dimanche 12 novembre 2017

Sortie dans les calanques 15.

DSC00286Nous sommes en automne et pourtant, par moment les rayons du soleil ont un petit relent d'été. Mer bleue, maillots de bain et voiles blanches, il n'y a pas à dire, la belle saison ne semble pas vouloir rendre les armes et la Méditerranée semble bien décidée à l'aider. Le peid dans l'eau, nous profitons des embruns avant de nous replonger dans les examens et autres raports de stage de fin d'année.

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Les bateaux de croisières emmènent les plaisanciers vers des mers plus chaudes, où ils pourront prendre plaisir à barboter dans les 5 piscines du toit, du plus grand toboggan sur mer, de la dizaine de casinos ou encore, des buffets gargantuesques. Pour notre part, nous préférons de loin rester sur le plancher des vaches, à écouter le bruissement des vagues, le cris des mouettes et sentir l'air iodé depuis la rive. Il en faut pour tous les goûts, certes, mais je préfère de loin l'intimité d'un petit bateau à celle des navires usines et de la foule, où l'on se mêle sans jamais vraiment se rencontrer ni se connaître.

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Le petit port de Callelongue est bien sage et peu nombreux sont les bateaux à le quitter. Il se trouve que le temps de notre venue, la calanque est fermée aux promeneurs et touristes. Les incendies ravages la région et les fortes chaleurs de ces jours doublés d'une absence de pluie font monter le risque de départ de feu en flèche.

DSC00195Ce charmant petit bout du monde se caractérise par ses cabanons de pêcheurs hauts perchés, son petit restaurant et ses nombreux chemins de randonnés. On peut également en découvrir les fonds qui regorgent de vie, pas si loin du temps où une usine pétrochimique employant du soufre, du pétrole et de la soude.

DSC00222Hop hop ! Les pieds dans l'eau, où les poissons nous font la manucure et où les vagues viennent nous tremper le bout des fesses. Gageons que les gambettes soient bien bronzées.

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Sur les plages, on trouve parfois quelques magnifiques algues rouges. Arrachées par les éléments à leur support de roche, elles viennent s'échouer sur le bord de mer sur nos pieds gelés. Regroupées le plus souvent dans le taxon que composent les rhodophytes, leur teinte rouge les caractérise face aux autres types d'algues. De certaines espèces on tire du carraghénane, un additif alimentaire nommé E407. Monté en chaleur, il produit mélangé à un liquide, un gel épaississant. Néanmoins il ne serait pas dénudé de toxicité, en particulier sur les organes liés à la digestion, ce qui explique pourquoi certains praticiens déconseillent voire interdissent la consommation de produits en contenant à leurs patients. Pour les végéta*iens et les vegans, cet additif reste (avec la pectine de pépins de pommes) une alternative aux gélifiants tirés de produits animaux.

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La calanque de Callelongue est la première du massif. Sa proximité avec la ville de Marseille ne l'empêche pas de regroger de vie. Dans le fond de l'eau, des oursins, des concombres de mer et des crabes. Les patelles (Patella sp.), sont des gastéropodes à coques qui vivent sur les rochers où elels broutent les algues. Il s'agît ici de patelles communes (Patella vulgata), un coquillage qui, il y a encore peu, était très consommé en Europe.

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Sous les arches rocheuses, on rencontre de nombreuses espèces végétales typiques du bord de mer. Avec leur belle floraison jaune, la cinéraire (Jacobaea maritima) ne passe pas inaperçue. On la trouve désormais dans les jardineries. S'en suit la lavande de mer (Limonium vulgare) nommée aussi Saladelle et une des soudes locales.

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La jusquiame blanche (Hyoscyamus albus), se reconnaît en partie à ses fleurs ... jaunes pâles. C'est une méditerranéenne qui se plaît dans le sud de la France hormis dans les départements pyrénéens. De la famille des solanacées comme les morelles, les pommes de terre et les tomates, elle est connue pour sa toxicité.

DSC00354La criste marine (Crithmum maritimum) est une plante du littoral que l'on retrouve sur toutes les côtes françaises.

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Souvent présentée comme une plante sauvage comestible à redécouvrir, elle n'en reste pas moins une espèce protégée dont la cueillette est soumise à réglementation. L'intérêt retrouvé pour certains plantes est fantastique, permettant de découvrir à la fois de nouvelles saveurs et de s'initier doucement à la botanique et plus globalement au naturalisme. Cependant, cette nouvelle tendance n'est pas sans risques. Le retour "à la nature" doit s'accompagner de l'acquisition de bases solides, afin de protéger des espèces qui sont en nette régression avec l'urbanisation mais aussi, face à des pratiques de récoltes abusive. Cette démarche est aussi essentielle pour limiter les risques de confusion et d'empoisonnement qui ces dernières années ont plus que triplés, laissant place parfois à des drames qui auraient pu être évitez si les bases avaient été respectées un minimum. Cet automne, le nombre de cas d'empoisonnements par la récolte de champignons (redevenue à la mode) à été multiplié par 10 dans certains départements. La prudence est de mise !

DSC00388En longeant les rochers, là où viennent s'échouer les algues et les buveurs de bières à la nuit tombée, une drôle d'infrastructure se présente à nous. Nous venons de tomber, tout à fait par hasard, sur le Téléscaphe.

DSC00393Il ne reste que de ce projet ambitieux que le mécanisme tractant les longs câbles métaliques. Le Téléscaphe était un téléphérique sous-marin unique en son genre qui permettait de relier Marseille et Callelongue par les fonds marins.

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Les badauds parcouraient, contre finances, un peu plus de 500 mètres dans des petites cabines où pendant dix minutes, ils pouvaient contempler la faune et la flore marine à travers de grands panneaux de verre. Né de l'imagination fertile de deux ingénieurs au début des années 60, il prend forme en 1966, est inauguré en 1967 et est mit hors circuit en 1968. Une sacrée histoire plus qu'ephémère pour une installation qui se voulait unique en son genre. Malgré les quelques 30 000 visiteurs (et plus), les frais d'entretiens de la machinerie sont exorbitants et le soutien des forces politique est complètement absent. Le Téléscaphe ferme alors ses portes mais n'est pas entièrement démantelé.

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Le temps à fait son oeuvre, l'eau de mer à rongé le métal, les rayons des grandes roues se sont creusés, se remplissant peu à peu de cristaux de sel formés par les nombreuses tempêtes et les forts rayons du soleil. Après être resté sans entretient pendant plus de 50 ans, tout en faisant face aux éléments, il ne reste plus grand chose de ce rêve Marseillais. Seuls quelques blocs de bétons éparses semblent faire de la résistance.

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Bref, c'est une belle fin de saison où la mer nous chatouillait les pieds et où de véritables trésors s'offraient à nous. Désormais, il fait gris et froid, mais se rappeler les joies de la mer et du soleil donne un délicieux goût de nostalgie aux heures passées devant le feu, livre de révision sur les genoux, mug de thé chaud à la main.

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mardi 17 octobre 2017

Vivre Lyon : un petit bout de notre quotidien.

DSC09559Quelques brèves de nous. Nous n'avons plus trop l'occasion de parler nature et pour cause, voilà plus d'un que nous sommes devenus lyonnais ! et plus exactement, oullinois. Bien que mon aimé soit un familier des villes, il m'a fallut quelques temps pour me réadapter au rythme assourdissant des auto et des piétons, le tout dans un cadre de béton et de goudron. Néanmoins, nous ne quittons pas nos premiers amours : lui dans le paysage et plus particulièrement dans les arbres, mois dans la gestion et la protection environnementale, en particulier dans l'animation, la botanique et mon amour de toujours, la mycologie. Entre le parc de la Tête d'Or (vous l'avez vu), Miribel Jonas (que nous n'avons que très moyennement apprécié), le parc de ville d'Oullins (qui possède quelques belles surprises dont son sentier ethnobotanique et sa collection d'iris) et les nombreuses friches urbaines qui font mon bonheur, nous avons eu de quoi herboriser. À gauche vous pouvez admirer une superbe aigrette garzette (Egretta garzetta), semblable à celles que nous avons eu plaisirs à contempler en Bretagne. De temps à autre, nous avons la chance d'en voir se poser en face de notre fenêtre, à l'instar du héron cendré (Ardea cinerea), des canards colverts (Anas platyrhynchos), des cygnes tuberculés (Cygnus olor) qui se promménent sagement avec toute leur famille, de la bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea), du Martini-pêcheur (Alcedo atthis) même si depuis la crue il se fait discret, des corneilles (Corvus corone) et des pigeons des villes (Columba livia domestica) qui nichent en face de nous dans les grands platanes des villes et parfois, nous lâchent une joyeuse fiente sur le pare brise ou la fenêtre de la cuisine, des rats noires (Rattus rattus) qui me fascinent tant, des silures (Silurus glanis) qui finissent au bout des hameçons et d'énorme tanches (Tinca tinca). Bref, nous ne sommes des privilégiés.

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Un petit bout de notre quotidien, entre deux révisions, la musique du voisin, le regard du chien qui attend au bout de la rue, les joies des pêcheurs au pied de l'appartement et les longues promenades dans le centre ville de Lyon. Ces petits bouts de vie mis côte à côte sentiront d'ici quelques mois la nostalgie des études et de la fin d'une période Pour le moment, nous nous plaisons dans cette vie d'étudiants, entre insouciante et incertitude.

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dimanche 10 septembre 2017

En passant par la Bourgogne : l'arboretum de Pézanin.

DSC09706La rentrée est passée, il est l'heure de se pencher sur le bilan de l'été. Rien de nouveau sous le ciel bleu, mon cher ordinateur a hélas rendu l'âme. Néanmoins je ne suis pas sans moyens et une série d'articles devrait bientôt voir le jour. Ainsi, fin juillet, nous nous sommes embarqués pour une journée en Bourgogne. L'objectif ? Visite de l'arboretum de Pézanin, situé sur le département de la Saône-et-Loire, à une heure 20 du Sud de Lyon. Celui-ci a la particularité d'être composé d'espèces des 4 coins du monde plantées dans une véritable forêt, le tout sous la gestion de l'ONF.

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C'est l'un des plus anciens arboretums de France, il présente une collection extrêmement riche, pas moins de 500 espèces, et on y trouve même un étang de 4 hectares autorisé à la pêche. Fondée en 1903, ce ne sont pas moins de 1100 espèces qui a ses débuts sont plantées. Face aux réussites et aux échecs de cette entreprise, l'arboretum continu d'être enrichit de nouvelles essences, toujours dans une démarche d'expérimentation et d'acclimatation, deux grands axes qui définissent la personnalité du lieu.

DSC09722Accouplement entre deux grandes loches (Limax maximus) au milieu des feuilles d'oxalis petite oseille (Oxalis acetosella). Ce milieu humide est propice à leurs ébats. C'est en automne que la ponte à lieu dans le sol humide.

DSC09723Drame dans le sous-bois, une message a été occis. Il semblerait qu'il s'agisse d'une mésange charbonnière (Parus major) ou possiblement, d'une mésange bleue (Cyanistes caeruleus). Ces petits passereaux sont très abondants dans les zones boisées, les lisières, les parcs de ville et les jardins des particuliers. Ls mésanges ont de nombreux prédateurs, en particulier les chats, les martres, les fouines et les oiseaux de proies comme les buses.

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Il ne reste de l'oiseau plus qu'une plumée. Peut être est-ce un juvénil qui n'a pas su prendre son envol ou alors, d'un adulte fatigué ou malade. Qui sait ?

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La fougère aigle (Pteridium aquilinum) est une fougère très commune qui se plaît dans les sols humides, acides et de préférence ombragés. Très consommée en Asie après une cuisson à la cendre et avoir été bouillie dans plusieurs eaux, elle reste cependant riche en toxines et en particulier en ammoniaque, ce qui expliquerait notamment le fort taux de cancers de l'estomac au Japon. Coupée, sa tige laisserait apparaître l'image de la tête d'un aigle en son centre. Elle servait de litière au bétail de par ses propriétés insectifuges.

DSC09690Parmi les résineux remarquables du site on peut citer les séquoias (Sequoiadendron), les cyprès chauves (Taxodium distichum), les cèdres (Cedrus) et les mélèzes (Larix). Certains atteignent des tailles vertigineuses du fait qu'ils soient centenaires et aient résisté aux tempêtes.

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Parmi les autres arbres remarquables on peut citer les arbres de l'érablaie composée de 37 variétés asiatiques et américaines, les grands boulots de Sibérie ainsi qu'un séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) de plus de 50 mètres de haut qui vaut le détour et attire de nombreux visiteurs (pas moins de 25 000 par ans).

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L'abondance de bois mort dû à la présence de la forêt, à la gestion différenciée et aux vents qui sont parfois fatals aux arbres, est propice au développement du polypore soufré (Laetiporus sulphureus). Ce champignon est très apprécié aux Amériques où il porte le nom de "poulet des bois". Plus ou moins toléré, il est parfois utilisé dans la confection de nuggests vegans, de par sa consistance et sa texture proches de la viande.

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On retrouve cette abondance de la fonge dans le sous-bois, avec en particulier la présence du marasme petite roue (Marasmius rotula) que l'on peut voir sur la photographie de gauche. Ce champignon frêle qui se nourrit de la matière organique décomposée issue des feuillus tel que les feuilles, ls racines et les branchages.

DSC09747Les clitocybes (Infundibulicybe) sont des champignons qui se caractérisent, chez une bonne partie des membres de cette famille, par leurs chapeaux en forme d'entonnoir prononcée. On y trouve aussi bien des espèces comestibles que vénéneuses ce qui pousse à être des plus prudents dans leur cueillette et leur consommation.

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Ici, et sous réserve, il semble s'agîr du clitocybe en entonnoir (uInfundibulicybe gibba), une espèce comestible commune dans les bois de feuillus. Comestible moyen, il apparaît souvent après des pluies abondantes et des chaleurs douces. les amateurs lui préfèrent en général le clitocybe géotrope (Infundibulicybe geotropa), une espèce plus massive et plus charnue qui a l'avantage de moins réduire à la cuisson, de rester ferme et de pousser en groupe mais, qui semble plus difficile à trouver hormis dans certains secteurs du Sud-Ouest de la France.

DSC09727Drôle de créature n'est-ce pas ? Il s'agît de la pectinatelle (Pectinatella Magnifica), une colonie de petites organismes (les zoïdes) nommée bryozoaire, qui apprécie les eaux douces plutôt chaudes et stagnantes. Originaire d'amérique du nord, ce méga-organisme présent en France depuis 1995 se nourrit en filtran l'eau et en ingérant les particules nutritives qui s'y trouvent. Cette capacité intéresse de près de nombreux centres de recherche, en particulier en écologie, du fait que la pectinatelle pourrait auto-épurer de grandes étendues d'eau.

DSC09696Difficile de parler d'un arboretum sans parler d'arbre. Le hêtre à feuilles laciniées (Fagus sylvatica "asplenifolia"), est aussi appelé hêtre à feuilles de fougère. C'est un cultivar esthétique qui peut atteindre 20 mètres de haut. Il n'est pas plus exigeant que sa forme sauvage, le hêtre commun (Fagus sylvatica), et présente des traits proches de celle-ci, à savoir une résistance aux basses températures (-15°C), une préférence pour les sols acides et riches en humus.

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Sous son feuillage (qui couvre facilement 10m²), un beau jeu de lumière se dessine. Pour le mettre en valeur, il est recommandé de le planter seul dans une étendue ouverte.

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L'arboretum du Pézanin est riche en biodiversité, on peut observer de nombreuses espèces tel que le papillon tabac d'Espagne (Argynnis paphia) sur une des nombreuses ombellules d'angélique sylvestre (Angelica sylvestris), des ragondins (Myocastor coypus) actifs même le jour, de tous jeunes crapauds communs (Bufo bufo) et des jolies araignées, les agriopes frelons (Argiope bruennichi) se nourrissant parfois  de demoiselles, une sous-famille des libellules. À ne pas oublier, les nombreux colverts (Anas platyrhynchos) peu timides.

DSC09798La calocère visqueuse (Calocera viscos) est un petit champignon flamboyant qui dépasse rarement 10 cm. Inféodée la plupart du temps aux résineux (épicées et pins de préférence), il n'est pas rare de la croise du milieu de l'été jusqu'au début de l'hiver quand les premières gelées font leur apparition. Appétissante, elle causerait, même bien cuite, des désagréments d'ordre intestinal.

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Parfois discrète, en particulier dans les milieux où les feuilles mortes sont abondantes, son mycélium s'enfonce profondément dans l'humus dont elle se nourrit. Bien que résistante, les ramifications de cette calocère sont caoutchouteuses et peuvent facilement se rompre si elles viennent à être trop manipulées. Bien que facile à identifier de part sa couleur jaune orangée, il est possible de la confondre avec d'autres calocères ou certaines clavaires et ramaria colorées.

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Chaque espèce de l'arboretum est identifiée par une plaque comportant le nom latin, le nom vernaculaire, la famille, le numéro et souvent, la région dont est issu l'arbre afin de permettre une identification rapide.

DSC09731Pêche miraculeuse ? Il ne reste plus grand chose de ce qui semblait être un gardon (Rutilus rutilus), que l'on reconnaît en artie à ses nageoires rouges. Perches, carpes et brochets peuplent eux aussi le petit étang et font le bonheur des familles qui viennent pêcher sur ses berges.

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Cela n'empêche pas cette famille colvert de se promener tranquillement. Les hérons et les buses ne semblent pas des plus incommodés non plus, protégés des regards par l'épais feuillage des arbres qui leur sert de camouflage. Bref, une super sortie que nous avons bien mit à profit pour nous perfectionner et que nous renouvellerons bientôt !

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jeudi 22 juin 2017

Sortie en forêt 71

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Changement de style pour le blog. Sa forme ne me convenait plus et me contenait dans un format m'empêchant de m'exprimer à ma guise. Du coup on reprend les bases pour un nouveau visuel qui permet plus de lisibilité et surtout, de simplicité. Début mai nous sommes retournés en Isère pour passer quelques jours au calme et faire descendre la pression des cours qui se sont terminés depuis.

C'est l'occasion de visiter une gorge calcaire qui aboutie sur une cascade magique nommée la Cascade aux fées. C'est dans ce type de milieu que l'on peut trouver des morilles mais aussi des orchidées appréciant les sols frais et calcaires comme l'orchis mâle (Orchis mascula) qui s'accompagne de la grande listère (Neottia ovata) et parfois en lisière de l'orchis pourpre (Orchis purpurea).

 

Retour en image sur cette sortie bien sympathique.

L'objectif est de montrer quelques unes des espèces typique de ce milieu que l'on définit comme une ripisylve, c'est à dire une formation végétale qui se trouve sur les abords d'un cour d'eau et qui sert de refuge à de nombreuses espèces. En règle général, une ripisylve est un milieu très riche ne biodiversité.

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L'héllébore fétide (Helleborus foetidus) fait partie des renoncules. C'est une espèce très précoces qui fleurit pendant l'hiver et qui se reconnaît à la marge rouge des ses pétales verts. Je l'apprécie tout particulièrement. On la nomme parfois rose de serpent, pattes de lion ou de griffon. Cela fait écho à sa toxicité et à son usage passé dans les traditions populaires.

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Cardamine à cinq folioles (Cardamine heptaphylla).

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Pause syndicale au bords de l'eau. C'est le moment de poser les fesses sur la mousse et les pieds dans l'eau, au risque de déranger quelques larves de salamandres tachetées (Salamandra salamandra) et de libellules de la famille des anisoptères en pleine chasse dans le fond des cuvettes calcaires.

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Exemple d'une larve de libellule que l'on peut trouver
dissimulée dans les débris de la rivière.

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Des champignons pour répondre à ma passion. Malheureusement cette année nous n'avons pas été très chanceux. Tampis, l'an prochain nous retendrons notre chance. Parmi les espèces observées on peut citer les pézizes veinées (Disciotis venosa), quelques coprins et un polypore marginé (Fomitopsis pinicola) qui pour certains, serait un champignon médicinal.

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Le printemps est aussi la période où els oiseaux chantent tous d'une seule voix (ou presque).

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Buse variable (Buteo butoe).

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Le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum) partage avec les autres sceaux de Salomon la particularité d'avoir sur son tubercule une forme proche du symbole du Roi Salomon. Cela est dû au fait que chaque année, la plante perd sa tige. Celle-ci repousse l'année suivante un peu plus loin sur le même rhizome laissant une marque. 

 

Sceau de Salomon. Source : Wikipéda.

 

Distinction entre la ficaire ( Ficaria verna) et l'anémone fausse renoncule ( Anemone ranunculoides).

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dimanche 11 juin 2017

Avril en Isère.

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 Petite escapade fin avril en Isère pour couper aux intenses soirées de révisions. Le temps est radieux, les fleurs bien présentes et les oiseaux chantent de tout leur coffre. Cependant pas de grandes sorties ni d'aventures à l'horizon, nous nous accordons un week-end bine mérité à flâner dans le jardin de la maison familiale.

 

Les gardiens.

Gras et pleins de poils, ils se font gardiens de la maison. D'aussi longtemps que je m'en souvienne, il y a toujours eu des chats à la maison. Des gris, des blancs, des tachetés, des tigrés ... tous les gabaris sont passés par là. Depuis cet hiver un nouveau venu à la robe noire s'est ajouté à la longue liste des félins de la maisoné. 

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La bergeronette grise (Motacilla alba).

C'est avec les hirondelles, un des oiseaux qui annonce le printemps. Les soubresauts qui l'animent consentement sont appelés hochequeues et caractérisent sa famille : les Motacilla. On compte pas moins de9 sous-espèce de cette bergeronnette dont 2 se rencontre en France : Motacilla alba yarrellii et Motacilla alba alba. On la retrouve de partout dans le monde hormis en Amérique du Sud et dans le sud de l'Afrique et de l'Océanie.

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Le tircis (Pararge aegeria).

Ce papillon commun peut s'observer au stade d'imago (adulte) pendant une longue période dans certaines régions du bassin méditerranéen : de février à décembre. Il passe l'hiver en hibernation sous la forme de chrysalide et beaucoup plus rarement, en hivernation à l'état d'imago. Sa chenille se nourrie de poacées (Graminées).

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La buse variable (Buteo buteo).

Nous avons la chance d'avoir un couple de buse variable tout proche de la maison. Celui-ci c'est installé dans un grand peuplier. Régulièrement, nous les voyons chasser les corneilles (Corvus corone) mais aussi ramener bruyamment leurs prises. Celle-ci s'est posée dans un noyer pour déguster un petit mammifère.

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La mésange bleue (Cyanistes caeruleus).

On la reconnaît à sa tête bleue qui la différencie de la mésange charbonnière (Parus major) avec la quelle on la confond parfois. Comme pour la bergeronnette grise (Motacilla alba), il en existe 9 sous-espèces qui se distinguent par leur plumage mais surtout par leur génotype. C'est un oiseau adepte des forêts de feuillus.

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Le mot de la fin.

Week-end cocooning. Chaises longues, soleil, sieste avec les chats et détente sont de mise. Il fait exceptionnellement bon pour la saison et cela ne s'est pas démenti dans les semaines qui ont suivi. Les benoîtes achetées à la pépinières des plantes alpines de Flosab l'an dernier sous la pluie, en Savoie, sont magnifiques

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lundi 1 mai 2017

Chantier sur l'île de la table ronde.

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 Fin mars nous avons, avec mes camarades de classe, eu la chance de travailler sur l'Île de la Table Ronde à travers un chantier école de trois jours. L'objectif ? Maintenir la petite prairie ouverte pour favoriser la diversité d'espèces tout en appliquant une gestion différenciée n'impactant pas les populations d'orchidées et d'azuré du serpolet (Phengaris arion). En fin d'artciel se trouve une vidéo qui présente notre action.

 

L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Ce bel oiseau blanc s'est établie sur tous les continents du monde là où se trouve des zones humides d'eaux peu profondes. C'est là que l'aigrette chasse à l'affût les batraciens, les insectes et les petits poissons dont elle se nourrie. Parfois, elle ouvre ses ailes pour faire de l'ombre sur l'eau. Les poissons viennent s'y rafraîchir et c'est là qu'elle les saisie avec son bien effilé comme un dague, ce qui est typique des échassiers. 

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L'ophioglosse commun (Ophioglossum vulgatum).

 Cette petite fougère est protégée en Rhône-Alpe-Auvergne (et d'en d'autres régions françaises comme le Centre ou l'Alsace). L'Île de la Table Ronde abrite la plus grosse population de la région de cette espèce rare. Les spores sont relâchés entre juin et juillet et sont dispersés par le vent, on parle alors d'anémochorie. 

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Les agrions.

Les agrions font partis des libellules. Ils sont communs et se caractérisent par leur finesse. Au dessus de la mare on peut parfois voir voler le leste brun (Sympecma fusca), ici en plein accouplement, et qui se caractérise par sa couleur mais aussi que la forme adulte, l'imago, passe l'hiver en hivernant, chose rare chez les libellules.

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Histoire d'un chantier.

 Trois jours pour un chantier, c'est peu. Objectifs de l'opération : s'exercer au relevé quadra, couper et trier les rejets qui conduisent au renfermement d'un milieu, faucher la végétation pour maintenir la prairie et limiter l'apport en matière organique, créer des zones de circulations et de stationnement pour le public en animation. 

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Les andains.

La matière organique est ratissée au râteau et à la fourche puis entassée en andains, c'est à dire des tas d'herbes fauchées, de feuilles et de débris de branches. Ces andains forment un refuge propice pour le blaireau qui s'y repose parfois en journée mais aussi pour les reptiles qui y prennent leurs bains de soleil.

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Les mares à amphibiens.

Trois mares ont été créées de la main de l'Homme afin de servir de refuges pour les amphibiens mais aussi, pour servir de support pédagogique pour le public, en particulier les enfants/scolaires afin de les sensibiliser au fonctionnement des écosystèmes aquatiques et aux espèces qui les composent. Plsu d'infos ICI

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Le milan noir (Milvus migrans).

Il n'est noir qu'en contre jour. D'ordinaire il est brun, parfois roux et souvent avec une tête striée de blanc. Il vit un peu partout en France mais a toute fois une petite préférence pour les zones de moyenne montagne et les terrains plats et dégagés. C'est un migrateur qui reste en France juste le temps de la reproduction.

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Les observatoires.

Les observatoires de l'Île de la Table Ronde permettent d'approcher la faune, si on sait être un temps soit peu discret. Martins pêcheurs, grands cormorans, ragondins et hérons peuvent être aisément vus, en particulier si on est équipé d'une bonne paire de jumelles pour les observer sans les déranger. 

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Le mot de la fin.

 Voici la fin de cette série sur l'Île de la Table Ronde, du moins pour ce qui est du chantier et des projets scolaires menés sur celle-ci. De notre côté nous avons pu y retourner avec plaisir (moins de 15 min de l'appartement) pour en observer les évolutions et découvrir les quelques 1500 pieds d'orphrys de mars (Ophrys occidentalis) qui y poussent sans parler de l'ail des ours et des nombreux oiseaux qui la peuplent. La suite au prochain épisode.

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jeudi 2 mars 2017

Visite de l'Île de la Table Ronde avec le SMIRIL.

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 Voilà l'une de nos nombreuses sorties du jeudi. L'Île de la Table Ronde se trouve au Sud de Lyon. Elle s'étend sur 10,5 kilomètres de long et sur 2 kilomètres de large. Elle est soumise à un APB en raison de la richesse de sa biodiversité. Depuis plusieurs années, elle est gére par le SMIRIL. Cet organisme mixte a pour mission depuis les années 95, de valoriser et réhabilité le Rhône et ses lônes dans le département du même nom. 

 

Carte d'identitié.

Elle s'inscrit dans un ensemble d'îles remarquables pour les espèces qu'elles abritent, en particulier le castor (Castor fiber) et de l'épipactis du castor (Epipactis fibri). Ainsi elle se rattache de par sa nature à l'île du Beurre, à l'île de la Platière et à l'île de la Chèvre. Actuellement une campagne de ramassage des tontes de l'automne est menée, elle sera bientôt suivit d'un chantier de coupe, en partie sous tutelle de notre classe.

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La pleurote pétaloïde (Hohenbuehelia petaloides).

Ce champignon se plaît à pousser sur les souches et parfois sur les troncs morts enfouis dans l'humus. Il n'est pas courant de le rencontrer, généralement il se développe en touffes de quelques individus. D'ordinaire on le trouve en été et en automne mais il arrive qu'il pousse au court de l'hiver. Néanmoins je n'ai pas vraiment au le temps de me pencher sur ces spécimens, l'identification est comme toujours, à prendre avec des pincettes.

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Le rouge gorge (Erithacus rubecula).

C'est un oiseau territorial et sur l'île ils sont nombreux, au point de se donner en spectacle à quelques mettre de nous. Peu farouche, certains suivent les promeneurs. C'est un animal insectivore qui pendant les périodes de froid se rabat sur les baies et les graines, en particulier d'églantier, d'if, de sorbier ou de cornouiller.

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Les orchidées de l'île.

 Le SMIRIL en collaboration avec la SFO a dénombré pas moins de 24 espèces d'orchidées sur l'île de la Table ronde. Néanmoins certaines espèces sont observées de manière ponctuelles et n'ont été cochées qu'à une seule occasion, tel que l'épipactis du castor et l'ophrys frelon en 1995 ou la dactylorhize de Fuchs en 1996. D'autres ont disparu avec l'évolution du milieu, en particulier la listère à feuilles ovales (Neottia ovata).

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La petite prairie et ses mares.

La petite prairie abrite un ensemble de mares pédagogiques creusées par le SMIRIL. Elles présentent chacune un faciès particulier avec sa faune et sa flore. Ainsi on observe une phragmitraie, des massettes, quelques sphaignes et une flopée de dytiques (Dytiscidae), de petites insectes voraces et rapide comme l'éclair.

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Le mot de la fin.

Voilà une première visite bien sympathique de cette île. D'autres visites sont programmées et j'ai hâte de connaître plus en profondeur ce territoire, en particulier ses lônes, bras du Rhône en retrait du fleuve, et où l'on peut observer le castor et le martin pêcheur (Alcedo atthis). Pour avoir un aperçu du travail que nous menons au sein de notre formation, je vous invite à regarder la petite vidéo à la fin de cet article.

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mardi 10 janvier 2017

Destination Bretagne : la vie d'une plage.

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Nous voilà sur l'une des plus belles plages de Bretagne, quelques part entre des marais salants et de vastes champs d'herbe grasse. La brume et le ciel gris ont retiré l'éclat émeraude qui d'ordinaire habillent le fond de l'eau. Tampis, c'est un temps idéal pour aller découvrir les animaux et organismes qui animent la plage.

 

Les coquillages.

Des promeneurs semblent s'être essayés au land art. La marée laisse souvent sur le rivage les reliques de coquillages morts ou qui ont été poussés là par de violents courants comme il arrive parfois  los de tempêtes. On peut voir sur ces photos des coquilles de crépidules des moules (Crepidula fornicata), de fissurelles (Diodora graeca), de moules (Mytilus edulis), de coques (Cerastoderma edule) et de mactres solides (Spisula solida).

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L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Cet échassier profite du recule de la marée pour chercher sa nourriture. Cet oiseau se rencontre un peu partout en France, aussi bien dans les marais des Alpes que sur les bords de mer. Son bec noir en forme de dague lui permet d'arponner ses proies. Elle apprécie les poissons, les insectes, les mollusques et les batraciens.

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Les éboueurs des plages.

 Ces petits crustacés ne payent pas de mine mais quand ils se réunissent par centaine pour dévorer les restes d'un coquillage, on se trouve face à une armée d'assailants déterminés. Je dois avouer que c'est une scène assez impressionnante de par l'efficacité de ces animaux qui en un temps record vide la coquille.

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Le crabe enragé (Carcinus maenas).

 C'est le plus commun des crabes de Bretagne et le plus facile à attraper. Souvent d'un joli vert émeraude, sa carapace peut aborder diverses couleurs comme le brun, le jaune ou le gris. De petite taille, il n'est que peut consommé hormis en sauce. Il se relève par contre être un très bon appât pour la pêche au gros.

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Deux rencontres inattendues.

Quelle surprise, en arrivant sur la plage nous tombons nez à nez avec ce mâle lucarne cerf-volant (Lucanus cervus). Ces insectes de grande taille (jusqu'à 9 cm) sont menacés et bénéficis de mesures de protection. Autre découverte passionnante, un grand nombre d'oeufs de raies rejetés par la mer sur la plage.

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Le mot de la fin.

Nous passons la nuit dans nos tentes, à proximité de la plage, sous un gros chêne et sous la pluie battante comme bien des soirs depuis que nous sommes en Bretagne. Le lendemain nous quitterons à regrets cette très belle région de France sans avoir fait auparavant deux escales de rêve au Cap Fréhel et à Dinan.

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vendredi 23 décembre 2016

Destination Bretagne : le parc botanique de Brest.

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 Grosse étape au jardin du Conservatoire botanique de Brest qui est immense. C'est le tout premier conservatoire créé dans le but de mener des missiosn de préservations de la flore. Actuellement les efforts sont centrés sur les espèces menacées en particulier à l'étranger : Madagascar, Madère ou encore les îles Canaries.

 

Les grandes serres.

Chaque serre est un tableau et abrite sa propre flore. Milieux humides, désertiques, tropicaux ... il y en a pour tous les goûts. Je dois avouer avoir une petit préférence pour la serre aux plantes carnivores et celle dédiée à la flore de Madagascare qui est extrêmement belle et que je trouve propose une collection qui sort des clous.

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Agapetes x "Ludgvan Cross"

Ce bel hybride pouvant atteindre un mètre est issu d'Agapetes serpens et A. rugosa, deux espèces asiatiques particulièrement belles mais surtout, résistantes aux conditions climatiques extrêmes, en particulier aux températures faibles. La première vient de l'Hymalaya, la seconde du Népal. Sa floraison s'étale de mai à août.

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Quelques plantes carnivores.

Je ne peux m'empêcher de vous présenter quelques unes de ces mystérieuses plantes. On les trouvent un peut partout dans le monde. Elles ont une alimentation carnée pour combler le manque d'azote de leur milieu. 

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 Ainsi, dans l'abondante collection, on peut rencontrer Sarracenia rubra ssp. alabamensis, une sous-espèce de Sarracenia rubra que l'on trouve fréquemment en Amérique du Nord, en particulier dans certains états américains comme la Floride ou la Géorgie. Sa floraison comme celle de la plupart des Sarracenia est très particulière. Les fleurs présentent des pétales et des sépales modifiés qui leur donne une apparence discrète et unique.

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La collection accueille  également en son sein la droséra intermédiaire (Drosera intermedia). On la rencontre en France à l'excepté dans le Sud-Est et le pourtour méditerranéen, dans les marais et les tourbières. Elle se ratifie du fait de la disparaissions de son milieu qui ne représente que 0,1% du territoire français et qui bien souvent, est asséché. Si vous porter attention aux deux photographies la présentant, vous pouvez admirer l'un de ces proies.

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 Encore une américaine ! La dionée attrape mouche (Dionaea muscipula) a transformée certaines de ses feuilles pour en faire de véritables prisons où les insectes piégés sont dissous lentement. C'est une championne de la longévité, cette dernière peut vivre plus de 20 ans dans son habitat d'origine, à savoir les tourbières à sphaignes. La disparition de ce milieu explique la diminution de cette population qui est considérée comme vulnérable. 

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L'impatiens à deux épreons (Impatiens bicaudata).

Cette plante originaire de Madagascar appartient à la grande famille des impatiens. En France on rencontre de nombreuses impatiens, toutes sont invasives et crées de gros dégâts dans notre environnement à l'exception de l'impatiente ne-me-touchez-pas (Impatiens noli-tangere) qu'il faut bien se garder d'arracher.

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Le belvédère et ses fougères.

 Le belvédère est entouré d'immenses fougères tropicales et abrite même un pin Wollemi (Wollemia nobilis). Tout ce petit monde fait figure de reliques du passé. Ils figurent parmi les premiers organismes végétales à avoir coloniser la terre et, au carbonifère, à avoir servit d'abris pour les insectes géants qui peuplaient alors le monde.

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L'Ochagavia carnea (Ochagavia carnea).

 Cette plante est originaire du Chilli, où elle y est même endémique, et possède une floraison exceptionnelle (il s'agît ici du bouton floral). On la rencontre dans les zones désertiques aux températures élevées l'été mais au climat tempéré en hiver. Elle peut de se fait résister à de faibles températures (entre -7°C et -10°C).

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La lavande à feuilles de fougères (Lavandula pinnata).

On la nomme également lavande de Madère ou lavande pennée. Elle provient des îles Canaries et celle de Madère dont elle est endémique. C'est une espèce particulièrement rare dans son milieu naturel qui a besoin de beaucoup de soleil. On en tire une huile essentielle précieuse pour lutter contre les insectes et les maux de tête. 

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La marsillée à quatre feuilles (Marsilea quadrifolia).

Voici une superbe fougère d'eau qu'il n'est pas courant de croiser. On pourrait penser au premier abords qu'il s'agît d'un trèfle ou d'une oxalis mais ses rhizomes ne trompent pas. Protégée en France, on peut la rencontrer dans les mares et les fosses où l'eau se fait stagnante. Dans certains pays, en particulier en Asie, elle est consommée. En Europe de l'Est et Centrale on l'utilise comme plante magique permettant de voir le monde invisible.

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Le tison de Satan (Kniphofia rooperi).

Cette fleur flamboyante est originaire d'Afrique du Sud. Elle peut atteindre sans mal un mètre de haut et même les dépasser. Elle se plaît dans les sols secs, ne craint pas les fortes chaleurs et montre une certaine résistance aux embruns et aux températures basses. L'épi floral est composé d'une multitude des fleurs orangées et jaunes mesurant 4 centimètres de long et qui sont ponnilisées dans leur habitat naturel par des papillons de grande taille.

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Quelques raretées du territoire français.

Le conservatoire permet d'observer de petits bijoux comme l'andromède à feuilles de podium (Andromeda polifolia) et le panicaut vivipare (Eryngium viviparum) que l'on ne peut observer que dans quelques stations françaises. Ces deux espèces rares et protégées entrent actuellement dans des plans de réintroduction. 

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Le parc du conservatoire.

 Jusqu'au 13 novembre 2016 il y était possible d'observer de nombreuses oeuvres représentant des crabes et composants l'exposition "Abris côtiers". Il s'agit du travail de l'artiste Jérôme Durand, artiste issu de l'école des Beaux-Arts de Brest et très actif en Bretagne mais aussi à travers différents pays du monde comme le Japon ou le Cameroun. Personnellement j'aime beaucoup son travail qui est très poétique.

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Le parc s'étale sur 30 hectares en divers tableaux dans un vallon ombragé traversé par un ruisseau formant par endroits des lacs puis se transformant peu à peu en torrent. Chine, Nouvelle-Zélande, Portugal ... là aussi il y en a pour tous les goûts. En quelques heures de marche, il est ainsi possible de découvrir les grands ensembles de végétation issus des quatre coins du monde. Un belvédère permet d'avoir une jolie vue sur l'ensemble. 

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Les oiseaux du parc.

Le parc abrite de nombreuses espèces d'oiseaux. On les rencontre un peu partout sur le territoire et on les considère souvent comme appartenant à la "nature ordinaire". Parmi celles-ci on rencontre les bergeronnettes des ruisseaux (Motacilla cinerea) et le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) qui se plaît dans les gunneras.

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On rencontre également des grimpereaux des arbres (Certhia brachydactyla). Ce petit oiseau se reconnaît à son chant qui lui permet d'être différencié des autres grimpereaux. Son bec arqué lui permet de débusquer les petits insectes qui se cachent dans la mousse et les crevasses de l'écorce des vieux arbres.

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On trouve les classiques canards colverts (Anas platyrhynchos) qui se plaisent dans la végétation abondante des diverses mares. On trouve également de nombreuses tortues de Floride (Trachemys scripta elegans) qui supportent les températures fraîches que l'on rencontre parfois sur la côte bretonne en hiver et au printemps.

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On observe également des laridés, à savoir des mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus) et toute la série des goélands présents dans la région (Larus sp.) qui sont attirés par les pique-niqueurs. On peut aussi voir de grands échassiers tel le héron cendré (Ardea cinerea) ou l'aigrette garzette (Egretta garzetta). 

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La rhubarbe géante (Gunnera manicata).

Malgré son surnom de rhubarbe, cette gunnère géante n'est pas comestible. Elle nous vient dAmérique du Sud et en particulier des pays côtiers tel que le Brésil et la Colombie. Elle peut atteindre des tailles titanesques, jusqu'à 5 mètres de haut et 3 mètres d'envergures pour les feuilles voire 5 mètres pour certaines, un vrai record ! 

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L'azurite (Echinops ritro).

On le rencontre surtout dans les friches et les terrains ayant des substrats pauvres du pourtour méditerranéen. Il supporte très bien les embruns marins et les très basses températures mais ne tolère pas les sols humide et salins ainsi que le manque de soleil. Ses feuilles présentent ça et là des épines effilées et discrètes.

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Le chou marin (Crambe maritima).

C'est une plante parfaite pour s'essayer aux jeux de mots en tout genre ... C'est aussi une plante protégée qui a subit les désagréments des cueillettes incontrôlées mais aussi de l'urbanisation galopante des côtes. C'est une très bon légume oublié qui peut être cultivé chez soi mais qui ne supporte pas la conservation sur la durée.

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La démesure du parc.

Tout est démesuré dans ce parc, aussi bien la forêt de bambous, celle de fougères équatoriales, le chemin pour admirer les différents tableaux ou la liste des espèces qu'il est possible d'admirer. Traverser la palmeraie ou passer par dessus les cascades s'est s'assurer d'être dépaysé. C'est aussi un poste de choix pour les chasseurs de pokémons qui sont nombreux et se donnent rendez-vous chaque week-end pour partir en chasse.

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Le mot de la fin.

 J'ai adoré ce parc, en particulier la forêt de fougères tropicales. On se croirait dans le val sans fin. Enfin bref, super expérience et pour le coup je n'ai pas regretté que nous ayons atterri ici après que notre sortie en kanoé ait été annulée à cause du mauvais temps. Si vous souhaitez décuvrir le parc, je vous invite à consulter leur page.

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dimanche 11 septembre 2016

Destination Bretagne : Les marais Poitevin.

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 Après 8 à 9 heures de routes, nous voilà dans les marais Poitevins avec nos amis Fiona et Hugo avec qui nous partageons le voyage. Il fait beau, il fait chaud ... c'est idéal pour faire un tour en barque. Nous nous sommes régalés, nous avons vu peu de plantes mais une multitude d'oiseaux sauvage pour notre plus grand plaisir.

 

Le vulcain (Vanessa atalanta).

Ce vulcain est entrain de se nourrir du nectar d'une cardère sauvage (Dipsacus fullonum). C'est un papillon migrateur qui prend pour hôte (oeufs et chenilles) l'ortie dioïque (Urtica dioica) et qui se nourrit de fleurs riches en nectar même s'il n'est pas rare de le voir se poser sur les fruits pourris pour en aspirer le jus sucré.

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Sous les arbres.

De nombreux arbres ont leurs feuilles et leurs branches qui effleurent l'eau. Garde aux navigateurs et navigatrices du dimanche qui à la barre de leur navire ne parviennent pas toujours à garder le cap (ça fait mal !). C'est dans ces branches losrqu'elles sont grosses et qu'elles trempent littéralement dans l'eau que l'on peut observer des nids de poule d'eau (Gallinula chloropus) ou de foulque macroule (Fulica atra). 

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Les oiseaux aquatiques.

Les marais regorgent de poissons, d'insectes et de batraciens. Ils font le festin des échassiers qui sont nombreux dans le marais. On rencontre ainsi des hérons cendrés (Ardea cinerea), des aigrettes garzettes (Egretta garzetta) et des hérons gardes-boeufs (Bubulcus ibis) qui sont attirés par les mouches et taons qui accompagnent les vaches des marais que je vous présenterai un peu plus bas. Ces trois espèces vivent côtes à côtes.

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Les marais Poitevin.

Les marais Poitevin sont composés de plusieurs types de milieux. Nous nous trouvons dans la Venise verte qui se compose de fossés et de canaux semblables à un labyrinthe. À l'opposé on trouve les marais mouillés qui se composent de pâturages riches et inondés de manière périodique et les marais desséchés, protégés par les digues et qui sont peu alimentés en eaux vives. Ils sont utilisés comme terres d'élevage et céréalières.

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Le canard colvert (Anas platyrhynchos).

On le trouve un peu partout en France et presque dans tous les pays du monde, aussi bien en Argentine, en Australie, en Afrique du Sud qu'en Chine, en Côte d'Ivoire ou en Alaska. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il possède un bon vol et beaucoup de puissance ce qui lui permet de s'envoler rapidement et avec force.

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Les libellules (Odonates).

Pas moins de 73 espèces de libellules peuvent être observées dans les marais Poitevin. Cela va des frêles demoiselles comme ces caloptéryx éclatants (Calopteryx splendens) aux grosses Gomphidae colorées comme cette onychogomphe à crochets (Onychogomphus uncatu) profitant de notre barque pour un peu de repos.

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Des vaches naufragées.

Le réseau de canaux forment des îles vertes sur les quelles Ô surprise ! on trouve des troupeaux de bovidés. Nous avons pu observer au moins 4 races distinctes : les vaches Highlandes, les charolaises, les salers et les vaches maraîchines, une espèce endémique des marais qui se reconnaît à sa robe et ses grandes cornes. Tout ce petit monde transite d'île en île par .. barque ! Même si pour les grands troupeaux cela se fait par bateau.

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L'embarcadère de Magné.

Magné est une commune des Deux-Sèvre qui se trouve entre les marais mouillés et la fameuse Venise verte. C'est d'elle et de ses quais que la plupart des touristes partent en barque visiter les canaux et cela depuis 1979. La ville ne manque pas de charme mais c'est pour son aspect naturel que les foules se déplacent.

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La poule d'eau (Gallinula chloropus).

Son nom complet est "gallinule poule d'eau". Les poussins sont très semblables aux adultes (grande photo) mais les jeunes indépendants sont très ternes et plutôt discrets (photo ci-dessous). C'est un oiseau omnivore qui mange un peu près tout ce qu'il trouve : herbe, plantes aquatiques, oeufs, petits poissons, mollusques, vers ...

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Le campement.

J'aurai du peut être commencer l'article par là. Voici notre campement de la nuit. Nous avons fait halte à la limite de la Corrèze, sur le plateau des mille vaches. La nuit a été parfaite, ponctuée par les hululements des chouettes et les aboiements des chevreuils. Au petit matin nous avons même vu un très beau brocard détaller.

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La huppe fasciée (Upupa epops).

C'est un oiseau très élégant qui a cette période de l'année s'assemble avec d'autres congénères pour former de petits groupes afin d'entamer leur migration pour l'Afrique. C'est une alliée du jardinier car elle se nourrie de limaces mais aussi de larves d'insectes ravageurs comme celles de la courtilière et du hanneton.

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Le mot de la fin.

Premier jour du périple, première découverte et beaucoup de plaisir à la clé. Nous nous sommes éclatés dans les marais, il y a beaucoup à voir et la ballade peu s'étaller sur toute la journée. Il y a beaucoup d'endroits où s'arrêter pour faire de l'affût ou être plutôt tranquille pour observer les oiseaux mais aussi les poissons. Pour le prochaine épisode nous partons en direction de Belle Île en Mer en vélo puis pour Carnac à la découverte des dolmens.

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