vendredi 28 février 2020

Sortie dans les marais 19 : grands lacs des Alpes.

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Les vacances d'hiver sont là. Comme certains oiseaux migrateurs, il est temps pour nous de quitter le Rhône mais seulement pour quelques jours. Nous ne nous envolons cependant pas pour une destination connue pour son soleil et sa chaleur mais pour ses montagnes. À la confluence de l'Ain, de la Savoie et de la Haute-Savoie, nous voilà dans le village des oiseaux à Motz. L'endroit est rêver pour observer les oiseaux et relier les grands lacs alpins qui nous entourent, à savoir le lac d'Annecy mais surtout, le lac du Bourget. Nous avons une petite location nommée les pinsons (ça ne s'inventent pas), qui nous offre une vue imprenable sur les herbiers de la retenue CNR. Chaque matin, nous ce sont les cris des canards et des oiseaux trouvant refuge dans les phragmites qui donnèrent le rythme du lever, un vrai bonheur. Néanmoins, les pluies fortes et abondantes ne nous permirent pas d'observer tout ce que nous souhaitions voir, et il nous faudra bientôt retourner dans ce petit coin de paradis pour en saisir toute la beauté et toute la diversité d'espèce qui s'y épanouissent.

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Quelques mésanges charbonnières (Parus major) nous font bon acceuil. Ces mignonnes profitent alégrement des mangeoires et des boules de graisses qui attirent également quelques pinsons des arbres (Fringilla coelebs) à la gorge rose, des mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) et même des chardonnerets élégants (Carduelis carduelis) rouges et jaunes qui trouvent refuge dans les peupliers entourant la location.

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Nous avons même pu découvrir un dortoir de chardonnerets à la tombée du jour dans deux aulnes glutineux (Alnus glutinosa). Un quarantaine d'individus semblent tous réunis pour passer la nuit.  Si les branches et le maigre feuillage ne semblent pas leur apporter la meilleure des protections face aux prédateurs nocturnes, les fruits des aulnes paraissent convenir à leurs appétits de petits passereaux colorés.

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Départ pour le lac du Bourget. C'est l'un des plus grands lacs des Alpes françaises, réputé pour ses paysages et ses bases nautiques mais aussi pour ses oiseaux. L'hiver, il n'est pas rare d'y trouver, entre autre 1000 à 1200 nettes rousses (Netta ruffina) voire si ce n'est plus. Ce joli canard dont les mâles abordent fièrement une tête colorée de brun et d'orangé, repartira au printemps pour aller nicher dans les pays nordiques.

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Nous passons en coup de vent à Château Thomas, il n'y presque personne mais le vent et la pluie ont là aussi raison de nous et des oiseaux. Un écureuil roux (Sciurus vulgaris) se tient non loin de l'observateur. Gonflant les poils pour faire face au froid, il se tient sur les troncs de peupliers abattus au court de l'année. Cette action vise à sécuriser le chemin mais aussi à mettre en valeur le vieux château. Hors le boisement est classé avec un APB, encadrant très rigoureusement les coupes d'arbres, ce qui entraine localement de vives contestations.

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Néanmoins, nous prenons plaisirs à observer 2-3 canards qui non sans être rares, sont peu communs. C'est notamment le cas pour se regroupement de canards chipeaux (Mareca strepera) et de sarcelles d'hiver (Anas crecca) qui barbotent dans les herbiers, non loin d'un couple de canards souchets (Anas clypeata) reconnaissables à longs becs leur permettant de filtrer les micro-organismes présents dans les eaux vaseuses.

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Nous avons même le plaisir de voir surgir au coin de notre oeil un vif éclaire bleu fendant la surface de l'eau calme. Il s'agit du martin pêcher d'Europe (Alcedo atthis). Posé à l'affût sur les branches et les piquets sous la pluie battante, il est à la recherche des petits poissons et des petits invertébrés qui composent son menu. Le bec noir de celui-ci présente du orange sous sa partie inférieur, indiquant qu'il s'agit d'une femelle.

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Sur la rive occidentale du lac du Bourget, on peut voir la belle et grande abbaye d'Hautecombe, qui ne va pas sans rappeler la saga du Seigneur des Anneaux. Nécropole des Dus de Savoie et d'une partie de la royauté italienne jusqu'à la révolution, elle est aujourd'hui tenu par la communauté du Chemin Neuf. C'est un lieu touristique fortement apprécié.

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À ses pieds de nombreux oiseaux d'eau trouvent refuges. C'est le cas pour ces fuligules morillons (Aythya fuligula) dont l'espèce a pour caractéristique d'avoir une huppe noir à l'arrière du crâne, ainsi qu'un bec gris clair au bout noir et un oeil jaune doré. Si les mâles sont reconnaissables à leur plumage noir et blanc, les femelles sont plus discrètes et abordent des teintes grises et noires. Ils retourneront dès mars dans le nord de l'Europe pour nicher. Ces canards de surface ne sont pas les seuls à passer l'hiver ici à chercher de la nourriture (vers, herbes, crustacés ...).

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Ils sont en compagnie de fuligules nyrocas (Aythya nyroca), notre toute observation pour cette espèce. Rares en France, surtout comme hivernants, ce sont de petits canards plongeurs marron-roux voire presque rouge sombre, aux miroirs blancs (plumes colorées des ailes) et au dos noir. L'oeil est bleu pour les mâles, sombre pour les femelles ce qui permet de différencier la femelle nyroca de la femelle morillon qui peuvent parfois se ressembler.

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Au milieu de cette mêlée, une rareté encore plus remarquable, un hybride mâle de fuligule morillon et de fuligule nyroca, F. fuligula x nyroca. Son oeil est jaune, sa huppe petite voire presque absente. Son dos est noir, tout comem sa tête, ses flancs gris et sa poitrine brun-roux. Le doute n'est alors plus permi pour notre plus grand bonheur de faire par nous même cette jolie observation et encore mieux, de l'identifier seuls.

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Changement de paysage, nous voilà dans la réserve du lac d'Annecy, tout au sud de celui-ci. La neige est tombée sur les hauteurs, annonçant que nous sommes bienen hiver. Pour notre part, c'est pluie, toujours puie, encore pluie. Pas de quoi nous décourager. Malheureusement là aussi ornothologiquement et botaniquement parlant, ce n'est pas la fête non plus, les rares promeneurs ne se distinguant pas par leur discrétion.

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Qu'importe, dans les arbres c'est la fête pour les tarins des aulnes (Spinus spinus). Hivernant en France, ils se délectent des aulnes glutineux (Alnus glutinosa) et plus précisément des strobiles, les fruits de ces arbres palustres dont les graines sont dispersées par le vent. Pour en revenir aux tarins, ils sont connus également pour leurs petits cris flués et pour leur vol nuptial très papillonnant voire artistique observables au printemps.

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Les champignons hivernaux sont nombreux mais souvent similaires. Des dizaines d'oreilles de Judas (Auricularia auricula-judae) poussent sur les troncs moussus et à moitié dépéris. À l'entrée des marais, il y a de quoi faire là une belle omelettes si n'est plutôt des soupes ou des ragoûts, ces champignons étant cartilagineux et gélifiant légèrement les liquides dans lesquels ils sont cuits ou infusés. On les trouve dans les spécialités asiatiques.

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Pas de bruit dans la phragmiteraie. Quelques mésanges et moineaux rompent le silence de temps à autre en agitant la hampe des roseaux (Phragmites australis). La neige se rapproche et l'on sent que ce n'est plus le moment pour les passereaux de partir à la recherche de nourriture mais de se mettre à l'abri. 

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Nous partons côté ville, pour flaner sur les berges aménager. C'est qu'il est possible d'approcher les harles bièvres (Mergus merganser), des canards rares dans le Rhône et communs ici au point de venir réclamer du pain au passant, gourmandise mortelle pour les oiseaux ! Il s'agit ici d'une femelle, reconnaissable à sa jolie tête rousse, son poitrail blanc, ses ailes et sa queue grise. C'est l'un des seuls membres de cette famille à se nourrir de poissons, chose qui s'observe à son bec fin, long, crochu et muni de pseudo-dents.

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Le mâle pour sa part aborde une tête vert foncée, des flancs blancs, un dos noir et une queue grise. De belle envergure, les plus gros individus peuvent atteindre un poids de 1,9 kilos et d'une envergure de 97 centimètres. Il est présent dans tout l'hémisphère nord. France, si on peut le voir plus ou moins communément l'hiver, il est relativement absent car essentiellement nicheur dans le nord, où il s'intalle dans le creux de vieux arbres.

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Dans les canaux, un grèbe huppé (Podiceps cristatus) pêche les petits poissons parmi les racines des platanes qui se jettent dans l'eau. Plus grand des grèbes, celui-ci n'est pas encore en plumage nuptiale, n'abordant pas de collerette rousse et noire quoi que celles-ci commencent à se laisser deviner. Ce n'est pas non plus un jeune, son plumage ne présenta pas de reliquat de zébrures noires et blanches typiques des poussins.

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Bon plongeur, il se nourrie également de larves et de petits mollusques. Présent partout en Asie, en Europe et largement répendu en Afrique, il niche entre avril et juillet après s'être livré a des parades nuptiales complexes. Vient alors la construction du nid, souvent constitué d'algues posées sur le fond vaseux ou arrimé aux végétaux. Les oeufs pondus sont couvés pendant 28 jours avant de voir émerger les jeunes qui quittent d'instinct le nid.

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Les mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus) ont pris possession du port de plaisance. Elles aussi n'ont pas pris leur livrée nuptiale et n'abordent pas leur tête si caractéristique quand vient la saison des amours. Il leur faut 3 ans pour pouvoir l'aborder et être apte à devenir parents. Les jeunes présentent également du brun sur les ailes et sur une partie du dos. Peu farouche, elle se nourrie aussi bien de déchets, de poissons ou de vers.

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Grand classique, les cygnes tuberculés (Cygnus olor) sont fidèles au poste. Récemment, pas moins de 70 d'entres eux sont morts suite à la consommation de pain détrempé où une bactérie mortelle a pu se développer. On ne le dira jamais assez, le pain est mortel pour les oiseaux. Néanmoins on ne saurait rompre tout contact à la nature. De l'herbe, des épluchures, des graines ... rien de plus simple pour les approcher.

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Clou du spectacle, un garrot à oeil d'or (Bucephala clangula) se pointe à notre départ. La pluie bat plus fort que jamais et je suis mortifiée par le froid au point d'attendre dans la voiture le chauffage à fond. Des centaines et centaines d'oiseaux se sont réunis pour trouver refuge près des phragmites. Fuligules morillons, fuligules milouin, foulques et autres canards colverts attendent la fin du déluge. Nous sommes déçu de ne pas avoir une seule journée de beau pour profiter de la richesse du site. Pas de panique, nous retournerons bientôt sur site nous refaire une santé au pied des alpes en compagnie des oiseaux d'eau et des sommets enneigés.

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dimanche 3 novembre 2019

Sortie dans les marais 14.

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Nous revoilà partis, cette fois-ci pour découvrir les milieux humides aux limites de l'Ain et de la Svoie, deux régions présentant une grande variété de milieux et d'habitats. La matinée se déroule au Marais de Lavour, connu pour ses populations de crapauds, des sonneurs à ventre jaune (Bombina variegata) entre autre. Bien que nous soyons chanceux en observant dès notre arrivée une famille d'écureuils roux (Sciurus vulgaris) fort bruyante et un martin pêcheur d'Europe (Alcedo atthis), le reste du parcours restera bien silencieux, les conditions météorologiques n'étant pas les plus propices pour faire de l'ornithologie. Néanmoins le circuit reste très agréable.

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Hélas, trois fois hélas, la balsamine de l'Himalaya (Impatiens glandulifera) est bien présente. Originaire d'Asie, elle s'est installée dans les zones humides, elle met à mal les milieux, modifiant leur nature et conduisant à la disparition de certaines espèces indigènes aussi bien végétales qu'animales. Cependant arracher des centaines de milieux de pieds dans les vasières, en plus d'être coûteux, n'est pas toujours possible laissant un goût amer face à l'empleur du désastre. Alors pour les abeilles, les orchidées, les plantes carnivores ou encore les oiseaux des roselières, mieux vaut ne pas l'implanter et la favoriser, bien que sa floraison soit superbe.

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Levons la tête au ciel. Pas moins de 43 cigognes blanches (Ciconia ciconia) tournoient dans le ciel. En pleine migration, elles se sont arrêtées pour la nuit dans un champs humide tout proche. Au petit matin, elles profitent de la chaleur et des thermiques pour s'élever dans les airs avant de reprendre leur voyage. Je peux vous assurer que le moment était incroyable et qu'il nous a permis d'inaugurer notre longue vue pour sa première sortie.

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Sur la plus haute branche d'un arbre mort, un pic épeiche (Dendrocopos major) mâle vient se poser pour lancer ses cris. En période de reproduction, il utilise aussi le tambourinage pour communiquer avec ses pairs, le plus souvent sur les troncs creux. Si on se fît à la fiche espèce sur oiseaux.net, un mâle n'ayant pas eu la chance de se reproduire dans la saison peut tambouriner jusqu'à 600 fois dans une journée, soit 3000 à 12000 coups dans la journée, autant dire que son bec est vite aiguisé. Pour amortir le choc et préserver ses neurones, l'oiseau possède une très longue langue qui a pour particularité d'entourer son cerveau, agissant comme un airbag.

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Une grenouille du type verte (Pelophylax sp.) émerge à la surface d'un des canaux. L'hybridation entre les différentes espèces de grenouilles locales avec la grenouille de Lessona (Pelophylax lessonae) ou encore la grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus) mais aussi avec les grenouilles exogènes comme la grenouille sauteuse (Lithobates clamitans). La couleur des sacs vocaux, le chant, la taille et la ligne dorsale figurent parmi les critères d'identification les plus employés, mais l'identification ADN reste l'outil le plus sûr pour déterminer les hybridations entre espèces. Parmi celles-ci on trouve la grenouille verte (Pelophylax kl. esculentus) appelée aussi grenouille comestible et qui résulte du croisement de la grenouille de Lessona et de la grenouille rieuse. En France, on la rencontre dans la partie nord du pays.

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Départ pour la retenue CNR non loin de là. Après 30 minutes de route, nous prenons notre première claque. Un rarissime cygne chanteur (Cygnus cygnus se promène tranquillement au milieu de 80 cygnes tuberculés (Cygnus olor). Plus petit et ayant un bec jaune, on le reconnaît également à son chant. Il s'agirait un oiseau soit de passage, soit ayant suivi un groupe de tuberculés depuis l'Ain. S'il se reproduit le plus souvent du côté de la Russie dans les grandes étendues de la toundra, on peut trouver quelques couples nicheurs en Grande-Bretagne ou même dans la Dombe. On peut aussi le confondre avec le cygne de Bewick (Cygnus columbianusqui est plus petit et dont le bec est possède moins de jaune.

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Les zones humides que nous parcourrons sont bordées de bourdaine (Frangula alnus), petit arbuste que j'adore. Outre le fait que les chevreuils sont régulièrement observés entraint de se défoncer avec ses fruits (véridique), on en tire également une grande gamme de colorants.

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De ses baies mures, on tire du vert, de son écorce sèche et de son bois des teintes étendues du rouge au brun, de son écorce fraîche des teintes vermeille à framboise. De quoi inspirer le DIY. L'espèce fût également utilisée comme ingrédient principale dans la fabrication de poudre à feu (poudre noire) à destination des carrières d'extraction de pierres. On ne serait cependant croquer ses fruits ou même goûter toute autre partie de la plante, celle-ci étant toxique bien qu'elle pu être utilisée par le passé comme laxatif. Séchée, elle s'avère moins virulente mais reste un végétal dont l'usage ne doit pas être fait en auto-médication.

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Le ragondin (Myocastor coypus) est un gros mammifère venu d'Amérique et qui, en France, s'est échappé des élevages de fourrure. On le trouve désormais partout dans nos milieux humides. Classé invasif, des études tendraient à montrer que son impact est à évaluer au cas par cas et que ses dégâts sur les cultures et sur les berges ne seraient pas si élevés qu'on pouvait le penser. Reste à voir dans quelle mesure il impacte la faune.

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Bonheur. Un tout jeune martin pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) se tient sur un roseau commun (Phragmites australis). Ses parents se relaient pour venir le nourrir. Nous nous délectons du spectacle. Le bleu de leurs plumes est éclatant. Il s'agit d'un bleu structurel, c'est à dire que la couleur n'est pas dû à un pigment, mais à la structure même de la plume qui renvoie uniquement le bleu de la lumière, rendant encore plus fascinant l'oiseau.

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Les canards ne sont pas en reste. À gauche, une mère nette rousse (Netta rufina) avec ses petits. C'est de mai à juin la femelle pond et couve ses oeufs. Il faudra alors attendre un mois de plus pour voir la sortie des canetons. À droite, une nouvelle venue chez nous, la tadorne casarca (Tadorna ferruginea). Ce gros canard ne se rencontre que très rarement en France mais commence à devenir commun dans certains secteurs (Savoie - Alsace).

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Un gang de hérons cendrés (Ardea cinerea) ratissent le fond vaseux à la recherche de petits invertébrés. Les longues pattes de ces échassiers leurs permettent de se mouvoir aisément sur le sol instable. Au premier plan, un immature, reconnaissable à son bec clair et son masque gris et non noir comme celui des deux adultes en arrière plan dont le bec est bien jaune. Chez les mâles, les plumes noires à l'arrière de la tête sont plus longues.

La sortie se termine avec deux reptiles bine sympathiques. À droite un lézard des murailles (Podarcis muralis), qui se chauffe tranquillement sur une pierre. À gauche, la mue d'un grand serpent, une couleuvre à voir la taille. Si mes collègues experts parviennent à identifier l'espèce aisément avec ses restes de peau, je suis loin de faire si bien. C'est avec cette trouvaille que se termine cette sortie entre l'Ain et la Savoie, sous un beau couché de soleil.

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