui de bolet complet. Les orages après de fortes chaleurs favorisent leur sortie (compter 7 à 10 jours).

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 Deux champignons sont d'excellents indicateurs  de la pousse des cèpes, le clitopile petite prune (Clitopilis prunulus) appelé meunier et l'amanite tue-mouches (Amanita muscaria) présentée-ci dessous. Cette dernière est une champignon termophile qui pousse 4 à 5 jours avant les cèpes.C'est aussi mon champignon favori. 

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 La calvaire droite (Ramaria stricta) n'est pas comestible car sa chair est amère et poivrée. Il pousse de la fin de l'été jusqu'à la mi-automne sur des branches mortes, de vieilles souches ou du bois pourri.

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Nous ne sommes pas au printemps mais toutes ces belles fleurs pourraient nous faire penser le contraire.
1, 2 et 4: La plupart des grandes angéliques (Angelica archangelica) ont fané. Autrefois on la rencontrait dans tous les jardins monastiques pour ses vertus médicinales mais aussi dans la confection de pâtisseries, de confiseries ou de liqueurs digestives et apéritives.
3: Achillée millefeuille (Achillea millefolium L) est surnommée herbe aux dindons. D'après Pline l'Ancien, célèbre auteur romain, Achille le célèbre héros de la mythologie s'en servait pour soigner les plaies.

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 A sa naissance, le satyre puant ou phallus impudique (Phallus impudicus) ressemble à un oeuf. A cet état il est encore comestible: il faut le couper en deux et en extraire le coeur qui aurait un goût de noisette... je doute de la véracité ou du moins de l'intérêt de cette opération.

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 L'hypholome en touffe (Hypholoma fasciculare) est un superbe champignon qui néanmoins est toxique. C'est aussi celui que l'on rencontre le plus souvent dans les forêts d'Europe en particulier en Grande-Bretagne.

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 Le petrichor est cette odeur si particulière qui se dégage du sol après la pluie. Elle serait dû à un mélange entre les huiles que produisent certaines plantes et la géosmine, un composé microbien qui se trouve dans le sol. Le terme petrichor vient du latin petros: pierre et ichor: sang des dieux.

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 Il existe de nombreuses espèces d'armillaires. Voici les deux plus courantes de nos forêts.
1 et 2: Armillaria solidipes (il n'a pas de nom commun) est à tort confondu avec ses cousins. L'un des plus gros champignons du monde appartiendrait à cette espèce et se trouverait aux États Unis, il couvrirait une surface de 8,9 km² pour 600 tonnes et serait vieux de 2400 à 8000 ans !
3 et 4: L'armilaire couleur de miel (Armillaria mellea) tout comme son cousin se développe sur le bois pourris ou encore vivant des arbres. Considéré comme comestible très jeune, il entraîne cependant souvent des problèmes gastriques proches de ceux provoqués par certaines amanites.

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 Je suis toujours émerveillée par la famille des russules et bien que je ne puisse identifier ce drôle de spécimen, je n'ensuis pas moins fascinée par la diversité de couleurs qu'il propose. La plupart des russules sont comestibles mais mieux vaut ne consomemr que ceux que l'on connaît bien.

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 Voilà une bonne après midi avec de plus ou moins belles découvertes comme vous pouvez le voir, mais toujours face au massif de la Chartreuse que l'on nomme également le désert vert. Si cela fut vrai à une certaine époque, il n'en est rien aujourd'hui. En effet la région connapit une forte augmentation de sa population.

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samedi 5 avril 2014

Sortie mycologique avec la SHNVC

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Petite sortie ce dimanche matin avec l'association de mycologie et de botanique de Voiron, la SHNVC. Merci à tous pour ce beau moment de partage et pour tous les infos transmises, relatives aux découvertes sur le terrain. Pour en savoir plus sur les activités proposées, c'est par là: http://shnvc.monsite-orange.fr/

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On commence avec du lourd ! Mes tous premiers hygrophores de Mars, hygrophorus marzuolos ! Les fameux Marzus. Pas simple de les dénicher, cacher dans la mousse. Atypique, ce champignon apparaît très tôt. Son goût prononcé et parfumé attire bons nombres de chercheurs mais les coins sont rares et prisés.

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Depuis quelques jours les chevêches d'Athéna s'égosillent dans le jardin. En forêt il en est de même, et bien que les cris soient plus discrets, les pelotes de rejetions sont nombreuses, en particulier autour d'un vieux châtaignier creusé... affaire à suivre.

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Encore et toujours des héllébores fétides. Cette plante ne quitte pas nos paysages semi-alpins et forts calcaires mais on peut la rencontrer dans tous les types de milieux, jusqu'à 1800 mètres. Appelées roses du serpent, elles peuvent atteindre 80 à 100 cm. 

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Je vous présente Urnula Craterium (non comestible), un champignon relativement rare de la famille des Sarcosomataceae de l'ordre des pézizes. Aux Etats Unis on la nomme urne du Diable et se rencontre dans les rocheuses à la saison des morilles. 

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Voici quelques lignicoles qui se croisent à toutes les saisons et qui ont la faculté d'éguailler la forêt. Eux non plus ne se croquent pas.

1: La tramète tricolore, daedaleopsis tricolor, se reconnaît à sa couleur rouge vif qui tranche dans la grisaille de ses derniers jours sur les écorces mornes des arbres morts.

2: La tramète bossue, trametes gibbosa, se reconnaît elle a sa forme caractéristique ainsi qu'aux algues vertes qui la colonise ce qu'il rend invisible quand elle pousse sur des souches moussues.

3: Le polypore marginé, fomitopsis pinicola, tient son nom de sa marge orangée qui se trouve sous sa face. Chaque pli correspond à une année et il n'est pas rare de trouver des spécimens qui en présentent plus d'une vingtaine !

4: La tramète versicolore, Coriolus versicolor, est un champignon linicole qui est actuellement testé dans le traitement du cancer de la prostate et qui semble être à la hauteur des espérances.

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 Si je ne me trompe pas, il s'agit ici de l'entolome à pied hérissé (Entoloma hirtipes). Toxique, il a une odeur de concombre et de farine bien marquée, en particulier quand on frotte ses fragiles lames.

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La zone est très fréquentée par les animaux à plumes mais surtout, à poils. Les laissés (nom des excréments), les os, les poils, les plumes, les traces des pattes, les écorces rongées et grattées, les écailles de pommes de pin émiettées sur le sol.... voilà quelques indices de la présence des habitants de ces bois: chouettes, lapins, chevreuils ou encore sangliers.

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Avant tout propos petit rappel: bon nombre de lichens et de mousses sont protégées et il n'est permis d'en récolter que quelques brins.
Il s'agit ici de l'usnée barbue, Usnea barbata, appelé aussi "Barbe de Jupiter", un lichen aux nombreuses propriétés médicinales. Il renforce le systéme immunitaire, est un con antibiotique et est encore utilisé aujourd'hui dans les soins contre les infections en particulier respiratoires et urinaires (dû aux streptocoques et aux staphylocoques), les sinusites, les bronchites, les pneumonies, les rhumes, les grippes, les inflammations des voies urinaires, des reins et de la vessie. 

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On pourrait croire avoir à faire à la même espèce sur ces photos mais il n'en est rien. Petite démonstration, histoire de rappel que l'on est jamais à l'abrit d'un empoisonnement quand il s'agit de champignons.

1 et 2: L'hypholome à lames enfumées (hypholoma capnoides) se différencie de son cousin l'hypholome en touffe de par la couleur de ses lames grises. Plutôt rare, il aime pousser en nombre sur les vieilles souches. Piètre comestible à la saveur douce, on évitera de le consommer, en particulier à cause des risques de confusion.

3: L'hypholome en touffe (hypoloma fasciculare) se reconnaît lui à ses lamelles jaunes. Il est suspecté d'être toxique mais son goût amer et son odeur désagréable dissuadent souvent de le consommer.

4: Quelles sont précoces les pholiotes changeantes (kuehneromyces mutabilis) de cette année 2014 ! On les nomme aussi agaric à soupe ou souchettes. Excellents comestibles, on les cultivait autrefois sur les souches des hêtres, des saules, des bouleaux, des aulnes et de chênes de manière artisanale. Attention de ne pas les confondre avec la galère marginée (galerina marginata), qui est très toxique voir mortelle en raison des amatoxines qu'elle possède et qui sont les mêmes que celles de l'amanite phalloïde !

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Ce vieux pin est devenu le terrain de jeu d'un pic. En France, on en compte 9 espèces:
-le pic à dos blanc que l'on retrouve partout en Europe jusqu'en Corée.
- le pic cendré que l'on retrouve à l'ouest de la Bretagne et plus rarement dans le Nord du pays.
- le pic épeiche que l'on trouve de la Taïga aux régions méditerranéennes + une grande partie de l'Asie du Sud-Est.
- le pic épeichette qui couvre les mêmes aires que le pic épeiche hormis en Asie du Sud-Est.
- le pic mar que l'on retrouve en Europe Centrale.
- le pic noir se retrouve lui aussi sur les mêmes aires de répartition que le pic épeichette.
- le pic tridactyle (espèce menacée) que l'on observe très rarement en France est qui vit généralement dans le Nord de l'Eurasie à la limite boréale.
- le pic vert dit pivert, que l'on trouve dans toute l'Europe excepté dans la péninsule Ibérique et jusqu'au Turkménistan.
- le torcol fourmilier qui est le seul pic migrateur et qui nidifie sur les mêmes aires que le pic épeichette mais passe la saison d'hiver en Afrique équatoriale ou en Asie du Sud (particulièrement en Inde ou en Chine).

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Certes la neige n'est partie que depuis peu,ce qui n'empêche pas à de nombreuses espèces végétales de s'épanouir: 

1: l'anémone Sylvie ou anémone des bois (Anemone nemorosa) que l'on retrouve dans tous les sous-bois d'Europe et qui y fleurit de mars à avril. Ses fleurs variant du blanc au blanc-rose apparaissent avant les premières feuilles des arbres et suivent la course du soleil pour capter au mieux les UV et attirer ainsi les insectes pollinisateurs mais dès que la pluie se fait sentir, elles referment leur calice pour protéger le précieux pollen. Cette plante est toxique et rubéfiante, on l'utilise pour les rhumatisme en usage externe. Comme toutes les Rannunculcaea, elle contient de l'anémonine qui à hauteur de 200mg peut tuer un animal ou un enfant de 10 ans.

2: La mercuriale vivace (Mercurialis perennis) est aussi appelée chou de chien ou encore cynocrambe. C'est une plante du sous-bois atypique car bisexuée, comme l'est par exemple le houx d'Europe ou le palmier et qui appartient à la famille des euphorbes ce qui la rend toxique pour les animaux. Les plants mâles se reconnaissent à leurs discrètes fleurs d'un blanc-verdâtre, les plants femelles à leurs fleurs dont on ne distingue que le pistil. Le terme mercuriale vient du dieu Mercure à qui on attribut la découverte des propriétés purgatives et énergisantes de la mercuriale vivace et de la mercuriale annuelle.

3 et 4: Il existe un grand nombre de fougères nommées capillaires. Ici il s'agit de Asplenium Trichomanes, appelée fausse-capillaire, capillaire des murailles ou doradille chevelue. Selon la théorie des signatures, la plante était employée pour soigner lacalvicie et plus globalement les problèmes liés aux cheveux.

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En somme c'est une bonne récolte que voilà, qu'il ne reste plus qu'à agrémenter avecles quelques pézizes véinées qui ont prit place dans le jardin.

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dimanche 9 février 2014

Ces animaux mycophages.

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Vous l'aurez bien compris, je suis ce que l'on peut nommer une fan de champignons. Mais suis-je la seule? Si on y regarde de plus près, bon nombre sont les animaux à croquer de temps à autre dans un bon champi' voir à en pratiquer la culture. Voici quelques exemples de ces fins gourmets. (Merci à Fab qui m'a inspiré ce billet... une fois de plus!).

Emoticon Red Fox baiser d'amourA savoir!
La mycophagie désigne la consommation ou un régime alimentaire essentiellement composés d'êtres vivants du régne fungi/mycota/mycète: les champignons. Il en existerait envrions 5 millions d'espèces différentes.

Chez nos voisines fourmis et termites:

L'Homme cultive depuis l'antiquité les champignons mais on doit bien avouer qu'il n'a rien inventé! Fourmis et autres termites sont pionnières dans ce domaine et pratiquent cet art depuis quelques centaines de millénaires.

Les Atta appartiennent aux fourmis champignonistes d'Amérique tropicale mais aussi semie-aride (on en compte plus de 190 espèces). On les appelle également fourmis coupeuses de feuilles, fourmis parasol ou fourmis surfeuses en raison des feuilles, fleurs ou tiges quelles coupent puis transportent avec leurs mandibules jusqu'au nid de la colonie. Là, elles sont entreposées dans une grande salle où elles sont mâchées puis laissées à pourrir.

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Pendant cette durée, des ouvrières spécialisées, les "minimas" beaucoup plus petites que leurs congènères (parfois 300 fois plus petites que les soldats), viennent retirer les mauvais champignons qui se développe pour laisser les bons pousser. Ils sont ensuite longuement mastiqués puis passé de mandibules en mandibules pour nourrir toute la colonie qui peut contenir 4 à 8 millions d'individus. Leur action est bénéfique: elles défeuillent les arbres fruitiers en période de récolte, ne sélectionnent la même essence qu'aprés en avoir utilisé une dizaine d'autres... bref, un vrai modèle écologique.

Les acromyrmex appartiennent elles au genre Myrmicinae qui comporte 26 espèces. On parle ici aussi de champignonistes.  Elles sont capables de vider un arbre en 48h de l'intégralité de ses feuilles pour cultiver Leuciagaricus Gongylophorus, le précieux champignon nourricier. 

Chez les termites, on rencontre sensiblement le même schéma, enfin chez une partie car cet ordre comportent de nombreuses espèces. On connaît les termites xylophages qui font parfois de gros dégâts et qui digèrent directement le bois (termites supérieures), celles qui ne peuvent le digérer d'elles même et vivent en symbiose avec les protozoaires qui demeurent dans leur intestin pour y parvenir (termites inférieures), celles qui se nourrissent des nutriments d'humus riches en détriuts boisés (termites humivores), celles encore qui consommes des algues ou des lichens.

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Et puis il y a les termites champignonistes, les Macrotermitinae qui sont connues pour leurs termitières de terre sèche pouvant atteindre 1 à 3 mètres de haut et, qui vivent en symbiose avec des champignons Termitomyces comestibles le plus souvent pour l'Homme et auquel le Termitomyce Titanicus appartient (champignon au plus grand sporophore connu) . Ceux-ci poussent sur les excréments boisés des termites (on parle de meules) qu'ils pré-digèrent et qui sont consommés par les termites par trophallaxie (échanges de nourriture entre les membres de la colonie).

 

La clique des invertébrés:

Chez les mycophages ont rencontre aussi bien d'autres genres qui certes ne cultivent pas mais consomment des champignons. Certains collembolas (achorutes armatus par exemple) creusent et consomment les pieds des sporophores puis remontent dans le chapeau (ils font souvent le désarroi des cueilleurs). Chez les coléoptères, ce sont les champignons souterrains qui sont prisés. L'Hydnocytis Arenaria peut creuser jusqu'à 10 cm de profond pour dénicher les mycéliums. Bolbelamus Gallicus adore les truffes dont la truffe noire ce qui crée bien du soucis chez les producteurs. Le Liodes Cinnamomea à le même attrait pour le fameux tuber et c'est ses larves que je retrouve le plus souvent dans mes truffes d'été (voir l'album sur les truffes dans la barre de droite). Il ya encore de nombreuses bêbêtes amatrices de champignons aux caractéristiques atypiques, on peut les retrouver sur ce site (cliquer sur l'image). N'oublions pas les escargots et surtout les limaces qui parfois représentent 80% de la disséminations des spores (dans leurs excréments) chez certaines espèces de champignons.

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Sous nos l'attitudes:

On est souvent un peu enragé de voir un beau parterre de chanterelles saccagé ou un superbe cèpe à moitié écrasé. Bien sûre il y a parfois (voir même souvent) des individus peu réfléchis qui prennent un malin plaisir à détruire les beautés de la nature mais parfois le coupable est tout autre et surtout, très gourmand. Voici quelques exemples:

Qui aurait cru que l'écureuil roux était fan de champi? Il a beau être un rongeur, son péché mignon reste les champignons dont il consomme toutes les espèces, en particulier la truffe du cerf et même la terrible amanite phalloïde (mortelle pour l'Homme). Mais ce gourmet ne s'arrête pas là: oeufs, limaces, escargots, insectes, oisillons, vers... à la sortie de l'hiver il croque tout ce qui lui passe à portée de museau. A savoir, la plupart des espèces d'écureuils sont mycophages.

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Parmi les aficionados (dont je fais partie) de chanterelles figure le chevreuil. Celui-ci peut brouter des parterres entiers que forme ce champignon mais aussi grignoter au coeur de l'Hiver les larges polypores du genre tramètes qui poussent sur les arbres. Tout comme chez le cerf (qui lui aussi est mycophage), il semblerait que ce petit cervidé ne consomme que 4-5 espèces différentes (dont la truffe du cerf) mais toujours avec grand plaisir.

Le sanglier est réputé pour aimer les champignons de par son opportunisme (il mange aussi bien desanimauxmortsque des céréales), et ce n'est pas pour rien que l'on utilise des cochons truffiers pour déloger la tuber. Cèpes, russules, truffes... avec son groin affûté et des dents affilées, rien ne lui résiste. A ce propos, pendant mes recherches web je suis tombée sur cette question, si quelqu'un à la réponse, je suis preneuse. L'atrait des sangliers pour les champignons expliquerait pourquoi 20 à 25% d'entre-eux, quand arrive l'automne, dépassent le seuil normal de radioactivité. Amusant? Quand on y repense pas tellement.

 

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Plus loin, dans les pays du froid, on rencontre les rennes. Grands consommateurs d'amanites-tue-mouches, ils le sont non pas pour des raisons nutritionnelles mais pour les effets hallucinogènes du champignon. (Évoqués ici).

Bien d'autres animaux mangent sont plus ou moins mycophages. Ils'agit souvent d'opportunistes ou/et d'omnivores. Citons ainsi le renard, l'ours, le blaireau, le hérisson ou certains rongeurs comme le lapin (qui lui aussi peut manger sans danger l'amanite phalloïde).

Emoticon Red Fox ennuyeux insectes Et puis parfois, c'est l'animal qui se fait proie du champignon!

On présente les champignons comme un aliment riche en nutriments et en bien fait (voir ici) mais on oubli souvent de les présenter comme de terribles prédateurs et pasuniquement pour les arbres!

Les Fourmis Zombies:

On rencontre en Australie et en Amérique du Sud et plus particulièrement au Brésil d'étranges fourmis. Hagars, elles perdent l'appétit, quittent la fourmilière et se figent sur une feuille. Mais pourquoi donc? Tout simplement parce que celles-ci ont été colonisées par de drôles de champignons appartenant à la famille des Ophiocordyceps. Pouvant décimer des colonies entières, leur mode de fonctionnement est atypique.

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Un spore est en contact avec une fourmi. Celui-ci va produire des enzymes pour percer l'exosquelette de l'insecte puis monter au cerveau où là, on ne sait encore comment, il ordonne à son hôte de se fixer avec ses mandibules sur une feuille puisse laisser mourir (on retrouve un phénomène similaire avec la douve du foie). De l'animal mort, le champignon va puiser ses nutriment, fructifier, lâcher ses spores puis dépérir. Ce phénomène est connu de puis peu et il semblerait que de nombreuses espèces nous soit encore inconnues. Les fourmis ne sont pas les seules à en être victimes: sauterelles, grillons, mygales (cordiceps), phasmes... la liste est longue.
Si vousêtesfande ce genre d'étrangetés (personnellement j'adore),filez donc voir le Myrmeconema Neotropicum, un parasite qui transforme l'abdomen des fourmis en une baie rouge et leur ordonne de filler dans les arbres pour se faire becter mais aussi Leucochloridium Paradoxum, un ver parasite qui infecte les escargots en transformants leurs antennes en attrape-oiseaux ou encore le Cymothoa Exigua, un dévoreur de langue et la Sacculina Carcini, une terrible voleuse de corps.

Moins glamour:

Parce qu'il faut le reconnaître, les champignons qui s'attaquent à l'Homme c'est pas vraiment sexy-sexy. Mycoses et autres lésions peu ragoûtantes sont dû à des champignons qui vivent sur notre peau et qui se nourrissent de notre kératine. D'ordinaires inoffensifs, ils peuvent créer de graves problèmes de peau, de muqueuses voir d'intestins... mais je n'irais pas plus loin.
Il faut cependant savoir que les humains ne sont pas les seuls à souffrir de ce genre de légions. Actuellement un champignon parasite, le chytride, décime les populations d'amphibiens et pourrait débarquer chez nous. Il serait arrivé avec la commercialisation du xénope lisse comme animal de compagnie.

Les champignons carnivores:

Peut être qu'ilssont peu nombreux ceux qui un jour ont rêvé qu'ils se faisaient poursuivre par un gros champignon affamé aux longues dents. Pourtant les champignons amateurs de chair existent bel et bien mais pas forcément comme on se l'imagine. On compte 80 espèces carnivores dont plusieurs aquatiques (parce que les champignons dans l'eau et sous l'eau ça existe aussi!). Certains comme le Polyphagus Euglanae aspire les organismes (type Euglanae) qui se trouvent à proximité. D'autres forment des sortent de lassos et de lacets

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(qui se rétractent sur l'animal passant par là comme chez l'Arthrobotrys Oligospora), des filaments gluants, des filets (quand ils sont dans ou à proximité de l'eau) ou de toiles avec leur mycélium et piègent ainsi les nématodes, les rotifères, amibes ou d'autres vers (de quelques millimètres tout au plus) pour s'en nourrir.

Pour plus d'infos sur les champignons prédateurs, c'est par là (cliquez sur la photo).

Chez nous les Hommes:
Il n'y a pas dire, les humains sont de bons mangeurs de champignons. Certes, cela varie selon les cultures et les continents mais les chiffres ont de quoi donner le tournis. Ainsi, c'est près de 3 millions de tonnes qui sont produites de par le monde. Incroyable! (voir ICI)

Chez les animaux domestiques:  

Chez nos amis à quatre pattes et qui nous accompagnent, les intoxications et les morts dû à des champignons sont peu courantesmiasassez pour le relevez. Se sont souvent les chiens qui en sont victimes. L'an dernier on comptait 80 cas. Prudence donc.

 

dimanche 29 décembre 2013

Champignons, composition et pH du sol.

Photo libre de droits.

 

L'hiver est long et peu de choses se passent dans le jardin. J'ai bien quelques photos mais rien d'extraordianaire (hormis des portraits de chats à profusion), j'attends donc d'avoir un peu plus de contenu pour vous pondre un petit article sur la jardin et ses alentours. Bref, en ce moment on s'occupe comme on peut, pour ma part je disserte pas mal sur la gente mycologique et il m'est venue l'idée d'entreprendre une expérimentation. Celle-ci m'a été soufflé par l'ami Fab du forum "le club des cèpes" qui actuellement test le pH et la température de ses petits coins à champignons. Alors je me suis dit que je pourrais tester l'expérience moi aussi (merci Fab). 

D'ordinaire le pH (c'est à dire le potentiel Hydrogène: la présence élevée ou non d'ions d'hydrogène) permet au jardinier, au paysagiste ou à l'agriculture de connaître la composition du sol et de savoir quelques plantes ou cultures s'épanouirrons sur une parcelle définie. Pour faire simple, le pH permet de savoir si un sol est acide (pH<5), neutre (pH=7) ou basique (pH>7, on parlera alors de sol alcalin) à partir d'une échelle qui va de 1 à 14. Par exemple pour les plantes, le rhododendron se plaira dans les sols acides contrairement au pavot qui préférera les sols alcalins.

Le pH varie en fonction de nombreux facteurs: composition chimique du sol (roches/minéraux), présence de courts d'eau, acidité ou non des pluies locales, activité de la micro faune dans le sol et de la végétation environnante (humus par exemple)... J'ai opté pour le papier pH car il est peu coûteux et facile d'emploit mais il existe aussi des sondes pH, plus onéreuses mais efficaces. On peut même fabriquer son propre papier pH en utilisant du chou rouge, pour ce faire les infos sont ici (le site explique tout sur le pH au passage). Mais pour le moment je préfère faire confiance aux produits que l'on trouve dans le commerce.

Mais pourquoi parler de pH pour les champignons? Tout simplement parce que ceux-ci tirent leurs nutriments presque uniquement du sol (en fonction des espèces). De ce fait ils pourraient être sensibles au pH, ce qui permettrait d'expliquer pourquoi à certains endroits qui sembles pourtant parfaits (arbres hôtes, températures, inclinaison du sol etc...), ils se font absents. Cela permettrait ainsi d'établir rapidement et facilement les zones de prospections. On sait déjà que certains champignons apprécient des sols définis comme la morille (certaines aiment les sols calcaires, d'autres ceux qui sont sableux) mais on sait rarement sur quel sol et quel pH elles poussent.

Mais pour le moment cela n'est que de la théorie, il faudra attendre un peu avant que les premiers résultats tombent. Il reste encore tout l'hiver pour y réfléchir.

 

Autre point:

La composition du sol joue donc sur le pH mais aussi sur l'hygrométrie (la "teneur" en eau), la masse et le type de nutriments ou encore la facilité ou non que peut avoir le mycélium à étirer ses filaments pour capter sa nourriture. De ce fait identifier un sol permet bien souvent de savoir où chercher des champignons maissurtout, leurs arbres et plantes hôtes. Il y a quatre composants types dans un sol: l'argile, l'humus, le calcaire, le sable. Voici quelques indications pour reconnaître la ou les prédominances d'un sol. N'oublions pas que ce n'est pas une science exacte et qu'une terre peut être composée de plusieurs types de sols (par exemple une terre où se mélange une zone argile et une zone calcaire comme dans mon coin d'Isère).

- sol argileux: humide il colle, sèche il est dure. Sa terre est rouge/orangé/ocre. On le nomme terre lourde. Les plantes qui l'apprécie sont le bouton d'or, la pâquerette, le jonc, le liseron, l'hellebore, les rosiers sauvages, aubépine, le bouleau, le peuplier, le prunier et le framboisier.

- sol sabloneux: une poignée de celui-ci n'a pas de cohésion. Il ne retient pas l'eau, se réchauffe facilement et sèche rapidement. Sa terre est caire. Il est apprécié des euphorbes, des géraniums, des sédums, des millepertuis, du frêne, du peuplier, du sorbier, du fraisier des bois, de lavigne, du figuier, des ronces.

- sol humifère: il est riche en humus comme son nom l'indique. Il est noir, acide, spongieux et riche en nutriments. Les plantes que l'on trouve sur celui-ci sont l'ortie, la fougère, le bouton d'or, la bruyère, la digitale, le genêt, la gentiane, le lis, le houx, le châtaignier, l'ail sauvage, le myrtillier, le pommier et le framboisier.

- sol calcaire: il est composé de 10 à 30% de carbonate de chaux et d'argile ce qui forme une terre collante plutôt blanchâtre et crayeuse. Il est léger, se dessèche vite par de forte chaleurs, craquelle, permet la pénétration des gelées, retient mal les nutriments (en particulier du fer ce qui provoque la chlorose des feuilles) et est perméable à l'eau. On le reconnaît aux nombreux cailloux à la surface de celui-ci. Sur celui-ci on trouve le coquelicot, le trèfle blanc, les ancolies, la primevère, l'oeillet, l'Aulne, le bouleau, le hêtre, le charme, le nisetier, le peuplier, le tilleul, le prunier et la vigne.

 Sources: http://www.gerbeaud.com/jardin/fiches/fp_sol_analyse.php3