vendredi 23 décembre 2016

Destination Bretagne : le parc botanique de Brest.

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 Grosse étape au jardin du Conservatoire botanique de Brest qui est immense. C'est le tout premier conservatoire créé dans le but de mener des missiosn de préservations de la flore. Actuellement les efforts sont centrés sur les espèces menacées en particulier à l'étranger : Madagascar, Madère ou encore les îles Canaries.

 

Les grandes serres.

Chaque serre est un tableau et abrite sa propre flore. Milieux humides, désertiques, tropicaux ... il y en a pour tous les goûts. Je dois avouer avoir une petit préférence pour la serre aux plantes carnivores et celle dédiée à la flore de Madagascare qui est extrêmement belle et que je trouve propose une collection qui sort des clous.

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Agapetes x "Ludgvan Cross"

Ce bel hybride pouvant atteindre un mètre est issu d'Agapetes serpens et A. rugosa, deux espèces asiatiques particulièrement belles mais surtout, résistantes aux conditions climatiques extrêmes, en particulier aux températures faibles. La première vient de l'Hymalaya, la seconde du Népal. Sa floraison s'étale de mai à août.

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Quelques plantes carnivores.

Je ne peux m'empêcher de vous présenter quelques unes de ces mystérieuses plantes. On les trouvent un peut partout dans le monde. Elles ont une alimentation carnée pour combler le manque d'azote de leur milieu. 

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 Ainsi, dans l'abondante collection, on peut rencontrer Sarracenia rubra ssp. alabamensis, une sous-espèce de Sarracenia rubra que l'on trouve fréquemment en Amérique du Nord, en particulier dans certains états américains comme la Floride ou la Géorgie. Sa floraison comme celle de la plupart des Sarracenia est très particulière. Les fleurs présentent des pétales et des sépales modifiés qui leur donne une apparence discrète et unique.

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La collection accueille  également en son sein la droséra intermédiaire (Drosera intermedia). On la rencontre en France à l'excepté dans le Sud-Est et le pourtour méditerranéen, dans les marais et les tourbières. Elle se ratifie du fait de la disparaissions de son milieu qui ne représente que 0,1% du territoire français et qui bien souvent, est asséché. Si vous porter attention aux deux photographies la présentant, vous pouvez admirer l'un de ces proies.

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 Encore une américaine ! La dionée attrape mouche (Dionaea muscipula) a transformée certaines de ses feuilles pour en faire de véritables prisons où les insectes piégés sont dissous lentement. C'est une championne de la longévité, cette dernière peut vivre plus de 20 ans dans son habitat d'origine, à savoir les tourbières à sphaignes. La disparition de ce milieu explique la diminution de cette population qui est considérée comme vulnérable. 

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L'impatiens à deux épreons (Impatiens bicaudata).

Cette plante originaire de Madagascar appartient à la grande famille des impatiens. En France on rencontre de nombreuses impatiens, toutes sont invasives et crées de gros dégâts dans notre environnement à l'exception de l'impatiente ne-me-touchez-pas (Impatiens noli-tangere) qu'il faut bien se garder d'arracher.

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Le belvédère et ses fougères.

 Le belvédère est entouré d'immenses fougères tropicales et abrite même un pin Wollemi (Wollemia nobilis). Tout ce petit monde fait figure de reliques du passé. Ils figurent parmi les premiers organismes végétales à avoir coloniser la terre et, au carbonifère, à avoir servit d'abris pour les insectes géants qui peuplaient alors le monde.

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L'Ochagavia carnea (Ochagavia carnea).

 Cette plante est originaire du Chilli, où elle y est même endémique, et possède une floraison exceptionnelle (il s'agît ici du bouton floral). On la rencontre dans les zones désertiques aux températures élevées l'été mais au climat tempéré en hiver. Elle peut de se fait résister à de faibles températures (entre -7°C et -10°C).

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La lavande à feuilles de fougères (Lavandula pinnata).

On la nomme également lavande de Madère ou lavande pennée. Elle provient des îles Canaries et celle de Madère dont elle est endémique. C'est une espèce particulièrement rare dans son milieu naturel qui a besoin de beaucoup de soleil. On en tire une huile essentielle précieuse pour lutter contre les insectes et les maux de tête. 

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La marsillée à quatre feuilles (Marsilea quadrifolia).

Voici une superbe fougère d'eau qu'il n'est pas courant de croiser. On pourrait penser au premier abords qu'il s'agît d'un trèfle ou d'une oxalis mais ses rhizomes ne trompent pas. Protégée en France, on peut la rencontrer dans les mares et les fosses où l'eau se fait stagnante. Dans certains pays, en particulier en Asie, elle est consommée. En Europe de l'Est et Centrale on l'utilise comme plante magique permettant de voir le monde invisible.

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Le tison de Satan (Kniphofia rooperi).

Cette fleur flamboyante est originaire d'Afrique du Sud. Elle peut atteindre sans mal un mètre de haut et même les dépasser. Elle se plaît dans les sols secs, ne craint pas les fortes chaleurs et montre une certaine résistance aux embruns et aux températures basses. L'épi floral est composé d'une multitude des fleurs orangées et jaunes mesurant 4 centimètres de long et qui sont ponnilisées dans leur habitat naturel par des papillons de grande taille.

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Quelques raretées du territoire français.

Le conservatoire permet d'observer de petits bijoux comme l'andromède à feuilles de podium (Andromeda polifolia) et le panicaut vivipare (Eryngium viviparum) que l'on ne peut observer que dans quelques stations françaises. Ces deux espèces rares et protégées entrent actuellement dans des plans de réintroduction. 

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Le parc du conservatoire.

 Jusqu'au 13 novembre 2016 il y était possible d'observer de nombreuses oeuvres représentant des crabes et composants l'exposition "Abris côtiers". Il s'agit du travail de l'artiste Jérôme Durand, artiste issu de l'école des Beaux-Arts de Brest et très actif en Bretagne mais aussi à travers différents pays du monde comme le Japon ou le Cameroun. Personnellement j'aime beaucoup son travail qui est très poétique.

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Le parc s'étale sur 30 hectares en divers tableaux dans un vallon ombragé traversé par un ruisseau formant par endroits des lacs puis se transformant peu à peu en torrent. Chine, Nouvelle-Zélande, Portugal ... là aussi il y en a pour tous les goûts. En quelques heures de marche, il est ainsi possible de découvrir les grands ensembles de végétation issus des quatre coins du monde. Un belvédère permet d'avoir une jolie vue sur l'ensemble. 

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Les oiseaux du parc.

Le parc abrite de nombreuses espèces d'oiseaux. On les rencontre un peu partout sur le territoire et on les considère souvent comme appartenant à la "nature ordinaire". Parmi celles-ci on rencontre les bergeronnettes des ruisseaux (Motacilla cinerea) et le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) qui se plaît dans les gunneras.

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On rencontre également des grimpereaux des arbres (Certhia brachydactyla). Ce petit oiseau se reconnaît à son chant qui lui permet d'être différencié des autres grimpereaux. Son bec arqué lui permet de débusquer les petits insectes qui se cachent dans la mousse et les crevasses de l'écorce des vieux arbres.

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On trouve les classiques canards colverts (Anas platyrhynchos) qui se plaisent dans la végétation abondante des diverses mares. On trouve également de nombreuses tortues de Floride (Trachemys scripta elegans) qui supportent les températures fraîches que l'on rencontre parfois sur la côte bretonne en hiver et au printemps.

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On observe également des laridés, à savoir des mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus) et toute la série des goélands présents dans la région (Larus sp.) qui sont attirés par les pique-niqueurs. On peut aussi voir de grands échassiers tel le héron cendré (Ardea cinerea) ou l'aigrette garzette (Egretta garzetta). 

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La rhubarbe géante (Gunnera manicata).

Malgré son surnom de rhubarbe, cette gunnère géante n'est pas comestible. Elle nous vient dAmérique du Sud et en particulier des pays côtiers tel que le Brésil et la Colombie. Elle peut atteindre des tailles titanesques, jusqu'à 5 mètres de haut et 3 mètres d'envergures pour les feuilles voire 5 mètres pour certaines, un vrai record ! 

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L'azurite (Echinops ritro).

On le rencontre surtout dans les friches et les terrains ayant des substrats pauvres du pourtour méditerranéen. Il supporte très bien les embruns marins et les très basses températures mais ne tolère pas les sols humide et salins ainsi que le manque de soleil. Ses feuilles présentent ça et là des épines effilées et discrètes.

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Le chou marin (Crambe maritima).

C'est une plante parfaite pour s'essayer aux jeux de mots en tout genre ... C'est aussi une plante protégée qui a subit les désagréments des cueillettes incontrôlées mais aussi de l'urbanisation galopante des côtes. C'est une très bon légume oublié qui peut être cultivé chez soi mais qui ne supporte pas la conservation sur la durée.

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La démesure du parc.

Tout est démesuré dans ce parc, aussi bien la forêt de bambous, celle de fougères équatoriales, le chemin pour admirer les différents tableaux ou la liste des espèces qu'il est possible d'admirer. Traverser la palmeraie ou passer par dessus les cascades s'est s'assurer d'être dépaysé. C'est aussi un poste de choix pour les chasseurs de pokémons qui sont nombreux et se donnent rendez-vous chaque week-end pour partir en chasse.

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Le mot de la fin.

 J'ai adoré ce parc, en particulier la forêt de fougères tropicales. On se croirait dans le val sans fin. Enfin bref, super expérience et pour le coup je n'ai pas regretté que nous ayons atterri ici après que notre sortie en kanoé ait été annulée à cause du mauvais temps. Si vous souhaitez décuvrir le parc, je vous invite à consulter leur page.

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lundi 28 décembre 2015

Sortir à Marseille.

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 Marseille est une ville connue pour son urbanisme, son attachement à la Bonne-Mère et sa population cosmopolite. Son port est le premier de France et le cinquième d'Europe ce qui permet à la ville d'interagir avec l'ensemble du monde méditerranéen. De ces échanges est née une culture mêlant l'architecture, les plantes, les saveurs, les musique et les langues venues du Moyen Orient, d'Afrique et d'Europe pour un résultat coloré.

 

Le parc du 26e centenaire.

 J'ai déjà pu à l'occasion vous parler de ce très beau parc dans cet article (ICI) ou dans cette rubrique (). Construit pour les 2600 ans de la ville, il est hérigé sous l'ancienne gare de transport de déchets. De ce fait certaines plantes et certains arbres périclitent très vite en raison des sols qui restent assez pollués. Cela ne semble pas déranger les palmiers du jardin oriental dans le quel on pourrait se croire dans un véritable riad.

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La myrte de Tarente (Myrtus communis subsp. tarentina).

 On la rencontre de marnière naturelle sur presque tout le pourtour méditerranéen. En Italie et en France elle est très présente dans la végétation locale que l'on nomme le maquis. Avant de devenir d'un bleu profond, ses fruits sont verts puis rouges. Ils sont comestibles bien murent mais crus n'ont pas très bon goût.

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Le romain (Rosmarinus officinalis).

 Tout comme la myrte il pousse sur le pourtour méditerranéen et se plaît dans la garrigue. Depuis plusieurs millénaires l'Homme l'utilise en médecine populaire, dans le rites religieux, en parfumerie et en cuisine pour ses vertus et son goût. Il est typique de la cuisine méditerranéenne et s'invite dans de très nombreux plats.

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Le pourpier maraîcher (Portulaca oleracea).

 Il fait bien hurler des jardiniers en envahissant les potagers mais aussi les jardins, les parcs, es quais de gares ou encore les trottoirs. Pourtant c'est un excellent comestible, présent partout en France et pouvant être cuisiné de mille manières aussi bien cru que cuit. Nous n'avons pas pu résister à l'envie d'en planter quelques brins. 

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La tueuse de papillons.

Difficile de sensibiliser les gens sur le danger des plantes invasives. Souvent belles, on ne voit toujours les dangers qu'elles représentent pour nos plantes et nos animaux sauvages. De ce fait ceux qui entreprennent de les éradiquer sont souvent traités tel des personnes n'aimant pas la nature alors que c'est tout l'inverse. Ici il s'agît de l'araujia porte-soie (Araujia sericifera), une plante d'Amérique du Sud qui piège et tue les papillons.

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Le Sylvain azuré (Limenitis reducta).

 En parlant de papillons, en voici un très beau. Ce Sylvain est présent un peu partout en France hormisdansquelques départements. Sa chenille se nourrit des chèvrefeuilles (lonicera) et fait son cocon d'hibernation à partir des rameux et des feuilles de sa plante haute. On nome se type d'abris un hibernaculum.

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Le peuplier noir (Populus nigra).

C'est un arbre qui aime les zones humides et marécageuses, les bords de berge et le long des petits affluents. Il est très fragile face à la modification de son environnement, ses graines étant peu adaptées pour survivre longtemps dans un sol qui ne leur est pas propice. Ses bourgeons dégagent une délicieuse odeur.

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Le platane occidental (Platanus occidentalis).

 Cet arbre nous vient d'Amérique du Nord. Il est arrivé au 17e siècle en Europe comme arbre ornemental. Depuis les hommes lui ont également trouvés une utilité en ébénisterie. Aujourd'hui ces grand arbres qui peuplent nos villes et nos campagnes semblent condamnés. Abattus car accusés d'aggraver les accidents de la route, le chancre coloré (maladie américaine des platanes) tue à petit feu les derniers individus qui n'ont pas encore été coupés.

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Les véroniques arbustives (Hebe).

Ces petits arbustes de couleurs variées sont originaire de l'hémisphère Sud, en particulier d'Australie, de Nouvelle-Zélande et d'Amérique du Sud. La véronique arbustive se plaît sur Marseille en raison du sol calcaire, de sa résistance aux embruns et des températures ne descendant jamais en dessous de -7°C (ce qui leur est fatal).  

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Les eucalyptus (Eucalpytus).

 On connaît bien ces arbres via les bouquets des fleuristes, les huiles essentielles pour parfumer mais aussi les médicaments. Ce que l'on sait moins c'est que ce sont des arbres qui fûrent plantés en Méditerranée pour la production de papier. Résultat des courses ils sont devenus à bien des endroits invasifs. De plus ils augmentent le risque d'incendie, diminuent les réserves d'eau et détruisent les d'insectes présentes là où ils se trouvent.

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Le jardin japonais.

 Le jardin japonais du parc n'est pas bien grand mais très agréable. On y retrouve les grands codes : haies de bambous, le tsukubai utilisé pour le rituel du thé, une végétation maîtrisée mais qui paraît naturelle, une marre où on peut entendre le roulis de l'eau et des fleurs parfumées qui se déclinent dans un camaïeu de rose.

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La thubaghie violacée (Thubaghia violacea).

 Elle appartient à la famille des allium qui regroupe les poireaux, lais oignons et les aulx. Elle est originaire du sud de l'Afrique. C'est une bonne comestible qui à le goût de l'ail tout comme les fleurs en ont l'odeur mais je pense qu'il est bien plus intéressant de l'avoir dans son jardin que dans son assiette.

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L'ailante glanduleux (Ailanthus altissima).

 Voilà une autre plante invasive bien problématique pour nos fragiles écosystèmes. Cet ailante porte le sufixe de "glanduleux" en raison du renflement qui se trouve à la base du pétiole des feuilles. Que ce soit en Australie, aux États-Unis ou chez nous en France, le constat est le même : là où pousse l'ailante peu de plantes indigènes (sauvages) trouvent leur place. La belle invasive émet des substances dans le sol qui détruisent ses concurrentes.

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 La tourterelles turque (Streptopelia decaocto).

 Voilà un oiseau que j'aime énormément. Tout comme le pigeon biset caporal (Columba livia) que l'on croise énormément en ville, elle n'a pas très bonne réputation. Pourtant c'est un très bel oiseau fidèle et grégaire qui s'habitue vite aux humains du coin de jardin qu'elle fréquente au point de devenir parfois semi-domestique.

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Le faux-poivrier odorant (Schinus molle).

Il vient des Indes où il fût pendant longtemps un arbre très apprécié pour ces nombreuses vertus. Aujourd'hui il est encore utilisé en médecine mais aussi comme combustible, pour fabriquer des haies et des barrière ou comme soutient aux murets. Les rois des Andes étaient embaumés avec sa résine odorante. De nos jours il est employé dans les mélanges de poivres aux 5 baies bien qu'il soit de la famille des Anacardiacées et non des Piper.

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Le charme d'Adam c'est d'être à poil !

 Pour différencier les hêtres des charmes, il suffit de regarder le bord des feuilles. Si celui-ci présente de petites dentures il s'agît d'un charme, si à contrario il est lisse avec quelques poil c'est un être. La phrase "le charme (l'arbre) d'Adam c'est d'être (hêtre) à poil" est un bon moyen mnémotechnique de s'en rappeler.

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Plaisir des goûts : la fête du miel.

 C'est un moyen ludique et plutôt agréable de découvrir le marché de Marseille. Présent tous les jours sur le Prado, il propose une multitude de produits. C'est à cette occasion que l'on peut acheter les produits des producteurs locaux de la régions mais aussi profiter des nombreuses manifestations qui sont organisées.

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La douceur du miel.

 J'adore le miel, j'en suis littéralement folle. Néanmoins j'en consomme peu ou du moins avec parcimonie, d'une part parce que c'est un aliment onéreux mais surtout parce qu'il ne doit pas ce consommer comme un simple morceau de sucre. Le nombre de miels existant est incroyable, mais j'ai une préférence toute particulière pour le miel de montagne, le miel de thym et le miel de sapin qui ont un goût et une saveur inégalables et bien marqués.

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Au contact du public.

 C'est tout ce que j'aime. La passion ne peut être transmise et partagée que lorsqu'elle est accessible au public et plus globalement, à tous les types de publics. Les démonstrations, les explications, les sorties ... c'est tout ce qui me fait rêver et dont j'aimerai d'ici quelques temps faire mon métier, pour rendre la nature plus accessible.

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Découvrir le bon mangé local.

 Du fait de son histoire, Marseille est une ville riche en spécialités culinaires que l'on ne trouve nul part ailleurs. C'est le moment de goutter la bouillabaisse (la vraie de vraie), les navettes, les pieds-paquets, la bourride, la soupe au pistou, la tapenade, la sauce au pastis, le pain à l'ail, la fougas, le caviar d'aubergine ...

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 Découvrir le port et ses navires. 

 Les terrasses du port, c'est un peu le lieu incontournable pour les touristes qui font escale à Marseille dans les énormes bateaux de croisière. Il s'agit d'un grand centre commerciale plutôt orienté sur le luxe (mais pas que) où l'on peut depuis les grandes terrasses qu'il comporte à ses étages admirer les géants des mers.

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La Méditerranée aux portes de Marseille.

 Ellen'a pas fière allure, la Méditerranée qui s'étend aux pieds de la ville de la Madone. Certes son eau est bien bleue et le vent y est chaud, mais sous la surface c'est une toute autre histoire. L'ONG Sea Shepherd a publié il y a 4-5 mois de cela une série de vidéos faisant état du fond marin bordant la ville, il y a de quoi désespérer.

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Les yeux rivés sur le ciel.

Dans le ciel marseillais il y pas mal de choses à voir. Là aussi quelques géants de métal peuvent être observés, ils se dirigent ou partent du grand aéroport qui se trouve à Marignagne. Et puis il y a les goélands leucophées (Larus michahellis) avec leur plumage varié qui permet d'identifier facilement les jeunes individus.

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Le mot de la fin.

 Il y a bien des choses encore à voir sur Marseille (vous devez en avoir une petite idée si vous suivez mon blog). La ville regorge de parc, d'événements et on peut y trouver quelques musées sympasmême s'ilssont trop peu nombreux à mon goût. Le tout est de se laisser aller au rythme de la ville entre tradition et urbanisme.

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mercredi 8 avril 2015

Les pieds dans l'eau.

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 Grand ciel bleu et plage de sable fin pour admirer le coucher de Soleil sur la mer. Marseille a un parfum d'ailleurs quand on prend le temps de s'assoir sur un rocher et de regarder les vagues... bon le vent des les yeux et l'eau qui trempe les pieds rendent l'instant beaucoup moins glamour mais qu'importe, le moment est magique.

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 Nombreux sont les promeneurs ce jour là et pour cause, les températures sont exceptionnelles malgré le Mistral. À vrai dire, Marseille est l'une des villes les plus chaudes de France pour pas dire là plus chaude, et même si les températures ailleurs semblent un peu en dessous de la moyenne, la ville le fait oublier.

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«Marseille est une ville magnifique qui froisse et qui déplaît au premier abord par la rudesse de son climat et de ses habitants. On s’y fait pourtant, car le fond de ce climat est sain et le fond de ses habitants est bon.» Sand

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 Oui allons mettre les pieds au bords de l'eau... et pas dans l'eau... manque de chance c'est trop tard, une vague plus forte et rapide que les autres submerge mes chaussures adorées. Et pas de grosses chaleurs pour se sécher... arg. Tampi, pour me consoler, je garder sur moi l'odeur des embruns salés.

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 Passage rapide par le parc du 26e Centenaire. Un chat ensauvagé traque deux gros rats dodus à ne plus en pouvoir qui, par dépit finiront par se jeter dans le canal et le traverser à la nage. Les paons à notre grande surprises sont très haut perchés dans les arbres et dans le noir de la nuit s'appel avec leur célèbre chant.

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 Au le vieux port, je tenais absolument à voir et photographier la vente à la criée. Manque de chance, le levé se fait tard (contrairement au Chat, la Renarde peut être longue à émerger) et il y a peu de vendeurs, je n'ose pas les approcher avec mon appareil ... ça sera pour la prochaine fois. Toute fois le temps est au beau fixe.

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 La cathédrale Sainte-Marie-Majeure appelée affectueusement la Major est l'église la plus imposante du vieux port. Elle remplace l'ancienne Major, elle même bâtie sur une très ancienne église chrétienne qui contenait le plus grand baptistaire de Gaule connu à ce jour et qui aurait été couverte de mosaïque et de calcaire rose. 

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 Belles promenades pour ce weekend à la mer, toujours en amoureux, entre le soleil, les livres à dévorer et les plantes vertes et sauvages qui ont envahi la ville avec la gestion raisonnée des espace vert, on ne sait plus où en donner de la tête. Retours en Isère depuis avec la surprise de trouver, déjà, les premières morilles.

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samedi 31 janvier 2015

Le parc du 26e Centenaire.

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 Voilà quelques jours de décembre passés dans la belle ville de Marseille. Il pleut, le vieux port est désert et même la grande roue n'attire pas les foules. Au marché de Noël les vendeurs sont frigorifiés dans leurs chalets et regardent d'un air passant les rares bateaux qui sont de sortis. Bref c'est pas la joie.

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 Mais nous sommes bien couverts et pouvons profiter avec joie du spectacle que nous offre la mer. Le Mucem est presque vide à l'exception de la (super) librairie qui abrite les promeneurs peu pressés de se retrouver trempés par les embruns marins, les grosses gouttes et décoiffés par le vent violent.

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 Passage éclair par le jardin des migrations attenant au musée. Pas de visiteurs en vue mais toujours un sacré sale temps. Quelques fleurs et beaucoup de verdure dans le quel le feuillage vert-argenté des euphorbes et celui gris-blanc des jeunes saules se démarquent des autres vivaces et des éléments en pierre.

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 Chardons Marie, grandes mauves, lavandes et lavandins, légumes oubliés, sauges multicolores, plantains du cerf, rosiers ... le jardin des migrations. retrace l'histoire des plantes et des hommes sur le pourtour méditerranéen. Dans cet article ICI vous pouvez le retrouver plus en détail avec quelques autres beaux jardins de Marseille.

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Les jours suivant le soleil s'invite, le vent cesse et il fait relativement doux. C'est une occasion pour aller visiter le parc du 26e Centenaire. Inauguré en 2001, il fait référence à la ville de Marseille, fondé ily a 26 siècle de cela sous le nom de Massaila (dixit Wiki). Il est labélisé comme jardin remarquable depuis 2005 et s'étand sur 10 hectares.

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 1 et 2 : Le lilas de Perse (Melia azedarach) est un arbre dont le bois est parfois utilisé pour confectionner des chapelets. Il n'a rien à voir avec la famille des lilas mais présente des fleurs qui leurs sont semblables. Très toxique, il peut servir d'insecticide. Les baies peuvent être mortelles et faire péricliter les espèces alentours.
3 et 4 : L'amandier (Prunus dulcis) produits des amandes qui sont réputées en gastronomies mais aussi pour les soins doux par les plantes et l'alimentation. Les amandes douces donnent une huile bonne pour la peau, les amandes amères sont utilisées pour donner de l'appétit mais attention, leur ingestion chez l'enfant peut être fatale.

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 Le jardin africain est composé d'espèces robustes et de dunes. En arrière plant on peut voir se dessiner dans l'ombre un désespoir des singes (Araucaria araucana). C'est un intrus ! En effet celui-ci est originaire d'Amérique du Sud, on le rencontre en Argentine et au Chilli où il estl'arbre national. Sa sève aurait des vertus thérapeutiques.

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 Curiosité local, des poules et des coqs en liberté qui font le plaisir des petits et des grands. En liberté dans le parc, ils vont et viennent à travers les buissons et se partagent les bouts de pain distribués par les promeneurs avec les pigeons, les tortues, les mouettes, les canards et les rats (sic la photo du haut à droite). On peut également admirer de magnifiques guêpiers et même des perruches.

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 De conception contemporaine, on compte dans le parc 26 séquoias géants (Sequoiadendron giganteum) pour symboliser les 26 siècles de la ville. Construit sur l'ancienne gare SNCF du Prado, en son coeur se trouve un lac entouré 4 jardins thématiques composent le paysage à l'aide plantes indigènes mais également exotique.

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Myrte, chêne, feuillages et arbres ... il y a beaucoup de choses à voir même si ce n'est peut être pas la meilleure saison pour les amoureux de fleurs et des papillons ou qui aiment les atmosphères bucoliques. Néanmoins c'est une belle sortie à faire en période d'hiver, en particulier quand les autres parcs se montrent moins agréables.

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Le palmier de Saint Pierre (Yucca filifera) n'est pas un palmier mais un yucca. Originaire du Mexique et en particulier du désert, il peut atteindre parfois 15 mètres ce qui est rare sur le pourtour méditerranéen où il est rare qu'il dépasse les 2 mètres. Ses fruits, son hampe florale et ses fleurs sont comestibles.

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 Le faux poivrier (Schinus molle) est un vrai arbre.... bon l'humour on repassera. Bien qu'il ne soit pas un poivrier, ses baies piquantes et parfumées sont utilisées dans le mélange des 5 baies. L'écorce et la résine de cette arbres seraient utilisées pour leurs vertus tonifiantes, astringentes, anti-fongiques, anti-microbiennes etc.

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 Le rinçe bouteille (Callistemon citrinus) est le plus souvent présenté sous son nom latin. Il originaire d'Australie où il pousse dans les régions humides et marécageuses ou aux abords des cours d'eau. Sensible au froid, il est cultivé en Europe pour ses fleurs insolites, sa floraison hivernale et son feuillage à l'odeur de citron.

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 La couleur chez les fleurs joue un rôle très important. Elle permet aux insectes de les repérer et de les poliniser bien que l'on ne sache pas encore si certains couleurs sont là pour attirer des insectes insectes spécifiques à la plante. Les flavonoides composent les différentes teintes comme le violet.

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L'arbousier commun (Arbutus unedo) est répandu dans le Sud de la France. Constituant commun de la garrigue avec le chêne vert, l'olivier et la bruyère arborescente, il produit des baies au goût fade qui sont préparées en coulis, en confiture ou en liqueur. Il aime les solspauvresen calcaire et les bords de côtes.

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 Murrier tortueux ? Hêtre tortueux ? aux abords de l'étang de très beaux arbres se distinguent des autres et s'élancent élégament au dessus de la pelouse et de l'eau. Mais je sèche pour leur identification, les arbres c'est pas mon fort mais je m'y mets doucement. Je pencherai pour la famille des aulnes.

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 Les graines du pittospore du Japon (pittosporum tobira) sont enfermées dans de jolies baies rouges. Toxiques pour les animaux et pour les enfants, leur couleur attrayante est là pour attirer les oiseaux qui se chargeront de disséminer les graines digérées en vol et de couvrir ainsi une large étendue.

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 L'agave d'Amérique (Agave americana), présente aussi sous sa forme marginée sur ces photos (Agave americana "Marginata"), est une plante qui a été introduite sur tous les continents. Ornementale, on peut en tirer des fibres à tisser, des boissons plus ou moins alcoolisées et des médicaments anti-inflammatoires.

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La Dentelaire du cap (Plumbago auriculata) de la variété Imperial Blue est une jolie plante qui fleurit du printemps à l'automne. Sa croissance rapide permet d'aiguailler facilement un lieu situé en plein soleil. Indifférente à l'humidité et résistant plutôt bien au froid c'est une bonne plante de jardin.

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 Bougainvillier (Bougainvillea spectabilis) est une fleur qui fait illusion. En effet petite et blanche, c'est sa bractée colorée et non ses pétales qui attire les insectes pollinisateurs. C'est un arbuste grimpant et épineux qui peut atteindre plus de 10 mètres. Aimant les zones chaudes, ont le retrouve aux quatre coins de monde.

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 Pas toujours facile de reconnaître les plantes et arbustes sans leurs fleurs mais juste avec les feuilles. Mais leur forme, leur couleur et l'oeil avisé de mon amoureux sont là pour nous aider. La plus longue appartient au laurier rose (nerium oleander) et la plus courte au pittospore du Japon (pittosporum tobira).

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 La rose est cultivée par l'homme depuis plusieurs siècles. Il faut remonter à l'époque des égyptiens et des grecs pour trouver la trace dans les écrits des premiers cultivars. Les rois se la sont appropriés et elle est devenue la marque de la noblesse. Depuis le 18e siècle et leur polarisation, elles connaissent un beau succès au prés des professionnels et des amateurs au point d'être la fleur la plus vendue au monde.

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 Le cyprès est un arbre qui depusi une trentained'année est utilisé comme haie. Ce connifère peut atteindre des tailles respectables et compose des coupes vents efficaces en particulier ici à Marseille où le mistrale peut se faire violent. Son feuillage dense et sa croissance rapide 

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La rose à une symbolique très forte. C'est la fleur de l'amour et même de la passion quand elle se fait rouge, celles des déesse de l'amour Aphrodite et Vénus et de la Sainte Vierge et de la dévotion chez les chrétiens. Offrir une rose permet de dévoiler son amour, 2 est un moyen de se faire pardonner et 12 pour des fiançailles.

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 Le moineau domestique (Passer domesticus), ici abrité dans un chêne, est un oiseau commun. Petit et trapu, il se nourrit de graines et de brins d'herbe mais peut adapter son régime alimentaire. Très intelligent, on en a même vu ouvrir les protes automatiques de magasins ou d'hôtels pour chercher leur nourriture.

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 Voilà un champignon qui se plaît en ville (parce que oui, un article sans champignon ,hé bien ce n'est plus un article ^^). Je pencherai du côté des tricholomes mais sans grande conviction ou alors, peut être une espèce exotique, arrivée avec les plantes et en particulier les grands arbres introduit dans le parc.

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 L’araujia porte-soie (Araujia sericifera) est une plante invasive dont les fleurs tuent les papillons qui s'y coince ou s'y brise la trompe. Ne pouvant plus s'alimenter ils meurent de faim. Elle fait concurrence aussi à de nombreuses plantes locales qui finissent par disparaître sous la pression de cette terrible et toxique liane.

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 Et puis pour finir, le jardin oriental. C'est l'endroit que je préfère dans le parc, une véritable oasis parcourue de voies d'eau. Le lieu est d'idyllique voire paradisiaque et je n'ai qu'une hâte, me trouver à l'ombre de ces dattiers et palmiers au coeur de l'été à l'abirs du soleil. Pour connaître un peu mieux le parc du 26e centenaire, voici ci-dessous une petite vidéo qui ne manquera pas de le mettre en lumière. Bonne ballade.