lundi 13 juin 2016

Sortie dans les Calanques 12-1.

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Voilà le premier billet d'une série dédiée aux Calanques marseillaises. Courts, ils seront publiés de manière rapprochée pour former un grand article. Pour ce premier "épisode" j'ai le plaisir de vous présenter un versant de la méditerranée que je ne connais que peu : les paysages de Cassi et de la Ciotat ainsi que le parc du Mugel.

 

Les cistes (Cistus).

Nous nous trouvons dans le parc naturel des Calanques. On peut y rencontrer plusieurs espèces de cistes. Ceux aux fleurs roses sont des cistes cotonneux (Cistus albidus) appelé aussi cistes blancs en raison du duvet qui couvre leurs feuilles. Ceux à fleurs blanches sont des cistes à feuilles des sauges (Cistus salviifolius). Ce sont les deux espèces les plus communes dans le secteur car elles sont parfaitement adaptées au sol calcaire.

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L'immortelle commune (helichrysum stoechas).

C'est une plante aux fleurs jaunes parfumées qui dégage une forte odeur de curry. Elle entre dans la composition des bouquets de la Saint Jean mais aussi de remède en médecine populaire. Devenue rare dans de nombreux endroits, elle fait l'objet d'une protection partielle et de restrictions pour ce qui touche aux cueillettes.

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Les falaises clacaires.

Elles font parties intégrantes de Calanques. C'est en leur sein que l'on trouve une faune et une flore atypique, et parfois, endémique. Les falaises calcaires sont très sensibles aux embruns et à la pluie. De ce fait il n'est pas rare d'en voir des bloques chuter dans la mer, parfois à quelques mètres des promeneurs et baigneurs.

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L'apyllanthe de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis).

C'est une jolie plante surnommée herbe à lièvre et au port bouissonnant qui est  typique de la garrigue. Ses fleurs sont comestibles et ont un goût sucré. Elles sont utilisées par petite touche dans les desserts et les salades, mais ce sont les animaux, en particulier les troupeaux de moutons et de chèvres, qui l'apprécie le plus.

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Le parc du Mugle de La Ciotat.

Ce parc possède de multiples avantages. Il est bordé par une calanque où il est possible de se baigner en famille et où il est agréable de se reposer sur la pelouse. Au nord une grande falaise permet de jouir d'un point de vu imprenable sur la mer, de pratiquer l'escalade et de bénéficier d'un micro climat. De ce fait on trouve une grande variété de plantes exotiques dans des jardins luxuriants et qui se plaisent sous le soleil méditerranéen. 

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Le flambé (Iphiclides podalirius).

C'est un grand papillon que l'on reconnaît aux six rayures noires de ses ailes. Sous sa forme larvaire de chenille il se nourrit de fruitiers, en particulier de cerisiers, de prunelliers, d'aubépines, de pêchers ou encore d'amandiers. On le rencontre dans la plupart des Pays qui composent l'Eurasie hormis au Nord et dans certaines zones. Il se fait de plus en plus rare. En France nous avons la chance de pouvoir le rencontrer presque partout.

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lundi 21 mars 2016

Le parc de la Tête d'Or au fil des saisons.

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 Je me souviens toujours avec plaisir de notre première sortie et découverte du jardin botanique de la Tête d'Or de Lyon (jardin au quel j'ai pu consacrer l'un de mes articles les plus complets du blog ICI). En février nous sommes retournés au parc pour en découvrir une nouvelle facette, toute aussi plaisante et à la quelle j'ai dédié une petite vidéo ICI. Je vais finir par ouvrir une rubrique propre à la ville lumière tant nous y sommes attachés.

 

Ballet musicale.

Voilà une belle chorale. Les cygnes tuberculés (Cygnus olor) se font discrets à côté du tintamarre provoqué par les turbulantes oies cendrées (Anser anser). Cet hiver, on a peu en voir plus d'une centaine se promener nonchalamment sur les pelouses du parc peu fréquenté à cause la pluie et du froid. Tout incident est l'occasion pour elles de donner de la voix et les chamailleries pour de la nourriture sont nombreuses.

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Voilà un paisible couple de cygnes tuberculés (Cygnus olor) qui va bientôt s'apprêter à couver.

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L'appétit et la curiosité des oies cendrées (Anser anser) est sans limite, leur hardiesse aussi.

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Les saules (Salix sp.).

Ce genre compte pas moins de 360 espèces. Dans ce cas il devient vient difficile de faire la distinction entre une espèce et une autre quand on se trouve dans un jardin botanique qui comporte des plantes originaires des quatre coins du monde. Les parties reproductives de l'arbuste qui sont des fleurs se nomme des chatons. Les pollens sont déplacés par le vent, on dit alors que la reproduction est faite par une pollénisation anémophile.

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Ce saule (Salix sp.) commence à donner des chatons. Bientôt ils se couvriront de pollen jaune.

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Les prunus et leur histoire.

Les prunus un sous grande de la vaste famille botanique des rosacées et chez qui ont trouve plus de 200 espèces. On les reconnaît à leurs fleurs blanches ou roses à 5 pétales. Ce sont pratiquement toujours des arbres fruitiers. Parmi les plus connus il y a le cerisier, le prunier, l'abricotier ou encore l'amandier.

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Le daim européen (Dama dama).

En faisant quelques recherches sur le daim, j'ai découvert avec beaucoup de surprise qu'à l'origine il vivait de manière naturelle dans le sud-est de la France (départements du pourtour méditerranéen). On le trouvait ainsi jusqu'en Turquie. Aujourd'hui on le rencontre dans notre pays plus que dans les parcs et jardins où il fait figure d'espèce ornementale. Voilà de quoi se mettre à rêver de grandes hardes de daims tachetés dans nos forêts.

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Contrairement à la plupart des cervidés, les daims adultes gardent leurs tâches sur leur pelage.

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Après 8 mois de gestation, il n'est pas rare que la daine mettent au monde deux faons.

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La lobulaire maritime (Lobularia maritima). 

Elle dégage une délicieuse odeur de miel. Petite et vivace, elle attire par sa floraison abondante les insectes pollinisateurs. On dit alors d'elle qu'elle est mellifère. D'ordinaire présente dans les dunes et les rochers, elle est de plus en plus utilisée dans les jardins comme couvre sol pour son odeur et ses jolies fleurs blanches. 

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L'hellébore orientale (Helleborus orientalis).

Elle est à l'origine d'un nombre incroyable d'espèces horticoles et d'hybrides issues de cette belle fleur appelée également rose de Carême. Pourtant elle n'a rien de la famille des rosacées mais de celle des renonculacées. Ce nom erroné est dû à la grande passion que l'on vouait (et que l'on vous toujours) aux roses, au point de donner ce nom à d'autres fleurs à fort potentiel esthétique. Elle s'en différencie par sa morphologie et sa toxicité.

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C'est une plante rustique qui peut résister au gel et aux très basses températures, jsuqu'à - 19°C.

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Vive le printemps.

Je ne vous apprends rien en écrivant que c'est la toute première saison de l'année et pourtant, en fonction des régions du monde ce n'est pas forcement le cas. Pour ceux  qui connaissent la mousson, il n'existe tout simplement pas. Pour d'autres c'est une saison importante liée à la fécondité et à la vie. De nombreuses festivités sont alors organisées pour rendre hommage aux divinités et au Saints pour s'attirer leurs grâces.

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Les dahlias (Dahlia).

Ce sont des plantes originaires d'Amérique centrale. Elles sont très prisées et on en compte un grand nombre d'espèces. Ils servaient de nourriture pour le bétail des Aztèques, comme plante médicinale et comme plantes ornementales pour décorer leurs cités. Il faudra attendre la fin du 18eme siècle pour voir ces plantes prendre leur nom de dahlias et fleurir sur le sol européen. Depuis on en compte des centaines de variétés. 

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C'est une plante fragile qui ne supporte pas le gel et qui demande un certain nombre de soins.

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Le cyclamen du Caucase (Cyclamen coum subsp. coum). 

Il est originaire des pays du sud-est de l'Europe. Comme pour les autres plantes présentées, on trouve une grande variété de sous-espèces, de variétés et d'hybrides de cette fleur. Sa floraison est plutôt hivernale et peut se prolonger sur le printemps. Le mieux est de l'installer dans une terre riche et plutôt bien ombragée.

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Le flamant rose (Phoenicopterus roseus).

 C'est le flamant le plus commun. Il vit en très grands groupes comportant parfois plusieurs milliers d'individus. De petites populations restent à l'année en Europe mais la plupart des oiseaux migrent vers l'Afrique pour  nicher. Ils tiennent leur couleur rose des microalgues et des microscrustacés qu'ils consomment grâce à leur bec atypique crochu, large et pourvu d'une sorte de filtre. Avec un tel physique, il est bien difficile de le confondre.

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L’émeu d’Australie (Dromaius novaehollandiae).

C'est le deuxième plus gros émeu au monde et le dernier représentant de sa famille, les autres espèces étant éteintes. Tout comme l'autruche, il est élevé pour ses plumes et sa viande. Ainsi en Australie il n'y a rien d'extraordinaire à manger un blanc d'émeu, pas plus qu'il est incroyable pour un saoudien de manger un steack de chameau ou pour un lapon de se faire un pavé de renne, tout est une question de culture.

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Le jardin botanique.

C'est notre endroit favoris dans le parc. Pour le moment il est encore peu fleurit mais il sera au top de sa forme aux alentours de la fin avril et au début mai. Pour ceux qui veulent se familiariser avec les différentes espèces de plantes sauvages indigènes à notre territoire et à leurs fleurs, c'est ce qu'il y a de mieux. Ainsi il est possible de comparer directement sur les plantes tout en sous les yeux les noms des espèces observées.

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Au bord de l'eau.

Il ya bien des choses à voir : des oies, des cygnes, des foulques, des poules d'eau ou encore des canards mais aussi des tortues qui se la dore tranquillement au soleil. Et puis il y a les arbres. Grands, beaux et majestueux, ils en imposent par leur stature. Ces photos datent de cet automne. Il s'agît de cyprès chauves (Taxodium distichum) et de tulipiers de Virginie (Liriodendron tulipifera) aux fleurs magnifiques et énormes.

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Les grandes serres. 

Pas de grand reportage photo sur les serres cette fois-ci. En effet elles ont déjà eu leur moment de lumière sur le blog. Et pourtant, il y a encore bien à dire. Elles abrite toute une variété de plantes exotiques, cela va de la minuscule orchidée à l'immense palmier en passant par toute une déclinaison de plantes originaires des quarte coins du monde. La serre des plantes originaires de Madagascar est la plus saisissante à mon goût.

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La capilaire (Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens).

Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens : c'est un bien long nom scientifique que porte la capillaire. Son nom vernaculaire fait référence à la croyance populaire erronée (et issue de la théorie des signatures) selon la quelle cette petite fougère aurait le pouvoir de faire repousser les cheveux et de lutter contre la calvitie

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Le mot de la fin.

Voilà un pot pourri de nos dernières sorties au parc de la Tête d'Or (d'octobre à février) et, qui je le crois ma foi, symbolise assez bien le printemps avec les fleurs roses et les quelques oiseaux que vous pouvez voir dans cet article (et la vidéo). À venir en complément, d'ici un ou deux jours maximum, un petit billet sur la magie des halles Paul Bocuse, un endroit où la ripaille, la gastronomie et les arts de bouche sont mis en avant. 

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mercredi 17 février 2016

Quelques minutes de Nature : Le parc de la Tête d'Or - Lyon.

Quelques minutes de Nature est une série de reportages amateurs de 2 à 5 min ayant pour thème la faune, la flore, les espaces naturels, le patrimoine campagnard et tout ce qui touche de près ou de loin à l’environnement. QMDN est issu du blog "La Renarde des Alpes". Pour ce premier épisode, c'est du côté de Lyon et en particulier du Parc de la Tête d'Or que cela se passe. Au programme : un peu d'histoire, quelques fleurs et beaucoup d'animaux de poils et de plumes.

lundi 30 novembre 2015

Le Parc des Oiseaux de Villars les Dombes.

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Pour cet article nous ne sommes pas partis en montagne ni en bords de mer mais dans les Dombes. Elles se situent dans l'Ain et sont composées de marécages et d'étangs. C'est une zone très riche en espèces animales et en particulier en oiseaux en raison du nombre important de ressources pour ceux ci (amphibiens, poissons, nichoirs etc.) ce qui pousse certains d'entre eux à stopper leur migration et à s'établir dans la région.

 

Le tantale ibis (Mycteria ibis).

 Ce grand oiseau africain se rencontre parfois mais très rarement en Espagne. C'est un solitaire qui comme de nombreux échassiers ne peut se passer des étangs et des rivières où les eaux sont de faibles profondeurs. Il y trouve sa nourriture (poissons, insectes et grenouilles) en grattant la vase avec ses pattes.

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 Le nicobar à camail (Caloenas nicobarica).

 Le nicobar à camail est un oiseau commun dans le Sud-est de l'Asie. Il vit au sol dans les forêts de type tropicales ainsi que les mangroves et se nourrit de tout ce qui lui tombe sur le bec : graines, fruits, insectes. De temps à autre ils'accorde une bonne sieste dans les branches des arbres en particulier en journée.

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L'échasse blanche (Himantopus himantopus).

 L'échasse blanche a une répartition mondiale. Cet échassier se rencontre avant tout dans les marais et les vasières, aussi bien en eau douce que dans l'eau salée. Pendant la période de nidification il se regroupe en petites colonies et défend avec force son nid, allant jusqu'à simuler une blessure pour faire fuir les prédateurs.

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 L'ombrette du Sénégal (Scopus umbretta).

 C'est un oiseau un peu atypique que les ornithologues ont du mal à classé car il tient à la fois du héron mais aussi de la cigogne. Le plumage de sa tête est très particulier donnant à celle-ci une forme de massue. Il se fond à merveille dans les branches des arbres où il passe les heures les plus chaudes de la journée.

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La serre africaine.

 Elle représente une forêt tropicale et une partie des étages qui la compose. Ni figure pas la canopée, une zone située entre 20 et 40 mètres de haut et où se trouve 70 à 80 % des espèces animales. C'est là que les fruits sont abondants mais aussi que le soleil est accessible aux plantes. Au niveau du sol il n'y a presque aucune lumière, les feuilles filtrent le moindre rayon et plonge les animaux ne pouvant atteindre les cimes dans la pénombre.

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 La spatule blanche (Platalea leucorodia).

 C'est un oiseau dont on peut avoir la chance en certaines occasion de croiser part chez nous. Il tient le nom de spatule en raison de son long bec qui se termine de manière évasée et plate. Il lui sert à filtrer les fonds sableux et vaseux dans les quels vivent ses proies : de petites organismes tels que des larves, des petits poissons et leurs alvins ainsi que des crustacés d'eau douce. En Europe les populations ont beaucoup de mal à augmenter.

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La sterne inca (Larosterna inca) et l'œdicnème bridé (Burhinus grallarius).

Voilà deux oiseaux fort différents et qui pourtant, partagent sans heurts le même territoire. La sterne inca est un oiseau marins facilement identifiable à ses moustaches blanches qui se nourrit de petits poissons tout comme l'œdicnène bridé qui apprécie également les insectes, les batraciens,les serpents et les coquillages.

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Chauve qui peut !

 Bon ok, je dois reconnaître que ce jeu de mot est tout pourrit (pourtant ça me fait toujours autant rire ...). La roussette de Lyle (Pteropus lylei) porte aussi le nom de renard volant du Vietnam. Cette grande chauve-souris pouvant atteindre 80cm d'envergure se nourrie exclusivement de fruits qu'elle trouve à la cime des arbres.

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La tardone casarca (Tadorna ferruginea).

 Ce canard se rencontre un peu partout dans l'hémisphère Nord mais reste rare en dehors de l'Asie. Il n'est pas très farouche en dehors de la période des amours et des nidification. Bien que non apparenté aux oies, il possède le même régime alimentaire que celles-ci et n'hésite pas de temps à autre à gober quelques insectes.

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Le pélican frisé (Pelecanus crispus).

Le pélican frisé est un oiseau dont les populations sont menacées et subissent une forte décroissance (il resterait moins de 1000 couples dans le monde). Pour pêcher, les individus se regroupent pour pousser les bancs de poissons vers les berges et les zones d'eaux peu profondes pour les attraper plus facilement.

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L'oiseau qui fait mouche.

 Le colibri falle-vert (Eulampis holosericeus) ne mesure pasplusd'une dizaine de centimètres pour maximum 8 gr. Son plumage vert brillant le cache très bien dans les forêts des Antilles. Son nid tout aussi léger se compose de lichen, de toile d'araignée et de fines brindilles. Il est construit en hauteur à l'abris des prédateurs.

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L'autruche africaine (Struthio camelus).

On ne présente plus cette espèce qui est aussi bien connue des petits que des grands. Elle appartient au genre Struthio qui autrefois comportait d'autres autruches comme l'autruche asiatique (Struthio asiaticus), l'autruche à cou rouge (Struthio bradydactylus) ou l'autruche de Chine (Struthio wimani). Toutes se sont éteintes à différentes période de l'histoire, parfois avant même l'apparition de la préhistoire mais aussi il y a peu au XXe siècle.

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La championne de vol en altitude.

 L'oie à tête barrée (Anser indicus) est une petite oie asiatique que l'on reconnaît aux deux bandes noires situées à l'arrière de sa tête. Lors de sa migration en direction de l'Inde, elle peut voler à plus de 8 km voire 10 km d'altitude ce qui en fait la recordman dans toutes les catégories. Une petite population vit en Suède.

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La serre des Loris.

 Le parc des oiseaux de Villars les Dombes s'est muni d'une volière où vivent une multitude de loriquets à tête bleue (Trichoglossus haematodus). Ces perroquets sont les seuls de leur famille à se nourrir de nectar. Pour 50 centimes on peut leur tendre un gobelet de nectar que les oiseaux semblent apprécier. J'en profite aussi pour vous montrer le minois de mon bien aimé tout trempé et pour cause, il pleuvait des cordes ce jour là.

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Le vautour fauve (Gyps fulvus).

On voit enfin ce beau rapace repeupler nos territoire bien que cela soit lent et encore une démarche fragile mais pas simple de l'admirer dans son milieu, pour le moment c'est surtout dans les parcs et chez les dresseurs qu'il est possible de le rencontrer car il se "plaît" bien en captivité et connaît un bon niveau de reproductivité.

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Calao à casque rouge (Aceros corrugatus).

 Je dois avouer que cet oiseau m'a beaucoup impressionné. Sa calotte rouge massive, ses cils donnant l'impression d'être couverts de mascara et le tour de ses yeux bleu turquoise lui donne quelque peu un air comique, mais la taille et la force de son bec musclé qui lui donne la possibilité de briser les noix les plus dures.

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Les calaos.

 Atypiques et de formes multiples mais toujours équipés d'un grand bec, ces oiseaux ont depuis des temps immémoriaux fascinés les hommes. En Afrique ils font parti des rites et des mythologies cosmogoniques (reproduction ritualisée des origines de l'humanité) avec pour symbole celui du guerrier et/ou du sage.

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Le flamant de Cuba (Phoenicopterus ruber).

 Il ne faut pas le confondre avec le flamant rose (Phoenicopterus roseus) qui ets une espèce différente qui n'est présent en Afrique, en Europe et en Asie. Le flamant de Cuba (invasif en Europe) lui ne vit que sur le continent Américain et dans les îles Caribéennes. Leur régime alimentaire est sensiblement le même.

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 Arboretum.

 Le parc comporte également un arboretum, c'est à dire une collection botanique centrée sur les arbres. Sous de nombreuses essences des panneaux indiquent leur nom, leur genre et leur espèce. C'est un moyen facile et agréable de découvrir les arbres de nos contrés mais aussi d'ailleurs et qui font le quotidien des oiseaux.

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La nurserie.

Pour un bon suivit des oiseaux, en particulier dans les programmes de protection, les oeufs sont incubés dans un couveuse en nurserie (visible du public). Les oisillons sont par la suite nourris à la main avant d'être introduits dans les volières ou de partir dans d'autres parcs pour permettre aux populations de se maintenir. 

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Cormoran varié (Phalacrocorax varius).

 Ce cormoran australien présente est joliment bigarré. Il se nourrit de grands poissons pêchés en pleine mer mais aussi dans les zones marécageuses comme les estuaires, certaines baies ou les mangroves. Grâce  à la vitesse avec la quelle il pénètre l'eau et à son bec terminé en crochet il saisit ses proies sans mal. 

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Nager comme un manchot.

 Si les manchots ne sont pas du tout des oiseaux fait pour le vol (au contraire des pingouins), ils sont d'excellent nageurs. Les manchots du Cap (Spheniscus demersus) sont de véritables virtuoses  dans ce domaine. Malheureusement c'est une espèce très en danger qui risque l'extinction si rien est fait.

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Un petit Eden.

 Les Dombes en dehors du parc sont un vaste territoire qui procurent à de nombreux oiseaux le gîte et le couvert mais aussi une halte bien méritée à de nombreux migrateurs qui parfois décident de passer l'hiver dans les marais et sur les petits étangs qui le compose. C'est aussi un endroit de choix pour pratiquer la pisciculture

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Le mot de la fin.

 Je ne sais pas si on peut dire que nous avons eu une idée lumineuse de visiter le parc sous une pluie battante, mais après plus de deux heures de voiture nous n'avons pas eu le cœur à faire demi-tour, d'autant plus que l'air frais a fait sortir tous les oiseaux qui d'ordinaire reste la journée au frais dans leurs abris. Résultat, gros rhum et fièvre carabinée pour moi mais je ne suis pas déçue, le parc est vraiment magnifique ! À refaire cet été d'urgence !

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lundi 15 septembre 2014

Parc zoologique de Barben.

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Le Zoo de Barben

 Arrêt le temps d'une journée dans l'immense parc zoologique de Barben. Plus de 500 animaux d'une centaine d'espèces différentes y coulent des jours paisibles. Les 9 kilomètres du sentier aménagé permettent aux visiteurs de les admirer.
Le parc, comme la plupart des parc animaliers, à plusieurs missions :
- permettre l'étude scientifique d'espèce difficiles d'accès dans leur milieu naturel.
- permettre la préservation et la reproduction d'espèces menacées.
- sensibiliser les publics au monde animal sauvage.
A savoir, les animaux présentés sont tous issus de la captivité hormis quelques uns, prélevés illégalement dans la nature puis saisis par les douanes avant d'être confiés aux bons soins des soigneurs de Barben. 

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A gauche : L'agame barbu (Pogona vitticeps) est un reptile endémique de l'Australie qui connaît un grand succès chez les terrariophiles. Dans la nature les individus sont bruns et gris avec de nombreuses marbrures mais les animaleries proposent des spécimens avec des couleurs chatoyantes et variées.
A droite : Le dragon d'eau (Physignathus cocincinus) est un cousin de l'agame barbu. Il peut atteindre 1 mètre. Les mâles abordent une jolie crête bordée d'épines. Cette espèce possède un oeil pinéal (nommé troisième oeil) sur le sommet du crâne (pour savoir de quoi il en retourne c'est ICI).
Il y a de nombreux reptiles encore à admirer dans le reptilarium : anacondas verts, pythons molures, crocodiles nains ou tortues hargneuses n'en sont que quelques exemples.

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 Rares sont les parcs où l'on peut admirer le rhinocéros blanc (Ceratotherium simum). C'est une espèce avec le statu de casi-menacée. A l'état sauvage on en compte environ 11 000. Il existe deux sous-espèces : Ceratotherium simum simum qui est la plus courante et Ceratotherium simum cottoni qui a l'état sauvage aurait disparu. On n'en recense plus que 9 individus en captivité...

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 La girafe du Niger (Giraffa camelopardalis peralta) est une sous-espèce de girafe que l'on rencontre dans les régions sahléiennes. En danger d'extinction critique, il resterait moins de 200 individus en liberté. Avec les programme de préservation on en compte 336 à travers le monde actuellement. De 50 en 1996, l'effectif est passé à 156 en 2005 et depuis ne cesse de croître même si cela reste très fragile.

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 Le daim européen (Dama dama) ne se rencontre pas dans nos forêts françaises (du moins, pas de manière naturelle) mais est populaire dans les parcs et même chez les particuliers. La période du rut a débuté, les bois des mâles perdent leur velours de manière impressionnante comme ici (rien de douloureux). Les bois deviennent durs et les andouillers acérés. La gestation dure 8 mois chez les femelles qui donnent naissance à un seul faon.

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 L'ours brun (Ursus arctos) est l'un de plus gros prédateur terrestre actuel. Présent dans presque tout l'hémisphère Nord, il se décline en de nombreuses sous espèces. Ainsi l'ours européen pèse en moyenne 80 kg et mesure 1,50 mètre dressé sur ces pattes arrières alors que le Kodiak, le plus gros de tous, peut atteindre 750kg et mesurer debout 3 mètres. Actuellement on compte 28 ours en France: 8 mâles, 11 femelles (dont une non détectée depuis 2013), et 9 de sexe indéterminé. En 2014 5 oursons sont nés à l'état sauvage.

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 La grue demoiselle (Grus virgo) est la plus petite de gures. Très présente en Asie, on la renonctre également dans ls champs cultivés et humides du sud de l'Europe. C'est un oiseau sociable au cri puissant qui peut s'entendre à plus de 2 kilomètres les jours de vent. On en compte environs 220 000 à travers l'Eurasie.

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 Le tigre (Panthera tigris) fait parti des supra-prédateurs. On en compte 9 sous-espèces dont 3 ont disparu : le tigre de la Caspienne (Panthera tigris virgata), le tigre de Java (Panthera tigris sondaica) et le tigre de Bali (Panthera tigris balica). Aujourd'hui on peut encore rencontrer :
- le tigre de Sibérie (Panthera tigris altaica) qui est le plus grand.
le tigre de Chine méridionale (Panthera tigris amoyensis) qui est le plus menacé.
le tigre d'Indochnie (Panthera tigris corbetti) qui a plus grans nombre de rayures.
le tigre de Malaisie (Panthera tigris jacksoni), le dernier découvert en date (2004).
le tigre de Sumatra (Panthera tigris sumatrae), le plus petit de tous (et endémique).
le tigre du Bengale (Panthera tigris tigris), le plus connu et le plus répendu.
Toutes les sous-espèces de tigres sont en danger et la plupart sont proches de l'extinction !

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 Le suricate (Suricata suricatta) est le seul mammifère du genre Suricata. Les individus vivent dans de grands groupes familliaux solidaires et s'abritent la journée de la chaleur dans des terriers profonds. Insectivores, vifs et gourmands, ces animaux au métabolisme rapide chassent 8 heures par jours mais en cas de disette, ils peuvent se contenter d'un insecte à l'année ! 

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 La panthère ou léopard () paratge de nombreux points communs avec le tigre. En effet ils partagent le même ancêtre commun (la division c'est faite il y a un peu plus d'un million d'années), sont en grave danger de disparition et comptent neuf sous-espèces :
- le léopard d'Afrique (Panthera pardus pardus)
- le léopard d'Indochine (Panthera pardus delacouri
- le léopard de Perse(Panthera pardus saxicolor)
- le léopard Indien (Panthera pardus fusca)
- le léopard du Sri Lanka (Panthera pardus kotiya)
- le léopard de Java (Panthera pardus melas)
- le léopard de Chine du Nord (Panthera pardus japonensis
- le léopard d'Arabie (Panthera pardus nimr)
- le léopard de l'Amour (Panthera pardus orientalis)
Dans les légendes Kényanes il existerait un lion tacheté, le Marozi (créature cryptée en cryptozoologie). Il s'agirait n réalité d'un croisement entre un léopard d'Afrique et un lion d'Afrique même si ces croisements n'ont pu être observé qu'en captivité. L'hybide se nomme Léopon (léopard x lionne) ou Lipard (léopard x lion).

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 Un peu de botanique. La clématite des haies ou clématite vigne-blanche (Clematis vitalba L.) est une plante grimpante qui appartient aux renonculacées, au même tire que le bouton d'or ou la populage des marais. C'est l'herbe aux gueux : les mendiants s'en frottaient les feuilles contre la peau pour créer des ulcèrent et ainsi susciter la pitié. 

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 Le dromadaire (Camelus dromedarius) est surnommé chameau d'Arabie. On le reconnaît à son unique bosse. Techniquement le chameau et le dromadaire peuvent être considérés l'un et l'autre comme étant de la même espèce même si nombreux sont les spécialistes dont l'avis diverge sur la question. Le fruit des amours du chameau et du dromadaire ce nomme le turkoman. Comme chez les chevaux, on distingue les dromadaires de courses et les dromadaires de traits. 

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 L'un des meilleures attraction du parc est, à mon avis, la serre aux vautours. On rencontre deux espèces dans celle-ci, le vautour africain (Gyps africanus) et le vautour fauve (Gyps fulvus). Un chemin aménagé permet de passer parmi les oiseaux hauts perchés. Il est possible de les admirer également pendant le spectacle de fauconnerie proposé.

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 Adorables les makis catta (Lemur catta) ! On les nomme makis mococo, makis à queue annelée ou lémures à queue annelée. Populaires dans les zoos, dans le milieu naturel on ne les rencontre que dans le Sud de l'ïle de Madagascar (espèce endémique). C'est une espèce en danger du fait de la disparition de leur habitat. Ils vivent en société matriarcales et se nourrissent de fruits.

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 Plus classique, les chèvres naines (Capra aegagrus hircus). Devenue commune comma animal de compagnie, elle est à l'origine utilisée comme bétail au Sénégal et au Tibet dans les zones rudes. Elle est le fruit de nombreux croisements et est- désormais considérée comme une espèce à part entière.

On rencontre d'autrees animaux plus au moins connus : zèbres, éléphants, hippopotames, lions, bisous ou cerfs. Le parc est ouvert toutes l'année sauf le 25 décembre. Néanmoins il est plus agréable d'en profiter l'été, le charme de la Provence s'ajoutant à celui du dépaysement. Néanmoins les jours de grosses chaleurs les animaux se font discrets. Cette année il y a eu de nombreuses naissances, on peut ainsi admirer deux petits lynx, un girafon, un bébé maki catta et de très nombreux faons et même un zébron. Pour plus d'info c'est ICI

 

Le bal des rapaces

 Parmi les divers animations proposées, il est possible d'assister à superbe spectacle de fauconnerie. A savoir que le 31 août à l'occasion de la journée internationnale des vautours. Pour suivre l'événément je vous donne rendez-vous ICI pour ceux qui sont sur Facebook

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 Le faucon pèlerin (Falco peregrinus) est un rapace robuste que l'on retrouve dans toutes les parties du globe ce qui est assez exceptionnel. Chasseur avisé, il se nourrit d'autres oiseaux qu'il percute en plein vol. Il est a se titre l'oiseau le plus rapide du monde en piqué, il peut facilement dépasser les 350 km/h ! Commé tous les rapaces français il est protégés. Ceux présentés ici proviennent d'élevages.

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 Les buses ne sont pas en reste. Vifs et agiles, elles comptent parmi les oiseaux les plus intelligents avec les corbeaux, les pies et les perroquets.
A gauche : la buse variable (Buteo buteo). On la rencontre partout en France et s'observe l'été sur les bottes de foins où elles prennent l'affût ou sur les piquets des bords de route.
A droite : la buse de Harris (Parabuteo unicinctus) se rencontre elle en Amérique Centrale. Elle a la particularité de chasser en groupe de 4 à 6 individus ce qui la rend redoutable.

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 On rencontre quelques échassiers pendant la représentation qui viennent avec plaisir parmi les visiteurs. Cette cigogne blanche (Ciconia ciconia) est accompagnée d'ibis. Chassée à outrance pendant de nombreuses années, les cigogne sont encore considérées au sein de l'union européenne comme "préoccupation mineur" (LC).

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 Les vautours africains (Gyps africanus) et les vautours fauves (Gyps fulvus) peuvent partager les mêmes aires de répartition même si on ne rencontre que le vautour fauve en Europe. Charognards, leurs têtes sont dépourvues de plumes pour se faufiler avec aisance dans les carcasses. Ce sont des éboueurs naturels qui permettent de nettoyer les carcasses et de limite les risques de contamination.

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 La fauconnerie est un sport vieux comme le monde. C'est l'art de capturer un gibier avec un oiseau de proie. Elle serait originaire d'Asie Centrale, sur les hauts plateaux. Transmise aux germains par les mongoles, ces premiers l'enseignent à leur tour aux gaulois et aux arabes suite aux grandes invasions. En France elle devient un art réservé aux rois et aux nobles, seuls autorisés à chasser.

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 Voilà mon oiseau fétiche, le pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus), emblème des États-Unis que l'on retrouve sur le blason du pays. C'est un pygargue pêcheur aux serres puissantes, au bec acéré et aux ailes puissantes. On le rencontre du Nord de l'Alaska au Sud du Mexique. C'est un oiseau sacré pour de nombreux peuples amérindiens et souvent, leurs plumes blanches ornaient les coiffes des grands chefs. 

 Cliquez sur l'image pour accéder au site !

 Il faut bien un après-midi pour avoir le temps de profiter de chaque animal proposé à l'observation. En somme un très beau parc animalier avec une véritable démarche de préservation des espèces. Chaque enclos prospose une zone aux les animaux peuvent se cacher du public. Le bon compromis qui mérite bien cinq étoiles !
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