vendredi 12 avril 2013

La scille printanière (Scilla verna).

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Merci à Cristau pour ces jolies photos qu'il m'a envoyé, son blog ici.

 

La scille printanière:

La scille printanière est une petite fleur typique de l'ouest français et des Pyrénées qui mesure entre 10 et 20 cm. Elle fleurit d'avril à juin et donne de belles fleurs bleues à 6 pétales. Elle fait partie de la famille des liliacées au même titre de le lis martagon de nos montagnes à la différence qu'elle pousse entre 0 et 2000 mètres d'altitude ce qui en fait une plante très résistante et aux capacités d'adaptation importantes.

Son nom scientifique scilla verna vient du grec scilla: nuire car les racines de la scille officinale, proche cousine, sont toxique et de verna en latin qui signifie printemps, en raison de sa floraison printanière.

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mardi 19 mars 2013

20000ème visiteur!

Voilà que nous fêtons le 20 000ème visiteur ce soir, à quelques jours des 1 an du blog. Merci pour votre passage et pour vos commentaires précieux.

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samedi 8 décembre 2012

Lichens en couleurs.

La neige n'a pas caché toutes les couleurs de la nature. Les lichens formes des tableaux colorés sur les troncs de noyers et de frênes. Ils renferment une substance du type amylacée mucilagineuse, la lichénine qui possède des propriétés médicinales. Certains peuples, du Nord particulièrement, les ont consommés sous forme de farine pour faire du pain et des gâteaux.  En Asie on l'utilise dans les soupes. En Europe, ils rentrent dans la composition d'émulsifants industriels.

Longtemps utilisés pour les problèmes de toux, la science a mit en évidence leurs propriétés antibiotiques, photoprotectrices, anti-inflammatoires, insecticides, photostimulatrices. 

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Les lichens sont apparus au Cambrien, du moins c'est de cette époque que dates les plus vieux fossiles connus de cette étrange formation.

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On parle de formation car les lichens ne sont pas un organisme à proprement parlé mais une symbiose entre un champignon et une algue (dans 90% des cas).

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En grec ancien le lichen s'écrit λειχἠν et désigne les plantes parasites. Rangés parmi la famille des mousses pendant plusieurs siècles, ils ont aujourd'hui leur propre classification.

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Ils connaissent trois modes de reproduction en fonction de leur espèce: végétative, asexuée et sexuée. C'est à dire qu'ils se reproduisent par dédoublement filamenteux, en s'auto fécondant ou en se fécondant mutuellement (présence de mâles et de femelles).

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Leur croissance est très lente, environ 1 mm par an. Ce sont de très bons indicateurs atmosphériques car ils captent et stock les éléments de l'air ambiant. L'analyse des vieux spécimens permet de connaître l'évolution du taux de carbone, d'azotes et de métaux lourds au fil des années.

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Ces organismes sont des plus résistants, en effet, en fonction de leurs espèces, ils peuvent survivre à des variations de températures incroyables (de -70° à +70°), des milieux ayant moins d'un pourcent d'humidité. Ils peuvent aussi stocker les sels minéraux nécessaires à leur développement complet et s'auto-réhydrater d'eux même.Plus incroyable encore, envoyés dans l'espace puis ramener sur terre, il semblerait que leur structure ne soit ni abîmée, ni modifiée malgré les UV purs, l'abscence d'eau, le froid extrême, le vide, les rayons ionisants ou l'abscence d'apesenteurs. 

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Il existe une dizaine de papillons qui se nourrissent de lichens. L'hiver, dans les zones semi-polaires et polaires mais aussi en Europe, ils permettent aux rennes, aux caribous, aux yacks, aux cerfs, aux chèvres sauvages, aux chevreuils ou aux chevaux sauvages de survivre. 

jeudi 14 juin 2012

Précaution avec les plantes sauvages.

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Consommation des plantes sauvages:

Outre le fait qu'il faut toujours être sûr du nom des plantes que l'on cueille et bien les connaître (il est facile de confondre des plantes toxiques et comestibles), leur préparation est très importante, elle permet d'éviter l'ingestion de germes néfastes et dangereux ce qui peut avoir des conséquences fâcheuses.

Il faut absolument nettoyer à plusieurs reprises les plantes récoltées, en particulier celles consommées crues. Pour cela nettoyez les à grande eau, puis au vinaigre puis à nouveau dans l'eau pour éviter qu'elles ne soient cuites par l'acidité du vinaigre. Mais ce nettoyage n'est pas efficace à 100%. Il faut éviter de consommer les plantes aquatiques, des milieux humides ou provenant des champs où les vaches/mutons paissent pour éviter les parasites tel que la douve du foie (une vraie saloperie). Certains ajoutent même une goutte de javel pour être sûr de ne pas courir de risques.

La meilleur solution pour combattre les micro-organismes hostiles  est la cuisson. La cuisson à la vapeur est douce et conserve une grande partie des propriétés de la plante, à l'inverse des cuissons plus violentes comme à la poêle, au four, en friture et j'en passe ... mais délicieuses.

Toujours bien vérifier les feuilles, fleurs et tiges où les insectes et autres limaçons peuvent se cacher.