mardi 17 octobre 2017

Vivre Lyon : un petit bout de notre quotidien.

DSC09559Quelques brèves de nous. Nous n'avons plus trop l'occasion de parler nature et pour cause, voilà plus d'un que nous sommes devenus lyonnais ! et plus exactement, oullinois. Bien que mon aimé soit un familier des villes, il m'a fallut quelques temps pour me réadapter au rythme assourdissant des auto et des piétons, le tout dans un cadre de béton et de goudron. Néanmoins, nous ne quittons pas nos premiers amours : lui dans le paysage et plus particulièrement dans les arbres, mois dans la gestion et la protection environnementale, en particulier dans l'animation, la botanique et mon amour de toujours, la mycologie. Entre le parc de la Tête d'Or (vous l'avez vu), Miribel Jonas (que nous n'avons que très moyennement apprécié), le parc de ville d'Oullins (qui possède quelques belles surprises dont son sentier ethnobotanique et sa collection d'iris) et les nombreuses friches urbaines qui font mon bonheur, nous avons eu de quoi herboriser. À gauche vous pouvez admirer une superbe aigrette garzette (Egretta garzetta), semblable à celles que nous avons eu plaisirs à contempler en Bretagne. De temps à autre, nous avons la chance d'en voir se poser en face de notre fenêtre, à l'instar du héron cendré (Ardea cinerea), des canards colverts (Anas platyrhynchos), des cygnes tuberculés (Cygnus olor) qui se promménent sagement avec toute leur famille, de la bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea), du Martini-pêcheur (Alcedo atthis) même si depuis la crue il se fait discret, des corneilles (Corvus corone) et des pigeons des villes (Columba livia domestica) qui nichent en face de nous dans les grands platanes des villes et parfois, nous lâchent une joyeuse fiente sur le pare brise ou la fenêtre de la cuisine, des rats noires (Rattus rattus) qui me fascinent tant, des silures (Silurus glanis) qui finissent au bout des hameçons et d'énorme tanches (Tinca tinca). Bref, nous ne sommes des privilégiés.

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Un petit bout de notre quotidien, entre deux révisions, la musique du voisin, le regard du chien qui attend au bout de la rue, les joies des pêcheurs au pied de l'appartement et les longues promenades dans le centre ville de Lyon. Ces petits bouts de vie mis côte à côte sentiront d'ici quelques mois la nostalgie des études et de la fin d'une période Pour le moment, nous nous plaisons dans cette vie d'étudiants, entre insouciante et incertitude.

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samedi 8 juillet 2017

La jardin alpin du parc de la Tête d'Or.

DSC05648Depuis quelques temps déjà, le jardin alpin du Parc de la Tête d'Or de Lyon est ouvert, joie ! Peut être est-ce là qu'est cachée la fameuse tête du Christ en or massif qui demeurerait dissimulée sous terre dans le parc ... qui sait ! Le jardin est ouvert le matin jusqu'à 11h et présente une multitude de plantes issues des quatre coins du monde et poussant dans les milieux montagnards.

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La scolopendre (Asplenium scolopendrium) est une fougère commune qui pousse dans les zones humides, de préférence les ravines. En France on la trouve jusqu'à 1800 mètres d'altitude. Elle est protégée en Alsace, dans le Centre et en Provence-Alpes-Côtes-d'Azur. Récemment, il a été découvert que cette espèce pourrait produire des molécules salvatrices pour lutter contre certains cancers.

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Exemple d'une fougère scolopendre
dégénérative dont les feuilles et les 
appareils reproducteurs mutés.

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Les végétaux sont présentés pour certaines dans des formations rocheuses artificielles faites de béton.

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 Le Victoria cruziana est un nénuphar géant que l'on rencontre en Amérique du Sud. Il peut prendre des dimensions démentielles, à savoir pas moins de 2 à 3 mètres d'envergure pour 60 kilos. On compte 8 parcs en France où il est possible de le voir, comme le jardin botanique de Menton ou celui de Nancy.

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 Il fait parti de la collection de nénuphars et de plantes aquatiques des douves qui entourent le jardin alpin. Il n'y est pas rare d'y croiser des poules d'eau (Gallinula chloropus) avec leur progéniture. Hélas la pluie approche, le vent se lève, les photos deviennent sombres et les premiers éclairs retentissent dans le loin. Il faut déjà rentrer.

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dimanche 9 avril 2017

Les conifères du parc de la tête d'or.

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Depuis que nous habitons dans le sud de Lyon, nous n'avons plus vraiment l'occasion de partir en nature hormis le week-end (et encore !). Heureusement nous ne sommes pas très loin du parc de la Tête d'Or. Comme vous avez pu le voir, plusieurs articles et vidéos lui sont dédiés sur le blog. Aujourd'hui je vous propose de découvrir quelques unes des espèces de conifères que l'on peut rencontrer dans ce parc de ville de 117 ha.

 

Le sapin blanc (Abies alba).

On le reconnaît aux deux rangées de stomates blancs que l'on peut voir sur le revers de ses aiguilles. Ceux-ci permettent à l'arbre de faire des échanges avec l'atmosphère, notamment en retenant ou libérant de l'eau (évapotranspiration) quand il fait trop chaud. Des bourgeons on tire des liqueurs typiques des montagnes.

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Le pin pleureur de l'Himalaya (Pinus wallichiana).

 C'est un bel arbre qui peut atteindre plus de 45 mètres de haut. On le reconnaît à ses très longues aiguilles qui mesurent 10 à 20 cm de long et qui sont regroupées par 5. Typique des montagnes du continent asiatique (jusqu'à 3000 mètres), cela fait moins de 200 ans qu'on peut le trouver dans les parcs et jardins de France.

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Le pin maritime (Pinus pinaster).

Originaire du sud du bassin méditerranéen, on le trouve un peu partout en France, en particulier sur la côte atlantique où il est cultivé pour sa croissance rapide. On le reconnaît généralement à ses cônes et à son écorce qui forme de grandes plaques rouges ou grises selon son âge. Il peut vivre plus de 500 ans.

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Le pin noir d'Autriche (Pinus nigra).

C'est un conifère très résistant à la sécheresse qui présente des aiguilles longues réunies par deux et des cônes assez petites (souvent moins de 10 cm). Résistantégalement à la neige, il se plaît en montagne et dans les zones arides pourtour méditerranéen. Il a besoin de beaucoup de soleil pour se développer.

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Le pin du Paraná (Araucaria angustifolia).

Cousin du désepoir des singes, il s'en distingue par ses aiguilles bien plus fines. Originaire d'Amérique du Sud et en particulier du Brésil et d'Argentine, il est aujourd'hui en voie d'extinction, l'exploitation de son bois de bonne qualité lui ayant été fatal. Ses graines sont comestibles et ont été pour certaines ethnies leur nourriture de base.

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L'auracaria du Chili (Araucaria araucana).

 Appelé aussi désespoir des singes, il est plus montagnard que l'araucaria augustifolia. C'est un arbre pouvant atteindre de grandes dimensions mais également dépasser les 1000 ans. Certains spécimens auraient même plus de 2000 ans. Son écorce est très reconnaissable, en particulier chez les vieux spécimens où elle forme des losanges tout du long du tronc. Ses cônes femelles forment une grosse masse entourée d'aiguilles fines.

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Le sapin d'Andalousie (Abies pinsapo).

 C'est un conifère que j'ai découvert il y a peu de temps et que j'adore. Ses aiguilles sont souvent bleutées (cultivar "Glauca"), légèrement striées et assez fines bien que robustes. On le rencontre dans son milieu naturel en Espagne et dans le Nord du Maroc (on fait  la distinction entre la sous-espèce espagnole et la marocaine).

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Quelques oiseaux du parc.

 Hormis ceux de la fosse africaine ou des volières, on peut admirer quelques oiseaux indigènes de nos contrées. Ce sont ceux que je préfère. Ils font parti de ce que l'on nome la "nature ordinaire". Pourtant quand on prend le temps de les regarder avec un peu d'attention, on voit souvent qu'ils n'ont rien d'ordinaire ne serait-ce que par leurs couleurs, leur parade nuptiale, leur chant ou leur comportement qui souvent sont surprenants.

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Le mot de la fin.

Aie aie j'ai prit un vilain retard dans mes publications. Entre les sorties, les révisions et les examens, pas simple de s'y retrouver, de répondre à tout le monde par mails/commentaires, de vous parler de morilles et de passer un peu temps à la rédaction. Depuis peu je m'essaye au montage de mini-vidéos ce qui là encore me mange quelques heures, mais les vacances et la période de stage approchant, tout devrait rentrant dans l'ordre.

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lundi 21 mars 2016

Le parc de la Tête d'Or au fil des saisons.

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 Je me souviens toujours avec plaisir de notre première sortie et découverte du jardin botanique de la Tête d'Or de Lyon (jardin au quel j'ai pu consacrer l'un de mes articles les plus complets du blog ICI). En février nous sommes retournés au parc pour en découvrir une nouvelle facette, toute aussi plaisante et à la quelle j'ai dédié une petite vidéo ICI. Je vais finir par ouvrir une rubrique propre à la ville lumière tant nous y sommes attachés.

 

Ballet musicale.

Voilà une belle chorale. Les cygnes tuberculés (Cygnus olor) se font discrets à côté du tintamarre provoqué par les turbulantes oies cendrées (Anser anser). Cet hiver, on a peu en voir plus d'une centaine se promener nonchalamment sur les pelouses du parc peu fréquenté à cause la pluie et du froid. Tout incident est l'occasion pour elles de donner de la voix et les chamailleries pour de la nourriture sont nombreuses.

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Voilà un paisible couple de cygnes tuberculés (Cygnus olor) qui va bientôt s'apprêter à couver.

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L'appétit et la curiosité des oies cendrées (Anser anser) est sans limite, leur hardiesse aussi.

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Les saules (Salix sp.).

Ce genre compte pas moins de 360 espèces. Dans ce cas il devient vient difficile de faire la distinction entre une espèce et une autre quand on se trouve dans un jardin botanique qui comporte des plantes originaires des quatre coins du monde. Les parties reproductives de l'arbuste qui sont des fleurs se nomme des chatons. Les pollens sont déplacés par le vent, on dit alors que la reproduction est faite par une pollénisation anémophile.

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Ce saule (Salix sp.) commence à donner des chatons. Bientôt ils se couvriront de pollen jaune.

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Les prunus et leur histoire.

Les prunus un sous grande de la vaste famille botanique des rosacées et chez qui ont trouve plus de 200 espèces. On les reconnaît à leurs fleurs blanches ou roses à 5 pétales. Ce sont pratiquement toujours des arbres fruitiers. Parmi les plus connus il y a le cerisier, le prunier, l'abricotier ou encore l'amandier.

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Le daim européen (Dama dama).

En faisant quelques recherches sur le daim, j'ai découvert avec beaucoup de surprise qu'à l'origine il vivait de manière naturelle dans le sud-est de la France (départements du pourtour méditerranéen). On le trouvait ainsi jusqu'en Turquie. Aujourd'hui on le rencontre dans notre pays plus que dans les parcs et jardins où il fait figure d'espèce ornementale. Voilà de quoi se mettre à rêver de grandes hardes de daims tachetés dans nos forêts.

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Contrairement à la plupart des cervidés, les daims adultes gardent leurs tâches sur leur pelage.

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Après 8 mois de gestation, il n'est pas rare que la daine mettent au monde deux faons.

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La lobulaire maritime (Lobularia maritima). 

Elle dégage une délicieuse odeur de miel. Petite et vivace, elle attire par sa floraison abondante les insectes pollinisateurs. On dit alors d'elle qu'elle est mellifère. D'ordinaire présente dans les dunes et les rochers, elle est de plus en plus utilisée dans les jardins comme couvre sol pour son odeur et ses jolies fleurs blanches. 

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L'hellébore orientale (Helleborus orientalis).

Elle est à l'origine d'un nombre incroyable d'espèces horticoles et d'hybrides issues de cette belle fleur appelée également rose de Carême. Pourtant elle n'a rien de la famille des rosacées mais de celle des renonculacées. Ce nom erroné est dû à la grande passion que l'on vouait (et que l'on vous toujours) aux roses, au point de donner ce nom à d'autres fleurs à fort potentiel esthétique. Elle s'en différencie par sa morphologie et sa toxicité.

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C'est une plante rustique qui peut résister au gel et aux très basses températures, jsuqu'à - 19°C.

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Vive le printemps.

Je ne vous apprends rien en écrivant que c'est la toute première saison de l'année et pourtant, en fonction des régions du monde ce n'est pas forcement le cas. Pour ceux  qui connaissent la mousson, il n'existe tout simplement pas. Pour d'autres c'est une saison importante liée à la fécondité et à la vie. De nombreuses festivités sont alors organisées pour rendre hommage aux divinités et au Saints pour s'attirer leurs grâces.

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Les dahlias (Dahlia).

Ce sont des plantes originaires d'Amérique centrale. Elles sont très prisées et on en compte un grand nombre d'espèces. Ils servaient de nourriture pour le bétail des Aztèques, comme plante médicinale et comme plantes ornementales pour décorer leurs cités. Il faudra attendre la fin du 18eme siècle pour voir ces plantes prendre leur nom de dahlias et fleurir sur le sol européen. Depuis on en compte des centaines de variétés. 

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C'est une plante fragile qui ne supporte pas le gel et qui demande un certain nombre de soins.

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Le cyclamen du Caucase (Cyclamen coum subsp. coum). 

Il est originaire des pays du sud-est de l'Europe. Comme pour les autres plantes présentées, on trouve une grande variété de sous-espèces, de variétés et d'hybrides de cette fleur. Sa floraison est plutôt hivernale et peut se prolonger sur le printemps. Le mieux est de l'installer dans une terre riche et plutôt bien ombragée.

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Le flamant rose (Phoenicopterus roseus).

 C'est le flamant le plus commun. Il vit en très grands groupes comportant parfois plusieurs milliers d'individus. De petites populations restent à l'année en Europe mais la plupart des oiseaux migrent vers l'Afrique pour  nicher. Ils tiennent leur couleur rose des microalgues et des microscrustacés qu'ils consomment grâce à leur bec atypique crochu, large et pourvu d'une sorte de filtre. Avec un tel physique, il est bien difficile de le confondre.

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L’émeu d’Australie (Dromaius novaehollandiae).

C'est le deuxième plus gros émeu au monde et le dernier représentant de sa famille, les autres espèces étant éteintes. Tout comme l'autruche, il est élevé pour ses plumes et sa viande. Ainsi en Australie il n'y a rien d'extraordinaire à manger un blanc d'émeu, pas plus qu'il est incroyable pour un saoudien de manger un steack de chameau ou pour un lapon de se faire un pavé de renne, tout est une question de culture.

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Le jardin botanique.

C'est notre endroit favoris dans le parc. Pour le moment il est encore peu fleurit mais il sera au top de sa forme aux alentours de la fin avril et au début mai. Pour ceux qui veulent se familiariser avec les différentes espèces de plantes sauvages indigènes à notre territoire et à leurs fleurs, c'est ce qu'il y a de mieux. Ainsi il est possible de comparer directement sur les plantes tout en sous les yeux les noms des espèces observées.

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Au bord de l'eau.

Il ya bien des choses à voir : des oies, des cygnes, des foulques, des poules d'eau ou encore des canards mais aussi des tortues qui se la dore tranquillement au soleil. Et puis il y a les arbres. Grands, beaux et majestueux, ils en imposent par leur stature. Ces photos datent de cet automne. Il s'agît de cyprès chauves (Taxodium distichum) et de tulipiers de Virginie (Liriodendron tulipifera) aux fleurs magnifiques et énormes.

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Les grandes serres. 

Pas de grand reportage photo sur les serres cette fois-ci. En effet elles ont déjà eu leur moment de lumière sur le blog. Et pourtant, il y a encore bien à dire. Elles abrite toute une variété de plantes exotiques, cela va de la minuscule orchidée à l'immense palmier en passant par toute une déclinaison de plantes originaires des quarte coins du monde. La serre des plantes originaires de Madagascar est la plus saisissante à mon goût.

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La capilaire (Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens).

Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens : c'est un bien long nom scientifique que porte la capillaire. Son nom vernaculaire fait référence à la croyance populaire erronée (et issue de la théorie des signatures) selon la quelle cette petite fougère aurait le pouvoir de faire repousser les cheveux et de lutter contre la calvitie

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Le mot de la fin.

Voilà un pot pourri de nos dernières sorties au parc de la Tête d'Or (d'octobre à février) et, qui je le crois ma foi, symbolise assez bien le printemps avec les fleurs roses et les quelques oiseaux que vous pouvez voir dans cet article (et la vidéo). À venir en complément, d'ici un ou deux jours maximum, un petit billet sur la magie des halles Paul Bocuse, un endroit où la ripaille, la gastronomie et les arts de bouche sont mis en avant. 

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mercredi 17 février 2016

Quelques minutes de Nature : Le parc de la Tête d'Or - Lyon.

Quelques minutes de Nature est une série de reportages amateurs de 2 à 5 min ayant pour thème la faune, la flore, les espaces naturels, le patrimoine campagnard et tout ce qui touche de près ou de loin à l’environnement. QMDN est issu du blog "La Renarde des Alpes". Pour ce premier épisode, c'est du côté de Lyon et en particulier du Parc de la Tête d'Or que cela se passe. Au programme : un peu d'histoire, quelques fleurs et beaucoup d'animaux de poils et de plumes.

mardi 9 juin 2015

Parc de la Tête d'Or, Lyon.

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Le weekend du 1er mai est l'occasion de faire de belles sorties en familles ou en amoureux. Le Parc de la Tête d'or est le lieu tout trouvé ! Couvrant une superficie de 107 hectares, il est composé d'un parc zoologique, d'une roseraie, d'un lac de 16 hectares, d'un jardin botanique composée en partie d'immenses serres, de pelouses rases et d'arbres ... on en compte plus de 8 800. Voilà de quoi passer quelques heures à flâner et à ce cultiver.

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  À l'instar du parc de la ferme aux crocodiles de Pierrelate, le parc c'est doté d'un centre de récupération de tortues de Floride (Trachemys scripta elegans) nommées aussi tortues américaines ou à tempes rouges. Importées depuis le fleuve Mississipi comme animal de compagnie, elle a envahi les écosystèmes locaux.

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 Très vorace, elle croque tout ce qui lui tombe sous le bec : poissons, crustacés, mollusques, insectes, oeufs ... cette tortue d'eau douce n'est pas difficile, ce qui cause de grands dégâts car son régime alimentaire et son appétit mettent en péril de nombreuses espèces indigène mais également nos tortues sauvages.

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 Actuellement le parc accueil environ 10 000 individus. Des campagnes de sensibilisation pour l'interdiction de la vente de ses animaux et de leur lâché dans la nature par des propriétaires peu scrupuleux sont mises en place. Pour rappel ces tortues peuvent atteindre 2 kg, 25 cm et vivre une cinquantaine d'année si ce n'est plus.

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 Le bambou sacré (Nandina domestica) a le privilège d'avoir un genre à lui même, celui des Nandina. Ce n'est pas un bambou mais en prend le nom en raison de son aspect général. Les plants sont généralement dioïque, c'est à dire mal ou femelle et que pour avoir de jolis fruits qu'il faille avoir les deux sexes dans son jardin.

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 Le cyprès chauve (Taxodium distichum) tient son nom du fait que ses aiguilles tombent et ne sont pas persistantes comme c'est le cas chez de nombreux résineux. Dans les milieux humides où il pousse, la chute de celles-ci sur les étangs et marres qu'il borde rend l'eau acide, ce qui creuse le fond aquatique ce qui rend les trous d'eau plus profonds. C'est un phénomène essentiel pour les poissons et les alligators des Everglades.

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 Le troupeau de daims (Dama dama) du parc fait intégralement parti de son histoire. Celui-ci est vieux de 150 ans et à toujours fait le bonheur des visiteurs et en particulier des enfants. Aujourd'hui il n'est plus possible de nourrir les animaux bien que de temps à autre quelques bouts de pain finissent dans l'enclos.

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 Avec eux on trouve quelques nandous de Darwin (Rhea pennata pennata), une espèce proche de l'extinction dans son milieu naturel. Avant l'époque hispanique, ce grand oiseau d'Amérique du Sud servait de nourriture traditionnelle aux Amérindiens. Plumes, graisse, chair, oeuf, os... tout dans l'oiseau était employé.

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 La girafe (Giraffa camelopardalis) est l'un des emblème de l'Afrique. On trouverait 9 sous espèces mais cette classification fait débat au sein de la communauté scientifique. La plupart sont en voies d'extinction. Elle tire son drôle de nom du fait que les grecs pensaient qu'elel était le fruit des amours du chameau et du léopard.

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 La plaine africaine a été construite il n'y a que quelques années. Elle abrite de nombreuses espèces animales présentent sur le continent africain. Entourée d'eau, elle permet aux visiteurs de voir les animaux sans les déranger et aux hérons cendrés, aux pics boeufs, aux flamands roses, aux gures et aux pélicans de s'alimenter.

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 L'iris des marais (Iris pseudacorus) porte de nombreux noms comme celui d'iris jaune, d'iris d'eau ou d'iris faux acore. Il est relativement courant dans notre région, là où se trouve de l'eau, dans les zones dégagées. Il est invasif dans les régions où il s'est naturalisé comme en Nouvelle-Zélande. Il dépolluerait les sols.

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 Un petit renard africain à l'affiche ! L'otocyon (Otocyon megalotis) creuse dans les savanes africaines des réseaux de galeries pour former des terriers où il s'abrite des chaleurs, dort et met bas. Ses grandes oreilles lui permettent de repérer ses proies. Friand d'insectes en tout genre, de lézards, de souris et parfois de fruits.

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 Le cobe de Mrs Grey (Kobus megaceros) une petite antilope qui vit dans les plaines inondables qui longes le Nil. En voie d'extinction, ceux du parc de la Tête d'Or font partis du programme d'élevage européen. La destruction de son milieu et la disparition de sa nourriture sont les eux raisons principale de sa raréfaction.

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 Les deux ours à lunette (Tremarctos ornatus) arrivés de Suisse en 2002 sont entourés de bein belles plantes.
En haut : Le Paulownia coreana fait parti de la dizaines espèces qui compose ce genre. Onreconnapit l'arbre
à ses fleurs roses et violines de taille imposante. En Chine il est utilisé pour boiser les friches abandonnées.
En bas : L'hellebore vert (Helleborus viridis) est courante sur le territoire français. On la cultivait dans les
les monastères pour l'utiliser comme plante vétérinaire pour les intoxication : c'est un vomitif puissant et toxique.

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 Pour entrer dans les jardins du parcs et les serres, endroit fabuleux, nous sommes accueillis par de très belles Fuchsia magellanica cv. 'Alba'. Le fuschsia de Magellen est originaire du Chilli et d'Argentine. C'est un arbuste qui peut prendre une belle taille s'il est en zone ombragée et si le sol est bien drainé et léger.

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 La collection de plante du parc est très riche, comme en témoigne celle des plantes carnivores. Située dans la serre Hollandaise, c'est le moment de voir les terribles carnivores en fleurs chose à laquelle on est peu habitué. On oublie souvent que ce sont les feuilles et non les fleurs qui attirent et attrapent les insectes.

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 Toutes les régions du monde ou presque sont représentés, de l'Europe à l'Amérique du Sud en passant par l'Asie, l'Afrique et l'Amérique du Nord. Issues de milieu humide généralement, certaines sont extrêmement rares et entrent dans une politique d'échange et de conservation avec d'autres parcs et serres.

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 Les floraisons les plus impressionnantes se trouvent chez les Sarracenia flava (en bas à gauche des très belles Sarracenia flava var. ornata). Originaire du Sud Ouest des États Unis, elles attirent les insectes avec un substance sucrée et odorantes.Les proies finissent pas tomber dans l'entonnoir des feuilles et par être mangées.

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C'est la même technique employée ici pour piéger les insectes et de préférence les mouches et autres bestioles volantes. Au fil de l'évolution les feuilles ont pris des formes extraordinaires et peuvent parfois passer pour des fleurs. Les sucs digestifs qu'elles contiennent sont très odorants et très puissants.

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Les Pinguifolia comme pinguifolia rectifolia sont surprenantes, oncoirriat avoir à faire à de simples plantes de montagne mais c'est quand on s'approche des feuilles que l'on découvre toute leur nature. Munie de "glu", les insectes qui s'y empêtrent et voient la feuille se refermer sur eux pour la digérer, c'est une fin pas jojo.

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 Les plantes carnivores en France sont toutes protégées. Dans le reste du monde, cela semble plus compliqué. L'asséchement des zones humide, l'urbanisation galopante, le prélèvement d'individus dans leur milieu pour les collectionneurs contribue à rendre les populations fragiles et même certaines espèces disparaître. 

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 Voilà un exemple parlant de plante carnivore aux feuilles couverte de "glu". Ce sont les droseras. On en compte plus de 180 espèces dans le monde et seulement 3 en Europe dont deux juste à côté de chez nous, il n'y a pas à dire nous sommes gâtés ! Discrètes il faut prendre garde à ne pas leur marcher dessus.

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Au centre de la serre Hollendaise on trouve le pavillon des Canaris. Euphorbes, palmiers, capucines et autres cactus s'épanouissent dans cette atmosphère chaude et sèche. Attention aux mains ! Épines et latex toxiques sont légions et les petits comme les grands peuvent être tentés de toucher la beauté des doigts.

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 On trouve ici deux espèces de vipérines.
En haut : Echium virescens est une vipérine endémique des îles Canaries. Elle peut atteindre plus de 2 mètres
et se rencontre aujourd'hui en sardinerie où elle est vendue pour son importante floraison qui attire les abeilles.
En basEchium bourgaeanum est nommée vipérine de Ténérife et elle aussi endémique des Canaries. 

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 Sur les îles Canaries on dénombre plus de 600 espèces, la plupart sont endémiques et donc rares. Elles sont le vestige de ce que l'on pouvait trouver sur les autres continents quand le climat était plus doux. Depuis plusieurs années des missions scientifiques y sont menées pour comprendre à travers ces plante l'histoire de notre flore.

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La serre Victoria  contient des plantes aquatiques. Il règne une chaleur suffocante du fait de sa petite taille et de la présence d'eau. C'est un milieu parfait pour l'acore roseau (Acorus calamus) , à ne pas confondre avec les lentilles d'eau de la photo. D'origine asiatique, elle ne se reproduit pas à l'état sauvage chez nous.

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 Dans l'eau, des carpes Koï chassent les larves d'insectes et de moustiques.
Entre les nymphéa et les algues elles ont un  gîte de choix dénué de tout prédateur.

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 On définie généralement une plante aquatique en ces termes : "plantes dont la totalité du cycle biologique se réalise dans l'eau ou à sa surface et ne supportent pas l'exondation", c'est à dire être sorties de l'eau. On parle en terme scientifique d'hydrophytes. Ce type de plantes connaît un net recul avec la disparition des zones humides.

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 Le nymphéa (Nymphaea) Foxfire (Renard de Feu) c'est un peu la plante de la Renarde ! D'ordinaire il ne fleurit que quand vient la fin de l'été mais la pousse en sert permet d'avoir une floraison régulière et quotidienne. C'est une espèce que l'on retrouve dans de nombreuses collections et qui fait la fierté des jardiniers.

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Voici une série de fleurs fort semblables mais en réalité plus ou moins éloignées. Le but ici étant de montrer
par comparaison photo qui est qui et peut être, d'aider les lecteurs qui tomberont sur ce billet.
1 et 2 : Asphodèle fistuleux (Aspholelus fistulosus) et 3 et 4 : Asphodèle à petits fruits (Aspolelus aestivus).

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 L'ail des ours (Allium ursinum) est une plante commune dans nos campagne. Elle est la star des livres qui surfent sur la mode de la cuisine des plantes sauvages. Il est vrai qu'elle a l'avantage d'être souvent abondante et de se cuisiner de manière variée et facilement.Cependant dans certaines régions elle est rare et protégée.

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 Asphodèle blanc (Asphodelus albus) fleurit de mai à septembre et se rencontre jusqu'à 2000 mètres d'altitude. On le trouve aussi bien dans le Finistère que dans les Hautes Alpes où j'ai pu le croiser sur la commune de la Grave - la Meije. Il est protégé dans la France entière et ne peut être récolter. Il est associé au deuil.

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 Asphodelus ayardii n'est connu que depuis 1925 et semblerait endémique à la France et en particulier à la région méditerranéenne. Sa courte floraison de mars à avril (et parfois plus ...) laisse place à des graines prolixes. Malheureusement il ne bénéficie ni de nom commun ni de protection sur le territoire ce qui est dommage.

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 La Scille du Pérou (Oncostema peruviana) contrairement à ce que laisse entendre son nom est originaire du bassin méditerranéen. D'ordianire les fleurs qui peuvent être plus d'une centaines sont bleues-violettes mais ici on aurait soit une espèce issue de l'horticulture, soit et c'est plus probable, un individu touché d'albinisme.

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 L'ail à trois angles (Allium triquetrum) est une espèce courante sur les bords de la Méditerranée. Son développement rapide est problématique pour les régions où elle s'est naturalisée comme l'Angleterre ou la Bretagne car les grands tapis qu'elle forme empêchent les espèces indigènes de pousser. Cette situation est préoccupante.

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 Quelques caractéristiques essentielles des liliacées permettent de reconnaître cette famille grande famille (plus de 4000 espèces) à coup sûr. Les feuilles sont alternes, très souvent solitaires, sur des grappes et bissexuées. Les 3 pétales et les 3 parties du calices sont sisemblablent qu'on a l'impression d'avoir 6 pétales.

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 Il existe en horticulture de nombreuses variétés de rhododendrons blancs (Rhododendron sp.) appelés parfois azalées. Ce sont des arbustes résistant qui fuient le climat de type méditerranéen en général. On trouve des espèces sauvages en France comme le Rhododendron ferrugineux (Rhodendron ferrugineum).

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 Le rosier géant (Rosa gigantea) est originaire de la région regroupant le nord de l'Inde et le Sud-est de la Chine. Il peut atteindre plus de 20 mètres, parfois friser avec les 30 mètres! Il monte dans les arbres et laisse s'épnouir de larges fleurs (10 à 14 centimètres) qui rappellent nos rosiers sauvages ... en bien plus grand ! 

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 Le lierre de Chypre (Hedera cypria) est originaire ... de Chypre. Cette espèce est endémique à l'ïle. On le reconnaît à ses fruits noirs, à sa croissance lente et au fait qu'il soit un bon couvre sol même si on peut le voir sur les arbustes et surtout les rochers, entre 400 et 700 mètres d'altitude. On le trouve parfois en sardinerie.

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 Il ne faut pas confondre les ancolies (ici Aquilegia vulgaris) avec les jacinthes (Hyacinthus sp. ici) car cette dernière bien qu'un peu toxique ne vaut pas la dangerosité de la première qui peut être mortelle est qui figure parmi les plantes les plus toxiques d'Europe. Rares, toutes les espèces d'ancolies sont en déclins, il faut les protéger.

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 Les fusains comme le fusain du Japon ont envahi nos jardins avec leurs beaux feuillages panachés. Ici il s'agît du fusain persistant (Euonymus fortunei) très populaire dans les années 80-90. La variété "Emeral and ('n) gold" présente des feuilles crèmes ou or qui avec le temps se ternissent sauf à l'autome où elles se parent de rouge. 

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 La sauge de Jérusalem (Phlomis grandiflora) n'a de sauge que de nom. Elle le tient de ses feuilles qui ressemblent à cette famille des liamacées. Cette rustique qui supporte les -15°C peut atteindre 2 mètres de haut. Elle attire les gros insectes butineurs et les papillons qui ont la trompe assez longue pour atteindre le nectar. 

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Le Maïanthème à deux feuilles (Maianthemum bifolium) est appelé à tord petit muguet. Il se rencontre le plus souvent dans le Nord de la France dans les hêtraies, chêneraies et aulnaies acides. Protégé dans de nombreuses régions, ce n'est que le week-end dernier que le Chat et la Renarde en virent pour la première fois en Isère.

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 Voici une série de plantes fort semblables surtout en l'absence de fleurs. Le but ici étant de montrer
par comparaison photo qui est qui et peut être, d'aider les lecteurs qui tomberont sur ce billet.
1 et 2 : Hosta ventricosa (fleurs roses/violines) et 3 et 4 : Hosta plantaginea (fleurs blanches)

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 L'adonnis annuelle (Adonis annua) porte de très nombreux noms qui font souvent référence à une goute de sang. C'est une espèce messicole qui est menacée en France, en partie à cause des cultures intensives comme le coquelicot ou le bluet. Cette mellifère toxique aime les sols calcaires légers bien drainés et humifères. 

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Le Magnolia officinalis est un magnolia utilisé en Asie dans la médecine traditionnelle, que ce soit les feuilles, les bourgeons ou l'eccorce. On le prend dans les cas de déprime, de ballonnements, de problèmes du sommeil, les toux diverses et variées, latristesse. C'est aussi un abre qui possède une riche symbolique en Asie.

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 La fabiane imbriquée (Fabiana imbricata) est une des Pichi les plus cultivées dans lesjardins. Originaire du Chili et d'Argentine, cette plante rusitque supporte les - 12°C, peut atteindre 2 mètres et fleurir deux fois : une au printemps et une à l'automne. C'est une solanacée comme la tomate, ou les pommes de terre.

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 Les chèvres feuilles (Lonicera) comptent un peu prés 200 espèces et sous-espèces. La plupart du temps ils sont arbustives ou sous forme de lianes et apprécient les lisières de bois, les forêts claires et les bords de chemin. Ils sont très appréciées des oiseaux qui se nourrissent des baies qui sont toxiques pour l'Homme.

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Le Mahonia bealai est une plante qui elle aussi connu un grand succès dans les années 80 et 90.  Appelé à tort faux houx (nom qu'il vol au fragon) à cause de ses feuilles, on le reconnaît à ses fleurs jaunes en grappe et à ses fruits qui a maturité sont bleus et violacés. Résistant, il peut atteindre jusqu'à 3 mètres.

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 Voilà deux plante que j'aime tout particulièrement et qui sont indigène à notre territoire ... ou presque.
1 et 2 : La gyriselle de Virginie (Dodecatheon meadia L.) est originaire de l'Est des Etats Unis. Elle aime les
sols humides. Elle appartient à la même famille que celle des primevères. On en compte 14 espèces.
3 et 4 : La renouée bistrote (Bistorta officinalis) fût très consommée en Europe en temsp de famine.

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  Le molène de Phénicie (Verbascum phoeniceum) est originaire de l'est de l'Europe et du Moyen Orient. Depuis peu il s'est naturalisé chez nous. On reconnaît à ses feuilles plaquées au sol et à ses fleurs violettes. Hormis de très grosses chaleurs il n'est pas nécessaire de les arroser. Sa floraison abondante est superbe.

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 L'Aristolochia contorta s'est installée avec plaisir dans ce très beau arbre aux anémones (Calycanthus floridus). Origniare du sud-est des États Unis qui peut dépasser 3 mètres de haut et qui résiste à des températures de -19°C. Ses fleurs très originales dégagent une odeur douce et fruitée. Ses feuilles éloignes les insectes.

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 Le viorne de Chine (Viburnum plicatum tomentosum) présente des fleurs étalées et un feuillage rouge éclatant à l'automne ce qui en fait un des arbres les plus appréciés. Il existe plus de 200 espèces de viorne ce qui laisse un vaste choix pour les jardiniers et les amoureux de ces arbustes qui offrent des fleuraisons fantastiques.

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 Les roses des Noël (Helleborus niger) estoriginaire d'Europe et du Moyen Orient. Cultivée depuis des temps anciens malgré qu'elle soit associée à la magie noire, on en trouve dans de nombreuses couleurs. Très toxique, elle fleurit souvent en hiver ce qui lui vaut son nom. Elle servait parfois à soigner le bétail empoisonné.

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  L'ail d'Espagne ou ail doré (Allium moly) fleurit et offre de belles fleurs jaunes au printemps. Rare, on le trouve en Espagne et dans le sud de la France, elle est protégée de manière nationale à l'echelle de notre pays. On le trouverait que dans quelques départements. Il est possible d'en acheter en sardinerie.

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Le fenouil sauvage (Foeniculum capillaceum) est l'espèce type du fenouil (enfin si je m'abuse, la littérature scientifique est un peu confuse à ce sujet), que nous connaissons dans nos assiettes sous le nom de Foeniculum vulgare et/ou nom français de fenouil commun et qui serait une sous espèce de celui de la photo. 

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  Douceur du lilas commun (Syringa vulgaris). Il est originaire des Balkans, il est très populaire dans les jardins d'Amèrique du Nord et d'Europe. Robuste, il est mellifère, propose une floraison abondante et parfumée au milieu du printemps. Il se plaît particulièrement chez nous en raison du sol calcaire, frais et bien drainé.

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 Pas facilede faire la différence entre les trois sureaux que l'on trouve en France. Pour vous aider 1 : Sureau yèble (Sambucus ebulus) mortel. 2 et 3 : Sureau noir (Sambucus nigra) comestible. 4 : Sureau rouge (Sambucus racemosacomestible à plus ou moins toxique. Avant d'encuisiner les baies il faut bien être sûr de soi.

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 Voilà un beau tapis d'Œuf sur le Plat ou de Plantes aux Œufs Pochés. Voilà le drôle de nom de ces Limnanthes douglasii. Originaires de Californie, elles sont plus solides qu'elles ne le laissent penser, elle peuvent résister à des -15°C. Lumineuses et ne craignant ni les maladies ni les parasites, elle a un bon succès.

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Des asperges, des hémérocalles ... on ne compte plus le nombre de fleurs présentées à travers les jardins. Si je ne m'abuse on trouve plusieurs milliers d'espèces dont le catalogue est disponible ICI. Avis aux courageux, l'inventaire complet se présente sous forme d'un tableau Excel gigantesque de 1,3 Mo.

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 Pour couvrir les parterres des rosiers pas de paillages ou dedébrouissallaiges mais des tapis de plantes odorantes. Mélisse, marjolaine, lavandes et bine d'autres encore font le bonheur des abeilles et des papillons. Elles contribuent ainsi à la biodiversité du jardin et permet la polinisation des plantes à fleurs.

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 Si on veut prendre de le temps de lire le nom de chaque plante de chaque parterre, il faut bien compter quelques heures ! Pour les photographes, il n'est pas plus aisé de choisir entre telle ou telle espèce et là aussi le temps défile vite, hormis quand quelques gouttes s'invitent, les serres sont alors un parfait abris.

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 Le genre des sedums appartient à celui des crassulacées. Se sont des plantes succulentes qui s'adaptent bien dans les milieux de rocaille. Longtemps utilisés dans des onguents pour la cicatrisation, certaines espèces peuvent parfois être utilisés de manière culinaire mais avec des contre indications parfois importantes.

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 Au parc de la Tête d'Or, on trouve un nombre incroyables d'Euphorbe. Elles sont toutes compilées ici et je m'attarde plus ou moins longuement sur chacune d'elles. A savoir, elles sont toutes toxiques et ne doivent pas être utilisées pour la cuisine ou les soins. Ici il s'agît de l'euphorbe characias (Euphorbia characias).

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Ici une suite d'euphorbes très semblables. 1 et 2 : Euphorbe rigide (Euphorbia rigida) dont les feuilles rougissent avec le froid, à ne pas confondre avec 3 et 4 Euphorbe âcre (Euphorbia esula subsp esula) n'est pas courante de partout et est parfois protégée. En Savoie elle appartient la liste "liste rouge des plantes vasculaires".

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 L'euphorbe verruqueuse (Euphorbia flavicoma subsp. verrucosa) fleurit de mars à juillet de 0 à 1800 mètres d'altitude. Quand le fruit arrive à maturité il se couvre d'aspéritées qui ont données le nom de la plante. Protégée en Île de France, c'est une espèce que l'on trouve désormais en magasin. En Bretagne elle est absente.

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Voilà quatre espèces pour le prixd'une ! 1 : L'euphorbe à feuilles d'amandier ou euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides subsp amygdaloides) 2 : L'euphorbe des marais (Euphorbia palustris) 3L'euphorbe petit-cyprès ou euphorbe faux cyprès (Euphorbia cyparissias) 4 : L'euphorbe épineuse (Euphorbia spinosa).

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  L'euphorbe des marais (Euphorbia palustris) contient comme toutes ses consoeurs un latex toxique et irritant. Très résistante, elle supporte d'être immergée, de subir des froids intenses et les sols de moyenne qualité. Elle fleurit dès mai et de manière prolongée. En horticulture on en trouve de nombreuse variétés.

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 Voilà le beau Cerinthe minor subsp minor. Elle pousserait en France que dans 4 départements et serait casi absente de l'Ouest de la France. Il existe l'espèce type de cette sous espèce, le petit cérinthe (Cerinthe minor) qui lui ne pousserait que dans une partie du quart sud-est du pays. Il est peu commun de le voir.

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 Le genêt d'Espagne (Genista hispanica) est un parfais engrais vert qui gra^ceà sa symbiose avec une bactérie rendriche en azote le sol. Toxique, il fût parfois utilisé pour soigner des troubles d'ordre diurétiques. Il aime les sols pauvres et draînés ce qui explique son abondance dans le sud de la France en bords de mer.

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 La pulmonaire des montagnes (Pulmonaria montana subsp montana) se rencontre dans tout le quart nord-est du pays avec quelques exceptions dans les Alpes. Elle est en nette régression et est parfois confondue avec la pulmonaire molle (Pulmonaria mollis) qui est encore moins commune et qui elle a des feuilles douces.

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 Comme pour les euphorbes, voici une présentation des divers géranium indigènes que l'on peut croiser sur le territoire. Là aussi je ne prendrais pas le temps detous les détailler. Tous ne sont pas médicinaux et seul l'herbe à Robert porte le titre de plante médicinal. Ici il s'agît du géranium luisant (Geranium lucidum).

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Il n'est pas simple de s'y retrouver. 1 : Le géranium rouge sang (Geranium sanguineum). 2 : Le géranium noueux ou géranium à tige noueuse (Geranium nodosum). 3 :Le géranium des Pyrénées (Geranium pyrenaicum). 4 : Le géranium des bois (Geranium sylvaticum). Se dernier est protégé en Picardie où il se raréfie.

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 Le géranium Robert ou Herbe-à-Robert (Geranium robertianum) est une plante emblématique de la pharmacopée européenne. Peut difficile il pousse facilement. Il était au moyen âge utilisé comme anti-hémorragique et pour les infections de la bouche comme les aphtes, les saignements de gencives ou les maux de dents.

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 Toujours dans la même idée de comparer les plantes semblables génétiquement et/ou physiquement, voici une suite de Rumex. 1 et 2L'Oseille crépue (Rumex crispus) se cuisine bien. 3 : Il en est de même pour la patience à feuilles obtuses (Rumex obtusifolius L.) et 4 : pour l'oseille gracieuse (Rumex pulcher).

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  L'oseille des Alpes (Rumex alpinus) se trouve dans les montagne d'Europe et porte de jolies nom comme celui de rhubarbe des moines. On la rencontre à partir de 1200 mètres d'altitudes jusqu'à 2500 mètres. Elle peut dépasser 1 mètre et servait autrefois en cas de disette à nourrir le bétail et à garder les vivres pour les hommes.

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 La fougère plume d'Autruche (Matteuccia struthiopteris ou Onoclea struthiopteris) se rencontre dans tout l'hémisphère nord. En Amérique les jeunes pousses sont, on les nomme alors têtes de violon. Très rare en France on la trouve que dans quelques stations comme les Voges. Elle bénéficie d'une protection nationale.

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 Les myrtes sont des plantes communes dans le bassin méditerranéen. Leur symbolique est forte dans les 3 religions monothéistes en raison de l'encens que l'on en tire. Chez les peuples latins elles représentaient Vénus et Jupiter, à Démeter et à Perséphone. Avec les baies on produit une liqueur très populaire.

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 Une pivoine ? oui et arbustive, en latin une paeonia, Paeonia sanctus même. C'est un hybride de troisième génération qui présente un coeur doré et des pétales blancs rosés. Les pivoines sont originaire d'Eurasie en particulier de Chine. Il en existe une telle multitude que toutes n'ont pas de nom commun voire latin.

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J'ai trouvée cette grappe de fleurs extra mais je n'ai pas de nom à donner, donc : en cour d'identification. 

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Exemple d'insecte attiré par les nombreuses fleurs : une cétoine dorée (Cetonia aurata). L'an dernier je me suis prise de passion pour ces scarabées inoffensifs et magnifiques qui présentent une grande diversité de couleurs et de motifs et cela, malgré le fait qu'ils adorent manger les fleurs, leur pollen et leurs étamines.

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La reine-des-prés (Filipendula ulmaria) est avec le saule blanc la plante qui a donné naissance à l'aspirine que nous connaissons. Elle aime les lieux humides comme les fossés, les prés inondées ou les aulnaies. On latrouve jusqu'à 1700 mètres d'altitude. Elle posséde de nombreuses vertus médicinales avec contre-indication.

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 La Tulipe d'Aime comme le panneau l'indique est une plante de chez nous ! (je suis en partie un peu savoyarde). On ne la connaît que dans le département de la Savoie et serait en voie de disparition à cause de l'urbanisation du département. Heureusement on la trouve aujuird'hui dans le commerce ce qui la sauve un peu.

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  Une partie du jardin reconstitue une petite forêt où chaque végétal a son étiquette. On trouve même une partie dédiée aux végétations de Méditerranée avec un beau chêne liège (Quercus suber L.) et des cistes, des euphorbes et des aromatiques comme le thym, le romarin ou la sarriette. De quoi ne pas dépayser le Chat.

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 La serre de Madagascar et des milieux arides est justesuper.Il y fait chaud mais cela reste très supportable. On peut yvoir des arbres et d'autres plantes endèmiques, menacées ou disparues à l'état naturelle. L'uncarine grandidier (Uncarina grandidier) est un arbre qui fleurir toute l'année et donne des fleurs riche en nectar.

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 Les aloès sont aussi en fleurs. Il en existent plusieurs espèce mais seules deux ou trois comme l'aloe vera ont des vertus. Originaires d'Afrique et de Madagascar, on en trouve de manière indigène aussi en Inde et en Arabie. Les feuilles épaisses et dentées disposées en rosettes sont très caractéristiques du genre.

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 Cactées et autres euphorbes toxiques se disputent la serre. Ces dernières ne ressemblent pas à nos euphorbes européennes mais à des cactus. Pour se défendre elles produisent un latex mortel. En boire pour étancher sa soif est mortelle, tout comme en brûler pour se réchauffer. Certains aventurier en ont fait l'expérience.

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La pervenche difforme (Vinca difformis)  provient du pourtour de la Méditerranée. Elle s'épend vite et est peut difficile quand elel se trouve dans des zones humides comme elle aime. Elle se transforme alors en un gros buisson présentant des fleurs bleues, parfois violines, aux pétales longs et fins. Elle peut atteindre 2 mètres.

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  La roseraie de Lyon est formidable. Inaugurée le 19 juin1964 d'après le site du parc (ICI), elle s'étend sur 5 hectares juste à côté du lac. Cinq millions de roses (vous avez bien lu) y sont éclairées tous les soirs par des jeux de lumière. Une de ses composantes est la roseraie internationale et ses 30 000 rosiers de 350 variétés.

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 Si on s'en tient au divers dictionnaires, une roseraie est un terrain, un jardin ou un lieu sur le quel se trouve de nombreux rosiers présentées le plus souvent en collections. Si à l'origine ils ont pour but d'être des jardins d'agrément pour la promenade, de plus en plus ils s'orientent vers un but de conservation des cultivars.

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 La première roseraie connue en France est attribuée au roi Childebert Ier (Roi de Paris et des côtes de la manche et de la Bretagne en 511 à la mort de son père) dont le nom signifie "Combat brillant". Ce roi mérovingien est le troisième fils de Clovis. Veillant combattant contre les Burgondes, il meurt sans laissé d'héritier mâle.

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 A l'origine, la roseraie du parc existe depuis 1805. C'est un don dela roseraie conservatoire de Joséphine de Beauharnais, épouse de Napoléon Ier et veuve du vicomte de Beauharnais. Grande dépensière, c'est suite à son divorce avec l'empreur et son arrivée château de Malmaison qui lui permet de pratique sa passion.

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 Josèphine est folle de botanique et prête autant d'importance à son apparence qu'à ses jardins. Elle introduit des espèces subtropicales au moyen de grandes serres. On peut voir ici une certaine forme de nostalgie de son île, la Martinique. Elle mourra d'une pneumonie après s'être promenée dans ses jardins peu vêtue.

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 Sur le parc on trouve les trois styles de roseraies. Celle à la française est la moins présente, elle se trouve près des serres et se reconnaît aux formes géométriques que les parterres et les haies de buis, dévastées par la pyrale du buis (chenille qui est en passant de faire disparaîtrel'espèce)dessinent au sol.

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 Autre style, celui des roseraies jardinées. Elles sont agrémentées de végétaux pour mettre en relief les rosiers avec des plantes qui font ressortir leurs fleurs ou leurs spécificités comme c'est le cas un peu plus bas avec l'association de la rose "Old bluch" de couleur rose tendre et le vert clair des euphorbes des bois.

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  Enfin, la roseraie parc ou à l'anglaise est le style le plus courant de la Tête d'Or. Opposé au style à la française, il a pour but de faire croire aux visiteurs que c'est la nature qui a agencée les végétaux. Les pentes douces, les courbes et les buttes donnent l'impressions que ce n'est pas l'Homme qui décide ici.

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 Généralement la culture des rosiers se fait par bouturage et par greffage et plus récemment, par multiplication in-vitro dans les serres laboratoires ce qui permet d'obtenir des variétés improbables. Généralement les protes greffe sont des variétés de nos rosiers sauvages comme Rosa canina car ceux-ci sont très résistants.

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  La culture associée de divers végétaux à plusieurs buts. Celle-ci permet d'enrichir le sol, en azote par exemple avec la luzerne, d'éloigner les ravageurs comme le datura avec les pommes de terres, de les faires fuir comme la menthe plantée au milieu des fraises, de faire de l'ombre aux jeunes semis comme avec le panais.

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 Voilà le tableau que j'ai trouvé le plus beau ce week-end. J'avais envie de le partager avec vous et espère
bien un jour le reproduire dans mon chez moi, d'autant plus que ces deux espèces apprécient la région.

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Les grandes serres tropicales sont ... grandes. Actuellement on ne peut visiter que 2 des 3 salles qui sont très impressionnantes. "[La] Serre des Camélias (climat tropical froid), [Le] Dôme central et ses 2 chapelles (climat tropical tempéré) et [La] Serre des Pandanus (climat tropical chaud)" C'est cette dernière qui est fermée.

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 Palmiers, oreilles d'éléphants, lianes ... l'air est chaud et pesant mais le spectacle est magnifique. Les fontaines, les statues, les escaliers et les passerelles en fer noir se marient à merveille avec la végétation luxuriante et lesraresmais grandesfleursqui pendent lourdement au dessus de la tête des visiteurs curieux.

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 Agaves et cactus, mais aussi euphorbes et aloès ... tout autant de plantes qui mélangent à la fois l'Afrique, l'Asie et l'Amérique du Sud et du Centre. A la sortie des Serres tropicales humides on se croirait dans le Far-West ! ça pique, ça empoisonne et ça tue ... mieux vaut se contenter de les regarder plutôt que de les toucher.

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 Le jardin alpin était fermé à notre arrviée, dommage, j'aurais aimé profiter de celui-ci d'autant plusqu'il est en fleurs. Nousretrouverons bientôt cette végétation lors d'une excursion dans les Alpes à plus de 1500 mètres d'altitude, dans le département des Hautes-Alpes. Ne reste plus qu'à patienter et prier qu'il fasse beau.

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 En parlant des Serres tropicales humides en voilà une large fleurs. L'air est chaud, lourd et à intervals réguliers des gouttes d'eau sont vaporées. La végétation qui s'y développe est fragile et demande des conditions très particulières comme un niveau d'humidé constant et des fortes températures et une lumière tamisée. 

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  Bien sûr, il y a des orchidées ! Les cypripediums sont des orchidées que l'on trouve surtout dans les tropiques et au niveau de l'équateur, en Europe on en trouve 3 espèces et une seule en France, le Sabot de Vénus d'Eurpoe (Cypripedium calceolus) qui est menacée suite à la destruction de son habitat et sa cueillette.

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 Certaines plantes vertes et fleurs des nos maisons sont parfois en réalité des plantes sauvages et  rares
dans leur milieu. Devenues banales voire ringardes, elles prennent un tout autre charme dans la serre.

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 Le lac du parc contient de nombreux oiseaux aquatiques dont les oies cendrées (Anser anser subsp anser). Elles sont sociables et grégaires et peuvent former de très grands groupes familiaux. Fidèles, les parents sont attentionnés et défendent leurs petits et leur territoire avec acharnement à coups de bec et de cris.

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 Le lac fait plus de 16 hectares. En son centre se trouve l'Île du Souvenir (monument aux morts) qui est accessible par un tunelle qui passe sous l'eau. Deux autres îles sont accessibles uniquement en barque. C'est la que les canards, foulques et poules d'eau viennent dormir et nicher. Le bruit de oiseau s'entend des berges.

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 Les berges sont très agréables. Agrémentées de bancs, d'arbres majestueux comme les érables, les platanes, les tulipiers ou les bouleaux, il est aussi longé par la roseraie et des nombreuses pelouses qui permettent aux citadins de pique-niquer en ayant vue sur la cité internationale mais aussi les animaux et les fleurs.

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 L'aspect japonisan de certains coin du parc sont... extra. Lire, manger et dormir ici revient à aller tout un
après-midi à la campagne. Même les bruits de la ville ne parviennent pas jusqu'à nous, couper par le feuilalge.

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 La rhubarbe géante (Gunnera manicata) est originaire du Brésil et de la Colombie. Elle peut résister à des températures trèsbasses comme des -20°C. AuChilli on la trouve dans les zones d'influence polaire. Elle n'a de rhubarbe que le nom et n'est pas comestible. Contrairement aux feuilles les fruits sont minuscules.

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 Voilà une grosse journée de passée et un gros article réalisé. Nous avons passé plus de 6 heures à regarder,
nomer, sentir, toucher et photographier les merveilles de ce parc où nous avons encore à découvrir.

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 Les insectes y ont leur place même si certaines espèces, souvent invasives, ont fait de très gros dégâts
dans le parc en mettant en péril les collections botaniques de par leur appétit qui est sans commune mesure.

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 De retour en centre ville une autre bonen nouvelle nous attendait, décidément Lyon est la ville de tout
les plaisirs. Prochain article : les Hall Paul Bocuse et leur appel du ventre !

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