lundi 26 juin 2017

Sortie en campagne 8

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Visite des marais de Montagny qui sont une ENS, c'est à dire un "Espace Naturel Sensible" qui a vocation à protéger les espèces et les pratiques locales tout en proposant un espace de sensibilisation au public. Les ENS font appel à la médiation entre les différents usagers de la nature. Pendant cette matinée de promenade nous avons pu voir des animaux et des plantes à fleurs remarquables que je m'empresse de partager avec vous.

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L'orchis bouffon (Anacamptis morio) est une orchidée sauvage terrestre que l'on trouve dans les prairies ensoleillés. Elle fait l'objet de protection dans la région Nord-Pas-de-Calais. Sa floraison s'étale de mars à mai selon les altitudes et le substrat du sol sur le quel elle pousse.

 

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Aperçu d'un orchis bouffon atteint
d'albinisme, c'est à dire blanc car
ne produisant pas de pigments.


Hélas, lors de notre visite de l'ENS, le champ qui était couvert d'orchis bouffon a été fauché. Il en reste cependant un bon nombre sur les parcelles alentours. C'est un exemple criant de l'importance de la concertation qui doit être menée entre les différents acteurs d'un territoire pour sauvegarder les espèces à forte valeur.

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On ne trouve pas que des orchidées dans l'ENS de Montagny. De nombreuses espèces animales ont élu domicile dans ces marais qui présentent un faciès particulier où se croisent le haut et le bas marais, des landes humides, des prairies de fauches, des mares mais aussi des haies et des pâtures à bovins.

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Le lièvre commun (Lepus europaeus) est une espèce présente dans de très nombreux pays et continents mais sa population est en fort déclin depuis 30 ans sans que les causes soient clairement identifiées ce qui est préoccupant pour son devenir et qui pourrait conduire à une nouvelle réglementation de chasse.

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L'œdicnème criard (Burhinus oedicnemus) est un oiseau qui n'est pas facile à observer. Sa population sur le déclin a poussé l'UICN à lui attribuer le statut LC = quasi menacée. Bien que dans une zone humide, nous avons pu observer un couple de cette sur une bute à la végétation sèche et claire semé. Ce limicole (petit échassier) se distingue par son grand oeil doré et son bec court.

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L'orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora) est une espèce protégée dans de très nombreuses régions dont Rhône Alpes et cela depuis 1990. Dans d'autres elle a complètement disparu comme c'est le cas en Île de France. Elle peut se confondre avec l'orchis mâle (Orchis mascula) mais s'en différencie par un labelle dépourvu de tâches. C'est dans les prairies humide qu'elle est la plus commune.

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Le flambé (Iphiclides podalirius) est un papillon de très grande envergure dont les chenilles apprécient les feuilles des arbres fruitiers. Il couvre l'Eurasie et est présent presque partout en France. Considère comme quasi menacé, il n'est pour le moment protégé qu'en Île de France. Il butine une sauge des prés (Salvia pratensis).

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jeudi 22 juin 2017

Sortie en forêt 71

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Changement de style pour le blog. Sa forme ne me convenait plus et me contenait dans un format m'empêchant de m'exprimer à ma guise. Du coup on reprend les bases pour un nouveau visuel qui permet plus de lisibilité et surtout, de simplicité. Début mai nous sommes retournés en Isère pour passer quelques jours au calme et faire descendre la pression des cours qui se sont terminés depuis.

C'est l'occasion de visiter une gorge calcaire qui aboutie sur une cascade magique nommée la Cascade aux fées. C'est dans ce type de milieu que l'on peut trouver des morilles mais aussi des orchidées appréciant les sols frais et calcaires comme l'orchis mâle (Orchis mascula) qui s'accompagne de la grande listère (Neottia ovata) et parfois en lisière de l'orchis pourpre (Orchis purpurea).

 

Retour en image sur cette sortie bien sympathique.

L'objectif est de montrer quelques unes des espèces typique de ce milieu que l'on définit comme une ripisylve, c'est à dire une formation végétale qui se trouve sur les abords d'un cour d'eau et qui sert de refuge à de nombreuses espèces. En règle général, une ripisylve est un milieu très riche ne biodiversité.

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L'héllébore fétide (Helleborus foetidus) fait partie des renoncules. C'est une espèce très précoces qui fleurit pendant l'hiver et qui se reconnaît à la marge rouge des ses pétales verts. Je l'apprécie tout particulièrement. On la nomme parfois rose de serpent, pattes de lion ou de griffon. Cela fait écho à sa toxicité et à son usage passé dans les traditions populaires.

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Cardamine à cinq folioles (Cardamine heptaphylla).

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Pause syndicale au bords de l'eau. C'est le moment de poser les fesses sur la mousse et les pieds dans l'eau, au risque de déranger quelques larves de salamandres tachetées (Salamandra salamandra) et de libellules de la famille des anisoptères en pleine chasse dans le fond des cuvettes calcaires.

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Exemple d'une larve de libellule que l'on peut trouver
dissimulée dans les débris de la rivière.

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Des champignons pour répondre à ma passion. Malheureusement cette année nous n'avons pas été très chanceux. Tampis, l'an prochain nous retendrons notre chance. Parmi les espèces observées on peut citer les pézizes veinées (Disciotis venosa), quelques coprins et un polypore marginé (Fomitopsis pinicola) qui pour certains, serait un champignon médicinal.

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Le printemps est aussi la période où els oiseaux chantent tous d'une seule voix (ou presque).

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Buse variable (Buteo butoe).

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Le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum) partage avec les autres sceaux de Salomon la particularité d'avoir sur son tubercule une forme proche du symbole du Roi Salomon. Cela est dû au fait que chaque année, la plante perd sa tige. Celle-ci repousse l'année suivante un peu plus loin sur le même rhizome laissant une marque. 

 

Sceau de Salomon. Source : Wikipéda.

 

Distinction entre la ficaire ( Ficaria verna) et l'anémone fausse renoncule ( Anemone ranunculoides).

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dimanche 11 juin 2017

Avril en Isère.

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 Petite escapade fin avril en Isère pour couper aux intenses soirées de révisions. Le temps est radieux, les fleurs bien présentes et les oiseaux chantent de tout leur coffre. Cependant pas de grandes sorties ni d'aventures à l'horizon, nous nous accordons un week-end bine mérité à flâner dans le jardin de la maison familiale.

 

Les gardiens.

Gras et pleins de poils, ils se font gardiens de la maison. D'aussi longtemps que je m'en souvienne, il y a toujours eu des chats à la maison. Des gris, des blancs, des tachetés, des tigrés ... tous les gabaris sont passés par là. Depuis cet hiver un nouveau venu à la robe noire s'est ajouté à la longue liste des félins de la maisoné. 

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La bergeronette grise (Motacilla alba).

C'est avec les hirondelles, un des oiseaux qui annonce le printemps. Les soubresauts qui l'animent consentement sont appelés hochequeues et caractérisent sa famille : les Motacilla. On compte pas moins de9 sous-espèce de cette bergeronnette dont 2 se rencontre en France : Motacilla alba yarrellii et Motacilla alba alba. On la retrouve de partout dans le monde hormis en Amérique du Sud et dans le sud de l'Afrique et de l'Océanie.

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Le tircis (Pararge aegeria).

Ce papillon commun peut s'observer au stade d'imago (adulte) pendant une longue période dans certaines régions du bassin méditerranéen : de février à décembre. Il passe l'hiver en hibernation sous la forme de chrysalide et beaucoup plus rarement, en hivernation à l'état d'imago. Sa chenille se nourrie de poacées (Graminées).

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La buse variable (Buteo buteo).

Nous avons la chance d'avoir un couple de buse variable tout proche de la maison. Celui-ci c'est installé dans un grand peuplier. Régulièrement, nous les voyons chasser les corneilles (Corvus corone) mais aussi ramener bruyamment leurs prises. Celle-ci s'est posée dans un noyer pour déguster un petit mammifère.

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La mésange bleue (Cyanistes caeruleus).

On la reconnaît à sa tête bleue qui la différencie de la mésange charbonnière (Parus major) avec la quelle on la confond parfois. Comme pour la bergeronnette grise (Motacilla alba), il en existe 9 sous-espèces qui se distinguent par leur plumage mais surtout par leur génotype. C'est un oiseau adepte des forêts de feuillus.

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Le mot de la fin.

Week-end cocooning. Chaises longues, soleil, sieste avec les chats et détente sont de mise. Il fait exceptionnellement bon pour la saison et cela ne s'est pas démenti dans les semaines qui ont suivi. Les benoîtes achetées à la pépinières des plantes alpines de Flosab l'an dernier sous la pluie, en Savoie, sont magnifiques

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mercredi 7 juin 2017

Sortie amphibiens.

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 Je n'ai pas beaucoup de photos à vous partager de cette équipée nocturne, mon petit appareil n'étant pas adapté pour photographier de nuit. Heureusement, il l'est bien plus pour filmer dans l'obscurité ce qui m'a permit de produire un film documentaire d'une minute sur les actions menées ce soir là, à savoir, compter et identifier les batraciens d'une zone humide aménagée pour le public. Les travaux sont récents mais déjà il y a fort à voir.

 Parmi les espèces observées, on peut citer les grenouilles vertes (Pelophylax sp.), les larves de salamandres tachetées (Salamandra salamandra), les tritons palmés (Lissotriton helveticus) mais aussi des loches (Cobitis sp.) qui sont des poissons filiformes présents dans les eaux d'un grand nombres de régions du monde.

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samedi 27 mai 2017

Semaine agricole : tous à la ferme.

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 Deuxième épisode de cette sortie agricole au sein de la formation BTS GPN d'Agrotec. Il ne fait pas bien chaud mais ce n'est pas grave, car nous sommes là pour écouter et parler d'une mesure d'agronomie nouvelle qui petit à petit fait son chemin dans les moeurs agricoles, les MAEC : Mesures Agro-Envrionementales et Climatiques .

 

 La chenille de l'écaille Martre (Arctia caja).

 L'écaille martre est un drôle papillon de nuit dont les ailes abordent des motifs semblables à ceux du pelage des girafes. Sa chenille est tout aussi excentrique. Elle présente une manteau de poils longs roux et noirs ponctués par endroits de points blancs. C'est une gourmande qui est peu regardante sur son alimentation et qui est capable de manger presque de tout, aussi bien plantes sauvages que cultivées. Ici elle se régale de plantain.

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La chenille de la mélitée du plantain (Melitaea cinxia).

 Contrairement à ce que son nom laisse entendre, la chenille de cette mélitée ne se nourrie pas exclusivement de plantain, elle se plaît aussi sur les feuilles de certaines véroniques et centaurées des champs. On la retrouve dans les prairies fleuries d'Europe et d'Afrique du Sud, jusqu'à plus de 2500 mètres d'altittude.

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Le trèfle rampant (Trifolium repens).

 C'est une très bonne plante fourragère que l'on trouve dans les prairies de fauches et de pâture. On l'utilise parfois comme engrais vert bien qu'on lui préfère souvent le trèfle incarnat (Trifolium incarnatum). Ce trèfle se plaît dans les zones difficiles et se caractérise par sa grande rusticité, en particulier face au froid et au gel.

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Le tircis (Pararge aegeria).

C'est un papillon à la reproduction rapide. En une année, 2 à 3 générations peuvent voir le jour. Sa chenille se développe en se nourrissant de différentes poacées (graminées) ce qui explique qu'on le voit souvent de février à décembre voler à proximité des prairies herbeuses. Au stade imago il se trouve plutôt dans les zones arborées.

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Biodiversité et monde agricole.

De plus en plus d'études se centrent sur le dynamisme des parcelles agricoles et des espèces qu'elles peuvent accueillir. Pour se faire plusieurs outils sont employés tel que l'indice de diversité de Shannon qui permet de se représenter la diversité des espèces d'un territoire. C'est ce même indice qui a été utilisé lors de la pose de pièges Barber pour l'annalyse d'une parcelle de blé dans l'épisode précédant que vous pouvez retrouver ICI.

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 La petite tortue (Aglais urticae).

Ce papillon est connu des amoureux des orties car sa chenille se nourrie presque exclusivement d'orties et plus particulièrement la grande ortie (Urtica dioica). La disparition de cette plante chassée des jardins, des prés et des fossés conduit à la diminution de cette espèce qui ne trouve plus de quoi pondre et se nourrir.

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 Le petit étang.

Il foisonne de vie. Grenouilles, carpes en plein frais, ragondins ... il est possible d'y observer une multitude d'espèces. L'objetif du jour ? étudier les composants de son eau pour voir l'impact de l'étang sur le cours d'eau en contre-bas et dans le quel son trop plein se déverse. Le ruisseau abrite des écrevisses à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), une espèce qui tend à disparaître et qui est très sensible à la qualité de son habitat.

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Le mot de la fin.

 Deuxième épisode de cette semaine agricole. L'occasion de se confronter au terrain, de découvrir les démarches et protocoles agricoles mais aussi les attentes et les objectifs des divers acteurs locaux que sont les agriculteurs, les instituions comme les communautés de communes ou encore, le rôle des associations.

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dimanche 14 mai 2017

Semaine agricole épisode 1 : le piège Barber.

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Semaine agricole au sein de la formation de BTS GPN 1 d'Agrotec, autant vous dire que je suis ravie car une bonne partie des cours se sont effectués sur le terrain et en laboratoire. Au programme : étude des auxiliaires et ravageurs d'une parcelle agricole et des alternatives permettant de favoriser les insectes alliés.

 

Pose du piège Barber.

Le piège Barber répond à un protocole très simplifié : creuser un trou dans le sol à une distance précise du centre de la parcelle, y placer le piège remplit aux 2/3 d'eau, de sel et de liquide vaisselle. Couvrir d'une planche pour que les prédateurs ou la pluie ne tronquent pas les résultats. Récupérer le pot au bout de 7 à 10 jours.

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L'analyse des résultats.

La démarche malheureusement tue les invertébrés récoltés mais est nécessaire pour connaître la biodiversité de la parcelle, ce qui permet de la préserver en adaptant les mesures de gestion agricoles. Dans chaque pot le nombre d'individus et leur espèce sont dénombrés afin d'avoir un représentation de la dynamique du milieu. Ici, on peut constater que le centre de la culture et la zone forestière ont un indice de biodiversité faible.

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Dame de onze heure ou ornithogale en ombelle ?

 Voilà un genre difficile, celui des ornithogales. Cette jolie fleur blanche pourrait appartenir à deux espèces distinctes, la dame de onze heure (Ornithogalum divergens) et l'ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum). Pour les différencier il faut déterrer la plante et regarder si le bulbe présente des écailles ou non. La présence de ces dernières indique qu'il s'agit d'un ornithogale en ombelle, espèce qui aime les milieux secs.

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Le morillon à demi-libre (Mitrophora semilibra).

Petite surprise sur le chemin du retour, quelques morillons à demi-libres pointent leur nez. Ce sont de bons comestibles qui depuis peu sont rattachés à la grande famille des morilles et plus uniquement comme parents éloignés. Leur chair est parfumée et est cassante, il faut les manipuler avec douceur pour ne pas les abîmer.

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Le mot de la fin.

 Première étape de cette semaine de travaux sur le monde agricole. Pour chacun de ces épisodes vous pouvez retrouver à la fin de l'article comme ici, une vidéo retraçant les actions menées et leur intérêt, tout comme pour la série de l'Île de la Table ronde. Cette découverte du monde agricole s'est soldé par la réalisation d'un important dossier sur la compréhension des dynamiques entre écosystème et agrosystème et sur les mesures à mener.

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mercredi 26 avril 2017

Quelques minutes de Nature : la Nature Ordinaire.

 

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Quelques Minutes De Nature est une série de reportages amateurs de 2 à 5 min ayant pour thème la faune, la flore, les espaces naturels, le patrimoine campagnard et tout ce qui touche de près ou de loin à l’environnement. QMDN est issu du blog "La Renarde des Alpes". Pour cet épisode, petit point de définition sur ce qu'est la nature ordinaire et sur les enjeux de celle-ci.

La nature ordinaire se définit par le fait qu'elle compose notre quotidien. C'est la nature de tous les jours, celle que l'on croise au coin d'une rue entre deux pavés, dans un parc périurbain ou le long d''un talus longeant une route.

Difficile à définir, elle correspond à la fois à une zone tampon, c'est à dire un écotone entre le milieu imaginé comme sauvage et les zones de grande activité humaines mais aussi, à la faune et à la flore ne représentant pas un intérêt de protection ou d'étude particulier ou encore, aux espèces qui s'installent de manière spontanée et durable dans un milieu anthropisé.

Cette nature si ordinaire et si commune est dans les faits mal connue. Victimes de son ordinarité, certaines espèces qui la composent sont en forte régression et pourraient, même à terme, disparaître de nos paysages urbains. De ce fait, des études sont actuellement menées sur certaines espèces qui la composent pour mieux la comprendre et la maintenir, voire au besoin, la protéger.

dimanche 23 avril 2017

Ma formation en BTSA GPN.

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Comme tous les ans pour la plupart des établissements, c'est le moment des journées portes ouvertes pour Agrotec. C'est l'occasion de voir de près le matériel employé mais aussi de rencontrer les encadrants et les étudiants de première et de deuxième année de la formation pour connaître le fond de celle-ci et de regarder ce qui fait sa spécificité et de voir si celle-ci convient aux projets d'avenir que l'on peut se fixer, du moins à un instant T et je dois avouer avoir prit beaucoup de plaisir à rencontrer les futurs GPN.

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Vous l'avez bien compris je suis complètement dingue de ma formation de GPN. C'est un peu les études dont j'ai toujours rêvé et que je me suis pendant longtemps interdis, les pensant inaccessibles ... et pourtant ! 6 ans après avoir obtenu mon BAC et 3 ans après ma licence de sociologie j'ai enfin sauté le pas, en grande partie grâce à ceux qui m'entouraient et qui ont, je dois l'avouer, changé mon quotidien : mon compagnon et l'Institut de l'Engagement à qui je dois énormément. Désormais je m'épanouie complètement dans ce que je fais. Alors à ceux qui hésitent, sautez le pas ! Et si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter par commentaire ou via la plateforme blog, ça sera avec grand plaisir que je répondrai à vos interrogations.

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mardi 18 avril 2017

Sortie en forêt 69.

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Peut être connaissez-vous l'ENS de Montagny ? J'ai eu la chance de le visiter il y a quelques semaines avec trois camarades de classe. Un ENS est espace naturel sensible dédié à la protection d'un milieu mais aussi à la sensibilisation et à la pédagogie. Sa visite s'est accompagnée de celle de la forêt de Chassagny qui ne manque pas d'interêt écologique et qui abrite des espèces remarquables dont des rapaces nocturnes et des amphibiens.

 

Le bois de Montagny.

 Il se compose de milieux humides et secs qui forment une grande mosaïque d'habitats, propice à diverses espèces rares comme l'oedicnème criard (Burhinus oedicnemus) et le cuivré des marais (Lycaena dispar) mais aussi pouvant acceuillir une flore remarquable comme l'orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora).

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Le hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus).

Ce petit mammifère insectivore se rencontre dans les bois, les jardins et à proximité des haies ou comme ici, dans les prairies humides. Il peut dépasser les 2 kg et est couvert de pas moins de 6000 piquants qui assurent sa protection. Malheureusement celui-ci n'a pas su faire face aux prédateurs et il ne reste pas grand chose de lui.

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Les pelotes de réjections.

Contrairement à ce que l'on peut penser, les chouettes et les hiboux ne sont pas les seuls oiseaux à produire des pelotes de rejection. Ici il s'agît de pelotes de hiboux moyen-duc (Asio otus). Attention, manipuler ses pelotes nécessite d'avoir des gants et un masque. De plus, l'étude des pelotes de rejections est actuellement proscrite dans certains départements pour cause sanitaire en raison de la présence de la grippe aviaire.

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La souille à sangliers.

 Une souille est un point d'eau boueux où les sangliers viennent prendre leur bain pour se débarrasser des parasites et pour protéger leur peau. Ce sont des zones favorables pour faire de l'affût mais aussi pour relever les indices de présence comme les poils, les traces ou encore, les arbres contre les quels ils se sont frottés. 

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La végétation de sous-bois.

 Voici deux espèces emblématiques des floraisons de fin d'hiver. À gauche la belle hellébore fétide (Helleborus foetidus), qui se reconnaît à ses fleurs vertes bordées d'un liseré rouge. À droite une des trois corydales (Corydalis sp.) que l'on peut trouver dans le secteur : la corydale intermédiaire, la creuse et la solide.

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Le crapaud commun (Bufo bufo).

Ce crapaud a été victime du pied peu leste d'un cheval. C'est une espèce principalement forestière mais qui se rencontre aussi dans les plaines humides. Contrairement à la grenouille verte (Pelophylax sp.), il rejoint l'eau, comme la majorité des amphibiens, uniquement à la période de reproduction pour s'accoupler et pondre.

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Le nombril de Vénus (Umbilicus rupestris).

 Cette petite plante grasse aux feuilles épaisses peut être consommée, plus particulièrement avant floraison. Cependant en raison de son lieu de vie, les lieux humides et les vieux murs, il faut être prudent dans la consommation de ses feuilles pour limiter les risques de parasitisme, en particulier d'échinococcose et de douve.

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Le pic vert (Picus viridis).

Nous sommes tombés sur une plumée d'un pic vert qui a pu être prédaté par un oiseau de proie ou un renard. On le reconnaît à son plumage vert, à la tâche rouge qui orne son crâne et à son cri ressemblant à un rire moqueur. On le trouve plus particulièrement dans les forêts jeunes ou présentant des clairières et des lisières peu denses.

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La salamandre tachetée (Salamandra salamandra).

Nous avons enfreint la loi pour déterminer cette larve de salamandre et entrer les données de faune-rhône. En effet, il est interdit de saisir les amphibiens sans autorisation. Si vous êtes amenés à le faire, il faut les manipuler le moins longtemps possible et avec les mains bien humides. Ici nous avons pu déterminer qu'il s'agissait d'une salamandre tachetée en raison des taches jaunes présentes à la base des pattes et les tâches de la peau.

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Le mot de la fin. 

 Les publications sont restreintes en ce moment sur le blog et pour cause. Les examens se sont succédé (et plutôt bien passés). Dans un même temps le blog est entrain de connaître une véritable refonte avec la correction des 660 articles, que se soit la véracité des informations ou l'orthographe et il y a vraiment de quoi faire. Ajoutons à cela mon nouveau passe temps très chronophage, le montage vidéo et le temps consacré aux sorties.

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dimanche 9 avril 2017

Les conifères du parc de la tête d'or.

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Depuis que nous habitons dans le sud de Lyon, nous n'avons plus vraiment l'occasion de partir en nature hormis le week-end (et encore !). Heureusement nous ne sommes pas très loin du parc de la Tête d'Or. Comme vous avez pu le voir, plusieurs articles et vidéos lui sont dédiés sur le blog. Aujourd'hui je vous propose de découvrir quelques unes des espèces de conifères que l'on peut rencontrer dans ce parc de ville de 117 ha.

 

Le sapin blanc (Abies alba).

On le reconnaît aux deux rangées de stomates blancs que l'on peut voir sur le revers de ses aiguilles. Ceux-ci permettent à l'arbre de faire des échanges avec l'atmosphère, notamment en retenant ou libérant de l'eau (évapotranspiration) quand il fait trop chaud. Des bourgeons on tire des liqueurs typiques des montagnes.

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Le pin pleureur de l'Himalaya (Pinus wallichiana).

 C'est un bel arbre qui peut atteindre plus de 45 mètres de haut. On le reconnaît à ses très longues aiguilles qui mesurent 10 à 20 cm de long et qui sont regroupées par 5. Typique des montagnes du continent asiatique (jusqu'à 3000 mètres), cela fait moins de 200 ans qu'on peut le trouver dans les parcs et jardins de France.

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Le pin maritime (Pinus pinaster).

Originaire du sud du bassin méditerranéen, on le trouve un peu partout en France, en particulier sur la côte atlantique où il est cultivé pour sa croissance rapide. On le reconnaît généralement à ses cônes et à son écorce qui forme de grandes plaques rouges ou grises selon son âge. Il peut vivre plus de 500 ans.

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Le pin noir d'Autriche (Pinus nigra).

C'est un conifère très résistant à la sécheresse qui présente des aiguilles longues réunies par deux et des cônes assez petites (souvent moins de 10 cm). Résistantégalement à la neige, il se plaît en montagne et dans les zones arides pourtour méditerranéen. Il a besoin de beaucoup de soleil pour se développer.

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Le pin du Paraná (Araucaria angustifolia).

Cousin du désepoir des singes, il s'en distingue par ses aiguilles bien plus fines. Originaire d'Amérique du Sud et en particulier du Brésil et d'Argentine, il est aujourd'hui en voie d'extinction, l'exploitation de son bois de bonne qualité lui ayant été fatal. Ses graines sont comestibles et ont été pour certaines ethnies leur nourriture de base.

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L'auracaria du Chili (Araucaria araucana).

 Appelé aussi désespoir des singes, il est plus montagnard que l'araucaria augustifolia. C'est un arbre pouvant atteindre de grandes dimensions mais également dépasser les 1000 ans. Certains spécimens auraient même plus de 2000 ans. Son écorce est très reconnaissable, en particulier chez les vieux spécimens où elle forme des losanges tout du long du tronc. Ses cônes femelles forment une grosse masse entourée d'aiguilles fines.

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Le sapin d'Andalousie (Abies pinsapo).

 C'est un conifère que j'ai découvert il y a peu de temps et que j'adore. Ses aiguilles sont souvent bleutées (cultivar "Glauca"), légèrement striées et assez fines bien que robustes. On le rencontre dans son milieu naturel en Espagne et dans le Nord du Maroc (on fait  la distinction entre la sous-espèce espagnole et la marocaine).

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Quelques oiseaux du parc.

 Hormis ceux de la fosse africaine ou des volières, on peut admirer quelques oiseaux indigènes de nos contrées. Ce sont ceux que je préfère. Ils font parti de ce que l'on nome la "nature ordinaire". Pourtant quand on prend le temps de les regarder avec un peu d'attention, on voit souvent qu'ils n'ont rien d'ordinaire ne serait-ce que par leurs couleurs, leur parade nuptiale, leur chant ou leur comportement qui souvent sont surprenants.

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Le mot de la fin.

Aie aie j'ai prit un vilain retard dans mes publications. Entre les sorties, les révisions et les examens, pas simple de s'y retrouver, de répondre à tout le monde par mails/commentaires, de vous parler de morilles et de passer un peu temps à la rédaction. Depuis peu je m'essaye au montage de mini-vidéos ce qui là encore me mange quelques heures, mais les vacances et la période de stage approchant, tout devrait rentrant dans l'ordre.

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