lundi 10 juin 2013

Soleil et pluie sur le jardin.

P1030257

Ah le soleil! quel bonheur de le retrouver même si par moment, la pluie et parfois la grêle s'invitent, au risque de tremper le linge qui sèche et se balance au rythme de la brise chaude. J'en profite pour vous présenter la nouvelle disposition des articles qui se veulent plus condensés.

(Ci-dessous une plume du pic épeiche qui a élu domicile chez nous.)

Et aussi, merci à ma petite mère pour avoir pu emprunter son super appareil photo.

1P10302472P1030248

3P10302504P1030253

 Quelques plantes intensives du jardin qui sont bien plus sympathiques et utiles que l'on peut le penser. Toute mauvaise herbe a un bénéfice et ne mérite pas vraiment le terme de "mauvaise".

1: Je me suis souvent trompée dans l'identification des gaillets dans mes articles, mais depuis le stage de samedi dernier, j'ai apprit à les reconnaître. Il s'agit ici du gaillet gratteron qui s'accroche (tiges et graines) aux animaux et aux vêtements pour se replanter lui même. Il est sudorifique et diurétique. Ses graines peuvent être grillées pour servir de substitut au café.

2: La grande ortie est souvent chassée des jardins. C'est pourtant une plante riche en vitamines et en sels minéraux qui peut aussi bien être cuisinée que transformée en engrais ou insecticide ou même en vêtements. En magie elle permet de se protéger d'un mauvais sort et même de le renvoyé sur celui qui l'a lancé.

3 et 4: Le géranium herbe-à-Robert est lui aussi une plante médicinale qui soigne énormément de maux: 

- usage externe: en gargarismes ou en compresses pour les angines, les aphtes, les dartres, les plaies et les amygdalites.

- usage interne: pour ses vertus hémostatiques mais aussi pour soigner les néphrites, les lithiases rénales, les oliguries, les diabètes et les diarrhées.

P1030251
 Notre bon vieux bouton d'or se décline en de nombreuses espèces, toutes ayant des pétales jaunes et étant toxiques. Il appartient à la famille des renoncules qui compte 1500 sous-espèces dont le rare troll d'Europe.

1P10302872P1030291

3P10302944P1030296

Là aussi quelques plantes comestibles aux multiples vertus. La nature est plus riche qu'on peut l'imaginer.
1 et 2: Bon nombre de pissenlits, appelés dents-de-lion, sont en graines. On parle dès lors d'aigrettes. Ses feuilles sont riches en vitamine C et en carotène, on les consomme jeunes en salade crues ou en gratins. Vielles elles deviennent coriaces pour les dents. Son nom vient de ses propriétés diurétiques : " pisse-en-lit".

3: Le trèfle des près appelé trèfle violet est à l'origine des variétés fourragères cultivées dans nos champs. Bon engrais, c'est aussi une plante médicinale dont les têtes fleuries peuvent être utilisées en cuisine. Les graines moulues donnent une farine riche en vitamines.

4: Ces géraniums mous (qui ne sont pas apparentés à nos géraniums de jardinières qui eux appartiennent à la famille des pélargoniums) sont butinés par un bombyle (surment bombylius major). Il est apparentée à son propre genre (bombyliidae) et non a celui des bourdons, des mouches ou des abeilles. La femelle pond se oeufs à l'entrée des nids d'abeilles solitaires ou de guêpes. A l'éclosion les larves se nourrissent des oeufs et des nymphes de ces dernières.

P1030254

 Le lamier tacheté (lamium maculatum) est une de mes plantes adorées. Comestible et médicinale, les fleurs peuvent être séchées pour confectionner des infusions (voir la rubrique atelier). Les jeunes pousses sont consommées de manières diverses cuites ou crues comme des légumes.

1SAM_77522SAM_7753

3P10303324P1030333

 Qui dit jardin dit fleurs d'agrément. Bien qu'issue de la nature, leur culture et les nombreuses hybridations les ont rendues plus complexées, en couleurs et/ou en senteurs.

1 et 2: Il existe quelques espèces d'iris sauvages en France dont l'iris des marais qui est entièrement jaune et très présent en Isère. Mais c'est sous ses nombreuses formes cultivées qu'ils sont les plus connus. Sous la Grèce antique, l'iris représentait l'arc-en-ciel et était l'incarnation du messager des dieux. Pour les égyptiens, la fleurs et sacrée et sous l'ancien régime français, elle est l'incarnation de la royauté. Le rhizome de certaines espèces est très prisé par les parfumeries. Autrefois ce dernier était pilé, réduit en farine puis tamisé pour parfumer les cheveux car la poudre obtenue possède un parfum de violette tenace.

3 et 4: La pervenche est elle aussi une plante à fleurs qui a était importée dans nos jardin a des buts esthétiques (c'est également une contractuelle mais ceci est une autre histoire). Les pervenches sauvages sont un bon indicateur en forêt pour savoir où les zones d'activités humaines ce sont établies de par le passé. En effet, elles affectionnent les lieux où autrefois l'homme c'est installé (cultures de champs, constructions ...) il y a des années, des siècles voir des millénaires! C'est donc une précieuse alliée pour les archéologues, les géologues mais aussi les forestiers. Dans le folklore c'est une plante médicinale qui soignerait de nombreux maux. En pharmacie, les extraits de ses feuilles soignent la vinblastine.

P1030307

 Le sureau est une arbuste qui apprécie les sols riches en azote. Ses baies font la joie des oiseaux, en planter un chez soi c'est s'assurer de voir tout au long de l'année de nombreux volatiles dans le jardin. En cette période de floraison, il est temps de cueillir les hampes florales. En France il existe 3 espèces: le sureau rouge et le sureau noir qui sont comestibles et le sureau hièble aux baies toxiques.

P1030312 P1030313

P1030314 P1030315

 C'est aussi sur les sureaux de la maison que les oreilles-de-Judas ont élu domicile. Ces champignons (Auricularia auricula-judae) portent ce drôle de nom car ils poussent majoritairement sur le sureau, arbre sur le quel Judas se serait pendu. Le terme oreille vient lui de leur forme et de leur texture cartilagineuse. Comestibles, on les emploie dans la cuisine asiatique (bouillons, rouleaux de printemps ...). Pour se faire il faut les sécher puis les réhydrater dans de l'eau chaude pendant 15 à 20 minutes. Au Canada pendant le réveillon, ils sont glacés au chocolat puis disposés sur la bûche de Noël. On peut aussi les trempée crus dans de la liqueur et les déguster tel quel.

Bref, riches en fer, en magnésium, en potassium et en protéines, les oreilles-de-Judas sont un bon aliment pour l'organisme, surtout quand il s'agit de réduire les carences de celui-ci.

P1030326

 L'égopode podagraire (herbe aux goutteux car soignerait la goutte) du bas de la côte est sur le point de fleurir. Rencontrée aussi au stage de samedi au chaudron magique, c'est une plante comestible qui se consomme généralement cuite dans les soupes, les gratins, les tartes, les rouleaux de printemps ... bref un peu comme des épinards. Elle est aussi considérée comme invasive car très résistance et fort prolifique. Pour la stopper, on plantera des capucines qui lui feront concurrence.

1SAM_77792SAM_7773

3SAM_77964SAM_7810

 Le soleil et les fleurs sont au rendez-vous, ce qui permet d'admirer une très grande variété d'insectes qui, la plupart du temps se font discrets.

1: La cétoine dorée est très courante en cette période, on peut souvent entendre son vol lourd et parfois même le voir se cogner aux fenêtres tout pataude qu'elle est. Elle peut être confondue avec sa cousine la cétoine cuivré car l'espéce peut se revêtir d'une gamme varié de couleur, passant du vert au doré voir au bronze.

2: La lampyre est plus connue sous le nom de ver-luisant (il s'agit ici de la larve). C'est un insecte précieux pour le jardinier car il se nourrit des limaces et d'escargots (aussi bien sous la forme juvénile qu'adulte). La lumière dégagée par l'abdoméne de ce coléoptère (dernier ségment chez les mâles et les larves, l'ensemble pour les femelles) à pour but d'attirer les mâles qui sont ailés et donc mobiles mais aussi de dissuader les batraciens de les gober. En effet une fois dans l'estomac de la bête, la lumière du ver-luisant (produit par la bioluminescence) éclaire l'animal de l'intérieur ce qui le rend très visible à l'oeil des prédateurs. A savoir, les oeufs aussi sont lumineux.

3: Clitellaria ephoppium est une petite mouche au thorax rouge que je trouve fort esthétique. Loin d'être aussi irritantes que les mouches à viande ou les mouches communes de nos maisons. On la trouve dans toute l'Europe. Ses larves on pour nourriture les fourmis

4: Le capricorne de Scopoli continu à prende place sur les fleurs et herbes du jardin au soleil. Se nourrisant de pollen, c'est un bon polinisateur. Pour différencier les deux sexes, rien de plus simple, les antennes de la femelle font la taille de celle-ci, celles du mâle le double de celui-ci.

SAM_7758SAM_7757SAM_7756

 Rien de plus plaisant que de voir le jardin bien vert et ensoleillé. L'abondance d'eau et de soleil nous promet de jolies fleurs pour cet été après un printemps discret.

SAM_7775

 La récolte des truffes continue, timidement. Quelques jours de beau temps devront suffire pour remplir à nouveau notre petit panier. La saison a commencée tardivement cette année, ce qui laisse l'espoir de trouver de jolis spécimens jusqu'en septembre comme en 2011.

1SAM_77822SAM_7784

3SAM_77864SAM_7788

 Dans le jardin, il y a certes des fleurs sauvages, mais aussi bon nombre de fleurs d'agréments, disposées ici et là par les mains expertes de nos voisines car c'est de leur superbe jardin que ces quatre photographies sont tirées.

1 et 2: Célèbres dans les jardins, les rhododendrons sont rois. Ce sont des arbustes que l'on retrouve désormais aux quatre coins du monde englobent le sous genre des azalées. Ceux de nos jardins sont issus des espèces sauvages d'Asie mineure et des Alpes. Le miel de rhododendron est appelé miel fou car il contiendrait des toxines présentes chez certains sous genre de la plante. Il aurait des effets hallucinogènes et laxatifs dont auraient été victimes dans l'antiquité les armées grecques et celles de Pompée.

3: Bien que connu comme drogue, le pavot est aussi une plante ornementale. Dans les fait, le terme pavot regroupe toutes les plantes de la famille des papavéracées dont fait parti le coquelicot. Il existe de nombreuses espèces de pavots sauvages, souvent protégées car endémiques, qui varies en couleurs: rouge, jaune, orange, blanc.. il y en a pour tous les goûts. Nos pavots de jardin sont originaires d'Asie car plus robuste et plus colorés.

4: Les clématites grimpantes sont très prisées. Agréables pour les yeux et parfois pour les narines, elles s'adaptent mal aux sols calcaires. Il en existe plus de 300 espèces et 400 cultivars ce qui donne un vaste choix. Dans le passé, les mendiants se frottait la peau avec de la clématite pour provoquer des irritations et attirer la pitié.

P1030355

 La boarmie commune est un papillon de nuit présent partout sur le territoire français. Sa petit chenille brune apprécie le vigne, le lierre, l'aubépine, le bouleau, le troène, le lilas, le chèvrefeuille, le frêne, et le chêne.

1SAM_78182SAM_7820

3SAM_78234SAM_7825

 Il y a presque un parfum d'été dans le jardin. Le soleil tape fort, on sèche, on prépare et on cuisine les plantes et de temps un autre, un visiteur s'immice dans la maison fraîche.

1 et 2: La mélisse officinale et la sauge des près (de gauche à droite) ont été mise à sécher. Elles serviront d'infusion tout au long de l'été, conservées dans des bocaux hermétiquement fermés et mis à l'abri de la lumière.

3 et 4: Le Lézard des murailles est le lézard le plus commun en France. On le trouve partout en Europe et depuis peu, en Amérique du Nord. C'est un petit reptile (20 cm pour les mâles, 18 pour les femelles) qui aime les murs et les vieilles pierres. Sa queue se casse facilement pour échapper plus facilement aux prédateurs. Elle repousse par la suite mais plus petite, lisse et entièrement grise et parfois, de manière double. C'est un vorace qui se nourrit d'insectes, d'araignées, de pucerons, de vers, de teignes, de criquets... brefs de tout ce qui peut causer du tords au jardin et au potager.

SAM_7828

 Pendant longtemps j'ai confondu scabieuse des champs et knautie des champs qui, il faut l'avouer sont très semblables. Pour les différencier, la scabieuse a ses akènes (sacs à graines) pourvus de collerettes à 5 pointes noires alors que celles de la knautie possèdent des akènes équipées de 8 courtes pointes. De plus la scabieuse possède des petites soies noires ce que n'a pas la knautie.

1SAM_78352SAM_7842

3SAM_79924SAM_7993

 Les fleurs des derniers jours sont encore là et encore plus nombreuses, et ce ne sont pas les intempéries qui vont venir leur faire courber la tête et tirer grise mine.

1 et 2: La muscari à toupet est une plante  sauvage de la famille des asperges (mais a longtemps été affiliée à celle des lys). Elle porte de nombreux surnoms tel que ail-a-toupet, queue-de-poireau ou encore poireau-roux. Autrefois elle était utilisée comme plante médicinale. Les bulbes écrasés et appliqués sur la peau réduisaient les rougeurs. Cuits et consommés ils étaient diurétiques. Mis en beaucoup dans du vinaigre ils perdent leur amertume et peuvent être servis comme accompagnement. Sauvage à l'horigine, on retrouve la muscari à toupet dans beaucoup de jardins.

3 et 4: La grêle ne nous a pas épargnée. Néanmoins il semblerait que les cerises encore vertes n'aient pas été abîmées, ni que les fleurs et les feuilles aient subis de dommages. La grêle est produite (si on peut le dire ainsi) par les cumulonimbus quand l'air est très humides et les courants ascendants forts. Le plus gros grêlon serait tombé en Espagne pour un poids de 2Kg. La plus grande circonférence quand à elle aurait été homologuée au Nebraska, elle serait de 47,6 cm. Voilà des "records" qu'il faut mieux ne pas se prendre sur le coin du nez.

SAM_7777

Le clairon des ruches (Trichodes alvearius) tient son nom du fait que ses larves se nourrissent des celles des abeilles et des guêpes. Adulte, il est phytophage (pollen des ombrélifères) mais chasse parfois d'autres coléoptères sur les fleurs où ils sont attirés par le nectar.  

SAM_8016 SAM_8015

SAM_8021 SAM_8012

 Fin tragique pour ces rongeurs, les beaux jours ont ravivé l'instinct de prédation de nos charmantes boules de poils. Rien de mieux pour dératiser un jardin. Si aujourd'hui se sont les chats qui ont pour tâche de préserver les récoltes les potagers des coups de dents et des grignotages, pendant longtemps ce sont les genettes communes qui ont eu se rôle. Rare et protégée dans nos contrées, elle est encore très présente en Afrique, la genette d'Europe a été utilisée comme ratié. En effet l'animal est nocturne et mange tout ce qui plus petit qu'elle ce qui pratique dans la lutte contre les nuisibles. Mais sa forte odeur musquée et son caractère sauvage l'ont éloigné des habitations. Dès lors elle a été chassé pour sa fourrure ce qui a entraîné sa raréfaction. Depuis 1981 la genette figure sur la liste des mammifères protégés: "Il est interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter".

SAM_8250

 En attendant les chats continus leur partie de chasse. Le rougequeue noir n'a pas eu de chance, de lui il ne reste qu'un beau tas de plus à l'entrée de la terrasse. Insectivore (encore un ami du jardinier), il devient frugivore à l'arrivé de l'automne, quand les invertébrés se font rares. Il est protégé depuis 1981 sur l'ensemble du territoire.

SAM_8257SAM_8251SAM_8265SAM_7979

 Après l'effort le réconfort. Peut être pourrais-je bénéficier à mon tour des moelleux coussins et sièges de la terrasse à mon retour. Pour le moment, ils sont monopolisés.

 


samedi 1 juin 2013

Sortie en montagne 6.

SAM_7637

 Me voilà pour quelques jours en montagne. La végétation et les fleurs sont encore rares et le temps reste relativement rude mais quel plaisir de parcourir l'herbe verte et grasse. Au programme, traversée à pied entre les communes de Villar-d'Arêne et de La Grave-La Meije.

SAM_7464 SAM_7493

 Les gentianes de printemps sont toutes de sortie. Elles sont annonciatrices de l'été même si en ce moment, on peut en douter. Bien que commune à toute l'Eurasie et même à l'Atlas, sa rareté dans de nombreux pays font d'elle une plante menacée.

SAM_7475 SAM_7477

 La pensée des Alpes se rencontre au printemps. Elle peut être violette, jaune ou bigarrée. Appartenant à la famille des violettes, c'est une plante endémique des Alpes. Elle apprécie les pâturages et les zones d'herbes rases.

SAM_7472

 Mais voilà, le temps en montagne est capricieux et tout le monde a été pris au dépourvu par la neige, car bien qu'elle soi tombée longuement ici, c'est bien la première fois qu'elle perdure jusqu'à la fin mai.

SAM_7478 SAM_7479

 Mais entre deux tombées de flocons, le ciel se dégage et bien que la chaleur ne soit pas au rendez-vous, le soleil lui est là et c'est un véritable bonheur d'en profiter.

SAM_7516 SAM_7517

Pas simple d'identifier les euphorbes, celle-ci n'est pas encore complètement fleurit ce qui ne rend pas la tâche plus facile. Cependant, la taille des plants, l'aspect des tiges et des feuilles laisse penser qu'il pourrait s'agire de l'euphorbe de Séguier.

SAM_7471

 La primevère farineuse tient son nom du dessous des feuilles qui à un aspect farineux et blanc. Elle n'est pas utilisée comme plante médicinale bien que ses racines contiennent des saponines mais la petite taille de celles-ci rend l'extration de la substance compliquée et coûteuse en temps et en énergie pour un maigre résultat.

SAM_7521 SAM_7523

 Proche du saxifrage de par l'apparence, l'arabette des Alpes s'en différencie de par la présence de ses 4 pétales (crusifère) contre 5 pour le lys des champs. C'est une plante commune dans le département ses fruits sont de longues cosses.

SAM_7506 SAM_7515

 Une plante sans floraison reste toujours très compliquée à identifier, même si celle-ci est commune ou bien connu. Ici les feuilles sont atypiques et même agréables à regarder mais sans fleurs, pas de noms à donner.

SAM_7504

 Hépatique à trois lobes est protégée sur une partie du territoire français. Fleurissant au printemps, elle peut être bleue, blanche ou violette. Son nom vient de ses feuilles en forme de lobes du foie. Séchée pui macérée dans du vin, elle aurait des propriétés diurétique.

SAM_7548 SAM_7542

 Le bois-joli ou bois-gentil est sur la fin de sa floraison. Cette arbrisseau aux fleurs très parfumées d'un joli rose reste néanmoins très toxique. Son nom scientifique est Daphne mezereum, en hommage de la nymphe Daphne, fille de Pénée et courtisée par Apollon qui se retrouva transformée en bois-joli. C'est une plante protégée.

SAM_7582 SAM_7574

 Surprise, dans les pins et les quelques feuillus du chemin, une bande de pézizes veinées se sont installées. Plus tard dans une pâture, un morillon en fin de vie se rejoint à la cueillette.

SAM_7556

 Il semblerait que les champignons de printemps fassent de la résistance en haute montagne.

SAM_7563 SAM_7565

 Le chemin se poursuit dans une zone plutôt raide où touristes et troupeaux se partagent les mêmes sentiers. Au détour d'un virage, une superbe cabane se dresse. Abris pour moutons ou refuge pour sorcières, j'opte plus facilement pour la première option même si l'aspect de cet abris est des plus atypique.

SAM_7592 SAM_7593

 Traversée de marais, la fonte des neiges a transformé le chemin en ruisseau... il semblerait que la montagne n'est pas l'un des terrains des plus simples à pratiquer.

SAM_7537

 Les grandes gentianes jaunes commencent à pousser. On peut les différencier des plants de vératre blanc qui ont des feuilles alternes comme ici alors que notre gentiane à des feuilles opposées. Il ne faut pas les confondre, le vératre étant sévèrement toxique voire mortel. Ici il s'agît de lui.

SAM_7526 SAM_7569

 Plus on monte en altitude, plus la végétation se fait disparate. Les feuillus sont absents à l'exception de quelques boulots et les flancs roches brutes de la montagne se dessinent.

SAM_7550 SAM_7503

 Le cirse acaule est très commun dans les étages collinéens et alpins. C'est une plante vivace qui aime les sols calcaire et qui fleurit du début de l'été à la fin de l'automne. Le terme acaule signifie qu'il y a une absence ou une faible tige.

SAM_7530

 Voilà une autre arabette que je n'ai pas su identifier et qui se différencie de la première de part sa petite taille, sa tige verte et ses feuilles alternes.SAM_7605 SAM_7606

 Le prunus mahaleb porte également le surnom de bois-de-Sainte-Lucie. Ce nom religieux vient son origine d'un couvent des Miniles de Sainte-Lucie-du-Mont où l'artisanat d'ojets religieux à partir de cette essence de bois fût mise en place car abondante autours du lieu Saint.

SAM_7608 SAM_7607

 L'odeur de ses fleurs blanches est toute à fait délicieuse. S'adaptant à tout type de sols, il est un bon porte-greffier. Ses fruits on mauvais goût ce qui ne semble pas gêner les oiseaux qui en raffolent, cependant ils peuvent entre dans la composition de liqueurs.

SAM_7553 (2)

 Le voyez vous, caché parmi les hautes herbes, derrière les épicéas observer son monde? Non, alors approchez-vous.

SAM_7553

 Voilà Sir renard, que mon appareil photo ne m'a pas permis de "capturer" à ma guise. Peu attentif à ma présence, il a mit dix bonnes minutes avant de dresser l'oreille, ce qui m'a donné l'occasion de le regarder faire sa toilette à loisir.

SAM_7533 SAM_7495

 Voilà deux fleurs dont la multitudes des espèces et genres voisins peuvent entraîner quelques confusions.A gauche, une violette du chien qui appartient aux violaceaes et qui englobe plus d'une vingtaines de fleurs très semblables.  A droite, la rare potentille des frimas que l'on peut facilement confondre avec les fumanas ou les hélianthèmes.

SAM_7572 SAM_7570

 Il n'y a pas à dire, il faut de bons mollets pour suivre la route. A savoir, il faut envrion une heure et demi pour descendre par les bois et une quarantaine de minutes pour remonter par la Romanche, sans compter le temsp passé au bar local pour reprendre son souffle et des forces.

SAM_7612

 Voilà une fleur à la quelle je suis peu habituée, c'est notre toute première rencontre. La pensée ou violette à deux fleurs aborde un jaune pétant strié de brun et des feuilles en forme de coeur. Elle fleurit habituellement de juin à juillet et est typique des zones de haute altitude humides. Dans certaines régions européennes elle est protégée.

SAM_7620 SAM_7631

 Le myosotis des champs (à gauche) appartient aux myosotis à petites fleurs, il est très commun dans les prairies jusqu'à 2000 mètres d'altitude. A droite une inconnue, croisée il y a peu de temps sur un blog mais dont le nom m'échappe. 

SAM_7649 SAM_7651

La pulsatille de printemps est aussi nommée anémone de printemps. Elle pousse dans les prairies d'altitudes de nature rocailleuse. Elle se reconnaît à ses fleurs blanches à l'intérieur et mauves à l'extérieur. Les longs poils qui la recouvre la protège du froid printanier. 

SAM_7650

Poussant entre 1300 et 3600 mètres d'altitude, elle demeure une plante toxique comme la plupart des renoncules.

SAM_7665 SAM_7667

 Orchis guerrier (orchis militaris) est une orchidée eurosibérienne robuste et rare dans les régions méditerranéennes. Elle fleurit entre avril et juin jusqu'à 2000 mètres d'altitudes et peut atteindre 20 à 50 cm de haut.

SAM_7669 SAM_7671

 D'autres plantes sont plus discrètes. Certaines n'ont pas fleurie et n'ont pas de determinations, d'autres se fondent dans la végétation locale comme le raison du renard ou parisette à quatres feuilles à droite.

SAM_7663

 La saponaire de Montpellier a une floraison très longue (de mars à octobre). Elle contient une substance qui fait mousser l'eau et a été utilisée comme nettoyant dès néolithique et jusqu'à l'arrivé du savon moderne mais surtout ça démocratisation, c'est à dire une mélange de cendres et de graisses animales.

SAM_7616 SAM_7686

 Qu'ils sont beaux les narcisses du poète. Rares et protégés en raison de la sur-cueillette qu'ils ont subit et la disparition de leur lieu de pousse, il est néanmoins autorisé d'en cueillir 15 brins maximum par personne.

SAM_7660 SAM_7719

 Autre découverte à gauche avec cette drôle de plante sûrement apparentée aux lamiaceaes ou aux astragalus. A droite un tapis de petites pervenches à conquis la butée et longe la route qui borde les pâturages.

SAM_7617

 Qui dit lieu calcaire dit escargots. Ceux-ci affectionnent ce genre d'endroit, en particulier quand ils sont humides car ils leurs fournissent la nourriture dont ils ont besoin mais surtout, de quoi former et consolider leur coquille.

SAM_7497 SAM_7602

 La ballade se poursuit sous un vent frais accompagné de quelques rayons de soleil mais pour peu de temps, le lendemain ce sont les gouttes puis les flocons qui ont prit le relais pour mon plus grand regret. Néanmoins cette abondance d'eau est bénéfique pour la Romanche qui fait tourbillonner ses eaux à gros débit.

SAM_7654 SAM_7633

 Mouches et tétards sont de retour, c'est signe que le froid n'est plus là pour bien longtemps, enfin espérons le, sinon les hommes et les bêtes auront du soucis à se faire.

SAM_7675

 La renoncule à feuilles d'aconit est une plante qui apprécie les zones humides, les marais et les bords de torrent. On la rencontre dans les massifs montagneux et est parfois voisine, quoi que rarement, avec la populage des marais.

SAM_7693 SAM_7700

 La romanche est une rivière alpine qui prend sa source dans le coeur du parc des Ecrins avant de traverser une partie des Hautes-Alpes puis de l'Isère avant de se jeter dans le Drac peut avant Grenoble. 

SAM_7704 SAM_7705

 Mesurant 78km, elle est mise au profit de l'énergie hydrolique à l'aide de plusieurs barrages et turbines. Au moyen âge, un éboulis provoqua la cédé d'un des bassins de rétention qui inondat la succession de vallées encaissées jusqu'à Grenoble. Aujourd'hui encore et pour cette raison, la Romanche fait l'objet d'observations minutieuses.

SAM_7629

 Bref, il ya de par ce beau temsp quoi que bref, beaucoup de nouvelles essences à contempler et de nombreux animaux à rencontrer.

 

lundi 29 avril 2013

Sortie éclaire dans le jardin.

SAM_6577

Vous ne rêvez pas, il neige, encore et encore. Après les neiges du 20 avril 2013 voilà celles du 27 avril 2013. Six mois, jour pour jour, qu'elle tombe par intermittence, ça venue s'étant fait pour la première le 27 octobre 2013.

SAM_5797 SAM_5798

Alors voilà, quelques clichés prit rapide avant que le froid ne s'installe. Mais pas de panique, ces jolies pervenches ne sont restées que peu de temps sous le manteau blanc, en effet celui à fondu dans la mâtiné de dimanche mais nous à bien chagriné.

SAM_5802 SAM_5805

Le feu a été rallumé dans la cheminé et les grosses couettes sont restées dans le fond des lits. Dehors, quelques plantes sauvages comme l'arum à droite se sont invités sous les noisetiers, et de-ci et de-là, quelques pézizes veinées ont prit le temps de vieillir, assurant ainsi la pérennité de l'espèce pour l'an prochain.

SAM_5814

Et soudain dans les arbres, le terrible tigre apparaît. Enfin, terrible c'est vite dit, bien qu'il soit aisé pour ce fauve de descendre par lui même du tronc, il est bien plus agréable de regagner le sol à dos d'homme. Saleté de chat, mais si adorable!

SAM_5823 SAM_5825 SAM_5828 SAM_5824

Et les plats-de-bandes du jardin sont toujours aussi belles. Les jonquilles et les narcisses sont variés et très colorés. Depuis peu ils sont rejoins dans leur floraison par les tulipes et quelques timides légumes de saison.

SAM_5850

Bref les repas dans la pelouse sous le soleil ne sont pas pour tout de suite. Début mai s'annonce fort pluvieux mais dès le 14-15 mai le soleil vient en force avec des températures au dessus de la moyenne. Youpi!