vendredi 25 décembre 2020

Dans les coulisses du Forum Mycorium.

DSCN5864_MomentDébut octobre a été une période d'une rare intensité pour moi. Mes restrictions médicales de sortie ont été levées. L'occasion de filler 4 jours pour m'établir avec quelques copains entre l'Ardèche et la Haute Loire. Ma venue n'est pas touristique. Elle est surtout motivée par la toute première édition du Forum Mycorium à laquelle je prends part, et qui est tenue par le Collectif Mycorhizes, association nouvellement crée et dont je suis membre. Covid-19 oblige, cette année nous n'avons pas pu inviter de public à participer aux sorties, ni mettre en place notre exposition mycologique ou d'atelier. Qu'à cela ne tienne, nous avons numérisé notre événement à 100% pour partager notre programmation au plus grand monde.

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Un pari réussi et soutenu par notre partenaire Ver de Terre Production, grace à qui vous pouvez retrouver les conférences et reportages du forum ICI. À l'heure actuelle, la diffusion de l'événement cumule 46 000 visionnages et je tends à penser que cela ne fait que commencer avec la série de vidéos à venir !

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Jeudi après-midi j'arrive à Saint Bonnet le Froid, dans la Haute Loire. Une très belle colonie d'hirondelles des rochers (Ptyonoprogne rupestris) est posée sur le clocher. J'en suis surprise, l'espèce se rencontre le plus souvent à proximité de grandes étendues d'eau ou de falaises. J'avoue être restée une petite demi-heure à les observer. Sur la première photo, on distingue bien la différence entre l'adulte dont le ventre est blanc, le dos gris et la gorge lègérement colorée; et le juvénile entièrement teinté de gris et dont des touffes de duvet restent visibles.

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Chaussures de rando aux pieds, panier à la main et couteau en poche, je pars voir ce qu'il y a dans le coin. Deçéption, les sous-bois comme les champs sont en grande partie vides. Les promeneurs sont nombreux mais les bons coins aussi. Il faut plutôt se tourner vers les conditions météos. Du vent, peu de pluie, des températuresélevées ... rien de typique pour un début octobre ni de propices à la pousse des champignons. Penaude je regagne le village en me disant que camarades, plus expérimentés, seront moins bredouilles.

DSCN575616 heures, c'est le moment de l'installation. L'équipe Marcon nous met à disposition dans un des hôtel une des salles de réunion. C'est ici que nous établissons notre QG pour les 3 jours à venir. Mon poste se situe essentiellement à être derrière un écran d'ordinaeur, à monter et à transfèrer les vidéos pour les jours suivant afin d'alimenter la diffusion en directe du forum. Nous avons connu quelques déboires avec le réseau internet (insérer blague sur la campagne de votre choix ici) mais dans l'ensemble et pour une première, nous avons de quoi être contents et fiers. La plupart de nos intervenants mènent leurs conférences depuis chez eux, néanmoins certains viendront prendre par aux échanges depuis cette salle. Pour autant pas de grandes déco pour cette année même si nous adorons ça, c'est la technique qui nous prendra tout notre temps et notre attention. Formés directement sur le terrain, une chose est sûre, nous sommes plus que parrée pour proposer le même service l'an prochain.

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Installation terminée. Nous voilà repartis, cette fois à deux, pour aller explorer le secteur. Nous arrivons devant un grand près couvert de fenouil des montagnes (Meum athamanticum). Cetet herbe est un trésor local. Récoltée puis conditionnée, elle est revendue pour la consommation humaine, le plus souvent aurpès des restaurateurs et autres tables étoilées. Son goût anisé ne laisse personne indiférent. C'est dans ce tapis parfumé qu'une famille d'amanites tue-mouche (Amanita muscaria), complétent parfaitement ce tableau d'automne.

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Nous finissons bien par rammasser quelques champignons et à nous en faire un petit panier pour les présentations des jours à venir, ouf ! J'ai même pu trouver mes tous premiers bolets à pied rouges (Neoboletus luridiformis) non sans émotions. Le jour commence à tomber, il fait sombre et nous mettrons un petit moment pour retourner à notre véhicule. L'occasion de poursuivre le chemin avec plaisir en ramassant quelques girolles (Cantharellus cibarius) et russules diverses malgré la nuit tombée. Soirée terminée, il est temsp de rentrer.

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Vendredi matin, nous nous levons tôt et quittons le gîte avec les premières brumes. La journée s'annonce chargée. Nous avons jsute le temsp de passer par le QG pour y déposer le matériel. Depuis la fenêtre, les moineaux domestiques (Passer domesticus) prennent le soleil sur le toit de l'église. Plus surprenant, quelques bergeronettes grises (Motacilla alba) en font de même. Je suis plus habituée à les voir dans les prés humides.

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Je n'ai pas le temps d'en prendre plus pour regarder les oiseaux, il est l'heure de passer aux choses sérieuses. Nous voilà au restaurant de Régis Marcon. Entre temps les copains sont arrivés dans la nuit de Gironde avec une belle cargaison de champignons dont ils ont pu lui faire don. Je salive devant les paniers et les cagettes pleines. Les préparatifs s'entâment. Il faut trouver le bois où filmer, faire chauffer les caméras et se mettre en route.

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J'ai totu juste le temps de lever les yeux au ciel pour voir passer au-dessus de nos tête un milan royale (Milvus milvus). Si la majorité d'entre-eux migre, une petite population reste active l'hiver, en particulier dans le massif centrale. C'est la deuxième plus grande connue d'Europe après celle des hivernants allemands. Queue en V, tête gris argentée, dessins blancs et noirs sous les ailes, plumage brun-roux ... l'identification en est vite aisé quand il passe si prêt. Essentiellement nécropage, il a pour habitutde de se nourrir des restent de poissons. Ici il se contente essentiellement des petits mammifères succombant au froid et des rares caracasses de gros animaux.

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Nous voilà d'attaque. Il est 9 heures et nous sommes 6 à parcourir les bois, dont deux à filmer et trois à discutailler. Pour ma part je me tiens derrière l'appareil photo. Ce matin, l'aggronome Jean Rondet, le chef trois étoiles Régis Marcon et le cueilleur professionnel Jérôme Legros sont réunis. L'objectif ? Discuter des questions de gestion forestière, de respect des ressources et du statut de ceuilleur pro. Il fait un peu froid mais l'ambiance est délicieuse. Dans les arbres les orites à longue queue, les mésanges noires et huppées ainsi que les becs croisés des sapins s'en donnent à coeur joie. Il m'est alors très difficile de ne pas lever les yeux pour les observer.

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Mise en situation, cueillette filmée, présentation des espèces et de leurs goûts ... nous ne voyons pas le temps passer et nous arrivons très vite à réunir nos 40 minutes de film et de mise en situation. C'est le moment de faire une pause et de débriefer autour d'un peu de bidoche. Ces quelques photos ne seraient retracer le récit, l'ambiance et surtout le contenu au combien passionnant des échanges de cette matinée. De ce fait, vous pouvez le retrouver à travers 8 courtes vidéos qui détaillent cette rencontre et dont j'ai pris grand plaisir à faire le montage.

Pour faire les choses bien, le Collectif Mycorhizes c'est doté d'une chaîne Youtube afin de diffuser en partie les vidéos de ses actions, conférences, sortie et de son forum. C'est l'occasion pour moi de faire un peu de montage même si cela reste très amateur. Ça me fait le plus grand bien car je me plonge dans un autre domaine, même si celui-ci reste plus ou moins lié à ma passion pour l'environnement et pour la vulgarisation.

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Changement de décor. Nous quittons la forêt pour entrer par la petite porte du restaurant étoilé. J'ai les yeux qui brillent, l'expérience est unique. Nous voilà plongés dans un univers que j'ai pu connaître il y a 10 ans, mais cette fois-ci à un niveau d'excellence dont je ne pouvais être spectatrice jsuqu'à lors que depuis mon écran d'ordinateur. Les gestes, les odeurs, les couleurs, les bruits ... tous mes sens sont en ébullition.

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J'ai même pu découvrir 4 grands plats. Nous venions alors juste de sortie du self du restaurant où nous avons pu manger avec les équipes. Cependant mon estomac semblait aussi léger qu'un plume au moment d'acceuillir ce filet d'anguille, le dôme de champignons, la poire au caramel de morille ou la poëlée de lactaires et pieds de moutons. Cependant la plume s'est envolée à mon retour devant l'ordinateur pour travailler toute ces images. Quel ravissement pour les papilles, je me sens chanceuse d'avoir pu vivre cette expérience.

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Le ballet des petties mains s'anime. Les plats sont fumés au génvirer puis mis sous cloche. Dans les casseroles les sauces crépites et les colverts dorent sur le coffre. Une flamme monte ça et là pour lécher une poële fumante. Sous le passe, c'est un travail d'orfèvre qui s'oppère. hauqe élément doit être à sa place. Les tuilles de légume subliment les pièces roties et les navets confis prennent place comme supports aux tranches de cèpes.

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Que de travail entre ces deux résultats. Les champignons arrivent dans l'arrière cuisine. Triés et nettoyés par les mêmes mains depuis des années, ils arrivent alors en cuisine. Chaque plat est accomodé selon l'arrivage car la ressource est parfois rare, d'autres absente car soumise aux caprices du temps et de l'environnement. Reste à accomoder les textures, les parfums et les couleurs. Le pied de mouton sera apprécié pour sa texture, la chanterelle pour son gout de sous-bois, la girolle pour son parfum d'abricot, le cèpe de châtaignier pour ses effluves de noisette et certains clitocybes pour leurs notes anisées ou de farine.

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L'initiation aux champignons n'est pas que dans le goût et dans l'assiette. Cette éducation passe aussi par les yeux et les oreilles. Un plateau de découverte est présenté à chaque table du restaurant. Il change au grès des saisons. L'automne on y trouve les champignons, au printemps les herbes sauvages et à l'été, les légumes rares de saison. De quoi piquer au vif la curiosité des convives et donner l'envie d'explorer les sous-bois.

121460891_1227299417651493_5297114796144947931_nAvant de continuer, il me faut vous dire quelques mots sur les Maisons Marcon. Tout commence avec un projet un peu fou : renouveller le bistrot familliale en lui donnant une patte locale : celles des champignons. Le projet grandi, tient bon et voilà qu'aujourd'hui la commune peut s'enorgueillir de son restaurant 3 étoiles, le Clos des Cimes mais aussi de son bistrot gastro la Coulemelle, de sa boulangerie la Chanterelle ou encore de ses hôtels et de ses gîtes.

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Les Maisons Marcon, c'est aussi une histoire entre un père, Régis, et un fils, Jacques. Ensemble ils mènent les cuisines et les projets. Entre France, Europe et Asie, ils recherchent et partagent ce savoir autour des champignons. C'est uen entreprise familliale qui a donné un souffle nouveau au plateau. C'est aussi un renoument avec une tradition très encrée. Le plateau du Vivarais a été plus ou moins toujours connu des lyonnais pour ses champignons et même dès le début du 20e siècle si ce n'est plus tôt. Le dimanche, il était de tradition pour la bourgeoisie de monter et de faire le repas dominicale autour d'un plat de champignons.

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Changement d'ambiance et de décor, nous sommes à nouveau avec Jean Rondet et Régis Marcon, mais cette fois-ci dans l'école de cuisine Marcon. Au programme : découverte de la lactofermentation des champignons afin de garder au mieux une récolte, et cuisine de deux plats emblématiques : la poëlée et la coulemelle en cordon bleu. De quoi avoir de nouveau l'eau à la bouche. Cette journée fleurte avec l'overdose culinaire.

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La cuisine en direct, c'est toujours surprenant et impresionnant. Les bocaux se remplissent et se vident à mesure des explications. C'est une expérimentation qui se déroule sous nos yeux, une première pour le chef guidé par les conseils de l'agronome. D'ordinaire ce sont ds vianaigres de girolles, des pickels de pied de moutons, des sels de champignons ou des huiles et des beurres de cèpes qui prennent place sur les fournneaux.

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Le décor nous plonge dans les recettes qui se déroulent sous nos yeux. Les épices sur les étagères, les livres en présentoir, les sucreries dans de jolis pots de verre ... j'aurai pu rester des heures dans cette cuisine à observer les casseroles accrochées aux murs. Régulièrement elle accueille en stage les passionnés pour s'initier à la cuisine des champignons. Qui sait, peut être qu'un jour j'enfillerai un tablier pour me mettre à ce plan de travail !

Si je n'ai pas détaillé la partie cuisine, c'est parce que nos deux spécialistes le font bien mieux que moi. Vous pourrez retrouver toutes les astuces et tous les conseils de la lactofermentation et de la préparation de la coulemelle en croque monsieur avec ces 4 épisodes,  disponibles sur la chaîne Youtube du Collectif Mycorhizes. Un moyen simple de comprendre toutes les grandes étapes de cette préparation pas à pas.

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Le terrain, c'est fini. Mon samedi et mon dimanche seront consacrés à monter, corriger et transmettre les vidéos du forum. Je trouverai aussi entre deux visio un peu de temps pour regarder ce qui compose le forum ou prendre un petit peu l'air. Si je n'ai pas pu profiter du dehors, j'ai pu m'éclater en régis à jouer les supports techniques, chose que j'adore. J'ai pu aussi à loisir revoir l'intégralité de ces 3 jours autour des champignons une fois le forum terminé. C'est le cas pour cette passionnante sortie en forêt animée par le biologiste Marc André Selosse.

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Différence en vraies et fausses girolles, lichens à parfums, polypores tueurs, couper ou arracher, champignons mangeurs de ... champignons, il y a de quoi être surpris. Un vrai régal pour ma part, qui me donne fortement envie d'être en 2021 pour prendre part aux festivités du prochain forum. Revenons dans la sapinière, contrairement à ce que je pouvais penser à mon arriver, la forêt recèle de champignons, parfois bien cachés, parfois très présents. Il suffit alros de lever les yeux vers les cimes pour s'en rendre compte.

Et comme toutes les sorties et ateliers présentés ici, vous pouvez retrouver l'intervention de Marc André Selosse à travers 1 heure de reportage sur Ver de Terre Production mais également sur notre chaîne Youtube à travers 23 mini épisodes de 2 à 4 minutes. Cette série à vocation de mettre en avant les apport théorique à travers un format court mais également, à servir de support en répose aux nombreuses questions qui peuvent se poser sur les forums et les groupes facebook autour de la mycologie au sens large. Parmi les autres reportages à découvrir, une conférence passionnante et passionnée du mycologue et maître de conférence Pierre Arthur Moreau sur les morilles et bien d'autres surprises que vous pourrez découvrir sur notre site internet !

Et oui ! Nous avons désormais tous les outils nécessaire à communiquer sur nos actions ! Un site internet que vous pourvez retrouver ICI, un groupe Facebook que vous pouvez retrouver , et enfin la fameuse chaîne vidéo qui figure juste . Pour réccupérer toutes les infos, voici la liste des liens utiles pour nous découvrir :

LE SITE : https://collectif-mycorhizes.wixsite.com/association

LE FACEBOOK : https://www.facebook.com/groups/MycofloreDeLaManche

LA CHAÎNE VIDÉO : https://www.youtube.com/channel/UCuscd44p3sfvx_wGwmLgoaw

Episode 1             Vignette Forum Mycorium - Ep 2


vendredi 2 octobre 2020

Sortie en campagne 17 : identifier les criquets.

DSCN5444Les pelouses sont complétement grillées. Il y aurai de quoi s'inquiéter mais ce n'est pas complétement anormale pour la saison, hormis que cela arrive bien plus tôt que d'ordinaire. Ce jour là, c'est dans les herbes dorées que nous posons nos sacs. L'objectif de la journée : identifier les criquets de la campagne dans laquelle nous nous trouvons, celle d'Irigny. Boîte loupe et guide de détermination en main, nous nous lançons à la chasse aux orthoptères. Il faut à la fois être vivace pour saisir les insectes mais aussi délicats pour ne pas briser leurs pattes fragiles et ne pas froisser leurs fines ailes. Par chance, le soleil n'est pas trop fort et nous arrivons à trouver un peu de frais. Le travail entâmé, nous nous aperçeverons que nous ne serons pas trop de trois pour nous lancer dans les identifications. Pour nous aider, nous utilisons le "Cahier d'dentification des orthoptères de France, Belgique, Luxembourg et Suisse" de Yoan et Eric Sardet (pau en 2015). Pour les espèces, elles peuvent être toutes retrouvées ICI.

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Les Orthoptères :

Les orthoptères (Orthoptera) sont un ordre qui regroupe le sous-ordre des Caelifères (Caelifera) qui comporte les criquets, et le sous-ordre des Ensifères (Ensifera) à laquelle se rattachent les grillons et les sauterelles. Dans le monde on compte 22 000 espèces et sous-espèces d'ortohptères dont 220 sont présentes en France. Pour notre identification nous nous sommes concentrées sur les criquets et les sauterelles.

DSCN5443Reconnaître les criquets :

Ils se reconnaissent à leurs antennes courtes, souvent épaisses et multiarticulées, c'est à dire composées de plusieurs ségements. Ils vont se montrer aussi bien solitaires que grégaires, chacun de ces deux comportements pouvant transformer morphologiquement l'insecte (forme, couleur, taille des ailes etc.). Les mâles chantent pour défendre un territoire et attirer les femelles. Ces dernières peuvent à leur tour répondre de manière sonore pour indiquer aux mâles qu'elles acceptent l'accouplement. Question régime alimentaire, toutes les espèces de criquets sont phytophages, c'est à dire se nourrissant de végétaux.

DSCN5422Reconnaître les sauterelles :

Elles se reconnaissent à leurs antennes fines et aussi longues ou plus longues que leur corps. De moeurs solitaires, seuls les mâles chantent pour appeler les femelles à la saison de reproduction. Pour cela, ils utilisent leurs élytres (ailes rigides protégeant les ailes de vol) l'une contre l'autre, là où les criquets pour stritueller (verbe tiré du chant des orthoptères, la stridulation) vont plutôt utiliser leurs fémurs de leurs pattes arrières en les frottant sur leurs élytres pour produire un son. Les sauterelles sont omnivores, avec un penchant plus marqué pour les protéines animales. Certains criquets peuvent devenir leur proie.

DSCN5452Reconnaître les mantes religieuses :

Les mantes religieuses ne font pas parties de l'ordre des orthoptères mais de celui des Mantoptères (Mantodea) et de la famille des Mantidées (Mantidae). Elles se reconnaissent à leurs pattes avant pliées. Applées ravisseuses, elles leur permettent d'attraper leurs proies qu'elles saisient le plus souvent quand celles-ci sont en plein vol. Patientes, elles chassent en affût, dans la végétation. Selon le milieu où elles vivent elles peuvent être vertes, brunes, orangées et parfois même légérement violacées. Cette espèce fait partie des 8 présentes sur le territoire français et des 2500 que l'on trouve dans le monde.

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Première étape : la capture.

Hop nous voilà partis à attrapper les criquets. Les herbes hautes, les lisières, les bords de ruisseaux ou les fondsassèchés des rivières sont autant d'endroits où il est possible de les trouver. Nous nous concentrons ce jour là sur une parcelle n friche qui n'est plus en culture depuis 2017 et qui est attenante à la forêt du fort. Elle figure d'ecotone, une zone riche en biodiversité car à la confluence de deux milieux naturels différents.

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Le Criquet blafard (Euchorthippus elegantulus) :

C'est le premier sur lequel nous mettons la main. L'espèce se caractérise par sa couleur beige même s'il exite une grande variabilité entre individus, certains tirants sur le brun ou le vert. Nous tombons essentiellement sur des femelles que nou reconnaissons à la loupe. Pour avoir tous les critères de reconnaissance de l'espèce c'est par ICI. De taille moyenne, entre 14 et 26 mm, on le trouve de mai à novembre dans les milieux herbeux, de préférences chauds et bien exposé, jusqu'aux limites de l'étage montagnard (1500 m d'altitude).

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Le Caloptène italien (Calliptamus italicus) :

C'est l'une des espèces les plus communes en France. Ce criquet brun et massif possède de jolies ailes rouges protégées par des élytres mouchetées de noir. Les mâles mesures 15 à 23 mm tandis que les femelles, bien plus grandes, sont comprises entre 23 et 34 mm. S'adaptant à une grande variété d'haitats, il aime particulièrement la chaleur. Il n'est pas simple à attrapper mais le grand nombre d'individu permet de faire quelques jolies prises. Là aussi, nous ne trouvons que des femelles, reconnaissables à l'absence du pallium saillant, un organe présent chez les mâles à l'arrière de l'abdomen. Elles sont aussi démunies de cerques en forme de pince.

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Sa colorie lui permet aisément de se dissimuler dans la végétation. En cas de danger il déploie ses ailes colorées et d'un bond peut s'envoler à l'autre bout de la parcelle. La couleur vive couplée au saut vif eut entraîner chez certains prédateurs un état de surprise pendant un quart de seconde, laissant alors le temps au criquet de s'échapper. Hélas cela ne marche pas à tous les coups, en particulier quand il s'agit des pettis rapaces à l'affût.

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Les prédateurs des criquets :

Ce jour là nous en croiserons quelques uns. Mantes, rapaces, passereaux, lézards, échassiers, araignées ... la liste est longue comme mon bras. Néanmoins en cette fin de saison ils sont moins nombreux, certains ne s'attaquant qu'aux larves tandis que d'autres sont déjà partis en migration. Reste alors les gros insectes et les vertébrés qui sont décidés à passer l'hiver ici. En voici trois que j'aime tout particulièrement.

DSCN5426 (2)Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus) :

Deux juvéniles sont posés sur le câble éléctrique qui nous surplombe. Souhaitons leur bonne chance car nombreux sont les jeunes rapaces à ne pas passer la première année. Même si l'espèce favorise les petites rongeurs comme les campagnoles et les mulots, elle ne dédaigne pas se rabattre sur d'autres proies comme des oiseaux, des lézards ou de gros insectes dont font partis les orthopthères. La capture se fait le plus souvent au sol parmi les herbes. Les criquets sont directement capturés au bec. L'entièreté de l'insecte est consommé à l'exception des aileset des parties dures.

DSCN5475Le faisan de Colchide (Phasianus colchicus) :

Ce superbe faisan de Colchide est issu d'un lâché d'élevage. Les belles couleurs de son plumage sont un critère de selection dans le cadre des chasses. Personnelement je suis assez opposée à cette pratique. Si les adultes sont plutôt granivores, ils ne dédaignent pas se nourrir de temps à autre de gros invertébrés. Les jeunes vont essentiellement se nourrir d'insectes dont de jeunes criquets qui sont alors peu habilles au vol et saut. Ces proies faciles apportent toutes les protéines dont ont besoin les faisandeaux, les petits du faisan. Sur la zone agricole nous avons pu en suivre.

DSCN5436La mante religieuse (Mantis religoiosa) :

C'est une redoutable prédatrice qui est capable d'attrapper des insectes aussi gros qu'elle. Pour se faire elle les saisie avec ces pattes avant, les ravisseuses qu'elle tient replié le reste du temps comme si elle priait, d'où son nom de religieuse. On l'appelle aussi parfois tigre des herbes pour faire référence à son ppétit et à sa capacité à se fondre dans le décors pour attraper ses proies à l'affût. Ce jour là nous ne trouvons que des femelles à l'abdomen gonflé d'oeufs. Elles les pondront très prochainement dans une oothèque. Il s'agit une coque organique que fabriques également les blattes.

Les mantes sont des animaux très fragiles et particulièrement bien adaptés à leur environnement ce qui les rend parfois un peu dur à trouver, surtout quand elles sont immobiles. Il est préférable de ne les manipuler qu'avec une grande délicatesse pour ne pas abimer leur abdomen ou froisser leurs ailes délicates.

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C'est toujours pour moi un émerveillement de tomber sur des mantes, que ce soit il y a deux ans au pet du loup, à la fin de l'été avec les mantes cachées dans les cagettes de légumes du marcher ou rentrant par la fenêtre ou en promenade. Cela me rappel à mes souvenirs de vendange, les ballade dans les Callanques ou encore, de wwoofing où les empuses avaient été une véritable découverte pour moi et m'avait provoqué une vive émotion.

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Avec les pluies et les gelées, les femelles et les mâles ayant survécus aux amours ne tarderont pas à mourir. En effet la mante est connue pour vivre un peu moins d'une année et les mâles, pour servir de nourriture à leurs belles pendant ou après les ébats amoureux. Dans les faits, 1/3 à 2/3 des reproducteurs arrivent à survivre en s'échappant ou en choisissant de s'accoupler à une femelle ayant déjà le ventre bien plein. Ouf !

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L'automne est vraiment là ! Kiwis, courges, potimarrons, raisins, mures et pommes, les cultures sont remplies de fruits et de légumes de fin de saison. Attirants plus la convoitise des humains que des animaux, ils sont protégés par de hauts grillages pour éviter toute forme de pillages. Arriver le matin devant un rang entièrement vidé pendant la nuit reste quelque chose de profondément démoralisant et d'injuste quand on pense au travail investi.

Désormais je me troune vers une autre identification, celle des champignons ! D'ailleurs je serai dans l'équipe organisatrice du grand forum Mycodrium destiné à la nature, aux champignons, à la gastronomie et à l'agro-écologie. Vous pourrez en retrouver toutes les conférences et sorties sur youtube sur la chaîne Ver de Terre Production le 9 octobre (ICI), le 10 octobre (ICI) et le 11 octobre (ICI) - bon visionnage !!!

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vendredi 11 septembre 2020

Le forum Mycélium : la 4e édition est lancée !

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LA 4e EDITION EST LÀ

Chaque année et cela depuis 4 ans, c'est mon grand rendez-vous : le forum Mycélium ! Non seulement j'y retrouve de nombreux amis, mais en plus, j'ai le plaisir d'y participer. Cette année ce sera de loin en soutient logisitique. Mais pas de panique, cette année le forum ce dématerialise, crise sanitaire oblige. Je vous invite de ce fait à sortir votre agenda pour bloquer les dates du 9/10 au 12/10 !

Au programmedes conférences, des expositions, des ateliers et des sorties nature.

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Photo de Joseph Bartolome et logo de l'association.

LES CONFERENCES
Compte tenu du contexte très particulier auquel nous sommes confrontés, nous avons dû prendre avec regret la décision de faire les conférences sans public physique. Toutes les conférences seront donc virtuelles. Cela reste néanmoins une chance pour tous ceux qui n’ont pas la possibilité de nous rejoindre à Saint-André-en-Vivarais et nous permet de faire intervenir des conférenciers qui n’avaient pas la possibilité de se libérer pour venir nous voir.

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Photos de l'édition 2018-2019.

Ces conférences seront en visio-conférence par zoom pour les adhérents et en live stream pour les non-adhérents. Nous vous donnerons les modalités / canaux de diffusion prochainement.
Une fois de plus, nous allons vous proposez une programmation des plus exigeantes, que ce soit par le niveau des intervenants qui nous font l’honneur d’être là mais aussi par la multiplicité et la diversité des sujets qui seront abordés. De tout cela, vous serez informés au fil des jours et semaines à venir.
Si la Covid et la technique nous le permettent, nous proposerons sur place, dans la salle Louis Pize de Saint-André-en-Vivarais, un accès en visio aux conférences.

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Récolte de girolles en 2017 en Isère.

LES EXPOSITIONS ET LES SORTIES NATURES
Nous avons prévu cette année 2 lieux d'exposition. En plus de l'exposition qui se tiendra à l'endroit habituel, et qui nous l’espérons, permettra de présenter comme chaque année plus de 350 espèces, nous installerons une exposition en plein air avec un sentier pédagogique. Le but de cette seconde exposition est de proposer des sorties natures avec différents animateurs, sur des thématiques qui leurs sont chères à chacun, de partager avec vous leur connaissance et leur passion. Ces sorties seront organisées pendant la journée. Elles seront gratuites pour les adhérents et coûteront 8 euros pour les plus de 14ans.

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Récolte de cèpes 2019 en Isère.

Comme les années précédentes, vous retrouverez dans la salle Louis Pize l'atelier photo de Joseph Bartolome, la microscopie, la buvette, l'espace adhésion, la vente d'affiche et de livres, etc. Toute l'équipe est convaincue que si cette forme n'est pas nécessairement des plus confortables pour tous, elle va nous permettre de maintenir notre activité plutôt que de faire une année blanche. Elle va surtout nous permettre d'assurer la 1ère mission de l'association qui est le partage de cette connaissance avec le plus grand nombre.

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Récolte de truffes d'été en 2015 en Isère.

En attendant, les 2 sorties prévues le 20/09 avec Damien Duverger et le 4/10 avec Hervé Cochini sont maintenues.
Comptant sur vous et votre soutien !
Amycologiquement
Et pour découvrir notre association le Mycorium Sauvage :
Le site internet du Mycorium
Le facebook de l'association ICI

lundi 8 octobre 2018

Le forum Mycélium : le secret des champignons.

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Grand évènement à venir, tous à vos agendas ! Le 13 et 14 octobre de cette année se tiendra sur les terres de Regis Marcon à Saint André en Vivarais le forum Mycélium. Si l'Ardèche verte est propice à ce type de manifestations autour du champignon, elle l'est encore bien plus en terme d'échanges et de découvertes.

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Pour cette 2e édition, j'ai la très grande fierté d'animer une conférence sur l'amanite tue-mouche. L'approche que j'aurai s'articulera autour de deux grandes question que l'on me pose parfois : Pourquoi parler des champignons ? Qu'elle utilité à les connaître ? Outre le fait que la fonge est un objet d'étude facinant et inépuisable d'un point de vue scientifique, il anime les foules quand il est question de gastronomie mais aussi de développement durable, d'agronomie, d'agriculture, de recyclage, de médecine et d'innovation. Cependant, ce n'est pas sur ces thématiques que je vais m'aventurer, ou du moins pas directement. Les champignons font partie de notre quotidien culturel. On les trouve partout, dans les jeux vidéos, la mode, la littérature, la peinture, le cinéma ... et pourtant nous n'en avons pas toujours conscience.

Quoi de mieux alors que de prendre le plus emblématique d'entre eux dans l'imaginaire populaire pour mettre en lumière ce phénomène ?

Suscitant la peur et la fascination, l'amanite tue-mouche véhicule à elle seule toute une partie des mythes et traditions européennes. Oubliés ou encore très vivaces, les usages et représentations liés à ce champignon ont marqué profondément la culture du vieux continent. De la Sibérie avec les chamanes et les éleveurs de rennes, en passant par la vallée des merveilles en France en poursuivant notre route jusqu'en Inde sur les traces des époux Gordon Wasson, je vous invite à retracer quelques brides de notre histoire à travers la célèbre amanite rouge à points blancs. Nous découvrirons ensemble des oeuvres, des récits, des religions et des reliques nous donnant quelques indices sur ce qu'était ce champignon pour nos ancêtres et pour nous même, nous offrant ainsi un nouveau regard, si ce n'est pas notre société, du moins sur les symboles qui l'animent. Cependant, il serait présomptueux de réduite l'événement à cet unique aspect de la mycologie.

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Organisé par le Mycorium Sauvage de France que vous pouvez également retrouver sur les réseaux sociaux, l'événement propose une multitude de conférences, de débats, d'ateliers et de sorties sur les thèmes de la mycologie, de la botanique, de l'agriculture et de la cuisine. Une très belle exposition mycologiquee avec de nombreux spécimens permettra aux curieux et aux passionnés de découvrir et redécouvrir le monde fongique. Loin de l'image vieillotte que l'on peut se faire de la mycologie, ce week-end forum se déroulera sous le signe de l'innovation, de la sicence et de l'éveil à la nature. De nombreuses activités s'adressent aussi bien aux enfants qu'aux parents. C'est aussi un moyen idéal de se reconnecter à la nature en famille. Bref, je vous y attends avec impatience et pour vous faire un idée, vous retrouverez ci-dessous les intervenants pour ces deux jours qui s'annoncent radieux.

Christophe France

La mycorhization d'arbustes et d'arbrisseaux fruitiers a pour objectif de permettre au végétal de créer un réseau avec les autres plantes qui l'entourent pour créer des échanges d'informations et de nutriments. Appliqué à l'agriculture, c'est un outil pour rendre les cultures plus productives tout en repectant le sol et la santé humaine.

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Les champignons ont pour réputation d'être des accumulateurs. Métaux lourds, éléments polluants ... ils peuvent également de capter la radioactivité dans le sol. Cette capacité ne va pas sans risque pour la santé humaine mais s'avère fournir de précieuses informations sur l'état d'un milieu et son rayonnement ionisant.

Damien Duverger

La question de comestibilité est souvent au coeur des échanges sur les forums de mycologie mais aussi dans les bois quand les cueilleurs se croisent. Qui de mieux pour aborder cette thématique qu'un fin gourmet, amoureux de la nature qui se trouve confronté chaque jours sur les réseau à la question de la dangerosité des champignons ?

Gérard Mottet

Parce que la mycologie est tout un art, quelques bases s'imposent avant de se lancer dans la détermination. Apprendre à reconnaître un milieu, distinguer ce qu'est un stipe, une marge, une lamelle, un pli ou un tube est essentiel si on veut pouvoir remplir avec plaisir son panier et sa tête des bons noms d'espèces sans danger.

Helena Amalric

Les champignons, on ne les trouve plus seulement dans l'assiette et le jardin, désormais ils s'invitent dans notre quotidien. Cuir, isolation thermique, liant, teinture et aggloméra, ce sont quelques unes des nombreuses fonctions qu'ils peuvent revêtir pour changer notre quotidien et tendre à un mode de vie plus éthique et durable.

Hervé Cochini

Parler du monde fongique c'est bien, l'observer dans la nature avec tout ce qui peut interagir avec lui, c'est bien mieux. Laissez vous guider par la voie d'Hervé et partez à la découverte de l'environnement sous un jour nouveau. C'est l'occasion de se retrouver en famille, de découvrir les joie du pleine air et de l'automne.

Hervé Coves

Plus qu'une maxime, une philosophie. Avec Hervé vous découvrez au combien la vie est belle à travers les relations complexes mais si passionnantes qu'entretiennent les êtres vivants entre eux. Les champignons jouant un rôle fondamentale dans ces unions cachées sous nos pieds auront la belle place lors de ces échanges.

Issoufou zougrana

Tirer profit des déchets agricoles tout en soignant les sols, une utopie ? Pas si sûr que cela à la vue des travaux d'Issoufou au Burkina Faso. Une discussion riche pour prendre conscience des possibles qui s'offrent à nous et qui peuvent permettre de solutionner bien des problèmes dans notre monde moderne à bout de souffle.

Jacques Marcon

Avis aux gourmets ! L'heure est à la ripaille. Étudier les champignons c'est bien beau, mais les cuisinier c'est bien bon ! Pour autant on peut vite se trouver désarmé fasse à un sparrassis crépu ou une poignée de pézizes veinées. Pas de panique, cet atelier est l'occasion de découvrir des gestes simples pour les accommoder.

la cave Marcon

Et quoi de mieux pour une plâtrée fongique qu'un vin choisit à la perfection ? À vos stylos, avec la cave Marcon vous aurez toutes les informations nécessaires pour ne plus commettre d'impairs lors de vos dîners. Sans pour autant vous ruiner, suivre quelques règles simples vous suffiront à réussir un repas du meilleur effet.

Jérôme Legros

Cueilleur, passionné de nature, de plantes et d'agriculture, Jérôme est un touche à tout. Outre son intervention dans un domaine qu'il connaît et maîtrise, la culture de champignon, vous pourrez aller à sa rencontre lors de ce forum pour découvrir et apprendre auprès de lui la spécificité des espèces et les liens qui les unissent aux sols.

La forêt des contes

Parce que la nature et les champignons ne sont pas seulement une histoire de science et de cuisine, venez découvrir à travers les contes et histoires la mémoire de nos campagnes et de nos bois. Laissez-vous le temps d'une échappée poétique partir à la découverte de nos forêts et du petit peuple mycélien qui l'habite.

Marc Andre selosse

Le monde végétal nous est encore étranger cependant il s'ouvre peu à peu à nous avec les dernières découvertes scientifiques. Sensible, complexe et beau, c'est aussi un saut vers l'inconnu que de s'imisser dans les interactions symbiotiques qu'entretiennent les plantes et les champignons que nous invite à faire Marc André.

Nathael Jouhet

Loin de l'image que l'on peut parfois se faire de la paysannerie, il est bon de rappeler l'importance de l'agriculture dans le maintien de la biodiversité. Producteurs de ressources, les exploitants sont aussi garants de la diversité des milieux et de leur durabilité, un mission trop souvent oubliée et pourtant essentielle pour les espèces.

Pierre Roux

Un pharmacien et mycologue pour parler de comestibilité et de danger, c'est s'assurer doublement que l'on a les éléments nécessaires et essentiels en main pour partir faire sa récolte en toute sécurité. Et si l'on doute encore, on pourra toujours se plonger dans les recueil "Le Guide des Champignons - France et Europe".

J'espère avec ces quelques lignes vous avoir donné l'envie de nous rejoindre le 13 et 14 octobre 2018, ou du moins, de découvrir l'univer des intervenants pour ces deux jours de forum qui s'annoncent être riches en rencontres et en découvertes. Pour ceux qui sont hélas trop loin de nous, ils vous est possible sur adhésion à l'association, de reçevoir toutes les prises vidéos des interventions qui marqueront cette 2e édition.

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jeudi 12 juillet 2018

Sortie en forêt 76.

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Descente en forêt, plus précisément dans les gorges un torrent de la Valdaine pour se rafraîchir des premières grandes chaleurs qui le soir laissent places aux orages d'été qui font du bien à la terre et dont nos peaux se délectent des gouttes qui s'écrassent sur elle. Le terrain est accidenté, les inondations de 2002 ayant durablement marqué le territoire.

Les champs commencent à jaunir sous l'effet du soleil harassant, l'observation animale est plus difficile et c'est à la tombée de la nuit que nous nous tapissons d'ordinaire pour observer les chevreuils en toute discrétion.

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Les baignades sauvages vont être nombreuses cet été, pour peu que les week-ends ne se fassent pas trop pluvieux. Exit les révisions et les études, le diplôme en poche et un super job pour la belle saison, c'est tout ce qu'il me faut pour profiter du reste. Lecture, dessin, randonné, botanique, blog et mycologie, la nature reprend sa place dans ma vie.

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L'orchis pyramidale (Anacamptis pyramidalis) est une orchidées qui apprécie les talus. Parfois une mutation génétique la rend blanche, on parle alors d'albinisme. Si la coloration est plus terne qu'elle ne devrait l'être on emploiera le terme d'hypochromie et si à l'inverse, elle est bien plus colorée qu'elle ne devrait l'être, on dira hyperchromie. Ces mutations sont recherchés par les amateurs d'rochidées : les orchidophiles.

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Voilà l'Aigueblanc, cours d'eau provenant des limites de la Chartreuse et se jetant dans l'Ainan qui lui même rejoins le Guier. Dans ma famille nous avons toujours nommé le lieu le Gas BlancLe terme "gas" en ancien français désigne un bois ou une forêt, soit la forêt blanche ou le bois blanc. Le terme blanc pourrait faire écho à la couleur des eaux écumeuses qui le traversent mais aussi, à la blancheur du tuf qui s'y forme, créant ainsi de congrégations géologiques de calcaires atypiques le long des falaises argileuses et des parois des cascades qui le composent , mais peut être y a-t-il un sens plus ancien et caché qui justifie ce nom.

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Surprise dans le bois. Quelques girolles pâles (Cantharellus pallens) poussent sur un monticule moussu où des hêtres ont pris place. C'est la première fois que j'en croise ici et c'est une véritable aubaine pour la confection de notre repas du soir. La saison des champignons débute pour ma plus grande joie.

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Nos pas font lever deux chevreuils  (Capreolus capreolus), une chevrette et son faon dissimulés dans les herbes hautes qui encadrent le chemin forestier. Ils sont bien rapide et le temps de sortir l'appareil photo, ils ne sont plus qu'à quelques bonds de la lisière de la forêt dans la quelle ils s'engouffrent avant de nous jeter un dernier regard.

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Ces drôles de choses ne sont ni des crottes, ni des pierres. À gauche il s'agit d'un myxomycète et plus précisément d'une espèce nommée lycogale rose ou lycogale du bois (Lucogala epidendrum) mais aussi lait de loup, nom que je ne lui connais que depuis peu. Il émerge des morceaux de bois mort humides dont il se nourrit. À droite il s'agit de la russule verdoyante (Russula virescens), à la chair ferme et parfumée qui, d'un avis général, est considérée comme la meilleure des russules.

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Voilà un autre myxomycète, peut être le myxomycète blanc (Fuligo septica var. candida) mais rien n'est moins sur avec cet ordre qui compte des dizaines d'autres, beaucoup plus de familles et des milliers d'espèces. Leur détermination est passionnante car sous les loupes binoculaires, ils abordent une architectures et des couleurs que l'on croise rarement dans le vivant, ce qui me fait me prendre de passion pour l'infiniment petit.

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Sucepin, tipules, prêles ... pour un naturaliste le Gas blanc est un endroit à explorer avec attention. Composé de forêts aux profils multiples comme avec la châtaignieraie, la ripisylve, les prairies de fauche, les canaux marécageux, la chênaie et les taillis à petits fruits, il a l'avantage de n'être que peu fréquenté hormis des locaux, le chemin de randonnée et la passerelle ayant été emportés par le déluge de 2002.

Sur le retour, un lièvre prend la fuite. D'abords tapi dans l'herbe à quelques centimètres de la route, il prend la fuite en me voyant sortir l'objectif de l'appareil, peut être un mauvais souvenir d'une rencontre avec un fusil. Deux heures, c'est tout ce qu'il faut pour prendre le temps de profiter de la vie et de ce qui nous entourent, de l'aborder sous un nouveau regard et d'en savourer chaque surprise. Cette journée fût formidable.

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lundi 26 mars 2018

6e anniversaire du blog !

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 Gipsy, ma maquette d'araignée géante que j'utilise pour faire aimer les petites bêtes aux enfants.

Voilà, le blog fête sa 6e année d'existence ! Que de chemin parcouru depuis et se sont de nouvelles voies qui s'ouvrent à moi. Né le 26 mars 2012, la Renarde des Alpes s'appelait alors "Grinoires et carnets", nom que l'on retrouve dans l'actuelle url du blog. Il est apparu un après-midi de glandouille, quand je me refusais à réviser mes partiels d'anthropologie. Dédié à l'origine au partage des mes dessins et de mes carnets de croquis pour les membres des forums où j'évoluais, il s'est peu à peu orienté vers tout autre chose, la Nature. 

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De gauche à droite : feuilles d'ortie séchées, renoucule en fleurs, tiges d'hémérocale et armoise séchée.

J'en profite pour vous ouvrir mon antre de sorcière et vous présenter quelques uns des outils que j'utilise. Grande fan des plantes et de botanique, j'ai quelques belles médicinales qui s'empilent en bocaux sur mes étagère. Sur le billot, il y a toujours une fleur pour donner une peu de gaieté à notre petit appartement d'étudiants lyonnais.

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Deux outils indispensables pour faire de la mycologie et la botanique sur le terrain : la boussole et la loupe.

Le temps béni des études s'éloigne peu à peu et bientôt, les examens de fin d'année les clôturons. Je suis habituée à passer par cette étape. Après avoir fait une licence de sociologie et d'anthropologie à l'université Pierre Mendes France de Grenoble il y a 5 ans, je m'apprête à passer d'ici 3 mois mes examens terminaux qui, si tout va bien, me donnerons mon diplôme attestant de ma réussite à travers mes 2 ans d'études environnementales en BTS GPN au lycée Agrotec de Vienne Seyssuel. J'espère, à force de travail acharné, pouvoir vivre de ma passion.

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Notre bibliothéque et ses 350 livres dédiés au naturalisme sous toutes ses formes, à la socio-anthropologie et au paysagisme, sont les choses les plus précieuses que je possède. Tout simplement, je ne peux pas m'en passer.

En attendant, je commence doucement à me professionnaliser. Cela ne vous aura pas échappé, je suis en ce moment à fond dans l'ornitohologie. Cette corde manquait à mon arc mais désormais, je peux l'ajouter à ce dernier, bien que j'ai encore besoin de me perfectionner (et d'une nouvelle paire de jumelles). De ce fait, j'ai l'honneur de vous annoncer que je fais depuis peu partie de la LPO  Rhône. De même, j'ai rejoins une seconde association, La Corne Percée, où je joue le rôle d'une prêtresse gauloise faisant découvrir sur son stand les plantes et les créatures celtes et médiévales. Vous pouvez me rencontrer à l'occasion à travers les fêtes médiévales de la région Auvergne Rhône Alpes. Manque plus qu'à tâter la géologie, domaine où je fais mes débuts depuis peu. Et n'oublions pas l'association du Mycorium sauvage de France dont je suis enfin membre et qui tiendra début octobre son second Mycoforum à Saint André de Vivarais en Ardèche !

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Nouveau visuel pour les cartes de visite, j'en suis toute excitée ! C'est le début de la professionnalisation en attendant l'arrivée des examens et la fin de l'année scolaire qui ne serait bientôt tarder.

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dimanche 10 septembre 2017

En passant par la Bourgogne : l'arboretum de Pézanin.

DSC09706La rentrée est passée, il est l'heure de se pencher sur le bilan de l'été. Rien de nouveau sous le ciel bleu, mon cher ordinateur a hélas rendu l'âme. Néanmoins je ne suis pas sans moyens et une série d'articles devrait bientôt voir le jour. Ainsi, fin juillet, nous nous sommes embarqués pour une journée en Bourgogne. L'objectif ? Visite de l'arboretum de Pézanin, situé sur le département de la Saône-et-Loire, à une heure 20 du Sud de Lyon. Celui-ci a la particularité d'être composé d'espèces des 4 coins du monde plantées dans une véritable forêt, le tout sous la gestion de l'ONF.

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C'est l'un des plus anciens arboretums de France, il présente une collection extrêmement riche, pas moins de 500 espèces, et on y trouve même un étang de 4 hectares autorisé à la pêche. Fondée en 1903, ce ne sont pas moins de 1100 espèces qui a ses débuts sont plantées. Face aux réussites et aux échecs de cette entreprise, l'arboretum continu d'être enrichit de nouvelles essences, toujours dans une démarche d'expérimentation et d'acclimatation, deux grands axes qui définissent la personnalité du lieu.

DSC09722Accouplement entre deux grandes loches (Limax maximus) au milieu des feuilles d'oxalis petite oseille (Oxalis acetosella). Ce milieu humide est propice à leurs ébats. C'est en automne que la ponte à lieu dans le sol humide.

DSC09723Drame dans le sous-bois, une message a été occis. Il semblerait qu'il s'agisse d'une mésange charbonnière (Parus major) ou possiblement, d'une mésange bleue (Cyanistes caeruleus). Ces petits passereaux sont très abondants dans les zones boisées, les lisières, les parcs de ville et les jardins des particuliers. Ls mésanges ont de nombreux prédateurs, en particulier les chats, les martres, les fouines et les oiseaux de proies comme les buses.

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Il ne reste de l'oiseau plus qu'une plumée. Peut être est-ce un juvénil qui n'a pas su prendre son envol ou alors, d'un adulte fatigué ou malade. Qui sait ?

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La fougère aigle (Pteridium aquilinum) est une fougère très commune qui se plaît dans les sols humides, acides et de préférence ombragés. Très consommée en Asie après une cuisson à la cendre et avoir été bouillie dans plusieurs eaux, elle reste cependant riche en toxines et en particulier en ammoniaque, ce qui expliquerait notamment le fort taux de cancers de l'estomac au Japon. Coupée, sa tige laisserait apparaître l'image de la tête d'un aigle en son centre. Elle servait de litière au bétail de par ses propriétés insectifuges.

DSC09690Parmi les résineux remarquables du site on peut citer les séquoias (Sequoiadendron), les cyprès chauves (Taxodium distichum), les cèdres (Cedrus) et les mélèzes (Larix). Certains atteignent des tailles vertigineuses du fait qu'ils soient centenaires et aient résisté aux tempêtes.

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Parmi les autres arbres remarquables on peut citer les arbres de l'érablaie composée de 37 variétés asiatiques et américaines, les grands boulots de Sibérie ainsi qu'un séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) de plus de 50 mètres de haut qui vaut le détour et attire de nombreux visiteurs (pas moins de 25 000 par ans).

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L'abondance de bois mort dû à la présence de la forêt, à la gestion différenciée et aux vents qui sont parfois fatals aux arbres, est propice au développement du polypore soufré (Laetiporus sulphureus). Ce champignon est très apprécié aux Amériques où il porte le nom de "poulet des bois". Plus ou moins toléré, il est parfois utilisé dans la confection de nuggests vegans, de par sa consistance et sa texture proches de la viande.

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On retrouve cette abondance de la fonge dans le sous-bois, avec en particulier la présence du marasme petite roue (Marasmius rotula) que l'on peut voir sur la photographie de gauche. Ce champignon frêle qui se nourrit de la matière organique décomposée issue des feuillus tel que les feuilles, ls racines et les branchages.

DSC09747Les clitocybes (Infundibulicybe) sont des champignons qui se caractérisent, chez une bonne partie des membres de cette famille, par leurs chapeaux en forme d'entonnoir prononcée. On y trouve aussi bien des espèces comestibles que vénéneuses ce qui pousse à être des plus prudents dans leur cueillette et leur consommation.

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Ici, et sous réserve, il semble s'agîr du clitocybe en entonnoir (uInfundibulicybe gibba), une espèce comestible commune dans les bois de feuillus. Comestible moyen, il apparaît souvent après des pluies abondantes et des chaleurs douces. les amateurs lui préfèrent en général le clitocybe géotrope (Infundibulicybe geotropa), une espèce plus massive et plus charnue qui a l'avantage de moins réduire à la cuisson, de rester ferme et de pousser en groupe mais, qui semble plus difficile à trouver hormis dans certains secteurs du Sud-Ouest de la France.

DSC09727Drôle de créature n'est-ce pas ? Il s'agît de la pectinatelle (Pectinatella Magnifica), une colonie de petites organismes (les zoïdes) nommée bryozoaire, qui apprécie les eaux douces plutôt chaudes et stagnantes. Originaire d'amérique du nord, ce méga-organisme présent en France depuis 1995 se nourrit en filtran l'eau et en ingérant les particules nutritives qui s'y trouvent. Cette capacité intéresse de près de nombreux centres de recherche, en particulier en écologie, du fait que la pectinatelle pourrait auto-épurer de grandes étendues d'eau.

DSC09696Difficile de parler d'un arboretum sans parler d'arbre. Le hêtre à feuilles laciniées (Fagus sylvatica "asplenifolia"), est aussi appelé hêtre à feuilles de fougère. C'est un cultivar esthétique qui peut atteindre 20 mètres de haut. Il n'est pas plus exigeant que sa forme sauvage, le hêtre commun (Fagus sylvatica), et présente des traits proches de celle-ci, à savoir une résistance aux basses températures (-15°C), une préférence pour les sols acides et riches en humus.

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Sous son feuillage (qui couvre facilement 10m²), un beau jeu de lumière se dessine. Pour le mettre en valeur, il est recommandé de le planter seul dans une étendue ouverte.

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L'arboretum du Pézanin est riche en biodiversité, on peut observer de nombreuses espèces tel que le papillon tabac d'Espagne (Argynnis paphia) sur une des nombreuses ombellules d'angélique sylvestre (Angelica sylvestris), des ragondins (Myocastor coypus) actifs même le jour, de tous jeunes crapauds communs (Bufo bufo) et des jolies araignées, les agriopes frelons (Argiope bruennichi) se nourrissant parfois  de demoiselles, une sous-famille des libellules. À ne pas oublier, les nombreux colverts (Anas platyrhynchos) peu timides.

DSC09798La calocère visqueuse (Calocera viscos) est un petit champignon flamboyant qui dépasse rarement 10 cm. Inféodée la plupart du temps aux résineux (épicées et pins de préférence), il n'est pas rare de la croise du milieu de l'été jusqu'au début de l'hiver quand les premières gelées font leur apparition. Appétissante, elle causerait, même bien cuite, des désagréments d'ordre intestinal.

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Parfois discrète, en particulier dans les milieux où les feuilles mortes sont abondantes, son mycélium s'enfonce profondément dans l'humus dont elle se nourrit. Bien que résistante, les ramifications de cette calocère sont caoutchouteuses et peuvent facilement se rompre si elles viennent à être trop manipulées. Bien que facile à identifier de part sa couleur jaune orangée, il est possible de la confondre avec d'autres calocères ou certaines clavaires et ramaria colorées.

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Chaque espèce de l'arboretum est identifiée par une plaque comportant le nom latin, le nom vernaculaire, la famille, le numéro et souvent, la région dont est issu l'arbre afin de permettre une identification rapide.

DSC09731Pêche miraculeuse ? Il ne reste plus grand chose de ce qui semblait être un gardon (Rutilus rutilus), que l'on reconnaît en artie à ses nageoires rouges. Perches, carpes et brochets peuplent eux aussi le petit étang et font le bonheur des familles qui viennent pêcher sur ses berges.

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Cela n'empêche pas cette famille colvert de se promener tranquillement. Les hérons et les buses ne semblent pas des plus incommodés non plus, protégés des regards par l'épais feuillage des arbres qui leur sert de camouflage. Bref, une super sortie que nous avons bien mit à profit pour nous perfectionner et que nous renouvellerons bientôt !

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dimanche 14 mai 2017

Semaine agricole épisode 1 : le piège Barber.

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Semaine agricole au sein de la formation de BTS GPN 1 d'Agrotec, autant vous dire que je suis ravie car une bonne partie des cours se sont effectués sur le terrain et en laboratoire. Au programme : étude des auxiliaires et ravageurs d'une parcelle agricole et des alternatives permettant de favoriser les insectes alliés.

 

Pose du piège Barber.

Le piège Barber répond à un protocole très simplifié : creuser un trou dans le sol à une distance précise du centre de la parcelle, y placer le piège remplit aux 2/3 d'eau, de sel et de liquide vaisselle. Couvrir d'une planche pour que les prédateurs ou la pluie ne tronquent pas les résultats. Récupérer le pot au bout de 7 à 10 jours.

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L'analyse des résultats.

La démarche malheureusement tue les invertébrés récoltés mais est nécessaire pour connaître la biodiversité de la parcelle, ce qui permet de la préserver en adaptant les mesures de gestion agricoles. Dans chaque pot le nombre d'individus et leur espèce sont dénombrés afin d'avoir un représentation de la dynamique du milieu. Ici, on peut constater que le centre de la culture et la zone forestière ont un indice de biodiversité faible.

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Dame de onze heure ou ornithogale en ombelle ?

 Voilà un genre difficile, celui des ornithogales. Cette jolie fleur blanche pourrait appartenir à deux espèces distinctes, la dame de onze heure (Ornithogalum divergens) et l'ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum). Pour les différencier il faut déterrer la plante et regarder si le bulbe présente des écailles ou non. La présence de ces dernières indique qu'il s'agit d'un ornithogale en ombelle, espèce qui aime les milieux secs.

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Le morillon à demi-libre (Mitrophora semilibra).

Petite surprise sur le chemin du retour, quelques morillons à demi-libres pointent leur nez. Ce sont de bons comestibles qui depuis peu sont rattachés à la grande famille des morilles et plus uniquement comme parents éloignés. Leur chair est parfumée et est cassante, il faut les manipuler avec douceur pour ne pas les abîmer.

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Le mot de la fin.

 Première étape de cette semaine de travaux sur le monde agricole. Pour chacun de ces épisodes vous pouvez retrouver à la fin de l'article comme ici, une vidéo retraçant les actions menées et leur intérêt, tout comme pour la série de l'Île de la Table ronde. Cette découverte du monde agricole s'est soldé par la réalisation d'un important dossier sur la compréhension des dynamiques entre écosystème et agrosystème et sur les mesures à mener.

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jeudi 28 janvier 2016

La naissance d'une passion.

Souvenir de vacances en famille. Dans les ruine d'un vieux château, nous nous étions pris à rêver de dragons.

Aujourd'hui j'ai envie de vous présenter à travers quelques photos de famille un bout de la naissance de ma passion pour la nature avec cet article somme toute assez personnel. J'ai pu en parler brièvement dans cette interview ICI mais j'ai envie de la détailler un peu plus avec 2-3 anecdotes liées à mon enfance qui m'ont marquée et que je trouve amusantes. En passant votre souris sur les photos vous pourrez voir apparaître une légende.

Eté 1998, rentrée en CE1, chez ma grand mère.Une récole fantastique : aussi loin que je m'en souvienne, mes parents m'ont toujours emmenée en nature et pas qu'un peu. Ayant grandis en campagne, il était bien naturel pour eux de me faire partager comme leurs parents et leurs grands parents l'avaient fait pour eux le plaisir de la marche en nature et de la récolte de champignons. Toute petite déjà ils me portaient sur leur dos, parfois dans de longues randonnées en montagne en compagnie de mes oncles et de mes tantes, et on peut dire que cela m'a plutôt bien réussi. Mon père (avec moi sur la photo) me parlait et me parle encore parfois des récoltes incroyables de girolles qu'il pouvait faire avec son grand père dans les forêts de la Loire d'où il est originaire. Un après-midi de l'été 1999, nous avons eu la joie de revivre ces moments qu'il a pu connaître enfant en tombant littéralement sur un tapis de girolles. Nous n'avions pas de panier sous la main et nos sacs plastiques n'étaient pas assez grands et solides pour tout

Tous les plats de la cuisine ont été réquisitionnés.

ramasser en une seule fois. Après plusieurs allers-retours nous avons fini a bout du fameux tapis mais aussi de la "mè" (pétrin avec son couvercle, la madière, utilisés comme table) qui se retrouva couverte de jaune. Je ne vous parle pas du travail pour nettoyer ces montagnes de champignons et c'est avec une patience infinie que ma mère et ma grand-mère se mirent au travail pendant que nous couriations encore le bois. Cet épisode m'a énormément marquée et je crois, a été le déclencheur de ma passion pour la mycologie. Je ne crois pas avoir fait d'aussi belle récolte hormis 4 ou 5 ans plus tard avec des amis de la famille où nous avions trouvé une quantité pharaoïnique de trompettes de la mort qui avait fait le bonheur des 3 ou 4 familles que nous étions ce jour là à parcourir les bois. C'est un coin au quel nous nous rendons encore et qui, bien que moins prolixe depuis la grande coupe de bois, nous donne toujours de quoi remplir notre panier et partager avec nos proches.

Je n'étais pas toujours très sage.

Les robes de fougères : j'ai toujours eu une bonne mémoire (quoi que ça dépend pour quoi). De ce fait je me souviens très bien de la journée où a été prise cette photo ou du moins, de certaines brides de celle-ci. Nous étions dans la forêt proche de chez ma grand mère au Sacré Coeur, une place ouverte au pied d'une sapineraie où se trouve une petite tour à la quelle on peut monter par un escalier très escarpé et au sommet de la quel se trouve Jésus dans la représentation que l'on en fait pour symboliser la Dévotion (et de la quelle on a une vue incroyable). Au pied de cet intrigant édifice se trouve en abondance des framboisiers et des fougères. C'est là qu'une de mes tantes me confectionna ma première robe de fougère. Toute ma petite enfance et même jusqu'à la fin de l'adolescence, j'ai prit plaisir à me costumer de la sorte en ayant parfois pour chapeau une grosse feuille de pétasite. Les fougères aigles et les fougères mâles poussent en abondance dans les collines de mon Isère et j'ai pu avoir tout le matériaux nécessaire pour expérimenter à loisir le stylisme végétal. Depuis, à chaque fois que je sens l'odeur d'une fougère fraîchement coupée, je ne peux pas m'empêcher de me remémorer cette épisode.

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Famille et amis au Sacré Cœur en 90.              Une de mes nombreuses créations.

Le retour aux racines : J'ai grandi dans la patrie de ma mère, l'Isère mais je reste attachée au pays de mon père, la Loire. Je ne connais que peux de choses de ce département si ce n'est par le récit des membres de ma famille. L'été de ma 6e ou de ma 5e, je ne sais plus très bien, nous sommes partis passer une semaine de

On les attendait toujours avec impatience.

vacances chez un cousin de la famille sur ce territoire inconnu et pourtant, au combien le notre. J'en garde un souvenir tenace mais doux. Comment oublier le maquis, les visages des grands oncles et des grandes tantes, les forêts de chênes aux branches tordues, les vallons creusés, les rivières claires où il fait bon se baigner, le plafond blanc de la chambre où patiement une multitude de moustiques attendaient la tombée de la nuit et la ferme des aïeux où sont conservés tous les souvenirs de ma famille paternelle ? J'ai toujours un peu de nostalgie à évoquer la Loire. Le temps du séjour nous sommes allés à Vulcania. Les fougères arborescentes m'ont tout simplement fascinées, tout autant que le film en 3D sur la fin des mammouths, la salle d'astronomie avec son ciel étoilé et le sol de la chambre magmatique semblable à un torrent de la lave en fusion, mais ce sont les ballades en nature dont je me souviens le mieux. Partis tous les 5 dans la voiture familliale, nous avons pu parcourir le pays et voir les chèvres blanches qu'enfant mon père gardais pendant les vacance avec son grand père, la place où mes grands-parents dansaient au bal musette dans leur jeunesse (et où une partie de leur histoire s'est écrite) et caresser la biche apprivoisée de Natural Parc.

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Avec mes frères, nous étions ébahis par cette biche.               Promenade avec mon deuxième frère.

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À côté de la formidable ville de Mèze se trouve le musée des dinosaures
qui abrite de nombreuses merveilles mais aussi plusieurs sites de fouilles.
Je crois que le lieu nous a marqué pour des décennies car c'est là qu'est née
ma passion et celle de l'un de mes frangins pour les dinosaures et en particulier
pour les vélocéraptors après un visionnage intensif de Jurassic Park 2.

 

DSC00371J'aurais également aimé parler de la cascade aux fées, des sorties avec ma cousine, du fait qu'avec mes cousins nous partageons le même amour pour la nature et de bien d'autres choses mais ça sera pour une prochaine fois. Cet article très personnel et pas forcement simple à écrire (parce qu'il touche à la famille et à l'enfance) a été motivé par le fait que je me sois replongée par hasard dans les photos de familles (une bonne partie de celles présentées ici m'étaient inconnues), par l'envie que j'ai de remercier les membres de ma famille qui ont fait ce que je suis aujourd'hui (et j'en oublie beaucoup à travers les quelques lignes), pour montrer au combien la nature est importante pour les enfants et à quel point elle peut leur assurer une enfance heureuse mais aussi, pour donner un petit bout de moi à ceux qui voudraient mieux me connaître. Ces quelques mots font échos à un article qui devrait paraître bientôt sur éveil et nature et qui doit présenter une série de témoignages sur l'éducation à la nature. Vous pourrez y retrouver le mien en version beaucoup plus courte. J'espère que ce petit texte vous aura plut, n'hésitez pas à me faire part de vos expériences dans les commentaires, j'aurais grand plaisir à les lire.

Si vous êtes fan de récits de vie, d'enfance et de nature mais aussi de photographie animale, d'environnement et de rapaces noctures, je vous invite à lire l'article de Thomas ICI et plus globalement à visiter son site Nature de chez nous qui est drôlement chouette (et c'est le cas de le dire) !

J'étais déjà attirée par les plantes sans le savoir.

jeudi 7 janvier 2016

Bilan cépique de Fab.

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J'ai un très bon ami, Fab, qui réside en Aquitaine et qui est un véritable traqueur de cèpes. Nous nous sommes rencontrés sur le défun forum "Le Club des cèpes" puis lors d'un mémorable weekend au Pays Basque que vous pouvez retrouver ICI.
Nous continuons de garder contact et il m'envoie souvent le récit et les photos de ses sorties qui se font parfois avec d'anciens membres du groupe et dont je suis très heureuse d'avoir des nouvelles. Vous pouvez retrouver ses aventures mycologiques mais aussi ses interrogations et expérimentations sur le forum Tachenon. Pour ce début d'année, je vous propose son bilan de l'année 2015 aggrémenté de ses photographies.
PS : si vous avez l'envie de publier un bref article ici et si cleui-ci est en accord avec la ligne que je veux donner au blog, n'hésitez pas à me contacter !

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Voici en ce début d'année 2016 un bilan de l'année fongique 2015 et en particulier sur la saison cepique en aquitaine. Le cepe est mon champignon d'excellence, je le cherche depuis pres de 35 ans et 2015 est ma plus belle saison. En voici la chronologie. 

Le 19 avril 2015 les premiers cépes d'été (Aestivalis) sont apparus à ma grande joie car la sortie précoce de ceux-ci est pour moi gage d'une bonne année. Rien d'exceptionnel dans la date car ici en terre d'Aquitaine chaque saison démarre entre le 20 avril et le 1 er mai. Par la suite, Mr Aestivalis prit une certaine ampleur et se mît à sortir sur de nombreuses places et en un nombre jamais observé à cette époque de l'année. Le mois de mai fut magnifique et la taille des carpophores digne de son frère automnal (Aerus). Il fut présent jusqu'au 20 novembre ce qui lui fait une saison de 7 mois. En termes de nombre, il a multiplié par 2 sa "productivité" par rapport à 2014. Sa qualité etait supérieure aux années précédentes et il était moins verreux (son défaut majeur).

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Voyons maintenant son frère estival quelque peu plus bronzé. Mr tête noire, le cépe bronzé (Aereus). Le premier est apparu le 23 mai alors que son frère Aestivalis etait en plein boum. Un duo tres apprécie. Il fut dans un premier temps sporadique mais c'était pour mieux nous surprendre par la suite. Dés le mois d'août, aprés un mois de juillet trés chaud et sec, quelques orages ont stimulé son mycelium. Dés le 10 août Mr Aereus se multiplia pour offrir autour du 15 août une sortie énorme de carpophores. La plus belle pousse jamais vue. Juste un petit chiffre, le 13 août nous gratifia moi et mon binôme du jour de prés de 338 aereus. Le rêve continua jusqu'à la fin du mois avec une seconde salve aussi intense pour le 22 août mais sur un autre biotope aquitain. Mr aereus a terminé le 4 décembre, date record de saison pour lui. Pres de 7 mois de présence. Il a multiplié par 2,5 sa productivité par rapport à 2014.

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Une saison énorme pour lui. Comme son frère, une qualité jamais égalée. Voici le temps de Mr cepe de bordeaux (Edulis). Première apparition le 25 août, il n'a jamais lâché malgré un manque hydrique et des températures trop élevées à son développement. Il m'étonne chaque année et repousse ses limites mini/maxi. En septembre, octobre et novembre il dû composer avec ses 2 frères pour mon plus grand plaisir. C'est ce que j'appelle faire la triplette. Octobre lui fut très favorable. Sortant en grappe et dans des biotopes peu communs edulis a toujours surpris. Ses derniers représentants ont été cueillis le 29 décembre. Sa productivité est sensiblement égale à 2014 à quelques spécimens près. Qualité irréprochable et parfum légèrement émoussé par le manque d'humidité ambiante il est tout de même dans une grande année. En résumé 2015 bat 2011 mon année de référence où les variétés avaient été formidables. Une saison qui s'étale sur 8 gros mois. Qualité ,quantité et taille parfaites. Les 3 frères ont été époustouflants malgré des restrictions hydriques chaque mois. Quelques chiffres par variétés. 724 Aestivalis, 676 Aereus et 1663 Edulis pour 120 sorties solo ou communes. Divers biotopes parcourus. Voila le bilan 2015. Remerciements à mes compères de sorties et surtout à la renarde."

Vous l'aurez compris, Fab est un pur passionné très appliqué !

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