mardi 15 décembre 2015

Sortie en forêt 61.

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Voici un article de fin d'automne. Pour l'occasion j'ai réalisé un "pot pourri" des 6 dernières sorties que j'ai pu faire ne forêt (accompagnée bien souvent) et que je n'ai pas eu le temps de mettre en ligne. L'article couvre ainsi le mois de septembre, d'octobre et de novembre et même, aurait pu inclure celui de décembre si vieille voiture n'était pas tombée en panne (j'ai ouïe dire qu'il était encore possible de ramasser des trompettes en Isère pas loin d'ici).

 

 La girolle améthyste (Cantharellus amethysteus).

C'est pratiquement la seule espèce de girolle que je croise dans mes coins à champignons à la fin de l'automne en particulier dans les forêts de hêtres. Elle aime les sols peu ou non calcaires ce qui indiquerait la nature des forêts que je parcours ainsi que la présence de bruyère commune (Calluna vulgaris) en importance.

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 Cette girolle (que l'on peut aussi bien écrire girole que girolle) diffère très peu de la girolle commune (Cantharellus cibarius). Elle est juste plus pâle bien que parfois elle tire sur le jaune vif avec un chapeau plus ou moins teinté de prune et parsemé d'écailles. Sa chair est plus ferme est son odeur fruitée est moins marquée. 

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 Enfin comme la quasi totalité des girolles c'est un excellent champignon qui est assez prisé sur les tables et dans les restaurants. Il peut être accommodé de mille manières mais c'est surtout avec la viande de boeuf et les coquillages que le mariage est le plus réussit pour moi. Sa saveur douce et délicate se révèle bien avec la crème.

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La biologie d'un champignon.

 La plupart des champignons que nous connaissons et ramassons se présentent sous la même forme que celui-ci. Pourtant ce ne sont pas les plus courants, tout au plus les plus visibles. La plupart, pour ne pas dire la majorité des champignons, sont microscopiques et n'ont pas de chapeaux, pas de lamelles et pas de pieds.

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Les champignons bons ou mortels ?

 Si la liste des champignons comestibles peut sembler longue, celle de ceux qui sont toxiques et mortels l'est encore plus. De nombreux trucs et astuces sont proposés pour déterminer la dangerosité d'un champignon, mais ceux-ci ne marchent pas ! Ainsi un champignon rouge n'est pas forcément toxique, un champignon mangé par une limace ou un animal peut l'être et un champignon qui noircis au contact de l'argent n'est pas mauvais pour autant.

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Le mouton est dans le prés.

 Parfois pour passer de bois en bois, il faut traverser les prés qui les séparent et ceux-ci sont rarement inhabités en raison de l'herbe verte et grasse qui les couvrent. C'est comme cela que l'on en vient à faire de jolies rencontres. Veaux bondissants, chèvres capricieuses, vaches aux pies lourds ... en campagne il y a toujours des animaux à voir. Ici ce ne sont pas de grands inconnus puis qu'il s'agît des moutons de mon cousin bien aimé.

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La famille des russules.

Les russules appartiennent à la famille des Russulaceae et ont pour cousins les lactaires. On les distingues de ceux-ci par la chair cassante comme de la craie de leur pied et l'abscence de lait quand on les casse. La plupart des espèces ont une chair blanche mais diffèrent dans l'incroyable variété de couleurs de leur chapeau.

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Le coprin disséminé (Corpinus disseminatus).

 Ce champignon pousse en grosse touffe sur les souches de bois morts ou au pied des arbres en formant ainsi une colonies dense avec de très nombreux individus. Il est courant de le rencontrer pendant le printemps et l'automne quand l'humidité est suffisante et les températures sont ni trop hautes, ni trop basses.

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Hypholome à couleur de brique (Hypholoma sublaterium).

Ce petit champignon aime lui aussi pousser de manière former des colonies importantes. On le reconnaît à la couleur rouge brique de son chapeau d'où il tire son nom. On le rencontre sur le bois mort voire pourrissant toute l'année, en particulier sur les vieilles souches. Sans être toxique il est trop amer pour être mangé.

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Tous les cèpes sont des bolets mais tous les bolets ne sont pas des cèpes !

 Comme l'expression "tous les carrés sont des rectangles mais tous les rectangles ne sont pas des carrés". Par exemple ici le cèpe de Bordeaux (1 : Boletus edulis) est le seul parmis c'est quatre bolets à pouvoir ravir le titre de cèpe (avec le cèpe d'été, le cèpe des pins et le cèpe de montagne), et tampis pour le bolet royal (2 : Boletus regius), le bolet des charmes (3 : Leccinum griseum) et le bolet à chair jaune (4 : Xerocomus chrysenteron).

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Le laccaire améthyste (Laccaria amethystina).

Ce petit champignon ne paye pas de mine. Sa couleur et sa petite taille pour dissuader de le consommer, c'est pourtant un très bon comestible dont on ne mange quele chapeau. J'ai véritablement découvert gustativement ce champignon cette année et je ne le regrette pas. De plus il met de la couleur dans les plats.

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La clavaire variable (Clavaria fennica).

Appelée aussi ramaire nordique, elle peut prendre plusieurs teintes passant du gris au violacé (ici il pourrait s'agir de la variété fumigata). Elle est inféodée aux pins et aux sapins et pousse aussi bien sur les aiguilles que sur le sol. C'est un champignon assez rare qui pousse de manière isolée et qui se croise en été et à l'automne.

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Ma petite préférée.

 L'amanite tue-mouche (Amanita muscaria) est un champignon que j'affectionne tout particulièrement. Dans toutes les sociétés de l'hémisphère nord elle a joué un rôle très important et continue d'influencer de nombreuses cultures dont la notre même si non n'en avons pas conscience. Demandez à un enfant de dessiner un champignon, plus de 8 fois sur 10 ça sera une amanite tue-mouche avec son chapeau rouge qui sera représentée.

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L'amanite  tue-mouche ne tuent pas les mouches contrairement à ce qu'indique son nom, elle les endort. Autrefois il était courant de déposer des morceaux de celle-ci dans du lait sucré pour attirer les mouches. Ces dernières après un bon repas et sous l'effet des toxines devenaient lentes et somnolantes et faciles à tuer.

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 Les principales toxines de cette amanite sont la muscarine, le muscimole et l'acide iboténique. Sans rentrer dans les détails, ils provoquent des hallucinations, des paralysies de l'appareil neuronal, des vomissements, des maux d'intestincts et de ventre, des pertes d'équilibres et des délires. Néanmoins le champignon est rarement mortel et sa prise demandera dans la plupart des cas un bon lavement d'estomac et quelques jours de repos.

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 Ses pour ses effets psychotropes que l'amanite tue-mouche est devenue dans la base de certaines religions. Que ça soit chez les peuples sibériens ou chez les ariens d'Inde avec le somma, elle prend à chaque fois un caractère sacré et divin. Pour en savoir plus je vous propose de lire mon article ICI ou "Le Champignon divin de l'immortalité" suivi de "Qu'était le Sommades Aryens" de Robert Gordon Wasson des éditions L'Esprit frappeur.

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 Enfin pour finir, voici la liste de quelques jeux, films, contes et dessins animés où on peut rencontrer ce champignon de manière plus ou moins fugace : Les Schtrumpfs, Mario et ses dérivés, Alice au Pays des Merveilles, Tintin et en particulier "Tintin et l'étoile mystérieuse", Spirou avec le comte de Champignac etc.  

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La vesse-de-loup perlée (Lycoperdon perlatum).

 Voici une vesse-de-loup perlée à plusieurs stades. Dans les premiers jours de sa vie (3 et 4) la vesse est blanche, avec une chair ferme (qui peut être consommée même si sans goût) et elle est élancée. Puis elle va s'affesser, se brunir et sa chair devient marron (2). Enfin, elle se perce et laisse s'échapper du trou formé une multitude de spores en nuages noirs (1) qui chez certaines personnes peuvent provoquer des crises d'asthme.

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Les lamelles des champignons, explications.

 Parfois, la détermination d'une espèce de champignon se fait uniquement sur la forme et la consistance des lamelles. Il en existe de toute forme. Elles peuvent être sinuées, adnées, échancrées ou encore décurrentes par exemple mais aussi bifurquées, lamellulées, anastomosées, ou ramifiées etc. Ici notre champignon semble avoir une implantation de lamelles ramifiées et échancrées. Pour l'espèce mystère, peut être s'agît-il d'un tricholome.

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Bizarrerie de la Nature.

Je verrasi bien cette photo sur Facebook pour remplacer le célèbre pouce bleu. Plus sérieusement, il arrive parfois que que certains champignons nous offrent au court d'une sortie de drôles de surprises. Ce type de phénomène est souvent dû à un dérèglement génétique, à une forte poussée ou tout simplement au hasard. 

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L'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea).

 Nommée aussi souchette, ce champignon porte é débat. Très apprécié autrefois et encore aujourd'hui, il est peu à peu délaissé en raison des nombreuses intoxications provoquées par sa consommation. Une personne sur trois ne le supporterait pas. Il se consomme que lorsqu'il est jeune car vieux il provoque des troubles intestinaux.

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La trompette de la mort (Craterellus cornucopioides).

Difficile de la confondre avec un autre champignon tant son aspect est particulier. Sa chair fine et noire, sa forme et son nom peu attrayant pourrait laisser croire qu'elle n'est pas comestible. Pourtant c'est un excellent champignon au goût parfumé qui est très recherché. Au 8 décembre de cette année mon cousin en ramassait encore de belle taille (parfois 20 cm) en Isère dans les forêts calcaires de châtaigniers qu'elle affectionne.

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 En effet la trompette de la mort nommée aussi corne d'abondance aime les forêt de vieux châtaigniers, arbres avec les quelles elle est en symbiose mais on la trouve parfois mais plus rarement sous les hêtres, les chênes, les noisetiers et même les conifères. Il existe des sous espèces tirant sur le jaune et le violet. 

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L'amanite citrine (Amanita ctrina).

 Elle a longtemps était considérée comme un champignon toxique voire mortel en raison du fait qu'il était associé à l'amanite phalloïde (Amanita phalloides). Néanmoins elle est assez médiocre et sa saveur est désagréable. On la rencontre le plus souvent à l'automne mais aussi au printemps dans les sols acides.

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La chanterelle en tube (Craterellus tubaeformis).

 C'est une espèce très abondante qui forme de larges tapis. Les plus belles récoltes que j'ai pu faire se sont effectuées en Gironde et en Dordogne où le sol des sous-bois peuvent devenir aussi jaune que ce petit champignon. C'est un excellent comestible que l'on trouve sur l'étale des marchés jusqu'à la mi-décembre.

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On la rencontre à la fin de l'été jusqu'au début de l'hiver sous les feuillus ou dans les forêts mixtes sous le bois mort et les fougères, dans la mousse et les aiguilles de pin, sur les racines d'abres pourrissantes et sur les souches de bois mort. Ce sont les premières gelées qui mettent fins à la pousse de ce petit champignon.

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 Poussant dans les zones humides mais à l'abris (souvent l'ombre des conifères), la chanterelle en tube appelée aussi chanterelle d'automne subit peules assauts du froid ou du moins lui résiste longtemps. À la mi-janvier en 2014 j'ai pu mettre la mais sur une poignée de chanterelles sous une souche moussue.

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La coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata).

 Dernier bain de soleil pour cette coccinelle. Bientôt elle ira s'amasser sous l'écorce des arbres ou les volets des maisons avec ses congénères en de grandes colonies pour résister au froid. Les pucerons et les cochenilles se font rares et pour se nourrir avant de tomber en léthargie pendant l'hiver, elle se rabat sur les acariens et les spores de champignons ainsi que les végétaux en décomposition pour prendre le maximum de force. 

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Un mort annoncée.

 Chez beaucoup d'espèces d'insectes les imagos (insectes adultes) ont une durée de vie limitée qui dépasse rarement quelques mois. Chez les guêpes (Vespula) seule la reine survit (à la différence des abeille). Celle-ci va se cacher sous une écorce ou dans dans une cavité pour hiverner. Au printemps elle part à la recherche d'un lieu propice à la construction d'un nouveau nid. Dans un premier temps c'est elle qui nourrie les larves.

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La lépiote crêtée (Lepiota cristata).

 Ce champignon serait toxique voire mortel et porte le doux nom de "petite columelle puante". Cette lépiote pousse un peu partout, aussi bien dans les champs, les bois ou les jardins et n'estpas regardante sur son environnement. On la reconnaît son parfum repoussant, les écailles de son chapeau et sa petite taille.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

 C'est un excellent comestible dont la grande taille permet de remplir le panier rapidement. On la reconnaît à son large chapeau, à la chair fibreuse de son pied qui brunie à la coupe, aux écailles et stries de celui-ci et surtout, à son anneau qui est coulissant. Elle a l'odeur et le goût de la noisette ce qui plaît beaucoup.

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 Fermée et en boule, on la nome "baguette de tambour" et se mange farcie au four (son pied ne se consomme pas). Quand le chapeau est ouvert on peut le consommer comme un beignet, passé au four avec du fromage, poêlée comme une pièce de viande ou en morceaux avec de la crème, dans un gratin ou avec un rôti.

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La vie d'une feuille chez l'arbre caduque.

 Le cycle des feuilles en particulier chez les arbres caduques (qui lperdent leur ramure) est assez simple. Au printemps les arbres sortent de leur torpeur, la sève monte dans le tronc et les branches ce qui a pour effet de réveiller les bourgeons en dormance. Ceux-ci sont composés de cellules que l'on peut grossièrement comparer à nos cellules souches. Elles vont se spécialiser pour former les différents éléments qui formeront les feuilles.

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 L'été arrive et feuilles captent toute la lumière dont les arbres ont besoin pour faire leur photosynthèse (ce qui donne la couleur verte des feuilles). Cela dure jusqu'à l'arrivée de l'automne. La lumière se fait  alors plus faible et le rendement du feuillage n'est plu sassez important (il n'y a plus de photosynthèse donc plus de couleur verte). L'arbre commence à entrer en dormance et se débarrasse de ses feuilles qui lui font perdre son eau.

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Pratique des anciens.

 Cette pratique est parfois encore utilisée. Pour éviter que la souche d'un arbre abattue donne des rejets qui sont encore plus compliqués à couper, on perce dans celle-ci une multitude de trous dans les quels on met du sucre, du sirop, des gousses d'ail, de la soude ou encore de l'eau javel (aïe aïe pour les sols !) puis on rebouche avec de la colle ou des bouchons de liège. Personnellement je ne suis pas du tout convaincue par ce type de techniques.

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Les ganodermes (Ganoderma).

Cette famille de champignons se caractérise par les nombreuses espèces qui la composent. Bon nombre d'entre elles se nourrissent des arbres (mais aussi de bois mort) et les fragilisent ce qui fini tôt ou tard par causer leur chute. Quand elles sont installées, il est très rare de pouvoir sauver l'arbre à cause du réseau mycélien du champignon qui en couvre presque toute la surface et se mêle aux couches du bois en formant des réseaux. 

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Le pied de mouton (Hydnum repandum).

 C'est un bon comestible massif à la chair ferme qui peut s'avérer légèrement amère quand il est un peu vieux. Le manipuler et le couper peu rendre le bout des doigts rouges. Il se reconnaît à son chapeau roux et ses aiguillons blancs atypiques. C'est eux qui sont responsables  de l'amertume sur les vieux exemplaires.

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 Il y a une multitude de recettes permettant de cuisiner le pied de mouton. Personnellement je le préfère simplement poêlé avec des girolles. Certains le cuisinent à la crème, d'autres en gratin avec des pommes de terre mais aussi avec du miel et des échalotes, en omelette ou encore avec des moules, des épices et du safran.

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 Enfin, on peut confondre (bien que difficilement) cet hydne avec d'autres champignons à aiguillons. Ainsi l'hydne roux (Hydnum rufescens) et l'hydne ombiliqué (Hydnum umbilicatum) qui sont des sous espèces du pied de mouton peuvent être confondus, ce n'est pas un soucis car ce sont d'excellents comestibles.

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La vie de la forêt.

 La forêt est souvent associée à un organisme vivant unique. C'est un peu schématique mais cela reflète bien son fonctionnement. On peut associé les arbres aux poumons, le sol aux intestins, la micro faune et les champignons à l'estomac, les racines des végétaux et les mycéliums souterrains aux veines... foirax l'explication.

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Le châtaignier (Casranea sativa).

 Le châtaignier est un arbre issue d'Asie et qui depuis un ou deux millénaire à conquit l'Europe. Comme en Ardèche, il a été salutaire pour notre département pour les populations touchées de plein fouet par les grandes famines garce à son fruit, la châtaigne. Sa farine riche en calorie servait de substitut au blé.

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La pézize orangée (Peziza aurantia).

 C'est un champignon qu'il est difficile de louper par sa couleur et par sa pousse abondante où les individus sont souvent collés les uns aux autres. Cette pézize est comestible et fait partie des rares champignons que l'on peut manger crus mais elle est insipide. Néanmoins dans un plat de par sa couleur elle st du plus belle effet.

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La fougère mâle (Dryopteris filix-mas).

 La fougère mâle tient son nom du fait qu'au Moyen âge on pensait qu'il existait des fougères mâles et des fougères femelles que l'on ne pouvait voir fleurir qu'un soir de pleine lune à minuit (selon les régions la légende diffère). Celui qui s'empare d'une fameuse fleur de fougère acquière le pouvoir de devenir invisible et riche.

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La mycorhize.

C'est un terme souvent présenté dans les nouvelles méthodes liées à l'agriculture (permaculture, bio etc.) mais qui est rarement définie. La mycorhize est le terme utilisé pour parler de l'association entre la partie souterraine du champignon, le mycélium et les autres organismes vivants du sol pour former une symbiose souvent bénéfique.

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Quelques liens.

 Pour identifier les champignons rien n'est mieux quelques bon livres. Néanmoins certains liens et sites internet sont précieux pour bien reconnaître les espèces les plus communes ou du moins, celles que l'on est amené à souvent rencontrer dans son coin de forêt ou son petit bout de jarin. Faire un petit tour sur Mycorance, Haute Savie Photo, Les Champignons ou encore l'Atlas des Champignons pour ainsi être très enrichissant et instructif.

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En famille et entre amis.

 Je suis souvent seule dans mes excursions en nature mais pas toujours. Les amis, la famille, mon bien-aimé ... passionnés ou non de nature, de plantes ou/et de champignons, une promenade à travers champ ou en forêt est toujours un plaisir quand elle est partagée. Les découvertes n'en sont que plus belles et plus appréciées.

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Les lactaires (Lactarius).

Il existe de très nombreuses espèces de lactaires que l'on identifie aisément à la présence de lait quand on en brise un morceau. Le lactaire couleur de suie 1 (Lactarius lignyotus) est un champignon souvent considère comme piètre comestible pourtant et selon certains certains cercles mycologues il serait excellent.

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Une couleur pour un message.

 Comme chez les insectes, les poissons et bien d'autres animaux, les couleurs chez les champignons sont un message.Vives elles indiquent la présence de molécules potentiellement mortelles ou au contraire, sont une invitation à la dégustation du champignon pour permettre de répendre les spores dans les excréments.

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Les inconnus.

Comme à chaque sorties, quelques ... de nombreux inconnus sont venus pointer le bout de leur nez. En effet avec les milliersd'espèces de champignons présentes en Europe dont plusieurs dizaines découvertes en France chaque année il n'est pas évident de reconnaître tout le monde et de donner un nom vernaculaire.

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Les paniers ... une fois remplis.

 Le panier avec le couteau est l'outil essentiel dans les bois aussi bien pour les champignons que pour les autres trouvailles que l'on peut faire (os, fruits, plantes, roches, feuilles mortes etc.). Jamais au grand jamais de sac plastique sauf si on a pas le choix. Le plastique fait fermenter les champignons qui s'écrassent les uns les autres ce qui peut les rendre très toxiques bien que l'espèce soit classée comme bon comestible dans les guide.

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 Le mieux est de prendre un solide panier d'osier, de noisetier, de châtaignier ... enfin un truc en "er" ... ou pas car le saule et le grillage de fer font tout aussi bien l'affaire. Le tout est d'avoir un bon réceptacle.On peut couvrir le font de mousses, de feuilles, de fougères ou de lichens pour protéger les champignons des chocs.

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Le mot de la fin.

J'avoue avoir un peu triché en condensant ces sorties en une seule. Mais je trouvais les images de saison voire un poil nostalgique (automne indien tu me manques !) et je dois avouer que j'aimerai rattraper le retards que j'ai pris et partager avec vous quelques nouveaux projets et quelques nouvelles aventures qui, sans enlever le charme aux autres,sont plus d'actualité et dans un format qui me plaît un peu plus. Bref, tout cela est pour bientôt.

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mercredi 8 avril 2015

Les morilles en Isère 2015.

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La saison commence enfin, et avant de pouvoir vous narrer mes sorties aux morilles, je vous en fait le récit
ici en espérant que toutes les infos pourront vous être utiles. N'hésitez pasà me contacter.

 

Les jours précédents.
Températures : En hausse depuis samedi, entre -1°C et 9°C du 4 au 7 avril.
Proches du zéros le matin, les gelées sont nombreuses. Temp' en dessous de la moyenne.
Humidité : Sol par endroit saturés. Pluie importante samedi, jours avt et après plutôt ensoleillés,
dimanche, lundi et mardi froids. Nombreuses gelées.


06/04/15 Morilles coniques6
Lune : 96% de visibilité.
Températures jour : min -1°C, max 9°C
Humidité jour :40%
Vent : Nul
Type de milieu : Sol calcaire, pâture à vaches, herbes de champs et sapins pectinés assez anciens,
dans l'herbe, à 3 à 4 mètres des troncs des sapins les plus proches, frênes qui commencent tout juste à débourrer, noisetiers, hêtres, lierre grimpant, violettes, primevères, arums tachetés, egopode podagraire, cirse laineux, colchique d'automne, carotte sauvages, euphorbe des bois, fétuques des prés, koéléries à grandes fleurs, pâturains des près, merisier, renoncules bouton d'or, oseilles communes, violettes hérissées.
Altitude : entre 650 - 700 mètres.

08/04/15 Morille conique1
Lune : 89% de visibilité.
Températures jour : min -1°C, max 19°C
Humidité jour :0% mais trace d'humidité de la gelé.
Vent : Nul.
Type de milieu : Sol calcaire, pâture à vaches, herbes de champs et sapins pectinés assez anciens, dans l'herbe, à 3 à 4 mètres des troncs des sapins les plus proches, frênes qui commencent tout juste à débourrer, noisetiers, hêtres, lierre grimpant, violettes, primevères, arums tachetés, egopode podagraire, cirse laineux, colchique d'automne, carotte sauvages, euphorbe des bois, fétuques des prés, koéléries à grandes fleurs, pâturains des près, un merisier, renoncules bouton d'or, oseilles communes, violettes hérissées.
Altitude : entre 650 - 700 mètres.

08/04/15 Morilles rondes3
Lune : 89% de visibilité.
Températures jour : min -1°C, max 9°C
Humidité jour : 0%
Vent : Nul.
Type de milieu : Sol calcaire, pâturé par des chevaux, champs/lisière de bois, un sapin pectiné, arum tacheté, colchique d'automne, noisetier, aubépine lisse, euphorbe des bois, hêtre commun, fétuque des prés, frênes communs tout juste en débourre, lierre grimpant, koelérie à grandes fleurs, parisette à 4 feuilles, plantain lancéolé, pâturin des prés, primevère acaule, primevère officinale,  chêne vert, renoncule bouton d'or, oseille commune, violette hérissée.
Altitude : entre 450 - 500 mètres.

09/04/15 Morilles coniques : 21
Lune : 81% de visibilité.
Températures jour : min 0°C, max 18°C
Humidité jour :0%
Vent : Nul.
Type de milieu : Sol calcaire, pâture à vaches, herbes de champs et sapins pectinés assez anciens, dans l'herbe, à 3 à 4 mètres des troncs des sapins les plus proches, frênes qui commencent tout juste à débourrer, noisetiers, hêtres, lierre grimpant, violettes, primevères, arums tachetés, egopode podagraire, euphorbe des bois violettes hérissées, parisette à 4 feuilles, pissenlits dent de lion, pézizes veinées, pézizes écarlates.
Altitude : entre 650 - 700 mètres.

13/04/15 Morille conique : 1
Lune : 41% de visibilité.
Températures jour : min 04°C, max 22°C
Humidité jour : 0%
Vent : 11km/h
Type de milieu : Sol calcaire, pâture à vaches, herbes de champs et sapins pectinés assez anciens, dans l'herbe, à 3 à 4 mètres des troncs des sapins les plus proches, frênes qui commencent tout juste à débourrer, noisetiers, hêtres, lierre grimpant, violettes, primevères, arums tachetés, egopode podagraire, euphorbe des bois violettes hérissées, parisette à 4 feuilles, pissenlits dent de lion, pézizes veinées, pézizes écarlates. TRES SEC !
Altitude : entre 650 - 700 mètres.

jeudi 16 octobre 2014

Sortie en forêt 47.

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 Dernière sortie de l'été aux champignons mais pas de l'année ! Le fond de l'air se fait plus frais, le soleil est rasant, les rayons sont dorés, l'herbe est humide, les étourneaux et les grands corbeaux se rassemblent en grands regroupements sous les noyers et les châtaigniers. Les gelées ne sont pas encore là mais ne seront tarder et le panier doucement se remplit.

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 La journée débute bien avec la découverte de nombreuses chanterelles en tube (Cantharellus tubaeformis). Elles fructifient assez facilement et peuvent se ramasser jusqu'à fin décembre si le temps est doux (nous en avons même trouvé une poignée début janvier de cette année). C'est un excellent comestible recherché qui peut facilement se conserver en particulier séché.

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 La calocère visqueuse (Calocera viscosa) est un champignon fort agréable à la vue qui pousse sur le bois mort des conifères (en particulier des sapins) presque toute l'année, du moins ici. Certains auteurs la considèrent comme toxiques, d'autres comme un piètre comestible... mieux vaut donc s'abstenir. 

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 Les vesses sont nombreuses dans le bois et le seront encore plus en automne. Elles se reconnaissent aisément à la leur forme arrondie et au nuage de spores qu'elles dégagent quand elles sont percées ou écrasées à maturité. Une grande variété d'entres-elles peuplent les bois dont la vesse-de-loup perlée (Lycoperdon perlatum). Très commune dans les bois de conifères ou mixtes, on peut la consommer très jeune quand la chaire est blanche mais elle reste un comestible sans grand intérêt que certaines personnes digèrent mal.

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 Quand elles arrivent à maturité, les vesses se déchirent alors à leur sommet pour relâcher leurs spores. Cela se produit suite à la déshydratation du coeur du champignon, un phénomène encore mystérieux pour les chercheurs car celui-ci se produit à n'importe quel moment, quelque soit l'humidité extérieur. Cette activité peur rendre didactique n'importe quelle sortie en forêt.

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 Autre vesse et, pour moi, la plus belle de toutes, la vesse de loup hérissée ou hérisson (Lycoperdon echinatum). Cette espèce est beaucoup moins commune (pour ne pas dire assez rare) et se trouve surtout dans les forêt de hêtres, dans les fossés où les feuilles mortes se sont accumulées. 

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 Le bousier d'Europe, appelé aussi géotrupe stercoraire (Geotrupes stercorarius) est l'unique représentant du genre en Europe. Ils vivent et se nourrissent de déjections animales. Comme les bousiers africains, mâles et femelles pondent dans une boule de bouse qu'ils auront confectionnés. Leur larve y passera l'hiver et s'en nourrira.

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 L'angélique des bois ou angélique sylvestre (Angelica syvestris) peut mesurer plus de 2 mètres de haut. C'est une plante qui apprécie les zones humides, marécageuses, les bords de chemins et les zones de mi-ombres fraîches. Elle fleurit de juillet à septembre et donne de nombreux fruits. Ses propriétés médicinales sont les mêmes que l'angélique médicinale (Angelica archangelica) mais sont plus ténues (manque d'appétit, troubles digestifs, flatulences). On utilise en pharmacopée ses semences, ses racines et ses tiges qui sont également employées en confiserie et dans l'élaboration de liqueurs.

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 Reine des reines, la girolle (Cantharellus cibaruis). Je pensais à tort que sa dénomination de chanterelle était une erreur et résultait du parlé local mais il semblerait qu'elle porte bien le nom de chanterelle commune et que le terme girolle se reproche pus d'un certain patois. Mea culpa, mais voilà une raison de plus d'user des noms latins même s'ils ne sont pas toujours simple à retenir. Pour revenir à notre champignon, c'est un excellent comestible recherché à la saveur délicate.

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 Un autre très bon comestible, l'hydne pied de mouton (Hydnum repandum). Atypique avec ses aiguillon, on le trouve souvent en groupe, dessinant des cercles: les ronds de sorcières. Comme la girolle il dégage une légère odeur fruitée, à une chair ferme, n'est que très rarement attaqué par les vers et supporte bien le séchage.

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 La vergerette annuelle (Erigeron annuus) est une plante invasive originaire d'Amérique du Nord. On peut la voir fleurir d'août à septembre dans les étages collinnéns (jusqu'à 1100 mètres d'altitude), les terrains vagues, les jachères et les champs laissés à l'abandon, en particulier dans le nord de la France. 

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 N'est-il pas beau? L'hypholome à couler de brique (Hypholoma sublateritium) est un champignon qui peut former de grandes colonies sur les souches et les branches des arbres morts. Courant, on le rencontre presque toute l'année. Malgré son abondance il n'est pas comestible en raison de sa chair très amère.

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 Chez les champignons, la reproduction s'effectue grâce aux spores qui sont disséminés de diverses manières. Généralement c'est le vent ou la proximité avec d'autres congénères qui leur permettent de se rencontrer quand ils sont libérés (comme chez les vesses) mais parfois le procédé est plus complexe. Chez les gastéromycètes (voir le phallus impudicus plus bas), les spores se rencontre grâce à leur ingestion par les mouches ou les limaces car chez bon nombre de champignons les invertébrés jouent un rôle primordiale dans leur multiplication.

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 La chenille du pudibonde (Dasychira pudibunda) est une chenille adorable. Ses poils ne sont pas urticants et ses couleurs vivent indiques à ses prédateurs que si l'envie leur vient de la croquer, ils risquent une sévère indigestion. Elle tient son nom de le naturaliste Linné qui vit dans sa capacité à baisser la tête sous son thorax quand elle se sent en danger une réaction de gêne. On la croise en ce moment au sol au milieu des feuilles mortes car c'est là qu'elle tisse un superbe cocon jaune d'où elle sortira en mai-juin.

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 Le pied bleu (Lepista nuda) est un excellent champignon pour certains après une longue cuisson, médiocre pour d'autres en raison de son goût si particulier. Il se distingue des cortinaires qui lui ressemble de par leurs lames qui virent au brun. Il est abondant en automne car il semblerait que les premiers froids lui soit favorable.

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 Le tricholome à odeur de savon (Tricholoma saponaceum) porte plutôt bien son nom. Son odeur est assez dissuasive pour faire comprendre qu'il n'est pas comestible. Présent quelques fois en plaine, on le rencontre surtout en montagne dans les bois de conifères et parfois de chênes. Il peut être confondu avec l'excellent tricholome couleur de terre (Tricholoma terreum).

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 L'amanite tue-mouche est un grand classique. C'est une espèce thermophile (qui aime la chaleur) qui se rencontre facilement dans nos forêts mixtes, toujours à proximité de bouleaux. Toxique, elle est aussi hallucinogène et se retrouve dans de nombreuses cultures qui pratiquent le chamanisme.

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 L'épeire diadème (Araneus diadematus) est une belle araignée qui peut revêtir différentes couleurs et formes mais ici on la trouve dans la version la plu courante. On la reconnaît à la croix qui se dessine sur son abdomen. Peut agressive, on la trouve dans les jardins en zone holarctique, c'est à dire au dessus du tropique du Cancer.

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Champignons et Poisons

Selon le Guide Vert Solar "Les Champignons de France", on peut classer les champignons mortels de nos contrées dasn cet ordre : l'amanite phalloïde (Amanita phalloides), l'amanite printanière (Amanita verna), l'amanite vireuse (Amanita virosa), le cortinaire des montagnes (Cortinarius orellanus), la lépiote brune (Lepiota helveola), la galère marginée (Galera marginata), le gyromitre comestible (Gyromita esculenta) mais ils ne sont pas les seuls ! On ne le dira jamais assez, les champignons peuvent être mortels et causent chaque année des décés. La prudence est de mise.

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 Lactaires et russules appartiennent à la même famille, celle des Russulales.
1: La russule comestible (russula vesca) apparaît tout au long de l'année mais surtout à l'automne sous les sols acides, des plaines aux montagnes, aussi bien sous les feuillus que les conifères. elle peut être confondue avec de nombreux russules qui contrairement à elle ne sont pas comestible.
2: Le lactaire à lait jaune (Lactarius chrysorrheus) se reconnaît à son lait qui passe du blanc au jaune soufré en l'instant de quelques minutes. Très âcre et amer, il n'est pas comestible. Il est très courant, en particulier sous les chênes, les hêtres et les châtaigniers.
3: La russule émétique (Russula emetica) fait partie des espèces à rejeter en raison des problèmes gastriques qu'elle donne. Elle se trouve dans de nombreux milieux et aime les bouleaux, les chênes et les châtaignies.
4: Les petites russules violacées sont traitres, elles peuvent être bien des espèces. Pour n'en citer que quelques unes la confusion pourra se faire entre la russule olivacée (Russula olivacea), la russule comestible (russula vesca), la russule baie (Russula badia) ou encore la russule améthyste (Russula turci).

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 L'ordre des pics est vaste, on en compte plus de 216 espèces dans le monde. Ils composent l'une des plus anciennes familles d'oiseaux. Mon petit chouchou que l'on rencontre souvent dans notre jardin est le pic épeiche (Dendrocopos major). Il possède une longue langue gluante ornée de petites crochets qui lui permet d'attraper les insectes logés dans le bois mort.

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La famille des boletales comprend bon nombre de champignons à tubes et quelques uns à lames ou à plis.
1 et 2: Le cèpe de Bordeaux () est l'un des champignons les plus prisés de lagastronomie française. On en trouve sur chaque grande table. Si en montagne il affectionne les chênes et les hêtres, en montagne on les trouve plus facilement sous les épicéas.
3: Le bolet des bouviers (Suillus bovinus) est un piètre comestible que l'on trouve dans les pinèdes en été et en automne partout en France. Au moyen âge on le réservait aux pauvres. Les nobles avaient droit au tricholome équestre (Tricholoma auratum), reconnu aujourd'hui comme potentielement mortel.
4: Le bolet pruineux (Xerocomus pruinatus) est un comestible médiocre. Il est plutôt peu fréquent et apparaît sous les hêtres. Sa chair est rosée, il bleuit au touché et a un pied jaune vif. Il exalte une odeur de rouille faible qui le distingue du bolet à chair jaune (Xerocomus chrysenteron) avec le quel on peut le confondre.

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 Attention promeneurs ! La chasse a ré-ouvert et déjà quelques "accidents" pour ne pas dire drames sont à déplorer. Je suis très mitigée sur la chasse car si parfois elle utile et bien encrée dans nos traditions, je ne comprends pas l'interêt de lâcher du gibier pour le canarder. Néanmoins dans les cas de surpopulation animale avec risque de consanguinité pour les populations (comme par ici avec les chevreuils), il faut avouer que le chasseur est salutaire.

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Pour continuer dans la lancée, quelques belles plantes de chez nous:
1 et 2: La succise des prés ou mord Diable (Succisa pratensis) qui fleurit de juillet à septembre et qui peut atteindre un mètre de haut. Elle aime les prés et les bois humides dans les quels on la retrouve jusqu'à 2400 mètres d'altitude dans toute l'Europe Occidentale. Utilisée autrefois en médecine populaire, elle soignait en cataplasme les ulcères et le contusions.
3 et 4: Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum) est une plante qui appartient à la pharmacopée médiévale. Toxique, on l'utilisait dans la théorie des signatures pour soigner les articulations douloureuses, la racine évoquant leur physionomie. Son feuillage est resplendissant au milieu de l'automne.

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 Le genêt à balais (Cytisus scoparius) qui comme son nom l'indique, était séché pour confectionner des balais qui sur les sols de terre battue étaient très efficaces. Associé à la magie noire au Moyen Âge, on pensait que les sorcières les enfourchaient pour se rendre au Sabbat. Toxique, on l'utilisait comme abortif, diurétique et pour réguler les battements cardiaques et la circulation sanguine.

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 Pas facile de se retrouver parmi tout ce monde, surtout quand les champignons sont semblables.
1: La lépiote déguenillée (Macrolepiota rhacodes) est un excellent comestible à la chair rougissant à l'air libre. Elle est assez courante en été et en automne dans des milieux très divers: bois, clairières de résineux, jardins, terrains vagues, friches et vieux champs, les lieux pour la trouver ne manquent pas.
2: La lépiote excoriée (Macrolepiota excoriata) est elle aussi un bon comestible. Présente dans les clairières et les bordures de bois mais aussi les prairies, elle forme souvent de larges ronds de sorcière. Sous cette forme encore juvénile on la nomme baguette de tambour.
3: La lépiote féline (Lepiota felina) est une minuscule lépiote qui mesure entre 1 et 4 centimètres. Comme de nombreuses petites lépiotes (dont certaines sont mortelles), elle est très toxique. C'est pour cela qu'il est conseillé pour plus de sûreté de ne récolter que les lépiotes qui dépassent le 10-15 centimètres de haut.
4: Le tricholome rutilant (Tricholomopsis rutilans) est d'une toute autre famille. Non comestible, c'est un très beau champignon qui présente de nombreuses colories qui vont du violet sombre au doré .

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 Le laccaire améthyste (Laccaria amethystina) est un clitocybe qui est un excellent comestible dont seul le chapeau est comestible comme chez les lépiotes. Très courant on le trouve aussi bien dans les bois de résineux que de feuillus. Ici dans notre coin de forêt ils pullulent mais nous ne les ramassons pas. En effet il n'est pas dans les traditions de la famille de les consommer mais cela pourra peut être venir un jour.

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 Il existe de nombreuses espèces de champignons et tout autant de terme pour désigner les lames qui bien souvent aident à leur identification. On parlera par exemple d'arrondi pour une lamelle dont l'arrête forme une courbe vers le bas ou d'arrière pour une lamelle qui se trouve contre le pied.

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 Le clavaire cendrée (Clavaria cinerea) est un champignon comestible qui peut facilement être confondu avec de proches parents qui peuvent être laxatifs ou légérement toxiques. Les tâches noires qu'elles portent sont dûes à un parasite souvent commun sur cette espèce, l'helminthosphaeria clavariae.

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 A l'instar du célèbre moustique de Jurassic Parc prit dans la sève, ce moustique s'est englué sur les sécrétions d'un champignon (le quel, je ne sais pas). Les champignons comptent parmi les plus vieux organisme au monde, en Chine on en a même découvert dans des oeufs de dinosaures fossilisés ! Les Prototaxites ce sont éteints il y a 350 millions d'années et étaient les plus grands champignons comme l'atteste certains de leurs fossiles mesurant plus de 6 mètres ! Sans chapeaux, ils ressemblaient à quelques chose s'approchant de la calvaire en pilon.

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 Sur notre tricholome rutilant de tout à l'heure (que vous pouvez retrouver plus haut), se repose une guêpe solitaire, une femelle Diphyus quatidpunctorius. Elle pond dans les larves des insectes un oeuf d'où sortira une larve qui se nourrira lentement de son hôte jusqu'à ce que celui-ci meurt d'épuisement puis, qui l'utilisera comme cocon pour parfaire sa mue.

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 Les champignons de bois ne sont pas tous une plaie ! Bon nombre sont utiles à la forêt en décomposant les troncs d'arbres morts tombés au sol. De cette action est produite un humus riche qui permet aux plantes, aux arbres et aux champignons de s'installer dans le bois. Sans eux pas de vie, ni de belles cueillettes.

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 Les orobanches ont fannées, il faudra venir l'an prochain pour pouvoir à pleine floraison les identifier. Se sont des plantes sans chlorophylle qui parasitent d'autres végétaux. Mêmes sèches elles se relèvent être de redoutables abris, en particulier pour cette petite araignée bine difficile à distinguer tant sa robe se fond avec le décor.

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 Le phallus impudique (Phallus impudicus) tient son nom de sa forme particulière quand il est à pleine maturité. Sa croissance est rapide et il se décompose très vite en dégageant une forte odeur de viande avariée pour attirer les mouches. Celles-ci transporteront et dissémineront ses spores.

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 Les rayons de soleil se fond rare en Chartreuse, le feu ronfle dans la cheminée et désormais sur le poil où chauffent les châtaignes. On ramasse les dernières noisettes, on fait le plein de noix et doucement on commence à écumer du regard les champs alentours pour voir si un rosé ou deux ne pointe pas le bout de son nez.

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 Enfin, c'est ainsi que je dresse du mieux que je peux un petit aperçu du là où je vis. C'est un endroit encore sauvage et tranquille, proche de tout mais qui a su garder son côté nature même si les lotissements poussent ici et là, il faut bien le dire, comme des champignons.

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 Une petite dernière pour la route, le crise commun (Cirsium vulgare) qui est une plante bisannuelle. Il peut atteindre un mètre trente, fleurit jusqu'à septembre et présente plusieurs rangées d'épines sur sa tige. Présente de manière indigène dans l'hémisphère Nord, elle s'est naturalisé un peu partotu dans le monde.

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 Petite récolte mais récolte quand même, il n'en faut pas plus pour nourrir toute la famille. Chanterelles, lépiotes, girolles, cèpes, pieds de moutons.... tous ne sont pas là (n'oublions pas les trompettes et les lactaires délicieux). Partir aux champignons, même sans avoir l'assurance de réaliser de belles trouvailles reste un moyen sûr de se dégouridr les jambes tout en s'émerveillant de ce que peut faire et donner la Nature.

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dimanche 21 avril 2013

Petits travaux pratiques sur le coucou (primevère officinale).

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Pas de morilles en vue, ni dans le panier, ni dans les champs. Alors me voilà partie à la cueillette des coucous, appelés primevères officinales. De cette jolie plante, on peut faire beaucoup de choses: des boissons ou des jouets.

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Mais avant de faire quoi que ce soit, il faut remplir le panier ce qui est des plus simple et est même rapide. En ce moment les champs sont jaunes de fleurs et il suffit de se pencher pour cueillir les inflorescences.

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Voilà une cueillette rapide et efficace. Il ne reste plus qu'à trier, couper et nettoyer avant de se mettre à l'ouvrage.

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Et pourquoi ne pas profiter de cette petite promenade pour ramasser quelques lamiers tachetés? après tout ils sont aussi bénéfiques que la primevère officinale et apporte encore plus de couleur

 

Confectionner une balle en coucous:

.Histoire d'un jouet d'antan (idée dans mon ouvrage sur les plantes et jouets que je vous présenterai bientôt).

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Pour se faire il faut tendre entre deux chaises une cordelette d'une vingtaine de centimètres et la nouer à chaque extrémité solidement ou plus simple, demander à un enfant de tenir dans ces mains la corde bien tendue.

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Disposer avec délicatesse sur celle-ci les têtes fleuris de coucous dont on a prit soin de ne pas séparer les fleurs qui les composent, les unes des autres.

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Une fois qu'une ligne d'une dizaine de centimètres de fleurs bien tassées se dessine, nouer  fermement les deux bons et former un noeud serré pour emprisonner les fleurs. Voilà une boule de coucou à accrocher ou à utiliser comme balle.

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Avant que les jouets ne se démocratisent (années 60), les jouets étaient beaucoup plus simples et surtout éphémères. Les jolies poupées de porcelaines et les osldats de plombs restaient la plupart du temps dans les vitrines du fait de leur faible solidité.

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Les jouets étaient alors fait de plantes et de bric-à-broc. Parfois dans le village passait un colporteur qui vendait pour un sous ces fameuses balles jaunes et fleuries qui occupaient pour un après-midi les enfants.

 

Tisane de coucous:

Rien de mieux pour se réchauffer le coeur et l'esprit.

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C'est bien beau de jouet, mais le coucou, c'est aussi agréable en tisane et parfois, en limonade. Pour cela il faut sécher les fleurs.

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L'opération est longue et minutieuse, il faut sortir les fleurs délicatement de leurs sépales protecteurs pour les disposer dans une panière et les exposer dans un endroit sec et aéré. Il reste plus que quelques jours à attendre.

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C'est aussi d'y joindre les fleurs de lamier tacheté pour faire une petite infusion aux multiples bien faits et aux couleurs des plus sympathiques. Ça sent bon le printemps.

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Le soleil n'était pas là aujourd'hui, alors le voilà ramené dans la maison.