mercredi 3 août 2016

Sortie en campagne 7.

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Parfois l'été le ciel se couvre et de gros orages de chaleurs peuvent éclater. J'adore ces moments juste avant la pluie où l'on sent l'atmosphère lourd voire pesant et où l'on peut entendre gronder au loin. C'est un signe annonciateur de pousser de champignons ce qui, vous vous en doutez, me mette carrément en joie.

 

Quelques orchidées.

Cette année j'ai trouvé la période de floraison des orchidées relativement longue ce qui n'est pas allé sans me déplaire bien au contraire (comme vous avez pu le voir sur le blog). Sur la photo de gauche on peut voir un orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) et sur celle de droite un ophrys bourdon (Ophrys fuciflora) un peu fatigué.

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Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus).

Ce petit faucon est commun en France et s'observe sur les cimes des arbres et des pilonnes électriques. Ici il s'agît d'un mâle car il possède un plumage bleu-grisé sur la tête et la nuque. Nous avons la chance d'avoir actuellement un couple qui s'est installé à quelques mètres de la maison. Quand les petits seront autonomes, le couple se séparera. Les faucons crécerelles sont solitaires et défendent avec vigueur leur territoire.

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L'orchis bouc (Himantoglossum hircinum).

Avec l'orchis géant (Himantoglossum robertianum) il fait parti des deux seules espèces d'himantoglossum présentes en France. C'est la toute première fois que je le vois pleinement fleurit et que je peux respirer sa bonne odeur de ... bouc. Loin de ce qu'on peut lire sur cette orchidée, je trouve son odeur plutôt agréable et sucrée quoi qu'écoeurante. Très grande (elle peut faire parfois un mètre), on la reconnaît facilement à son long labelle tortillé.

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La coronille bigarrée (Coronilla varia).

Elle tient son nom des ses fleurs blanches et roses. On ne la trouve que dans les pelouses et les talus calcaires, souvent en lisière de bois ou de champ dans des sols secs ou légèrement humides. Résistante elle peut supporter des températures bases, jusqu'à - 15°C voire - 20°C si elle se trouve protégée par des arbres.

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Le chataîgnier commun (Castanea sativa).

C'est dans les vieux châtaigniers comme celui-ci que l'on peut voir un grand nombre d'oiseaux et parfois même, quelques chauves-souris quand le tronc est creux. Le tout est de se mettre à l'affût. Les mésanges à longue queue (Aegithalos caudatus) et les mésanges charbonnières (Parus major) s'y observent aisément.

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Les rosiers sauvages (Rosa sp.).

Il existe énormément d'espèces et de sous-espèces de rosiers sauvages et une bonne partie d'entre-elles ont servit à créer nos espèces actuelles de rosiers. Certains servent encore de support aux greffons d'espèces magnifiques mais fragiles. Le plus courant dans nos campagnes reste l'églantier (Rosa canina).

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L'observation des chevreuils.

Nous avons la chance dans notre campagne de pouvoir croiser beaucoup de chevreuils (Capreolus capreolus). C'est l'occasion d'essayer notre nouvelle paire de jumelle. Pour la peine pas besoin d'être à l'affût, les animaux sont peu farouches et il n'est pas rare d'en croiser 5-6 dans le même secteur et en 15 minutes de marche. Ce soir là nous sommes tombés sur trois mâles dont un magnifique brocard et deux femelles plus timides.

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À la tombée de la nuit. 

 À la tombée de la nuit certains animaux sortent et commencent à partir en quête de nourriture. D'autres s'habritent. C'est un moment que j'apprécie pour observer les papillons, ceux-ci sont souvent dans un état semi-léthargique et se laissent approcher sans mal. C'est le cas de ce joli papillon posé sur une fleur fanée de plantain.

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Le mot de la fin.

Sortir le soir quand il fait chaud et que le crépuscule s'intalle est vraiment agréable. On peut se familiariser aisément avec ce que l'on nomme les bruits de la nuit. C'est une habitude familiale qui s'inscrit dans la "ballade digestive d'après repas" et j'avoue avoir désormais du mal à ne plus pouvoir la pratiquer du fait de notre installation en ville mais je profite de bien d'autres choses dont je vous parlerai prochainement.

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jeudi 30 août 2012

A l'abri des regards.

Le jardin est un endroit où il est facile d'observer les oiseaux, que ça soit l'hiver avec les espèces autochtones (rouges gorges, merles, corneilles, étourneaux, mésanges...) ou en été avec les espèces migratrices (oies, cigognes, martinets, hirondelles). Il est aussi simple de repérer les traces de leurs passages.

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A gauche, les pic-épeiche c'est construit une succession de nids creusés dans ce vieux tronc d'arbre, qu'il a depuis délaissé au profit d'espèces plus grandes comme la chouette qui sont venues investir les lieux. A droite un merle à coincé une noisette dans une fissure d'une souche, ce qui nous renseigne sur son régime alimentaire.

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Les nids sont de très bonnes sources d'informations sur les espèces présentes dans le jardin. Quand vient le temps de tailler les haies, il est aisé d'en récupérer quelques uns. La période de taille correspond au moment où les oiseaux ont fini d'éléver leurs petits et sont partis du nid. L'an prochain ils en construiront un nouveau.

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Les matériaux utilisés (boue, paille, poiles, mousse, branches, écorces...), ainsi que les plumes, les traces de repas, les fientes et les restes de coquilles (souvent des petits morceaux) sont de bons indicateurs pour déterminer de quel espèce provient le nid.

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Certains nids ne sont pas accessibles, car ils se trouvent dans les murs (queues rousses), les troncs (mésanges) ou au sommet des arbres (corbeaux, corneilles). De plus certaines espèces d'oiseaux les réutilisent (comme les pies), il ne faut donc pas y toucher pour ne pas perturber les espèces au risque de ne plus les voir l'année d'après.

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Posté par Renarde alpine à 16:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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